Appel à la mobilisation contre la censure du service public audiovisuel
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 85 %Défensif 15 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:48Invité politiqueFait
« Mme Ernotte, les cinq membres du comité d'éthique de France Télévisions et le président du CSA sont restés d'un silence absolu »
- 3:27Invité politiqueFait
« M. Macron utilise l'ensemble de l'audiovisuel en général, et de l'audiovisuel public en particulier, pour faire sa promotion »
- 5:39Invité politiqueChiffre
« nous avons pratiquement tous les jours une trentaine d'adhérents spontanés nouveaux, avec des pointes parfois à 40, 44 adhésions dans la journée »
- 5:39Invité politiqueChiffre
« nous avons dépassé les 106 000 abonnés à UPR TV »
- 6:18Invité politiqueFait
« nous sommes désormais de très très loin le site le plus consulté de tout le spectre politique »
- 6:57Invité politiqueChiffre
« nous sommes probablement aux alentours de 2%, voire davantage »
- 6:57Invité politiqueChiffre
« l'UPR a présenté 574 candidats sur 577 circonscriptions aux élections législatives de 2017 »
- 15:09Invité politiqueChiffre
« selon Alexa ranking, le site « upr.fr » se classe maintenant entre 900 et 1000e site le plus consulté de France »
- 15:09Invité politiqueChiffre
« le deuxième site, après nous, c'est FI qui est au 4700e rang. Puis après nous, c'est RN qui est au 7700e rang »
- 15:46Invité politiqueChiffre
« LR et le PS sont en dessous du 50000e rang »
Temps de parole
- François Asselineau96 %
- non_speech4 %
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
(Musique)
(Générique) Mes chers compatriotes. Nous sommes aujourd'hui le 23 février. Et je reviens vers vous parce que vous vous rappelez sans doute, si vous suivez nos émissions, que voici plusieurs semaines, je vous avais indiqué que j'avais écrit personnellement à Mme Delphine Ernotte, la présidente de France Télévisions, pour lui faire remarquer que l'ensemble des chaînes de télévision publiques piétinait la loi, piétinait les directives fixées par le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) s'agissant de la couverture médiatique accordée par l'audiovisuel public à l'UPR. Je vous l'avais dit.
J'avais adressé un courrier à Mme Ernotte le 21 janvier 2019, donc voici maintenant un petit plus d'un mois. Et j'avais adressé copie de ce courrier aux cinq membres du comité d'éthique de France Télévisions. Chacun avait eu copie du courrier. Ça fait donc six personnes qui avaient été servies à France Télévisions. J'avais également adressé un courrier au nouveau président du CSA. Si je vous en reparle aujourd'hui, c'est parce que je vous avais dit que je vous tiendrais informés de la suite des évènements et qu'éventuellement, je vous donnerais un signal pour agir. Eh bien voilà, le moment est venu.
Le moment est venu, parce que malgré cette lettre, malgré nos relances, Mme Ernotte, les cinq membres du comité d'éthique de France Télévisions et le président du CSA sont restés d'un silence absolu alors même que j'avais attiré dans ce courrier l'attention sur l'urgence compte tenu de la campagne électorale qui s'annonce et du fait que nous sommes déjà dans une précampagne, de l'urgence d'agir pour rétablir un semblant d'équité en faveur de l'UPR. Je rappelle que depuis plusieurs semaines, M.
Macron utilise l'ensemble de l'audiovisuel en général, et de l'audiovisuel public en particulier, pour faire sa promotion dans un prétendu grand débat qui est en fait une espèce de long monologue où il fait les questions et les réponses, et où il fait la campagne du parti En Marche aux frais du contribuable, ce qui est une accumulation de décisions et d'actions qui sont plus illégales et inconstitutionnelles les unes que les autres. Alors maintenant, c'en est assez. Nous avons décidé d'agir.
Et nous avons donc décidé de publier, et vous allez le trouver en ligne sur notre site internet (NDLR : « upr.fr »), une copie de la lettre que j'ai adressée à Mme Ernotte le 21 janvier avec copie aux cinq membres du comité d'éthique de France Télévisions et copie au président du CSA. C'est une note qui fait très exactement 9 pages signées de moi à la fin, à quoi s'ajoutent 7 pages d'annexes chiffrées afin que la démonstration que nous apportons soit la plus irréfutable possible.
Dans ce courrier, je rappelle à madame la présidente de France Télévisions ce que sont la loi et les directives du CSA, notamment le fait que la couverture médiatique accordée à un parti politique dépend notamment de ses scores électoraux, dépend notamment de sa capacité à présenter des candidats aux élections, et dépend enfin de sa capacité à animer le débat public, en particulier sur Internet. Or, je rappelle que, s'agissant des scores électoraux, certes, nous avons fait un tout petit peu moins de 1% des suffrages au moment de l'élection présidentielle en 2017. Mais les deux dernières élections législatives partielles auxquelles nous avons participé, à Mayotte et dans l'Essonne...
L'UPR a obtenu 1,8% et 1,4% des suffrages. Encore était-ce avant le mouvement des Gilets jaunes et la fantastique ascension que nous connaissons depuis lors, ascension que l'on constate notamment quant au nombre d'adhérents. Actuellement, en ce mois de février 2019, nous avons pratiquement tous les jours une trentaine d'adhérents spontanés nouveaux, avec des pointes parfois à 40, 44 adhésions dans la journée. Et nous avons également assisté à l'envol du nombre d'abonnés à la chaîne que vous regardez en ce moment même. Nous avons dépassé les 106 000 abonnés à UPR TV.
Nous avons également assisté à l'envol des consultations de notre site « upr.fr », puisque nous sommes désormais de très très loin le site le plus consulté de tout le spectre politique. Donc s'agissant de la capacité à animer le débat, il n'y a pas photo, si l'on peut dire. Nous sommes probablement le parti politique qui anime le plus le débat, du moins le plus sur Internet. Ça n'est pas pour rien, d'ailleurs, que beaucoup de Gilets jaunes nous découvrent et téléphonent à notre siège en disant : « Mais je ne connaissais pas M. Asselineau. Je ne connaissais pas l'UPR. Je viens de le découvrir. Continuez comme ça. C'est formidable.
Vous apportez les réponses aux questions que nous nous posons ». S'agissant de nos scores électoraux, je l'ai dit tout à l'heure, on est entre 1,4% et 1,8% au mois de septembre. Donc aujourd'hui, je pense que ce n'est pas de la forfanterie que d'estimer que nous sommes probablement aux alentours de 2%, voire davantage. Quant à la capacité à présenter des candidats, je rappelle que l'UPR a présenté un candidat à l'élection présidentielle en 2017 – il s'agissait de votre serviteur –, que l'UPR a présenté 574 candidats sur 577 circonscriptions aux élections législatives de 2017, ce qui faisait de notre mouvement le mouvement de France qui a présenté le plus de candidats.
Nous en avons présenté plus que FI, plus que le PS, plus que LR, plus que le RN. Aucun n'avait présenté 574 candidates et candidats. Mieux encore, tout au long de l'année 2018, nous avons présenté des candidats à toutes les élections législatives partielles, à la seule exception de l'élection législative partielle à Wallis-et-Futuna. Et nous avons présenté également une liste de candidats avec 73 personnes en Polynésie française.
Nous étions le seul parti politique métropolitain à présenter des listes aux élections territoriales de Polynésie, ce qui n'allait pas de soi, puisque, je le rappelle, il fallait que ce soit moitié homme et moitié femme et représentatif de toutes les circonscriptions de Polynésie. C'est-à-dire que nous avions des candidates et des candidats à Tahiti et à Moorea – dans les îles du Vent –, dans les îles Sous-le-Vent : Huahine, Raiatea, Tahaa, Bora-Bora, Maupiti. Nous avions des candidats dans les îles des Tuamutu. J'y étais allé moi-même, dans l'atoll de Arutua. Nous avions des candidats aux Marquises, des candidats aux Tuamotu-Gambier et des candidats aux îles Australes.
Donc de ce point de vue-là aussi, nous méritons d'être couverts médiatiquement puisque nous remplissons – ô combien – les critères fixés par le CSA. Nous avons fait des calculs – vous les trouverez dans cette lettre – qui montrent notamment qu'en appliquant une règle de simple proportionnalité par rapport à nos résultats électoraux qui, d'ailleurs, depuis, sont en forte croissance, et avec un calcul vraiment a minima, nous aurions dû, au cours des 21 mois – 22 mois, maintenant – écoulés depuis le 21 avril 2017 qui est la dernière fois que j'ai été invité sur une télévision publique française. C'était lors du débat avec Mme Léa Salamé et M.
Pujadas, juste avant le premier tour de l'élection présidentielle. C'était là où j'avais brandi, d'ailleurs, un rameau d'olivier. Nous avons calculé que depuis lors, j'aurais dû être invité – moi-même ou un responsable de l'UPR –, en fonction des scores obtenus, 5 fois – 5 fois – à l'émission Les 4 vérités sur France 2. J'ai été invité sur cette période de temps 0 fois. J'aurais dû être invité également 2 fois à m'exprimer de façon significative sur un grand journal télévisé sur France 2, notamment au 20 heures. J'aurais dû être invité deux fois au cours des 22 mois écoulés. J'ai été invité 0 fois.
J'aurais dû, toujours à la proportionnalité, être invité 5 fois à l'émission C à vous sur France 5. Je l'ai été 0 fois. J'aurais dû être invité 2 fois à l'émission C politique sur France 5. Je l'ai été 0 fois. J'aurais dû être invité 2 fois à l'émission Dimanche en politique sur France 3. Je l'ai été 0 fois. J'aurais dû être invité 5 fois à L'invité sur TV5 Monde. Je l'ai été 0 fois. J'aurais dû être invité 12 fois – 12 fois, en 21 mois – sur France Info TV à des interviews politiques. J'ai eu droit à 0 fois. C'est-à-dire que depuis 21 mois... Enfin, ça faisait 21 mois lorsque j'ai écrit cette lettre. Ça fait désormais 22 mois depuis le 21 avril 2017.
Depuis 22 mois, l'UPR de façon générale et moi-même, de façon plus particulière, nous avons eu droit à 0 heure, 0 minute et 0 seconde sur l'ensemble des chaînes de radio et de télévision publiques alors même que l'application minimum – vous verrez ça dans ce courrier – de la loi et des directives fixées par le CSA auraient dû faire que j'aurais dû être ainsi invité peut-être 25 ou 30 fois sur les différents canaux que je viens de présenter.
Je ne vais pas ici vous développer tout l'argumentaire qui est dans ce courrier et où vous pourrez constater notamment des comparaisons qui sont absolument irréfutables et qui sont indéfendables de la part de France Télévisions, quand on compare à la couverture qui est accordée à des responsables politiques ou à des partis politiques qui ne représentent à peu près plus personne, comme... Vous le verrez. Vous verrez la liste. Et dont les sites internet sont absolument déserts, parce que personne ne s'y intéresse. Alors maintenant, qu'est-ce que nous allons faire ? Puisque nous avons affaire à une censure, puisqu'il faut appeler les choses par leur nom et appeler un chat un chat...
Nous avons affaire à une censure féroce et absolue de l'UPR sur les chaînes de télévision publique et, d'ailleurs, de radio publique. J'ai eu affaire récemment à un journaliste d'une de ces chaînes de radio et de télévision publiques qui m'a dit sous le sceau du secret : « Vous avez raison. Nous avons des instructions de ne jamais vous donner la parole ». Alors là, nous avons affaire à un viol de la Constitution par M. Macron. Ça doit être le 16e ou le 17e. Nous avons affaire également à un scandale démocratique. Alors qu'est-ce que nous allons faire ?
La première chose que nous allons faire, c'est que nous allons envoyer ce courrier aux principaux responsables des partis politiques français : les responsables de En Marche, des Républicains, du PS, de FI, du RN, de EELV, du PCF, et nous allons leur demander : « Est-ce que oui ou non, ils trouvent que c'est normal ? Et s'ils ne trouvent pas ça normal, est-ce qu'ils peuvent faire une déclaration publique de soutien pour exiger que l'UPR bénéficie – comme elle y a droit de par la loi ! – de la couverture médiatique normale pour la préparation des élections européennes. Nous verrons la réponse des différents responsables politiques que nous allons solliciter pour voir comment ils réagissent.
Nous allons également saisir d'autres institutions. Nous allons saisir Reporters sans frontières. Et nous allons leur présenter l'état de la démocratie en France et l'état des médias français. Nous allons essayer de saisir aussi l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) qui vérifie normalement si les élections se passent de façon normale et conforme à la loi. Et puis nous allons aussi approcher des ambassades étrangères en France pour leur demander leur aide.
Je compte envoyer ce courrier, demander une audience à l'ambassade des États-Unis, à l'ambassade de Grande-Bretagne, à l'ambassade d'Allemagne, à l'ambassade de Russie, et puis pourquoi pas à des pays que la France considère comme étant des dictatures comme l'ambassade du Venezuela, l'ambassade de Cuba, l'ambassade de Chine. Et puis nous allons aussi en parler à l'ambassade d'Italie, à l'ambassade d'Espagne. Nous allons leur dire : « Voilà. Messieurs, mesdames les ambassadeurs accrédités auprès du gouvernement français. Voilà que le parti politique dont le site est le plus consulté sur Internet...
Je rappelle que selon Alexa ranking, le site « upr.fr » se classe maintenant entre 900 et 1000e site le plus consulté de France alors que le deuxième site, après nous, c'est FI qui est au 4700e rang. Puis après nous, c'est RN qui est au 7700e rang. Puis En Marche, qui est au 9800e rang. Et puis ensuite, LR et le PS sont en dessous du 50000e rang. Nous allons donc demander l'aide des pays étrangers en leur disant : « Vous devez nous aider. Vous devez nous aider parce que la France est en train de devenir une dictature féroce. Et le pire étant qu'elle est dirigée par un président de la République, M. Macron, qui donne des leçons de démocratie à tout le monde.
J'ai oublié, d'ailleurs, dans la liste que j'enverrais ce courrier à l'ambassadeur de Pologne en France, à l'ambassadeur de Hongrie en France, à ces pays qui ne trouvent jamais grâce aux yeux de M. Macron et de sa clique, comme étant des pays qui seraient des pays où la démocratie ne serait pas respectée. Enfin, je vais vous demander d'intervenir. Je demande à toutes celles et à tous ceux qui nous écoutent d'aller sur notre site internet, de télécharger ce courrier, un courrier qui fait 16 pages mais la partie écrite fait 9 pages. C'est écrit dans un français qui est compréhensible par tout le monde. Vous y verrez les questions très précises que j'ai demandées non seulement à Mme Ernotte...
Mais Mme Ernotte est une prisonnière. Elle est prisonnière de sa nomination à la tête de France Télévisions. Mais normalement, il y a à France Télévisions un collège de membres du comité d'éthique. Il y a également le président du CSA M. Maistre, qui a remplacé récemment M. Schrameck. Je vais donc vous demander, à toutes celles et à tous ceux qui m'écoutent, que vous soyez adhérent de l'UPR, ou simplement sympathisant, ou même simplement curieux, ou même d'ailleurs, si vous êtes des adversaires de l'UPR...
Mais si vous estimez en votre âme et conscience, en votre conviction de citoyen français que ça ne peut plus durer et qu'il n'est pas normal que l'audiovisuel et notamment l'audiovisuel public soit ainsi mis à profit comme on n'a jamais vu dans notre histoire au profit d'un clan politique alors que nos 332 000 électeurs de 2017, qui seront certainement beaucoup beaucoup plus nombreux aux prochaines élections européennes, sont aussi des contributeurs à l'audiovisuel public parce qu'ils payent la redevance audiovisuelle.
Et donc ils ont droit en tant que financiers subventionnant le service public à être traités correctement, dignement par les grandes chaînes de radio et de télévision, à commencer par les grandes chaînes de radio et de télévision publiques. Sur notre site, vous pourrez lire ce document. Et nous vous demanderons, à toutes les Françaises et à tous les Français de bonne volonté... Nous allons vous demander de saisir vous-mêmes et d'écrire vous-mêmes au CSA, aux membres du comité d'éthique de France Télévisions, à Mme Ernotte, aux responsables de toutes les chaînes de télévision publiques et de toutes les chaînes de radio publiques.
Nous allons vous demander d'écrire de façon très sobre, polie, mais très solennelle que vous leur demandez de respecter la loi et la démocratie. Et si ça ne suffit pas, eh bien nous passerons encore ensuite à une phase ultérieure qui sera des manifestations publiques devant le siège de France Télévisions. J'aurai l'occasion de vous en reparler. Nous n'allons pas laisser passer cela. Nous n'allons pas laisser M. Macron et sa clique rééditer ce qu'ils ont fait en 2017, c'est-à-dire transformer des élections démocratiques normalement en simulacres. Ce sont des élections entièrement faussées par une manipulation médiatique.
Je compte sur chaque Française et chaque Français qui non seulement a à l'esprit l'honneur de la République française mais a à l'esprit la société de liberté ou d'esclavage que nous léguerons à nos enfants, à nos successeurs en fonction de l'apathie ou du dynamisme dont nous aurons fait preuve pour défendre la liberté d'expression en France et la couverture médiatique de l'ensemble des forces politiques présentes. Je vous en remercie par avance. Vive la République et vive la France. (Générique)
François Asselineau