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InterviewRadio J — L'interview politique· 29 janvier 2024 12 minContradictoireActualité / polémiqueAgriculture & alimentationEurope & internationalDéfenseInstitutions & élections

Mathieu Lefèvre - Le Barbier du matin du 29/01/24

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:14OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous êtes inquiet de la colère des agriculteurs qui va converger sur la capitale ?

  • 0:54ComplaisanteRéponse partielle

    Les syndicats reconnaissent qu'il écoute ce Premier ministre. Il a donné beaucoup. Le gazole, il s'est engagé sur la simplification de beaucoup de normes.

  • 1:24OuverteRéponse directe

    La crise, elle est aussi en Allemagne, elle est aussi en Pologne. Donc, ça devrait être possible de discuter avec ses partenaires.

  • 1:47RelanceRéponse directe

    Et à l'inverse, est-ce que dans un premier temps, le Parlement français peut revenir sur des surtranspositions et dire, on baisse le niveau, on vous remet au niveau de vos concurrents ?

  • 2:13OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il faut engager un grand virage protectionniste au niveau européen ? C'est-à-dire regarder le libre-échangisme avec beaucoup plus de critiques ?

  • 2:48OuverteRéponse directe

    Le discours de politique générale de Gabriel Attal sera prononcé demain à l'Assemblée. Vous serez dans l'hémicycle ? Qu'attendez-vous ? Qu'avez-vous envie d'entendre ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:20Invité politiqueFait
    « Nos agriculteurs vivent des difficultés majeures, pas seulement depuis des mois, mais depuis des années. »
  • 0:31Invité politiqueFait
    « Je suis certain que ce que nous avons vu ces derniers jours, ces dernières semaines, démontre que nos agriculteurs ne sont pas prêts à la violence parce qu'ils n'ont pas envie de cela. »
  • 0:40Invité politiqueFait
    « Le Premier ministre l'a fait avec clarté ces derniers jours, avec humilité aussi, parce que le Premier ministre a très bien indiqué que tout n'était pas résolu dans l'instant et qu'il fallait avoir un travail de plus long terme. »
  • 1:00Invité politiqueFait
    « Que donner de plus ? Il y a des choses sur la transmission agricole qui peuvent être travaillées. »
  • 1:19Invité politiqueFait
    « On veut une Europe qui nous protège, pas une Europe qui nous embête. »
  • 1:37Invité politiqueFait
    « On a une tendance en France, vous savez, à surtransposer, à anticiper la mise en œuvre de directives européennes. »
  • 1:54Invité politiqueFait
    « Au niveau de nos concurrents, oui, mais pas en deçà, parce que l'Union européenne, c'est aussi un niveau de standard, d'exigence que nous voulons pour nos assiettes, pour les consommateurs. »
  • 2:20Invité politiqueFait
    « Je ne crois pas, parce que vous savez, le Rassemblement national, par exemple, est contre toute forme de traité de libre-échange. »
  • 2:40Invité politiquePromesse
    « C'est la raison pour laquelle on a refusé le traité du Mercosur, et on continuera à le refuser tant que les standards ne seront pas au niveau que nous souhaitons. »
  • 2:56Invité politiqueFait
    « Moi, j'ai envie d'entendre la méthode Attal. Il y a une méthode incontestablement, qui est une méthode de concertation. »
  • 3:32Invité politiqueFait
    « Le Premier ministre rassemble, et il nous ressemble, parce que nous sommes des parlementaires qui avons envie de bouger depuis 2017 avec Emmanuel Macron. »
  • 4:02Invité politiqueFait
    « Je ne crois pas. Moi, je pense qu'il y a toujours des parlementaires de bonne volonté pour continuer à œuvrer dans l'intérêt du pays. »
  • 4:33Invité politiqueFait
    « Le premier objectif de ce déplacement, c'était la question des otages. »
  • 5:27Invité politiqueFait
    « Ça n'est pas l'opacité, mais on n'a pas la capacité à dire aujourd'hui que les Français qui sont retenus ont pu bien recevoir les médicaments qui leur ont été envoyés. »
  • 6:00Invité politiqueFait
    « Nous ne sommes sûrs de rien, mais ce que nous pouvons dire, c'est que personne n'a intérêt à l'escalade. »
  • 7:07Invité politiqueFait
    « Il était temps. Tant qu'on n'a pas toute la lumière qui est faite sur ces accusations, il est hors de question d'envoyer de l'aide. »
  • 7:39Invité politiqueFait
    « La question de la traçabilité des aides est majeure, et notamment les aides de l'Union Européenne. »
  • 8:15Invité politiqueFait
    « Je ne crois pas. Je pense que l'Europe est un élément d'interposition dans ce conflit. »
  • 9:31Invité politiqueFait
    « Il n'y aura pas de libération d'otages tant qu'il y aura une poursuite des opérations militaires. »
  • 10:32Invité politiqueFait
    « Oui, bien sûr, c'est absolument indispensable, mais vous savez, malheureusement, dans leur antisémitisme, ils sont souvent trop malins, c'est-à-dire qu'ils n'emploient pas les mots qui seraient de nature à les condamner. »
  • 11:07Invité politiqueFait
    « X n'aurait pas dû retirer. »

Temps de parole

  • Mathieu Lefèvre66 %
  • Locuteur non identifié28 %
  • Présentateur6 %

2,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:07
Locuteur non identifié

Mathieu Lefebvre, bonjour et bienvenue. Paris encerclé, titre Le Parisien, siège de Paris, titre d'autres médias. Est-ce que vous êtes inquiet de la colère des agriculteurs qui va converger sur la capitale ?

0:17
Mathieu Lefèvre

Cette colère, il ne faut pas la sous-estimer, elle est très importante. Nos agriculteurs vivent des difficultés majeures, pas seulement depuis des mois, mais depuis des années. Maintenant, j'en appelle à leur responsabilité. Je suis certain que ce que nous avons vu ces derniers jours, ces dernières semaines, démontre que nos agriculteurs ne sont pas prêts à la violence parce qu'ils n'ont pas envie de cela. Et tout, tout chez eux, rejimbe contre la violence. Je crois qu'il faut répondre à cette colère.

Le Premier ministre l'a fait avec clarté ces derniers jours, avec humilité aussi, parce que le Premier ministre a très bien indiqué que tout n'était pas résolu dans l'instant et qu'il fallait avoir un travail de plus long terme. C'est ce à quoi on va s'atteler dans les prochains jours.

0:51
Locuteur non identifié

Les syndicats le reconnaissent d'ailleurs, il écoute ce Premier ministre. Il a donné beaucoup. Le gazole, il s'est engagé sur la simplification de beaucoup de normes.

0:59
Mathieu Lefèvre

Que donner de plus ? Il y a des choses sur la transmission agricole qui peuvent être travaillées. Les entreprises passant d'une génération à l'autre. D'une génération à une autre. Il y a aujourd'hui beaucoup d'agriculteurs qui ont des difficultés à transmettre leur patrimoine. C'est le cas pour les entreprises de taille intermédiaire, pour les petites entreprises. Il n'y a aucune raison que ce ne soit pas le cas pour nos agriculteurs. Et puis, il faut également que l'Union européenne puisse nous aider. On veut une Europe qui nous protège, pas une Europe qui nous embête. Ça, c'est un travail qu'on aura à mener dans le cadre de la campagne des Européennes.

1:24
Locuteur non identifié

La crise, elle est aussi en Allemagne, elle est aussi en Pologne. Donc, ça devrait être possible de discuter avec ses partenaires.

1:29
Mathieu Lefèvre

Oui, mais force est de constater que ces dernières années, notre pays a peut-être parfois mis en avant des réglementations que d'autres pays ne s'appliquaient pas. Il n'y a aucune raison que ce soit le cas. On a une tendance en France, vous savez, à surtransposer, à anticiper la mise en œuvre de directives européennes. Je crois qu'on doit arrêter cela et faire en sorte que quand une décision est prise, elle s'applique à tous les pays européens et pas seulement à nous.

1:47
Locuteur non identifié

Et à l'inverse, est-ce que dans un premier temps, le Parlement français peut revenir sur des surtranspositions et dire, on baisse le niveau, on vous remet au niveau de vos concurrents ?

1:54
Mathieu Lefèvre

Au niveau de nos concurrents, oui, mais pas en deçà, parce que l'Union européenne, c'est aussi un niveau de standard, d'exigence que nous voulons pour nos assiettes, pour les consommateurs. Il faut faire très attention également à ne pas avoir une agriculteur qui soit régressive. On ne doit pas avoir des dispositions qui soient surtransposées, mais on ne doit pas non plus être en deçà de nos concurrents.

2:13
Locuteur non identifié

Est-ce qu'il faut engager un grand virage protectionniste au niveau européen ? C'est-à-dire regarder le libre-échangisme avec beaucoup plus de critiques ?

2:20
Mathieu Lefèvre

Je ne crois pas, parce que vous savez, le Rassemblement national, par exemple, est contre toute forme de traité de libre-échange. Et nos agriculteurs, aujourd'hui, s'ils sont dans l'incapacité d'exporter, on sera aussi dans l'incapacité d'importer. Et dans le fond, le pire piège, c'est le repli nationaliste, le repli sur soi. En revanche, nous devons avoir les mêmes standards pour les produits importés que pour ceux que nous exigeons de nos agriculteurs. C'est la raison pour laquelle on a refusé le traité du Mercosur, et on continuera à le refuser tant que les standards ne seront pas au niveau que nous souhaitons.

2:48
Locuteur non identifié

Le discours de politique générale de Gabriel Attal sera prononcé demain à l'Assemblée. Vous serez dans l'hémicycle ? Oui, bien sûr. Qu'attendez-vous ? Qu'avez-vous envie d'entendre ?

2:56
Mathieu Lefèvre

Moi, j'ai envie d'entendre la méthode Attal. Il y a une méthode incontestablement, qui est une méthode de concertation. Il prend son temps pour faire des annonces, il rencontre les Français, il va à leur écoute, et il fait des décisions extrêmement concrètes. Nous, on a besoin d'un chantier concret, législatif, pour les prochains mois, pour continuer à réformer le pays. Et je crois que Gabriel Attal, il incarne la fin de l'immobilisme. Il n'y a pas d'immobilisme à la française avec Gabriel Attal, et on continue de travailler avec lui au service des Français.

3:22
Locuteur non identifié

Il y a eu au sein de la majorité un peu de dislocation au moment du débat sur la loi immigration. Il y a eu aussi quelques énervements au moment du remaniement. Est-ce que votre majorité a besoin d'un Premier ministre qui refasse l'union ?

3:32
Mathieu Lefèvre

Le Premier ministre rassemble, et il nous ressemble, parce que nous sommes des parlementaires qui avons envie de bouger depuis 2017 avec Emmanuel Macron. Alors peut-être que parfois, oui, il y a des sensibilités qui s'expriment, mais néanmoins, nous sommes toutes et tous mûs par une seule chose, l'avenir de la France. Et cet avenir, il passe par des réformes, et notamment des réformes économiques, et j'espère que le Premier ministre les annoncera demain.

3:52
Locuteur non identifié

Vous avez encore le temps et les moyens politiques à l'Assemblée de faire des réformes ? Les LR sont très énervés après la loi immigration. Trouver des majorités de remplacement, ça deviendra impossible.

4:02
Mathieu Lefèvre

Je ne crois pas. Moi, je pense qu'il y a toujours des parlementaires de bonne volonté pour continuer à œuvrer dans l'intérêt du pays.

4:06
Locuteur non identifié

Sur une loi agricole, par exemple, il y aurait une majorité ?

4:08
Mathieu Lefèvre

Par exemple, sur une loi agricole, mais aussi sur la poursuite des réformes économiques, sur le logement, sur la question de l'assurance chômage. Si on veut aller au plein emploi, on n'ira pas tout seul, et on n'ira pas sans déverrouiller les freins de l'économie française. On a commencé à le faire depuis 2017. Il faut aller encore beaucoup plus loin, et je suis certain qu'il y aura des parlementaires de bonne volonté pour y parvenir.

4:26
Locuteur non identifié

Alors vous, vous étiez la semaine dernière en Israël. Vous avez accompagné le ministre de la Défense, Sébastien Lecornu. Qu'avez-vous vu ?

4:33
Mathieu Lefèvre

Moi, j'ai vu d'abord... Le premier objectif de ce déplacement, c'était la question des otages. On a vu les familles des otages français, les trois familles des otages français.

4:41
Locuteur non identifié

Elles désespèrent ?

4:43
Mathieu Lefèvre

Elles ne désespèrent pas, mais plus le temps passe, force est de constater que leur douleur s'accroît. Mais néanmoins, le ministre est au contact permanent et mène, aux côtés du président de la République, une action extrêmement forte pour parvenir à leur libération. Et c'est la priorité de la diplomatie française. Avec une question subsidiaire, mais qui est néanmoins importante, qui est celle de l'acheminement de l'aide pour les otages, et notamment de la question des médicaments. La France a été en première ligne, et elle continuera à l'être.

Et les deux autres objectifs de ce déplacement, c'était évidemment l'accroissement de l'aide humanitaire à Gaza, et puis surtout la désescalade au sud de Liban pour éviter un embrasement de la région.

5:19
Locuteur non identifié

Alors prenons ces sujets dans l'ordre. Sur les otages, est-ce qu'on a des retours ? Est-ce qu'on sait que les médicaments sont arrivés ? Est-ce qu'on sait à peu près s'ils sont bien traités ? Ou est-ce que c'est l'opacité ?

5:27
Mathieu Lefèvre

Ça n'est pas l'opacité, mais on n'a pas la capacité à dire aujourd'hui que les Français qui sont retenus ont pu bien recevoir les médicaments qui leur ont été envoyés. C'est de la responsabilité notamment des Israéliens. Vous savez qu'on a fait transiter les médicaments par le Qatar, qui ensuite les a remis au Hamas. Et Israël est chargé d'en vérifier la bonne arrivée. On n'a pas la capacité aujourd'hui à le dire. En revanche, on sait que les médicaments ont bien été envoyés.

5:50
Locuteur non identifié

Sur le front nord, au nord d'Israël, le front avec le Liban, est-ce qu'on est à peu près sûr que le Hezbollah se contentera des frappes régulières, mais qui ne sont pas une offensive générale ?

6:00
Mathieu Lefèvre

Nous ne sommes sûrs de rien, mais ce que nous pouvons dire, c'est que personne n'a intérêt à l'escalade. Personne de Jérusalem à Beyrouth n'a intérêt à la guerre. Aujourd'hui, le ministre des Armées propose une solution de désescalade extrêmement concrète en localisant des zones pour éviter des frappes et éviter par conséquent des ripostes israéliennes.

6:20
Locuteur non identifié

En quoi ça consiste cette méthode ? C'est de demander aux Libanais, au Hezbollah, de sanctuariser des zones ?

6:25
Mathieu Lefèvre

De demander de cesser des frappes sur certaines zones pour qu'en riposte, les frappes israéliennes puissent cesser. Est-ce qu'il y a un interlocuteur fiable au Liban pour la France ? C'est très difficile, mais c'est une zone dans laquelle la France est historiquement présente. Il y a 700 militaires français de la Finule qui sont présents, donc nous avons aussi les moyens de notre politique. Et qui, sinon la France, a les moyens de cette politique au Liban ?

6:47
Locuteur non identifié

Vous parliez aussi de l'aide humanitaire à cheminer vers Gaza. La polémique a enflé sur l'UNRWA, une instance de l'ONU. Des employés auraient participé au 7 octobre, certains auraient peut-être même gardé des otages. Les financements sont suspendus par de nombreux pays, dont la France, après hésitation, s'est justifiée.

7:07
Mathieu Lefèvre

Il était temps. Tant qu'on n'a pas toute la lumière qui est faite sur ces accusations, il est hors de question d'envoyer de l'aide. Les conditions de transparence de cette aide sont indispensables pour leur maintien. La France a bien fait, sous l'égide de Stéphane Séjourné, de suspendre cette aide.

7:23
Locuteur non identifié

Et il n'y a pas que cette instance, il y a une sorte de suspicion générale sur toutes les aides que la France, que l'Union Européenne, a pu envoyer vers la Palestine, Gaza ou l'autorité palestinienne, depuis de nombreuses années. Est-ce que vous êtes vous aussi en doute par rapport à la destination de ces aides financières ?

7:39
Mathieu Lefèvre

La question de la traçabilité des aides est majeure, et notamment les aides de l'Union Européenne. Mais je suis certain que dans les mois qui viennent, on va pouvoir progresser dans la réception de cette aide. Parce qu'en effet, aujourd'hui, il y a de l'aide qui peut être apportée au peuple palestinien, qui peut être détournée. Et toute la difficulté vient du fait qu'elle soit détournée à des fins militaires, dans le fond, sans que nous le sachions. Donc il faut absolument que l'Union Européenne puisse s'assurer qu'aucun euro ne soit versé aux terroristes.

8:05
Locuteur non identifié

Est-ce qu'au sein de l'Union Européenne, au sein de la Commission, dans les instances, il n'y a pas des gens qui font mettre en œuvre une diplomatie européenne pro-Hamas, pro-islamisme ?

8:15
Mathieu Lefèvre

Je ne crois pas. Je pense que l'Europe est un élément d'interposition dans ce conflit. Vous savez, moi je suis persuadé d'une chose, c'est qu'il n'y aura pas de solution au conflit israélo-palestinien s'il n'y a pas une force d'interposition. Je pense que l'Union Européenne peut être celle-ci, parce que sinon, on se retrouvera avec des acteurs qui, dans le fond, voudront la fin de l'autre, la mort de l'autre, la destruction de l'autre. Et ça, ça n'est pas souhaitable.

8:38
Locuteur non identifié

C'est-à-dire, comme il y a eu, et comme il y a depuis longtemps, des casques bleus au Liban, il pourrait y avoir des forces européennes d'interposition entre Gaza et Israël ?

8:46
Mathieu Lefèvre

Non, une diplomatie, en tout cas de cause. Il faut aujourd'hui que l'Europe puisse reprendre le flambeau de ce qu'ont fait les États-Unis dans les années 90, et je pense qu'elle en a toute la légitimité.

8:55
Locuteur non identifié

C'est-à-dire que si on va vers un accord politique, type Candévid ou accord d'Oslo, ça serait sous l'égide de l'Union Européenne, elle en a la force diplomatique ?

9:03
Mathieu Lefèvre

En tout état de cause. Elle en a le poids, elle en a, je crois, la volonté, et puis elle en a aussi l'intérêt, parce que le Proche-Orient est une zone de grand intérêt pour l'Europe, et par ailleurs, personne ne peut imaginer un monde sûr sans un Proche-Orient sûr.

9:17
Locuteur non identifié

Des négociations se sont tenues hier à Paris, en vue d'un cessez-le-feu avec l'Égypte, Qatar, Israël. Ça se passe en France. Vous pensez que c'est une vraie piste, ou on est en train simplement de chaque côté de gagner du temps ?

9:28
Mathieu Lefèvre

Je crois que c'est une vraie piste, et c'est une nécessité absolue. On parlait de la question des otages, il faut être très clair, il n'y aura pas de libération d'otages tant qu'il y aura une poursuite des opérations militaires. C'est la raison pour laquelle il faut impérativement aller vers une nouvelle trêve, une trêve de long terme. Et la France a son mot à dire dans ces négociations, parce que la France, sous l'égide du président de la République, est l'un des seuls pays capables de parler à l'ensemble des interlocuteurs de la région, y compris les moins recommandables.

9:53
Locuteur non identifié

Cette trêve, est-ce qu'elle n'interviendra pas seulement quand Ragnounès aura été sécurisé, et quand les éléments les plus durs du Hamas auront été neutralisés ?

10:01
Mathieu Lefèvre

Il y a déjà eu des trêves qui ont permis la libération des otages, donc je crois qu'on ne doit pas confondre la poursuite des opérations militaires et la nécessité d'avoir des trêves qui permettent la libération des otages, qui sont aujourd'hui une des conditions sine qua non pour l'arrêt du conflit.

10:15
Locuteur non identifié

En France, des actions en justice ont été engagées pour apologie du terrorisme contre la France insoumise, contre le NPR. Il y avait déjà eu une action de Gérald Darmanin, le ministre de l'Intérieur. Là, c'est la jeunesse française juive qui a déposé des plaintes. Vous souhaitez que ça aille au bout et qu'il y ait des condamnations ou des procès, au moins, pour ces politiques qui n'ont pas voulu qualifier le Hamas de terroriste ?

10:32
Mathieu Lefèvre

Oui, bien sûr, c'est absolument indispensable, mais vous savez, malheureusement, dans leur antisémitisme, ils sont souvent trop malins, c'est-à-dire qu'ils n'emploient pas les mots qui seraient de nature à les condamner. Donc je m'inquiète toujours de procès qui pourraient être perdus et qui seraient, dans le fond, contre-productifs. Mais je soutiens, en revanche, toutes les initiatives symboliques, et notamment celles de ma collègue Caroline Yadant, qui a tourné le dos à ces petits politiciens et qui voulaient se racheter une bonne conscience sur le dos de la Shoah.

10:59
Locuteur non identifié

Lors d'une cérémonie en moment de la Shoah, elle a tourné le dos. Elle avait posté cette image, X, ex-Twitter, a retiré.

11:07
Mathieu Lefèvre

Eh bien, X n'aurait pas dû retirer. De toute façon, je crois que nous sommes dans un moment dans lequel les réseaux sociaux sont parfois dans une forme de censure. Et là, il n'y avait pas de censure à avoir, car Caroline Yadant a eu raison de leur tourner le dos.

11:20
Locuteur non identifié

Un dernier mot, on a beaucoup parlé d'Europe. Votre candidat pour la tête de liste de la majorité pour les prochaines européennes ?

11:25
Mathieu Lefèvre

D'abord, nous, notre principal candidat, c'est l'Europe. Nous n'avons, dans le fond, aucune autre offre politique pro-européenne. Et c'est la nôtre, c'est celle que mènera le président de la République et le Premier ministre, avec une tête de liste que j'espère prochainement annoncer. Ça manque quand même. L'incarnation est toujours très importante, mais vous savez, nous faisons un choix qui est un choix difficile et un choix qui prend du temps. Nous, nous ne sommes pas un parti caporalisé. On est en train de se préparer, mais rassurez-vous, le 9 juin, il y aura bien un bulletin Renaissance, un bulletin Horizon et un bulletin Modem qui sera le même et qui sera le seul bulletin pro-européen.

11:56
Locuteur non identifié

Avec peut-être un autre nom que Renaissance, nous annonce la presse. Mystère. Mathieu Lefebvre, merci et bonne journée.

12:01
Présentateur

Merci beaucoup, Christophe Barbier. Demain, vos invités seront les présidents et vice-présidents de l'OGE, Oudy Bloch et Muriel Wagnin-Melki. Et juste, j'en profite, tu réponds à Nicolas Rafale, j'ai vérifié. On dit bien la grosse pomme et non la grande pomme. Ah bah vous êtes une bonne poire.

12:17
Mathieu Lefèvre

Sacha Distel.

12:18
Présentateur

Eh bien, à bientôt, à demain, Christophe. Sous-titrage ST' 501

Mathieu Lefèvre - Le Barbier du matin du 29/01/24 — Mathieu Lefèvre · Pourquijevote