Aurore Bergé invitée de BFM Politique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 42 %Défensif 18 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:27RelanceRéponse directe
Est-ce que vous allez en tenir compte ?
- 1:21OuverteRéponse directe
Et ça se traduit comment ?
- 2:17RelanceRéponse partielle
Est-ce que ça, c'est quelque chose que vous constatez aussi ?
- 2:53ComplaisanteRéponse directe
Vous avez beaucoup dit dans la majorité, nous avons sans doute mal expliqué, il faut faire plus de pédagogie.
- 3:38RelanceRéponse partielle
Mais finalement au français, c'est que vous n'avez pas bien compris.
- 5:16OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est le retour de la France d'en bas qui ne se sent pas entendue par Paris, par les élites ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:43Invité politiqueFait
« Je crois que la réforme sera adoptée parce que je crois qu'on arrivera à dégager une majorité démocratiquement élue pour la voter à l'Assemblée, pour la voter au Sénat. »
- 1:51Invité politiqueFait
« On a arbitré sur le fait que ce serait 64 ans, parce que c'était déjà un effort conséquent qu'on demandait à des millions de Français. »
- 2:34Invité politiqueFait
« Il y a des inquiétudes. Il y a des inquiétudes qui existent, parce que nous sommes en train de demander un effort à des millions de Français, qui est de travailler plus. »
- 2:46Invité politiqueFait
« Et puis, il y a une légitimité, surtout sur le fond, qui est que nous sommes, dès cette année, en déficit sur la manière avec laquelle on peut financer notre modèle. »
- 4:49Invité politiquePromesse
« Ce qu'on fait, c'est en effet qu'on va demander aux Français pas tous les Français, pas dans n'importe quelle condition, et pour garantir un niveau de pension qui reste digne pour chacun d'eux, et même qu'on va relever pour ceux qui sont les plus fragiles. »
- 7:47Invité politiqueFait
« Moi, j'en suis persuadée. Il faut qu'elle soit menée pour aller au bout, encore une fois, du financement de notre modèle social. »
- 10:14Invité politiqueFait
« Je leur dis que paralyser et bloquer le pays, à mon avis, ce serait contre-productif pour ce qu'eux-mêmes veulent porter. »
- 11:54Invité politiqueFait
« Vous savez qu'on est sur une réforme qui est aussi très emblématique pour les syndicats eux-mêmes. Et ils ont tous dit et considéré qu'à partir du moment où on relevait, où on décalait l'âge de départ à la retraite, ils s'opposeraient de manière frontale à la réforme. »
- 12:20Invité politiqueFait
« Budgétairement, ça ne peut pas tenir et ça ne peut pas permettre de financer nos retraites de manière différente. »
- 13:36Invité politiqueFait
« Et c'est ça qu'on fait. Et c'est ça que tous les pays qui nous entourent ont fait. La France, elle n'est pas seule au monde. »
- 14:24Invité politiqueChiffre
« Vous le savez, 4 Français sur 10 ne seront pas concernés par le relèvement de l'âge légal. Ils partiront plus tôt que les 64 ans. »
- 16:02Invité politiqueFait
« La retraite minimale à 85% du SMIC, y compris pour les retraités actuels, c'est nous qui l'avons demandé. »
- 17:10Invité politiqueFait
« Tout ce qui, même de manière symbolique, veut dire un appel à la haine, un appel à la violence doit être banni. »
- 29:17Invité politiqueFait
« que c'est en supprimant ces régimes spéciaux comme nous l'avons fait que nous leur parlons »
- 30:02Invité politiqueFait
« notre proposition »
- 30:13Invité politiqueFait
« On vit aujourd'hui dans un pays où beaucoup de français n'ont plus accès à un médecin traitant »
- 30:17Invité politiqueFait
« La proposition de loi qu'on vient d'évoquer de Stéphanie Riste elle dit quoi ? »
- 30:20Invité politiqueFait
« Elle dit qu'on ne peut pas avoir la double peine on ne peut pas avoir d'un côté des français qui n'arrivent pas à avoir accès à un médecin traitant mais qui ont quand même besoin pour avoir le droit d'aller voir un kiné par exemple un podologue ou un orthophoniste pour leurs enfants »
- 30:31Invité politiqueFait
« Donc oui on a dit qu'évidemment dans ces cas-là on avait le droit d'y aller directement et d'être remboursé »
- 30:40Invité politiqueFait
« vous savez quand même qu'ils demandaient à doubler le prix de chaque consultation »
- 30:51Invité politiqueFait
« à partir du moment où les médecins acceptent plus de tâches et notamment encore une fois on a besoin qu'ils acceptent à nouveau et beaucoup le font des gardes supplémentaires alors ils seront rémunérés de manière supplémentaire »
- 31:21Invité politiqueFait
« il faut qu'on augmente le nombre de médecins ce qu'on a fait sur la question du numerus clausus »
- 32:31Invité politiqueFait
« et c'est l'Arcom qui est l'autorité en charge de les faire respecter »
- 33:37Invité politiqueFait
« moi je souhaite qu'on ait un temps qui soit un temps utile de débat »
- 33:43Invité politiqueFait
« les français nous interrogent moins sur le régime spécial des clercs de notaire dont on a parlé pendant deux jours qu'ils nous interrogent sur la pénibilité les carrières longues la question des femmes »
- 35:03Invité politiqueFait
« Vous avez vu qu'on était ouvert depuis le début vous l'avez noté vous-même parce que la première ministre la semaine dernière elle a accepté justement qu'on aille un cran plus loin pour réparer ce qu'on a considéré être objectivement une injustice »
Temps de parole
- Aurore Bergé62 %
- Présentateur14 %
- ?7 %
- Locuteur 47 %
- Locuteur 106 %
≈ 22,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Aurore Berger, notre invité, la présidente du groupe Renaissance à l'Assemblée nationale, où il y a beaucoup d'activités ces dernières heures. C'est la réforme des retraites, évidemment, à laquelle je fais allusion. Hier, c
'était
le quatrième jour, mais le premier samedi de mobilisation contre cette réforme, avec des chiffres comparables aux derniers jours de mobilisation.
En
fait, il
y a
un mouvement de fond. Il y
a
un mouvement de fond qui est installé, un mouvement de fond important. Est-ce que vous allez en tenir compte
?
Je pense qu
'on
ne peut pas être sourd, évidemment, à partir du moment où il y
a
des mobilisations et des mobilisations qui sont importantes. On ne peut pas nier ces mobilisations et c'est la raison pour laquelle, je pense, il ne
faut
jamais tomber dans l'arrogance, se dire que ce serait une victoire, par exemple, que la réforme soit adoptée. Je crois que la réforme sera adoptée parce que je crois qu'on arrivera à dégager une majorité démocratiquement élue pour la voter à l'Assemblée, pour la voter au Sénat. Mais je pense, et je le dis surtout à ceux qui manifestent, je le dis aux syndicats aussi, nous on continue à tendre la main et je leur dis surtout qu'ils sont très mal représentés, en vérité, à l'Assemblée nationale.
Ils
sont représentés d'un côté par la France insoumise, finalement, qui fait tout pour nous empêcher de parler de la
réforme et
ils sont représentés par le Rassemblement national qui, finalement, ne s'exprime jamais, qui ne s'oppose pas et qui ne propose pas. Je leur dis plutôt, venez dialoguer avec ceux qui sont prêts au dialogue, au-delà de la réforme des retraites, sur la question du travail,
sur la question de l'enfant.
Est-ce que la rue, vous allez l'entendre ? Vous dites qu'on n
'est
pas sourds. Et ça se traduit comment ?
Mais parce que déjà, nous avons entendu, nous avons commencé, enfin, la Première Ministre l'a fait, vous le savez, on avait un vrai débat.
Elle a dit, je n'ai pas d
'état d'âme, je ne
suis
pas sûr que ceux qui manifestent soient très touchés par
cet état d'âme.
Mais vous savez, quand vous êtes Premier Ministre, il vaut mieux savoir où vous allez, la direction que vous voulez emprunter. Est-ce que vous ne faiseriez pas la même question si d'un coup, la Première Ministre avait dit, j
'ai
du vague à l'âme ? Ah oui, à un moment, en effet, elle avance,
elle
doit tracer la route. Mais elle a entendu dès le début, on avait un vrai débat sur le relèvement de l'âge légal, par exemple, 65 ou 64 ans. On a arbitré sur le fait que ce serait 64 ans, parce que c'était déjà un effort conséquent qu'on demandait à des millions de Français. On l'a entendu.
Mais juste, Robert, on va revenir là-dessus. Mais sur la journée d'hier, on a entendu certains en coulisses, par exemple au gouvernement, dire qu
'il
n
'y
a pas d'effet blast par rapport à ce que Jean-Luc Mélenchon avait dit, par exemple, que ce serait la journée de mobilisation la plus importante depuis 50 ans. Le fait est que c'était, certes, très important, mais un peu moins, par exemple, que le 31 janvier. Est-ce que ça, c'est quelque chose que vous constatez aussi ?
Moi,
je suis toujours très prudente sur la manière avec laquelle on commente les chiffres de mobilisation, parce que ça peut très vite être vu comme de l'arrogance de notre part, en fonction de la manière avec laquelle on commente ou pas les chiffres. Il y a des inquiétudes. Il y a des inquiétudes qui existent, parce que nous sommes en train de demander un effort à des millions de Français, qui est de travailler plus. La question, c'est pourquoi on demande cet effort ? Est-ce que c'est légitime qu'on le demande ? Il
y a
une légitimité démocratique, qui est la nôtre, en tant que parlementaire, à le demander. Et puis, il
y a
une légitimité, surtout sur le fond, qui est que nous sommes, dès cette année, en déficit sur la manière avec laquelle on peut financer notre modèle.
Madame Berger,
vous avez beaucoup dit dans la majorité, nous avons sans doute mal expliqué, il faut faire plus de pédagogie. Sauf que manifestement, les Français ont très bien compris. Je propose d'écouter ce manifestant, c'était à Saint-Omer.
C'est
ma première manifestation, j'ai voté Emmanuel Macron depuis tout le temps, que ce soit aux présidentielles ou aux législatives. Mais là, j'en peux plus, quoi. C'est pas possible, ils nous écoutent pas. Madame Born ne nous écoute pas. On a très bien compris, ce n'est plus la peine de faire de la pédagogie. 64 ans, c'est trop, c'est beaucoup trop. Je suis jardinier, c'est pas une question de pénibilité, tout ça, mais c'est trop long, beaucoup trop long.
Alors, ça manque pas de sel, parce qu'au moment où on écoute ce monsieur, juste en bas de l'écran, il y
a
marqué une phrase que vous venez de prononcer, on n
'est
pas sourds aux manifestants. Et ce monsieur dit, si, vous ne nous écoutez pas.
Ce que je lui dis déjà, c'est que probablement, lui,
il
ne sera pas concerné par le fait d'avoir à travailler jusqu'à 64 ans, parce qu'il est dans un métier où il doit travailler, j'imagine, en extérieur, sa profession, où il est probablement concerné par la pénibilité. Et donc, ça veut dire qu'il pourra partir plus tôt.
Il a peut-être
même
été apprenti dans sa vie.
Mais souvent, les gens, vous le savez, ils manifestent non seulement pour une cause, évidemment, qui les dépasse, mais ils manifestent aussi parce qu'ils ont des inquiétudes les concernant eux-mêmes directement. Et c'est souvent les questions qu'on a, les questions que vous avez sur, moi, concrètement, à quel âge je vais partir, dans quelles conditions je vais partir. Donc, il
y
a les deux. Il y a, en effet, la question de l'âge. Et donc, ceux qui ont commencé tôt vont partir plus tôt. J'imagine que s'il est jardinier, il a peut-être été apprenti. Il a sans doute commencé avant 20 ans, peut-être même avant 18 ans. Donc, ça veut dire qu'il ne partira pas à 64
ans. Donc,
ce que vous continuez à dire, pour que ce soit très clair à ce monsieur, mais finalement au français, c'est que vous n'avez pas bien compris.
Non, ce n
'est
absolument pas ce que j'ai dit. Parce que
ça, ce serait profondément méprisant.
Oui, mais on
n'est pas loin de la réalité, là.
Non, c'est de dire qu'il y a...
Oui, vous dites, j'ai
tout à fait bien compris. J'ai très bien
compris, mais vous
n'écoutez pas ce qu
'on veut.
Il y a une réforme globale. Une réforme des retraites, en effet, son principe même, c'est de demander à tous ceux qui le peuvent de travailler un peu plus longtemps. Si je venais sur votre plateau en vous expliquant qu'une réforme des retraites ne mènera pas au fait de travailler plus, ce serait soit pas une réforme des retraites, soit un mensonge. Donc, moi, je vous dis ce qu'on fait. Ce qu'on fait, c'est en effet qu'on va demander aux Français pas tous les Français, pas dans n'importe quelle condition, et pour garantir un niveau de pension qui reste digne pour chacun d'eux, et même qu'on va relever pour
ceux qui sont les plus fragiles. Pour revenir sur ce monsieur qui est à Saint-Omer, une petite ville du Pas-de-Calais, on a vu beaucoup de cortèges dans des villes moyennes, voire petites. Est-ce que c'est le retour de la France d'en bas qui ne se sent pas entendu par Paris, par les élites ? Et qu'est-ce que ça vous inspire ? Comment renouer avec cette France-là
? Ce
qui
est
vrai, c'est que
c
'est très significatif, en effet, de voir qu'on a des mobilisations qui existent, dans des sous-préfectures notamment, alors qu'on est plus habitués à avoir des mouvements qui sont des mouvements importants, évidemment à Paris ou dans des grandes métropoles.
Donc,
c'est ça qu'il faut, à mon avis, surtout regarder. C'est cette mobilisation qui existe au cœur de notre pays et qui, en vérité, n'est pas, je le pense en tout cas, une mobilisation que sur la question des retraites, mais qui est une mobilisation qui dépasse sur la question sociale, en général, dans notre pays, sur la question de la mobilité, la mobilité professionnelle, la mobilité géographique, sur la question de l'école, sur la question de l'hôpital public, sur la question de l'accès à la santé, de l'accès aux services publics. Et c'est, encore une fois, pour ça que je le dis à ceux qui manifestent et aux syndicats.
Au-delà de la question de la retraite, nous avons bien d'autres choses à mener ensemble, beaucoup d'autres sujets que nous devons pouvoir travailler. Et donc, oui, je le crois, nous aurons une majorité pour faire adopter cette réforme, parce que je persiste à penser qu'elle est absolument nécessaire.
Mais
au-delà, on doit travailler sur les sujets qui sont les sujets de préoccupation première des Français. Je pense à l'accès aux soins, notamment. Et je pense, encore une fois, à la question du travail. On ne réagit pas de la même manière sur la retraite, en fonction des métiers qu'on occupe, en fonction de la place qu'on a dans la société. Mais
on vous a beaucoup reproché, finalement, le calendrier de cette retraite, en disant que ce n'était peut-être pas vraiment le moment de la mettre en route, en fait.
Dans ces cas-là, ce ne sera jamais bon moment. Non, mais vous dites vous-même,
derrière les revendications,
il
y a autre chose. Il y
a
une angoisse vis-à-vis du travail.
Il
y a une angoisse vis-à-vis du sens à donner à l'emploi. Donc, est-ce que c'était vraiment le moment de faire cette réforme, de lancer cette réforme ? Je pense que
vous me poseriez la question inverse si, à la fin, cette réforme avait été décalée. Vous me poseriez la question en
me
disant pourquoi le président de la République renonce ? Pourquoi la Première ministre hésite ? Ce sont ces questions que vous m'auriez posées. Parce qu'en vérité, vous nous les avez posées. Quand on a souhaité faire une concertation qui a duré plus longtemps que ce qui était initialement prévu, vous avez tous titré en disant il y a du doute, il y
a
de l'hésitation. C'était vrai. Donc non, il y avait juste la
volonté
de concerter, de dialoguer, de continuer à avoir un dialogue nourri avec les partenaires sociaux.
Pardonnez-moi, mais le doute n'est pas forcément
négatif. Le doute, ça peut être aussi d'entendre une parole extérieure,
de
réfléchir
à ses
propositions. Mais à un moment, une réforme des retraites, il faut la mener. Moi, j'en suis persuadée. Il faut qu'elle soit menée pour aller au bout, encore une fois, du financement de notre modèle social. Et on ne peut pas en permanence la décaler. Parce que sinon, à la fin, on fait comment ? Pour se regarder un glace à la fin du quinquennat, en se disant
finalement, cette réforme, on ne l'a pas menée,
donc on ne sait pas
financer nos retraites aujourd'hui.
Vous dites qu
'on
ne peut pas continuellement la décaler. Mais votre candidat en 2017, il voulait la faire. Il ne
l'a
pas fait pendant six ans. Et d'un coup, il y
a
une urgence à la faire aujourd'hui. Et c
'est
ça aussi que les Français ne comprennent pas. Vous
dites qu'il a été élu sur ce programme. Et
en 2017, il aurait pu la faire
tout de suite. Vous ne pouvez pas me dire, justement, vous ne l'avez pas faite alors que vous auriez dû la faire. Et quand on l'a fait, me dire qu'il faudrait la décaler. Non,
moi, je ne vous dis pas, il ne faut pas. Je vous interroge sur vos
propos sur ce que vous dites, vous. Vous dites qu
'il
faut aller vite. Moi, je vous dis, votre candidat a été élu en 2017. Dans les six premiers mois, il aurait pu lancer le chantier immédiatement.
Mais c'est la raison pour laquelle, encore une fois, vous le savez pertinemment, nous avons voulu porter une réforme dans le précédent quinquennat. Une réforme qui a été percutée par deux années de crise sanitaire pendant laquelle nous avons considéré qu
'il fallait... Deux ans de crise sanitaire sur cinq ans,
Mme Berger.
Mais nous avons considéré à ce moment-là qu'il fallait mieux, en effet, agir beaucoup plus fort sur d'autres sujets, notamment ce que nous avons fait sur la question de
l
'hôpital public et de la santé.
Donc, ce n'était pas la priorité
à ce moment-là. Mais on
ne peut pas, alors que nous avons, dès 2023, dès 2023, un déficit sur le financement des retraites. Qu'est-ce que vous dites aux retraités ? Qu'est-ce que je dirais aujourd
'hui...
Vous
pourriez leur dire, on aurait pu gagner six ans si
on l'avait fait en 2017.
Qu'est-ce que je dirais aujourd'hui aux retraités si nous n'étions pas capables à l'Assemblée d'avoir ce débat sur le financement de notre modèle social et le financement de ceux qui sont donc déjà à la retraite
?
On
va revenir sur ce sujet du déficit des retraites, Mme Merger, mais simplement sur la suite. L'intersyndicale a appelé à une France à l'arrêt le 7 mars prochain. Question simple, est-ce que vous craignez que la France soit bloquée, soit paralysée ?
Je ne le crains pas parce que je ne
l
'espère pas, parce que je pense que ce n'est pas non plus l'intérêt de toute façon des syndicats. On a vu une attitude des syndicats...
C'est ce qu'ils
demandent en l'État. ...qui,
en tout cas pour aujourd'hui, à la fois évidemment s'opposent, et de manière parfois très virulente à la réforme, mais le sont dans un cadre qui est un cadre extrêmement digne. On a vu quand même des mobilisations qui n'ont pas été maillées de violences, notamment d'ailleurs grâce à l'action aussi de nos forces de l'ordre, mais des syndicats qui ont fait en sorte de contenir, de tenir les choses et de garder un lien avec nous, de garder du dialogue social avec nous. Je ne crois pas que ce soit leur intérêt, que demain nos enfants ne puissent plus aller à l'école, que les Français ne puissent plus prendre un métro, un bus, un transilien...
Donc qu'est-ce que vous leur dites ? Vous leur dites
renoncer à cette journée de paralysie, de blocage
? Je leur dis que
paralyser et bloquer le pays, à mon avis, ce serait contre-productif pour ce qu'eux-mêmes veulent porter. Je leur dis par contre, accepter la main tendue, accepter que nous, contrairement à ceux qui, de prime abord, seraient d'accord avec vos idées à l'Assemblée et qui les représentent si mal, que ce soit l'extrême gauche ou que ce soit l'extrême droite, accepter de travailler avec ceux qui veulent avancer sur les chantiers qui importent aux syndicats. La question de l'emploi des seigneurs, la question de l'égalité salariale entre les femmes et les hommes, la question de
la pénibilité... Donc vous leur dites oubliez
vos revendications principales et avançons sur d'autres sujets pour, au fond, essayer
de leur faire avaler la pilule. Je
crois
que
cette réforme trouvera une majorité pour être adoptée à l'Assemblée et au Sénat. Dès lors, acceptons de passer à un autre sujet, acceptons de venir dialoguer sur d'autres sujets qui
sont
d'intérêt des Français. Parce que demain, quand cette réforme aura été adoptée, parce que je crois qu'elle le sera, est-ce qu'ils vont continuer à mobiliser contre une réforme qui aura été légitimement et démocratiquement adoptée à l'Assemblée et au Sénat par ceux qui représentent une majorité de Français ? Ou alors, est-ce qu'on peut ensemble travailler sur des questions qui, à mon avis, intéressent les Français, qui a encore une fois notre rapport au travail dans la société
?
Est-ce que votre rapport au syndicat va changer après cette séquence retraite ? Parce que quand on voit l'intersyndicale, on se dit, finalement, il y
a
une performance quand même dans votre action, c'est d'avoir uni les syndicats comme jamais. Donc, est-ce que vous pensez qu'il faut changer dans l'attitude de travailler, de négocier ? On pense à Laurent Berger qui avait l'air d'être ouvert quand même à certaines négociations. Donc, est-ce qu'il faut changer votre manière ou la manière dont le gouvernement travaille avec les syndicats
? Vous savez qu'on est sur une réforme qui est aussi très emblématique pour les syndicats eux-mêmes. Et ils ont tous dit et considéré qu'à partir du moment où on relevait, où on décalait l'âge de départ à la retraite, ils s'opposeraient de manière frontale à la réforme. Or, cette réforme des retraites ne peut pas tenir sans avoir justement le décalage de l'âge de départ à 64 ans. Budgétairement, ça ne peut pas tenir et ça ne peut pas permettre de financer nos retraites de manière différente. En revanche, ce qui est vrai et ce qui m'étonne, c'est que finalement, la CFDT ne revendique elle-même pas les propres victoires qui sont les siennes. Parce que les concertations, elles ont été utiles.
Les concertations, elles ont permis en effet d'avancer sur la question des carrières longues. Pour que ceux qui ont commencé tôt puissent partir plus tôt. Sur la question de la pénibilité. L'index senior, on a passé presque deux jours de débat entier à
l
'Assemblée nationale sur cette question-là, où à la fois ceux qui contestent l'index senior sont ceux qui ont déposé des milliers d'amendements pour finalement, soi-disant, l'améliorer. Bref, en tout cas, c'était une proposition, une revendication même de la CFDT.
Vous diriez que Laurent Berger se cégétise,
se rapproche trop de Philippe Martinez ?
Je ne le souhaite pas pour lui, parce que je souhaite qu'on ait des syndicats qui acceptent encore une fois qu'on puisse dialoguer.
Mais c'est quand même une croissance, Mme Berger, d
'avoir fait de celui qui était à priori votre allié principal dans les corps intermédiaires, un de vos ennemis principaux. Mais
je n'ai pas d'ennemi parmi les syndicats. Ça ne se passe pas comme ça, et heureusement. Politiquement, Mme
Berger, c'est un opposant, alors, je dirais les choses différemment,
c'est un opposant
virulent.
Parce qu'il a toujours dit, Laurent Berger, qu'à partir du moment où on mettait une mesure d'âge, notamment les 64 ans, il s'opposera à la réforme. Mais sans mesure d'âge, il n
'y
a pas de réforme des retraites. Il n
'y a
pas de financement possible de notre système de retraite, si ce n'est en effet que d'accepter de travailler un peu plus longtemps. Et c'est ça qu'on fait. Et c'est ça que tous les pays qui nous entourent ont fait. La France, elle n'est pas seule au monde. La France, elle doit pouvoir aussi accepter, et les Français doivent pouvoir aussi accepter, qu'on puisse tous travailler un peu plus longtemps, si encore une fois, le fruit de ce travail supplémentaire, il vient pour financer la retraite de nos parents et de nos grands-parents. Parce que c'est quand même ça, notre système.
Et à la fin,
on est les seuls, nous, à l'Assemblée, à défendre notre système par répartition.
Parfois, la France fait différemment des autres, et parfois, vous avez fait différemment des autres, et vous vous êtes vantés d'être les seuls à faire différemment.
Mais vous savez, on fait déjà différemment aux en 64 ans. Parce que tous les autres pays qui nous entourent, eux, ils sont allés beaucoup plus loin. Et ce n
'est
pas ce qu'on souhaite. On souhaite justement tenir sur quelque chose qui est équilibré, qui permette encore une fois de faire en sorte que ceux qui le peuvent puissent travailler un peu plus longtemps. Vous le savez, 4 Français sur 10 ne seront pas concernés par le relèvement de l'âge légal. Ils partiront plus tôt que les 64 ans.
Ça, on vous a entendu. Sur la question du mouvement social, au moment des Gilets jaunes, vous avez décidé de retirer la taxe carbone, vous avez lâché près de 17 milliards d'euros pour le pouvoir d'achat. Et là, vous restez ferme. Question simple. Est-ce que ça veut dire qu'il faut vandaliser l'arc de triomphe ou le fouquette pour être entendu quand on est manifestant
?
Non, évidemment pas. Et je ne crois pas que les manifestants, d'ailleurs, soient dans cette optique-là. Et heureusement, ils manifestent pour ce qu'ils considèrent être leur droit. Ils manifestent par rapport à des inquiétudes qu'on doit pouvoir entendre. Mais
vous voyez le contraste.
Il y a moins de manifestants violents. Et là, il y a une sorte de branle-bataille. On
va
au gouvernement. On lâche des milliards d'euros. On abandonne une politique publique. Là, il y a plusieurs journées à un million de personnes. Et vous dites, au fond, on continue et on va éventuellement discuter d'autres sujets.
C
'est une incitation à quoi ? Être violent ? À se
radicaliser ?
Non,
évidemment
que non. Personne ne doit céder à la violence. Et les syndicats eux-mêmes ne souhaitent pas céder à la violence. Au contraire. Je n
'ai
pas entendu de mots d'ordre violents de la part ni de Fils-Partinez, ni de Laurent Berger. Et heureusement qu'à un moment, ils tiennent un discours, qui est un discours d'opposition sur le fond de la réforme, mais pas d'appel à la haine ou à la violence. Ça,
c
'est réservé à d'autres. Ça, ce sont malheureusement ceux qui sont devenus leurs alliés à l'Assemblée qui
font matin, 10 et soir. Mais vous répondez pas ma question.
Vous avez lâché au moment des Gilets jaunes et là, vous
ne lâchez rien.
Mais c'est pas vrai. Parce que vous ne pouvez pas dire entre 64 et 65 ans, ça veut dire qu
'il n'y
a plus de différence. Dans ces cas-là, dites-nous
qu'on aurait dû faire ce genre.
Avant le mouvement social, avant
les millions de personnes qui étaient dans la rue. Mais parce que je crois que
c'est important aussi qu'on dise qu'on a eu des concertations, qu'on a eu un dialogue social avec les partenaires sociaux et que le fruit de ce dialogue social a été aussi qu'on a revu notre copie initiale. La retraite minimale à 85% du SMIC, y compris pour les retraités actuels, c'est nous qui l'avons demandé. Vous prenez sens ce qu'il a demandé.
Pour
ceux qui cotisent
à top.
Évidemment, c'est logique quand même de se dire que ceux qui ont travaillé tout au long de leur vie avec une carrière complète gagnent plus
que celui qui n'a pas
travaillé
tout au long de cette. Vous savez que ça a
été un sujet ces derniers
jours. Ça ne m'a pas échappé.
Ça a devenu un argument de communication dans la majorité de dire la retraite minimale sera de temps alors que
ça
n'est pas vrai.
On a deux choses. On a un
minimum vieillesse qui existe dans notre pays, y compris pour les Français qui n'ont pas pu travailler tout au long de leur vie. Et pour ceux qui, eux, ont travaillé tout au long de leur vie, qui ont une carrière complète à taux plein, oui, évidemment, ce sera 85%.
Madame
Berger, vous parlez de violence. Je voudrais vous montrer une image captée par les caméras de BFM TV hier dans le cortège à Marseille. Camion de la CGT avec le visage d'Elisabeth Borne collé sur une poupée gonflable pendue à une potence. J'ai interrogé hier directement le responsable CGT de Marseille qui disait... Il
n'avait
pas vu que c'était une potence.
Voilà, il n'avait
pas vu que c'était une potence. Il ne trouvait pas que le geste était plus grave que ça. Ça le prêtait plutôt, lui, à sourire. Stéphane Séjourné, donc membre de votre camp, lui, s'indigne et dénonce un appel à la violence. Comment est-ce que vous réagissez à ça ?
Moi,
je dis la même chose sur ce sujet-là par rapport aussi à ce qui s'est passé. On y reviendra, j
'imagine,
avec un député de la France insoumise.
Tout
ce qui, même de manière symbolique, veut dire un appel à la haine, un appel à la violence doit être banni. On ne se fait pas entendre de cette manière-là. On ne convainc pas de cette manière-là. Et on ne peut pas avoir demain des parlementaires qui auraient peur de venir à l'Assemblée nationale, peur de voter en leur âme et conscience, quoi qu'ils votent, quelle que soit leur conviction, parce qu'ils se disent que derrière, on peut les prendre à partir.
C'est un appel à la violence, un appel au meurtre, par exemple, comme l'a dit Eric Wörth dans l'hémicycle ?
Je crois qu'à partir du moment où vous figurez la Première Ministre, celle qui incarne et porte cette réforme comme étant pendue, on peut à minima considérer que c'est particulièrement déplacé et que ça desserre les convictions qu'on porte. Est-ce que vraiment vous pensez que la Première Ministre, en voyant cette image, se dit qu'elle a envie d'être dans la logique de dialogue ?
Vous y en avez parlé, à Elisabeth
Borne, de cette image ?
Évidemment, on a envie de dialoguer.
Et
comment elle
réagit ?
Vous savez, malheureusement, elle a le cuir un peu tanné et elle ne s'est pas habituée parce qu'il ne
faut
pas s'habituer justement à ces images et à ces représentations-là parce qu'il ne
faut
pas les banaliser. Et nous, parfois, c'est ce qu'on a un peu fait. On a un peu intériorisé en tant que parlementaire qu'on allait subir intimidation, menace, insulte. Le problème, c'est que maintenant, ces intimidations et menaces, elles viennent de parlementaires eux-mêmes. Et c'est ça qui est absolument
insupportable.
Justement, Thomas Porte, c'est ce parlementaire qui a mis son pied sur le ballon à l'effigie du ministre du Travail. Est-ce que vous considérez que 15 jours d'exclusion,
c
'est la bonne sanction
? On
a eu ce débat à l'Assemblée. Moi, j'étais au bureau de l'Assemblée nationale en tant que présidente de groupe et il y a plusieurs échelles de sanctions qui existent.
C
'est la plus importante qui puisse exister. Peut
-être
qu
'il
faudra revoir d'ailleurs les
choses. Et c'est que la troisième fois sur la Ve
République.
Oui,
mais
dans ces cas-là, vous faites quoi ? C'est-à
-dire
qu'à un moment, encore une fois, vous montrez précédemment une image dans un cortège syndical, une manifestation, où déjà, on peut légitimement s'indigner de la représentation de la Première ministre. Ce ne sont pas des élus.
Ce
ne
sont
pas des élus qui posent avec leur écharpe de parlementaires, qui s'enorgueillissent du coup de leur titre de parlementaire pour revendiquer la tête du ministre ou revendiquer la tête de la Première ministre ou du président de la République. Et quand vous êtes depuis une semaine, parce qu'il faut se figurer ce qui se passe à l'Assemblée nationale.
Oui, mais sur cette
sanction, c'est la même sanction que celle que vous avez infligée, que le bureau de l'Assemblée que l'Assemblée nationale a infligée à Grégoire de Fournasse, le député Rassemblement national, qui avait lancé qu'il retourne en Afrique. Est-ce que vous considérez que les deux éléments sont de la même gravité ?
Vous avez deux choses. Vous avez d'un côté un député d'extrême droite qui revient en première amour de l'extrême droite et qui a un propos raciste. Puis vous avez de l'autre côté un député d'extrême gauche qui assume une culture politique qui est une culture politique violente et haineuse.
Donc vous les renvoyez d'aux-à
-doux ? Je
considère, oui, parce qu'ils sont à renvoyer
Donc c'est aussi
grave l'un et l'autre
? L'appel à la haine, je crois, qu'elle soit raciste, qu'elle soit antisémite ou qu'elle soit à l'encontre d'un membre du gouvernement, oui. Et encore une fois, vous savez très bien que si un seul député Renaissance avait eu la même attitude pour écraser de son pied symboliquement la tête de Jean-Luc Mélenchon, vous imaginez très bien la réaction qu'il aurait eue qui serait autrement plus violente à mon avis que celle que j'ai aujourd'hui. L'Assemblée a bien fait de ne pas laisser passer les intimidations ou les menaces d'où qu'elles viennent.
Dans quelques instants, nous allons revenir sur ce qui se passe justement dans l'hémicycle parce qu'il y a des débats agités. Il y en a-t-il d'ailleurs suffisamment de débats sur le fond
?
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L
'invité de BFM politique ce dimanche Marie-Christine Tabé
Madame
Berger La question qui intéresse tout le monde on l'a vu c'est vraiment l'âge pivot de 64 ans Or on a le sentiment de plus en plus que vous n'aurez pas le temps d'aborder cet article l'article 7 à l'Assemblée Est-ce que vous pensez que c'est encore possible ? Moi je l'espère
Je le dis depuis le début On le dit depuis le début
On a peur Est-ce que c'est possible
?
Non
non
Je ne suis
pas certaine que tout le monde l'espère Parce que si tout le monde l'espère il y a une manière
En tout cas les Français l'espère Il y a une manière
très simple qu'on le fasse La France Insoumise dès lundi matin retire tous ces amendements dont ils savent très bien qu'on aura mille temps de les discuter et qu'ils ne seront pas adoptés Et on passe dès lundi quand on reprend à l'Assemblée nationale sur le vote sur l'article 7 Moi je n
'ai
pas peur du débat sur l'article 7 puisque je suis devant vous et qu'on n
'a
pas arrêté justement de tenter et qu'on continuera à tenter de convaincre sur cette légitimité Mais moi je souhaite qu'on ait une légitimité d'autant plus forte qu'on passe au vote Je souhaite qu
'on
passe au
vote
Vous
n
'avez pas fait le deuil de la possibilité d'une discussion autour de l'article 7
Ah
non mais moi je ne fais jamais mon deuil du débat démocratique Mais encore faut-il encore une fois qu'à un moment celles et ceux qui prétendent vraiment vouloir en débattre acceptent qu
'on
puisse le faire Et dans ces cas-là il
y
a une manière très simple de faire Vous savez depuis le début on n
'a
pas perdu un seul vote On a voté On vote régulièrement à l'Assemblée nationale tous les amendements Et systématiquement nous avons eu une majorité sur tous les votes Alors allons au vote Et dès lundi c'est possible qu'on engage ce débat Et je crois que les Français en effet souhaitent que ce débat existe aussi à l'Assemblée nationale parce qu'à la fin LFI ils ont passé leur semaine à faire quoi ? À défendre les régimes spéciaux de la Banque de France des membres du Conseil économique social et environnemental et des clercs de notaire Est-ce que c'est vraiment en défendant ces régimes spéciaux qu'on parle aux Français et aux Français les plus modestes
?
Je ne crois pas Je crois plutôt que c'est en supprimant ces régimes spéciaux comme nous l'avons fait que nous leur parlons
Dans quelques instants nous allons revenir sur ces échanges à l'Assemblée sur ce qui va se passer dans les jours qui viennent et sur le comportement des députés et même de votre camp d'ailleurs dans l'hémicycle Nous y reviendrons Mais avant ça et comme chaque dimanche à 12h30 je vous soumets trois photos liées à l'actualité
Vous
allez en choisir deux D'ailleurs chaque photo il
y a
une question Vous allez voir Beyoncé
Vous
allez voir un médecin et Rima Abdul Malak ministre de la Culture Quelle première photo choisissez-vous
?
Le médecin
Nouvelle
grève des médecins libéraux ce sera mardi Appel à la mobilisation à Paris vont en province fermer leur cabinet pour venir manifester Ils disent en fait leur halbol Ils disent également la provocation que représente selon eux la hausse du prix de la consultation à 1,50€ Ils dénoncent le projet de l'accès direct à certains paramédicaux qui est désormais au Sénat après avoir été adopté à
l
'Assemblée C
'est
notre proposition Voilà
la possibilité de prendre rendez
-vous directement pour certains d'entre nous avec des kinés des infirmiers etc. C'est quoi le problème du gouvernement avec les médecins
? Je
n
'ai
pas de problème avec les médecins On vit aujourd'hui dans un pays où beaucoup de français n'ont plus accès à un médecin traitant La proposition de loi qu'on vient d'évoquer de Stéphanie Riste elle dit quoi ? Elle dit qu'on ne peut pas avoir la double peine on ne peut pas avoir d'un côté des français qui n'arrivent pas à avoir accès à un médecin traitant mais qui ont quand même besoin pour avoir le droit d'aller voir un kiné par exemple un podologue ou un orthophoniste pour leurs enfants Donc oui on a dit qu'évidemment dans ces cas-là on avait le droit d'y aller directement et d'être remboursé
Et
1,50€ d'augmentation Ils trouvent ça ridicule ?
Mais après vous savez quand même qu'ils demandaient à doubler le prix de chaque consultation Est-ce que là pour
autant c'est raisonnable ?
Moi je pense qu'à un moment ce qu'on a dit et ce qu'a dit le ministre c'est assez clair c'est qu'à partir du moment où les médecins acceptent plus de tâches et notamment encore une fois on a besoin qu'ils acceptent à nouveau et beaucoup le font des gardes supplémentaires alors ils seront rémunérés de manière supplémentaire Je crois que c'est le bon sens à un moment qui doit guider ça dans un moment où objectivement la première question
systématique qu'on nous pose La
première question qu'on nous pose aujourd'hui c'est l'angoisse de ne pas trouver de médecin traitant c'est l'angoisse des parents de ne pas avoir accès à un médecin pour leur enfant c'est l'angoisse de personnes dont ils savent que le médecin traitant part à la retraite Donc à un moment il faut qu'on augmente le nombre de médecins ce qu'on a fait sur la question du numerus clausus vous savez que ça prend du temps et donc il faut qu
'on
trouve des solutions intermédiaires dans ce moment-là qui est un moment de tension pour faire en sorte que l'accès aux soins il soit partout sur nos territoires
Il
nous reste deux photos deux personnalités Il
y en a
une qui est américaine c'est Beyoncé Il y
en
a une qui est membre
du gouvernement français c'est Rima
Abdulmalak
Je
crois savoir que c'est un clash extrêmement important entre elle et la présidente de la région Île-de-France donc je préfère ne pas rentrer dans ce combat de titan donc du coup je vais plutôt choisir la ministre de la Culture
Amende record de 3,5
millions
d'euros pour C8 après la séquence Anouna Boyard qui est députée de la France Insoumise la ministre de la Culture qui met la pression sur le groupe Canal Plus elle rappelle une vingtaine d'infractions relevées par l'Arcom et elle menace de supprimer les attributions de fréquences est-ce que c'est son rôle
?
C'est pas elle qui peut le faire et d'ailleurs c'est absolument
pas C'est pour ça que je pose la question
C'est pas la ministre de la Culture c'est aucun ministre de la Culture qui peut supprimer des fréquences par contre ce qu'on dit c'est qu'on a aujourd'hui dans notre pays des fréquences c'est-à-dire la capacité à avoir une chaîne qui sont données gratuitement par l'État mais en contrepartie de cette gratuité il
y a
des obligations des obligations et un cahier des charges en vérité qui doit être respecté et c'est l'Arcom qui est l'autorité en charge de les faire respecter et quand il y a des déviances comme ça a été le cas l'Arcom fonctionne Mais
c'est le rôle de la ministre de la Culture de mettre la pression
comme ça
sur
les diffuseurs des règlements mais elle n
'a
pas mis la pression elle a juste rappelé les obligations qui sont celles de tous les diffuseurs vous comme Canal+, vous avez le même type d'obligation en fonction d'un cahier des charges et si vous ne le respectez pas vous pouvez en effet vous exposer à des sanctions et je crois que c'est important dans ce moment aussi de tension dans le pays de rappeler que quels que soient les actionnaires des différents groupes et bien on doit garantir l'indépendance des médias on doit garantir la liberté des journalistes évidemment leur liberté éditoriale après il y a des opinions et c'est bien que ces opinions puissent s'exprimer et que celles s'expriment librement il y a des lignes qui peuvent être différentes d'une chaîne à l'autre par contre il y
a
des obligations démocratiques qui doivent évidemment prévaloir sur toutes ces chaînes
Allez revenons à l'Assemblée nationale donc vous étiez interrogé tout à l'heure sur la France insommise vous dénoncez en fait l'obstruction et leur comportement en fait je me demande moi s'ils ne vous servent pas
parce
qu'avec tous ces amendements finalement ils vous font gagner du temps à la fin vous allez faire adopter le texte sans que tous les amendements aient pu être examinés
Mais moi j'ai pas envie qu'on gagne du temps moi je souhaite qu'on ait un temps qui soit un temps utile de débat et aujourd'hui en effet les français nous interrogent moins sur le régime spécial des clercs de notaire dont on a parlé pendant deux jours qu'ils nous interrogent sur la pénibilité les carrières longues la question des femmes donc il faut que ces débats existent à l'Assemblée nationale L'Assemblée nationale c'est un lieu de respiration démocratique où les français doivent pouvoir se dire les idées qui sont les miennes ou les doutes qui sont les miens enfin sont relayées s'expriment et il
y
a un combat démocratique qui existe Aujourd'hui on en est privé on en est privé pour deux raisons on en est privé du fait d'une obstruction systématique qui fait que vous avez des milliers d'amendements et souvent exactement les mêmes qui sont déposés et d'autre part que vous avez des tels comportements un tel niveau de vacarme de fureur qui existe à l'Assemblée nationale que ça ne sert qu'un seul camp ça sert à la fin l'extrême droite parce que l'extrême droite à l'Assemblée nationale c'est quoi ? C'est le vide
c
'est le vide il n'y a ni proposition ni opposition On
va revenir
juste après à la question du
rassemblement national en l'état pour avoir la majorité absolue sur ce texte il vous faut le soutien des républicains le président des députés LR Olivier Marlex attend un geste du gouvernement après celui qui a été concédé par Elisabeth Borne sur ceux qui ont commencé à travailler entre 20 et 21 ans sur ceux qui ont commencé à travailler à 16 ans 17 ans pour que les carrières longues n'aient pas à cotiser plus de 43 ans est-ce que sur ce point là vous dites le gouvernement le groupe majoritaire est ouvert pour obtenir ce deal avec les républicains
Vous avez vu qu'on était ouvert depuis le début vous l'avez noté vous-même parce que la première ministre la semaine dernière elle a accepté justement qu'on aille un cran plus loin pour réparer ce qu'on a considéré être objectivement une injustice qui était qu'en effet ceux qui ont commencé à travailler avant 20 ans doivent pouvoir évidemment partir plus tôt Je
crois Mais sur ce
point précis est-ce que vous
pensez qu'un chemin
se dessine ?
Je crois qu'il doit se dessiner justement dans le débat parlementaire qu'on doit avoir il y a des amendements dont on doit pouvoir discuter vous nous interrogez sans cesse et à juste titre en nous disant qu'est-ce que le débat parlementaire peut changer ? Et le débat parlementaire ne peut changer que si nous avons le droit d'avoir une discussion que si nous avons le droit d'avoir un débat ou alors ça ne sert plus à rien de passer devant l'Assemblée nationale et le Sénat et donc je souhaite encore une
fois qu'on ait ce débat et
qu'on ait des votes Pour
avoir ça vous auriez dû choisir un autre véhicule législatif qu'un texte rectificatif Mais
ça aurait changé quoi ?
Ça aurait changé quoi ?
Vous savez
très bien que ça aurait été exponentiel si on avait mis 30 jours de plus on aurait eu 30 fois plus
d'amendements Mais si important vous n'auriez pu
prendre plus de temps
Mais
plus de temps Vous savez pertinemment
Donc vous voulez bien discuter
mais dans un temps restreint
pour arriver à ce que vous voulez faire Vous voyez
bien quelle est la stratégie à un moment qui est mise en place c'est d'essayer systématiquement quoi qu'il arrive de dénoncer soi-disant la faible démocratie qui existerait au sein de l'Assemblée nationale Ça n'est pas vrai Plus de temps ça aurait été évidemment en permanence plus d'amendements Ils font ça systématiquement pour ensuite mieux venir se victimiser sur vos plateaux en disant que c'est nous qui les empêchons de débattre Mais à la fin les mêmes qui viennent sur vos plateaux ils ne sont pas là vendredi Où était François Ruffin qui enchaîne les plateaux de télévision pour dire que cette réforme est injuste s'il croit profondément que la réforme est injuste qu'il vienne qu'il vienne nous combattre qu'il vienne débattre face à nous Il n'était même pas là vendredi dernier
Madame Berger Justement Vous avez évoqué à plusieurs reprises le brouhaha l'Assemblée nationale le chahut enfin la bordélisation puisque c'est le mot à la mode Vous parlez de François Ruffin qui n'était pas là Vous, votre groupe puisque vous dirigez à quitter l'hémicycle dans la semaine au moment où il devait y avoir le vote sur un amendement sur le démantèlement d'EDF la nationalisation Vous êtes parti On a vu votre groupe partir Interruption de séance Les Français n'y comprennent rien quand même Est-ce que vous ne participez pas vous aussi à un chahut en tout cas à une désorganisation et est-ce qu'il y
a
un peu d'introspection à faire Il
y a toujours et heureusement d'ailleurs de l'introspection à faire Mais vous savez cette semaine on l'a commencé avec je vais reprendre les mots de bordélisation avec LFI qui pendant plusieurs heures a perdu un temps précieux de débat Pourquoi ? Parce qu'il n'avait pas gagné au tirage au sort pour savoir quelle motion devait être débattue à l'Assemblée nationale
A
tel point d'ailleurs qu'ils ont refusé de participer au vote sur la même motion que celle qu'ils auraient présentée Ça, c'était le lundi On perd du temps de débat parce qu'on n'a pas gagné au tirage au sort
Ensuite,
on a eu le retour d'Adrien Quatennens à l'Assemblée organisé par la France Insoumise puisqu'ils sont allés s'asseoir à côté de lui pour mieux l'applaudir
Et à ce moment-là Madame Berger vous avez au fond repris les mêmes techniques que celles que vous reprochez à la NUPES en
claquant les pupitres en hurlant Nous avons
simplement dit que face à un député qui a été condamné pour des faits de violence conjugale il était particulièrement indigne que des députés LFistes se lèvent pour l'applaudir Et
vous
le referez à chaque fois qu'Adrien Quatennens voudra
prendre la parole ? Maintenant, c'est
leur problème Non,
non, mais vous à chaque fois qu'il reprendra la parole vous le referez ? Nous
avons dit ce que nous avions à dire sur le sujet L'introspection est de leur côté On ne peut pas en permanence venir faire des leçons de morale sur la question des droits des femmes et quand on a un député condamné pour violence conjugale considérer qu'il est le bienvenu dans son groupe non seulement le bienvenu mais qu'en plus il faut lui faire une haie d'honneur et qu'il faut l'applaudir
La question, pardonnez-moi la question Marie-Christine elle est prolongée
par Benjamin c'est de savoir quel est votre
comportement
vous qui dénoncez celui des
autres
Le comportement des députés Renaissance je vous assure qu'il est profondément digne et à la hauteur du débat ils sont présents ils sont mobilisés séance après séance ils ne sont pas piscine eux le vendredi
ils sont présents en séance
ils sont là pour
répondre
aux arguments quels qu'ils soient Par contre, nous et c'est pour ça qu'on est parti jeudi et je l'assume c'est très clair c'est que je n'accepte pas qu'on piétine la constitution quand on est député on doit respecter la loi on doit respecter la
constitution Oui mais vous n'êtes pas en retard des rappels au
règlement Madame Berger je vous ai regardé à plusieurs reprises puisque sur BFM on a les débats largement rediffusés
Vous avez lâché
Exactement donc je vous ai regardé à plusieurs reprises les rappels au règlement il y en a Bien sûr Les insultes enfin les invectives on va dire les invectives les pupitres le bruit le chahut c'est un peu dans les
dans
tous les groupes à part au Front
National Vous savez au Rassemblement
National Il
y
a deux choses
quand
vous entendez les débats vous ne les entendez pas de la même manière que ceux que nous entendons nous dans l'hémicycle Pourquoi ? Parce que les micros à l'Assemblée Nationale ils ne captent pas l'ambiance ils captent uniquement l'orateur qui parle donc quand vous entendez à l'extérieur le chahut c'est que c'est un volume sonore monstrueux au sein de l'hémicycle pour que ça arrive à être retranscrit à l'extérieur
les
seules fois où je me suis exprimé où j'ai fait un rappel au règlement c'est pourquoi c'est quand nous avons eu des faits qui sont des faits graves d'intimidation d'insultes de menaces et qui justifient qu'à un moment on ne laisse pas passer je suis présidente de groupe qui serais-je si j'acceptais que les députés de mon groupe se fassent menacer se fassent intimider c'est mon rôle à un moment de poser des lignes rouges et c'est ce que nous avons fait à
plusieurs
reprises et encore une fois la seule chose que nous souhaitons c'est que nous puissions plutôt que de débattre de tirage au sort ou de faire une standing innovation à Adrien Quatennens que nous puissions enfin débattre
Madame
Berger vous l'avez mentionné à plusieurs reprises le rassemblement national il
y
a une interview d'Olivier Grégoire dans Le Point cette semaine qui pointe le danger du rassemblement national en fait j'observe que beaucoup de membres de la majorité à nouveau pointent du doigt le rassemblement national est-ce qu'en fait vous ne reprenez pas ce qui a été un des ressorts qui a conduit à vos élections
?
Non mais parce qu'on est en train de les oublier c'est ça qui est formidable et surtout formidablement inquiétant dans la période c'est que finalement plus personne ne parle du rassemblement national
Vous
-même les critiquez beaucoup
moins que la NUPES et la France Insoumise
Vous
pourriez pour autant
dénoncer leur programme Mais
vous savez c'est beaucoup plus compliqué de dénoncer celui qui ne fait pas
par
principe et à l'Assemblée nationale qu'est-ce qui se passe avec le rassemblement national c'est d'abord qu'il se
taisent vous
n'avez pas découvert depuis qu'il y
a
88 députés du rassemblement national un de moins puisque Laure Miller a été élu et a battu une députée du rassemblement national comme quoi on peut les combattre et on peut les battre dans les urnes sur le terrain et on les combat aussi à l'Assemblée Mais ce qu'on remarque c'est surtout qu'ils sont interdits de parole Très peu d'entre eux existent depuis le début du mandat
Et
finalement
c'est ça Par qui ? Par je
pense leur présidente de groupe de manière assez évidente qui veut tenir les troupes qui veut montrer une image respectable Et le problème c'est que vous avez un effet de contraste évident qui joue en leur faveur Quand vous avez le bruit, le vacarme et la fureur quand vous avez la France indigne d'un côté et avec cette atmosphère irrespirable La
France
indigne c'est quoi ?
C
'est la
France
insoumise parce que je persiste à penser
C'est
la chronie maléfime et à votre façon
Oui
parce que je pense que c'est leur comportement qui conduit à ça C'est une France indigne C'est une France volontairement Irrespirable Où à un moment on veut en permanence pousser l'autre à la faute On veut empêcher le débat Et face à ça Vous avez ceux encore une fois qui se planquent Et je le dis encore une fois à ceux qui manifestent Ces gens-là ne vous représentent pas Ils ne sont même pas capables de s'opposer à la réforme Ils ont même d'ailleurs
posé même moins d'amendements C'est notre
propre majorité Et
nous reste 5 minutes Je voudrais qu'on puisse aborder
un autre sujet parce que la réforme des retraites elle intervient cette tension dans un climat lié à l'inflation qui est compliquée pour beaucoup de Français Oui
Un
sujet très concret et qui intéresse les Français c'est la question des repas pour les étudiants Oui Que vous n'avez pas voté
Que
nous avons mis en place pendant la
crise Covid Mais là
il y avait une extension Vous n'avez pas voté cette extension Or on a compris que la première ministre vous demande d'y revenir Donc pourquoi ne pas avoir
directement
Je vais vous expliquer exactement ce qui s'est passé C'était en effet jeudi C'était une proposition de loi socialiste Donc qu
'est
-ce qu'on a fait pendant la crise quand on a vu malheureusement ces fils qui s'allongeaient et ces étudiants en grande précarité qui ne pouvaient plus se nourrir On a créé le gouvernement a créé le président de la République a créé les repas 1 euro servis au Crouz et le midi et le soir pour que tous les étudiants évidemment qui sont boursiers et les étudiants précaires puisqu'il suffit d'aller se signaler au Crouz pour pouvoir en bénéficier et y accès
La
proposition de loi là où elle était profondément injuste c'est qu'elle disait que tout le monde devait y avoir accès Je suis désolée Il y a des étudiants qui en ont besoin Il y a des étudiants qui n
'en
ont pas besoin Et le coût de cette mesure c'était 90 millions d'euros 90 millions d'euros On peut faire beaucoup de choses sur la précarité étudiante On peut faire beaucoup de choses sur le logement étudiant Et nous ce qu'on propose c'est de sanctuariser pour qu
'il
n
'y ait
aucune ambiguïté sur nos intentions Et c'est notre proposition de loi Sanctuariser que tous les étudiants boursiers tous les étudiants précaires puissent avoir accès au repas à 1 euro dans les Crouz midi et soir On
vous a entendu Madame Berger Vous avez dénoncé le tweet de Louis Boyard le député de la France Insoumise qui a publié la liste des députés qui ont voté contre le repas à 1 euro pour tous Pourquoi ? Est-ce qu
'il n'y a
pas une forme de logique à assumer le vote qui est le vôtre
?
Assumer le vote évidemment Les votes sont publics et rien ne caché dans ce qui se passe à l'Assemblée Déjà c'est ça qui est sous-entendu C'est que ce serait caché C'est faux Vous savez on vote la plupart du
temps Mais là
vous lui reprochez de mettre la liste des députés qui n'ont pas voté Il
a
publié une liste Vous voyez bien à quelle imagerie cela fait appel Et vous voyez bien derrière que c'est de manière assez évidente une logique d'appel au cyberharcèlement Pourquoi ? Parce que non seulement il publie non pas la liste du vote mais il publie tous les comptes Twitter des uns et des autres Pourquoi ? Pour dire Allez-y Lâchez-vous Lâchez les chiens Lâchez la meute et allez menacer allez invectiver allez intimider Et à la fin il se passe quoi ?
Il se passe exactement ce que Louis Boyard à mon avis savait C'est-à-dire que les députés qui ont voté en leur âme et conscience parce qu'ils considéraient cette mesure injuste socialement se font menacer se font insulter se font intimider Mais là il ne
dit
pas un seul mot Là évidemment à aucun moment vous n'entendez Louis Boyard s'exprimer en disant je refuse tout appel
à la haine Le problème
c'est que le 27 août dernier vous avez publié la liste des députés insoumis qui n'avaient pas voté la loi pouvoir d'achat qui était discutée pendant l'été Au fond vous faites exactement la même chose que ce que
vous reprochez Encore une fois vous confondez
le fait de publier des listes publiques des
scrutins
publics
Et le fait de mettre la
liste de tous les députés insoumis qui
ont voté contre la loi pouvoir d'achat
Ce sont des votes publics donc je n
'ai
pas de problème sur les votes publics J'ai un problème quand on met nominativement tous
les comptes twitter
Tous les comptes
twitter C'est
ce que lui a fait C
'est la liste exhaustive des députés
insoumis qui
ne votent pas la loi C'est ce
que lui a fait de mettre tous les comptes twitter pour encore une fois qu'il
y ait
un cyber harcèlement qui s'exprime parce que derrière on va aller sur chaque compte twitter de chaque personne pour aller l'insulter Donc
vous ne feriez plus ce genre de
liste ? Mais moi j'aurais S'il avait publié ça
S
'il avait dit voilà il y
a
eu un scrutin public à l'Assemblée voilà ceux qui ont voté pour voilà ceux qui ont voté contre il n
'y
aurait pas de problème Là vous leur met tous
les comptes twitter Je
sais mais sauf qu'à la fin Nous il faut quand même que vous ayez conscience que les 170 députés de mon groupe ils se font au quotidien au quotidien lynchés menacés et insultés et que nous avons vécu dans le précédent mandat des menaces qui parfois passaient à exécution des voitures de collègues qui ont été brûlées devant chez eux des gens qui sont venus les intimider alors que c'était les enfants qui étaient à la maison et on tambourine sur la porte pour faire peur des balles qui ont été reçues des vraies balles qui ont été reçues à domicile Je ne veux pas qu'un député quel qu'il soit quel que soit son groupe quelle que soit ses convictions ait peur demain de voter en se disant que s'il ne vote pas comme le veut la France Insoumise et bien il pourrait lui arriver ce genre de problème
Madame Berger je voudrais revenir à votre homonyme pardonnez-moi mais on apprend à l'instant que le patron de la CFDT revendique je le cite de mettre le pays à l'arrêt le 7 mars
c
'est-à
-dire
qu'on passe encore un cran lui qui était votre partenaire de négociation il est aux côtés pleinement aujourd'hui des autres syndicats pour mettre la France à l'arrêt le 7 mars
et
je vous redis ce que j'ai dit en début d'émission ce propos ne change rien à ce que moi je vous ai dit je persiste à penser qu'une fois que cette réforme sera adoptée parce qu'elle le sera parce que c'est ma responsabilité de faire en sorte de trouver une majorité à l'Assemblée au
Sénat pour la voter je veux qu'on puisse avancer au
moins je suis cohérente avec ce que
je vous ai je n'ai pas changé
d'avis
si le pays est bloqué durablement bloqué vous dites vous dors et déjà aujourd'hui de toute façon nous ne cèderons jamais
mais
je vous dis qu'à un moment nous sommes cohérents avec ce que nous portons on ne peut pas venir sur vos plateaux matin, midi et soir en vous disant cette réforme elle est nécessaire cette réforme elle est indispensable cette réforme on a besoin pour financer notre modèle social et en une minute vous dire non mais en fait c'était pas si important que ça et cette réforme on peut la mettre au placard vous me diriez immédiatement mais alors en fait vous nous avez menti pendant des semaines
bah
non en fait on vous ment pas on vous dit la vérité
donc vous n'avez pas peur du blocage on a besoin de cette réforme pas peur de la paralysie et je le dis
par contre aux syndicats est-ce que c'est l'intérêt des syndicats demain
que
de mettre comme il le dit en paralysie le pays est-ce que c'est l'intérêt de nos enfants de ne
pas
pouvoir aller à l'école est-ce que c'est l'intérêt des français
les
syndicats eux-mêmes alors que nous avons les
sujets essentiels donc ça veut dire que vous appelez Laurent Berger à la raison vous lui venez de
revenir dialoguer
mais
moi je pense qu'il faut qu'on continue à dialoguer enfin on a mais lui dit que vous
ne lui parlez plus on a besoin de ce dialogue mais
personnellement tous les leaders des syndicats disent le gouvernement a disparu le
téléphone ne sonne plus on ne parle de personne
évidemment évidemment qu'il continue à y avoir et vous le savez bien un dialogue constant entre la première ministre et les patrons des organisations syndicales avec Olivier Dussop le ministre du Travail qui porte cette réforme donc on continue évidemment ce dialogue on y est prêt tous les députés du groupe ont reçu les organisations syndicales dans leur territoire et on va continuer à le faire parce qu'on a d'autres sujets qui sont absolument essentiels et dont on doit pouvoir continuer à dialoguer
merci beaucoup d'avoir été notre invitée aujourd'hui sur BFM TV merci beaucoup Marie-Christine Marjaman on se voit la semaine prochaine voici Philippe Godin Dominique Rizet c'est ta faire suivante et je donne rendez-vous à 18h pour BFM TV SD à tout à l'heure
Aurore Bergé