MANUEL BOMPARD PULVÉRISE CET INTERVENANT ARROGANT EN 2 SECONDES
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Au prix d'un certain effort intellectuel, je voudrais me mettre à la place de votre électeur...
- 1:43RelanceRéponse partielle
Qu'est-ce qui est jouable selon vous dans cette nouvelle configuration ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Quels nouveaux impôts souhaités ou non souhaitables vont arriver ?
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Cette nouvelle majorité de non-censure est-elle dangereuse pour l'économie ?
- 7:08RelanceRéponse directe
Le budget va-t-il diviser la croissance du pays par deux ?
- 9:59OuverteRéponse partielle
Pourquoi ne pas parler des conditions de soutien aux entreprises ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:34Fait
« Moi, j'aimerais bien, je vous le dis sincèrement, je j'aimerais pouvoir dire aux gens grâce à nous, la réforme des retraites va être abrogée, il y a une majorité de députés qui sont pour son abrogation même si je suis pour dire j'aimerais bien mais c'est pas le cas en fait. »
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« 18 millions de personnes qui sont concernées par la sous-indexation des pensions de retraite, 18 millions de personnes qui sont concernées par l'augmentation de l'impôt sur le revenu, euh des centaines de milliers d'étudiants qui sont concernés par le gel des APL. »
- 3:21Fait
« Faire voter euh une taxe Zuckman, ce n'est pas impossible. On a réussi l'année dernière. »
- 5:55Fait
« On nous a dit que c'était que pour une année, je vous le rappelle, que c'était temporaire. Mais ce qui est temporaire en matière fiscale en France c'est permanent, on le sait. »
- 6:29Chiffre
« On va devoir lever 310 milliards d'euros sur les marchés en 2026. »
- 7:08Fait
« Le budget qui a été mis en place l'année dernière par proposé par monsieur Barnier, finalement mis en place par monsieur Bayrou, il a divisé la croissance du pays par deux. »
- 7:44Fait
« Depuis 2017, depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir, si vous prenez la proportion de la dépense publique par rapport à la richesse produite chaque année, c'est-à-dire le PIB, elle est restée stable, elle a même un tout petit peu baissé. »
- 8:53Chiffre
« L'IS, l'année où ça a été baissé, l'année suivante, ça ça a doublé, c'est passé de 30 milliards à 60 milliards. »
- 10:30Chiffre
« L'Espagne, sauf erreur de ma part, a fait 3,5 % de croissance l'année dernière. C'est le pays d'Europe qui depuis la fin de la crise du Covid connaît la plus forte croissance. »
- 11:07Fait
« Le dernier budget, c'était uniquement des hausses d'impôts. Il y a eu zéro économie, en vrai. »
- 12:51Chiffre
« Vous avez actuellement en Allemagne 80 % de la commande publique qui va vers des entreprises allemandes. En France, c'est 15 % qui va vers des entreprises françaises. »
- 15:04Chiffre
« Sur en moyenne 150000 agents publics qui partent à la retraite chaque année, dans le projet de budget, on a 3100 non remplacement. »
Temps de parole
- ?100 %
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Au prix d'un certain effort intellectuel, je voudrais me mettre à la place de votre électeur. Il me dit "D'un côté Difficile. euh il y a que d'un côté, il y a monsieur Mélenchon et monsieur Bonpart qui n'ont rien obtenu parce que ils disent qu'ils ont gagné les élections mais euh ils n'arrivent pas à arriver au gouvernement. De l'autre côté, il y a les socialistes qui la jouent quand même beaucoup plus finement et qui ont réussi à obtenir, c'est quand même énorme, Darrieussecq et Roussel l'ont rappelé à l'instant, il y aura peut-être des petites couleuvres à avaler dans le budget mais vous le savez bien, cette cette réforme des retraites, c'était la réforme totémique d'Emmanuel Macron. Le Enfin la la il y a qu'à vous faire voir la satisfaction de monsieur
Faure quand quand Sébastien Lecornu a accepté à à admis ça. Bah franchement monsieur Roquette, je pouvais le le dire avec les mots que vous voulez, vous arriverez pas à me faire croire que l'arnaque qui a été mise sur la table par monsieur Lecornu est une grande victoire. Moi, j'aimerais bien, je vous le dis sincèrement, je j'aimerais pouvoir dire aux gens grâce à nous, la réforme des retraites va être abrogée, il y a une majorité de députés qui sont pour son abrogation même si je suis pour dire j'aimerais bien mais c'est pas le cas en fait. Et Abonnez-vous, mettez un like et regardez la vidéo jusqu'à la fin. Et vous dites des petites couleuvres mais monsieur Roquette, euh quand vous avez une génération qui bénéficiera peut-être dans l'hypothèse où à la fin
tout ça irait au bout de 3 mois avant de partir à la à la de 3 mois de moins en fait pour pouvoir partir à la retraite et que dans le même temps, parce que ça c'est à peu près plusieurs centaines de de milliers de personnes, que dans le même temps vous avez 18 millions de personnes qui sont concernées par la sous-indexation des pensions de retraite, 18 millions de personnes qui sont concernées par l'augmentation de l'impôt sur le revenu, euh des centaines de milliers d'étudiants qui sont concernés par le gel des APL. Enfin, vous voyez ça ça s'appelle pas des petites couleuvres ça. Manuel Bonpart, ça a des conséquences très concrètes sur leurs conditions de vie, leurs conditions de vie. Projetons-nous sur la suite. Vous avez alors vous avez perdu, vous vous vous
vous concédez vous-même sur certains points, vous avez bien dit J'ai peut-être gagné je voulais que la motion de censure soit votée, elle ne l'a pas été. Je je vais pas vous faire Vous avez peut-être gagné des peut-être gagné aussi certains moyens parce que vous allez pouvoir maintenant jouer le jeu de mettre vous l'épée dans les reins de vos amis ex futurs amis socialistes en leur disant mais Pieds dans les reins. Ah, les prendre au mot, leur dire "Vous êtes de gauche, vous voulez faire passer des idées de gauche, alors eh ben allons-y, on va voir ce que vous allez ce qu'on va voir." Qu'est-ce que vous pouvez essayer de les contraindre, de faire passer, puisqu'ils sont en position d'arbitre ? Attendez, mais je je je comprends que vous m'interrogez sur ce sujet, mais moi
ma volonté et mon projet dans la vie, c'est pas de poser des problèmes aux socialistes. c'est pas un problème. Mon mon Et qu'est-ce que vous aimeriez projet dans la vie, c'est d'essayer de faire en sorte que la vie pour les gens elle soit meilleure, en tout cas avec l'idée que je m'en fais, puis d'autres sont pas du même point de vue que moi. Bon, c'est clair que vous voulez faire passer, vous pouvez faire passer dans cette assemblée ? Oui. Mais évidemment, dans la discussion budgétaire, que tous les points que je viens d'évoquer là, euh qui sont des points qui vont se traduire par davantage de souffrance, je suis pour faire en sorte de me battre pour qu'elles ne soient pas dans le budget euh final, et à l'inverse, euh je suis pour faire en sorte que euh notamment
euh les les les les très gros patrimoines, les très grandes entreprises soient davantage ça c'est jouable, pardon mais pardon de vous interrompre, mais qu'on comprenne bien. Qu'est-ce qui est jouable selon vous ? C'est-à-dire dans cette nouvelle configuration, vous avez des des faiblesses et des forces, qu'est-ce qui est jouable pour en quelque sorte profiter de la situation et pousser vos ? Bah, ce qui est Exemple. Ce qui est compliqué, c'est que je vous ai expliqué à quel point le renoncement au 49-3 est l'arbre qui cache la forêt des des des possibilités dont dispose le gouvernement pour imposer sa politique. Donc, moi, je fais toujours la même chose avec mes mes amis dans les débats parlementaires, bah on essaie de gagner des votes à l'Assemblée nationale. Faire
voter euh une taxe Zuckman, ce n'est pas impossible. On a réussi l'année dernière. Mais après, je veux pas raconter d'histoires aux gens. Je sais qu'à la fin, en vertu de la capacité pour le gouvernement soit de passer en force par ordonnance, soit de faire une CMP qui retire tout ça, je crains qu'à la fin le gouvernement décide d'en faire qu'à sa que que qu'à sa tête. C'est pour ça qu'il fallait censurer le gouvernement tout court. Quand Madame Braun-Pivet, présidente de l'Assemblée nationale, dit "Il faut augmenter la taxe la taxation des héritages", là vous applaudissez. Euh mais euh quelle taxation, sous quelle ? Euh Euh, si vous me parlez des très gros héritages, ah oui, évidemment, il faut été catégorique, hein. Il faut les mettre davantage à contribution.
le truc qui tombe du ciel. Le truc qui tombe du ciel. il faut distinguer parce que vous savez, ce débat sur l'héritage, c'est un débat qui est souvent très piégé. C'est que si vous ne parlez pas de qui vous parlez, il y a des gens qui pensent que c'est à eux parce que après avoir travaillé toute leur vie, ils ont acheté une petite maison, un petit appartement. C'est pas de ces gens-là dont on est en train de parler. Alors. des gens qui transmettent des patrimoines de plusieurs millions d'euros, de plusieurs milliards d'euros. C'est de ça dont on ça nous amène au débat qu'on élargit encore maintenant. Avec vous, Fabrice Le Sachet, bonsoir. Bonsoir. Vous êtes le vice-président du MEDEF pour poser les termes du débat, c'est-à-dire quels nouveaux impôts souhaités, souhaitables ou au contraire
non souhaitables vont arriver. Regardez ce ce chiffre, c'est la les prélèvements obligatoires dans ce budget, la proportion par rapport au PIB et elle est évidemment très spectaculaire. Le bleu Ce sont des records. La nouvelle version du budget, c'est un peu en dessous, mais on était en France à 45,6. C'est un un un un championnat en Europe. Ils sont les plus hauts, hein. La la France est la plus haute. Allemagne 40 et quelques, euh, moyenne européenne 40, euh, Espagne qui pourtant a un gouvernement socialiste à à 37. Partons de là. Pour vous, qu'est-ce qui est en train de se ? Là, c'est l'effet Géo, hein, pour la France, hein. On est euh, vraiment sur le podium à des niveaux records. Non, nous on comprend pas, en fait, ce qui est en train de se passer. ? Parce qu'on
a une situation économique qui est extrêmement dégradée, qui est très sérieuse. On est à des niveaux de défaillance records. Au mois de septembre, c'est plus de 6000 euh, 600 ou 800 entreprises euh, qui sont en faillite, en dépôt de bilan. Sur 1 an, on est à plus de 60000. On n'a pas connu ça depuis la crise de 2008 euh, avec des situations humaines catastrophiques, avec des territoires qui sont touchés, avec des PME très importantes qui aujourd'hui euh, sont touchées dans un contexte international de concurrence qui est acharnée. On le voit avec les États-Unis, avec la Chine. Et donc, on comprend pas que dans ce moment précis, on nous rajoute 15 16 17 milliards d'euros d'imposition de plus après avoir pris dans les dents déjà 13 milliards l'année passée.
On nous a dit que c'était que pour une année, je vous le rappelle, que c'était temporaire. Mais ce qui est temporaire en matière fiscale en France c'est permanent, on le sait. Pour vous, cette nouvelle majorité de non-censure telle qu'elle est en train de s'organiser, est-ce qu'elle est de ce point de vue-là dangereuse, y compris avec monsieur Bompart ici ? Mais en tout cas, elle fait pas du bien à l'économie, elle fait pas du bien aux entreprises. Donc c'est une stabilité sur l'autel de la politique, on sacrifie l'urgence économique et l'urgence des finances publiques aussi parce qu'à un moment donné l'aggravation des déficits, l'aggravation de la situation, je vous rappelle qu'on va devoir lever 310 milliards d'euros sur les marchés en 2026. Euh, c'est beaucoup d'argent et il
faut rembourser après ça. Et comme on n'a pas l'argent pour rembourser, eh ben on se retourne vers ? Vers les entreprises. Et on atrophie leur capacité de générer de la recette fiscale. Donc on s'enfonce dans la crise. Manuel Bompart. D'abord bonjour monsieur et merci d'avoir accepté ce débat. Ça vous étonnera pas, je suis évidemment pas d'accord avec votre votre diagnostic. Et je j'aimerais vous convaincre. Voilà, après j'imagine qu'on peut-être pas d'accord. Euh, vous savez, je pense que ce budget-là, s'il devait voir le jour, il se traduirait pour l'économie française par un désastre. Le budget qui a été mis en place l'année dernière par proposé par monsieur Barnier, finalement mis en place par monsieur Bayrou, il a divisé la croissance du pays par deux.
Pour une raison très simple, c'est que dans le contexte dont vous venez de parler, si votre politique économique est une politique de coupe massive dans la dépense publique, de coupe massive dans les investissements publics, à la fin, y compris les acteurs économiques, y compris les entreprises, se retrouvent dans une situation qui est une situation d'atrophie, de récession économique. Et donc à la fin, vous avez moins de recettes fiscales et donc à la fin, le problème dont vous êtes en train de parler, contrairement à ce qu'on croit, vous l'aggravez par cette politique plutôt que de lui apporter des des réponses. publique augmente. Non, elle n'a pas augmenté. Non, elle augmente. Non, pardonnez-moi, excusez-moi mais juste dans pour être factuel là, c'est plus Je veux bien.
Depuis 2017, depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir, si vous prenez la proportion de la dépense publique par rapport à la richesse produite chaque année, c'est-à-dire le PIB, elle est restée stable, elle a même un tout petit peu baissé. Par contre, Elle augmente en valeur absolue chaque année. Non mais d'accord, mais vous ne pouvez pas je vous dis, c'est votre Pardon, mais en valeur absolue, si Excusez-moi, en valeur absolue, ça n'a pas de sens en vérité. Bah si. Mais mais heureusement qu'elle augmente puisque le coût de la vie augmente, euh les prix augmentent, l'inflation augmente. Donc évidemment que les salaires augmentent un petit peu en valeur absolue. Donc c'est pardon, mais c'est pas la valeur absolue qui compte, excusez-moi, on va pas avoir un débat trop technique.
Mais non, évidemment, c'est la proportion dans le la richesse produite chaque année de dépense publique qui compte. Et elle a stagné. Ce qui est responsable du déficit que connaît le pays aujourd'hui, c'est que les recettes en proportion du PIB ont largement baissé et notamment elles l'ont largement baissé, excusez-moi de vous le dire, monsieur, euh parce que des grandes entreprises, moi je parle pas de tous les acteurs euh de l'entreprise, mais des grandes entreprises ont très largement profité Quand vous avez pris 200 milliards d'euros par an de dette publique, vous vous enrichissez. répondre à ça. Quand on a baissé l'IS, le rendement a augmenté. Quand on a créé la flat tax, le prélèvement forfaitaire unique, le rendement sur toutes les années qui ont suivi a augmenté. Baisser les impôts
augmente les rendements fiscaux. Mais d'ailleurs, ça ça fonctionne dans d'autres pays. Mais si, c'est Je pourrais il y a des fact checkers tout le temps, ils pourront vérifier ce que je dis. Ils fact checkront le PS toutes les années qui ont suivi, les rendements ont augmenté. L'IS, l'année où ça a été baissé, l'année suivante, ça ça a doublé, c'est passé de 30 milliards à 60 milliards. Donc baisser la fiscalité De toute façon, euh dans votre raisonnement, Oui. on a une dépense publique record en France. On fait ? On continue dans cette ? C'est ça votre ? Mais non, mais en fait, ça dépend de quoi vous parlez. Euh il y a 211 milliards d'euros d'aides qui sont versées chaque année une question, vous parlez des aides aux entreprises. Mais c'est une dépense publique,
monsieur. Euh les aides aux la réduire celle-là ou ? Les aides aux entreprises que vous évoquez, il y a les aides pour l'emploi. Non mais d'accord, mais c'est un manque à gagner pour le Vous voyez, c'est juste pour vous montrer que ce débat sur baisser la dépense, en fait, il ne veut rien dire parce que vous, j'imagine que quand vous demandez ça, vous demandez pas qu'on baisse les 211 milliards d'aides aux entreprises. L'aide à l'emploi, non, bien sûr, c'est le coup de c'est bien de la dépense publique, vous en êtes d'accord. Oui, oui, il tient pas la route. Moi, par exemple, je souhaite qu'on ait davantage d'investissement dans la transition écologique parce qu'il y a quelque chose qui me gêne dans le débat qu'on a, mais pas qu'avec vous, de manière générale, c'est qu'on parle d'un
débat sur les entreprises et on en vient à parler de fiscalité. Et peut-être que madame Boloni, parce que je connais un peu vos positions sur ce sujet, sur ce point, peut-être que vous serez d'accord avec moi. À aucun moment on parle des conditions de soutien aux entreprises, on parle des conditions de la production, de à quoi ça sert Pourquoi les pays qui ont moins de dépenses ont plus de ? Pourquoi les pays qui ont moins de dépenses ont plus de ? Pourquoi les pays qui ont moins de dépenses publiques ont aussi plus de ? Mais ce n'est pas vrai ce que vous dites. Mais si, regardez en Chine. ? Alors, Guillaume Roquette, l'économe. On veut juste en revenir au Guillaume Roquette, Guillaume Roquette. Et pour être d'accord avec les chiffres, on va reprendre ce DLC qui sont
forcément vrais. Il y a quelques instants, on a vu le niveau de prélèvement obligatoire par par pays. Quel est le on a vu que la France était en tête. Celui qui est celui qui est très en dessous, c'est l'Espagne. L'Espagne, sauf erreur de ma part, a fait 3,5 % de croissance l'année dernière. C'est le pays d'Europe qui depuis la fin de la crise du Covid connaît la plus forte croissance. ? Parce que l'État ne pique pas tout et donc, forcément, les entrepreneurs ont ils ont envie de bosser, ils ont envie de se développer. Et donc le résultat, on le voit. Et pardon, mais vous disiez il y a pas eu de croissance l'année dernière et cette année, monsieur Bompart, mais c'est normal, c'est le Haut Conseil des finances publiques qui le dit, le dernier budget, c'était uniquement des
hausses d'impôts. Il y a eu zéro économie, en vrai. Bon, d'abord, je vais vous dire, pardon, mais vos comparaisons, vous savez, on peut prendre plein d'autres pays. Moi, je peux vous prendre l'Autriche et la Finlande qui ont des taux de des des taux de prélèvement qui sont à peu près au même niveau que le taux de la France et qui s'en sortent mieux. Et puis, d'autres pays dans lesquels les taux de prélèvement sont plus faibles et pourtant ils sont moins riches. ? Si vous voulez que la France ait la même richesse que le Portugal, la Slovaquie, la Bulgarie, pour vous prendre des exemples concrets. la hausse d'impôts, je crois pas que c'est ce que vous Sur la hausse d'impôts, c'est vrai On pose la question à Manuel Bompard, à tous, c'est vrai que beaucoup de ceux
qui nous envoient se diront "C'est martien de se dire à un moment où il faut réduire les dépenses." On comprend bien que on était partis à 44 milliards. C'est votre point de vue. Il se trompe le Premier ministre quand il dit ? C'est ? On ne doit pas réduire les ? Aujourd'hui, le le le déficit dont on est en train de parler, supérieur à 5 % je je suis désolé, je vais répéter quelque chose mais parce que ça correspond à une réalité chiffrée. Ce déficit, il a été créé par la baisse des recettes, pas par l'augmentation des dépenses. Mais non, ce n'est pas faux. Enfin, là, pardonnez-moi mais non, ce n'est pas faux. Monsieur, ce que je vous propose là, vraiment, c'est c'est de de regarder l'évolution de la dépense publique par rapport à 2017 en proportion du PIB et
l'évolution des recettes par rapport à 2017 en proportion du PIB. Et l'écart qui a généré ce déficit de 5,4 % c'est le fait que les recettes aient baissé. Donc si vous voulez rétablir la baisse de la fiscalité, c'est pas lié à la baisse des recettes. Rétablir ces recettes qui ont été supprimées. Et ces recettes, monsieur, fiscalité choisie entre nous. Madame de Polignac voulait parler. Alors, elle est Natacha Polony, hein. Oui, il faut s'intéresser aux conditions de la production, mais donc il faut s'intéresser à ce dont ont besoin les producteurs, c'est-à-dire ceux qui produisent sur le sol français. Et si je vous cite un chiffre, c'est curieux que aucun de vous deux ne s'intéresse à cette question-là. C'est moi qui viens d'en parler, hein. Vous avez actuellement en Allemagne 80 %
de la commande publique qui va vers des entreprises allemandes. En France, c'est 15 % qui va vers des entreprises françaises. Donc le problème, c'est pas de faire une politique uniquement de la demande ou une politique uniquement de l'offre, c'est de faire en sorte de fortifier l'économie française qui produit sur le sol français pour pouvoir financer notre modèle social. Donc si vous si vous si vous taxez les entreprises et que à côté de ça, vous augmentez le coût du travail dans un univers ouvert où vous ne vous ne vous souciez pas de renforcer les entreprises, vous enrichissez Michel Édouard Leclerc et la Chine. C'est ça le résultat. Mais d'un autre côté, vous vous-même, monsieur, c'est la même chose quand vous parlez des entrepreneurs, je suis désolée, moi c'est pas les
entrepreneurs que je défends, c'est les producteurs, c'est-à-dire ceux ceux parmi les entrepreneurs qui produisent. Les entrepreneurs qui produisent quand même en France. que je vous dis et c'est ceux-là [rires] qu'il faut défendre. Mais il y a aussi des entrepreneurs qui en fait utilisent des mécanismes d'optimisation fiscale pour échapper à l'impôt, il y en a aussi. J'aimerais vous entendre, s'il vous plaît, j'aimerais vous entendre. Juste pour dire, moi je suis pas en désaccord avec ce que dit Natacha Polony. Je défends depuis des années et des années, c'est dans le programme que nous défendons ce qu'on a appelé le protectionnisme solidaire, c'est-à-dire l'idée que par exemple, il faut flécher si si c'est dans notre programme. Et qui par exemple qu'il faut flécher
qu'il faut flécher par exemple, donnons un exemple, les marchés publics, faire en sorte de favoriser les entreprises qui sont basées en France. Donc moi je suis d'accord avec ça, mais c'est pas contradictoire avec la politique de la demande, ça va avec. Mais il y a un bombard et Fabrice Le
les réseaux sociaux, d'applaudissements, beaucoup de critiques aussi, quand elle dit "Les héritages en rebond qui passent de génération en génération, vous savez, le truc qui tombe du ciel, il y a un moment où ça suffit, il faut taxer davantage les héritages." Et on ajoute un chiffre, alors évidemment ce sont pour les plus hauts héritages qui sont concernés, le la taxation peut aller jusqu'à 45 % en France, c'est beaucoup plus haut que dans tant d'autres pays. L'un et l'autre, comment est-ce que vous lisez comme exemple des impôts qui peuvent augmenter cette cette ? Fabrice Le Saché. La lecture elle est très simple, c'est que aujourd'hui on a un État qui sait pas réformer. On a une dépense publique qui est très largement inefficients. Sur en moyenne 150000 agents publics qui
partent à la retraite chaque année, dans le projet de budget, on a 3100 non remplacement, 3100. On est en urgence budgétaire. On a des agences de notation, on a des rapports de la Cour des comptes, on a la Banque de France, on a nos voisins européens parce que on est bien sympathique à parler des dépenses publiques. Mais je vous rappelle qu'on est dans la zone euro avec des voisins. Et donc nous on met nos poubelles devant la porte tous les soirs et nos voisins dans cette copropriété, ils en ont un peu ras-le-bol parce qu'ils partagent [raclement de gorge] avec nous cet immeuble et ils nous disent ça serait sympa de ranger vos vos poubelles dans le local à poubelles. Et nous on leur dit demain demain demain. Sauf que on aggrave la situation à chaque fois. Et donc aujourd'hui on perd notre
crédibilité, on perd de l'influence en Europe parce qu'on est pas capable de faire ce qu'on dit. On a des critères communs les critères de Maastricht. On ne les respecte jamais. Et pour essayer de tricher on dit on va mettre la décarbonation hors de ça, on va mettre la défense hors de ça. Aujourd'hui la Grèce qui a fait les réformes c'était un reportage dans une chaîne qui est pas très loin d'ici puisque c'était TF1 lors du JT. 30 % de taux de chômage il y a quelques années, 8 % aujourd'hui. Donc les réformes ça fonctionne. Le Portugal est en train de baisser la fiscalité, de faire des chèques à ses concitoyens. En Suisse on fait aussi des chèques aux contribuables et on le on le remercie d'avoir contribué à la solidarité nationale. Manuel Bompard Après je vais parler de l'héritage mais
franchement après c'est votre point de vue il y a pas de problème mais c'est quand même incroyable. Heureusement parce que la politique que vous défendez là qui s'appelle la politique de l'offre, pardon, c'est celle qui a l'œuvre depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir et même d'ailleurs dans un certain nombre de quinquennats précédents mais beaucoup moins que chez nos voisins européens. de 12 % à 7 % On va pas rentrer si vous voulez dans le bilan d'Emmanuel Macron mais ce qui est quand même un conseiller C'est une politique que vous demandez depuis des des années et des années à un un prédécesseur président du MEDEF sous François Hollande vous vous en ? d'emplois on en a créé 2 millions. C'est pas franchement 2 millions nets C'est incroyable. Rapport de la Cour des
comptes sur la sur le le CICE. 100000 emplois créés alors qu'il y en avait 1 million qui avait été promis. Mais on en a créé 2 millions in fine et Pierre Gattaz il a dit mais c'est pas du tout Pierre Gattaz il a dit on créera 1 million d'emplois avec un ensemble de réformes et on l'a fait. On l'a fait. Vous pouvez vous me parler essayez de me parler au dessus mais vous empêcherez pas de dire que vous promettiez à l'époque 1 million d'emplois avec le CICE compétitivité emploi il y en a eu 100000. 2 millions d'emplois. publié. pas vos analyses à vous. Ce qui a été fait par des organismes indépendants. lié que au CICE, c'est ça qu'on essaie de vous faire comprendre. de l'offre, elle nous mène dans [raclement de gorge] le mur. C'est-à-dire que les seuls les salaires
en réel ont baissé de 3 % depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir. Les seuls qui en ont profité, c'est les actionnaires. Non, mais vous voulez ? La politique de la demande et qu'on remette d'emploi de Chine et de Et vous, vous avez demandé cette politique, vous l'avez eu. Elle nous met dans le mur et vous dites "Allez encore plus, on continue, on continue dans la même direction." Monsieur Fabrice ça fait des années, excusez-moi monsieur, ça fait des années qu'on fait la Elle nous amène à la catastrophe. Excusez-moi. Ça fait des années qu'on fait une politique de la demande et qu'on privilégie le consommateur. En France, nous importons 2/3 de nos biens manufacturés. On a assassiné l'industrie de ce pays. On est passé de 20 % à moins de 10 % d'industrie. Bah à cause des
politiques à cause des politiques de la demande. courte réponse Emmanuel Bompard. Et la politique de l'offre Je sais que ça vous déplaît, mais la politique de l'offre, nous avons créé 2 millions d'emplois. Vous pouvez dire le CICE c'est que 100000, peut-être, mais Pierre Gattaz avait dit que c'était un ensemble de réformes. La réforme du marché du travail et de la fiscalité. On a réussi courte réponse s'il vous plaît Emmanuel Bompard. Vous reconnaissez que le CICE c'est seulement 100000 emplois. Selon l'analyse de l'OCDE Les deux pour le reste Pour le reste, je suis sur le sur la question que vous nous avez posée initialement parce que je crois que c'était une question sur les héritages. Je crois avoir répondu tout à l'heure sur le fait que évidemment aujourd'hui un des problèmes,
c'est que la transmission est un vecteur de propagation, le premier vecteur de propagation des inégalités en France. Donc évidemment, je suis pas en train de parler, encore une fois je le précise parce que je sais comment ce débat peut être miné, d'une personne qui a accumulé un peu de richesse, un petit bien et cetera. C'est pas de ça dont on est en train de parler. D'ailleurs, globalement ces gens-là, ils sont pour parfois exonérés de droits de succession aujourd'hui. Personne ne propose de remettre ça en cause. Ce dont on est en train de parler, c'est les très gros héritages. Et oui, évidemment les très gros héritages, ils sont pas suffisamment taxés en France et il faut les taxer davantage. Merci.
Manuel Bompard