L'interview : Eric Zemmour - 09/06
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Vous écoutez RMC, RMC, l'interview à Pauline de Valherbe. 8h33 sur RMC et BFM TV. Bonjour Eric Zemmour. Merci de venir répondre à mes questions ce matin. Vous êtes aussi un candidat à l'élection présidentielle. Vous êtes arrivé quatrième mais loin derrière Jean-Luc Mélenchon. Vous êtes aujourd'hui chef de file du parti Reconquête et vous êtes vous-même candidat aux élections législatives dans la quatrième circonscription du Var. Je précise pour que tous ceux qui nous écoutent comprennent bien. Il faut les rappeler de temps en temps qu'il y a des règles de temps de parole qui font que je peux vous parler de tout ce qui est national.
Mais si je me mets à vous parler de votre circonscription ou plutôt si vous vous mettez à en parler, ce sera très compliqué pour nous. Donc on ne parlera pas de votre circonscription. Eric Zemmour, vous avez publié une lettre aux parents français dans le Figaro. Et je voudrais vous lire. Vous citez un enfant qui dirait à ses parents en revenant de l'école ce qu'il a fait à l'école. J'ai appris que la France est un pays raciste, colonialiste, islamophobe, que c'est un pays qui était autrefois dirigé par des rois catholiques qui étaient des dictateurs. Heureusement, la révolution leur a coupé la tête. Mais depuis, les réactionnaires, les extrêmes tentent d'empêcher de progrès.
J'ai appris, papa et maman, que la chasse, la consommation de viande, toutes les traditions paysannes doivent être interdites, remplacées par des éoliennes. J'ai appris que l'islam est autant une religion française que le christianisme, que ce sont les parents des immigrés qui se sont battus pour la France en 14, en 45. J'ai appris que les femmes sont les victimes des hommes qui sont tous des violeurs. J'ai appris que je peux changer de sexe si je veux parce qu'on ne naît ni fille ni garçon. Mais vous n'avez pas honte ?
Ah non, je vous assure, franchement, c'est peut-être pas une caricature, ça ? Vous savez, ce n'est pas une caricature, mais la caricature est très utile parce qu'elle permet de montrer la réalité. C'est une formule rhétorique classique, vous savez, la caricature qu'a utilisée Voltaire, qu'ont utilisée tous les philosophes. Vous voyez, c'est une formule rhétorique littéraire qui permet de faire comprendre. J'ai eu des enfants, j'allais dire j'ai eu parce qu'ils sont grands maintenant, mais j'ai connu leur scolarité, j'ai suivi leur scolarité, j'ai vu les programmes, j'ai vu ce qu'on leur apprenait. Et je vous assure que cette caricature n'est pas très loin de la réalité.
Par exemple, pour les peuples colonisés qui auraient défendu seule la France en 14, j'ai repris moi-même, ma fille.
Seule ? Quelqu'un vous a dit seul ?
Je vous assure, regardez les cours des profs, regardez-les, regardez-les, en tout cas qu'on les mettait au premier rang et que c'était eux qui se faisaient massacrer. Vous voyez, par exemple, ça.
Est-ce qu'on a appris à vos enfants que les hommes sont tous des violeurs ?
On a appris à nos enfants que les hommes sont des prédateurs et qu'ils ont persécuté les femmes. Oui, on leur a appris toutes les semaines des notions sur le développement durable, obsessionnellement. On leur a appris sur les hommes et les femmes. Et maintenant, on leur apprend qu'on peut changer de sexe si on veut, qu'on est homme ou qu'on est femme. Il y a quand même d'innombrables histoires, d'innombrables affaires qu'on voit, que l'on m'a racontées, que je lis, sur des enfants qui rentrent et qui disent « Est-ce que je suis un garçon ? Est-ce que je suis une fille ? » Je ne l'ai pas inventé.
Mais ces questions-là, pour le coup, ce n'est pas seulement à l'école, c'est des questions que tout enfant, à un moment ou à un autre, pose.
Vous avez tout à fait raison, on se pose tous ces questions quand on est enfant, je dirais même adolescent, moi. Pas tellement enfant, mais peu importe. Adolescent, oui. Vous êtes d'accord. Là, ce sont des enfants. Et surtout, ce n'est pas la hiérarchie scolaire, vous voyez, l'administration scolaire, les professeurs, des associations qui rentrent. Parce que c'est ça que je veux condamner. Et c'est pour cela que j'ai préparé, ce serait, si j'étais élu, ma première proposition de loi pour interdire l'entrée...
Ce serait quoi, votre première proposition de loi ?
Pour interdire l'entrée des associations LGBT, féministes, antiracistes et autres, les Traoré et les Turam qui rentrent à l'école, moi, j'interdirais l'entrée de ces associations qui endoctrinent nos enfants. Voilà. Ou à l'école publique ? À l'école publique, évidemment. Je trouve que c'est scandaleux et que ça fait longtemps que je me bats contre ça. Vous vous souvenez de ma polémique déjà avec M. Blanquer contre sa circulaire pour, justement, les changements de sexe, etc. et les théories du genre. C'est la même chose. Je pense qu'avec la nomination de M. Papendail, on a encore monté un degré. C'est-à-dire que ce que subissait M. Blanquer en y étant hostile, M.
Papendail va y être favorable. Mais qu'est-ce qu'il vous le dit ? Ses écrits.
Non, mais justement, ses écrits sont finalement assez modérés quand on les lit par rapport à...
On est toujours modérés par rapport à d'autres. Vous savez, moi, on m'a fait le procès de ce que j'ai écrit il y a 10 ans, il y a 15 ans, pendant la campagne présidentielle. Donc, pardonnez-moi, permettez-moi de lire... Non, mais là-dessus, je n'en fais pas du tout le procès. Je dis juste que... M. Papendail, qui est un théoricien... Mais là, encore vous caricaturez ? Non, je ne... Vous savez, encore une fois, on voit les résultats. Moi, j'ai été très frappé de l'endoctrinement des jeunes en particulier qui votent pour la plupart M. Mélenchon ou M. Macron. D'où ça sort, ça ? Ça sort de la propagande faite à l'école. Ceux qui votent... Entre 18 et 25 ans, vous avez vu.
Ils sont endoctrinés ?
Oui, oui, beaucoup sont endoctrinés. Ils sont endoctrinés à l'antiracisme, ils sont endoctrinés au féminisme par les associations LGBT, à l'écologie. Je veux dire, il y a tout un courant progressiste, en vérité. La gauche veut que nos enfants soient des militants de gauche. Il y a aussi de très nombreux jeunes
et une grande proportion des jeunes qui votent Rassemblement National ou qui sont venus chez vous ? Est-ce que vous les avez endoctrinés ?
Non, ils ont du mérite. C'est ce que je leur ai dit. Vous savez, en vérité... Donc, il y a le bon jeune et le mauvais jeune, en fait. Non, non, non. C'est un peu comme les chasseurs avec vous. Non, pas du tout, pas du tout. Ils sont tous jeunes, ils sont tous français, ils sont tous bien. Et après, je considère, moi, qu'ils ont été endoctrinés par une école de gauche, par des médias de gauche, par des publicités de gauche. Vous savez, Reconquête, mon parti, est le parti de l'identité, de la sécurité et de la souveraineté. La première des identités, c'est quand même celle de l'enfant. La première des sécurités, vous savez, des enfants comme moi, c'est la sécurité des enfants.
Et la première des souverainetés, c'est la souveraineté des parents sur les enfants. Je voudrais, et j'avais fait campagne là-dessus, je voudrais qu'on rétablisse la distinction entre éducation et instruction. L'éducation, ce sont les parents qui doivent la donner, ce n'est pas à l'école, parce qu'elle, elle endoctrine. L'instruction, j'aimerais qu'on la donne plus à l'école, mais on ne la donne pas. Vous voyez, au lieu d'apprendre les tables de multiplication, on va vous dire, est-ce que vous êtes garçon ou est-ce que vous êtes fille ?
Au lieu de vous apprendre si Louis XIV a eu raison ou tort d'accepter le testament de l'empereur d'Espagne, on va vous apprendre que sur son fameux tableau, il a des talons rouges, ce qui est une part de féminité. C'est des choix. Et ça, vous ne pouvez pas dire que ça n'existe pas. Ce n'est même pas une caricature, ce que je viens de vous dire.
Quand vous dites, par exemple, que votre première proposition de loi, si vous étiez élu, ce serait d'interdire ces idéologies, vous dites le mot idéologie dans votre lettre. Et ces associations d'entrée dans les écoles. Comment vous allez les distinguer ? Comment vous allez décider ? Toutes les associations auront interdiction de rentrer dans les écoles ou certaines associations ? Et sur quel critère ?
Je pense aux associations politisées. Pareil, un critère honnête. Je vous avoue que je ne suis pas... Comment on sait qu'une association est politisée ? Je vais être honnête avec vous. Je ne suis pas favorable à l'entrée des associations tout court. Je pense que l'école doit être un sanctuaire et que le professeur doit faire son cours à l'abri de toutes les pressions. J'aimerais aussi qu'il fasse...
Les associations, c'est des lobbies ?
Souvent. D'accord. Souvent. Et surtout quand elles sont des associations, je vous ai dit, je vous les ai décrites. LGBT, féministes, antiracistes, etc.
Mais vous savez, il y a des associations aussi humanitaires, par exemple, qui vont dans les écoles pour inciter les enfants à faire des bonnes actions.
Je suis contre aussi. Ah bon ? Oui, par exemple, j'ai vu qu'il y avait des associations parce qu'au nom de l'humanitarisme, on fait n'importe quoi. On défend aussi la non-interdiction des frontières. Oui, l'interdiction des frontières. Il y a des associations humanitaires qui vont faire de la propagande pour les migrants, à nos enfants. Et après, nos enfants viennent nous dire qu'il faut accepter tout le monde. Ça, c'est de l'endoctrinement. Pardonnez-moi.
Les associations sur le respect de la planète, les associations sur une certaine forme de musique.
Mais c'est de l'endoctrinement aussi. D'accord. Donc tout ça, ça sort quoi qu'il arrive ? Eh oui, absolument. Moi, je veux qu'on retrouve et qu'on revienne à une école qui apprenne à lire, à écrire, à compter, à connaître l'histoire, à lire correctement français, à s'exprimer correctement français, à accéder aux grands textes sans la propagande qui va autour. Parce que ça aussi, maintenant, on ne peut plus accéder à un texte de Molière sans avoir une propagande féministe, féministe, LGBT ou que sais-je encore, ou écrit en écriture inclusive. Non ! Pardonnez-moi. Je pense que c'est un combat essentiel dans les années à venir.
À propos de l'école, il y a eu ce débat la semaine dernière avec une enquête qui a été révélée par nos confrères de l'Opinion qui disait que l'islamisation rampante, une forme de revendication, notamment dans les vêtements des enfants, se développait de plus en plus. Le président du groupe LR au Sénat, Bruno Retailleau, dit que la réponse, ça pourrait être notamment le retour de l'uniforme. Alors, il dit un uniforme pas forcément caricatural à l'ancienne, mais même un sweat aux couleurs de l'école, un jean, ça serait OK. Qu'est-ce que vous en pensez ?
J'avais proposé pendant la présidentielle le retour de la blouse. C'est évident, là aussi, c'est un symbole. Vous avez raison, ça peut être... C'est très beau, d'ailleurs, je trouve, dans les pays anglo-saxons. La petite veste aux couleurs de l'école, je trouve ça très élégant. Très chic. Dans les Antilles, d'ailleurs, aussi, ils font ça en France. Les Antilles françaises, je ne serais pas compte du tout. Vous savez, nous allons... C'est la démographie. L'islamisation du pays commence dans la rue. C'est pour ça que j'étais favorable à l'interdiction du voile. C'est pour ça que j'étais favorable à l'interdiction des vêtements islamiques, y compris pour les hommes.
Parce qu'on parle toujours des femmes. Mais il y a aussi les djellabas pour les hommes. Les hommes n'ont pas à s'habiller comme en Arabie Saoudite au 7e siècle. Voilà, s'ils veulent mettre une djellaba à la mosquée, ils l'emportent avec eux. Il n'y a pas que les femmes. On polarise toujours sur les femmes. Vous voyez, le fameux voile. Mais c'est une islamisation des paysages français. C'est volontaire, vous savez.
C'est-à-dire quoi, c'est volontaire ? C'est-à-dire que chaque enfant qui fait ça ou chaque adolescent qui fait ça porte un message ?
Bien sûr, bien sûr. Inconsciemment ou inconsciemment. Vous savez, dans les cages d'escalier, dans les HLM de banlieue, il y a beaucoup de prédicateurs frères musulmans, salafistes, qui endoctrinent les jeunes. Ça, c'est connu. Je ne l'invente pas.
Et je trouve que vous donnez le sentiment que pour vous, les jeunes n'ont pas de pensée propre.
Vous savez, quand on est jeune, on a un cerveau plus malléable. C'est connu depuis toujours. C'est pour ça que, d'ailleurs, les grands régimes totalitaires, qu'ils soient communistes, fascistes, nazis, ce sont toujours...
À partir de quel âge est-ce que vous donnez crédit d'une liberté de choix à un jeune ?
À partir du moment où il est majeur, où il est adulte. Avant, vous savez, j'ai été jeune. Moi aussi, j'ai été influencé. J'ai été influencé par l'ère du temps. On dit souvent, d'ailleurs, vous connaissez cette formule, on est plus l'enfant de sa génération que de ses parents. C'est profondément vrai. Moi, j'étais un adolescent des années 70 et je sais ce que je dois à cette époque pour le meilleur et pour le pire. Vous voyez, c'est comme ça. On est tous les produits de sa génération, de son adolescence, du milieu culturel de l'époque. Et ça, la gauche est très forte parce qu'elle endoctrine les gens. Elle crée le milieu.
Mais vous, c'est curieux de penser que la gauche endoctrinerait, mais que vous, vous endoctrineriez pas.
Moi, je... Comment vous dire ? Vous avez raison. Je ne sais pas que je ne m'endoctrine pas. C'est que je combats cet endoctrinement et donc, du coup, oui, j'essaye et je réussis parfois. Vous utilisez peut-être les mêmes armes, non ? Absolument. C'est ce que j'allais vous dire. J'utilise les mêmes armes.
Vous parlez des médias de gauche, mais vous-même, vous avez eu pendant plus d'un an, deux ans, une émission à vous de grande écoute. C'était une manière d'endocriner. Tout à fait.
Vous avez tout à fait raison. Tout à fait. Et je le revendique parce que moi, j'estime que je réarme les jeunes. Mais vous avez raison sur un point. La gauche estime qu'elle les arme idéologiquement et qu'elle les conscientise, comme on disait dans ma jeunesse. Ils ont le droit. Mais je peux avoir le droit de faire la même chose. Et je ne veux pas qu'à l'école, à l'école publique en particulier, ils puissent avoir table ouverte. C'est tout ce que je dis. Moi, je n'accède pas au programme scolaire. Je n'accède pas, vous voyez...
Un peu quand même puisque vous voulez les revoir dans un autre sens.
Ah mais par la loi. Mais sinon, parce que pour contenir une dérive que j'estime criminelle.
Éric Zemmour, il y aura aujourd'hui les suites du chaos du Stade de France puisque devant le Sénat, Didier Lallement, le préfet de police de Paris et puis le maire de Liverpool seront auditionnés. Ils vont tous les deux venir témoigner. Est-ce que vous soutenez le préfet de police de Paris ?
Je pense que l'on a eu l'art, et ça vient de M. Darmanin et des médias d'ailleurs et de la gauche ensuite, d'inventer des faux débats pour dissimuler le vrai débat.
Alors, quel est le faux débat ? Quel est le vrai débat ?
Alors, c'est très simple. Les faux débats, vous savez, c'est la thèse de l'éléphant dans la pièce. Il y a un éléphant dans la pièce, mais on ne le voit pas. Et puis tout autour, il y a des petites souris. Ça ne veut pas dire qu'elles n'existent pas, mais ce sont des petites souris. Elles sont un peu plus petites que l'éléphant et on ne parle que des petites souris. Les petites souris, je vais vous dire qu'elles sont la première. On a dit, ce sont les supporters anglais. Pauves supporters anglais qui se sont fait agresser, taper dessus, voler par des hordes barbares. Après, on a dit, c'est les méthodes de la police. Là, monsieur l'allemand mis en cause. Après, on a dit...
Le ministre de l'Intérieur, d'ailleurs, s'est excusé de l'usage disproportionné de gaz lacrymogènes.
Moi, à sa place, je me serais excusé d'avoir menti aussi éhontément sur les supporters anglais et d'avoir dissimulé qui étaient les agresseurs. Je vais y venir. Trois, après, on a dit, ce sont les gaz lacrymogènes. L'usage des gaz lacrymogènes. Vous voyez ? Tous les petits souris. L'éléphant, qui est-il ? L'éléphant, c'est que ce sont des hordes de banlieues ajoutées à des migrants qui ont agressé ces pauvres supporters anglais et espagnols qui se sont même mis ensemble, d'après les témoignages que j'ai lus dans la presse espagnole et anglaise, mis ensemble, c'est dire... Pour se protéger. Il y a de nombreux témoignages dans la presse anglaise et espagnole.
En vérité, la Seine-Saint-Denis n'est plus en France depuis longtemps. Et quel est ce... Vous savez Thierry Henry ? Vous vous souvenez de Thierry Henry, le magnifique joueur de la Coupe du Monde 98 ? Oui, il a dit... Il avait fait une interview à la télé américaine. Il avait dit « Ah, mais ne croyez pas, Saint-Denis n'est pas Paris. »
Il n'a pas dit « Saint-Denis, c'est pas la France. » Il a dit « C'est pas Paris. » Il a dit « C'est pas Paris. » Tout à fait.
Moi, je dis « Saint-Denis, c'est pas la France. » Vous avez raison, je dis ça en plus. Parce que je pense qu'aujourd'hui, et c'est la suite de votre question sur les voiles, les djellabas, les tenues islamiques, etc.
C'est vous qui faites le lien entre les deux questions.
Oui, c'est moi qui fais le lien, bien sûr. Oui, bien sûr. Avec les kebabs et autres boutiques halales et compagnie. Nous ne sommes plus avec des mœurs, avec des libertés, avec des modes de vie français.
Mais sur le gaz lacrymogène, vous dites « Bon, ça, c'est une petite souris alors qu'il y a le « big elephant in the room » comme on dit en anglais. » Mais pardon, quand même, quand vous voyez que, bah oui, il y a des supporters pchites, on utilise le gaz lacrymogène. Il y a un mouvement de foule à la gare de l'Est parce qu'il y a des gens qui, les malheureux, n'ont pas eu leur train parce qu'il y a des problèmes sur les rails et qui se retrouvent bloqués avec des mouvements de foule devant et hop, shit, on utilise le gaz lacrymogène. Il y a quand même un problème, non ?
Je vous ai dit qu'il y a des souris et un éléphant.
Mais les souris, c'est un problème quand même. Absolument. D'accord.
Ça existe. Je ne vous dis pas que ça existe. Je ne vous dis pas qu'on ne peut pas réfléchir sereinement. Mais le sujet majeur, c'est une nouvelle population, un nouveau peuple qui est de plus en plus nombreux, qui est de plus en plus puissant, qui est de plus en plus violent et qui tient des quartiers, des régions, des départements, des villes de plus en plus nombreuses. C'est ça le sujet. Voilà. Et d'ailleurs, c'est la grande leçon de cette présidentielle.
Mais justement, vous avez dit tout à l'heure, spontanément, c'était votre formule, vous avez dit, c'est pour ça que j'étais contre le voile, c'est pour ça que j'étais, comme si vous en parliez au passé.
Non, je voulais dire pendant la présidentielle. Je voulais dire pendant la présidentielle, c'est pour ça que j'avais proposé, maintenant je continue à proposer la même chose. Je ne suis plus candidat à la présidentielle. C'est pour ça que je disais j'étais.
Et on verra si les Français votent pour vous, on y reviendra. Mais sur cette question à nouveau de la police, Jean-Luc Mélenchon a eu cette formule, il a dit la police tue factuellement, techniquement, après ce refus d'obtempérer dans Paris, entre samedi et dimanche, de fait, la police a tué.
La police a tué parce que c'est la police qui est tuée. Depuis le début de l'année, il y a eu trois morts de policiers pour des refus d'obtempérer. il y a plus de 100 agressions par jour, vous m'entendez à Pauline de Malherbe, par jour, de policiers, de gendarmes et de pompiers. C'est la police qui est agressée, c'est la police qui est un gibier, c'est la police qui est en permanence harcelée par des voyous qui n'ont absolument pas peur d'elle. Moi, vous savez, je pense que j'étais, vous allez me dire encore que j'ai dit j'étais, donc je suis. J'ai fait deux propositions pendant la présidentielle. Non, monsieur, ça me frappe. Non, non, mais vous avez raison.
Vous avez raison,
je respecte la concordance des temps, c'était au passé, maintenant c'est au présent, mais c'est la même chose, vous avez raison, je propose la même chose. Et pendant la présidentielle, je continue de proposer la même chose, c'est-à-dire, un, la prévision de la présomption de légitime défense, c'est-à-dire que les policiers auront tous la présomption de légitime défense.
Aucun des policiers, là en l'occurrence, n'est finalement ressorti avec, ils ne sont pas mis en examen. Très bien.
Et deux, je suis pour ce que j'ai appelé, encore une fois, pendant la présidentielle et que je continue d'appeler sur le modèle suisse, la défense excusable pour les policiers et pour les citoyens. Maintenant, pour monsieur Mélenchon. En vérité, monsieur Mélenchon s'est transformé en rappeur qui chante « nique la police ». Pourquoi ? Il faut bien comprendre pourquoi. Il ne fait rien au hasard, monsieur Mélenchon. C'est parce qu'il a analysé qui a voté pour lui. D'ailleurs, qui il est allé chercher. Qui a voté pour lui ? 69% des musulmans ont voté Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle au premier tour.
Ajoutez à cela un peuple d'étudiants de gauche, d'extrême-gauche, de sociologue, de sociologue, etc.
Vous avez réfléchi pourquoi est-ce que ces 69% de musulmans dont vous parlez avaient été votés et en l'occurrence votés Jean-Luc Mélenchon ?
Je vais vous dire pourquoi. Tout simplement
parce qu'ils ont réagi à vous aussi. Ah bon,
mais pourquoi ils n'ont pas voté pour Mme Hidalgo ?
C'est ce qu'ils disent tous d'ailleurs. Très bien,
ils ont réagi à moi.
Ils disent qu'ils ont réagi à vos propos et que pour la première fois vous les avez poussés dans les urnes en quelque sorte. Très bien. Vous avez peut-être créé un vote musulman. Très bien,
ils ont réagi à moi. Je vous rappelle que... Attendez, je vais vous répondre. J'entends la critique. Je vous rappelle
que c'est la remarque de la plupart des sondeurs et des études.
Pourquoi n'ont-ils pas voté pour Mme Hidalgo qui me tapait dessus à bras raccourcis ? Pourquoi n'ont-ils pas voté pour M. Jadot ?
Oui, après... Alors moi,
je vais vous dire pourquoi.
Il a lui-même
ensuite attiré ce vote que vous avez créé. C'est parce qu'il y a deux ans, il y a trois ans, il a manifesté contre l'islamophobie et qu'il a défendu, il a attaqué la laïcité, il a défendu l'islam. C'est pour ça qu'ils ont voté pour lui. C'est un vote ethnico-religieux et qui se transforme en vote politique. De toute façon, c'est normal parce qu'en cas d'islam, la religion est éminemment politique. Donc, si vous voulez, il y a un peuple islamo-gauchiste au sens propre du terme musulman et gauchiste. Je laisse à ces pauvres gauchistes, à ces pauvres militants LGBT et féministes le destin qui les attend si leurs alliés musulmans prennent le pouvoir.
Votre destin à vous, Éric Zemmour, 550 candidats, les projections vous donnent au mieux un à deux élus. Est-ce que vous ne redoutez pas de finir comme Florian Philippot ou Nicolas Dupont-Aignan ?
Écoutez, ce sont des gens éminemment respectables. Je n'ai pas fini pour M. Mélenchon mais j'imagine qu'on n'a pas le temps. Je pense qu'il est le chantre d'un nouveau peuple. D'ailleurs, il le dit lui-même. Il parle de tiers-États. Dans l'histoire de la Révolution française, le tiers-État, c'est le peuple français qui exécute et qui guillotine les aristocrates et les prêtres. Et ce nouveau peuple islamo-gauchiste, pour M. Mélenchon, c'est le nouveau peuple français. Donc moi, vous avez pu finir sur Jean-Luc Mélenchon. Et moi, je fais la transition avec votre question.
Moi, je veux défendre le peuple français, l'ancien peuple français, celui qui était là depuis mille ans et à qui se sont agrégés des vagues d'immigration italienne et tous ceux qui se sont assimilés à lui. Je dis bien assimilés et non pas intégrés. Donc, moi, mon destin personnel là-dedans, c'est justement de sauver ce peuple français du grand remplacement. Vous savez, on peut être un, on peut être tout seul et imposer ses thèmes. M. Mélenchon n'est pas majoritaire et il impose ses thèmes. J'ai imposé pendant la présidentielle le thème du grand remplacement et j'étais. Donc, je continuerai à imposer mes thèmes d'une manière ou d'une autre, élu ou non. Exactement.
Mais si je suis élu, je serai beaucoup plus fort et je pourrai ainsi montrer à l'Assemblée nationale la défense de mes thèmes et des occupations des Français. Éric Zemmour,
merci d'avoir répondu à mes questions ce matin à la tête du parti Reconquête et candidat, je le disais, aux élections législatives dans le Var, 8h54 sur la MCB FM TV.
Éric Zemmour