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InterviewRMC — Apolline Matin (sur Podcast)· 27 août 2026 7 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesRetraitesInstitutions & élections

L'invité d'Apolline Matin : Face à l’urgence économique, quelles sont les propositions du RN ? - 27/08

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:41FerméeRéponse directe

    Vous revenez à la retraite à 62 ans, oui ou non ?

  • 1:42OuverteRéponse directe

    Les droits de succession, c'est en train de redevenir un marqueur de gauche, de droite ?

  • 3:11RelanceRéponse partielle

    Où est-ce que vous allez chercher des recettes supplémentaires ?

  • 4:33OuverteRéponse directe

    Sur les retraites, vous dites qu'on ne touchera pas aux retraites, y compris pour les retraites les plus élevées. C'est-à-dire l'idée du gouvernement aujourd'hui de dire qu'il va falloir désindexer les retraites les plus élevées. Vous n'êtes pas d'accord avec ça ?

  • 5:31FerméeRéponse directe

    Est-ce qu'il faut interdire les milliardaires ?

  • 5:50OuverteRéponse directe

    Vous dites qu'on n'est pas droite, qu'on n'est pas de gauche, si on veut, je croyais que vous étiez au moins de droite, mais il y a quand même une question sur l'identité du RN.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:07PrésentateurFait
    « C'est-à-dire 42 annuités pour obtenir sa retraite. »
  • 1:13PrésentateurFait
    « Et un âge légal de départ à la retraite de 62 ans. »
  • 2:00PrésentateurFait
    « Et cette proposition d'alourdissement de l'impôt sur les successions, et de manière générale, l'impôt sur les successions et les donations, est un impôt immoral, un impôt contre-productif. »
  • 2:26PrésentateurFait
    « Dans les années 60-70, c'est la période où le patrimoine était issu le moins possible de l'héritage. »
  • 2:32PrésentateurChiffre
    « Et bien, précisément, à cette époque, les droits de succession étaient la moitié, étaient deux fois plus faibles qu'aujourd'hui. »
  • 4:09PrésentateurFait
    « les dépenses liées à une fraude fiscale et sociale qui est complètement hors de contrôle »
  • 4:16PrésentateurChiffre
    « une contribution nette à l'Union européenne qui est de 10 milliards alors que les trois quarts des pays de l'Union ont eu une ristourne. »
  • 4:29PrésentateurChiffre
    « aujourd'hui, nous sommes le deuxième contributeur et nous sommes le dixième pays européen de PIB par tête. »
  • 4:52PrésentateurChiffre
    « Vous savez comment ça rapporte, ça, sur les retraites les plus élevées ? 3 milliards. »
  • 5:15PrésentateurChiffre
    « Si on réduit de moitié la contribution nette à l'Union européenne, on fait 5 milliards d'économies dès la première année. »
  • 5:19PrésentateurChiffre
    « Si on fait 10% d'économies sur le budget global des agences de l'État, on fait 7 à 8 milliards d'économies dès la première année. »
  • 6:53PrésentateurChiffre
    « on propose à chaque budget un contre-budget, où il y a 50 milliards de baisse des dépenses, et 30 milliards de baisse d'impôts. »

Temps de parole

  • Présentateur64 %
  • Invité22 %
  • Invité politique8 %
  • Invité 26 %

≈ 8,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC. RMC. Jusqu'à 9h. Apolline Matin. Apolline de Malherbe.

0:12
Invité

Il est 7h41 et vous êtes bien sûr RMC et RMC Story, l'économie et la politique. On sent bien que c'est ça qui domine en cette rentrée. Marine Le Pen et six autres candidats à la présidentielle répondront aux questions des patrons cet après-midi. Ils seront face au MEDEF. Bonjour Franck Alizio. Bonjour. Merci d'être dans ce studio ce matin. Vous êtes député Rassemblement National des Bouches du Rhône. L'économie, est-ce que ce n'est pas le point faible de Marine Le Pen ? Il y a des points sur lesquels on n'a vraiment toujours pas complètement la réponse. Vous revenez à la retraite à 62 ans, oui ou non ?

0:44
Présentateur

L'économie c'est le point fort aujourd'hui. C'est le point faible des macronistes. C'est le point faible de ceux qui ont mis la France dans le mur depuis 15 ans. Le socialo-macronisme, c'est le point faible évidemment de l'extrême-gauche LFI. Le positionnement sur la retraite est clair. Il y a celui réaffirmé, il n'y a pas plus tard que cet été, par Marine Le Pen lors de la conférence de sa candidature le 7 juillet. C'est-à-dire 42 annuités pour obtenir sa retraite. Et un âge légal de départ à la retraite de 62 ans. Sauf qu'il y aurait, comment dire, quelque part un statut spécial pour ceux qui ont commencé à travailler à 17 ans, 18 ans, 19 ans, très tôt.

Et qui ont des métiers difficiles la plupart du temps. Et qui auraient 40 annuités et qui pourraient partir à la retraite. À ce moment-là, à condition d'avoir ces 40 annuités.

1:37
Invité

Les droits de succession, c'est en train de redevenir un marqueur de gauche, de droite. Là-dessus, vous êtes de gauche ou vous êtes de droite ? C'est-à-dire que vous êtes plutôt du côté de la gauche qui dit, aujourd'hui, il faut augmenter les droits de succession. Voire même, la CFDT dit, d'accéder le premier euro. Ou alors, est-ce qu'à l'inverse, vous êtes comme Bruno Retailleau qui dit, je vais baisser les droits de succession ?

1:57
Présentateur

On est ni de gauche ni de droite, on est pour la France et pour les Français. Et cette proposition d'alourdissement de l'impôt sur les successions, et de manière générale, l'impôt sur les successions et les donations, est un impôt immoral, un impôt contre-productif. Écoutez, juste un rappel. Dans les années 60-70, c'est la période où le patrimoine était issu le moins possible de l'héritage. C'est-à-dire qu'on bâtissait soi-même.

2:22
Invité

On pouvait encore bâtir véritablement et monter dans les champs sociaux.

2:26
Présentateur

Et bien, précisément, à cette époque, les droits de succession étaient la moitié, étaient deux fois plus faibles qu'aujourd'hui. Et pourquoi on pouvait constituer un patrimoine sans l'avoir hérité ? Parce que l'impôt sur le revenu du travail était deux fois plus faible également. C'est parce qu'aujourd'hui, les Français sont massacrés. Lorsque les Français épargnent, c'est pour payer les impôts aujourd'hui. Tout simplement, ce n'est pas les droits de succession qui rendent plus juste. C'est le fait de pouvoir s'enrichir par son travail.

2:55
Invité

Un bât d'augmentation des droits de succession.

2:57
Présentateur

Une baisse des droits de succession. C'était déjà dans le programme de Marine Le Pen en 2022. Une baisse des droits de succession. C'est-à-dire que l'abattement, ce que l'on peut donner à chaque enfant, sera augmenté. Ce que l'on peut donner à chaque petit enfant sera augmenté.

3:09
Invité

Alors, moi, ce qui m'inquiète dans votre programme, c'est qu'effectivement, dans la colonne, moins d'impôts, baisse des taxes, etc., il y a beaucoup de choses, mais on est dans une situation au niveau des finances publiques qui est quand même assez catastrophique. Où est-ce que vous allez chercher des recettes supplémentaires ? Est-ce qu'il y a des impôts qui, par contre, eux, vont augmenter ? Ou bien est-ce que vous prévoyez des réductions de dépenses publiques drastiques ?

3:31
Présentateur

On va s'appliquer à nous-mêmes ce qu'on demande au gouvernement d'appliquer depuis 2022. C'est-à-dire zéro augmentation d'impôts, des baisses d'impôts qui sont déjà annoncées, vous le savez, sur la TVA, sur les impôts de production, sur les droits de succession et de donation. Et puis, on ne fera pas des économies là où les autres veulent faire des économies. On n'ira pas chercher l'argent dans les poches des Français et pas dans les poches des retraités.

On ira sur des économies qui sont des vaches sacrées aujourd'hui et depuis des dizaines d'années en France, c'est-à-dire les dépenses liées à une immigration non maîtrisée, les dépenses liées à une fraude fiscale et sociale qui est complètement hors de contrôle, une contribution nette à l'Union européenne qui est de 10 milliards alors que les trois quarts des pays de l'Union ont eu une ristourne. Et nous ne l'avons pas eu. Aujourd'hui, nous sommes le deuxième contributeur et nous sommes le dixième pays européen de PIB par tête.

4:33
Invité

Sur les retraites, Franck Alizio, vous dites qu'on ne touchera pas aux retraites, y compris pour les retraites les plus élevées. C'est-à-dire l'idée du gouvernement aujourd'hui de dire qu'il va falloir désindexer les retraites les plus élevées. Vous n'êtes pas d'accord avec ça ?

4:50
Présentateur

Vous savez comment ça rapporte, ça, sur les retraites les plus élevées ? 3 milliards.

4:53
Invité

3 milliards, exactement, c'est ce que j'allais dire.

4:54
Présentateur

Si on part du principe...

4:57
Invité

En ce moment, chaque milliard est bon.

4:59
Présentateur

Oui, mais si on part du principe, comme beaucoup de pays en Europe, qu'il faut un certain nombre d'années de présence et de travail sur le territoire français pour toucher des aides non contributives, nous faisons 6, 7, 8 milliards d'économies dès la première année. Si on réduit de moitié la contribution nette à l'Union européenne, on fait 5 milliards d'économies dès la première année. Si on fait 10% d'économies sur le budget global des agences de l'État, on fait 7 à 8 milliards d'économies dès la première année. Ce sont des choix politiques.

5:31
Invité

Est-ce qu'il faut interdire les milliardaires ?

5:33
Présentateur

Non, bien évidemment. Vous savez, la différence entre la gauche chez nous et l'extrême gauche chez nous, c'est qu'eux veulent moins de riches, nous voulons moins de pauvres.

5:42
Invité

Moins de riches, vous voulez moins de pauvres ?

5:44
Présentateur

Non, ils veulent moins de riches, nous voulons moins de pauvres. C'est une grande différence. Quelqu'un qui réussit, réussit aussi pour son pays.

5:50
Invité politique

Monsieur Yeo, je comprends bien que quand vous dites qu'on n'est pas droite, qu'on n'est pas de gauche, si on veut, je croyais que vous étiez au moins de droite, mais il y a quand même une question sur l'identité du RN. En tout cas, c'est une question que je me pose quand j'écoute vos représentants parler. À part Jean-Philippe Tanguy ou quelques représentants, il y a un discours social que vous essayez de dissimuler, si je puis dire.

C'est-à-dire que vous passez beaucoup de temps à essayer de rassurer les entreprises, rassurer le monde, entre guillemets, libéral, je le dis au sens économique du terme, et dans le même temps, la mesure qui le fâche le plus, à savoir les retraites, vous ne voulez pas y toucher, et en général, vous ne touchez pas aux mesures sociales. Donc vous passez votre temps à essayer de dire que vous êtes pour l'entreprise, favorable au libéralisme, et dans le même temps, vous ne modifiez strictement rien. Donc c'est quoi votre identité réellement sur ce sujet ?

6:28
Présentateur

Il n'y a pas besoin pour rassurer les entreprises, il n'y a pas de contradiction à libérer les entreprises, à baisser les impôts sur les entreprises, tout en gardant un modèle social.

6:40
Invité

Vous remarquerez quand même que vos adversaires de droite vous traitent de socialistes, et à leurs yeux, c'est évidemment un gros mot.

6:48
Présentateur

Oui, vous comprenez bien que depuis 5 ans, on propose à chaque budget un contre-budget, où il y a 50 milliards de baisse des dépenses, et 30 milliards de baisse d'impôts. Je ne vois pas quel parti de gauche fait une telle proposition, je ne vois même pas quel parti pseudo de droite comme l'LR, puisque l'LR ont fini par approuver le budget calamiteux des dernières années.

7:08
Invité

Et on écoutera évidemment Marine Le Pen ce soir, elle sera avec 6 autres candidats à l'élection présidentielle, je le disais, face au patron.