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interviewEurope 1 (sur YouTube)· 10 septembre 2026 3 min

Les cyberattaques : l’Etat irresponsable

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Bon réveil. Merci d'avoir choisi Europe 1 avec Dimitri Pavlenko 7h19. Bonjour Agnè Verdier Moligier. Bonjour Dimitri. Bonjour à tous. Dans l'actualité, on va dire un peu de second rideau. Il y a la prolifération de cyberattaque en France. J'ai découvert un site la French Bridges. On est à plus de 1000 cyberattaques en France depuis le début de l'année, ça fait plus de trois par jour. Et on en apprend d'ailleurs toutes les semaines aussi un peu plus sur celle qui a frappé Bery. C'est pas très glorieux hein. Et oui he selon une note de la commission des finances du Sénat, l'attaque a conduit entre autres hein au vol de données fiscales d'environ 350000 particuliers et presque le même nombre d'entreprises. C'est grave hein parce que l'État impose aux citoyens par la

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loi sans son consentement de lui livrer une part considérable de son intimité hein. Son compte bancaire, son adresse, le montant de ses revenus. Et depuis 2018 et la mise en place de la fameuse RGPD he toutes les personnes morales sont extrêmement contraintes sur les données personnelles. Consentement des personnes, réutilisation, conservation, tout est encadré. En cas de manquement, alors l'amende peut aller jusqu'à plusieurs millions d'euros. Alors, c'est quand même incroyable que cette cyberattaque qui a été vraisemblablement menée par de très jeunes pirates euh alors que les services informatiques de Bery sont plétorique. Et oui, les services informatiques de Bercy compte environ 5000 agents et une centaine pour la cybersécurité. Bah cybersécurité qui est loin d'être

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optimale hein parce que là on le voit dans la note du Sénat depuis la crise sanitaire les agents de la DGFIP ont été autorisés à se connecter depuis leurs terminaux personnels pour des usages considérés comme moins sensibles, he messagerie professionnelle ou agenda, mais ce sont ces accès qui ont permis aux pirates d'intervenir sur les données personnelles. Les responsabilités de l'État est préoccupante. Privilégier le télétravail des agents plutôt que la sécurité des données alors qu'il y a des milliards de données qui sont détenu sur les ménages et les entreprises par Ber. Bah, ça relève de la faute grave. Mais alors, est-ce que l'État va être sanctionné justement ? Va-t- l'État va-t-il se sanctionner lui-même ? Et ben, c'est là où le bas blesse hein

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Dimitri hein pour l'État. point d'amende en matière de fuite de données. L'État est dans une situation de quasi immunité, hein. En effet, hein, si le traitement compromis est mise en œuvre par le ministère lui-même, la fuite n'est pas sanctionnable par l'ACNIL, hein. En l'occurrence, ici, c'est la multiplication des canaux d'accès qui ont permis aux pirates de s'infiltrer avec les identifiants d'agents de la DG FIP, donc pas de sanction. Ben, c'est pas normal, hein. Tout ministère qui fait fuiter des données personnelles, hein, même à son insue, et bien devrait être taxé sur son propre budget et sanctionné. Ben, ce n'est pas le cas au nom de ce qu'ils appellent la circularité. L'État ne se taxe pas lui-même, ne se met pas d'amende à lui-même. Ben, ça n'a pas de sens.

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S'il y avait eu un prestateur, un prestataire tiers privé, là on va chier. Lui, on lui aurait tapé sur les doigts. Absolument. Là, il aurait l'amende directe. Signature au repint Agnè Verdier Molig. Merci beaucoup Agnès.