Mélenchon, Besancenot et Autain, il y a 15 ans
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse partielle
Le capitalisme fait une forme d'unanimité contre lui. Comment expliquer que ça ne se traduise pas dans les urnes ?
- 0:57OuverteRéponse partielle
Pourquoi les anticapitalistes ne donnent-ils pas le ton aujourd'hui dans le champ politique ?
- 1:30OuverteRéponse directe
Quelles propositions politiques ont progressé depuis 10 ans ?
- 2:04OuverteRéponse directe
La répartition des richesses est-elle un sujet défendu par le PS ?
- 2:37OuverteRéponse directe
Faut-il une politique de rupture vis-à-vis du système pour contrer l'extrême droite ?
- 3:17OuverteRéponse partielle
Faut-il une seule gauche unie pour les élections ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Fait
« Le capitalisme fait une forme d'unanimité contre lui. »
- 0:15Fait
« On commence par pourchasser tout ce qui s'y oppose et ça en ce moment on est en plein là-dedans. »
- 0:15Fait
« Criminalisation d'action syndicale et cetera. »
- 0:57Fait
« Beaucoup de gens sont contre le fait qu'il y a des pauvres. On peut dire que la majorité des gens pauvres toujours le rapport avec le fait qu'il y a des riches. »
- 2:04Chiffre
« Les 10 % du PIB qu'il faut aller récupérer enfin ce qu'ils nous l'ont voloué. »
- 2:37Fait
« Une des raison du succès de Marine Le Pen, c'est ça. C'est j'étais pas dans le système, moi je suis en dehors. »
- 4:24Promesse
« Il faut être une politique de rupture vis-à-vis du système. »
- 4:59Chiffre
« Nous sommes à peine 8000 adhérents, donc on se prend pas pour plus que ce qu'on est. »
- 5:44Fait
« La stratégie du rassemblement, elle s'imposait. »
- 8:15Promesse
« Je n'irai dans aucun autre gouvernement que dans celui que je dirigerai. »
- 9:35Promesse
« Je n'irai dans aucun autre gouvernement que dans celui que je dirigerai. »
- 10:19Fait
« Les médias politiques sont sur la deuxième peau du système. C'est un appareil à normaliser les têtes. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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Le capitalisme fait une forme d'unanimité contre lui. Comment on explique que ça se traduise pas de manière évidente et dans les urnes et dans bah c'est c'est pardon c'est aussi mieux que le monde et que la lutte sociale hein. La la force de maintien de l'ordre du système elle est gigantesque. Ça commence par les mesures les plus brutales à un bord. C'estàdire on commence par pourchasser tout ce qui s'y oppose et ça en ce moment on est en plein là-dedans. Criminalisation d'action syndicale et cetera. Il y a il y a il y a cette première force, mais après il y a la force plus moins visible euh qui est celle de l'idéologie dominante qui est propulsée par des vecteurs d'idéologie qui font penser qu'on peut rien faire, que ma fois comme c'est là ça a toujours été, ça sera
toujours ou bien il y a pas que du mauvais puis on brise la compréhension. Par exemple, beaucoup de gens sont contre le fait qu'il y a des pauvres. On peut dire que la majorité des gens pauvres toujours le rapport avec le fait qu'il y a des riches. Pour eux c'est pas pareil. Ah bah s'il y a des riches, bon ça c'est la liberté mais c'est il y en a marre qui a dépuvent. C'est-à-dire que la conscience de la nature du système, elle est pas là et puis il y a les grands appareils qui servent à reproduire ça tous les jours. Oui, justement il y a une il y a une situation spécifique. Enfin, alors qu'il y a une prise de conscience grandissante des méfetés du capitalisme, le moins qu'on puisse dire c'est que c'est pas les anticapitalistes. Alors, tu as vu dans quel état on est ?
Non, mais je d' C'est pas les anticapitalistes qui aujourd'hui donnent le là dans le champ politique, dans le champ des idées et cetera. Donc la question c'est pourquoi et qu'est-ce qu'on fait sur le terrain des idées ? a des processus on parler du terrain des idées d'ailleurs mais je pense que il y a des idées aujourd'hui qui sont défendues ou débatt une fois de plus qui étaient absolument indébattable. Oui mais moi je parle de ça je parle je te dis juste sur le terrain politique en fait. Oui je parle sur le terrain politique là. Je parle de propositions politiques qui ont fait leur petit bonhomme de chemin. Voilà, par rapport à Nost qu'il y a 10 ans et qui ont été pris un nouveau la répartition des richesses, les 10 % du PIB qu'il faut aller récupérer enfin ce qu'ils nous l'ont
voloué, la question des écarts de salaires et cetera tous ces trucs plus ou si ce traitant il y avait on était combien à le défendre ? personne aujourd'hui compris au PS tu as des gens qui a voilà des militants des candidats au primaires qui commencent à à bon pour répartir de l'idée ça ça nous fragilise non moi je pense que ça nous renforce si on est conscient de ces enjeuxl ça veut dire que notre responsabilité commune c'est premièrement de pas de de pas tergiverser c'està-dire que quand on a un ennemi fasciste et populiste d'extrêmeorate on unifie nos forces dans la résistance parce qu'on a l'histoire qui vient nous apprendre ce que ça donne à la fin et deuxièmement il faut que la gauche assure du coup là c'est la discussion des fait un programme de
rupture mais de rupture pas simplement dans les revendications, c'est il faut être une politique de rupture vis-à-vis du système. La question qui se pose, c'est de mettre à bas ce système là parce que une des raison du succès de Marine Le Pen, c'est ça. C'est j'étais pas dans le système, moi je suis en dehors et c'est ça qui est terrible. Et si à gauche entre guillemets, on n pas un flanc sur des bases anticapitalistes et également antisystème, alors on va au devant de grosses déconfuis. C'est toute la discussion qu'on a. C'est toutes les D'où d'où mon insistance un peu lourdinue en effet à insister sur le processus du bas du bas du bas et du bas encore du bas en tout cas ce qui revient beaucoup c'est l'idée que ça peut pas primer sur l'urgence de la situation et
la nécessité à ce que euh tous ceux qui critiquent le système et qui critiquent le capitalisme se retrouvent euh pour faire une union qui soit notamment en 2012 mais pas seulement qui soit durable. Qu'est-ce que tu réponds à du bas ? J'entends même un autre message plus clair hein, c'est qu'il faut que vous soyez tous unis sur tous les points compris avec le PS. Si tu vas au bas au bas du bas aujourd'hui ce que j'entends au boulot c'est dire faudrait qu'il y ait qu'une seule gauche. Bon prend que ça règle pas tous les problèmes parce que pour moi il y a pas qu'une seule gauche par exemple. Bon ceciant il y a un appel militaire qui est tout à fait légitime et si on le transpose sur les éches électorales pour parler moi très clair je continue à penser et je pense
que l'arrivée de Stroscan au fur et à mesure ne fait que renforcer l'idée qu'il y a deux grandes orientations politiques à gauche. Ouais. Une sociale libérale peu importe les les voilà mais l'idée c'est que quelque part l'économie de marché c'est l'horizon indépassable. Il faut mettre une pincée sociale et d'environnemental. Mais c'est ça. Et il y a une autre qui veut en sortir. Voilà. Et il y a pas que le NPA dans cette famille-là, c'est évident mais il y a pas que des parti dans cette famille-là. Il faudrait qu'il y a une candidature de rassemblement anticapitaliste qui soit capable d'exprimer la radicalité du mouvement social. Voilà. Et pour ça, il faut un programme, il faut discuter des alliances, il faut discuter de ce que ça signifie par rapport au système. Et puis
il faut être conscient aussi que du point de vue du casting, d'ù l'idée que tu sois pas candidat par exemple, il faut pas que ça soit le tête de fil d'un parti politique parce que justement l'unité c'est pas le ralliment. Peut-être qu' là la nuance voir la la le désaccord entre nous plus qu'entre le haut et le bas, c'est pour moi c'est pas simplement l'implication, c'est le contrôle. C'est pas que l'implication, c'est le contrôle populaire sur le pouvoir. Voilà. Et du coup ça ramené aujourd'hui dans nos tâches militantes, je pense que le les les réunions entre nous, on en a fait 10000, ça marche pas. Alors chacun aura son explication pour faire le film, ça a aucun intérêt. En tête à tête entre parties, ça ne marche pas. Entre les cas, entre les nôtres, ça ne marche pas sur le les bases
programmatiques, sur le fond programmatique qui semble pas euh qui a une des divergences si importantes que l'on soit obligé de moi c'est ce que je crois. Je crois que euh toutes nos discussions du passé le montrer évidemment que les gens sont pas identiques, pas de soi, euh qu'on voit tel ou tel point d'une manière différente. Peut-être que d'autres mots doivent être ajoutés à ceux qui existent mais aucun à mon avis ne justifie qu'on soit pas ensemble. Nous nous sommes un petit parti. Nous avons quitté pour certains d'entre nous le Parti socialiste, d'autres venaient d'ailleurs, d'autres ont quitté les verts et ensemble nous faisons le parti gauche. Nous sommes à peine 8000 adhérents, donc on se prend pas pour plus que ce qu'on est. Et on n'est pas les seuls dans ce cas-là, il y a plus
petit que nous, hein. Bon, donc la stratégie du rassemblement, elle s'imposait. Voilà pourquoi on a commencé tout de suite avec le Front de gauche aux élections européennes. On arrive aux élections régionales et on continue la discussion. C'est pas simple du tout la discussion sur les régionales. Pourquoi ? justement parce qu'il y a 21 régions et par conséquent c'est pas par hasard qu'il y a un émettatement pareil de de de l'expression de la de la volonté populaire. Il y a des situations différentes. Donc des camarades disaient on peut pas être dans les exécutifs. D'autres disaient si il faut y être. Mais cette discussion, elle a pas eu lieu qu'entre le NBA et le front de gauche. Elle a eu lieu aussi à l'intérieur du Front de gauche. Bon, ça a été fait dans trois régions.
Pays du l'affaire a mal tourné dans la mesure où trois fédérations communistes ont quitté en cours de route le l'attelage. Ça a été fait dans les RAUs, on était ensemble. Mais là, en cours de route, nous avons reçu un un Scud qui était de de russe du Parti socialiste. Et ça a eu lieu dans le Limousin où là nous avons été au bout d'une logique et fait la preuve de notre loyauté. puisque nous étions ensemble le premier tour, on a presque fait 14 % he tous ensemble Front de gauche et NPA. Et au deuxème tour, quand les socialistes sont exigés comme préalable à la discussion qu'on sorte de la liste des élus les NPA, nous on a fait le choix que il n'en était pas question, que comme on était, on se on se on se gouvernait et nos camarades tous ont décidé de se maintenir au deuxème tour
et on a fait 20 %. De la même manière, je dis aujourd'hui, on devrait être ensemble et puis on fait confiance aux camarades. Localement, nos partis ne sont pas dissous par le fait qu'il y a un front et comme ça, on construit une force politique. Tu as raison, ça peut pas être le ralliment mais nous on peut pas aller signer un papier où tout ce que tu dis est bien et où moi je m'amende parce que tu descends de temps à autre à dire "C'est bien, tu as avancé Jean-Luc." Bon très bien, OK, j'avance, je fais ce que je peux mais il faut admettre que les autres sont pas toujours tous du même point de vue et que il faut le supporter que les gens soient pas du même avis. La question de la candidature. Oui. Alors, mais personne ne écoutez, soyons clair, c'est une affaire qui nous
met tous mal à l'aise. Pourquoi ? Parce que aucun d'entre nous n'est d'accord avec ce qu'est le le régime de la la 5e République. Comment une variété pareille de mouvements pourra être représenté par une personne ? Donc la question n'est pas que une personne représente tout le monde, c'est que nous soyons capable de proposer un candidat qui met en place une structure, des moyens, un combat, un programme qui est un collectif. Donc euh moi je plaide et je continuerai à plaider pour cette idée que si nous faisons ensemble euh nous nous réussirons quelque chose d'extraordinaire qui donnera un signal à toute l'Europe. Pour avoir assisté au congrès du NPA, il y a au moins deux questions sur lesquelles euh en j'ai entendu en tout cas de la voix sur autour de de la
possible candidature. La première c'est ton rapport à l'amité rendi et ta participation au gouvernement Joseppin qui revient en force justement pour incarner cette autre gauche et la deuxième qui est quel positionnement par rapport à un gouvernement potentiel ? Tu tu l'as dit mais est-ce que sur ces deux points on a l'échange oui, c'est ce qu'il y a de plus facile pour moi. Je suis consterné qu'on ne qu'on entende jamais ma réponse. Enfin quand même, vous avez quelqu'un qui vient du mouvement socialiste, qui est rond avec qui écrit un bouquin de 350 pages pour expliquer sur tous ces sujets, ça s'appelle enquête de gauche. Pas seulement pourquoi moi ma précieuse personne a rompu avec tout ça, mais pourquoi tout ça est devenu comme ça ? pas simplement parce que c'était des
traites depuis toujours, c'est comment le mouvement socialiste, tel que je le connaissais a raté la marche, a été incapable de proposer une alternative quand le capitalisme s'est transformé et comment il a fini par sombrer dans ce qu'est aujourd'hui le Parti socialiste européen et la social-démocratie européenne qui prend des proportions que jamais de son histoire il y a eu. Donc mon passé c'est un un rapport critique à mon passé mais comme un être humain, qu'est-ce qu'il faut que je fasse ? Que je me flagelle ? Que je signe des papiers ? Je demande pardon ? Non mais attends parce que je trouve qu'il y a un côté insupportable dans l'exigence qu'on me présente. À aucun moment personne ne peut dire moi tout seul je savais ce qui était bien et depuis c'est moi qui
délivre les certificats de baptême à ceux qui veulent être classés révolutionnaires ou je ne sais quoi. Alors après c'est quoi la deuxième question sur le participation au gouvernement ? Oui mais comment comment se fait-il qu'on m'est pas entendu ? Comment se fait-il ? Combien de fois j'ai déjà dit ce que j'en pensais ? J'ai répondu le jour même où j'ai proposé ma candidature, le jour même, on y passé du rez-de-chaussée à BFM à l'étage. D'accord. Et à l'étage, j'ai dit je n'irai dans aucun autre gouvernement que dans celui que je dirigerai. Qu'est-ce qui dans la pensée critique contre poème vous vous intéresse ? Mais quelque chose qui t'a Je suis en train de lire le bouquin d'ignature à monnaie. Ouais. sur les médias parce que euh pour moi c'est très important hein le cette
affaire-là. Pour moi, le les médias politiques sont sur la deuxième peau du système. C'est un appareil à normaliser les têtes. C'est notre ennemi. Ce n'est pas un miroir déformant, c'est une arène. Et il faut éduquer, préparer les esprits à affronter aussi cette réalité, tout critiquer et ne pas accepter le point de vue de l'autorité journalistique. Donc je en ce moment plus, je prépare un texte sur le sujet et ça les instituts de sondage, on avait commencé à faire une note sur le sujet arrive cette histoire complètement bidonnée. [raclement de gorge] pour le pénist. Voilà où j'en suis moi de mes lectures actuelles. On va faire un truc sur Fanon France Fanon. C'est plein d'actualités donc sur plein plein de sujets différents d'ailleurs [musique] sur ce qu'on vient de discuter
et puis sur d'autres sujets à mon avis. Je vais vous le dire là du coup en avant-première, je vais compter. Ça c'est pour pour notre notre réunion de la société Louis Michel sur Fanon mais c'est une citation ça peut peut-être ambiancer un peu ce qu'on a discuté. Je pensais pas le faire là nous. Donc c'est fan dans les données de la terre que je conseille. Oui, à tous. Nous ne devons pas cultiver l'exceptionnel, chercher le héros autre forme du leader. Nous devons soulever le peuple, le meubler, le différencier, le rendre humain. Politiser, c'est ouvrir l'esprit, c'est éveiller l'esprit. C'est comme disait César, inventer des âmes. Il n'y a pas d'homme illustre capable de tout. Les mains magiciennes ne sont en définitive que les mains du peuple. Voilà.
Jean-Luc Mélenchon