đïžOlivier Faure invitĂ© de « Personnage Principal » sur Radio Nova
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 65 %Attaque 20 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 5:47OuverteRéponse directe
Est-ce que parfois vous avez négligé votre vraie famille au profit de votre famille politique ?
- 6:29OuverteRéponse directe
Vous dites que votre bébé sera votre priorité en campagne présidentielle. Est-ce qu'on avance selon vous sur ce sujet ?
- 7:03OuverteRéponse directe
Marine Tondelier, candidate à la présidentielle, parle de son bébé. Est-ce qu'on avance selon vous sur ce sujet ?
- 7:45OuverteRéponse partielle
La primaire du PS est-elle un casting raté ?
- 9:08OuverteRéponse directe
C'est quoi cette primaire ? Faut nous expliquer.
- 9:42OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il peut y avoir une primaire de la gauche sans tous les candidats de gauche ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:29Olivier FortFait
« Tant que le bĂ©bĂ© n'est pas lĂ , tant que vous n'avez pas accouchĂ©, tant que vous n'avez pas pris connaissance de ce bĂ©bĂ©, de comment il va physiquement, psychiquement, c'est difficile de projeter. Et je le dis, mĂȘme en campagne prĂ©sidentielle, ce bĂ©bĂ© sera ma prioritĂ©. »
- 15:16Olivier FortFait
« Je considÚre que notre mission n'est pas achevée, que bien sûr la gauche radicale existe et elle a une pleine légitimité, mais qu'à cÎté de la gauche radicale, il y a une gauche réformiste et jusqu'ici l'histoire a montré que ça n'est pas la gauche radicale qui a fait avancer le pays, c'est la gauche réformiste. »
Temps de parole
- ?100 %
â 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections dĂ©tectĂ©s).
ModÚle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Personnage principal [musique] Asdinam Chaouch. Bienvenue dans personnage principal oĂč l'on se sert de la fiction pour essayer d'expliquer la rĂ©alitĂ© parce qu'on trouve que la rĂ©alitĂ© a dĂ©passĂ© la fiction. Cette saison 2 de personnage principal, c'est un peu la bande annonce de l'Ă©lection prĂ©sidentielle en fait. Et aujourd'hui, on reçoit un directeur de casting qui a annoncĂ© vouloir participer lui-mĂȘme Ă son casting. VoilĂ , mon acteur s'appelle Olivier Fort. Il est premier secrĂ©taire du Parti socialiste, dĂ©putĂ© de SĂ©marne. Bonjour Olivier Fort. Ătes-vous bien installĂ© pour commencer le film ou pas ? Go go go.
Allez, comme dans toutes les sĂ©ries, on commence par votre vous savez origine story, on dit dans les dans les sĂ©ries. Alors vous peu de gens le savent, mais vous ĂȘtes un un Ă©p baby, comme on dit, de la politique. Votre grand-pĂšre fut ministre Vietmine et votre pĂšre lui avait un engagement Ă l'extrĂȘme droite et ça a donnĂ© un militant socialiste. Comment c'est possible ? C'est c'est une histoire effectivement assez Ă©tonnante. Rien n'aurait dĂ» me conduire lĂ oĂč je suis aujourd'hui. Je suis nĂ© dans une famille, je suis rasien. Ma mĂšre est vietnamienne. Mon grand-pĂšre maternel Ă©tait donc ministre viete. Donc il s'est battu contre la colonisation. Il s'est battu pour que les Français partent.
Il Ă©tait Ă la fois francophile, il adorait la culture française mais il considĂ©rait que son pays devait ĂȘtre un pays souverain et donc il n'acceptait pas que les ordres lui viennent de Paris. Et donc effectivement, il a soutenu les Vietmines puis les Vietkong mĂȘme si il est mort avant la chute de Seigon. Et du cĂŽtĂ© de mon pĂšre, c'Ă©tait une famille qui Ă©tait une famille moracienne, donc d'extrĂȘme droite trĂšs classique en rĂ©alitĂ©, l'extrĂȘme droite historique. Et dans le bureau chez mes grands-parents, il y avait un portrait dĂ©dicacĂ© de Moras. Euh je ne sais pas si mon arriĂšre-gr-pĂšre l'avait connu, mais lui Ă©tait Ă l'Action française et donc il Ă©tait dans dans les liques fascistes.
Et euh donc si mes deux grands-pĂšres avaient dĂ» se rencontrer un jour, ce qui n'est jamais arrivĂ©, que se serait-il racontĂ© ? Eux qui Ă©taient opposĂ©s en tout. Et le miracle de cette histoire, c'est le miracle de l'amour. C'est mes parents qui se sont rencontrĂ©s euh en 1967 Ă Grenoble et qui ont finalement vĂ©cu toute leur vie ensemble. avec donc ce cĂŽtĂ© trĂšs Ă©trange d'un d'origine totalement diffĂ©rente, divergente mĂȘme et qui pourtant a donnĂ© une union solide des enfants et beaucoup d'amour. VoilĂ . Et un pĂšre qui a Ă©tĂ© qui a d'abord rompu avec l'extrĂȘme droite, ça faut le dire.
Qui a et d'ailleurs j'Ă©tais enfin c'est d'ailleurs c'Ă©tait Ă la fin de sa vie quand il est revenu Ă l'extrĂȘme droite, je lui disais tout disait "Mais qu'est-ce que tu fous lĂ ?" et cetera et je lui disais mais moi je suis restĂ© fidĂšle Ă pĂšre qui m'a Ă©levĂ© parce que il avait donc il a Ă©tĂ© Ă Occident dans ces annĂ©es lycĂ©ennes grou gropuscule d'extrĂȘme droite Ă©tudiant on va dire absolument al lui il Ă©tait seulement lycĂ©en mais enfin il Ă©tait dans les dans les jeunesses d'extrĂȘme droite et puis donc il a bon il a rencontrĂ© ma mĂšre il est parti comme coopĂ©rant Ă l'Ăźle de la RĂ©union il a rencontrĂ© la misĂšre il Il a rencontrĂ© aussi la diffĂ©rence, la crĂ©olisation et ça l'a totalement bouleversĂ©.
Il est revenu lĂ en Ă©tant un homme de gauche. Il s'est engagĂ© dans le syndicalisme pas trĂšs longtemps parce que il Ă©tait peu adaptĂ© au cadre collectif et c'Ă©tait pas un homme ni de congrĂšs ni de rĂ©solution et cetera. C'Ă©tait pas il obĂ©issait pas dans au consu. C'est ça. Il il avait plus de mal Ă ĂȘtre dans un cadre collectif. Il Ă©tait plutĂŽt pour ce qui a pour ce qui est de de l'ordre de l'action immĂ©diate. Mon pĂšre a Ă©tĂ© enfin l'homme le plus gĂ©nĂ©reux que j'ai connu. Il Ă©tait enfin on Ă©chapĂ© dans un quartier trĂšs populaire essentiellement constituĂ© d'ouvriers de chez Michelin. Et le weekend c'est lui qui organisait en fait la sortie de tous les enfants du quartier qui le voulaient.
Et donc ça sonnait dĂšs que le feuilleton aprĂšs dĂ©jeuner Ă©tait terminĂ©. Tous les enfants du quartier appliquaient et lui-mĂȘme aller chercher des vĂ©los partout oĂč il pouvait. passĂ© des annonces pour on rĂ©cupĂ©rait des vieux vĂ©los, on les montait, on les dĂ©montait et tout le monde venait chercher un vĂ©lo et on partait ensemble dans les terrain vag qui entourĂ© Ă l'Ă©poque on peut ĂȘtre d'extrĂȘme droite et et gĂ©nĂ©reux en fait ça mais il Ă©tait plus d'extrĂȘme droite c'Ă©tait mĂȘme il a mĂȘme Ă un certain moment il a mĂȘme votĂ© trĂšs Ă gauche.
Il a votĂ© pour Juquin, il a votĂ© donc il a basculĂ© Ă gauche et puis parce qu'il Ă©tait quand mĂȘme l'homme de son Ă©poque et parce que et c'est d'ailleurs pour ça que moi je je ne renonce pas Ă parler y compris Ă ceux qui votent Ă l'extrĂȘme droite. et donc qui ont des profils proches du sien. Il a eu peur de ce que l'on a appelĂ© enfin de ce que l'extrĂ©mate appelle le grand remplacement.
Non pas au sens oĂč il avait peur des musulmans, mais peur que le pays qu'il avait connu et bien disparaisse et que demain euh je les paysages, la culture, enfin tout ce qui avait façonnĂ© son existence allait disparaĂźtre parce que dĂ©sormais on aurait des minarets et on serait obligĂ© d'apprendre le Coran Ă l'Ă©cole. C'Ă©tait il Ă©tait vieux et donc et puis ça certainement influencĂ© par tout ce qu'on entend tous les jours. Et c'est vrai que quand il y a pas une rentrĂ©e scolaire, on nous parle pas de la baaya, du voile, du foulard, de de je ne sais quoi de du bikini pour l'Ă©tĂ©. Enfin, il y a un moment oĂč forcĂ©ment pour des gens euh qui euh peuvent se laisser influencer aussi.
Peent Oui, il peuvent se laisser influencer. Et puis il avait ce ce fond qui devait rester aussi et la peur de se voir imposer un mode de vie qui n'était pas le sien. Alors si on continue dans votre origine story, votre vie perso on la connaßt un petit peu parce que l'ancien ministre de l'intérieur Christophe Castaner, il avait tout déballé à l'époque sur France à Terre. D'ailleurs, vous lui en avez un peu voulu. Alors vous avez quatre enfants, vous avez eu trois femmes différentes, vous avez une vie hors boulot bien remplie. Est-ce que parfois vous avez négligé votre vraie famille au profit de votre famille politique ou pas ?
Sans doute, sans doute parce que c'est la vie politique est une vie trÚs exigeante, trÚs chronophage et donc c'est pas je veux pas tout mettre sur la vie politique mais forcément c'est pas sans conséquence. Et donc continuer à faire attention au sien, faire attention à ne pas aussi prendre de distance, c'est pas toujours c'est pas toujours simple. Al justement sur la vie politique, j'aimerais vous faire part d'une réplique une réplique impactante de ce début de campagne.
Ben Ă©coutez, toutes celles et ceux qui ont dĂ©jĂ eu des enfants savent que on peut rĂ©flĂ©chir Ă comment on aimerait faire mais que tant que le bĂ©bĂ© n'est pas lĂ , tant que vous n'avez pas accouchĂ©, tant que vous n'avez pas pris connaissance de ce bĂ©bĂ©, de comment il va physiquement, psychiquement, c'est difficile de projeter. Et je le dis, mĂȘme en campagne prĂ©sidentielle, ce bĂ©bĂ© sera ma prioritĂ©. VoilĂ , tant qu'il aura besoin d'ĂȘtre sĂ©curitĂ©, d'ĂȘtre sĂ©curisĂ©, mais je je compte pas partir 4 mois, mais je reviendrai en pleine forme, plus dĂ©terminĂ© jamais. Et pendant mon absence, il y a une Ă©quipe trĂšs soudĂ©e aussi qui fera le travail.
C'est une autre candidate Ă la prĂ©sidentielle, Marine Tondelier qui parle de de de son bĂ©bĂ©, sa candidate des vers. C'est la premiĂšre fois qu'on entend ça d'une candidate. Est-ce qu'on avance selon vous sur ce sujet ? J'espĂšre. En tout cas, ce que j'observe, c'est que personne ne lui a fait la remarque que quand on est une femme enceinte, on ne peut pas ĂȘtre candidate Ă Ă©lection prĂ©sidentielle. ce qui prouve que les idĂ©es Ă©voluent et tant mieux. Et je dois dire que je lui reconnais aussi une formidable euh formidable dynamisme. Enfin, il faut quand mĂȘme penser que elle est Ă 8 mois et demi grossesse et qu'elle est encore dans les plateaux de tĂ©lĂ©vision et de radio.
Euh ce qui euh ce qui montre aussi sa phrase de conviction. Euh on va parler d'un d'un film qu'on a du mal Ă comprendre, la primaire. VoilĂ , ça filme un [rires] peu le scĂ©nario. On a du mal, il change hein, il change souvent votre scĂ©nario. J'ai jamais vu un scĂ©nario autant Ă noter hein, vous savez. Ouis. Bon, je vais essayer d'ĂȘtre clair. Alors alors vous allez me pitcher ce film incomprĂ©hensible mais avant demandons Ă mon collĂšgue de bureau Pierre Emmanuel Barret. Tiens, en tout cas, c'Ă©tait une grosse semaine, euh vous avez pas pu le rater, c'est l'Ă©vĂ©nement de l'annĂ©e, tout le monde l'attendait. Olivier Fort est candidat Ă la primaire du PS et place publique.
Wou, il y a des effets spĂ©ciaux. On en a mais alors strictement rien Ă hein. [rires] Olivier Fort, RaphaĂ«l Gluxman, Segolen Royal, Philippe Brin, JĂ©rĂŽme Gage. C'est le pire casting depuis qu'est-ce qu'on a fait au bon dieu quoi. Vous ĂȘtes d'accord ? C'est le pire casting lĂ . Ăcoutez, je vais pas lui dire que je suis d'accord avec lui. Je comprends que il a envie de faire rire et que ce soit parfois une facilitĂ© aussi que de s'essuyer les pieds sur les politiques. Et tout Ă l'heure, vous avez interrogĂ© sur ce que c'est que la vie d'un homme ou d'une femme politique. C'est une vie qui est bourrĂ©e d'exigences et on ne le fait pas pour l'argent.
En fait, Ă plusieurs reprises dans ma vie, on m'a proposĂ© de faire des boulots trĂšs bien rĂ©munĂ©rĂ©s. Je les ai refusĂ© pour ĂȘtre justement au service du plus grand nombre aprĂšs dans le privĂ© et donc bon je je suis pour l'humour je suis pour que on fasse y compris rĂȘ des politiques pour qu'il ne se prennent pas trop au sĂ©rieux et qu'il n'imaginent pas qu'ils sont sortis de la cuisse de Jupiter. Mais puisque l'occasion est donnĂ©, je le dis aussi la politique c'est pas seulement enf j'ai entendu sport de combat et cera non c'est d'abord porter des convictions. On est d'accord avec moi, on ne l'est pas mais ce que je porte, je sais pourquoi je le porte.
Je sais pourquoi je me bats et je sais aussi pour qui je me bats et donc que ça mérite aussi le respect. Alors c'est quoi cette primaire ? Faut nous expliquer parce queil y a il y a des candidats importants qui vont pas y participer. Il y en a d'autres qui veulent participer mais les autres qui participent veulent pas que les nouveaux participent. C'est un peu ça hein. Là j'ai parlé de une phrase de Mélenchon, de Gluxman et de Ruf. Euh alors c'est quoi cette primaire et est-ce que il peut avoir une primaire de la gauche sans tous les candidats de gauche ? Alors, ce n'est plus une primaire de la gauche et de l'écologie.
Moi, j'ai souhaitĂ© une primaire de toute la gauche et de l'Ă©cologie parce que je considĂšre que nous avons un intĂ©rĂȘt Ă mettre toutes les choses de notre cĂŽtĂ© en choisissant quelqu'un qui est le soutien de toutes et tous et donc qui se donne une vraie chance d'ĂȘtre au deuxĂšme tour. Ce choix-lĂ , je l'ai proposĂ©. Il a Ă©tĂ© battu au moment d'un vote le 9 juillet et donc je me suis rangĂ© Ă ce qui a Ă©tĂ© un vote. Je suis un dĂ©mocrate. Mais Ă©videmment mon point de dĂ©part Ă moi c'Ă©tait une primaire qui aille de ruefin Ă Gluxman en passant par tous les autres et qui permettent un choix qui soit un mĂ©lchon dĂšs le dĂ©but. MĂ©lenchon n'a jamais voulu dans une primaire.
il a dit lui-mĂȘme et il s'est lancĂ© d'ailleurs avant mĂȘme que la question nous soit posĂ©e. Mais donc au moins pour que ce bloc social, Ă©cologique, dĂ©mocratique puisse avancer, je souhaitais qu'il puisse se rassembler. Ăa n'a pas Ă©tĂ© souhaitĂ©. Ăa n'a pas Ă©tĂ© je n'ai pas Ă©tĂ© suivi et donc mis en minoritĂ©, je suis obligĂ© de me plier Ă cet exercice. Mais quand on me demande moi ce que j'aurais voulu, je rĂ©pĂšte ce que j'aurais voulu. Moi, je souhaitais une primaire qui rĂ©unisse toute cette gauche-lĂ et qui permettent aussi de rĂ©unir le plus grand nombre. Et donc j'aurais souhaitĂ© d'autres tarifs aussi. Donc voilĂ . Mais c'est maintenant je prends la primaire telle qu'elle est.
Elle dira quelque chose de la gauche parce que nous n'allons pas dĂ©fendre les mĂȘmes options dans cette primaire. Je ne suis pas RaphaĂ«l Glan, je ne suis pas JĂ©rĂŽme Geg, je ne suis pas Solen Royal, je ne suis pas Philippe Brunin, ils ne seront pas moi. Et donc ça va permettre de donner nos sensibilitĂ©s, de dire ce que nous portons, ce que nous croyons peut-ĂȘtre aussi ce d'oĂč nous venons et pourquoi nous faisons ce que nous faisons aujourd'hui. Et Ă partir de lĂ , les gens choisiront et ça me semble ĂȘtre euh la seule formation politique qui euh justement accepte, y compris d'ouvrir ce choix aux Françaises et aux Français puisque tout le monde peut venir voter.
Oh, vous ĂȘtes directeur de casting Ă l'origine, mais lĂ vous ĂȘtes euh acteur. Moi en tant que spectateur, je m'y perds un peu lĂ . Ăa y est, vous ĂȘtes vous avez un peu créé la surprise, on vous attendait pas. Bah, je sais pas Clint, il est souvent rĂ©al et acteur. Ah, vous ĂȘtes Clinty Sou ? D'accord. Bah non, mais en fait, il y a pas mal de Real qui sont aussi acteurs et il n'est pas anormal que patron du PS depuis 8 ans, je considĂšre que ce que j'ai portĂ© mĂ©rite d'ĂȘtre dĂ©fendu jusqu'au bout et de pas me retrouver dans une situation oĂč je finirais par avaliser une ligne politique qui n'est pas celle que j'ai voulu pendant toutes ces annĂ©es-lĂ .
Comment existait face au blockbuster Jean-Luc MĂ©lenchon Ă gauche ? C'est un peu c'est un peu un dĂ©fi quand mĂȘme he pour vous hein. Bien, c'est un dĂ©fi et en mĂȘme temps euh moi je ne me pose pas la question en fait tous les matins de savoir ce que fait Jean-Luc MĂ©lenchon, ce qu'il a rĂȘvĂ© cette nuit, quels sont ses cauchemars, quel ça comment ça se passait sa journĂ©e. Le problĂšme c'est d'affirmer quelque chose de ce que nous sommes nous socialistes.
Est-ce que nous avons encore quelque chose Ă raconter Ă ce pays ou est-ce qu'au contraire c'est terminĂ© et que nous vivons comme on vivrait d'un musĂ©e qui consacrerait les grandes conquĂȘtes sociales sociĂ©tales que nous avons obtenu pendant pratiquement un siĂšcle. Et moi, je considĂšre que notre mission n'est pas achevĂ©e, que bien sĂ»r la gauche radicale existe et elle a une pleine lĂ©gitimitĂ©, mais qu'Ă cĂŽtĂ© de la gauche radicale, il y a une gauche rĂ©formiste et jusqu'ici l'histoire a montrĂ© que ça n'est pas la gauche radicale qui a fait avancer le pays, c'est la gauche rĂ©formiste. Il y a toujours eu une gauche radicale. Ăa a Ă©tĂ© le parti communiste pendant longtemps.
Et si vous avez aujourd'hui et bien eu le Front populaire, c'est parce qu'il y a eu une gauche réformiste. Si vous avez eu le 10 mai 80, c'est parce qu'il y avait une gauche réformiste. S'ils avaient eu la gauche poyelle, c'est parce qu'il y avait une gauche réformiste. Et donc moi, je crois à cette gauche, je crois qu'elle est capable, y compris de gagner une élection présidentielle. Et derriÚre et bien il faut par contre que elle fasse renaßtre une forme de confiance. Pourquoi le Parti socialiste a été un parti qui a emmené des générations entiÚres ? Et pourquoi aujourd'hui ça n'est plus le cas ? [grognement] Ma vision à moi, mon explication à moi, c'est que nous avons perdu la confiance.
que quand on a des gens qui arrivent au pouvoir et qui disent "On est la gauche" et à la fin du quinquena, on se retrouve avec la déchange de nationalité et euh le pact de responsabilité puis ensuite la loi commerie. Mais forcément pour les gens c'est une trahison. Ils se disent "Mais si ces gens-là disent blanc mais qu'ils font noir, comment est-ce qu'on peut encore leur faire confiance Et quand la confiance est perdue, c'est trÚs difficile de la retrouver dans votre vie personnelle, privée. Quand vous avez un ami qui vous a trahi, et bien il faut du temps pour que ça revienne quand dans les ménages et cetera, tout ça existe.
Et donc le problĂšme c'est que il y a une histoire euh d'une relation déçue, une relation euh flĂ©terie parce que justement il y a eu le sentiment de trahison. Et donc ce que je mtu Ă faire depuis 8 ans, parfois avec difficultĂ©s parce que je ne suis pas tout seul et que je suis dans un parti dĂ©mocratique oĂč toutes les opinions s'expriment. Mais moi j'ai essayĂ© de faire en sorte que le PS se rĂ©ancre Ă gauche, de faire en sorte que il puisse retrouver aussi la jeune gĂ©nĂ©ration, faire en sorte que nous puissions dire des choses aussi simples que ce que nous dĂ©fendons pour international, c'est tout simplement le droit Ă ce que chaque vie compte.
faire en sorte que nous n'ayons pas d'un cĂŽtĂ© une expression pour Odessa et une autre pour Gaza. Qu'on soit capable de dĂ©fendre international partout oĂč il est menacĂ©. Et c'est comme ça qu'on arrive Ă restaurer la confiance. Alors, est-ce que j'ai rĂ©ussi Ă le faire ? Certainement pas assez et sans doute et j'Ă©tais aussi brouillĂ© par les expressions diverses. Mais ce que je dĂ©fends dans cette primaire, ce n'est plus seulement en fait un parti, c'est ma conception, ce que je veux dire au pays, ce que je veux dĂ©fendre.
Je suis euh je veux dĂ©fendre une France vivante qui n'est ni la France Ă©ternelle euh de l'extrĂȘme droite, ni la nouvelle France de Jean-Luc MĂ©lenchon qui laisse penser qu'il y aurait deux Frances qui s'opposeraient. Moi, je veux dĂ©fendre ce que la France est. son identitĂ©, c'est d'ĂȘtre un pays qui a permis Ă des gĂ©nĂ©rations de gens en venant de tout le coins du monde de renfrer ce pays. C'est une nation citoyenne. C'est une nation aussi qui se confond avec une certaine idĂ©e d'un Ă©tat social qui n'est pas simplement la libertĂ© du renard dans le poulailler comme le dĂ©fendent la droite et l'extrĂȘme droite.
Et maintenant les libertariens, ce courant américain qui s'exporte et qui vient jusque dans sur sur nos sur nos terres. Vous parliez de d'Odessa et de Gaza. C'est que sur Gaza aujourd'hui pour beaucoup d'électeurs de gauche, vous ne représentez plus ou pas le parti qui pourrait prendre des des prises de position clair sur ce qui se passe au proche-Orient et notamment en Palestine. Est-ce que ça vous en avez conscience ou pas ? Donc j'imagine que vous faites des sond vous avez des sondages et que ça vous revient et que LFI aussi capter une partie de de ces électeurs. Pour moi, c'est pas une question de capter qui que ce soit.
C'est une question de est-ce qu'on se regarde dans une glace le soir ou le matin en se rasant ou mĂȘme quand on se rase plus quand on se lĂšve les dents et donc si je vous renvoie Ă ce que j'ai pu dire dĂšs le 10 octobre c'estĂ d 3 jours aprĂšs l'attentat terroriste du Hamas le 10 octobre je suis dans l'hĂ©micycle Yel Bron PV il va vient nous parler d'un soutien inconditionnel Ă IsraĂ«l et j'explique pourquoi notre soutien Ă nous ne peut pas ĂȘtre inconditionnel bien sĂ»r nous sommes au cĂŽtĂ© de la dĂ©mocratie quand elle est visĂ©e par des terroristes Et il y a rien qui vienne justifier le fait qu'on tue des femmes, des enfants, des vieillards.
Mais j'explique aussi que je suis contre toute forme de vengeance aveugle, contre toute forme de punition collective et que en réalité les assassins des accords d'Oslo, ils sont aussi bien au Hamas que chez Netaniaahu et que ces gens-là ont tout fait pour que la paix soit impossible et que donc ce qu'il faudra évidemment c'est continuer à défendre une solution à deux états. Je suis l'auteur d'une proposition noire que j'ai voulu transpartisane justement pour ne pas m'approprier le sujet avec une écologiste Sabrina SBI et avec un modem et à ce moment-là j'ai le trou de mémoire mais ça va me revenir. On s'excuse pour lui. Le modÚ désolé monsieur le modÚem euh c'est affreux. C'est affreux.
C'est gĂ©nial. Bon et donc euh vous couperez surtout pas [rires] euh et donc oui, on parlait de et donc on a dĂ©posĂ© ensemble h une proposition de loi justement pour interdire dĂ©jĂ le commerce avec les colonies en 6h d'annĂ©e parce que il y a une forme de de de tĂ©tanie du monde politique. On ne fait rien. Donc on n pas suspendu l'accord de l'association avec IsraĂ«l. On continue Ă commercer avec des gens qui colonisent et qui colonisent encore plus pendant que Gaza se fait dĂ©truire. Et donc au moment oĂč un gĂ©nocide se perpĂ©tue sous nos yeux, tout le monde sautait. Alors par exemple, vous utilisez le mot gĂ©nocide mais c'est pas nouveau chez moi. Bien sĂ»r.
Non mais je le dis parce que dans il y a il y a il y a un dĂ©bat quand mĂȘme au sein du PS, certains n'utilisent pas aussi facilement que vous le mot gĂ©nocide. Mais je suis celui qui a fait voter Ă l'AssemblĂ©e dĂ©but 2022 la reconnaissance du gĂ©nocide pour les igour, minoritĂ© donc musulmane dans la province du Xinjang en Chine. Et je ne vois pas comment j'aurais pu dire qu'il y a un gĂ©nocide pour les Wigour et ne pas dire qu'il y a un gĂ©nocide aujourd'hui Ă Gaza. Il est sous nos yeux, il est documentĂ©. dire qui a je crois pas la mĂȘme position aussi appui que vous oui mais moi je l'ai toujours dit y compris devant lui y compris pendant la campagne des europĂ©ennes. Pourquoi ?
Parce que d'abord la question est qui nous est posĂ©e n'est pas d'avoir Ă constater exposte donc aprĂšs-demain aprĂšs aprĂšs-demain s'il y a eu gĂ©nocide ou pas. Ce que nous disent en gĂ©nĂ©ral les gens qui nous disent mais enfin c'est l'histoire qui dira et cetera. Non pas du tout. En 48, en 1948, la France a euh donc Ă©tĂ© dans cette euh convention qui est euh cet accord de 48 et qui dit quoi ? Qui dit que cette on veut prĂ©venir les gĂ©nocides, c'est-Ă -dire que Ă partir de critĂšres qui ont Ă©tĂ© fixĂ©s et bien on considĂšre que il y a une menace de gĂ©nocide et qu'il faut l'arrĂȘter. C'est pas on fait pas enfin c'est trop facile de dire bon au fond l'histoire jugera et cetera, on s'en fout.
On regarde, on regarde passer les trains, on regarde passer les bombes et puis un jour les historiens nous diront de quoi il s'agissait. Mais non, la prĂ©vention des gĂ©nocides, c'est justement dire avant que ce soit terminĂ© complĂštement pour un peuple, bien c'est de dire attention, il y a un gĂ©nocide qui est en cours et donc c'est maintenant qu'il faut l'interrompre. Revenons Ă la politique nationale. Est-ce responsable quand on est je demande responsable de gauche et qu'on voit arriver le mur de l'extrĂȘme droite devant soi de ne pas arriver Ă faire candidature commune Ă gauche ? Est-ce que c'est responsable ça ? C'est [grognement] c'est assez difficile de vous rĂ©pondre que c'est responsable.
Et encore une fois, je vous rĂ©pĂšte, moi j'ai souhaitĂ© rĂ©unir au moins le bloc qui Ă©tait prĂȘt Ă se rĂ©unir. Et je vais Jean MĂ©lenchon. Oui, j'ai bien compris. Mais Jean-Luc MĂ©lenchon n'a jamais voulu se rĂ©unir avec tout le monde. De toute façon, il ne voulait pas de primaire. considĂ©rait qu'il Ă©tait candidat euh parce qu'il le valait bien et tous les autres avaient fait le choix avec moi de dire ben pour nous il y a pas de candidat de droit divin, il y a pas de candidat naturel et donc il faut un choix. Donc j'avais fait cette il y avait une vĂ©ritĂ© des sondages.
Vous aurez pu faire comme certains blocs euh voilĂ lĂ ils partent tous un peu Ă la bataille, ils regardent laquelle personnalitĂ© est la mieux placĂ©e et laquelle a Ă©tĂ© la mieux placĂ©e Ă l'Ă©lection prĂ©cĂ©dente aussi. Oui, enfin et Baladur aurait Ă©tĂ© prĂ©sident jusqu'en mars et JupĂ© et puis Fillon et puis tant d'autres Lionel Jospin, on a tellement connu dans notre histoire des gens qui ont fait des scores enfin ValĂ©rie PC quand elle est au lendemain de sa primaire, elle est Ă 18 %. Elle a fini Ă 4 et demi. Euh Eric Zemour, il a Ă©tĂ© jusqu'Ă 17 18 % mĂȘme. Je crois qu'il est mĂȘme montĂ© au-dessus de 20, je me souviens plus mais enfin il a fini Ă 7.
Donc on peut con la progression on a dĂ©jĂ eu de cas d'Ă©lection avec Jean-Luc MĂ©lenchon. Il y a eu cette cette progression quand mme il part on voit on voit Ă peu prĂšs le mĂȘme genre de courbe cette fois-ci. Est-ce que lĂ vous dites y a pas une vĂ©ritĂ© autour de lui ? Il fallait se ranger derriĂšre lui ? Ben moi je ne me range pas derriĂšre lui parce que j'ai des dĂ©saccords avec lui et on vient de dĂ©noncer le double standard au plan international. Jean-Luc MĂ©lenchon dĂ©fend Gaza et il a raison. Mais en revanche, je comprends que sur l'Ukraine, c'est plus compliquĂ©. Sur Taiwan, c'est carrĂ©ment n'importe quoi. Et donc moi, je suis en fait constant. Il y a pas de poids de mesure chez moi.
C'est la mĂȘme rĂšgle pour tous. Il y a pas un moment on dĂ©fend un peuple parce que c'est un peuple qu'on considĂšre comme Ă©tant un peuple opprimĂ©. Puis Ă cĂŽtĂ©, on considĂšre que lĂ non, c'est pas c'est pas un problĂšme parce que en Ukraine, on est dĂ©jĂ Ă 2 millions de morts et donc on pourrait considĂ©rer lĂ aussi qu'il y a quelque chose Ă faire et ne pas laisser en permanence entendre que au fond l'Ukraine c'est un sujet qui oĂč les responsabilitĂ©s sont les responsabilitĂ©s sont partagĂ©es et Jean-Luc MĂ©lenchon le dit rĂ©guliĂšrement.
Donc euh moi je suis pas d'accord avec lui et prĂ©sident de la RĂ©publique c'est notamment s'occuper des relations internationales et donc je ne veux pas demain ĂȘtre en situation de dire que j'ai avalisĂ© des positions qui ne sont pas les miennes. Donc avec Jean-Luc MĂ©lenchon, j'ai un dĂ©saccord sur la question europĂ©enne, sur la question du droit international, mĂȘme si j'ai parfois des points de convergence. En 2022 par exemple, si Dalgo et Roussell ne s'Ă©tait pas prĂ©sentĂ©, Jean-Li MĂ©lenchon se serait qualifiĂ© pour le second tour. N' pas peur d'ĂȘtre le parti qui permettra la victoire de l'extrĂȘme droite ? On on vous fera le reproche hein.
Je vois pas trĂšs bien pourquoi dans un premier tour on reprocherait dĂ©jĂ victoire du second tour. Si Jean-Luc Mchon se qualifie pour le second tour, moi j'ai toujours dit la mĂȘme chose. Ma famille c'est la gauche.
ou ou de on vous on vous fera le reproche d'un duel Ădouard Philippe ou bloc droite centrale et extrĂȘme droite ça parce que la derniĂšre fois c'est vrai que on avait on avait Fabien Rousel mĂȘme Ă lui seul c'Ă©tait retirĂ© JC MĂ©chon aurait Ă©tĂ© au second tour etgo bon avec son score modeste Ă©videmment que çaurait apportĂ© des voix Ă Jean-Luc MĂ©lenchon un peu aussi en plus oui mais on peut aussi dire qu'on supprime les Ă©lections on peut dire que dĂ©sormais en fait sur la base des sondages on considĂšre que personne on doit tous s'aligner sur celui qui paraĂźt ĂȘtre le mieux placĂ© Ăa donne quoi ?
donne que en fait on finit par avoir deux options et parfois des options qui sont mĂȘme pas conformes Ă ce que l'on porte soi. Moi, je veux justement affirmer ce que nous sommes et je crois que dans les exemples que j'ai pu vous donner, j'ai Ă la fois tĂ©moignĂ© de convergence et de divergence et donc je dĂ©fendrai Ă la fois les convergences parce que je suis un homme de gauche et que ma famille c'est la gauche et donc je n'ai aucune ambiguĂŻtĂ© entre Jean-Luc MĂ©lenchon et Marienne Le Pen, mais je n'ai pas l'ombre d'une hĂ©sitation. C'est clairement un second tour entre les deux. Vous appelez Ă voter Jean-IC MĂ©lenchon.
Mais bien sĂ»r et euh j'espĂšre que la rĂ©ciproque serait vraie et je crois qu'elle serait vraie. Donc euh donc voilĂ , je veux pas Et vous prĂ©fĂ©reriez Ădouard Philippe au pouvoir ou j'enve MĂ©lenchon ? Ben euh je prĂ©fĂšre moi toujours la gauche. Ma famille c'est la gauche. Et si demain Jean-Luc MĂ©lenchon Ă©tait appelĂ© Ă gouverner, il faudrait qu'il trouve une majoritĂ©. La question ne lui est jamais posĂ©e mais enfin il faudrait bien que Ă un moment il accepte l'idĂ©e que tout seul bien sĂ»r qu'on court peut-ĂȘtre plus vite mais on va on va beaucoup moins loin et donc il serait amenĂ© Ă se poser des questions.
Et donc moi ce que je dis c'est que ma famille c'est la gauche mais enfin je suis pas prĂȘt Ă avaliser n'importe quoi. Moi aussi je peux ĂȘtre insoumis aux insoumis. Bonne formule. Ben vous arrivez Ă la question d'aprĂšs. Vous voyez, vous ĂȘtes vous ĂȘtes dans ma tĂȘte lĂ , dans mes notes. Vous pourriez donc vous non mais au contraire, vous pourriez ĂȘtre ministre alors de Jean-Luc MĂ©lenchon. C'est ce que vous dites un peu. C'estĂ d qu'il faudrait trouver une majoritĂ©, des accords et donc vous pourriez ĂȘtre un ministre ou un premistre de Jean-Luc MĂ©lenchon. Je me bats pour gagner et [raclement de gorge] non pas pour rentrer dans un narratif qui est le sien.
Et donc simplement, j'essaie d'ĂȘtre clair parce que je ne veux pas laisser penser que il n'y a pas de diffĂ©rence entre la gauche et la droite, qu'on est dans une situation oĂč on serait dans un immense bloc central et cetera. Ăa n'est pas vrai. En tout cas, ça n'est pas mon cas. Mais euh ça veut pas dire pour autant que maintenant je vais vous expliquer euh que derriĂšre euh euh je vais euh me battre pour euh Jean-Luc MĂ©lenchon, je me bats pour affirmer ce que je crois.
Et donc je me bats pour que ce soit un socialiste qui soit au second tour de l'élection présidentielle y compris parce que je pense que nous avons une capacité de rassemblement des Français dans un front républicain qui est bien plus large que ce que Jean-Luc Mélenchon peut réaliser. Alors c'est une vraie différence entre vous et Raphaël Gluxman qui pense qu'une alliance avec LFI elle est plus elle est plus possible c'est devenu impossible.
Bah je sais pas, moi je l'ai vu soutenir la NPS mais aprĂšs oui aprĂšs lĂ rĂ©cemment [raclement de gorge] et c'est c'est une phrase ça c'est sa phrase il a dit j'ai le sentiment que lĂ -dessus vous vous n'ĂȘtes pas sur la mĂȘme position vous sent vous plus enclin Ă©videmment si la gauche est au pouvoir ou si la gauche est en passe de gagner bah de de vous arranger quand mĂȘme avec vos anciens camarades du nouveau Front populaire bah ça dĂ©pend ça dĂ©pendrait ça dĂ©pend enfin moi je sais pas du tout enfin moi je suis contre tous les dĂ©rapages qui touchent toujours les limites d'antisĂ©mitisme avec Jean-Luc MĂ©lenchon. Je ne suis pas d'accord pour dire que c'est le CRIF qui gouverne en France.
Je suis pas d'accord pour dire que l'antisĂ©mitisme est rĂ©siduel. Je pas dire je suis pas d'accord pour dire que C'est des phrases qu'il a prononcĂ© ça. Oui, bien sĂ»r. Et il a dit le l'antisĂ©mitisme est rĂ©siduel. D'accord. Oui. Oui. Absolument. Donc tout ça, je ne suis pas d'accord et donc je ne suis pas prĂȘt Ă me jeter dans ses bras Ă n'importe quel prix. Mais je le dis aussi, je suis fondamentalement de gauche et je regarde y compris parce que ça Ă©claira peut-ĂȘtre ceux qui s'imagine que euh ils peuvent faire les uns sans les autres. Ă l'AssemblĂ©e, nous votons socialistes Ă 80 % en commun avec la France insoumise, Ă 84 % avec les Ă©cologistes. Ăa veut dire quoi ?
Ăa veut dire que demain, quel que soit l'homme de gauche qui l'emporte, si vous voulez mettre en place sa taxe Zucman. Mais est-ce que enfin moi je veux bien qu'on dise je suis de gauche, je ne veux pas parler avec une partie de la gauche mais je ferai tax Zukman. Mais avec qui ? Avec qui ? Est-ce que on la fera avec Gabriel Atal ? Est-ce qu'on la fera avec Ădard Philippe qui disent exactement lĂ ce qui disent au contraire chaque jour, il faudra rendre l'argent au plus riches parce que on l'aura trop pris. Mais dans ces cas-lĂ , comment est-ce qu'on gouverne ? Et donc plutĂŽt que de raconter une histoire qui ne tient pas debout, j'essaie moi de pas prendre les gens pour les imbĂ©ciles.
Et donc je leur dis dans la vie politique, il y a des choix à faire et à un moment il faut trouver des gens avec qui vous pouvez permettre des choix, des transformations. Vous ne pouvez pas obtenir la transformation écologique à laquelle j'aspire si vous n'avez pas les écologistes. Et vous n'avez pas peur de vous faire trahir par Raphaël GXman qu'on dit plus au centre centre gauche. C'est comme ça qu'on le présente. Est-ce que c'est vrai pas vrai ? En tout cas, il a des prises de de position et de parole. Vous n'avez pas peur de vous faire trahir par Raphaël Gusman si vous le si vous le soutenez. Euh ben s'il gagne la primaire, vous vous le soutiendrez.
Et si demain il arrive au pouvoir et qui ou alors s'il commence à à à passer des accords avec par exemple euh des des responsables politiques de centre-del économiques, là vous vous ne vous sentiriez pas trahi. Franchement, bah bien sûr, mais moi je continuerai à porter quel que soi les majorités en place, je continuerai à porter ce que je crois. Donc quand il y a pas de majorité, forcément ce que j'étais amené à faire l'an passé, c'est ma rÚgle de vie, elle est simple. Quand je suis majoritaire, je déroule et je fais en sorte que mon programme s'applique. Si je suis minoritaire, j'essaie d'obtenir le plus possible et de défendre les gens qui m'ont élu.
Et c'est comme ça que on a obtenu la suspension de la réforme des retraites, qu'on a obtenu le repas à euro pour les étudiants, la l'augmentation substantielle de la prime d'activité, qu'on a évité les horreurs avec euh les retraites qui étaient baissées, avec les gens qui en impÎt sur le revenu alors qu'il ne le payent pas, avec toute une série de baisses des prestations. Tout ça, c'est ce qu'on a obtenu l'an passé. Mais parce que quand je suis minoritaire, j'essaie de négocier le maximum [raclement de gorge] que je peux et si je n'obtiens rien et bien je censure. Et bien cette rÚgle-là , elle vaut à toutes les époques.
C'estĂ -dire que moi Ă chaque fois j'essaie de faire en sorte de rĂ©pondre aux gens qui m'ont fait confiance parce que les gens qui me font confiance dans ma circonscription, dans ma ville et bien c'est des gens qui sont des gens trĂšs modestes. J'habite dans une ville qui s'appelle Savini le temple. C'est pas une ville oĂč euh les gens enfin il y a pas de milliardaires hein, on on serait bien en peine d'en trouver un seul. Et mĂȘme de multimillionnaires, je crain que on ne trouve pas d'avantage. Et mĂȘme de millionnaire je ne suis pas sĂ»r qu'il y ait une seule maison dans cette ville qui coĂ»te 1 million.
Donc euh voilĂ , je je sais pourquoi ils m'ont choisi et ils m'ont choisi pour que je les dĂ©fende, pas pour que je fasse le clone et que d'un seul coup je finisse par dire le contraire de ce que j'ai fait. Je vous dis tout Ă l'heure la confiance ça se mĂ©rite et donc c'est difficile c'est pas difficile Ă expliquer. Je sais qu'on m'a beaucoup reprochĂ© d'avoir nĂ©gociĂ© avec le pouvoir en place maisce que j'avais dĂ©jĂ censurĂ© Bernier j'ai ensuite censurĂ© Beirou. Je pouvais censurer le corn on peut censurer tous les jours. Mais enfin Ă un moment il y a un problĂšme c'est qu'il faut quand mĂȘme qu'il y ait des budgets qui qui tombent. Il faut payer les fonctionnaires.
Il faut faire en sorte que le pays tourne. Il faut que les gens qui vivent de la commande publique, les entreprises qui vivent la commande publique puissent continuer Ă tourner. Autrement c'est la rĂ©cession. Donc j'ai pris cette responsabilitĂ©lĂ mais je l'ai fait Ă chaque fois sur mes bases, sur mes valeurs, sur mes principes, sur mes convictions et c'est ce que je fais Ă chaque fois. Ăconomiquement, vous vous sentez plus proche de place publique ou de la France Ă soumise Ă©conomiquement sur les propositions Ă©conomiques ? Je me je me sens proche de moi-mĂȘme en fait. Le PS le PS nous on veut comprendre parce que franchement on est un peu perdu quand mĂȘme avec le le paysage de de la gauche.
On on on sent bien que sur des sujets l'Europe sur l'international euh il peut y avoir des des on va dire des points d'achopement importants avec la France insoumise et plus peut-ĂȘtre de proximitĂ© avec place publique. Mais Ă©conomiquement, vous l'avez dit vous-mĂȘme, il y a plus de 80 % des des textes que vous votez ensemble Ă l'AssemblĂ©e. Est-ce que vous ĂȘtes plus proche de LFI ou de place publique ? Mais euh ne placez pas Ă chaque fois le dĂ©bat sur LFI euh plus c'est aujourd'hui ben aujourd'hui les deux personnalitĂ©s qui sortent c'est que c'est Gluxman et MĂ©lenchon. C'est pour ça je me permets juste de lire le journal.
Bah euh enfin je sais pas j'espÚre que euh en fait on verra dans les débats puisque pour l'instant personne ne sait exactement ce que veut défendre Raphaël Gluxman mais la campagne européenne que j'ai mené avec lui j'étais en parfait accord avec lui. C'està d que il y a beaucoup de points de convergence aussi. Il y a aussi des points de divergence. Par exemple, moi je considÚre que quand on quand on commence à expliquer qu'on veut rapprocher le net du brut, et bien on tourne le dos à des années de combat parce que le brut c'est le salaire différé. C'est tout ce qui permet de protéger les gens des accidents de l'existence.
Et donc dire qu'on va payer les gens les augmenter avec leur propre salaire puisque c'est leur retraite, c'est leur chÎmage, c'est leur assurance maladie, c'est la c'est toute la protection sociale. Bon, je vois pas trÚs bien comment nous pourrions adhérer à ce discours-là . Quand je vois le flou sur les retraites, je suis inquiet quand je vois François Hollande qui dit 63 ans. Mais là encore la confiance, on s'est battu pendant plusieurs mois dans la rue avec les gens. J'étais au milieu des manifestations. Les gens nous applaudissaient, ils étaient heureux que nous soyons avec eux.
Et lĂ , on leur dit 3 ans plus tard, attendez les amis, on a dĂ©filĂ© avec vous mais enfin maintenant euh on passe aux choses sĂ©rieuses. Et donc on dit plus la mĂȘme chose. Moi, je dis la mĂȘme chose de bout en bout et donc on verra ce que dit RaphaĂ«l. Mais moi en tout cas, je me dĂ©finis par rapport Ă ce que je crois. Et pardon, mais enfin pour je prends l'exemple des retraites, je ne suis pas d'accord avec Jean-Luc. Je ne suis pas d'accord avec François Hollande. Pourquoi ? Parce que Jean-Luc MĂ©lenchon, qu'est-ce qu'il fait ? Il dit en fait on va remettre la la retraite Ă 60 ans mais c'est 80 milliards. Donc qu'est-ce qu'on fait ? Alors la transformation Ă©cologique on fait pas.
Qu'est-ce qu'on le pouvoir d'achat on s'en occupe pas. Enfin il y a un moment oĂč faire des choix aussi. On peut pas tout dire. C'est c'est a un discours qui est trĂšs facile. Vous avez envie vous ĂȘtes je sais pas vous ĂȘtes pharmacien, vous voulez plus vous aurez plus. Vous ĂȘtes infirmiĂšre vous voulez plus, je vous en donne plus.
Vous ĂȘtes euh garagiste, vous ĂȘtes euh camionneur, vous ĂȘtes enfin on peut faire toutes les quĂȘtes des rĂ©soles et dire Ă chacun quoi qu'il en coĂ»te quoi on on pe dire effectivement rien Ă quoi qu'il en coĂ»te et bien moi je crois qu'Ă un moment il faut faire des choix et donc 62 ans ça permet en fait de ne pas se retrouver dans une situation oĂč on ne sait pas financer et ensuite il y a d'autres sujets Ă prendre en considĂ©ration et moi je considĂšre qu'il y a trois sujets essentiels dans les 5 annĂ©es qui viennent. Je parle lĂ des grandes odyssĂ©es industrielles que l'Ătat doit soutenir. La premiĂšre odyssĂ©e, c'est la transformation Ă©cologique, notamment la question Ă©nergĂ©tique.
Comment est-ce qu'on met le paquet sur les renouvelables ? Comment est-ce qu'on fait pour que ce qui a été fait dans les années 70 pour le nucléaire, on le fasse désormais pour euh l'ensemble des énergies renouvelables ? Comment on devient les champions du renouvelable ? Et parce que le nucléaire c'est une énergie de transition mais l'énergie d'avenir c'est les renouvelables et c'est là qui est le marché. DeuxiÚme point, c'est la souveraineté alimentaire.
Quelle est cette idĂ©e folle de penser qu'un pays pourrait ĂȘtre souverain alors mĂȘme qu'il ne sait plus nourrir ses enfants et que nous avons besoin de d'importer du bout du monde pour une empreinte carbone qui est dĂ©testable, qui est folle et donc se retrouver dans une situation oĂč nous n'arrivons mĂȘme plus Ă nous nourrir nous-mĂȘmes. Et puis troisĂšme point c'est souverainetĂ© numĂ©rique. On ne peut pas ĂȘtre gouvernĂ© par les algorithmes de musque. On ne peut pas accepter que dĂ©sormais notre information, notre pensĂ©e soit guidĂ©e par des choix qui sont faits par un homme dont on sait qu'il est Ă l'extrĂȘme droite. Et mĂȘme d'ailleurs, il serait pas Ă l'extrĂȘme droite, ce serait la mĂȘme chose.
C'est que moi je souhaite que effectivement nous puissions ĂȘtre souverains et que nous puissions rester libres parce que au dĂ©but de la du triptique rĂ©publicain, il y a cette idĂ©e de libertĂ©. Non pas la libertĂ© des libertariens amĂ©ricains qui considĂšrent que la libertĂ© c'est pas d'impĂŽts, pas de contrainte, pas de rĂšgles et cetera, mais la libertĂ© qui a franchi tout le monde, celle qui permet Ă chacun de pouvoir assumer son destin. Et c'est cette libertĂ©-lĂ , celle des rĂ©volutionnaires de 89 qu'il faut continuer Ă dĂ©fendre. RĂ©cemment, on a vu Raphael Gluxman se faire chauter lors d'une manife de gauche, c'Ă©tait Place Vandom.
Ăa vous dĂ©jĂ arrivĂ© aussi vous plusieurs fois, quelquefois j'ai un souvenir en 2018, par exemple, lors d'une manifoto, vous arrivez encore Ă parler aux Ă©lecteurs de gauche ou pas ? le PS et place publique. D'abord, moi j'ai toujours considĂ© enfin en 2018, vous avez raison, on est 1 an aprĂšs la dĂ©faite prĂ©sidentiel, je deviens premier secrĂ©taire et la premiĂšre manifestation oĂč je me rends, il y a lĂ des brodĂ©s d'insultes, des gens qui jettent des canettes et cetera et cetera. Et je vois un homme qui est devant moi et qui me hurle dessus avec couvert de badge et cetera et qui me dit social traĂźtre et cetera.
Et je lui dis "Mais arrĂȘte de crier, viens me parler et on va s'expliquer." Et il me dit "Oui, Christophe Castaner, Richard Ferrand, Olivier Dusopt, il me cite tous qui ont rejoint Emmanuel Macron et je lui dis "Mais attends, deux choses. La premiĂšre c'est que tu parles Ă celui qui justement n'est pas parti donc celui qui restait lĂ avec toi et tu vas m'engueuler moi alors que justement j'ai fait un choix peut-ĂȘtre je sais pas s'il y a une question de courage mais en cause une question de conviction. Pourquoi c'est Ă moi que tu reproches ce que d'autres ont fait ?
La deuxiĂšme chose, c'est que tu te bats aujourd'hui dans la rue pour des acquis, des conquis qui sont ceux Ă la fois du mouvement ouvrier et aussi des socialistes qui ont permis que ces conquĂȘtes du monde ouvrier puissent se rentrer dans la loi. Et donc pour ces deux raisons lĂ , tu devrais arrĂȘter de me siffler et tu devrais au contraire te rĂ©jouir du fait que je sois lĂ pour te renforcer parce qu'ensemble effectivement on a plus de force que chacun notre Mais c'est pas terrible quand on est un leader socialiste de voir que dans une Madif de gauche bah maintenant on n'est plus forcĂ©ment le bienvenu. Euh je moi je suis contre toutes ces formes d'exclusion.
Je ne trouve pas normal que on puisse huer RaphaĂ«l Gluxman quand il vient sur une manifestation sur le fĂ©minisme. Je ne pense pas que il ait Ă un quelconque moment Ă©tĂ© pris en flagrant dĂ©lit de renoncer Ă ses droits pour les femmes et notamment cette loi intĂ©grale qui vient maintenant Ă l'AssemblĂ©e. Je pense qu'il la soutient du plus profond de lui-mĂȘme et donc c'est un mauvais procĂšs qui lui est fait et donc on peut ne pas aimer RaphaĂ«l Gusman. C'est une Ă©vidence que on n'est pas tous fait du mĂȘme bois, mais on ne peut pas non plus Ă chaque fois considĂ©rer que parce qu'on n'est pas identique, alors on mĂ©rite la lapidation parce que dans ces cas-lĂ , on va rĂ©ussir Ă rien.
Vous avez tout Ă l'heure parlĂ© de rĂ©unir la gauche, mais enfin la gauche toute mouillĂ©e, elle pĂšse pour l'instant 32 %. Donc il faut quand mĂȘme qu'on se rĂ©veille un peu en se disant que c'est pas en considĂ©rant que chacun est l'ennemi de l'autre qu'on va rĂ©ussir quelque chose. Et c'est valable pour MĂ©lenchon comme c'est valable pour Gluxman. C'est que il y a il y a quand mĂȘme un problĂšme, c'est que vous voulez changer quelque chose ou pas ? Si vous voulez changer quelque chose, alors rĂ©flĂ©chissez un instant au fait que vous ne pouvez pas en permanence rejouer les gauches irrĂ©conciliables.
Je vous donne le nom de personnalitĂ© politique et vous me dites si c'est si elle est dans le camp des mĂ©chants ou des gentils. VoilĂ , on est nous on est dans les films ou dans les sĂ©ries les indiens et les cowboys. Exactement. MĂȘme si [rires] dans dans la filmographie les les mĂ©chants cĂ©tait gentil et l'inverse hein. Oui, moi je suis avec les Indiens. Euh oui, moi aussi. Marine Le Pen, mĂ©chante ou gentille ? Je commence, je commence, je commence facile. Oui, commence facile. Bon ben mĂ©chante. Ădouard Philippe mĂ©chant. Gabriel Atal, mĂ©chant. Emmanuel Macron, mĂ©chant. François Hollande euh c'est il Ă©tait dans le camp des gentils, j'ai peur qu'il ne dĂ©rive.
Donc ancien gentil qui va voir les mĂ©chants pour vous. Mais je trouve que enfin son idĂ©e de de dĂ©sormais ĂȘtre le candidat du centre et le centre, moi je ne sais pas, je ne l'ai jamais vraiment trouvĂ©. Donc c'est un dĂ©port quand il commence Ă dire lui-mĂȘme que il est maintenant favorable Ă la TVA sociale qu'il a condamnĂ© il y a 14 ans quand c'Ă©tait François Fillon qui la proposait. Je considĂšre que faut faire attention parce que euh bah il y a des frontiĂšres qu'il faut pas franchir. Jean-luc MĂ©lenchon mais je l'aime bien malheureusement malheureusement dire oh lĂ lĂ c'est c'est le lapsus qui tue.
Non je l'aime bien parce que humainement en fait voilĂ on a on a des rapports trĂšs le jeu c'Ă©tait il est gentil ou mĂ©chant ? Oui, d'accord. Bah, il est mois je je j'espĂšre qu'il va rester gentil. VoilĂ , c'est pas mal. Vous ĂȘtes franc ? Ouais, non, franchement sais, on a nos person dans les films, faut des vous savez les personnages, faut il faut vraiment dĂ©crire bien les typ, c'est comme ça, c'est la fiction mĂȘme si lĂ , on est un peu dans la rĂ©alitĂ©. Alors dans le rĂ©sumĂ© d'un film, on doit rapidement comprendre l'intrigue. Vous au PS, on a du mal Ă comprendre parfois votre programme. Allez, citez-moi au moins une idĂ©e neuve pour changer la France dans votre programme. Au moins une.
LĂ , regardez, vous avez vous avez, je pense beaucoup d'auditeurs et et de je sais pas si on peut dire de de spectateurs de podcast qui nous regardent, qui nous Ă©coutent. Alors une seule pour l'instant mais je vais faire du teasing. Dans quelques jours sort un livre qui s'appelle la loi du plus juste sous entendu face Ă la loi du plus fort qui est un livre dans lequel j'exprime ma vision et donc s'il y en a qui sont curieux, ils pourront aller l'acheter et peut-ĂȘtre s'apercevoir qu'il y a pas qu'une seule idĂ©e. Mais j'en donne une. Votre idĂ©e c'est d'acheter votre livre en fait. C'est ça ? Non non, c'est pas ça l'idĂ©e. L'idĂ©e c'est de dire que une c'est rĂ©ducteur, mais j'en prends une.
Moi, je considĂšre par exemple que il n'est pas normal que euh on puisse considĂ©rer que capital et travail ne sont pas placĂ©s au mĂȘme endroit. Et donc, il faut Ă la fois rĂ©tablir la fiscalitĂ© du capital au mĂȘme niveau que celle du travail. Mais surtout, quand une entreprise verse des dividendes, elle doit verser l'Ă©quivalent Ă ses salariĂ©s. Ben oui, on aimerait bien. Oui, enfin, on en est loin. On en est loin. Et qu'est-ce qui le justifie ? VoilĂ . Et donc cette idĂ©e-lĂ , elle est une idĂ©e assez simple parce que quand l'argent existe, pourquoi est-ce qu'il part vers vers la rente et pourquoi est-ce qu'il part pas vers le travail ?
Et donc comme je ne suis pas trop gourmand, je ne dis pas qu'on va tout prendre, je dis que on va prendre simplement kif kif pour chacun et ça me paraĂźt ĂȘtre simplement la justice parce que il y a des gens qui ont pris des risques, c'est beaucoup dire en fait lĂ en gĂ©nĂ©ral les gens qui placent prennent des risques mesurĂ©s parce qu'ils ont des portefeuilles d'action avec enfin on prend quelques risques un endroit mais en fait on se garantit ailleurs. Mais donc quand on gagne de l'argent simplement en plaçant de l'argent, admettons que il faille encore qu'il y a des gens qui placent de l'argent parce qu'on en a besoin.
Donc il faut qu'on rĂ©munĂšre leur placement mais enfin en mĂȘme temps faut dire qu'il y a des gens qui triment derriĂšre pour que ça marche et donc pour que ça voilĂ et donc moi je souhaite que les gens qui triment il touchent au moins autant que ceux qui ont placĂ© de l'argent. Vous ĂȘtes d'accord quand on dit qu'Ă LFI on a plus bossĂ© qu'au PS ou pas ? C'est souvent un truc on dit souvent vous l'avez entendu ça ou pas ? On souvent et les filles ont bossĂ©, ça fait des annĂ©es avec l'Institut de la Boessie qui leur fing tank de pensĂ©e. On bosse voilĂ et on n plus dans les dans les guĂ©ger politiciennes on propose des choses. Est-ce que vous avez bossĂ© ? Qu'est-ce que vous avez foutu pendant 5 ans ?
Mais mĂȘme pendant 10 ans. Allez lĂ je vais faire de la publicitĂ© mais enfin vous un autre livre qui est sorti qui s'appelle le projet socialiste et qui reprend tout le travail qui a Ă©tĂ© engagĂ© pendant des annĂ©es dans les groupes parlementaires avec sous l'Ă©gide ensuite de ChloĂ© Ridel. On auditionnĂ© tout ce que la terre compte de syndicalistes, euh d'intellectuels, d'experts et d'Ă©l. Et donc ce projet, il est en il est Ă la fois en vente libre pour ceux qui veulent l'avoir en papier et puis il est mĂȘme disponible gratuitement sur le site. Donc en fait, c'est une erreur de penser que nous n'avons pas travaillĂ©. Bien sĂ»r que nous travaillons.
Enfin, vous pensez que en fait, enfin moi c'est quelque chose et d'ailleurs je n'offerai le reproche Ă aucun parti politique. Chaque semaine au Parlement, nous avons l'obligation de dĂ©fendre position. L'obligation. Il y a pas de parti qui flanent et qui disent "Ben au fond, je sais pas quoi penser de tel ou tel sujet." Et quand c'est pendant 10 ans que vous ĂȘtes dans l'opposition, vous avez Ă peu prĂšs validĂ© tous les sujets et sur tous les sujets, vous avez donnĂ© une position et c'est valable pour la majoritĂ©. comme pour l'opposition. Et donc il faut arrĂȘter avec ces espĂšces de lĂ©gendes urbaines qu'on rĂ©pand un peu partout.
Des gens peut-ĂȘtre qui communiquent mieux mais c'est pas la communication qui fait le fond. RaphaĂ«l Glxman ne rĂ©pond pas Ă mes messages pour ĂȘtre interviewĂ©. Vous pouvez lui dire de rĂ©pondre au moins pourrait lui dire vo c'est de le faire passer. Je sais pas c'est par son attachĂ© de presse lui en direct c'est bon il veut pas mais je me j'ai entendu mais ouais mais je pense euh et surtout que j'ai entendu alors qu'il y a pas avec nous qui apparemment il fuiit les dĂ©bats. J'ai lu ça. C'est vrai. Il a peur des dĂ©bats et des plateaux tĂ©lĂ© ou pas ? Vous l'avez lu ou pas ça ? Vous avez vu ? Je l'ai lu, je l'ai su en fait. Il dit quoi de ça lui ?
Bah, je veux pas la cĂąbler mais enfin c'est vrai que au dĂ©part, il voulait un seul dĂ©bat qui euh se fasse au lendemain de la clĂŽture des inscriptions pour le vote. Bon, euh c'est-Ă -dire le vote sans consĂ©quence, c'est pas terrible. Donc euh euh bah tous les autres candidats ont dit c'est pas possible. Donc il y aura en fait trois Ă©changes. Le premier sur LCI qui sera un Ă©change face au français oĂč donc on aura normalement pas la possibilitĂ© de s'interpeller.
un deuxiÚme débat qui sera sur un débat sur France Télévision et France Interre qui sera donc un débat plus classique et un troisÚme débat là aussi plus classique sur BFM et donc j'espÚre que à ce moment-là chacun aura le loisir de comprendre ce qui nous distingue et ce qui nous rassemble. On termine souvent par cette question aussi c'est un peu la tradition. Dans quelle série sommes-nous selon vous ou dans quel film là ? Le monde qui nous entoure ou le monde politique selon vous on est dans quel film ou dans quelle série ? J'hésite entre deux. Allez-y. Euh 24h chrono. Ouais. Pourquoi ? Bah parce que c'est l'idée de du chronomÚtre qui file et la catastrophe au bout.
Et donc est-ce que est-ce qu'on aura la capacitĂ© Ă arrĂȘter ou pas ? Et puis un film Ă©videmment lookup. Oui. Bah oui, ça vous n'ĂȘtes pas le premier Ă nous le dire. Mais oui, mais enfin c'est quand mĂȘme une Ă©vidence en fait. On sait en fait c'est pas comme si la science Ă©tait aveugle, comme si on avait pas Ă©tĂ© informĂ©, comme si on savait pas qu'il allait un jour se produire l'incendie de Somos et cetera, la forĂȘt de Fontainbo Cram. Tout ça c'est dĂ©jĂ racontĂ© depuis des annĂ©es et des annĂ©es. Vous rendez compte que le rapport Mido, il date de 72. Euh vous Ă©tiez pas nĂ© ? Non. Et moi Ă peine. J'avais moins de 10 ans. B oui. Et donc moi j'Ă©tais tout petit petit.
Et donc pour vous dire que ce rapport pour la premiĂšre fois indique que nous sommes en fait en train de dĂ©truire nous-mĂȘme notre planĂšte et que nous ne pourrons pas assumer un dĂ©veloppement continu tel que nous le connaissons. Il y a mĂȘme Ă l'Ă©poque un commissaire europĂ©en, le commissaire Ă l'agriculture qui est le premier commissaire Ă l'agriculture d'ailleurs dans les sires de l'Europe socialiste qui lit ce rapport et qui est bouleversĂ©. Et donc euh il s'appelle Solt et euh donc il Ă©crit au prĂ©sident de la commission et lui dit "Ăa va plus, ça va plus, il faut qu'on change." Il est pourtant le responsable de la politique agricole.
Donc il y a toute une partie agricole qui est posée par ce constat et euh et là il est totalement bouleversé et donc il écrit cette lettre fait beaucoup de bruit et ben malheureusement en fait il est pas entendu.
il est pas entendu et en France vous avez Raymond Barry Chardestin George Marchet qui pour des raisons diffĂ©rentes lui tape dessus en disant que il faut Ă©videmment continuer avec le productivisme parce que c'est la seule façon pour les uns de s'enrichir pour les autres de considĂ©rer qu'il y a quelque chose Ă partager et donc cette voilĂ cette lettre est restĂ©e lettre morte et malheureusement nous sommes plus de 50 ans aprĂšs et nous en sommes toujours au mĂȘme point tout Ă fait mais enfin Quand on voit que le gouvernement actuel a rĂ©ussi mĂȘme en pleine canicule, je parle mĂȘme pas de la division par 3 du fond vert, mais c'Ă©tait dĂ©jĂ le cas avant mĂȘme que la canicule ne commence.
Mais mĂȘme pendant la canicule, ils arrivent encore Ă diminuer de 20 % ce qui reste. On se dit waouh enfin quand mĂȘme en fait lĂ c'est vraiment dans lookup en fait c'est vous savez les scientifiques vous disent mais on dĂ©crĂ©dibilise les scientifiques et puis ensuite on fait on regarde ailleurs. VoilĂ . Euh avant de se quitter, peut-ĂȘtre deux trois infos pratiques sur la primaire. C'est quand ça ? Qui qui a le droit de voter ? Ăa coĂ»te combien ? Alors, c'est quand c'est le premier tour, c'est les 9 et 10 octobre. OK. Donc c'est un vote Ă©lectronique. Oui. Donc on s'inscrit alors sur notamment sur le site du PS, mais enfin il y a trois possibilitĂ©s.
Soit on rentre au PS, soit on rentre Ă place publique, soit on dit qu'on veut ĂȘtre ni chez l'un ni chez l'autre. Mais donc on verse 10 ⏠euh et euh on devient donc euh certains avaient dit c'est une maniĂšre de d'enlever les Ă©lecteurs les plus modestes et que ça arrangerait fait Luxman c'est ce qui est qui Oui oui c'est il y a deux tarifs 10 et 15 ⏠donc ceux qui peuvent pas mettre 15 il mettent 10 et donc moi j'appelle le plus grand nombre malgrĂ© tout Ă venir parce que c'est pas indiffĂ©rent de savoir qui va reprĂ©senter la gauche rĂ©formiste et donc pour celles et ceux qui peuvent s'offrir cette ce et venez venez y compris dire quel est votre point de vue.
C'est au fond le seul moment dans la dans la campagne prĂ©-prĂ©sidentielle oĂč vous aurez un parti qui vous offre ce choix-lĂ . Alors venez de dire ce qu'est votre conception de la gauche. Olivier Fortron du PS et aussi candidat Ă cette primaire, dĂ©putĂ© aussi et bonne chance parce que cette annĂ©e elle s'annonce longue, musclĂ©e et avec plein de rebondissement.
[musique]
Personnage principalou.