Souveraineté numérique : ne pas subir, agir
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 25 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
La France et l'Europe accusent un retard dans le numérique face aux États-Unis et à la Chine. Quelles mesures concrètes pour inverser cette tendance ?
- 2:54RelanceÉludée
Le gouvernement est-il prêt à assumer des décisions structurantes pour inverser le retard numérique ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:11Fait
« L'ensemble de ces enjeux montre l'urgence de bâtir une véritable stratégie numérique et d'en faire un objectif stratégique national majeur. »
- 3:39Fait
« Nous avons une très bonne position sur l'intelligence artificielle. Nous avons une vraie vision, une vraie ambition et on n'est pas en retard. »
Temps de parole
- ?100 %
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Merci monsieur le président, madame la ministre. Dans le développement de l'économie du numérique, la France et plus largement l'Europe accuse un retard préoccupant. Si au cours du 20e siècle, notre pays a su développer des filières industrielles dans les secteurs en expansion, je pense au transport, à l'énergie, à l'aérospatial, il a ensuite raté une série d'opportunités successives, les télécommunications, l'internet et on peut craindre maintenant l'intelligence artificielle qui sont largement dominés par des acteurs américains concurrencés par des acteurs chinois. Cette situation pèse de manière évidente sur nos emplois. Elle pèse aussi sur notre indépendance. Vous l'avez dit, nos données sont stockées, traitées, transportées par des
infrastructures, des algorithme et des data centers dont le contrôle nous échappe largement. Mais notre faiblesse ne se limite pas à cela. Une large part de l'information transite par des réseaux peu scrupuleux à l'égard de la qualité des contenus diffusés. Je pense évidemment à X d'on Musk, à Meta mais aussi à TikTok qui a par exemple été le vecteur d'ingérence étrangère dans plusieurs scrutins sur le continent européen. La décision récente de l'administration Trump d'interdire l'entrée sur le territoire américain à Thierry Breton et à quatre autres personnalités engagé pour une régulation des géants américains de la tech illustre le caractère central de cet enjeu et l'absence de réaction concrète
de la part de la France et de l'Union européenne montre notre faiblesse. Enfin, l'enjeu énergétique ne doit aussi pas être négligé. Une étude de l'ADEM publiée la semaine dernière montre que dans un scénario prolongeant la tendance actuelle, les besoins énergétique lié à des centres de données situés à l'étranger mais répondant aux usages numériques des Français seraient multiplié par 14 d'ici 2050. Un chiffre qui rappelle l'impératif de sobriété numérique, mais aussi la nécessité de relocaliser l'activité numérique sur notre territoire qui dispose d'un mix électrique largement décarboné. L'ensemble de ces enjeux montre l'urgence de bâtir une véritable
stratégie numérique et d'en faire un objectif stratégique national majeur. Et c'est aussi un des axes du rapport Dragy. Malgré ces retards, la France dispose d'atout réels pour faire émerger des champions de l'IA. Je pense aux jeunes chercheurs et jeunes ingénieurs qui fauteent d'opportunités en France vont exercer leur talent à l'étranger. Je pense aussi à notre électricité bas carbone que j'ai évoqué à l'instant. Mais l'écart avec nos concurrents américains et chinois s'accentuent 8 ans après la publication du rapport Vilani sur l'IA. Notre retard industriel s'est accru et notre dépendance est aggravée. Notre pays et notre continent ne peuvent pas se contenter d'un rôle de régulateur d'innovation conçu ailleurs et imposé à
nos économies. Nous avons besoin d'un projet national commun du 20e siècle que j'évoqué tout à l'heure. Or, je n'ai rien entendu dans votre propos liminaire qui soit de nature à changer réellement la donne. Quelle décision structurante ? Le gouvernement est-il donc aujourd'hui prêt à assumer pour inverser réellement cette traject ? Merci beaucoup pour vos questions, monsieur le député, qui sont passionnantes et je pense que comme j'aurai pas le temps de tout de répondre à tout, je vous enverrai euh euh des réponses par écrit si vous permettez, mais je peux pas vous laisser dire que nous sommes en retard surtout, que nous n'avons pas de vision, qu'on subit. Ce n'est pas vrai. Euh je j'admets que sur certaines euh sur certains je dirais
certaines ruptures technologiques, on a pu avoir du retard qu'on essaie de combler, je pense, à la stratégie cloud. On est en train d'essayer de rattraper le retard, de limiter nos dépendances, je l'ai dit tout à l'heure, mais nous avons une très bonne position sur l'intelligence artificielle. Nous avons une vraie vision, une vraie ambition et on n'est pas en retard. Euh sur le quantique. On a une vision, on a des pépites, elles sont euh assez nombreuses en France, on nous les envie d'ailleurs et on tente de venir les récupérer. Donc, on a une vraie stratégie. On n'est pas en retard, on n'est pas ridicule par rapport au reste du monde et nous avons des grands acteurs. Quant aux grandes plateformes, nous ne fléchissons pas, nous ne laissons pas faire les choses.
Nous avons fait retirer des contenus, nous avons demandé la fermeture de plateforme et nous nous saisissons la justice dès que possible pour faire respecter le droit et la loi aux abus et des plateformes et des utilisateurs. Sur le reste, si vous permettez, je vous répondrai par écrit, je n'ai pas le temps de répondre. Merci. Oui, ou en fin d'audition, madame la ministre, si vous le voulez bien, dans le les reprises de de questions.
Anne Le Hénanff