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Discours / meetingFrançois-Xavier Bellamy· 18 octobre 2023 10 minAutoproduitActualité / polémiqueImmigration & asileSécuritéInstitutions & électionsEurope & international

Les attentats islamistes viennent d’un même échec, l’impuissance de nos États face à l’immigration.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Invité politiqueFait
    « tous ces morts sont les victimes de la faillite migratoire de nos pays de la faillite d'une Europe qui ne sait plus qui ne veut plus protéger ses frontières »
  • 0:40Invité politiqueFait
    « la question migratoire n'est pas seulement une question européenne c'est d'abord la responsabilité de chacun des États-membres de garantir la protection de leur territoire contre l'immigration illégale »
  • 1:20Invité politiqueFait
    « la loi qu'il propose garantirait que demain un terroriste Tchen comme celui qui a tué Dominique Bernard ne soit pas sur le sol français ce n'est pas exact »
  • 3:19Invité politiqueFait
    « le droit à la vie familiale ne veut pas nécessairement dire pour quelqu'un qui est entré clandestinement sur le sol de votre pays qu'il a le droit ensuite d' faire venir toute sa famille »

Temps de parole

  • François-Xavier Bellamy100 %

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
François-Xavier Bellamy

bonjour à tous de Morier à Bruxelles Dominique Bernard il y a quelques jours ce professeur français tué dans son lycée Samuel pati il y a 3 ans maintenant et tant d'autres encore tous ces morts sont les victimes de la faillite migratoire de nos pays de la faillite d'une Europe qui ne sait plus qui ne veut plus protéger ses frontières et garantir la protection des citoyens européens contre l'immigration illégale toutes ces personnes ont été tuées par des criminels qui n'auraient jamais dû se trouver sur le sol européen sur le sol de nos pays et derrière chacun de ces attentats il y a évidemment un appel à un réveil urgent de l'Europe comme de nos états sur le sujet migratoire de nos états d'abord parce que la question migratoire n'est pas seulement une question européenne c'est d'abord la responsabilité de chacun des États-membres de garantir la protection de leur territoire contre l'immigration illégale et c'est la raison pour laquelle en France nous aurons le débat majeur qui s'engage sur le projet de loi porté par le ministre de l'Intérieur sur la question de l'immigration et de l'asile le fait est que quand le ministre nous dit que la loi qu'il propose garantirait que demain un terroriste Tchen comme celui qui a tué Dominique Bernard ne soit pas sur le sol français ce n'est pas exact parce que de fait aujourd'hui sa loi ne permet pas d'expulser quelqu'un qui est arrivé en France avant ses 13 ans même s'il y reste illégalement sauf s'il a été condamné à une peine de prison de 10 ans évidemment cette condition n'était pas à rempli dans le cas de ce criminel évidemment il est absurde d'attendre que quelqu'un ait commis un crime pour pouvoir l'expulser ensuite ce qui compte c'est d'abord de garantir de protéger ce qui compte c'est d'abord de prévenir au lieu de déplorer mais c'est aussi un sujet européen et ce sujet européen nous ne cessons d'appeler à faire en sorte qu'il soit enfin traité par l'Union européenne il y a je le crois aujourd'hui un scandale révoltant dans le fait que l'illégalité que malheureusement la délinquence et le crime trouve aujourd'hui leur protection dans des jurisprudences européennes la jurisprudence par exemple de la Cour européenne des droits de l'homme qui sur le principe du droit à la vie familiale contenu dans la Convention européenne des droits de l'homme tire sur la base de ce principe des conséquences qui sont évidemment très éloignées de cet engagement d'origine évidemment le droit à la vie familiale doit être protégé nous sommes tous d'accord là-dessus nous défendons et nous croyons à la famille et nous croyons qu'il est nécessaire de protéger le droit des individus à vivre avec leur famille mais le droit à la vie familiale ne veut pas nécessairement dire pour quelqu'un qui est entré clandestinement sur le sol de votre pays qu'il a le droit ensuite d' faire venir toute sa famille son droit à la vie familiale peut aussi bien être respecté par le fait de retourner vivre avec sa famille chez lui dans son pays d'origine et c'est par conséquent aujourd'hui un problème majeur que la Convention européenne des droits de l'homme et qui est contre les droits de l'homme est été tiré dans un sens politique qui prive le législateur de sa capacité de refléter la volonté du peuple la volonté des électeurs qui lui ont fait confiance pour déterminer qui a le droit de rentrer sur le sol de nos pays et qui n'en a pas le droit c'est de cette cap capité de décider que nous nous sommes défaits que nous nous sommes défaussés et c'est la raison pour laquelle il faudra c'est le premier point sortir de cette jurisprudence qui pose aujourd'hui des problèmes majeurs celle de la CEDH comme celle de la CJUE et c'est la raison pour laquelle nous proposons je propose mais c'est toute notre famille politique qui le dit depuis longtemps que nous puissions restreindre cette jurisprudence en quittant la Convention européenne des droits de l'homme quitte d'ailleurs à y revenir immédiatement si on le souhaite mais en décidant de sortir tout un champ de compétence de cette adhésion c'est ce qu'on fait d'autres grands pays européens qui sont de grande démocratie je pense par exemple au Danemark il n'y a aucune raison que la France ne fasse pas ce pas au-delà de cette jurisprudence il y a aussi des réponses politiques européennes à mettre en œuvre d'urgence on l'a vu tout récemment avec l'afflux de bateaux à Lampedusa nous ne savons pas prévenir l'immigration illégale et c'est tout l'enjeu cette fois-ci du débat qui s'engage au Parlement européen sur le paquet asile immigration derrière ce paquet il y a plusieurs textes je vous en reparlerai en détail parce que c'est un sujet majeur mais je voudrais dire quelques leviers qui me paraissent fondamentaux un levier mieux protéger les frontières mieux contrôler à l'entrée un levier clé réussir à mettre en œuvre et c'est aujourd'hui ce que nous proposons réussir à mettre en œuvre dans les pays européens notamment dans les pays de première entrée ce que l'on appelle la fiction de non-entrée c'estàdire le fait que des gens qui sont rentrés dans nos pays qui ont accosté par exemple à Lampedusa ou bien sur les îles grecques ou bien sur le littoral espagnol puisse être installé dans des centres où ils ne seront pas considérés comme étant juridiquement sur le sol européen c'est une fiction juridique qui existe déjà elle vaut par exemple pour des aéroports elle peut valoir aussi pour des ambassades nous faisons comme si ce n'était pas le territoire de l'Union Européenne et cela permet de garantir que ces personnes seront évidemment dignement recueillies mais qu'elles ne pourront pas circuler sur le territoire européen et qu'elles devront rester dans ces centres pour une instruction très rapide de leur demande d'asile de manière à favoriser évidemment les retours dans leur pays d'origine puisque ces personnes ne sont techniquement pas arrivées en Europe elles doivent pouvoir en repartir d'une façon beaucoup plus souple et beaucoup plus simple c'est un levier fondamental parce que le jour où il sera clair dans tous les pays de départ que si vous arrivez illégalement en Europe vous resterez dans ces centres que vous ne pourrez pas circuler en Europe et que vous serez rapidement reconduit ce jour-là c'est ce qui se passe déjà en Grèce ce jour-là les flux migratoires évidemment seront Taris à l'origine travaille avec les pays d'origine pour faire en sorte que les pays d'origine et les pays de transit soient plus coopératifs en matière de laisser passer consulaire pour permettre le retour des clandestins qui viennent de chez eux et cela suppose de conditionner toutes les aides européennes les aides au développement les aides qui sont aujourd'hui concédés à des pays qui sont de grands pourvoyeurs de flux migratoire faire en sorte de conditionner ces aides à la coopération en matière de retour et en matière de prévention des départs c'est aujourd'hui un scandale que nous continuons de verser des milliards d'euros à des pays au titre de l'aide de développement alors que ces pays en réalité ne font rien pour prévenir le fait que nos lois que nos frontières sont violées continuellement et que ces pays ne font rien pour rapatrier pour accueillir leurs propres ressortissants quand ils doivent être légalement reconduits en dehors de nos frontières tous ces sujets sont capitaux capitaux pour éviter la crise migratoire qui se dessine si nous ne faisons rien capitaux pour faire en sorte évidemment que la vague d'attentat que nous connaissons aujourd'hui trouve une fin par parce que si nous ne savons pas protéger nos frontières nous le voyons très bien c'est évidemment la violence qui s'imposera à l'intérieur de nos pays les frontières ou le chaos c'est le débat devant lequel nous sommes vous savez nous avons mené ce débat depuis de longs mois maintenant je vous avais raconté cette bataille sur le budget c'était l'an dernier cette bataille sur le budget au cours duquel nous avions défendu avec notre groupe PPE la possibilité de faire financer par l'Union européenne des infrastructures physiques pour protéger les frontières extérieures de l'Union cette bataille là nous l'avons gagné malgré l'opposition déterminée de la gauche malgré l'opposition sont déterminé des vers de l'extrême gauche et de nos collègues macronistes qui auront été désavoués par leur propre groupe nous avons réussi à construire une majorité contre leurs croisade contre leurs injonctions nous ne faisons pas cela parce que nous aimerions les murs mais nous faisons cela parce que les murs sont la condition pour la protection de ces frontières qui sont à leur tour la condition pour la paix la sécurité la reconstruction de l'unité de nos pays et c'est cela le combat essentiel et vital devant lequel nous sommes aujourd'hui je reviendrai avec vous en détail sur ce sujet mais je crois qu'il est central enfin même ceux qui refusaient de le voir ont été obligés d'ouvrir les yeux sur le lien évident qui existe entre une immigration non maîtrisé et la montée de la criminalité dans nos pays il suffit encore une fois de lire la litanie des morts des derniers jours des derniers mois des dernières années pour comprendre que c'est parce que nos États se sont désarmés dans la protection de leurs frontières que les citoyens de nos pays se trouvent aujourd'hui en première ligne les professeurs dans leurs classes les supporters de football hier à Bruxelles innocents un conscient du danger qui se trouve pris à parti par des gens qui présent illégalement sur le sol de nos pays alors qu'ils sont rentrés illégalement s maintiennent illégalement tout en disant leur haine de notre modèle de notre identité de ce que nous avons à défendre comment se fait-il que nous soyons dans une telle situation de passivité une chose est sûre nous n'avons plus le droit de déplorer nous n'avons plus le droit aux fleurs aux bougies aux proclamations disant plus jamais notre devoir c'est d'agir notre devoir c'est de faire en sorte qu'enfin enfin nous S de cette torpeur qui a déjà fait trop de morts l'avenir de nos pays en dépend mais aussi la stabilité du monde de demain et c'est la raison pour laquelle il faudra évidemment que avec persévérance nous puissions aboutir sur ce sujet avant la fin de ce mandat c'est une urgence absolue et pour notre part nous gardons cet engagement de tout faire pour réussir à obtenir une évolution structurante matricielle centrale comme celle que nous avons proposé au plan national avec une réforme constitutionnelle du droit européen sur ce sujet migratoire avant les élections européennes en juin prochain nous n'avons pas le droit de remettre ce sujet à plus tard maintenant c'est un devoir à l'égard de Dominique Bernard à l'égard de tous ceux qui sont morts c'est un devoir à l'égard des citoyens de nos pays qui attendent des réponses concrètes sur ce sujet vital merci encore et à très bientôt