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Podcast / conversationBLAST (sur YouTube)· 23 octobre 2026 29 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsSolidarités & familleEurope & international

24 OCTOBRE : POUR EUX VOUS ÊTES TOUS DES CASSEURS

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 85 %Défensif 15 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

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    « La doctrine qui a été arrêtée de manière très claire, c'est que partout où il y a une volonté de de manifester, de se regrouper, des demandes qui sont faites par des gens qui n'ont aucune légitimité pour cela, elles seront interdites par les préfets parce que c'est pas le moment, parce que nous voulons le retour au calme. »
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    « En regardant ces images, nous nous sommes tous demandés compte-il dans la tête comment des Français peuvent faire cela à la France. »
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    « Le ministre de l'éducation nationale s'est mobilisé, a mis en place une plateforme qui a recueilli plus de 100000 contributions qui s'ajoutent aux réunion tenu au niveau des académies et des lycées. »
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    « Les manifestants légitimés par la répression, la bonne manife, justifient une répression des casseurs accusés de nuire aux manifestants légitimés. »
  • 6:54non_speechFait
    « La liberté de manifester est alors transformée en devoir de répression de la manifestation par elle-même. »
  • 11:31non_speechChiffre
    « Le chiffre que vous donnez, c'est plutôt la fourchette haute. En réalité, ça de ça a été deux fois et demi plus. »
  • 12:07non_speechFait
    « Le président qui veut que vous déployez de nouveaux modes d'action contre les casseurs. »
  • 15:29non_speechFait
    « Il y a eu quelques analyses qui ont fait le lien entre cette activité antiLfi surveillance et de répression et ce qu'ils ont appelé l'échec sécuritaire du 17 octobre. »
  • 22:07non_speechPromesse
    « Je suis candidate à l'élection présidentielle. »

Temps de parole

  • ?100 %

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Locuteur

Bonjour et bienvenue dans Propaganda. Le 17 octobre dernier, la répression policière s'est férocement abattue sur tout le pays. Le 24 octobre, une nouvelle manifestation est [musique] prévue et cette fois-ci, on nous a promis le pire. Le dispositif de samedi prochain sera massif. Jeudi 22 octobre, Emmanuel Macron en a rajouté une couche. La doctrine qui a été arrêtée de manière très claire, c'est que partout où il y a une volonté de de manifester, de se regrouper, des demandes qui sont faites par des gens qui n'ont aucune légitimité pour cela, elles seront interdites par les préfets parce que c'est pas le moment, parce que nous voulons le retour au calme.

Et tout ça justement à cause du 17 octobre, la machine ultra répressive est lancée et elle faschise progressivement tous les esprits par sa logique implacable [musique] et pénétrante. Et ce moule est devenu si naturel que dans la campagne présidentielle, tous les candidats s'y coulent. C'est le chaos et beaucoup se présentent comme le [musique] seul qui pourra en être le rempart. Sauf qu'ils sont plus de 28 à le dire et ça commence à se voir. Générique, il n'y a pas d'alliance possible avec la France insoumise. Les sondages restent très favorables à Marine Le Pen. Quoi qu'il arrive, je ne serez pas mort. Ils nous prennent pour des imbéciles. Il va falloir que chacun travaille plus longtemps.

[musique] Nous y sommes. C'est eux ou nous. Samedi 17 octobre, la violence se serait déchaînée. Les pillages, casse et la violence urbaine ont occupé tout le devant de la scène médiatique et politique. Alors comme il ne perd aucune occasion de se taire, Emmanuel Macron a parlé dimanche 18 octobre à 20h. Attention trigger warning Macron. En regardant ces images, nous nous sommes tous demandés compte-il dans la tête comment des Français peuvent faire cela à la France. Pourquoi brûler la mairie de Limoge, l'office de tourisme à Lyon, envahir la mairie à Marseille ou attaquer la résidence du préfet à Bordeaux ? C'est de la déshumanisation classique. Ce sont des choses qui ne pensent pas.

Ce n'est même plus de la colère mais une absence totale de pensée. Cette énumération de cibles associée à l'état mental des jeunes fait de ce récit en réalité un diagnostic médical. Comment peuvent-ils en arriver là ? Rien ne le justifie, rien ne l'explique, rien ne l'excuse. Cette maladie est certes morale car rien ne l'excuse ni ne la justifie à ses yeux. Mais pire encore, cette maladie est radicale car rien ne l'explique. Et une maladie qui n'a pas de cause et qui produit tant de dégâts n'a qu'un seul remède, l'élimination chirurgicale. Comme toujours, ces discours répressifs sont d'une violence inouie.

Ces violences urbaines, comme ils disent, sont traitées comme une dégénérescence tumorale qu'il faudrait couper avec la plus grande fermeté. Plus que jamais, [raclement de gorge] la séquence mouvement lycéen 17 octobre permet de mettre au jour le visage des méthodes par lesquelles l'État affermis son emprise sur les phénomènes de contestation qu'il craint. L'État, la répression ici Macron, vient créer une ligne de partage au beau milieu de ce phénomène social si complexe qui est la manifestation. Ah non, c'est pas complexe he, c'est très simple. Regarde, on a vu des pilleurs arrivés qui sont des délinquants en fait hein. Ce sont des délinquants, on peut pas les nommer autrement.

Bah oui, clairement, il y a les gentils et les méchants et point barre. Et attends parce que les méchants c'est pas ce qu'on croit hein. Ah, c'est les flics. Non non, même pas. Et même pas non plus les néonazi qui du coup ont pu défiler à Lyon pendant que les manifes étaient interdites. En même temps, ce gouvernement, j'en attends moi plus rien, mais vraiment rien. Cette division bien propre, bien nette entre les bons et les méchants n'est là que pour justifier le traitement qu'on réserve aux uns et aux autres. Notre responsabilité est donc double. entendre la colère et agir sur ses causes et faire respecter fermement l'ordre républicain.

Alors, c'est bizarre mais quand on regarde de plus près, cette différence de responsabilité s'exprime de façon bien plus différente. Tu veux dire qu'on va enfin répondre aux revendications des lycéens et des manifestants ? [grognement] C'est ça. Oui. Et je vais y travailler évidemment dans les 48 heures avec le directeur général de la gendarmerie nationale, le préfet de police, le directeur général de la police nationale. Côté répression de ce qu'ils appellent les casseurs, la réponse est très claire. Une promesse de répression en 48 he mais côté revendication euh c'est plus compliqué. Non non non, c'est pas compliqué du tout. C'est tout aussi clair.

Le travail est déjà engagé par le gouvernement. Le ministre de l'éducation nationale s'est mobilisé, a mis en place une plateforme qui a recueilli plus de 100000 contributions qui s'ajoutent aux réunion tenu au niveau des académies et des lycées. Cela nous permettra de construire avec notre jeunesse des réponses adaptées. Nice, encore un grand débat ou un conclave. La dernière fois, c'était pour les retraites, là c'est pour les lycées et les jeunes. Rien à voir. Et d'ailleurs, ça avait si bien marché hein ? Oh bah attends de voir qu'ils vont mettre autour de la table. Oui, il nous faut nous asseoir autour de la table et construire ensemble des solutions.

Élèves, étudiants, enseignants, représentants des organisations patronales et syndicales, collectivités territoriales, parlementaires, travailleront dès cette semaine avec le gouvernement à des propositions concrètes. Le Premier ministre les réunira dans les prochains jours à cet effet. Moi, je propose de mettre la répression policière en conclave plutôt. Plus d'armes de guerre comme les grenades tant que tout le monde autour de la table est pas d'accord. Ah oui ! Et on met Poutou en chef des négociations. La solution pour satisfaire les revendications est fabriqué pour échouer avec tout ce monde autour de la table. Quelle surprise !

Et ça permettra en plus au gouvernement de s'en laver les mains en remettant l'échec sur les genoux des partenaires sociaux. Pof ! Nous ne devons ni confondre les revendications légitimes avec les violences, ni laisser les violences empêcher que ces revendications soient entendues. Le propos de Macron est très clair. Les manifestants légitimés par la répression, la bonne manife, justifient une répression des casseurs accusés de nuire aux manifestants légitimés. Mais en réalité, les casseurs servent aussi à réprimer encore plus les manifestants légitimes. Je veux dire un mot sur les manifestations.

Vous voyez bien que il y a quand les manifestations quand il y a pas de service d'ordre, quand il y a pas d'organisateur, quand les choses ne sont pas cadrées, voyez bien que l'ultra gauche, les casseurs, les pilleurs profitent de cela pour venir se greffer sur ce mouvement. Et donc toutes les manifestations spontanées ou qui sont déclarées par des organisateurs qui ne n'apportent pas de garanties en matière de respect de la sécurité, effectivement les préfets sont seront invités à prendre des mesures d'interdiction pour éviter les scènes qu'on a vu samedi.

Vous voyez quand il dit ça et ben dans sa bouche les casseurs servent à justifier une intériorisation de la fonction répressive dans la manifestation elle-même. Comme si au fond c'était au service d'ordre de réprimer les éléments les plus radicaux de la manifestation. La liberté de manifester est alors transformée en devoir de répression de la manifestation par elle-même. Bref, dans la bouche de Noè, la police devient une fonction essentielle de cette liberté de manifester. Il y a la nécessité pour sécuriser celles et ceux qui veulent manifester, y compris parce qu'ils ne sont pas d'accord avec la politique du gouvernement, des systèmes de déclaration qui doivent être respectés.

Il y aura une commission d'enquête parlementaire. Je vois le président de la commission des lois. Il y a qu'à dire que les flics en réalité c'est eux qui ont fait la manif du 17 tant qu'on y est. Les 550000 euh manifestants ont pu manifester, y compris à Paris parce qu'il y avait les forces de sécurité intérieur. Si l'autorépression du mouvement lui-même par lui-même échoue, alors la répression étatique peut désigner la manifestation comme violente, casseuse et illégitime. Et c'est normal que cette autorépression finisse par échouer car elle est fondamentalement contraire à la liberté de manifester. La machine fait alors système.

La répression des casseurs justifie celle des manifestants et la répression internalisée des manifestants justifie celle des casseurs. Le duo casseur manifestant légitime est en réalité un seul ensemble, un seul et même outil de la répression du mouvement social. L'analyse sécuritaire est ainsi construite pour ne produire qu'une seule chose, plus de répression. Et c'est une des caractéristiques principales du dispositif sécuritaire que met en avant Michel Fouot. Si les manifestants pacifiques intègrent l'idée qu'ils sont des gentil et que les autres sont des méchants, alors ils intègrent l'idée que les méchants méritent d'être réprimés.

Sauf que comme les gentils n'ont pas réprimé eux-mêmes, alors c'est qu'ils sont complices, donc on les réprime aussi. Ah mais on réprime tout le monde en fait. C'est juste turbo fasciste. Ah c'est Vroom Vroom fasciste plus là. Oui hein, c'est la manifestation de la répression. La répression s'y manifeste et c'est elle qui rend la manifestation possible. Alors évidemment la gestion du 17 octobre a été présentée comme un échec. Pour continuer cet exercice de transparence, je vous propose d'écouter ce que vous disiez. C'était à ce micro le 6 octobre dernier. C'était une journée de mobilisation des lycéens.

Perd le contrôle, c'est si jamais vous aviez des ordes de personnes qui défilaient dans les centresilles, qui pillaient les magasins, qui commettaient des exactions. Voilà. Euh c'est une définition du de perte de contrôle. C'est ce qu'on a vu dans les rues d'un certain nombre de grandes samedi. Vous avez perdu le contrôle et Noè qu'on sait sans rien retirer de sa position de principe. Ça a été effectivement extrêmement difficile à gérer. Je le reconnais bien volontiers et c'est d'ailleurs je ne retire rien de ce que je vous ai dit le 6 octobre. Absolument rien. Absolument rien. C'est aussi ce qui a été le plus mal compris jusque dans les rangs de la gauche.

Et oui, Claire Nouvian par exemple dans un carousel pour Instagram dit au fond que le 17 octobre est un échec sécuritaire. La police aurait laissé faire les pillards pendant qu'elle abattait une répression trop forte sur les cortèges légitimes. Là où l'analyse commence à devenir très suspecte à nos yeux en tout cas, c'est qu'elle est globalement partagée par tout le monde. Macron, la droite, les plateaux et donc même une partie de la gauche parce que c'est exactement pour ça que Nounè a remis sa démission. Vous avez remis hier votre démission au président de la République qu'il a refusé.

Il parle pour autant, je vais le citer Emmanuel Macron, de défaillance d'anticipation et de renseignements qui ont conduit aux violences de de samedi. Cette première question, Laurent Lunes, pourquoi avoir démissionné ? Est-ce que parce que vous vous considérez avoir failli à votre mission ? Je suis ministre de l'intérieur. Je suis responsable de tout ce qui se passe bien évidemment. Tout ça, on s'en doute bien, c'est une mise en scène particulièrement nausée à bonde. Déjà, on baigne dans le présidentialisme le plus infecte. Il utilise le refus présidentiel pour se relégitimer et surtout pour éviter les critiques des autres branches du gouvernement ou de la presse. Bah oui, évidemment.

Macron 1er l'a reconduit à son poste. Alors, les questions de duamel ou les critiques des nuloses de l'Assemblée là, ça va. Là encore, c'est un exercice démocratique de de transparence et je voudrais volontier je me liv à cet exercice démocratique. Je vous rappelle quand même que j'ai remis ma démission hier au président de la République. Absolument. Allez ta gueule du AML. Tu as compris ? Il a fait l'exercice démocratique en faisant semblant de donner sa démission pour que Macron fasse semblant de la refuser pour que tout ça ressemble à une remise en cause de la responsabilité politique du ministre.

Attention, responsabilité peut-être hein, mais uniquement devant le président et surtout pas devant l'Assemblée, hein. Et d'ailleurs, surtout pas non plus pour faire en sorte que le responsable soit responsable, mais pour qu'il reste bien aux commandes. Ah, à la police, on ne change pas une équipe qui perd, on la décore. C'est là que ça devient bizarre tout ça. C'est un échec mais le ministre reste en place. C'est un échec mais la doctrine policière ne va pas changer de principe. Mais alors, c'est un échec de quoi ?

À plusieurs reprises, j'ai demandé au gouvernement d'en tirer toutes les leçons en matière de renseignement et d'anticipation et faire en sorte que cela ne puisse pas se reproduire. J'attends des réponses claires et toute la transparence sera faite. C'est ce que j'ai demandé au ministre de l'intérieur. S'en est suivi une litanie de détail sur la quantité de manifestants et de groupuscules violents. Comment est-ce que vous expliquez que ces chiffres ai été autant sous-estimés ? En général, on les services de renseignement définissent des fourchettes. Là, le chiffre que vous donnez, c'est plutôt la fourchette haute. En réalité, ça de ça a été deux fois et demi plus.

Bref, l'échec est presque mathématique voir géométrique. Oh, géométrie sécuritaire, c'est presque du Focau là. Attention, reconnaissait avoir failli. Ça veut dire que non, ça veut dire que le dispositif que nous avons mis en place, s'est trouvé dans certains endroits en asymétrie par rapport au volume de participants et de manifestants pour les cortèges normaux mais aussi de casseurs, de pilleurs et de militants d'ultra gauche qui ont fait dégénérer évidemment les cortèges. Il appelle ça de la symétrie. C'est joli hein ? Bah oui, il faut que ça soit symétrique. Oh et qu'est-ce qui se passe juste ensuite ? Le président qui veut que vous déployez de nouveaux modes d'action contre les casseurs.

Qu'est-ce que ça veut dire ça le Laurent Nunes ? déployer de nouveaux modes d'action contre les casseurs. D'abord, ça veut dire que ça veut dire qu'il faut qu'on qu'on sans doute qu'on qu'on monte en puissance sur nos doctrines d'intervention sur les les casseurs, les pilleurs. La répression se rate dans toutes les largeurs. Elle est accusée de toute parts d'avoir mal estimé, mal agi, mal proportionné sa réponse. Et la conclusion, c'est il en faut plus quand même. Chef, le patient ne répond pas au traitement. Il s'est mis à convulser. Est-ce que j'arrête le traitement ? Mais pas du tout abruti, on augmente les doses. Euh oui chef.

Et c'est là où le piège de l'analyse de l'échec partagé par la droite comme par une partie de la gauche se referme. Quand la police échoue, la solution pour le pouvoir c'est toujours plus de police parce qu'en réalité on place la question dans la logique répressive elle-même. Ben oui, parce que quoi ? Le 17 octobre, il aurait fallu plus de policiers. Mais pour faire quoi avec ces policiers à part taper sur des manifestants ? Parce que vous pensez qu'il se serait passé autre chose qu'une répression plus féroce encore cette lecture est une ennemie de classe. Elle est une ennemie des revendications pacifique comme moins pacifique parce qu'elle renforce toujours la répression.

Et justement, la bataille des chiffres a été un des exemples les plus éloquents du piège de la logique sécuritaire. Parce que tout ça, c'est la faute à l'ultra gauche. Samedi 17 octobre, des faxieux issus de groupuscules d'ultra gauche, rejoint par de nombreux délinquents se sont livrés à une violence débridée dans nos villes et son ministre de la police s'est livré aux mêmes délectations protofascistes.

Mais il faut pas que ces débats viennent éluder le fait qu'on a eu des casseurs, des pilleurs, des militants d'ultragauche dont certains responsables politiques d'ailleurs ne les dénoncent pas avec la vigueur qu' qu'il devrait avoir qui s'en sont pris aux forces de l'ordre de manière extrêmement violente avec des pavés, des projectiles. Vous avez vu ces images de véhicules de police qui sont attaqués avec des manifestants qui est des casseurs des pilleurs et des militants d'ultra gauche dont la seule volonté c'était de tuer des policiers. Casseur, pilleur, ultra gauche. Casseur, pilleur, ultra gauche. Casseur, pilleur, ultra gauche. Vous en voulez une couche de plus ?

Non, je crois qu'on a compris là. Et puis évidemment face aux hordes de casseur depuis qu'il y a eu de l'immobilisation importante du militant de l'ultra gauche aussi partout dans de nombreuses villes qui ont sans doute été incité par les discours qui ont pu être nus dans les jours précédents. Allez un petit retour à l'animalisation mais en plus ça serait Lfi derrière tout ça. Le cauchemar des droitsards.

continuum de la violence sociale allant des insoumis bordellisateurs au casseurs d'ultra gauche Black Block ou l'accusation est particulièrement immonde et pathétique et elle est caractéristique des régimes fascistes qui instrumentalisent les services de renseignement pour discréditer à quelques mois d'une élection qui leur est défavorable une des principales forces d'opposition. Et d'ailleurs, même les macronistes du gouvernement, n'y croi pas, hein. Et là, c'est BFM qui rela. Ce ministre qui me lâche que c'est catastrophique. Je suis en colère. C'est indéfendable des sentiments clairement que le pouvoir est est aux abois dans une fin de rèine qui apparaît comme internidable.

Plusieurs ministres jugent aussi que la stratégie de coller à LI, la responsabilité de tout ça ne prend pas du tout. Ce n'est pas de la faute à Mélenchon si ça a merdé samedi. Voilà ce que me confie Sainglant une membre du gouvernement. Mais cette ligne d'accusation a été construite d'abord sur des chiffres, des rapports du renseignement territorial qui aurait dit que LFI serait derrière tout ça. Bon comme on l'a tous vu, Méiapart a révélé que le renseignement territorial et la police avaient été poussé par le gouvernement à essayer de fabriquer un lien entre LFI et le mouvement.

Il y a eu quelques analyses qui ont fait le lien entre cette activité antiLfi surveillance et de répression et ce qu'ils ont appelé l'échec sécuritaire du 17 octobre. En gros, les renseignements auraient été trop occupés à fabriquer un bouqu émissaire pourri, elle estfi, et pas assez concentré sur l'évaluation du mouvement. Mais ces analyses manquent l'essentiel. Les chiffres du renseignement ne sont pas des mesures ratées ni des bavures policières. C'est bien pire que ça. L'appareil de surveillance a exactement produit ce qu'il cherchait. des mouvances ultra gauche, black block, des intentions violentes et des meneurs imputables. Bref, des ennemis à traquer.

Et puis il y a une troisième chose qu'il faut pas négliger, c'est la mouvance d'ultra gauche, hein. C'est le travail des services de renseignement évidemment de déterminer sa mobilisation qui était très présente, beaucoup plus présente que d'habitude et avec des intentions béliqueuses dès le début des cortèges et qui ont provoqué immédiatement des dégradations. Avoir mal compté ou mal anticipé les 550000 personnes, globalement pacifique et sans direction, ce n'est pas un mauvais chiffre. C'est ce que le dispositif sécuritaire cherchait. Eux, ils cherchaient juste à justifier la répression.

Alors, mieux armer le renseignement, c'est-à-dire la surveillance, ne donnera pas plus de connaissance, ne donnera pas de meilleurs chiffres, mais juste plus d'ennemis pour justifier toujours plus une extension de la répression aux formations politiques et aux autres pouvoirs. Et ça commence à y aller. Deuxièmement, j'appelle l'ensemble des partis politiques, des organisations professionnelles et syndicales à condamner sans ambiguïé toutes les violences et à appeler au calme. Chacun doit prendre ses responsabilités. Le pays a besoin d'ordre, d'apaisement et pas d'une escalade.

Le Premier ministre réunira dans les prochains jours ses formations afin d'obtenir des positions claires et publiques. Les partis et syndicats sont convoqués pour une sorte de test de loyauté, presque une génuflexion lugubre devant un monarque pourrissant défit par ses 10 ans de règne. Cette injonction menaçante, accusatrice et communatoire montre la fragilité des institutions de l'État. Et c'est pas passé inaperçu. Vous appelez au calme ? Non, j'appelle pas du tout au calme. J'appelle à à la lutte, à la mobilisation.

Nous ce qu'on aimerait bien, nous militants révolutionnaire, nous militants anticapitalistes, c'est de faire en sorte que ce mouvement-là s'organise, que ce mouvement-là s'étende parce qu'en fait, c'est pas juste la jeunesse qui devrait être dans la rue, c'est toute la population. Vous avez entendu hier, le premier ministre, il a dit il faut choisir son camp. Il y a le camp du pouvoir, il y a le camp de la brutalité des exploiteurs, des dominants, de tout c monde de mépris et de l'autre côté, il y a un monde des opprimés qui subit la crise depuis des années.

Fidèle à l'histoire de la gauche révolutionnaire, Philippe Poutou ne s'y est pas trompé et a bien vu dans tous ces discours médiatiques le piège répressif qui s'y cachait. Mais comme ça a quand même marché, l'extension morbide de la répression en vient à essayer de peser sur la répression pénale avec 2400 interpellations. 2400 interpellations et évidemment j'attends une une réponse extrêmement ferme de la justice. Alors pour s'assurer que cette menace soit bien comprise par le pouvoir judiciaire, on le lui dit en toute lettre. Nos juges rendent la justice en votre nom et ils savent ce que vous attendez.

L'article 64 de la Constitution dit que le président de la République est garantité judiciaire. Garant. il doit la garantir et là il instrumentalise le peuple qu'il est très mal placé pour connaître contre la Constitution et l'indépendance de la justice. Alors la justice a commencé malgré tout à réaffirmer son indépendance sur l'ultra dossier ultrasensible de l'ultra gauche. Madame la procureur, on a en face de nous des gens plutôt politisés à l'ultra gauche. Euh non, c'est absolument pas ce que je peux ce que je peux confirmer sur en l'état de mes informations. D'ailleurs, c'est Laurent Nunise he qui le dit hein. C'est l'analyse du ministère de l'intérieur.

Moi tous les gens qui malheureusement ont commis ces ces dégradations et qui ces actes de violence et bien n'ont pas été interpellés. Peut-être qu'un certain nombre d'entre eux répondent à la description qu'en fait le ministre de l'intérieur. Et incidemment, elle nous rappelle la base si vous vous retrouvez en garde à vue. Mais vous savez d'ailleurs un certain nombre de personnes en garde à vue actuellement gardent le silence, ne revendique pas de positionnement politique. Donc c'est la raison pour laquelle moi je ne peux pas vous dire quel positionnement politique il souhaite avoir. D'accord. Et là c'est une procureure. Elle est soumise hiérarchiquement à Gérald Armanin. Ah quelle horreur !

Je pense que soumir hiérarchiquement à Gérald Armam est pire job au monde. Et le début des audiences correctionnelles pour la plupart en comparion immédiate ne semble pas non plus aller dans le sens du gouvernement. Dossier mal montés, accusations qui ne tiennent pas, suspects choisis un peu au hasard, les juges restent très sceptiques sur le travail pénal autour du 17 octobre. Et ça, ce ne sont que les dossiers arrivés devant le juge parce qu'il imagine tous les autres, ces gardes à vue dont il ne sortira jamais rien. Bref, affaire à suivre. Malgré cette molle résistance judiciaire, la partition reste claire.

Ces manifestants ont fait part d'une inquiétude sur le coût de la vie, sur le prix des carburants qui trouvent leur source dans le conflit lancé dans le golfe persique auquel la France n'a pas pris part et dont nous subissons les conséquences. Pour éprimer les citoyens, l'État a su se montrer sous le terrible visage de la puissance publique, détruisant et ravageant sur son passage tout ce qu'on lui ordonne. Mais pour subvenir aux besoins des citoyens, l'État s'estffet impuissance publique et renvoie la responsabilité à une guerre lointaine et compliquée.

Mais oui, mais derrière tout ça, il y a évidemment le fonctionnement de long terme de la machine répressive, mais il y a aussi des intérêts de plus court terme, comment dire ? Et mes chers compatriotes, nous sommes à 6 mois de notre élection présidentielle. À 6 mois. Et donc tous ceux qui aujourd'hui vous expliquent que l'urgence est d'aller dans la rue, de manifester, de créer le désordre. Donc un but, abîmer la République et voler le débat. Manifester devient le signe d'un vol du débat démocratique à 6 mois de l'élection. Et la présidentielle semble bien se couler dans le moule policier classique.

Et puisqu'on parle de la présidentielle, n'oubliez pas que Blast a besoin de vous pour continuer à exister, pour produire ces contenus qui ne seront jamais diffusés par les médias dominants. Pour pouvoir continuer à voir nos images et entendre les voix qu'on entend nulle part ailleurs comme les critiques de ce système moribon, rendez-vous sur la page de soutien sur blas-info.fr/soutenir. Et maintenant donc un mot sur la présidentielle. [musique] Faut le dire, il y a quand même une floraison de candidature pour la moisson présidentielle de 2027. Floraison, tu es gentil hein. Plutôt une gerbe. Plusieurs gerbes de candidature même.

Nous sommes dans le chaos [grognement] et j'estime que la situation m'oblige. Donc oui, je suis candidate à l'élection présidentielle. Mais tu es pas candidat à la présidentielle toi. Je sais pas. C'est vrai que c'est la merde. Pourquoi j'irai pas non plus au fond ? Oui, je sais pas. Peut-être parce que tu n'as pas de fond, pas de militant, pas de parti, pas d'expérience, pas de base politique. Ouais mais non hein, c'est le chaos. Donc allez go ! Cette expression sentir une envie de Natacha Poloni est n'est pas n'est pas celle qui convient. La question c'est celle du devoir. Mais nous non plus, on n pas envie. retourne à Marianne.

Tu emmerdes déjà assez bien le monde et les femmes musulmanes comme ça. Et c'est rigolo quand même. Ils sont nombreux, en particulier les candidatures les moins naturelles, à être obligé de se présenter comme contraint de se présenter. La situation les oblige tous autant qu'ils sont. Et même si là avec Polonie c'est particulièrement ridicule, avec d'autres c'est à cause de LFI ou je sais pas ce qu'il dit mais enfin c'est pareil. C'est pareil. Non, je sens une immense responsabilité. Je sens une immense responsabilité parce que je sais le moment historique qu'on traverse et toute ma vie m'a préparé à ce moment historique.

Et à chaque fois, ils disent se présenter pour être une force qui empêche, une volonté forte pour endiguer ce chaos blab blabla. Bref, ils sont tous là pour être le bouclier protecteur de l'État contre les malheurs qui s'abattent sur les pauvres gens. On a plus confiance en nos capacités et mais même je c'est même pire que ça. Non seulement beaucoup n'ont plus confiance dans nos capacités, mais on s'interdit même de rêver. On n pas le temps. On n pas le temps. C'est puant, infect, calculateur. Mais ça montre bien ce qu'on dit. Les candidats sont candidats pour sauver les Français du chaos terrible dans lequel ils sont plongés. Mais le pire, c'est que ça marche. Les gens veulent bien ça.

Moi, c'est ça que j'attends d'un président de la République, c'est qu'il incarne ce chemin qui donne de l'espoir. Alors, on pourrait se dire au fond que c'est ça qui motive les candidatures au grenu. E les Français veulent de ça, veulent de ce pouvoir personnalisé, monarchique et bienveillant. Donc pourquoi pas moi ? Mais simplement, vous êtes donc candidate ce matin, la 28e personne à être sur les rangs pour pour 2027. Est-ce qu'il y a pas quelque chose d'un peu baroque pardon à rajouter précisément dans ce contexte ? Une une candidature supplémentaire.

Mais dans une campagne avec des candidatures aussi charismatiques que celle de Gluxman et Polonie, on peut pas s'arrêter à cette lecture classique. La personnalisation de l'élection présidentielle a toujours fonctionné en réduisant la reine des personnages. Il faut de l'ura, du charisme et une solide présence médiatique ou historique comme de Gaulle. C'est ce qui fait qu'en général les candidatures tournaient plutôt autour d'une grosse dizaine. Mais depuis quelques années, les candidatures prolifèrent, chacun croyant qu'il est fait pour le job. C'est donc que la personnalisation est de moins en moins forte. La fonction s'est détachée de toute personne et le moule est là.

Il ne reste plus qu'à y mettre la matière humaine et les candidats se vêtent de l'habit classique de l'étatpuissance publique bienfaisant et protecteur pour attirer les lecteurs à grand peine. Bref, ce n'est pas un homme ou une femme providentielle, c'est un post vacant et il n'y a jamais eu autant de candidature qu'au moment où plus personne n'y croit. La déception présidentielle n'est pas un accident affectif, c'est une conséquence de régime. Un président élu sur "Je résout le chaos" hérite d'une fonction suspendue à une majorité qui n'existe pas. Tout le monde le sait, personne n'y croit vraiment mais tout le monde continue un peu à faire comme si de rien n'était.

Alors évidemment, les plateaux parlent de rien, mais c'est tout un art de parler du vide en parlant quand même de quelque chose. Si les réseaux sociaux étaient une intention de vote parce qu'ils ont un indice sur 100, donc on peut comparer, et ben on aurait autour des 10 % David Lisnard, autour des 10 % euh devant Gluxman pas très loin finalement des très gros candidats. Et si ma grand-mère avait des roues, ça serait un vélo. Toutes ces candidatures sont du pain béni pour les plateaux et les sondeurs qui peuvent colporter ce qui n'est rien de plus qu'une rumeur chiffrée.

de savants jardiniers qui savent cultiver le ridicule pour en faire des bouquets fanés d'avance, des gerbes et il l'avoue eux-mêmes. Ce qu'ils disent ne veut rien [raclement de gorge] dire. Soyons clair, à 6 mois de de du scrutin, euh ce serait un hasard quasiment qu'on retrouve dans 6 mois le résultat du premier tour. Les commentateurs de plateau trouvent les candidatures ridicules. Les sondeurs savent que leur travail est caduc au moment où ils le sortent, voir pire, c'est juste un outil pour les politiques. Comme ça, ils peuvent essayer de convaincre les Français que c'est comme ça qu'il pensent.

Alors que c'est 1000 ou 10000 clampins qui ont vaguement répondu à des questions tordues sur internet. Et c'est pour ça que la mobilisation du 17, du 24 et de la suite, c'est crucial. Comme depuis longtemps, la police traite le désordre dans la rue comme une pathologie du corps social, une maladie faite d'idées et de chair humaine dont le scalpel policier n'a qu'un seul sens de coupe, toujours plus profond et toujours plus fort. Ces idées dangereuses montrent que le dispositif sécuritaire fait de nos propres pensées les surveillants généraux de nos esprits, de nos désirs, de nos revendications et de nos mobilisations. Ces idées morbides sont là pour tuer le mouvement social.

Et la gauche ne fait qui perdre en s'y soumettant. La police et la répression n'ont jamais aidé la gauche à gagner le pouvoir. La présidentielle traite le désordre institutionnel comme un chaos qu'une volonté unique, présidentielle et tout à fait mythologique résoudra. Dans tous les cas, ce que le dispositif sécuritaire rend impensable, c'est que le conflit, le désaccord, l'opposition, la dissidence soit le régime normal de la vie politique et non une maladie. Ça a toujours été le cadre du conservatisme, du colonialisme, du nationalisme, de l'impérialisme et du monarchisme. Contre 68, contre la cause algérienne, contre la résistance, contre l'humanisme et contre la révolution.

Voilà pour cette fois. On se retrouve bientôt pour un nouvel épisode de propaganda. N'hésitez pas à nous dire ce que vous en avez pensé. N'oubliez pas d'activer la cloche pour ne manquer aucun épisode, de liker, commenter, partager pour diffuser une information libre, indépendante et accessible à tous. Et en attendant, la prochaine fois, on vous laisse avec cette citation inspirante. Ce que la résistance extrait du vieil homme, ce sont les forces, comme disait Nietzsche, d'une vie plus large, plus active, plus affirmative, plus riche en possibilité. Le surhomme n'a jamais voulu dire autre chose.

C'est dans l'homme même qu'il faut libérer la vie puisque l'homme lui-même est une manière de l'emprisonner. [musique] La vie devient résistance au pouvoir quand le pouvoir prend pour objet la vie. Fou par Gill de Leuse 1986. Les 550000 manifestants ont pu manifester, y compris à Paris parce qu'il y avait les forces de sécurité intérieure.

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Non speech

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