Aurore Bergé, Ministre déléguée chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes
Audio original de l'émission.
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 44 %Attaque 30 %Défensif 26 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Est-ce que cette polarisation américaine vous inquiète ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Les personnalités françaises invitées à l'investiture de Trump sont-elles les bras armés de son idéologie en France ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Les associations féministes américaines craignent une remise en cause de l'IVG. En France, le droit est constitutionnalisé. Cela garantit-il une protection à 100% ?
- 8:00RelanceRéponse partielle
Pourquoi vous n'avez pas dénoncé les manifestations anti-IVG ?
- 10:00RelanceRéponse directe
Pourquoi ne pas quitter Twitter face à la montée des discours anti-féministes ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Elon Musk et Mark Zuckerberg dérégulent leurs réseaux au nom de la liberté d'expression. Cela vous inquiète-t-il ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:00Aurore BergéFait
« à 100 % je peux pas dire ça ce serait mentir que de dire à 100 % ce qu'on a fait avec la constitutionnalisation c'est de dire qu'on donnait la plus haute sécurité juridique possible dans notre pays à l'avortement »
- 26:00Aurore BergéFait
« mon ministère il y a à la fois ce que le ministère a en dotation qui est raisonnable »
- 35:00Aurore BergéFait
« l'antisémitisme c'est pas que l'affaire des Juifs ça devrait tous nous concerner »
- 46:00Aurore BergéPromesse
« deux sur la question de la prescription moi je veux qu'on puisse rendre imprescriptible les crimes sexuels qu'on a subi en tant qu'enfant »
- 0:10Aurore BergéFait
« je le fais en matière civile pas en matière pénale parce que ça c'était aussi une demande de clarification juridique »
- 0:30Aurore BergéFait
« il y a la prescription dite glissante parce que malheureusement quelqu'un qui a commis un viol s'il n'est pas appréhendé il y a de très fortes chances qu'il est récidive »
- 8:00Aurore BergéFait
« il y a la question de la formation évidemment la formation des policiers des gendarmes des magistrats mais en fait c'est une formation un peu de tous »
- 10:00Aurore BergéFait
« il y a la question des enfants parce que les enfants c'est à la fois la raison pour laquelle on reste et la raison pour laquelle on part »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
depuis qu'Emmanuel Macron est à l'Élysée horore Berger a occupé beaucoup de postes elle a été l'une des figures et porte-voix des députés macronistes avant d'être nommé ministre par Élizabeth Bourne Matignon a changé de main elle est toujours au gouvernement chargé de l'égalité hommes-femm et de la lutte contre les discriminations Aurore berger est l'invité du premier numéro 2 LCP l'indice et politique de 2025 bonsoir et très bonne année politique à vous tous pour 2025 il semblerait qu'elle commence déjà sur les chapeaux de roue bonsoir Aurore berger merci d'être sur le plateau je vous présente ceux qui vont vous interroger à mes côtés au cours de cette émission Victoria coussa de franceino bonsoir Victoria bonsoir Clément mer de LCP bonsoir Gael Mac de challenge sans oublier bonsoir Hugo couturier Hugo au perchoir que vous pouvez retrouver sur la chaîne twitch LCP Assemblée Nationale c'est vous Hugo qui nous remontrez toutes les interpellations parfois étonnantes de de de ceux qui de ceux qui vous suivent avec vous Aurore berger nous allons parler des retraites parce que ça c'est un sujet qui revient dans le débat du budget parce que ça ça va être aussi l'enjeu des semaines qui viennent de vos dossiers qui concernent par exemple les violences sexistes et sexuelles la protection de l'enfance aussi et les inégalités hommes-femmes parce qu'il y a encore plein de sujets qui ne sont pas réglés au cours de cette émission vous échangerez tout à l'heure avec Tiffany belle elle est auteur de violence conjugale récit d'une année en enfer chez mchalon elle parle de son parcours et elle vous dira elle ce qu'elle attend est ce qu'elle a vécu en politique tout est possible même avec des affaires et avec des scandales preuve en est aux États-Unis où Donald Trump vient d'être réinvesti président avec tous les pouvoirs parce que la Chambre des Représentants comme le Sénat sont auè son partis ça veut donc dire qu'il va avoir les mains libres pour les 4 ans qui viennent et il promet de bousculer le monde d'aller fort et vite par exemple pour mettre fin au conflit en Ukraine il veut également sup certaines mesures de protection de l'environnement augmenter les droits de Doane et il dit vouloir s'attaquer à ce qu'il appelle la folie transgenre et au programme scolaire de sensibilisation au racisme quand vous voyez ça horore berger est-ce que ça vous inquiète tout ce que je viens de dire là oui évidemment qu'il y a une part une part d'inquiétude sur cette polarisation qui est de plus en plus grande en général dans la société y compris en France d'ailleurs cet écart générationnel qui se creuse il a un rapport on y reviendra du conseil à l'égalité qui le dit dans notre propre pays évidemment que l'influence américaine elle joue bien sûr mais au-delà de ça quand il dit par exemple qu'il veut s'attaquer à la folie transgenre je pense bien sûr que les thématiques que vous évoquez les program la manière avec laquelle il entend mettre au pas potentiellement sur certaines thématiques qui sont liées à la lutte tout simplement contre les discriminations au respect des personnes queles qu'elles soi et donc oui évidemment que c'est inquiétant après les États-Unis ont toujours été un partenaire un allié la France j'entends et j'espère qu'évidemment les États-Unis le reste et que nous on soit une grande puissance française et européenne parce que c'est aussi ça qui est en jeu c'est comment on est nous-même une grande puissance il y a des personnalités politiques françaises qui sont présentes à cette investiture Louis alot Éric Zemour Marion maréchal invité à la Maison Blanche pour vous sont-ils les bras armé du discours de Donald Trump en France je comprends qu'ils ont surtout tout fait pour être invité mais est-ce qu'ils sont les représés d'idologie Trump en France en tout cas ils espèrent ils ont envie de se dire que la trajectoire qui est celle de Donald Trump pourra demain être la leure en France je pense pas et heureusement qu'il y a une majorité dans notre pays pour accréditer les thèses d'ailleurs on l'a bien vu lors deélection présidentielle quand Erric Zemour s'est porté candidat où il a fait quasi exclusivement campagne sur ces thématiqu là des facto ce ne sont pas des thématiqu qui ont rencontré une majorité un assentiment des français tant mieux mais ça crée un climat ça participe quand même d'un climat politique médiatique et c'est un peu une question habituelle qu'on se pose est-ce qu'il faut réagir à toutes les outrances en risquant aussi donner plus de publicité voire de crédit mais laisser passer veut aussi donner le sentiment que finalement tout ça est négligeable donc c'est toujours un équilibre qui est difficile à trouver parce qu'il ne se nourrissent lui comme d'autres que justement de de ses outrances et de ses excès les associations féministes américaines craignent une nouvelle remise en cause des droits des femmes en particulier sur l'IVG en France le droit à l'avortement a été inscrit dans la Constitution est-ce que ça nous assure ça garantit qu'il n'y aura pas de retour en arrière réellement à 100 %. à 100 % je peux pas dire ça ce serait mentir que de dire à 100 % ce qu'on a fait avec la constitutionnalisation c'est de dire qu'on donnait la plus haute sécurité juridique possible dans notre pays à l'avortement en proclamant la liberté des femmes de pouvoir y recourir en étant le premier pays au monde à le faire parce que ça a un écho aussi le fait que ce soit la France qu' le porte ça a eu un écho dans d'autres pays qui luttent y compris en Europe évidemment pour la liberté ce que vous voulez dire que c'est si quelqu'un qui est un peu trumpiste j'allais dire comme ça arrivé au pouvoir en France il pourrait tout à fait ru les choses les plus compliqué possible parce modifier la Constitution vous savez quelles sont les règles pour que ce soit possible elles sont des facto très contraignantes aujourd'hui il n'y a pas de majorité des Français contre l'avortement bien au contraire il y a un soutien très large des Français à la liberté des femmes d'y avoir recours il y a une majorité très large à l'Assemblée au sén mais c'est pas une assurance à 100 % ah bah si demain le Sénat bascule si demain l'assemblée national bascule ça dépend du vote des Français ce que nous a démontré l'élection américaine et c'est triste d'ailleurs c'est que cette thématique là n'avait pas été une thématique suffisante pour inquiéter puisque camalaris a quand même beaucoup fait campagne sur la liberté des femmes et les droits des femmes ça n'a pas suffi à embarquer la population américaine donc ça ne suffit pas mais ça doit poser des alertes vous disiez il y a consensus en France grosso modo sauf qu'hier il y a des milliers d'antivg et parmi eux Philippe de Villier qui ont manifesté à Paris contre la loi veille qui a été adopté en France il y a 50 ans sur le droit à l'avortement est-ce que ça vous choque ce genre de manifestation c'est évidemment pas les convictions qui encore une fois ce qui m'interpelle c'est que ça ça crée un climat aujourd'hui quand vous interrogez des femmes qui ont encore recours à l'avortement il y aura toujours des femmes qui auront recours à l'avortement il y a encore cette culpabilité qui existe cette honte qui persiste d'avoir eu recours à ce qui est tout simplement une de nos libertés fondamentales et un de nos droit vousz pas répondu à ma question est-ce que ça vous choque ce genre de défilet est-ce que ça devrait pas tout simplement interdit interdit c'est pas à moi d'en dessiner c'est à la préfecture et vous qu' aurait dû le préfet l'interdire vous savez que les motifs d'interdiction c'est le trouble à l'ordre publicique et c'est uniquement ça et donc vous pouvez avoir des manifestations tout à fait détestables et je la trouve tout à fait détestable des manifestations auxquelles vous vous êtes fondamentalement opposé mais pourtant qui existe parce que qui REM quand même le droit un droit en cause un droit constitutionnel là quand même je suis bien d'accord c'est comme si les gens descendaient contre la peine pour la peine de mort dans la rue oui mais c'est toujours la frontière qui doit exister entre la liberté d'expression quand bien même plus ça non mais attendez moi j'aiété j'ai été la première à déposer une proposition de loi pour constitutionn disait l'vg j'ai j'ai parlé et témoigné aussi sur moi-même et le fait que j'y avais eu recours donc vous connaissez je pense que tout le monde connaît mes convictions sur le sujet après je je suis une restapétique et donc je je je ne veux pas qu'on qu'on applique ce que je détesterais qu'on applique sur d'autres sujets de liberté d'expression c'est juste ça que je dis par contre ce qui m'interpelle c'est qu'en 50 ans on a toujours pas réussi à franchir un cap qui est de considérer qu'une femme qui avorte et bien elle a le droit de le faire et qu'elle a le droit de le faire sans être jugée sans avoir honte et sans se sentir coupable et aujourd'hui du fait ces manifestations du fait de ces mouvements et bien il y a encore des femmes qui vivent dans cette h Hugo pourquoi vous neavez pas tweeté ça par exemple j'ai regardé votre compte Twitter il y a vous avez pas dénoncé ces manifestations vous êtes pourtant ministre de l'égalité entre les femmes et les hommes et de lutte contre les discriminations vous avez une parole en tant que féministe pourquoi vous vous ne vous exprimez pas pour dire c'est scandaleux ça fait 50 ans qu'on se bat vous avez fait des tweets sur la loi veille pourquoi vous tout simplement vous ne dénoncez pas ces manifestations c'est votre rôle politique aussi pour deux raisons déjà parce qu'un rôle politique c'est pas uniquement de tweeter et j'ose espérer que notre action politique elle soit elle soit jugée justement plus sur le pas que sur le commentaire mais sur l'action qu'on mène l'action que j'ai mené c'est pour que l'IVG les délais soi allongés de 12 à 14 semaines pour que les sages femmes puissent pratiquer les que communauté c'est que ça étonne beaucoup de gens que vous n'ayez pas réagiou mais le problème il est toujours là c'està-dire que vous réagissez vous donnez aussi de la visibilité encore une fois à cette manifestation et à ce mouvement là tous les médias en ont parlé de cette manive donc que vous en parliez ou vous en parliez pas la visibilité moi je me pose la question et c'est ma liberté de responsable politique que de me poser la question de savoir s'il faut de manière systématique réagir au risque encore une fois d'amplifier est-ce qu'un tweet aurait changé la donne je ne crois pas ce qui change la donne c'est l'effectivité des droits et c'est ce qu'on fait notamment pour garantir l'effectivité de droits d'accès à l'avortement partout sur not on va rester sur la question des réseaux sociaux ou et justement vous disez le rôle d'un respon à politique c'est pas que tweetter justement aujourd'hui c'est l'investisure de Donald Trump et il y a le hello quitic donc le hello kitic pour quitter la plateforme est-ce que vous tout simplement vous allez quitter vous aussi Twitter aujourd'hui non moi j'ai pas j'ai pas pris cette décision là déjà parce que je pense pas que ça aura aujourd'hui un impact c'est ça le vrai sujet c'est est-ce que ça a un impact ou pas de de quitter cette plateforme là je respecte totalement ceux qui le ceux qui le font la question c'est la régulation qui peut exister ou qui n'existe pas la question c'est l'influence que ces réseaux ont vous le voyz bien regardez votre première question a été de me dire pourquoi vous avez pas tweeté deuxième question mais pourquoi vous quittez pas Twitter donc vous voyez à un moment vous-même en tant que journaliste immédiatement on est interrogé sur est-ce qu'on tweete ou est-ce qu'on tweete pas peut-être qu'en le quittant au moins j'aurais plus cette question là mais ah ben voilà vous avez la solution vous avez la solution Clément toujours à propos de ces réseaux sociaux quand vous voyez Elon Musk et maintenant Marc Zuckerberg valoriser une forme de virilisme voire de masculinisme quand vous les voyez en plus bah déréguler en quelque sorte leurs réseaux sociaux au nom de la liberté d'expression est-ce que ça vous inquiète est-ce que vous craignez pas qu'ils utilisent leur réseau pour propager ces idées là y compris en France profondément et moi ce qui m'a le plus interpellé c'est Zuckerberg c'est-à-dire qu'il y a un revirement total Elon Musk a toujours été dans cette mouvancel qu'on dénonce avec une tentative aussi d'ingérence qui est de plus en plus grande regarder sur les élections en Allemagne notamment en soutenant de manière très directe un mouvement d'extrême droite peut-être en France mais Zuckerberg c'est c'est plus spectaculaire c'est-à-dire il a même pas attendu que Donald Trump soit investi à nouveau président des États-Unis pour changer complètement la politique de régulation interne de Facebook pour changer aussi les politiques sociale interne du groupe puisqu'il renonce à toutes les politiques de diversité d'inclusion de lutte contre les discriminations donc ça c'est évidemment extrêmement inqu alors je le disais tout à l'heure il y a un sujet qui fait beaucoup parler en ce moment c'est les retraites le débat sur la retraite à 64 ans qui est relancé le gouvernement ne veut pas de remise en cause de l'âge de départ mais les syndicats ont bien l'intention de tout remettre sur la table les discussions vont se poursuivre jusqu'à la miimi parmi les sujets que les syndicats entendent de régler c'est notamment celui ça va vous parler des inégalités entre les hommes et les femmes au moment de la retraite et c'est par exemple ce que des marieise Léon de la CFDT on a toujours été extrêmement clair 64 ans c'est non donc il y a la sujet il faut un bouger sur l'âge légal il faut progresser sur la question de la pénibilité la prise en compte de l'usure des véritables physique des des travailleurs et des travailleuses puis le trisème sujet c'est les inégalités entre les hommes et les femmes ça c'est un vrai sujet la réforme de 2023 elle fait payer plein pot aux femmes C 2 ans de plus de travail la réforme borne à à amplifier les inégalités entre les hommes et les femmes c'est ce qu'elle dit Marie Zéon moi je crois pas à ça je pense que le véritable sujet sur les inégalités au moment de la retraite c'est surtout les inégalités dans la vie professionnelle la retraite n'est jamais que le reflet de la carrière que vous avez eu ou que vous n'avez pas eu des carrière haché interrompu des ruptures on le sait dans les carrières en terme de progression salariale et de progression de poste des femmes au moment où on considère qu'elle pourrait avoir des enfants le vrai sujet sur les inégalités professionnelles entre hommes et femmes c'est le sujet de la parentalité qui qui a un accélérateur de carrière pour les hommes et qui a un frein majeur de carrière pour les femmes Gael Mac la concession que François berou a fait donc aux socialistes en remettant en fait en rouvrant la possibilité de r réfléchir à cette réforme auprès des partenaires sociaux vous l'avez pas un petit peu amer parce que je veux dire que vous l'z adopté dans la douleur vous étiez présidente de groupe c'est une réforme qui qui était impopulaire qui a amené des gens dans les rues qui a quand même créé une forte impopul et que vous avez queabeth B qu'il a brûlé à la finelle a dû passer au 493 et là ça y est on rouvre la boîte de pendor c'est évident que ça coûtef c'est le principe même d'un compromis en fait comomis vous avz réagi vous êtes am mais dans le sens où ça coûte encore une fois un compromis qui coûte à personne ça s'appelle pas un compromis quand vous faites un compromis dans votre couple quand vous faites un compromis dans votre famille ça vous coûte ça vous fait pas plaisir de faire un compromis ça vous fait pas plaisir là un moment mais c'est pour ça d' d'ailleurs doné qu'au début de l'annonce du Premier ministre on dise c'est comme s'il avait rien dit mais non en fait il a dit quelque chose de très clair et de très fort qui était on accepte que tout soit remis sur la table y compris le cœur de ce quiétait la réforme avec une ligne rouge très claire et infranchissable qui est la soutenabilité financière du système de retraite donc oui c'est évidemment un compromis très fort pivot de 64 ans lui aussi il peut être vraiment il est sur la table viment c'està dire que si les partenaires sociaux arrivent à se mettre d'accord en c'est l'engagement très clair qui a été pris par le Premier ministre et le gouvernement et je suis membre de ce gouvernement qui est de dire si on donne la main aux partenaires sociaux on fait pas semblant de leur donner la main ou alors c'est truqué d'avance donc on assume en effet de leur redonner la main avec cette ligne rouge très clair sur la soutenabilité et s trouve un système alternatif à celui qu'on avait défendu alors c'est celui-là dont on débattra à l'Assemblée au Sénat quand on voit les positions irréconciliables en tout cas quasiréconciliiables des uns et des autres Sophie Binet qui veut faire pour la CGT l'âge de 64 ans et de l'autre côté le meddeef qui lui envisage une capitalisation pour pour financer cette réforme des retraites est-ce que vous pensez vraiment qu'il peut y avoir un compromis à la fin je l'espère parce que j'ai l'impression aussi qu'on a un certain nombre d'organisations syndicales et patronales qui se sont engagés je crois de l'engagement de la sincérité dans cette dans cette nouvelle négociation notamment de la CFDT notamment du medf qui ont envie d'aboutir après je sais pas vous dire quelle sera la copie finale je sais pas vous dire si ce sera une remise en cause absolue de la réforme une remise en cause partielle des éléments complémentaires ça c'est à eux à un moment de le négocier on le fera sur la base de chiffres que pour une fois personne ne contestera ce qui est quand même important puisqu'on en vient maintenant à contester les chiffres c'est la Cour des comptes qui dira l'état de l'art dans un délai très court qui permet d'aller vite et puis avec cet engagement qui a été pris de dire que tous les sujets étaient ouverts qu'est-ce que vous pensez vous rberger de la proposition de de François Hollande de de supprimer les 64 ans et d'allonger la durée de cotisation est-ce que ça peut être une solution mais moi je laisse la main au partenaires sociaux donc donc en fait je vais on na pas au sein du gouvernement à donner notre avis en cours de négociation en fait dans toutes les démocraties qui fonctionnent normalement on donne d'abord la main aux partenaires sociaux et ensuite quand les partenaires sociaux se sont mis d'accord on transpose donc le politique ne doit pas intervenir François Hollande il aurait pas dû intervenir dans l'histoire chacun dit bien ce qu'il a envie de dire comprendre qu'il avait beaucoup de choses à dire en ce moment mais encore une fois l'objectif il est pas là c'est de dire on fait confiance aux partenaires sociaux et après à eux de nous proposer une copie Hugo il y a oui il y a des réactions sur ce fameux conclave dans le chat il y a Zéphir qui dit laissez parler le meddef qui s'opposera à toute solution haute qu'un âge avancé peut-on parler vraiment d'utilité notre Premier ministre le sait bien que le medf va de toute façon empêcher et bloqué qu'on est sur la position du par s'il y a pas de compromis on reste là où on en est moi je suis pas sûre de ça il y a eu un accord récemment sur la question de l'assurance chômage avec les partenaires sociaux et il y avait autour de la table et la CFDT et le MDEF donc faut pas partir du principe ni que les organisations syndicales vont vouloir faire des propositions irréalistes comme le retour à l' prê à 60 ans nique le mdev va dire que par principe il est opposé à tout c'est on n'est pas habitué en fait à essayer à espérer faire confiance au partenaires sociaux mais je pense que il faut qu'on s'en donne les moyens au m les gens font pas ça dépend du point de vue Clément vous évoquez au début là le fait que vous étiez pas d'accord avec Mar Mar Léon sur une inégalité de cette réforme pour les femmes est-ce qu'il y a pas un sujet quand même autour des trimestres de maternité et ce décalage de l'âge légal à 64 ans il y a beaucoup de femmes qui ne pourront pas partir à taupelin avant 64 4 ans euh et nous pourrons pas bénéficier du coup de de ces trimestres là en fait sincèrement je pense que le la véritable sujet qu'on a à traité c'est les inégalités autour de la parentalité aujourd'hui on fait quoi on met des correctifs en place au moment où les femmes ont accès à la retraite sauf que corriger à 60 ans à 62 ou à 64 ans c'est pas ça qui est important mais là il y a des droits qu'elles ont acquis qu'ell vont pas pouvoir utiliser est-ce qu'il faut pas faire un geste là-dessus pour ces femmes-là ça encore une fois de toute façon c'est les partenaires sociaux maintenant moi ce dont je suis en charge c'est l'égalité professionnelle ce que je sais c'est que sur l'égalité professionnelle on a encore des écarts de salair ser quo la mesure qu' faudit mettre en place pour on va avoir dans quelques semaines quelques mois une négociation sur une transposition de directive sur l'index notamment pour mesurer et pour corriger et si besoin pour sanctionner les entreprises qui ne règlent pas ces écarts de rémunération moi je souhaite qu'on puisse avancer sur la question de la parentalité notamment sur la question du congé de naissance que j'ai beaucoup porté pour essayer de remettre un peu d'équire justement les droits des parents parce que aujourd'hui on peut se le dire comme on veut mais quand vous recrutez une jeune femme de 30 ans ou un jeune homme de 30 ans et bien la présomption de de parentalité ne pèse pas de la même manière sur un homme et sur une femme et ça freine sur des promotions de carrière sur des évolutions sur des des parcours de vie c'est ça qu'on doit corriger ce congé de naissance que vous évoquez il devait entrer en vigueur à la fin de l'année 2025 çaen est où et ben j'espère que ça va pouvoir être remis sur la table dans le cadre du PLFSS moi c'est ce que j'ai beaucoup porter le président de la République lui-même s'y est engagé et je crois qu'encore une fois c'est une bonne mesure c'est-à-dire garantir en plus du congé paternité et maternité on mettrait pas à mal les droits existants on créerait un droit supplémentaire je crois qu'on est là aussi pour porter des mesures de progrès c'est une mesure de progrès ah bah toute la réflexion sur le budget a été mise en suspens de manière évidente par la censure mais j'espère que oui ça pourra être remis en avant parce que je crois que ça changerait la donne sur la relation par enfant qui est quelque chose d'extrêmement important et sur l'égalité entre les femmes et les hommes alors quand vous parlez évidemment de censure on parle de budget d'argent Gaël le le budget de l'État c'est ça alors bon manifestement les les dans les grandes lignes on a compris qu'il allait avoir 32 milliards d'euros d'économie hein si si j'ai bien si j'ai bien lu et que ce ces économies allaient passer principalement par un énorme coup de rabau sur les crédits des ministères ce qui a déjà commencé et manifestement tous les ministères doivent faire une lettre d'ici au printemps pour recenser les économies qui sont prêt à faire est-ce que ça ça concerne j'imagine également votre ministère ai ça serit - 5 % est-ce que minè alors moi mon ministère il y a à la fois ce que le ministère a en dotation qui est raisonnable et qui est d'abord un soutien sur l'aide universelle de les ministres vont dire que ce qu'ils ont est raisonnable oui mais moi c'est en dizaines de millions quand d'autres c'est en milliards voyez les masses sont pas totalement les mêmes parce qu'en fait les crédits moi sur la question de l'égalité c'est au ministère de l'intérieur c'est au ministère de la Justice ministère de la Santé au ministère de l'Éducation nationale et là après on compte en milliard mais sur mon propre ministre ministère on finance des mesures qui sont essentielles on finance le fait que ceux qui ne payent pas la pension alimentaire et bien c'est l'État qui vient pour corriger ce manquement et qui ensuite va rechercher sur le compte du parent très souvent du père le fait qu'il ne participe pas au soutien et donc ça évidemment on va pas dire aux femmes bah écoutez vous arrivez trop tard en bout d'année donc on ne va pas payer l'a univers ça ce sera sanctuirisé et l'aide universelle d'urgence que j'avais créé qui malheureusement fonctionne bien puisque plus de 36000 femmes ont bénéficié de cette aide universelle d'urgence je leur redis d'ailleurs si certaines nous écoutent c'est une aide qu'elles peuvent demander à partir du moment où elles ont porté plainte par la CAF ou par les MSA en moins de 3 jours cette aide est délivré c'est à peu près 900 € qui est délivré pour immédiatement évidemment on va pas dire bah écoutez vous êtes la 37 m donc vous n'y aurez pas droit donc ça évidemment ce sont des dépenses qui sont pleinement aux associations de soutien aux femmes par exemple volet des viol sur tout le volet des violences évidemment il y aura pas 1 € en moins parce que ce sont des causes qui mérite une mobilisation générale le Premier ministre l'a bien compris pour obtenir la la noncensure du PS le gouvernement a lâché selon les échos 3 milliards d'euros est-ce que vous êtes à l'aise avec ça ça dépend ce qu'on lâche je sais pas si c'est la bonne la bonne expression moi je sais ce qu'on garde de la première mouture qui était faite par Michel Barnier et qui est je crois utile que ce soit sur les fonctionnaires sur une baisse d'indemnisation à 90 % pour réaligner en cas d'arrêt maladie aussi avec les salariés du privé ça je crois que c'est important et c'est une mesure aussi aussi d'économie et qui est très symbolique aussi de mesures d'égalité il y a vous le savez l'impôt un impôt supplémentaire une taxation supplémentaire sur les Grand sur les grandes entreprises ça devait être pour 2 ans on a dit que ce serait que pour 1 an parce que on ne veut pas justement alourdir la fiscalité et puis aucune hausse d'impôt sur sur les Français ou sur les collectivités ça je crois que c'est extrêmement important donc vous avez connu on le disait ellisabeth borne première ministre maintenant vous êtes dans l'équipe de François Baayou François Baayou il a fait sa déclaration de politique générale il y a quelques jours et il y a un mot qu' a la bouche c'est stabilité au risque de vous surprendre je crois que cette situation est un atout parce que quand tout quand tout va bien on s'endort sur ses lauriers et quand tout paraît aller mal on est contraint au courage il y a un deuxième atout décisif c'est le besoin l'exigence l'injonction que le pays nous assigne retrouver la stabilité alors changement de Premier ministre est-ce que ça veut dire changement de méthode Clément oui euh bah François baayrou a réussi à convaincre le PS de de ne pas voter la censure j'aimerais vous entendre donc sur la méthode de François Baayou pourquoi selon vous a-t-il réussi là où tous les premiers ministres avant lui avait échoué euh que ce soit ellisabeth borne Gabriel Atal ou Michel Barnier déjà je crois qu'il y a un coup à la censure euh et que le Parti socialiste qui avait censuré il y a quelques semaines commence à entendre des voix qui aujourd'hui s'expriment et disent que la censure encore une fois leur coûte parce que ça crée beaucoup d'incertitude ça crée du doute ça crée de l'angoisse vous en parlez à n'importe quel élu local à n'importe quel mare vous dit moi je sais pas aujourd'hui composer un budget je sais pas prévoir des investissements parce que je ne sais pas en fait si je pourrais compter sur le soutien de l'État à quelle hauteur moi dans mon ministère quand on parle du soutien des associations je peux pas lancer un seul appel à projet pour aider les associations parce que le budget n'a pas encore été voter donc ça c'est les conséquences quand même très directes de la censure peut-être se sont-ils fait aussi engueuler et ont-ils compris qui avait un coup et puis je crois que très tôt il a accepté l'idée encore une fois du compromis qui oui mais ça veut dire que cette idée infusé dans la tête des premier ministres précédents il suffisait d'ouvrir des discussions et de faire regardez avec éizabeth borne le nombre de projets de loi qui ont été définitivement adoptés enfin beaucoup avec 493 quand mê non pas beaucoup il y a la question budgétaire et il y a uniquement la question budgétaire et des retraites tous les autres textes ont été adopté parce qu'il y a eu des compromis à l'Assemblée nationale et au Sénat et je sais qu'on la résume à ce 493 je trouve ça extrêmement injuste en vérité parce qu'à la fin quand vous avez des partis qui vous disaient quoi qu'il arrive et là pour le coup quels que soi les compromis on ne pourra jamais voter le budget bien en effet ça limitait un peu le champ de la discussion il des compromis sur la réforme des retraites avec la gauche bah on a essayé en tout cas vous avez bien vu ce qui s'est passé et pourquoi le 493 avait été engagé à la fin parce que c'est une partie de la droite à l'époque n'a pas voulu finalement soutenir le texte aujourd'hui peut-être que les choses seraient un petit peu différentes je crois pas qu'on est aujourd'hui un seul élu LR qui remett en cause le fait que cette réforme des retraites était nécessaire par ex ils étaient divisés mais quand vous voyez François Baayou réussir à convaincre les socialistes est-ce que c'est pas un peu le moment de faire de vous faire un peu d'introspection en tant que macroniste de vous dire et ben on a refusé le le dialogue pendant plusieurs années finalement c'est ça qui fonctionne non on n pas moi vraiment moi j'étais présidentE de groupe donc on discutait discutez vous souz séance quand même où c'était un peu tendu où même vos oppositions disaient mais souffrez que de de nous entendre qu'on vous explique comment ça marche'elle aussi un jeu par ire et politique qui peut parfois conf vous étiz pas tendre avec vos oppositions non mais comme ils étaient pas tendres non plus avec la majorité ça s'appelle un jeu un jeu politique et oui on a fait des compromis on a fait des compromis vraiment et sincères sur un certain nombre de textes qui n'auraiit pas pu être adopté sinon ça c'est la preuve elle est elle est faite encore une fois du nombre de textes qui ont réussi à être adoptés notamment sous sous ellisabeth borne on voit Olivier fort le patron du PS est-ce que c'est un allié aujourd'hui ou est-ce que c'est toujours un adversaire parce que ça a été quand même très ces dernières années avec le PS qui faisait partie de la Nupe à l'époque je pense que eux-mêmes ne se considèrent pas comme des alliés et vous vousz les consid il se considèent comme étant dans l'opposition tout simplement la question c'est pas adversaire la question c'est que c'est un parti d'opposition et est-ce que malgré le fait qu'ils soit un parti d'opposition ils sont prêts à faire des compromis avec nous et nous avec eux vraisemblablement aujourd'hui c'est le cas et j'espère quefinirz est-ce que vous les définiriez comme des partenaires des alliés des inér non alliés je pense que même eux n'accepteraient pas qu'on choisisse ce terme parce que pour être allié faut être entre deux et ils ont pas envie d'intégrer la majorité ou le socle commun quel que soit le terme que vous employez je crois que ce n'est pas leur agenda politique ils sont dans l'opposition clairement est-ce que pour autant ça nous empêche à un moment de d'avancer parce que moi je crois beaucoup en effet à la demande de stabilité du pays moi c'est ce que j'ai entendu tout le weekend cette demande à un moment de se dire on va quand même pas vivre avec un nouveau gouvernement tous les mois tous les 3 mois on peut plus se projeter est-ce que François Baayou finalement ne revient pas à l'essence de du macronisme de 2017 c'est-à-dire au-delà enfin droite et gauche réunie on a eu quand même l'impression au fil du temps que le le le balancier poussé vers la droite et finalement on a l'impression que François Baayou incarne un peu aujourd'hui ce rassemblement tant enfin désiré entre l'arc de parti de gouvernement si je puis dire déjà c'est un macroniste aussi il est du modème lui mais justement il est du modème il a fallu attendre un modème pouron Arve il a été l'un des soutiens essenti à la candidature d'Emmanuel Macron en 2017 je pense qu'il faut s'en souvenir avoir de la mémoire par rapport à ça et ce qui nous a permis de de réaliser après oui je pense qu'il a toute sa vie plaidé pour cette capacité justement d'alliage et et de compromis c'est la signature modemme oui mais je pense que c'est un peu différent du projet politique qu'on a porté on a porté et on porte un projet politique depuis 2017 qui a aussi permis qu' a un rassemblement de personnes qui avaient des positions qui étaient différentes là on dit pas aux socialistes comme on dit pas à d'autres venez avec nous et on va vous vous manger vous englober vous venez adhérer à la nouvelle majorité où on va constiuer une nouvelle majorité on leur dit face à une situation complètement inédite politique une situation dangereuse d'un point de vue budgétaire et financier est-ce que on est capable intéressant dire parce qu'il y a deux méthodes deux écoles en fait celle qui était j'allais dire celle d'origine d'Emmanuel Macron qui était de dire on fait tous ensemble et François Baayou qui lui vient du MoDem et dit on peut travailler tous ensemble mais pas forcément en étant ensemble mais parce que de toute façon mais parce que les forces politiques demandent é à la périe celles et ceux qui nous ont rejoint depuis 2017 on souhaitait adhérer à notre projet politique aujourd'hui que soit le parti socialiste par exemple ne souhait pas adhérer au projet politique c'est une nouvelle étape qui s'ouvre bah il faut que soit une nouvelle étape mais aussi pour eux aussi pour eux qu' sortent de l'ENISE quand même de la France quand même une bonne nouvelle pour ceux qui croientur de la rép c'est vrai que c'est comme ça qu'on fait des coalitions c'est des gens qui ne veulent pas forcément être ensemble mais qui sont d'accord pour travailler ensemble par projet oui mais je pense qu'on n pas à l'étape de la coalition et quand vous regardez le résultat d'autres coalitions notamment juste à côté de chez nous en Allemagne je suis pas certaine que ça crée pas plus de confusion voir plus de montée de l'extrminabilité ou d'instabilité donc je pense que le sujet il est pas une coalition le sujet il est on fait face à un moment totalement inédit et un moment dangereux pour nos finances publiques mais pour les conséquences que ça aurait pour les Français donc soyons un peu responsable Michel Barnier c'était plein d'un manque de solidarité dans son propre camp ce qu'il avait d'ailleurs fragilisé qu'est-ce que vous attendez-vous aujourd'hui des députés du groupe Renaissance et de son de leur président Gabriel Atal je crois qu'il y a un impératif c'est qu'on réussisse c'est-à-dire que c'est pas le moment où on voit qu'on est prêt au compromis le moment où on voit c'est ce qu'on ce dont on discute depuis le début que même une partie du Parti socialiste serait prête à soutenir cette idée de compromis que en notre propre sein les choses pourrai se se se se diviser ce serait quand même un contrettemps absolu on peut pas se permettre en fait le luxe d'avoir une nouvelle une nouvelle censure parce qu'on peut pas se permettre le luxe de ne pas avoir de budget ou budget pour la sécurité sociale donc je pense que tout le monde a compris qu'il allait falloir travaille ensem tout leonde tout le monde pour compléter la question de Clément le président du groupe Renaissance à l'Assemblée nationale c'est Gabriel Atal qui est aussi enfin ensemble pour la République qui est aussi patron du parti il peut faire les deux ça c'est lui qui va en décider mais vous pensez que c'est joign c'est faisable vous êtes président de group non moi j'ai toujours pensé que c'était deux fonctions différentes donc il va devoir choisir bah il devra non j'ai pas lui imposer maintenant je suis en plus au gouvernement donc c'est conseiller c'est oui oui oui euh c'est au députés de le décider de se dire est-ce que les deux F il peut faire les deux pour l'instant bah en tout cas rien ne l'en empêche statutairement après c'est au députés de souhaiter ou de ne pas souhaiter qu'il éventuellement un changement la question elle est pas là de toute façon là le sujet c'est qu'on travaille tous pour espérer avoir un budget donc je pense que de toute façon c'est pas dans ce moment qu'il faut se poser la question oui madame berger au moment où on se parle Donald Trump et en train de faire son discours il vient de déclarer que les États-Unis allaient reconnaître seulement deux genres hommes et femmes vous êtes en charge évidemment des luttes contre les discriminations envers les personnes transur vous avez fait polémique parce que vous avez reçu de militantes ouvertement transformbe Dora Muto et Marguerite schterern comment vous allez vous en France protéger en tant que ministre avec vos actions les personnes trans qui sont victimes de discrimination de menace d'injure de diffamation ben c'est ce qu'on fait c'est-à-dire que la loi elle protège évidemment quel que soit l'identité de genre quelle que soit l'orientation sexuelle quel que soit le sexe c'est ce que disent aujourd'hui nos textes il y a pas du tout vocation à l'échanger c'est aussi pour ça qu'on souhaite assumer que au sein de nos établissements scolaires on puisse encore une fois expliquer que des différences ça existe et que encore une fois mais c'est un enjeu qui est majeur parce que on voit malheureusement le harcèlement le cyber harcèlement regettez de les avoir invité enfin de les avoir reçu je les ai pas reçu en tant que ministre je les ai reçu quand j'étais député je meen suis exprimé à peu près je sais pas 10000 fois t oui non une certaines personnes m'en veulent beaucoup de comptes anonym ce qui est aussi un sujet en démocratie que systématiquement toujours ces attaques n'existent que par l'insulte que par la menace et que par l'anonymat je pense qu'on peut s'interroger là-dessus accessoirement faut pas oublier que elles ont été les premières aussi à lutter sur la question des féminicides et c'est aussi dans ce cadre là surtout d'ailleurs dans ce cadre là que je les avais reçu et qu'on avait pu échanger la loi est claire la loi doit protéger quelle que soit l'identité quelle que soit l'orientation quel que soit revenir à l'enjeu politique une question de Victoria parce qu'on parlait tout à l'heure de de devoir faire des des des des rassemblements de différentes tendances mais et après on parlait de renaissance euh Gabrielle Atal veut en faire un un parti de masse la relève pour 2027 la présidentielle vous pensez qu'elle viendra d'où de renaissance ou de la droite je sais pas vous répondre aujourd'hui en un an on a vécu quatre gouvernement une dissolution et une censure donc vous voyez il s'est passé tellement de choses j'espère que 2025 sera plus stable et plus calme d'un point de vue politique donc je ne sais pas répondre aujourd'hui il y a des candidats à droite qui vous intéressent vous vous dites il ferait de de bons candidats pour non mais les questions qu'on devrait se poser c'est est-ce qu'il faut ou pas une candidature unique par exemple ça c'est un vrai débat de fond on doit avoir mais surtout avant il faudra qu'on s'interroge sur le projet qu'on a envie de porter pour les Français avant de savoir si c'est un tel ou une telle qui souhaiterait qui souhaiterait le porter donc c'est un peu prématuré là déjà dans 15 jours on va devoir avoir un vote sur le projet de loi de finance sur le budget donc allons-y par étape déjà garantissons un budget pour le pays ensuite un budget de la Sécurité sociale et puis rassurez-vous on aura le temps d'en rediscuter al or berger il y a un autre événement sur lequel je voudrais revenir avec vous parce qu'on parle beaucoup de l'investiture de Donald Trump qui efface un petit peu un autre qui est quand même énorme qui est la libération des otages israéliens qui étaient aux mains du Hamas après la signature d'un cessé de feu pour 6 semaines on n pas de nouvelle alors qu'il est des deux otages franco-israéliens c'est le ministre des Affaires étrangères qui disait ce matin dès le 7 octobre 2023 au moment des attaques du Hamas vous dénonciez l'antisémitisme qui tout de suite s'était exprimé en France il va y avoir la relance des assises de lutte contre l'antisémitisme vous en attendez quoi en fait ce qui est le plus spectaculaire c'est de se dire que face à des attaques terroristes qui ont délibérément tué des enfants des vieillards des femmes des hommes parce qu'ils étaient juifs on a eu non pas un mouvement d'empathie et de solidarité on a d'abord eu un mouvement d'antisémitisme et aujourd'hui pas dans l'ensemble de la société quand même bah alors vous avez beaucoup d'indifférence à minima dans la société ah peut-être mais oui mais ce qui un problème aussi l'indifférence elle est un problème en fait sur ces question là de considérer qu'en fait on ne se sent pas concerné parce que on n'est pas juif encore une fois l'antisémitisme c'est pas que l'affaire des Juifs ça devrait tous nous concerner c'est ai silence vou dire bah je pense que l'indifférence est un problème quand moi j'échange avec des étudiants et que ces étudiants m'expliquent que il se retrouent seul dans un amphi qu'on veut plus s'asseoir à côté d'eux tout simplement parce qu'ils sont juifs il y a personne qui a suffisamment de courage ou de colonne vertébrale ou de valeur pour se dire cet étudiant on va justement pas le laisser seul alors qu'il a fait quoi rien l'attaque sur son identité réelle ou supposé ça c'est un vrai sujet dans notre société revenons aux assis contre l'antisémitisme c'est au mois de mars c'est en février 13 février Prain février vous en attendez quoi vous d'abord il y a un vrai sujet je pense générationnel qu'il faut assumer regardez les sondages qui sont sortis sur Charlie Hebdo 10 ans après où la société était autant Charlie qu'avant mais où il y avait une fracture entre les générations et on peut pas accepter en fait que cette fracture elle elle s'aggrave en fait de de semaines et de mois en mois et donc on a ce sujet-là sur le monde universitaire sur le monde étudiant comment on fait pour que nos étudiants ne se sentent pas seuls comment on fait pour que tout le monde se sente concerné et se sente protégé donc ça c'est le premier point évidemment que je souhaite traiter vous voulez revoir la notion d'antisémitisme et intégrer la notion d'antisionisme alors non c'est un confidentiel un peu rapide qui a été fait ah alors juste c'est le moment d'expliquer non mais en fait on a déposé c'est totalement public de toute façon on a déposé par que c'était dans j'ai compris j'ai compris alors vous allez vous expliquer donc précisément qu'est-ce que vous voulez changer dans la loi alors c'est pas c'est pas d'inscrire l'antisionisme c'est plus plus complexe que ça mais on voit bien qu'aujourd'hui l'antisémitisme il a changé de visage il y en a surtout plusieurs notamment en effet ce qui est l'antisionisme et l'antisionisme je rappelle que c'est pas la critique libre évidemment du gouvernement n' jamais été ça l'antisionisme l'antisciionisme c'est encore une fois d'attaquer la légitimité et l'existence même d'un État qui est un état souverin qu'est-ce que vous voulez renforcer dans la loi du coup et bien il y a justement cette caractérisation de ce qu'est l'antisémitisme aujourd'hui parcedi c'est ce sur quoi justement les assises vont pouvoir travailler mais c'est pour ça qu'on fait appel à des avocats c'est pour ça qu'on fait appel à des magistrats berger oui ben très bien mais moi aur berger ce que je fais c'est que je faire des choses sérieuses et je fais pas une annonce à l'emportepiège je fais des choses sérieuses avec des avocats avec des magistrats de manière à savoir comment mieux caractériser les choses parce que vraisemblablement il y a des faits qui nous apparaissent comme étant des faits d'antisémitisme et qui ne sont pas suffisamment clairement établis pour qu'ensuite ils puissent être appréhendés par une question d'antisionisme ou pas dans dans cette évolution nous allons en débattre lors des assises avec des avocats avec des magistrats qui vont travailler sur le sujet avec des professeurs de droit public de manière à caractériser les choses à mieux les appréhender et à mieux sanctionner il faut quand même avoir en tête qu'il y a que pour Israël qui a ce traitement-là personne n'appelle à la destruction de l'Afghanistan personne n'appelle à la destruction de l'Iran il n'y a que pour un état au monde un seul ça devrait quand même tous un peu nous interroger on va parler maintenant des dossiers qui sont au cœur de votre ministère euh on va commencer il y a différentes choses on va pas tout mettre sur la table mais certaines choses notamment renforcer la loi sur le viol et et la notion de consentement c'est toujours un peu compliqué mais on va essayer d'avancer Clément oui il y a un rapport qui va être remis demain par les députés Véronique rioton et Marie-Charlotte Garin qui préconise d'inclure dans la définition du viol la notion de consentement est-ce que vous y êtes favorable c'est un sujet qui divise y compris chez les féministes oui alors ça divise les féministes ça divise aussi même les spécialistes sur la question pénale moi j'ai toujours dit que j'étais favorable au au fait de d'intégrer le consentement dans notre code pénal pour deux raisons une première c'est qu'on a quand même aujourd'hui des magistrats qui nous interpellent en nous disant il y a des situations qu'on narrive pas bien à appréhender euh où on a dû malheureusement on n'a pas pu sanctionner parce que la frontière était trop floue et donc il y a quand même un sujet à un moment de capacité à sanctionner ce qui sur ce qui est un crime c'est-à-dire le viol et d'autre part on a un sujet aussi dans la société c'estàdire ça veut dire quoi le consentement consentir ça ne veut pas dire elle n'a pas dit non et ça on a quand même cet enjeul comment on arrive est-ce que ça infuse vraiment toute la société donc vous êtes pour l'incription de la notion de consentement maintenant il va falloir la définir exactement donc j'attends avec impatience le rapport qui sera en effet présenté demain et sur la base de ce rapport c'est là où on va travailler mais vous le reprendrez totalement le rapport ou ça sera some d'un projet de loi j'attends non l'idée c'est que ça reste une initiative parlementaire donc proposition de loi puisque les parlementaires ont travaillé de manière transpartisane Renaissance avec Véronique rioton écologiste avec mariechlot Garin donc autant leur laisser à la main puisque c'est elles qui ont travaillé sur cette question là je comprends j'en ai pas avec la président de l'Assemblée nationale que le texte serait envoyé au Conseil d'État pour garantir justement Laah la sécurité juridique du texte qui est rare cas d'une proposition loi c'est très rare et je pense que c'estou d'envoyer au Conseil d'État et je pense vous voyez quoi un engagement aussi de la président de l'Assemblée làdedans oui bien sûr un engagement à la fois personnelle sur la question des droits des femmes mais au-delà de ça la garantie que juridiquement parce que vous le dites vous-même ça va être c'est compliqué à définir et bien la garantie qu'encore une fois juridiquement on va dans le bon sens c'est vrai que Maître Antoine Camu qui est un des conseils Giselle pelic il avait exprimé un peu il semblait dubitatif sur ce sujet il craignait et c'est souvent un peu la crainte des juristes que ça n'inverse la charge de la preuve et que ce soit aux victimes de prouver qu'elles n'ont pas consenti et que parfois elles se sont trouvées un peu forcé à consentir parce qu'elles étaient harcelées ou parce que elles étaient menacées ou voilà ou et et il se il dit bon c'est c'est peut-être un piège et en tout cas ça manié avec beaucoup de précaution vous vous êtes bien conscient un peu de de l'ensemble des chos très sincère la personne que vous mentionnez évidemment il y a pas d'ambiguité sur les positions qui sont les tienes et donc évidemment qu'il faut beaucoup de précaution et c'est pour ça que on va lire avec précision voilà le rapport qui sera présenté demain par les parlementaires envoie au Conseil d'État je pense qu'il y a pas de plus ha de sécurité juridique que l'avis qui sera rendu par le Conseil d'État et je pense que c'est un avis qu'il faudra suivre pour justement encore une fois garantir qu'ensuite il y ait pas de doute sur la manière attendez à des débats un peu tendus dans l'Assemblée nationale làdessusend père pas et je pense pas mais des débats un peu mais en tout cas des véritables débats de fond sur ça fait pas forcément l'unanimité hein non mais c'est pas grave que ça Fass pas d'accord mais ça peê ça peut vous savez c'est comme tous les sujets de société ça peut faire faireurgir plein de choses B j'ose espérer que ça aille pas dans ce sensl qu' a un vrai débat de fond sur l'opportunité ou pas sur le caractère juridique et la bonne définition ça évidemment et je pense qu'il y aura des vrais débats je l'espère de qualité j'espère que ça ne fera pas ressortir d'autre chose Victoria on parlait de Giselle pic il y a eu cette émotion au moment de des des procès des des viols de de Maan il y a une pétition maintenant qui circule pour qu'elle soit pr prix Nobel de la Paix est-ce que vous la signé cette pétition alors moi je sune pas de pétition parce que je suis au gouvernement je trouve que c'est pas totalement notre rôle après sur le fond je sais pas déjà faudrait avoir son AVI en fait je pense c'est une femme qui malgré elle s'est retrouvée est devenue une icône elle n'a pas cherché pour des raisons évidente cette place là elle n'a pas cherché cette notoriété là mais elle l'a affumé pleinement pour permettre d'envoyer un message très clair le courage qu'il a fallu déjà pour assumer d'avoir un procès public c'est ça aussi qui est sans précédent c'est pas juste le nombre de prévenu c'est pas juste les condamation c'est le fait qu' encore une fois elleit assumé que tout soit rendu public P pris Nobel de la Paix ça serait pas mal peut-être j'avoue que j'aimerais aussi avoir son avis à elle je sais pas si elle a non mais c'est vrai sincèrement je sais pas si elle mê elle l' voulu que ce soit public puisque c'était même contre la vie du président de la cour et voilà donc elle elle l'a intimé c'est ça qui à mon avis changer complètement évidemment faut demander faut lui demander si elle est d'accord pour êre mais pourquoi pas inér elle le mériterait en tout cas elle a traversé des épreuves qui sont indescriptibles et elle va devoir en retraverser puisqu un appurs app oui oui madame berger je suis un peu mal à l'aise moi dans la situation actuelle en France je m'estime comme étant quelqu'un plutôt déconstruit sur les violences faites aux femmes et cetera et cetera et il y a quand même une offensive réactionnaire dans le pays contre le droit des femmes on a parlé de l'IVG on a parlé d'autres sujets notamment sur les Vars il y avait dans le précédent gouvernement un ministre lesvarce l'éducation viation donc qui en gros dès l'enfance apprendre le consentement aux enfants et certains disent oui mais c'est au parents de faire ça et cetera il y a cette offensive là et il y a des femmes toujours qui ne se sentent pas en confiance quand elles sont avec à côté d'un homme dans le métro et cetera en tant qu'omme qu'est-ce que nous on peut faire c'est peut-être bête comme question mais qu'est-ce que moi moi je peux faire j'essaie de faire de mon mieux d'écouter mais comment on peut arriver à non je pense que c'est pas bête comme questionnement parce que c'est le principal questionnement qui est posé justement par laffermon c'est un moment quelle est la responsabilité de la société homme et femme et comment on peut ensemble faire avancer les choses moi je crois évidemment au rôle éducatif et l'idée de l'éducation à la vie affective c'est pas remplacer les parents c'est d'assumer que déjà il y a un fléo dans notre P qui s'appellent les violences sexuelles et que les violences sexuelles elles arrivent dans l'intimité et quand elles arrivent dans l'enfance elles arrivent dans la famille va fall il faut pas c'est pas il s'agit pas de remplacer les parents même ça ça fait polémique en disant certains disent l'école va remplacer les parents oui mais tout est polémique mais vous moment politique dans lequel on est fa polémique mais pas parce que c'est polémique il faut pas le faire et je pense qu'il faut évidemment qu'on s'y engage très clairement parce que c'est comme ça qu'on traite c'est la manière avec laquelle dès le plus jeune âge on est éduqué en tant que fille et en tant que garçon alors justement l'éducation affective et sexuelle à l'école Clément justement ce nouveau programme il est entre les mains du Conseil supérieur de l'éducation c'est j'ai bien compris là depuis quelques semaines après la polémique qu'il avait déclenché notamment chez vos alliés de la droite républicaine et puis également au sein du du rassemblement national on en est où exactement alors on en est là où vous le décrivez c'est-à-dire finalisation des programmes avec ellizabeth borne l'idée c'est que fin du mois ou début février ces nouveaux programmes puissent sortir parce qu'en fait là tout le monde Fanta sur des programmes qui ne sont même pas finalisés et qui de toute façon seront rendus public donc ce sera totalement transparent les parents qui s'inquiètent parce que c'est sûr qu'à force d'entendre les horreurs absolues qu'on lit sur ce que soi-disant voudrait mettre dans la tête de nos enfants je pense qu'il y a des parents sincères parenè entre parenthèses c'était un ministre qui encore 15 jours qui disait ça mais je l'avais dit publiquement et jeavais condamné publiquement les propos qui ont été LESISS parce que je pense qu'il a participé de ce climat là et ce qui m'inquiète c'est sans doute qu'il n'avait pas lu les programmes envisagés vous pensez que ça lui a valu son poste j'en sais rien mais en tout cas je pense que c'est bien qu' n pas été qu'il n'it pas été renouvelé à ce poste là est-ce que vous CZ qu'on aboutisse à une version édulcorée de ce prog on travaille main dans la main moi-même éisabeth borne de la même manière que je pense que personne peut dire qu'on est dangereuse ou hquiste je pense que personne peut nier notre engagement sur l'éducation et l'éducation dès le plus jeune âge des filles et des garçons donc je pense qu'on arrivera et je l'espère à un programme cohérent solide dès le plus jeune âge ou évidemment en fonction de l'âge de nos enfant en fonction de la maturité moi je suis moême une maman mais même ma petite fille de 2 ans il y a des choses que je sais lui dire je sais lui dire et je sais lui parler de qui a le droit de la toucher ne pas le droit de la toucher son corps le respect ça ça s'apprend dès le plus jeune âge et quand on l'apprend pas dans la famille parce que malheureusement dans certaines familles on nous apprend le pire et bien il faut que au moins dans votre vie vous ayez un référent à l'école que ce soit une infirmière scolaire que ce soit un intervenant agréé que ce soit un enseignant qui vous disent que ce qui vous arrive est tout sauf normal parce que c'est ça aussi l'enjeu des plus pour de la maternelle parce qu'il y a des enfants qui sont concernésr est-ce que vous êtes sûr que ce sera respecté dans tous les établissements scolaires ce sera la loi je vous le dis aujourd'hui elle s'appique pas il faut qu'elle s'appque est-ce que vous êtes sûr ça ça s'appliquera pris dans l'enseignement catholique pourquoi ça s'appliquerait pas parce que il y a des choses qui ne s'appliquent pas mais je pense que enfin il y a pas de enfin l'enseignement c'est pas à la carte peut-être mais vous savez quez des ches qui pas fait et donc il faut à un moment qu'on respecte la loi et qu'on respecte le cas autant plus quand on est soutenu par l'État et par tous les Français moi je suis une fervente défenseur du fait que les parents soient libres de leur choix entre l'enseignement public et l'enseignement privé j'ai d'ailleurs moi-même fait les deux quand j'étais enfants donc j'ai aucune difficulté par rapport à ça par contre encore une fois face au FL des violences sexuelles dans l'enfance face au fléau des violences intrafamiliales face aux enjeux majeurs sur l'éducation face au fait que sinon nos ados ils vont s'informer ailleurs et ils vont se dans que ce soit fait dans tous les établissements scolaires on prend note sur les violences sexuel et et sexiste on va en parler aussi ça ça fait partie de de vos dossiers vous savez que le Premier ministre en a parlé dans la déclaration de politique générale vous avez remarqué j'avais peut-être même échanger avec lui en une phrase et demi 20 secondes il en a parlé dans une déclaration moi je sais que c'est un engagement personnel une pH je sais ai que Mo je ministre entre de virgul hein c'était à la fin bah tiens j'ai peut-être non non c'était pas à la fin V j'ai regardé c'est pas vrai c'est pas la il en a parlé il l'a mentionné et c'était important ça suffisait ce qui suffit c'est les politiques qu'on va mettre en œuvre et le fait que moi j'ai son plein soutien et CELI du président de la République pour pouvoir les mener moi c'est ça qui m'importe au quotidien en tout cas vous avez soutenu ce texte sur les violences sexistes et sexuelles quand vous étiez député il va être examiné en commission ce mercredi à l'Assemblée nationale quelle est la mesure à laquelle vous tenez absolument les trois ah bon bah il y en a trois j'ai pas fait un texte fleuve de 50 articles j'en ai fait trois deux sur la question de la prescription moi je veux qu'on puisse rendre imprescriptible les crimes sexuels qu'on a subi en tant qu'enfant je le fais en matière civile pas en matière pénale parce que ça c'était aussi une demande de clarification juridique parce que en matière pénale il y a que les crimes contre l'humanité qui sont imprescriptibles et je peux comprendre qu'on garde cette précaution là il y a la prescription dite glissante parce que malheureusement quelqu'un qui a commis un viol s'il n'est pas appréhendé il y a de très fortes chances qu'il est récidive et donc l'idée c'est que la prescription court à partir du dernier crime ce qui permettrait à beaucoup de femmes d'avoir accès à la justice et je l'a malheureusement oui quand c'est quelqu'un qui n'a pas pu être appréhendé et parfois d'ailleurs c'est très violent pour les victimes de se dire bah en fait il y a une victime 10 ans après elle elle peut avoir just avoir réparation et justice moi je ne peux plus parce que j'ai une prescription et dernier point sur la question des viux ence intrafamiliale la question du contrôle coercitif parce que les violences c'est pas que les coups et ça ne commence en général évidemment pas par les coups c'est tout le reste qui se met en place tout un système qui se met en place pour essayer de vous isoler de vous priver d'un certain nombre de vos droits et de vos libertés justement berger face à vous maintenant on va accueillir tout à l'heure une femme qui va vous parler d'elle de sa vie Tiffen belle qui vient d'écrire un livre justement dans lequel elle raconte sa vie et dont le portrait est signé Marco Pomier face à vous ce soir AORE berger une femme victime de violence conjugale ilait bien m'attraper par la nuque par la gorge et il me tirait souvent les cheveux il me faisait tomber les escalier quand il était vraiment en colère et que je me débattais il m'amenait jusque la porte d'entrée quand je disis que je voulais partir et il m'a arraché mes vêtements pour me jeter nu dans la rue cette aide soignante a vécu l'enfer l'année de ses 25 ans battu séquestré violé dans les griffes d'un homme marié bourreau condamné aujourd'hui à 18 ans de prison pour viol et violence sur trois femmes une issue victorieuse après l'inaction de la police à 10 reprises elle s'est rendue au commissariat sans que sa plainte ne soit prise en compte une fois je suis allée là-bas la dame qui m'a reçu au bureau de police elle m'a dit que il fallait pas que je porte plainte par jalousie parce que c'était un ex et que il s'était remis avec son épouse son histoire poignante révoltante elle la raconte dans ce livre vivante je me souviens très précisément des trois derniers mots que j'ai prononcé en fixant Rudy droit dans les yeux échec et mat non il ne m'avait pas brisé j'étais debout pleine de vie insoumise plus que jamais vivante malgré les séquelles pour celle qui confie ne plus savoir pleurer un témoignage pour comprendre la mécanique des violences conjugales face à vous tiffan belle B que nous accueillons sur ce plateau je vous laisse saluer la la ministre bonsoir merci d'être avec nous bonsoir et je vous laisse vous installer ici vous allez nous dire ou vous allez plutôt dire à la ministre berger qui est en face de vous pendant quelques minutes ce que vous attendez d'elle qu'est-ce qui doit changer la l'écoute l'écoute dès le départ peut-être les premiers signes les le fait d'avoir des voisins qui qui se tisent qui monte le son pour pas entendre la pudeur la honte qu'une victime ressent et euh qui la pousse aussi à tout perdre finalement les les premiers les premières violences qui sont pas forcément des coups j'avais un travail j'avais tout ce qu'il fallait j'ai eu des collègues qui se sont doutés qui n'ont rien dit qui manquaient de peut-être d'information peut-être de formation professionnel euh de d'écoute des des agents de police aussi d'une part et de la prise en charge aussi des victimes et des enfants parce que on n'est pas seul souvent on a des enfants qui nous retiennent et euh qui ralentissent aussi le processus en se disant mais euh que que leur fait-on vivre et que va-t-il se passer où est-ce qu'on va finir et à quel moment on est écouté alors il y a plusieurs choses effectivement mais j'ai notamment ce que j'ai noté c'est les gens qui se taisent autour mais ça vous l'avez déjà dit un peu les agents de police disait Stéphanie belle c'est-à-dire que quand vous allez à la police on vous écoute pas on prend ça comme ça entre deux couloirs c'est ça que vous voulez dire oui les conditions d'accueil au départ euh comment changer çaidente alors c'était il y a 10 ans je sais qu'il y a eu des choses qui ont évolué euh cependant cette année encore j'étais appelé pour une permission et l'agent de police a fait de l'humour en disant que s'il ressortait il allait surement retomber amoureux et me recontacter alors c'est un manque de incroyable je me dis que effectivement je suis j'ai eu de la chance de tomber sur un super OPG qui m'a écouté mais c'est pas toujours le cas mais déjà merci d'avoir accepté de venir de vous exposer comme ça et de de témoigner je lirais évidemment le livre avec beaucoup d'attention il y a plein de choses moi il a ce que j'ai appelé les voisins vigilants vous savez on est habitué maintenant à avoir ces petits signaux de voisins vigilants pour lutter contre les cambriolages comme si là il fallait qu'on se mobilise tous mais je pense qu'en fait il faut la même chose sur la question des violences faut en effet pas monter le son de la télé quand on a une femme ou quand on a un enfant qui est victime de violence c'est jamais de la délation d'appeler le 17 parce qu'on a un doute il vaut mieux en cas de doute appeler parce qu'on peut sauver une vie plutôt que de ne pas le faire il y a la question de la formation évidemment la formation des policiers des gendarmes des magistrats mais en fait c'est une formation un peu de tous parce que c'est ce que vous dites mais je vaux pas trahir vos mots mais ça commence pas par des coups les femmes sont pas stupides en fait vous savez si au premier jour à la première heure d'une relation se faisait tabasser on partirait tout en courant hein ça se passe pas comme ça en fait c'est pas le premier jour c'est pas la première heure mais c'est tout un climat qui se met en place qui fait qu'à la fin les violences elles deviennent possibles et comme on a plus personne à qui en parler parce qu'on est seul parce qu'on est isolé parce que parfois on a plus d'emploi parce qu'on voit moins notre famille parce qu'on a moins de relations social et d'amis et ben là on est en tête à-tête en fait avec son bourreau il y a la question des enfants parce que les enfants c'est à la fois la raison pour laquelle on reste et la raison pour laquelle on part on reste parce qu'on a peur de est-ce que ce sera pire pour eux si on part et à la fin on part parce qu'on se dit mais eux aussi sont victimes et maintenant ils sont reconnus aussi comme des victimes donc c'est voilà c'est tout cet ensemble là qu'il faut qu'on arrive à belle votre livre s'appelle vivante ça veut dire quoi qu'est-ce que vous avez vous lui dire en en choisissant ce titre je pense que il veut tout dire c'est que j'ai eu la chance moi d'être vivante malgré tout quand on on connaît le nombre de féminicides le dernier encore en date de cette année enfin c'est quand même incroyable tout le monde a a pu entendre à s'est douter peut-être moi j'ai eu été isolé d'abord par mon par la perte de mon travail puis après par l'isolement de la famille des amis une fois seule avec son bureau avec son bourreau que fait-on je voulais pas partir mais quel lieu d'urgence pour accueillir une femme avec des enfants alors où sont les lieux d'urgence il en manque il y en a pas assez en fait c'est pas juste le lieu dont on a besoin euh il y a de plus en plus d'hébergement d'urgence la question c'est déjà encore une fois quand on est seul et en tête à-tête avec son Bau à qui puis-je parler c'est qui le référent à qui j'ai le droit en fait d'en parler sans être jugé et c'est pas franchir la porte de la gendarmerie d'un commissariat de police c'est c'est pas ce qu'il y a de plus évident ou plus simple en général c'est pas la première porte qu'on franchit donc c'est pour ça qu'il y a toutes les associations qu'on soutien qui vont beaucoup plus formé mais c'est lutter contre enfin ce que je disais sur d'autres sujets c'est lutter contre l'indifférence se dire il y a trop de gens aujourd'hui qui considèrent que la question des violences c'est une affaire de couple on va quand même pas s'en mêler ça les regarde eux c'est pas ton affaire de quoi tu te mêles c'est pas une affaire de couple une femme qui est victime de violence c'est pas une affaire familiale un enfant qui est victime de violence et donc ça il y a évidemment ce que nous état on doit faire pour protéger pour alerter pour former pour accompagner une fois que la femme a pris la décision de partir et puis il a un sujet qu'on parlait d'éducation les derniers féminicidees parce malheureusement on en a vécu plusieurs depuis le début c'est quoi le point commun c'est toutes des femmes qui avaient décidé de partir toutes des femmes qui avaient pris la décision de se séparer qui commencent à vivre dans un autre domicile donc ça veut dire qu'il y a encore cette idée qui persiste j'ai beaucoup trop d'hommes qu'en fait on leur appartient et qu'on a pas le droit de décider c'est ça que vous décrivez aussi hein l'emprise plus que l'emprise l'appartenance quoi à un homme la chose oui est-ce que vous pensez comme le disait berger tout à l'heure dans l'émission que ça peut s'apprendre à l'école ça bien sûr je suis entièrement d'accord avec vous enfin dès la la plus tard enfance mes enfants aujourd'hui savent très bien que le corp leur appartient ils ont le droit de dire non et dès le départ je pense que tout petit faut leur apprendre à s'imposer garçon fille et de dire que quand c'est non c'est non et son le le corps appartient à la personne on n'est pas obligé de se plier sous le poids et la violence n'est pas une fatalité en fait donc oui oui je pense que vous avez raison dès la plutard enenforce il faut il faut leur inculquer les choses c'est encore un tabou dans la société je pense qu'en fait c'est tellement insoutenable qu'on essaie de le mettre à distance c'est insupportable de se dire que la violence elle pourrait arriver dans notre propre maison dans 9 cas/ 10 dans les violences sexuel c'est quelqu'un qu'on connaît c'est insupportable de se dire ça en tant que femme ou en tant que père ou en tant que mère de se dire que ça pourrait arriver à nos enfants et quelqu'un qu'on connaît sauf qu'en fait c'est le cas donc si vous voulez lutter contre à un moment il faut bien qu'il y ait des lieux où on où on peut en parler et on peut expliquer à nos enfants que ce qu'ils vivent s'il le vivent n'est pas normal si leur mèr le vivent ça n'est pas normal et que ce soit toute la société qui s'en empare merci Tiffany Bell pour votre témoignage et et merci Aurore berger d'avoir répondu à Tiffany Bell je sais pas si vous attendez encore des réponses probablement encore mais bon dans votre livre vivante on a déjà beaucoup de questions qui se posent et votre témoignage est très fort merci d'être venu sur ce plateau une toute dernière question personnelle vite oui trs rapidement très rapidement il y a une question dans le chat vous concernant madame berger sur ce que vous venez de dire comment imaginer qu'on puisse vous faire confiance à une à quelconque de vos paroles alors que vous avez menti en commission d'enquête vous êtes sous coup d'une enquête d'un signalement de alors vite réponse parce qu'il nous reste 30 secondes déjà je n'ai pas menti et de je ne suis pas sous le coup d'une enquête bon voilà on va terminer là-dessus parce qu'on va pas rouvrir le dossier ça serait très très très très long merci horor berger d'avoir été avec nous pour l'indice et politique sur LCP bonne soirée sur la Chaîne Parlementaire merci pour votre fidélité et à la semaine prochaine [Musique]
Aurore Bergé