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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 13 novembre 2025 22 minComplaisantActualité / polémiqueRetraitesSécuritéÉconomie & entreprisesEurope & international

François Patriat : « Qu'on vote ou que l'on ne vote pas, la réforme des retraites sera rétablie »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Quel souvenir gardez-vous des attentats du 13 novembre ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    La menace terroriste a changé de nature avec l'autoradicalisation. Qu'en pensez-vous ?

  • 5:00OuverteRéponse partielle

    L'Assemblée a suspendu la réforme des retraites. Vous sentez-vous en train de renier vos convictions ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    La réforme sera rétablie quoi qu'il arrive ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Le budget reste-t-il tenable avec un déficit à 23 milliards ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    L'accord Mercosur peut-il être empêché ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour forçis Patria, merci beaucoup d'être notre invité. Vous êtes sénateur de Côte d'Or, président du groupe RDPI Renaissance ici au Sénal et sénateur macroniste. On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Julien l'écuiller de la Voie du Nord.

Bonjour Julien. Bonjour Orian. Bonjour monsieur Patria.

Bonjour François Patria. On va commencer évidemment par les commémorations des attentats du 13 novembre 10 ans aujourd'hui que la France a été frappée par ses attaques terroristes. Vous quel souvenir vous gardez de cette soirée ?

Ah c'est bouleversant. incompréhensible, dramatique, tout le monde figéit, euh personne ne connaissant vraiment les les fête, on savait pas quel était l'ampleur exacte, mais on voyait bien quand même que la nature même de l'attentat était d'une violence inouie, carnage épouvantable. Donc c'était la sidération.

Vous étiez chez vous en Bourgogne vous à ce momentl en Bourgogne à ce momentlà. C'était le 13 novembre c'était en mais sidération Ouais. Sidéré ul seré euh comprenant la tâche des des pouvoirs publics.

Je suis responsable politique depuis plusieurs années. Je comprends bien combien c'est pour bien sûr d'abord penser aux familles, aux enfants, on les témoignages aujourd'hui, mais surtout penser aux responsables politiques qui sont responsabilités qui ont le sentiment d'un échec. Alors que tout a été fait un peu aujourd'hui dans ce pays, si on pouvait être d'accord sur une chose, c'est que l'État dans sa continuité a fait contre le terrorisme tout ce qu'il a pu et on s'aperçoit que malgré malgré tous les efforts qu'on peut faire, il y a des vides garants.

Aujourd'hui, ça arrive même en Inde hier où on a encore, vous avez vu, ça arrive en Angleterre, en Allemagne, partout. La direction la la directrice de la DGSI pointait le le fait que depuis 2023 % des auteurs enfin des disons des attentats des jouets impliquai un auteur de moins de 21 ans. Ce qui euh ce qui montre rajunissement de la de la de la de la menace.

Qu'est-ce que ça dit de notre société ? Le l'embrigadement des jeunes aujourd'hui se fait par les réseaux sociaux, se fait par les les moyens de communication moderne qui jouent un rôle extraordinaire. On peut exister à travers on peut exister à travers les réseaux sociaux.

On peut on peut devenir quelqu'un. On peut on peut aller se j'allais dire se transformer si jamais dans le bon sens avec ces donc euh une fois de plus je crois que comme en politique aujourd'hui je dis a pas les réseaux sociaux bien entendu il y a il y a d'autres facteurs et d'autres facteurs qui tiennent qui tiennent au passé des différents pays aux guerres historiques, au rancœur aux rentes mémorielles qu'on a entretenu dans certains pays et cetera mais se dit que aujourd'hui ben vous savez c'est pas seulement vrai des attentats, c'est vrai aussi des drames quotidiens. Aujourd'hui, on voit des des enfants de 14 ans, c'est pas c'est pas seulement pour les attentats.

On voit aujourd'hui une désinhibition qui dont je vois plusieurs facteurs. Celui j'ai cité celui celui des des des PlayStation de tout de la violence. Mais vous vous le disiez François Patria, la menace elle a changé de nature aujourd'hui avec notamment de l'autoradicalisation via les réseaux sociaux, via les boucles télégrammes.

Le ministre de l'intérieur, Laurent Nunz, il alerte sur une menace terroriste qui demeure très élevée. Est-ce qu'on a les moyens ? Est-ce qu'on a la législation aujourd'hui pour y faire face ?

Je crois qu'on d'abord on soulligne on on découvre les attentats avec stupeur mais personne ne mesure combien d'attentats sont au jeu chaque année évités et chaque mois chaque mois les forces de l'ordre mais le fait a été évoqué par je crois par un par un policier ou même c'est par la directeur de la DG qui dit comme maintenant les attentats sont totalement ératiques faits par des individus jeunes isolés isolés quand ils sont hors des réseaux et qu' le font eux-même qui se radicalisent eux-mêmes. C'était le cas, je crois, en Angleterre, la personne qui a qui a qui a foncé avec la voie. Non, à l'île de Lon.

L'île d'oléron personne toute seule était pas surveillé, pas suivi. Donc on peut pas mettre des des forces de l'ordre ou des gens derrière toutes toutes les personnes, c'est pas possible. Donc il faut continuer d'intensifier les forces du renseignement dans ce pays.

Et je crois que là-dessus, on ne peut un point sur lequel on ne peut pas hésiter, c'est sur celui-là parce que la menace est permanente, elle est elle est moins permanente, mais elle est partout y compris dans les territoires reculés ou y compris dans les territoires ruraux. Elle est partout aujourd'hui. Ce qui implique d'abord à une prise de conscience aussi les citoyens qui doivent euh surveiller autour autour d'eux, qui doivent regarder, qui ne doivent pas manquer de de prévenir s'ils sentent qu'il y a quelque chose autour d'eux et de le faire.

L'actualité au parlement, c'est l'Assemblée nationale qui a voté hier la suspension de la réforme des retraites. Texte que vous aviez défendu, pilier du macronisme, les députés Renaissance sont dans leur très grande majorité abstenu. Est-ce que vous avez le sentiment à Renaissance de renier vos convictions ?

Oui, on pourrait déjà reparler de tout ce qui se passe à l'Assemblée nationale. Moi en coquin, moi je j'ai approuvé la démarche de mon ami Marc Ferat hier. Marc Ferat qui dit euh qui a dit lui euh moi je ne peux pas voter euh euh pour la pour l'arrêt de de la de la réforme des retraites hein puisqu'il s'agit d'ailleurs la France l'a bien dit.

Je je continue à voter le décalage pardon. Merci le faire et qui est lui dans qui qui s'attelle aujourd'hui à garder la mémoire de le l'héritage l'héritage de d'Emmanuel Macron. Je me je me verrai bien dans ce rôle ici.

Oui. La décision du groupe elle est pas prise. Moi je vais soumettre au groupe la décision la semaine prochaine.

Qu'est-ce qu'on fait en fonction de ce qui va se passer ici ? Parce que maintenant on va prendre on va prendre écoutez un un budget totalement dingue totalement dingue qui risque peut-être même à l'assemblée le 23. On peut avoir un budget avec 577 députés qui vont voter contre pour des raisons opposées.

Du suspense sur ce qui va se passer au Sénat parce que la droite sénatoriale semble très claire sur le fait qu'elle va rétablir la réforme d' retraite. Ça veut dire que notre vote à nos gros RDP, il n'est pas sans conséquence puisque qu'on ne vote ou qu'on vote pas, la réforme elle sera rétablie. Elle sera rétablie et moi je m'en félicite.

J'étais en train de vous le dire. Je vais réunir le groupe la semaine prochaine. Mais vous, qu'est-ce que vous avez envie de faire ?

Je je suis président du groupe, je donnerai mon avis. Euh actuellement actuellement le groupe est partagé entre s'abstenir ou voter contre parce que c'est pas seulement le fait de se il n'est pas de se renier aujourd'hui parce que cette reforme, il faudra la faire et elle sera poursuivie malgré tout. Quoi qu'on dise, quoi qu'on fasse après 2027.

Le problème c'est juste de savoir ce que les Français attendent le plus ce qui est le meilleur pour le pays. Moi je vote pour l'intérêt général. Est-ce que pour le pays c'est mieux aujourd'hui ?

C'est mieux aujourd'hui le fait qu'il y ait de la stabilité, qu'on ait un budget et qu'on puisse avancer par ce budget-là bien entendu. Mais regardez, hier tout le monde a parlé de la réforme des retraites. Ça coûte 500 millions pour l'année 2026 mais le l'indexation de tout de tous les de l'indexation de de tous les réindexation des retraites coûte ça coûte 3 milliards5.

Hier la retraite c'était c'était 500 millions. Ça c'est 3 milliard. Vous n'avez pas répondu à à Orian de savoir question.

Je serais tenté à titre personnel de voter contre le décalage de la réforme des retraites. Si c'est pour aider le gouvernement et si c'est pour aider le pays à retrouver de la stabilité et avoir un budget, j'hésite encore. Je verrai après avoir discuté avec les les membres de mon groupe ce que je ferai.

Bon personnel, vous avez envie de voter avec Bruno Rota. Comment à titre personnel vous avez envie de voter selon la position de Bruno Rota Larch ? Non mais c'est pas c'est pas la position de retailler au dearcher, c'est la position défendue par je crois un certain nombre de Français qui pensent qui pensent que la réforme des retraites elle est nécessaire.

C'est pas Rayo qui l'a qui l'a proposé d'ailleurs, c'est Madame Born qui l'a fait voter. Donc je de voter ce que j'avais voté par le passé. Ce pourquoi on a débattu pendant près de 100 heur ici, ce pourquoi on s'est fait insulter sur le territoire pendant des jours et des jours.

Moi je crains pas l'impopularité. Maintenant, j'ai j'ai derrière moi suffisamment de plac politique pour penser que je cherche pas la popularité. Ce que je cherche, c'est de savoir comment enfants, mes petits-enfants pourront demain avoir réellement une retraite et pouvoir v.

Est-ce que vous en fait vous rejoignez Frédéric Valtou, député Horizon qui parlait de de marcher de dupe avec le le Parti socialiste. C'est ça à l'heure actuelle ? Non, non, mais d'abord il était évident il était évident euh à la suite du départ de François Baou qu'il ne pouvait y avoir de gouvernements qui tiennent que si les socialistes s'abstenaient.

C'est clair, les socialistes s'absten l'abstention à tout prix, je pense pas que le Premier ministre le fasse puisque il a pas cédé sur la taxe Zukman, il a pas cédé sur les biens professionnels, il a pas cédé sur tout. Il a dit voilà c'est d'ailleurs la France insoumise ne s'y trompe pas. Elle dit que c'est un décalage.

Elle dit que c'est que cette réforme cette non réforme des retraites c'est un marché de duple elle vous avez compris que la France insoumise votre compte la suspension hier. Ben je non non je comp pas une contradiction prè. Ils sont capables de voter tous leur contraire dans le même jour.

On peut dire qu'on est contre les d'impôt et en voté pour truc et cetera. Je suis tombé y compris du Rassemblement national quand je vois les hausses d'impôts que qui a voté le Rassemblement national après avoir dit qu'il s'opposerait tous les jours. C'est un tout ça est un spectacle désolant qui donne aujourd'hui aux Français euh le sentiment de confusion extraordinaire.

Moi parce que si les Français pensent aujourd'hui que ce qui a été voté hier à l'Assemblée nationale, ce sera ce qui restera le 23 décembre. Aujourd'hui, ça tout le monde est content. On a supprimé, on va prendre les retraités maintenant, on va prendre tout tout ça va tout ça on va on va pas économiser.

Vous savez, j'ai j'ai dit souvent, j'ai dit avant dit ce que n'a pas réussi Bou, il a réussi à à inquiéter les Français sur le la dette mais il n'a pas réussi à démontrer aux Français nous-même n'avons pas réussi nous-mêmes tous à montrer aux Français que les efforts qu'on leur demande aujourd'hui qui sont certes réels mais qui sont sans comme une mesure avec ce qu'on leur demandera demain si le budget qu'on vote avec des milliards supplémentaires de déficit nous conduit demain face à nos prêteurs, face à nos créanciers face à leur Europe a des difficultés plus grandes que nous seront imposés comme elles ont été imposées en Grèce, au Portugal et en Espagne. Mais où va-ton, monsieur Patri ? Vous le dites, vous le dites vous-même.

La copie du du gouvernement, la copie sortie de l'Assemblée nationale ne sera certainement pas celle qui qui aura cours dans quelques dans quelques semaines. Est-ce que vous êtes de ceux qui pronostiquent un budget qui passera par ordonnance fin décembre ? Je ne je ne le souhaite pas.

Je ne l'espère pas. Je m'en suis entretenu hier avec le premier ministre. Le message qui passe est très clair.

Aujourd'hui, écartons la loi spéciale, écartons les ordonnances et essayons avec un peu de raison. Ça va être le rôle du Sénat. C'est le Sénat qui va faire le budget.

Paradoxalement, c'est la première fois, le budget va arriver, le budget de la sécurité sociale va arriver ici avec tous les amendements votés à l'Assemblée. H Et s'il y a pas de vote sur le budget, il va arriver avec tous les amendements votés, je pense en particulier les impôts totalement irréalistes et dingues qui ont été faits sur les multinationales et cetera. les 40 milliards ou 34 milliards d'impôts qui ont été votés en une nuit, tout cela va tout cela va disparaître.

Tout ça ne sera plus dedans à la fin. C'est clair. C'est clair.

Mais il faut qu'on Je crois que je crois que c'est surtout l'image je crois que moi ce qui m'inquiète surtout c'est l'image du pays qu'on donne. Un pays qui refuse de se réformer, qui refuse de prendre en compte le fait qu' demain, il va falloir travailler plus, qu'on le veuille ou non, qu'il va falloir économiser, que l'État providence ne peut plus être l'état providence. Il ça grand débat ce sera 2027.

Tout le monde le dit. Le problème étant que oui mais 2020 on va encore perdre des milliards. On va encore perdre des milliards.

Mais vous le voyez bien au Parlement la situation est quasiment dans la dans dans l'impasse et en effet encore une fois la copie sortie du Sénat ce ne sera pas elle qui aura le dernier mot. Ce sera encore une fois l'Assemblée nationale derrière. Oui mais bien sûr entendu.

Mais ce que je veux c'est qu'on évite d'abord éviter les dégâts. D'abord éviter que ce soit plus dramatique que ça n'était encore. Éviter cela.

Le laxisme en la matière, tout le monde le sait bien. Et puis en plus, moi je j'avais hier soir, je recevais hier soir une grande confédération euh entre d'entreprise dans mon bureau. Ils sont dans l'attentisme absolu.

Ils savent plus comment investir. Ils savent plus ce qu'ils vont faire. Ils sont un peu découragés.

Ils ne veulent pas embaucher. Ils veulent pas là pour le coup ça peut être pour le le budget de trouver un budget quoi qu'il arrive. Ben exactement, c'est ce que je vous dis.

Donc c'est pour ça que la réflexion c'est pas je veux voter avec un tel ou un tel pour ma conscience. Ma conscience, ma conviction m'inviterait à voter pour le rétablissement de la réforme. Si c'est plus mieux intérêt pour le pays, c'est plus d'intérêt et si le pays est plus gagnant parce qu'on a un budget et parce qu'on a la stabilité, je m'abstiendrai.

Pour Gabriel Atal, votre homologue à à l'Assemblée, patron de votre parti, il a dit hier ce qu'a fait l'Assemblée nationale avec ce vote, c'est enlever un bout de scotch sur un système qui prend l'eau de toute part. Est-ce que vous êtes d'accord avec lui ? Est-ce que vous allez soutenir sa proposition de réforme par point ?

Alors, j'ai j'ai regardé sa proposition de réforme hier. J'ai rencontré Gabriel Atal hier. Moi, la question que je me pose, c'est pourquoi on ne reprend pas la loi qui a été votée ?

La réforme Philippe, la réforme Philippe, c'est la réforme que tout le monde souhaitait, que les syndicats la CFDT soutenaient. H donc moi je pense que Gabriel parce que l'histoire des 1000 € qui produront 28000 € bon avec la forme de capitalisation pour mais quand même non si je pense que c'est je pense que c'est un bon sujet de réflexion qu'elle est pas aboutie qu'on peut l'améliorer qu'on peut se rapprocher de la loi qui a été votée pour moi vous dites de rememballer son texte et de prendre suite des dophil non pas du tout je lui dis non mais non parce que moi c'est ce que je je ferai aujourd'hui peut-être je veux dire on pourrait le reprendre mais je pense que la démarche qu'il a il a bien fait de le faire hier pour montrer quand même que malgré tout la suspension de la forme des rétra, c'était pas l'alpha et l'oméga de l'avenir de notre système de protection sociale en France qu'il fallait faire autre chose. Il a apporté cette pierre là et quand on est constructif, quand on est constructif et il l'a été en matière, je pense que c'est la démarche, c'est pas le c'est pas la loi telle qu'il a déposé que je soutiens.

Je vais on va regarder exactement dans les fêtes, mais c'est la démarche est positive. Oui, quand vous regardez dans le rétroviseur, monsieur Patriat et et vous le soulignez, Gabriel Atal reprend une partie de la réforme Édouard Édouard Philippe, est-ce que vous vous dites pas que de temps perdu pour finalement en revenir à cette solution possible de la retraite universelle par point ? Oui, mais je pense que à l'époque le fait d'avoir mis l'âge pivot qui a bloqué tout euh a été une erreur parce que ça pouvait passer s'il y avait pas eu l'âge pivot, c'est ça qui a fait quitter la CFDT à l'époque.

Je pense qu'il fallait pas mettre l'âge pivot. Voilà. Oui, fallait mais je pense qu'il faut mieux mettre le nombre de trimestres aujourd'hui comme certains le pensent aujourd'hui, un nombre de trimestres qui permet l'âge pivot.

Mais même si je crois franchement 64 ans ça a été un en dessous de ce que Emmanuel Macron avait. Moi quand j'ai quand j'ai soutenu la campagne d'Emmanuel Macron, j'ai soutenu la retraite à 65 ans. J'ai soutenu la retraite à 65 ans.

C'est c'est clair. Alors tout en tenant compte des carrières longues, des carrières achées des femmes et de la pénibilité. J'entends bien tout ça pouvait être pris en compte.

Tout ça quand vous voyez qu'à la fin de son quinquena vous allez même pas atteindre l'objectif des 64 ans. Vous le vivez comment ? Comme un échec.

Bah je le vis euh pour parti pour parti. Non, je Oui mais vous avez compris que que Rillo est dans le courou, il est dans sa campagne, il est moi les paroles de Retaillot, c'est pas l'Évangile selon Saint-Jean pour moi ce qui me concerne donc si tent mais je pense que non c'est pas c'est pas une capitulation, c'est une prise en compte d'une situation politique, je pense qu'on s'en est entretenu où où on est en train de se tromper complètement. Rota et et Patrick Caner ici veulent rétablir, ils rêvent depuis 10 ans de rétablir le climat gauche- droite.

Or le climat gauche droite non mais attendez, il ve ils veulent le rétablir. Moi j'étais pour le dépassement et je le suis toujours. Mais là ils ont pas réussi pas le retour mais ils pensent qu'ils vont réussir.

Non, ils vont échouer parce que le climat gauche droite ça représente les socialistes et les républicains. C'est-à-dire aujourd'hui une partie informe de la politique et demain on aura pas un climage droite gauche. On va avoir un climat extrême droite extrême gauche.

Ça va être ça demain l'affrontement c'estàd que le climat droite gauche dont ils ont vécu et dont ils rêvent encore c'est fini demain ce sera en France un climat extrême droite extrême gauche J Oui juste une question sur le le projet de loi de financement de la sécurité sociale. Aujourd'hui après l'adoption de la suspension de la réforme des retraites à l'Assemblée, est-ce que vous pensez que le budget reste tenable pour garantir un déficit qui normalement devait être amené à 17,5 milliards d'euros en 2026 ? Pour rappel he sans mesure correctes, la Cour des comptes estimait que le déficit pourrait poursuivre sa dégradation.

Bien sûr. Bien sûr, mais on est on est on est déjà aujourd'hui à 23 milliards. On y est déjà aujourd'hui.

Pas voté. Non, je pense que ce budget tel qu'il est aujourd'hui, le le rôle du Sénat alors ça c'est le c'est la sortie de l'Assemblée nationale, vous avez compris que ça ne tiendrait pas. même les auteurs des amendements qui ont déposé les impôts supplémentaires et qui des supplémentaires, il faudra faire des efforts aujourd'hui.

Je pense que les il y a il y a il y a une voix moyenne. Par exemple, le dégel pour les pensions, le dégel pour les et tout. Il faut pas que ça touche les petites retraites.

Est-ce qu'on fait est-ce que on va 1500 1800 € par mois là ? Est-ce qu'on est-ce que Je pense que ça va être ça la méthode. On va trouver une méthode à petit pas ici.

Je pense que la une méthode de la raison, il faut faire des efforts, c'est certain. Les efforts doivent être portés par ceux qui peuvent le plus le faire aujourd'hui. Il s'agit pas de mettre des impôts en plus sur les riches.

Je rappelle que la position des républicains, c'est pas d'impôts en plus, c'est les économies. J'attends de savoir quelles sont les économies réelles réelles que proposent les républicain. Vous discutez-vous avec Patrick Caner, le président du groupe socialiste ici au Sénat pour essayer de trouver un compromis avant l'arrivée du Je parle avec Patrick Caner, mais ils sont gourmands.

Ils comprennent que quand ils sont quand on leur demande quand aujourd'hui on leur un peu donc ils disent bah puisqu'on nous autant demander plus. Je comprends. Donc aujourd'hui, il faut il faut mettre un terme à leur gourmandise exacerbée.

On entend on entend au Parlement des voix qui disent "Si c'était pour voir le le PS mener la la politique du pays, autant les autant les mener les les nommer à à Matignon, est-ce qu'on a pas finalement manqué une une occasion ?" Non, mais je non, je pense pas. Je pense qu'Emmanuel Macron a eu raison dans les choix qu'il a fait et aujourd'hui je suis pas sûr que monsieur Casneu souhaitait d'ailleurs aller à Maton vraiment je sais pas j'ai beaucoup d'estime pour lui même d'amitié c'est pas ça le problème.

Mais non d'abord il y aurait un un socialiste maignon immédiant était censuré censuré par l'extrême droite et par la droite. Donc ça ne pouvait pas tenir. Un gouvernement de gauche à l'assemblée ne tenait pas 3 semaines.

Ça tient pas beaucoup mieux avec d'autres premier ministres. Bah écoutez ça non ça a tenu au moins un an pour Barnier pas 9 mois ça aurait pu tenir pour avec François Baou s'il avait pas pris la le choix qu'il a fait. Vous croyez que Sébastien Lecornu va tenir au-delà du budet ?

Écoutez écoutez il vient de faire ce que d'autres les deux prédisseurs n'ont pas réussi à faire. Le contexte est différent. On est on est on n pas fini pas la fin de l'histoire.

Si parce qu'il a fait le le les pour le PFS la première partie a été votée. Ah, un dernier mot François Patria. Emmanuel Macron hier, il s'est entretenu avec des agriculteurs à Toulouse.

C'est un sujet que vous connaissez bien. Il s'est entretenu notamment sur le Mercosour qui tel qu'il existe aujourd'hui recueillera un nom très ferme de la France. C'est ce que dit le chef de l'État, ce que dit la ministre de l'agriculture.

Alors, il y a les mots mais est-ce qu'ils ont vraiment les moyens d'empêcher sa mise en œuvre ? Écoutez, moi je je souviens que à chaque fois qu'il y a eu des élargissements, j'ai vu le monde agricole que je connais bien en colère. Je me souviens de l'entrée de l'Espagne dans le marché commun.

Les les les blessés qu'il y a eu dans le midi. Si l'Espagne entrait, c'était dramatique avec le Canada. Même chose ici.

Le Canada faut pas signer, faut pas signer. On voit bien que les échanges avec le Canada sont profitables à la France. Donc il faudra un jour arriver à un accord avec les pays d'Amérique d'Amérique latine du Sud.

Donc il faudra aboutir à ce merc avec des clauses de sauvegarde. Faut je pense qu'il faut que les clauses de sauvegarde soient claires, qu'elles soient bien énoncées et qu'on ait les moyens de les appliquer je pense en particulier sur les sur les produits importés qui ne respectent pas les mêmes règles que les nôtres. Si ces garanties sont apportées, que d'une part le le choix il est raisonnable en ce qui concerne et que la cla de sauvegarde aussi bien pour protéger les marchés aussi bien que pour protéger les produits alimentaires.

Si ces claes de son garde sont réelles, qu'on peut les démontrer, alors à ce moment-là, je pense qu'on peut effectivement avancer. Un dernier mot, Julien ? Oui, juste une petite un petit mot sur le le projet de loi sur les fraudes sociales et fiscales et qui est rentre en examen donc au Sénat hier depuis hier soir.

Tout à fait. Euh on on pense au Sénat pouvoir euh décrocher 1,5 milliards de recettes euh supplémentaires. Est-ce qu'il y a des mesures qui vous semblent utiles dans ce projet de loi et d'autres vous dites il faudra les refuser ?

Oui, bien entendu. Je vais pas en faire leci le laage mais il est certaines au moins, je pense que avec les mesures qu'on prend là, ce sont pas des mesures illusoire au inter parce que j'ai peur que quand on va nous proposer des économies ici, les républicains ils vont dire ben il suffit de maintenant lutter contre la fraute, ça va rapporter tant. Non, ça c'est une réponse, c'est une euh ce n'est pas on sait pas exactement comment ça rapporte où il suffit de supprimer l'AME par exemple, je vous le donne comme tel, c'est important mais si on diminue la ME demain, les gens qui sont malades, l'aide médicale, les gens qui sont malades, on les soignera quand même.

Et qui est-ce qui va payer ? C'est l'hôpital qui va payer. Donc c'est ce sont de fausses économies.

Moi, ce que je veux, c'est des économies réelles et pas des économies imaginaires. Sur la fraude, bien sûr qu'on sait qu'il y a des milliards de fraudes, mais on va pas récolter 15 milliards sur la fraude. Tous les récoltent un peu plus.

Donc on peut considérer avec ce texte de loi effectivement qu'on arrive à 1 milliard et demi. 1 milliard 1 milliard et demi. Je pense que c'est possible c'est possible.

Mais là au moins dans cet exo-là, il y a des mesures concrètes qui permettent d'y arriver. Alors que dire euh dans comme ça euh on va arrêter la fa incantation ça fait pas. Voilà.

Merci beaucoup. Merci François Patria d'avoir été notre invité. Julien la une de la voie du Nord 10 ans après.

On n'oublie pas les commémorations évidemment de ce traign et témoignages exceptionnels que je vous invite à lire. Merci beaucoup Julien. la semaine prochaine euh échange entre vous et le chef de l'État.

Oui, j'aurais on aura cette opportunité de d'accueillir le président pour un face au lecteur et on en parlera évidemment dans cette émission jeudi prochain. Merci Julien d'avoir été avec nous. [musique]