Apolline Matin du 17 septembre - 8h/9h
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 32 %Attaque 35 %Défensif 33 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 73 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 9:55OuverteRéponse directe
Comment expliquer cette rentrée sous tension pour les enseignants ?
- 10:03OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui se passe, Mickaël Paty ?
- 12:05RelanceRéponse directe
Est-ce qu'au fond, malgré le choc de l'assassinat de Samuel Paty, les menaces contre les enseignants sont devenues monnaie courante ?
- 13:06OuverteRéponse partielle
Est-ce que le déplacement d'élèves menaçants est une réponse suffisante ?
- 22:32OuverteRéponse directe
Quelle réponse de la part de la France, de l'OTAN et de l'Union Européenne face aux provocations russes ?
- 25:29RelanceRéponse directe
Est-ce qu'ils testent ou est-ce qu'ils souhaitent la guerre ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:20PrésentateurFait
« De plus en plus de Français sont contraints de faire des sacrifices avec la flambée des carburants. »
- 1:06PrésentateurChiffre
« On estime que 17 millions de Français se retrouvent dans ce qu'on appelle une situation de précarité mobilité. »
- 1:12PrésentateurChiffre
« C'est 2 millions de plus qu'il y a deux ans quand l'IFOP avait mené la même étude pour l'association WeMove. »
- 0:53PrésentateurChiffre
« On est à 2,36€ en moyenne le litre de gasoil ce matin. »
- 4:31PrésentateurChiffre
« 750 morts sur plus de 800 concernent les 75 ans et plus. »
- 5:40InvitéFait
« Ce violent bizutage a eu lieu dans la nuit de dimanche à lundi, à l'internat du Pôle France, dans le bois de Vincennes. »
- 26:37InvitéFait
« Je pense qu'ils testent, et en tout cas, ils souhaitent une guerre d'annexion en Ukraine. »
- 26:41InvitéFait
« L'objectif de la Russie, c'est bien de nous faire lâcher. »
- 28:11InvitéFait
« Jamais nous n'avons eu une posture agressive à l'égard de la Russie. »
- 29:52InvitéFait
« Il est trop pesant sur notre économie. Et justement, moi je dis qu'il faut aujourd'hui mettre un stop sur l'économie de guerre, mettre un stop sur le surarmement de la France et de l'Union Européenne. »
- 36:36InvitéFait
« La situation de blocage dans le détroit d'Hormuz liée à la guerre entre l'Iran et les États-Unis est toujours très difficile. »
- 39:38InvitéFait
« Le gouvernement agit pour soutenir, j'ai écouté votre antenne jusqu'à présent, les professions les plus en difficulté. »
- 39:44InvitéFait
« Il agit aussi à l'échelle européenne sur la sécurisation des flux, sur les prix. »
- 40:28InvitéFait
« C'est une bonne nouvelle que la Finlande, après la Norvège, ait rejoint cette proposition de la France. »
- 40:33InvitéFait
« Non pas de partager la dissuasion nucléaire française qui reste entièrement souveraine. On décidera seul. »
- 40:58InvitéFait
« La dissuasion française n'est pas partagée en l'espèce. »
- 41:29InvitéFait
« Comment on renforce, au fond, la posture de l'Europe ensemble. »
- 42:24InvitéFait
« Les forces armées françaises sont venues à l'appui de beaucoup de choses ces derniers temps, notamment cet été avec les feux de forêt. »
Temps de parole
- Présentateur35 %
- Invité28 %
- Présentateur 225 %
- Invité 25 %
- ?3 %
≈ 16 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous
écoutez RMC.
8
heures passées de 1 minute, très belle journée sur RMC. RMC, Apolline Matin. Le journal de Quentin Vigne, bonjour Quentin. Bonjour Apolline. Bonjour à tous. De plus en plus de Français sont contraints de faire des sacrifices avec la flambée des carburants. On vous révèle ce matin sur RMC que 17 millions de Français se retrouvent dans ce qu'on appelle une situation de précarité mobilité.
On
va détailler tout ça. Alors que fait le gouvernement ? Eh bien, il vient d'étendre les aides ciblées. Un séminaire gouvernemental est prévu aujourd'hui à Matignon. Et que s'est-il passé en début de semaine à l'INSEP ? Autre question, ce matin, il
y a
une affaire de bizutage qui fait scandale à l'Institut National du Sport qui est censé former les champions de demain.
Et
voilà le constat ce matin. De plus en plus de Français renoncent à se déplacer, à se soigner et même à travailler pour des raisons financières. Avec les prix des carburants, oui. On est à 2,36€ en moyenne le litre de gasoil ce matin. Ça devient insoutenable et dans les régions, on ne peut pas faire autrement qu'en se déplaçant avec la voiture. Eh bien, certains font des choix au point de renoncer à un travail pour 1 Français sur 10. On estime que 17 millions de Français se retrouvent dans ce qu'on appelle une situation de précarité mobilité. C'est 2 millions de plus qu'il y a deux ans quand l'IFOP avait mené la même étude pour l'association WeMove.
Des exemples très concrets, vous allez tout comprendre dans le Sud-Est avec notre correspondante Anna Jaugard.
Ici à Dignes-les-Bains, la voiture est
juste
indispensable pour les trajets du quotidien. On ne
peut
rien faire si on n
'a
pas de voiture. Les transports en commun, c'est trop compliqué. Une nécessité qui coûte
pourtant
cher. Plus de 200€ par mois d'essence, sans l'assurance. Comptez les réparations qu
'on
fait dessus, donc c'est une grosse partie de mon salaire. Célia gagne moins de 800€ par mois, alors pour entretenir sa voiture, elle est obligée de se restreindre sur ses loisirs. C'est malheureux dire, mais il
y a
eu des mois où je ne faisais rien parce que je faisais toutes les réparations sur ma voiture. Sinon c'est tout bête, mais le fait d'aller par exemple à la dentiste à Aix, c'est 100km à peu près. On sait que pendant le mois, il ne
faut
pas conduire trop la voiture pour pouvoir avoir de l'essence pour aller faire ce rendez-vous. Un peu plus loin, Manon habite elle dans un tout petit village. Il n
'y a
même pas de boulangerie, donc il faut faire au minimum 20 minutes de voiture pour faire des coups. Il
se
passe au coup des trajets, cette mère de famille avoue renoncer à se rendre à certains rendez-vous médicaux. Si demain je devais aller voir un allergologue, je sais qu'il y a peut-être une heure, une heure et demie de route pour aller faire un allergologue. Franchement je
ne
le fais pas, je ne
fais
que pour mes enfants et mon mari. Et comme elle, 12% des Français ont renoncé à des soins de santé pour pouvoir continuer à financer leur trajet du quotidien. Et face à ce constat, les pêcheurs se mobilisent, vous le savez, depuis le début de la semaine dans les ports de Méditerranée. Ils bloquent toujours ce matin le dépôt pétrolier de Frontignan, près de 7. Il y a 6 bateaux aussi, c'est une des infos du matin, qui bloquent l'entrée depuis quelques minutes du port de Nice. Ils jugent les pêcheurs à que les dernières annonces du gouvernement sont insuffisantes.
Vous savez que dans la soirée, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé la reconduction jusqu'à fin décembre des aides dites ciblées pour les pêcheurs. 10 centimes de plus pour eux, mais aussi le BTP et les agriculteurs. Il en sera question, évidemment, aujourd'hui, lors du séminaire gouvernemental consacré au budget qui va avoir lieu à Matignon. On explique qu'il s'agit de protéger emploi et croissance. C'est ça Thomas Becker ?
Oui, Matignon, sous pression, tente de se donner un peu d'air. Hier, avec cette annonce pour les professionnels, une façon de leur donner de la visibilité jusqu'à la fin de l'année, explique l'entourage du Premier ministre à plusieurs interlocuteurs. Ministre, voilà ce que Sébastien Lecornu répète depuis quelques jours. La question du pouvoir d'achat et du carburant passe en haut de la pile. Le dossier, désormais, c'est celui des particuliers. Faut-il aller plus loin que les 100 euros déjà débloqués pour les grands rouleurs ? Il faut mieux accompagner, mais ça implique de gros montants, calcule un ministre à Matignon de tranchée.
Sébastien Lecornu doit aborder le sujet cet après-midi lors du séminaire gouvernemental. Séminaire consacré aussi au budget et aux arbitrages sur les économies que doit faire l'État. Une source au gouvernement résume le casse-tête budgétaire. On doit chercher de l'argent tout en ayant besoin d'en dépenser par ailleurs.
Et ça, à quelques mois, vous le savez bien, d'élections présidentielles. On assiste d'ailleurs, en ce moment, à défiler des candidats dans la petite commune du Porges, en Gironde. landes touchées par le méga-feu du mois de juillet. Après Olivier Faure et François Ruffin, c'est Marine Le Pen qui sera en déplacement aujourd'hui. D'ailleurs, ce n
'est
toujours pas fini. 190 hectares de végétation qui sont partis enfumer hier dans l'incendie d'un parc photovoltaïque dans les Landes à Labouère, précisément. Le feu est fixé ce matin. Et c'est dans ce contexte que Santé publique France vient de donner un tout dernier bilan, là, des canicules à répétition. On en est à près de 8000 morts depuis la fin du mois de mai. Un peu plus de 800 décès, comme on dit, excédentaires en août, Delphine Chilson. Et cette troisième canicule a touché quasi exclusivement des personnes âgées. 750 morts sur plus de 800 concernent les 75 ans et plus. Alors que les deux canicules précédentes avaient aussi touché des populations plus jeunes.
Aucune région n'a été épargnée, à part la Normandie et l'Occitanie. C'est la Bourgogne-Franche-Comté qui a été la plus touchée, avec 140 décès en plus, potentiellement liés à la chaleur. Dernier renseignement, trois jours ont été particulièrement meurtriers, les 14, 15 et 16 août, et ce pour tout l'Hexagone. Juste avant, la France avait connu les chaleurs les plus intenses sur la plus grande étendue du territoire, précise l'agence sanitaire.
Il
est à 8h06 et les exemples se multiplient depuis ces derniers jours. Il y
a
une nouvelle affaire de menace à l'école, cette fois dans un lycée de Bagneux, dans les Hauts
-de
-Seine, où un élève en Terminal Pro a menacé de mort son enseignant, enseignant qu'il avait surpris en train de tricher, selon les informations de RMC. Il y
a
cette affaire de bizutage aussi, qui fait scandale à l'INSEP. L'INSEP, c'est l'Institut National du Sport, c'est à Paris. Kevin Morand, vous allez tout nous expliquer. Il y
a
de jeunes basketteurs du Pôle France qui ont été frappés en guise de bizutage par des anciens du Pôle. C'était en début de semaine, une enquête administrative a été ouverte.
Oui, ce violent bizutage a eu lieu dans la nuit de dimanche à lundi, à l'internat du Pôle France, dans le bois de Vincennes. Plusieurs nouveaux pensionnaires, espoir du basket âgé de 15 ans, ont reçu des coups de la part de joueurs plus âgés. L'INSEP évoque une victime qui s
'est
notamment plainte de douleur à l'abdomen, et dont les examens complémentaires sont jugés rassurants. Dans son communiqué, l'institution précise avoir prévenu les proches de joueurs et ouvert une enquête administrative. Disportifs ont été provisoirement exclus du Pôle France. Un conseil de discipline décidera des sanctions. De leur côté, les dirigeants de la Fédération française de basket ont procédé à un signalement auprès du procureur de la République et rappellent qu'aucun rythme d'intégration ne peut justifier des actes humiliants ou violents.
La Ligue Europa de foot commence bien pour Lyon, vainqueur de 1 à Anderlecht. Hier soir, on a vécu ça sur RMC. Ça démarre un petit peu moins bien pour Rennes, qui n'a pas fait mieux qu'un match nul 0-0 chez le Sturmontgratz. En attendant, Marseille ce soir à 21h chez le Besiktas en Turquie. Donc les Marseillais qui sont sur une série de trois défaites, Florent Germain. Oui, l'OM débute cette Ligue Europa en faisant profil bas. Après trois défaites en championnat, le moral n'est pas au beau fixe. Et le capitaine Timothy Weah espère que ce match à Istanbul contre le Besiktas servira de déclic.
C'est une compétition que tout le monde a envie de jouer. Il faut continuer tous ensemble. Pour le moment, c'est un peu difficile pour tout le monde, mais c'est ça qui fait une famille.
Bruno Genesio en profitera pour faire des changements dans son 11 de départ. Mais l'entraîneur de l'OM garantit que son équipe ne fera pas d'impasse sur la Coupe d'Europe, malgré un effectif réduit.
On va la jouer à fond. Ce ne
sera
pas une équipe pour dire on lâche ce match parce qu'il y a le classique dimanche. C'est une compétition qu'on a envie de jouer. C'est une compétition qui est une belle compétition avec de très très bonnes équipes. Pour l'instant, ce que je peux vous dire, c'est qu'on va tout faire pour sortir de la première phase. Et c'est aussi une compétition qui peut nous permettre de retrouver un petit peu de confiance par rapport à notre début de saison qui n
'est
pas en lien avec ce qu'on espérait.
Un sacré défi tout de même pour l'OM dans un stade de Besiktas que Genesio considère comme le plus chaud d'Europe. L'événement de la soirée à Paris, c'était le concert de Céline Dion, la chanteuse qui était de retour sur scène à l'aréna. C'était le deuxième soir devant plein de stars. Tiens, est-ce que vous reconnaissez ?
C
'est Rihanna qui était à l'aréna hier soir. Il y avait plein de stars. Il y avait aussi Lewis Hamilton, Kim Kardashian, Apolline de Malherbe.
C'était la voix d'Apolline.
Ça aurait pu être moi, j
'avoue. Ça aurait pu être moi, Céline ! Tiens, la question, c'était comment ce deuxième concert ? Attention aux oreilles. Visiblement, c
'était pas mal.
C'était exactement
comme ça.
Le troisième sera samedi. C'était merveilleux.
C
'était un moment... En fait, d'abord, c'était tellement sympa. D'abord, elle est tellement sympa. Je trouve ça merveilleux, un moment comme ça, de communion. On est tous ensemble et tous contents. J'étais épuisée. Je suis arrivée épuisée pour tout vous dire, en me disant mais allez, je ne
vais
pas encore sortir. J'avais bossé avec François Hollande jusqu'à tard, la veille. Eh bien, pourtant, j'ai bien fait. Ça redonne une énergie extraordinaire. C'est un vrai cadeau. C'était magnifique. Et là, on est sympa. On va vous dire que ça ne se voit pas ce matin. Merci, c'est très sympa, Quentin, mais je suis fatiguée. Il est 8h09 sur RMC et c'est une série de professeurs, de surveillants, de personnels des écoles qui sont agressés ou menacés de mort depuis la rentrée. Dernier en date, un surveillant est la principale d'un collège menacé de mort en Gironde. Une mère de famille qui s'en prend à l'institutrice de sa fille dans Lyon. Un père de famille ivre qui menace de mort.
Une enseignante est la directrice de l'école maternelle de sa famille. Bonjour, Mickaël Paty.
Vous
êtes la sœur de Samuel Paty, bien sûr, professeur d'histoire géo, assassinée par un islamiste en octobre 2020. Comment expliquer cette rentrée sous tension ? Et surtout, comment espérer un retour au calme ? Que dites-vous, à la fois aux Français et aux professeurs ? C'est dans un instant sur RMC. RMC, jusqu'à 9h. Apolline Matin. Apolline de Malherbe. Il est 8h13 et vous êtes bien sûr RMC et RMC Story. Et c'est le triste feuilleton de la rentrée. Encore, encore un professeur menacé de mort. Ça s'est passé il y a deux jours à Bagneux, en région parisienne. Cette fois-ci, c
'est
un élève de Terminal qui a insulté et menacé de mort son enseignant. Nouvelle affaire, après une série de menaces de parents sur des professeurs en Gironde, dans Lyon ou encore à Marseille. Mickaël Paty est en direct avec nous. Mickaël Paty, vous êtes bien sûr la sœur de Samuel Paty. La protection des enseignants n'est pas à la hauteur. Qu'est-ce qui se passe, Mickaël Paty
?
Moi, je pense que ce qui
est
en train de se passer, c'est que depuis presque six ans maintenant, on n'a pas mesuré que le choc
de
l'attentat à nos frères
allait
perdurer au fil des années qui allaient suivre et que des menaces de mort envers des enseignants ou des personnels d'éducation seraient, je dirais, monnaie courante au fil de la paix.
Je vous arrête un instant, Mickaël Paty, on vous entend assez mal.
C'est une menace
de déquipitation
?
Oui, allez-y, allez-y. J'ai l'impression que je vous entends à nouveau. Dites-nous, Mickaël Paty, malheureusement, la liaison est difficile.
Ce
que j'entendais dans vos premiers mots, c'était de dire qu'on n'avait pas mesuré que ce qui était un choc au moment de l'assassinat de son frère, Samuel Paty, par un terroriste islamiste, au fond, à l'époque, c'était un choc. Aujourd'hui, elle a l'air de dire que le fait de menacer un professeur est devenu, en tout cas ces derniers jours,
on
le voit, quelque chose de quasi commun. Mais oui, mais surtout dans son livre qu'elle avait écrit, qui s'appelait Le cours de M. Paty, qui était un récit détaillé et glaçant de toute cette affaire Samuel Paty,
ce
qu'on voyait, et ce qui était fou, c'est qu'en fait, toutes les barrières administratives du ministère de l'Éducation nationale qui sont établies pour protéger les professeurs, rien
n
'avait été respecté. Tout s'était retourné
contre
lui, y compris d'ailleurs de la part de certains professeurs qui l'ont lâché dès le début. La solitude de Samuel Paty. Michael Paty, je crois que vous êtes à nouveau en direct avec nous. Allez-y, prenez votre temps, je vous écoute.
Oui, ce que je pense, c'est que c'est devenu monnaie courante maintenant de menacer nos enseignants et tous les personnels d'éducation parce qu'on n'a pas mesuré, à l'époque de l'attentat de mon frère, qu'on a quelque part ouvert une boîte de Pandore et que ça serait quelque chose de presque légitime de pouvoir menacer les membres de l'Éducation nationale.
Vous
estimez aujourd'hui qu'au fond, malgré le fait qu'il y ait eu un effroi national, malgré le choc, malgré le procès également, ça a déverrouillé une sorte de tabou ?
Oui, c
'est ce que
je pense, j'en suis convaincu qu'avant, c'était quelque chose qui était encore bon an, mal an, à peu près maîtrisé par le corps enseignant mais désormais, afin de, je dirais, d'avoir toujours raison parce qu'à l'heure actuelle, c'est quelque chose qui est assez ancien parce qu'il faut revoir que cette notion date plutôt de 1989 avec Jospin qui avait créé la notion de communauté éducative avec la prépondérance des parents d'élèves. C'est-à-dire qu'on a laissé, entre guillemets, des parents pouvoir discuter, remettre en cause des décisions ou des punitions qui pourraient être émises par un professeur.
Et de ce point de vue-là, on a mis en quelque sorte, on a créé un face-à-face entre les professeurs et les parents d'élèves. C'est ce que vous dites également. Il y a la première décision qui a été appliquée la semaine dernière. Pour la première fois, un élève a été déplacé, une fratrie, en l'occurrence, a été déplacée après qu'un père ait menacé une enseignante. L'idée de déplacer cet étangéron, de déplacer les élèves, de ne pas les garder dans la même école, est-ce que ça vous paraît au minimum une réponse ?
Ça
me paraît au minimum une réponse, mais je vais quand même revenir sur ce fait, étant donné que c'est un petit village, parce qu'on a souvent parlé des territoires perdus de la République. Maintenant, on va aussi parler des villages perdus de la République, puisque, en fin de compte, cet élève, a priori, n'a pas changé d'établissement, puisqu'il n'y a qu'une seule école primaire, et qu'il faudrait faire appel à l'intercommunal, et les autres communes ne veulent pas forcément récupérer cet enfant. Donc je pense que ça a des limites, à partir du moment où on ne mesure pas l'efficacité, ni la faisabilité.
Et en tout cas, ça n'empêche en rien, je dirais, que des menaces de décapitation pèvent sur nos enseignants, ce qui est pourtant une obligation de résultat qui est attendue de l'éducation nationale.
Merci beaucoup, Mickaël Paty. Je précise effectivement que le village dont vous parlez, c'est au Foga, en Gironde. Mickaël Paty, j'étais désolée que la liaison ne soit pas suffisante pour vous entendre mieux, mais franchement, on a entendu votre message et votre réaction, votre voix, évidemment, très forte sur ces questions-là. Merci, Mickaël Paty. Je rappelle que vous avez écrit les cours de M. Paty, que vous avez participé également à ce film, L'Abandon. Il est 8h18 sur RMC et RMC Story. RMC, Apolline Matin.
C
'est tous les jours de manche. Et oui, bonjour. Et sans transition, Arnaud Demanche, c
'est
avec nous. C'est l'heure du LOL, c'est l'heure de la grande rigolade. Bonjour Apolline, Manu, Arthur, Mathieu. Bonjour les amis. Alors Apolline, j'ai écouté votre 9-10 hier sur BFM. Vous avez eu ce scoop en direct. La justice a décidé d'autoriser Patrick Bruel à voyager à l'étranger malgré son contrôle judiciaire.
Ce
qui n
'est
pas une bonne nouvelle pour les autres pays. Planquez-vous ! Et là encore, il est caladoane. Il
est en train de faire des clins d'œil à un
moustachu qui hallucine. Bruel,
c
'est à peu près la seule chose qu'on arrive à exporter en ce moment. Elle n
'est
quand même pas ouf, notre balance commerciale. Allez, rien à voir avec Patrick Bruel puisqu'on va parler musique. Et Céline Dion qui a donné son deuxième concert hier soir devant la crème des people. C'est parti jusqu'au 17 octobre. Trois concerts par semaine comme quand elle chantait à Las Vegas. Sauf que, bon bah, là c'est à Nanterre. C'est une autre ambiance.
Et alors, est-ce que vous vous souvenez d
'un truc ? Vous vous souvenez de la femme qui avait filé 830 000 euros à un faux Brad Pitt ? Oui, bien sûr.
Vous avez vu passer le truc cette semaine
? Il y a un père de famille belge qui, pareil, a versé 10 000 euros à une fausse Céline Dion parce qu'il
pensait qu'ils
étaient
amoureux, qu'ils vivaient
une aventure
sentimentale. Et alors
là, même question, à quel moment dans ta vie tu peux croire que Céline Dion a besoin d
'argent ? De 10
000 balles. Qu'est-ce qu
'elle a pu lui raconter
? Tu sais, mon chum, après toutes ces années passées à Las Vegas, je suis devenu addict au jeu. J'ai tout misé sur le 54, mais comme il n
'y a
que 36 numéros à la roulette, j'ai tout perdu. J'ai même plus de quoi me payer ma sauce sur ma poutine, j'ai besoin de 10 000. Bon, si tu veux, je peux t'envoyer un flacon de mayonnaise ou du ketchup, qu'est-ce que tu préfères ? Non, c'est gentil, mon chum, mais j'aurais plutôt besoin d'un petit billet de 10 000 pour me payer mon hôtel. Ces maudits parisiens, ils ont augmenté le prix des chambres pour mon propre concert. Je peux te loger chez moi, j'habite à la frontière, je t'emmène, je te ramène. Mais enfin, tu
dois me le faire, ce
putain de Virent, 10 000 balles, et tu dois en forme de moi ou de la rafabillante. Finalement, il a payé, bravo à lui, et merci à Tex qui m'a formé pour les accents. C'est bien,
il y a une
collection ce matin. La colère monte contre les prix du carburant.
Oui,
ça chauffe, alors il y
a
des rumeurs de manif, de retour des gilets jaunes, de révolte. Et tu sens que chez nos voisins de BFM,
ils
n'auraient rien contre un petit retour des
gilets jaunes, ça
fait toujours des bonnes audiences, donc ils sont là.
Vous
êtes bien sur BFM TV, nous sommes avec Thierry qui bloque un dépôt pétrolier à Fosse-sur-Mer. Oui, bonjour, écoutez, nous on est révoltés, et si ça continue, on va tout cramer le 17 octobre, on est en colère. Et vous avez raison Thierry,
et il ne faut
pas
garder la
colère en soi. Laissez sortir, si vous avez besoin de tout cramer, qui pourrait vous blâmer ? Là, les prix du carburant, ça ne va pas quoi ! Mais Thierry, vous savez que Macron veut aussi augmenter les taxes, vous allez tout cramer du coup ! Vous disiez le 17 octobre, mais pourquoi attendre ? Nous, on est prêts en tout cas ! Ah bon, il y a des taxes ! Macron, il a dit ça ! Et encore, Thierry, si tu savais ce qu'il a dit sur ta mère ! Allez, vas-y, fais le péter ce dépôt, mon gars ! On n'a pas envoyé trois équipes pour rien ! Et alors, on compare le pouvoir d'achat. Est-ce que vous avez vu, ce week-end, il y
a
eu un truc dingue.
Et
pour ses 30 ans, il y a l'enseigne Maison Kaiser, qui a remis la baguette et le croissant au prix de 1996. Dans 11 boulangeries, 60 centimes la baguette. Est-ce que Total, pour
fêter ses 100 ans,
il
ne voudrait pas proposer toute la semaine l'essence à 12 centimes d'ancien francs, comme à l'époque ? Et c'est pareil, c'est sympa d'acheter des chouquettes à prix coûtant, mais je préférais qu'on fête les 100 ans de Century 21 pour
acheter des
appartements à 1000 francs du mètre carré à Paris, comme
ont pu faire nos
parents, qui protestent quand on leur rappelle en plus. C'est pas vrai ! On a travaillé ! C'était pas rose à l'époque ! Fallait aller chauffer les 200 mètres carrés à la mode piquet, au fioul, à 7 centimes le litre ! On avait tout à affronter, nous ! Alors nous, cette semaine, les dirigeants européens se sont réunis en Finlande pour évoquer les nouvelles voies navigables provoquées par la fonte des glaces. Oui, les glaces fondent, l'eau va monter d'ailleurs ! Bon, la bonne nouvelle, c
'est
que si l'eau monte, il n
'y
aura plus le Havre, mais sinon, c'est quand même embêtant ! La fonte des glaces crée donc de nouvelles routes maritimes entre l'Asie et l'Europe. En fait, les produits chiines vont arriver beaucoup plus vite chez nous. Bonjour, monsieur Jack Lang ! Bonjour, jeune homme ! C'est vous qui remplacez mon infirmier pour ma piqûre de Botox ? Non, non, je suis livreur, j'ai une poupée de chiine à votre nom. Déjà ? Mais je l'ai commandé il y a à peine une heure ! Le monde va à une vitesse ! Et vous qui avez pédalé comme un déragé pour venir jusqu'ici, enlevez votre blouson, jeune ottoman !
Voulez-vous prendre une douche
?
Je dois y aller, monsieur.
Tu es déjà revenu du Mexique ! Il y
a
eu un problème à la douane avec un moustachu, mais bon, avec les nouvelles voies navigables, tu es rentré en deux secondes, tu dois avoir chaud ! Viens prendre une douche !
Il est
8h24, et c'est le moment ! Tant de faire gagner ! Alexandre est en direct avec nous ! Bonjour, Alexandre
!
Bonjour, vous
allez
-vous
! Vous êtes collégien en Seine-et-Marne, j'ai cru que c
'était
mon fils !
Non, non,
pas du tout !
Vous
êtes en Seine-et
-Marne
!
Alexandre
vous crie, et c'est à votre tour de tester et de tenter d'ouvrir l'iPhone pour pouvoir gagner l'iPhone du haut ! Alors, c'est parti !
Je
vais mettre les 5 premiers chiffres ! Attendez, attendez
!
Attendez, pourquoi ça ne marche pas
?
J'appuie sur le bouton
!
Sinon, ce ne serait pas drôle ! Et je tente 2, 3, 4, 5... Allez-y, donnez-moi votre chiffre
! Alexandre !
6 !
6 ? Je
n
'ai
pas entendu ! Il a dit 6 ! Il a dit 6 ! Il a dit 6
!
Ah là là là là là ! Ça marche pas ! Il n'aurait pas dû dire... Désolé ! Ça ne marche pas, Alexandre ! Mais ! Mais, attendez, vous ne repartez pas à les mains vides
! Ah bon ?
Parce que tous les coups sont gagnants sur RMC ! Oui, parce que vous n'avez peut-être pas gagné l'iPhone du haut, qui sera donc pour quelqu'un d'autre dans la journée ! Mais, vous avez gagné les tout derniers Airpods, les Airpods 5 ! Pour pouvoir écouter notamment RMC ! Bravo Alexandre
!
Merci !
Bravo
! Bravo ! Je ne sais pas, c'est pas le chiffre
! Ah ben, je ne sais pas ! Non, parce qu'il va falloir
écouter les GG, on va continuer ! En
tout cas, ce qu'on sait
désormais, c'est que ce n
'est
pas le 6 ! Voilà ! Ok ! Allez, vous
pouvez repartir des matures ! Bon courage,
Alexandre, pour la
journée ! Il est
8h ! Eh
oui, il faut jouer ! Vous l
'avez entendu ! On rejoue ! On retende sa chance ! 5 minutes pour vous inscrire, pour envoyer code au 7-3216, code au 7-3216 et gagner l'iPhone du haut ! 8h26, rien à voir dans un instant, la politique et l'international, le rôle de la France dans ce monde de plus en plus complexe, y a-t-il une véritable menace de guerre après les intrusions, les provocations russes ? Alice Ruffaut, la ministre déléguée aux armées, répond à mes questions dans un instant, ne manquez pas ça
!
RMC jusqu'à 9h, Apolline Matin, face à face, Apolline de Malherbe,
Il
est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV, bonjour Alice Ruffaut, merci de répondre à mes questions ce matin, vous êtes la ministre déléguée auprès de la ministre des armées et des anciens combattants, de très nombreuses questions à vous poser ce matin, parce que la situation est de plus en plus tendue après des multiples provocations, lorsque l'on regarde ici en France le prix du carburant, les blocages, les images que vous allez pouvoir voir en direct sur BFM TV de Frontignan, où le blocage s'intensifie à Nice, à Sète ce sont des blocages de bateaux, tout cela, et bien c'est aussi la conséquence de ce qu'il se passe à la fois en Iran mais aussi en Ukraine.
Quelle réponse de la part de la France, de l'OTAN et de l'Union Européenne ? Je voudrais simplement, Alice Ruffaut, reprendre le calendrier des tout derniers jours. Le 13 septembre, un drone russe qui frappe une locomotive de train de voyageurs à Kiev. Le 14 septembre, au Danemark, un incident naval, une frégate russe qui tire deux fusées en direction, fusée éclairante en direction d'un hélicoptère militaire danois. Le 14 septembre, en Lituanie, un drone abattu, un avion de chasse italien de l'OTAN qui abat ce drone, entré dans l'espace aérien lituanien. Le 14 septembre également, en Pologne, un drone retrouvé, un drone de type Gerbera, soupçonné d'être russe.
Le 9 septembre, un peu plus tôt, en Roumanie, c'était une violation de l'espace aérien. Ça s'arrête quand et quelle réponse
? Alors ça dure et ça s'intensifie. C'est-à-dire que la Russie teste les limites et teste l'OTAN comme l'Union Européenne avec un objectif double qui est de limiter notre soutien à l'Ukraine et puis d'impressionner pour diviser, au fond, l'OTAN et l'Union Européenne. Ça ne va pas s'arrêter, ça va continuer, ça va même probablement s'intensifier. Je pense qu'on doit la vérité là-dessus. C'est sérieux, la guerre hybride engagée par la Russie. Mais il faut répondre avec méthode
et
calme.
C
'est sérieux
et
on doit répondre. On doit répondre comment ? Alors d'abord en défendant la posture de l'OTAN. C'est-à-dire, vous citiez par exemple des drones, ils sont abattus ou en tout cas neutralisés par la police du ciel et par la posture robuste, honnêtement, à l'est de l'Europe. Et puis, il faut aussi répondre en ne lâchant pas le soutien à l'Ukraine. Parce que vous citiez, j'étais à Akif la semaine dernière. Vous étiez dans un des trains, on va y revenir, qui a précédé le train qui a été touché. Oui, mais en fait, les attaques en Ukraine sont beaucoup plus fréquentes, y compris sur les infrastructures civiles. Et c'est tout à fait impressionnant.
La dernière fois que j'étais allée, c'était en janvier. Et effectivement, tout le monde sait que l'hiver sera très difficile. Donc d'abord, il faut saluer la résistance des Ukrainiens qui est tout à fait exceptionnelle. Mais je crois qu'il faut dire la vérité. Il y a aussi un test hybride sur l'Union Européenne et sur les pays européens de l'OTAN. Et il faut y répondre. C'est-à-dire qu'il faut augmenter le soutien à l'Ukraine. Il ne faut pas lâcher parce que l'objectif de la Russie, c'est bien de nous faire lâcher.
C
'est de nous faire lâcher. À quoi
joue
-t-il ? De nous faire lâcher l'Ukraine ou de nous faire basculer dans la guerre ? Est-ce qu'il y a cette idée-là à un moment ? Et est-ce que nous pourrions, nous devrions à un moment ou à un autre, véritablement riposter
? Non,
il
n
'y a pas de confrontation avec la Russie à ce stade. Et d'ailleurs, tout ce que nous faisons en termes de renforcement de la posture de l'Europe, en termes d'augmentation du soutien à l'Ukraine, c'est précisément pour éviter cette confrontation et se mettre en situation de faire comprendre à la Russie qu'elle doit revenir à la table des négociations, sérieusement, de bonne foi, et qu'il puisse, comme le souhaite d'ailleurs l'Ukraine, être mis fin à cette guerre, qui, comme vous l'avez dit justement au début, pèse.
Elle pèse sur nous, elle pèse aussi sur nos finances, on y reviendra, puisque désormais, et dans ce début d'élection présidentielle, un certain nombre de candidats, je recevais hier matin, Fabien Roussel, qui
disent
qu'ils ne veulent plus payer pour l'Ukraine, on y reviendra, mais je voudrais vraiment m'assurer de ce qu'il se passe au front. Quand vous dites, ce sont des provocations, ils testent. Est-ce qu'ils testent ou est-ce qu'ils souhaitent la guerre ?
Je
pense qu'ils
testent. Je
pense qu'ils testent, et en tout cas, ils souhaitent une guerre d'annexion en Ukraine, et ils n'ont rien abandonné à ce stade de leur objectif initial, qui est de soumettre l'Ukraine.
Est
-ce qu'il y arrive des moments où, avec les autres ministres des armées européennes, vous vous dites, il pourrait, il suffirait d'une forme d'étincelle, de la provocation de trop, du drone qui irait un peu plus loin que les autres, qui ferait
des victimes, pour qu'en effet ça bascule ? Oui, c'est pour ça qu'il faut répondre, je le disais, avec méthode et avec calme, et surtout dans une forte unité, qui a quand même été notre force
au
sein de l'OTAN et de
l
'Union européenne depuis le début. C'est pris très au sérieux par tous les ministères de la Défense européen, c'est pris très au sérieux à l'OTAN, et nous, nous souhaitons une réponse coordonnée, et en tout cas de la consultation systématique, justement, pour éviter toute forme de malentendus. Et nous avons, comme vous le savez, des canaux qui sont toujours restés ouverts avec la Russie. Cependant, je ne veux pas, à aucun moment, laisser penser que la Russie n'est pas extrêmement agressive, à notre égard, sur le plan hybride, et la France est tout à fait concernée aussi. À notre égard, européen, ou à notre égard, français ? Les deux.
La France a été tout à fait en pointe sur le soutien à l'Ukraine depuis le départ, et puis, on a bien vu ce qui s'est passé en Allemagne. Le ministre des Affaires étrangères
russe,
Sergei Lavrov, a déclaré hier, je le cite,
«
Si l'Europe, qui parle quotidiennement de se préparer à la guerre contre la Russie, venait à attaquer la Fédération de Russie, ce serait une toute autre guerre, et elle serait très courte. » Comment vous expliquez, comment
vous comprenez cette déclaration ? Comme d'habitude, avec les Russes, c'est-à-dire qu'ils inversent l'ordre des responsabilités. Jamais nous n'avons eu une posture agressive à l'égard de la Russie. Par contre, la Russie a envahi un pays souverain en Europe, et teste nos limites en matière d'hybridité. Donc, les Russes ont cette tactique habituelle qui consiste à inverser les responsabilités. Je regrette que parfois, cette inversion trouve des échos dans le débat politique français, parce que je pense qu'on doit la vérité à nos concitoyens qui subissent effectivement les conséquences de la conflictualité dans le monde. Qui les subissent à la pompe, je le disais,
qui les subissent aussi dans, en effet, parfois les difficultés du budget. C'est en tout cas la lecture que font un certain nombre de partis, à la fois, d'ailleurs, du côté de la gauche ou de
l
'extrême gauche, et du côté de l'extrême droite. Un mot encore sur une expression qui a été utilisée par le ministre polonais des Affaires étrangères lundi, et qui m'a frappé. Il dit, si la Russie nous attaquait, et que nous décidions de ne plus nous retenir, nous les vaincrions assez rapidement. Si nous décidions de ne plus nous retenir, ça veut dire qu'aujourd'hui, on se retient
?
Non, ça veut dire qu'aujourd'hui, on n'est pas en confrontation avec la Russie, mais qu'on soutient l'Ukraine.
Et
je ne veux pas commenter ce que dit le ministre des Affaires étrangères polonais, qui d'ailleurs était à kiff aussi la semaine dernière. Je pense que les paramètres de notre réponse à cette agression russe
sont
les bons.
Avec cette question, effectivement, des conséquences en France, je voudrais d'abord parler des conséquences politiques. Parce qu'effectivement, désormais, un certain nombre de candidats, et c'était le cas de Fabien Roussel, je voudrais qu'on puisse l'écouter. Fabien Roussel, qui hier matin, disait qu'il fallait cesser cet effort de guerre. Écoutez, l'économie.
Il est
trop pesant sur notre économie. Et justement, moi je dis qu'il faut aujourd'hui, mettre un stop sur l'économie de guerre, mettre un stop sur le surarmement de la France et de l'Union Européenne. Si la France continue de préparer les esprits à une guerre à haute intocité, si la France continue à se surarmer et à faire peser le prix de ce surarmement sur le pouvoir d'achat des Français, je préfère, moi, qu'on investisse dans les hôpitaux et les écoles pour nos agriculteurs plutôt que de construire des bombes. Je préfère qu
'on
s'occupe des hôpitaux plutôt que de l'Ukraine. En gros, des hôpitaux français plutôt que de donner des sous à l'Ukraine.
Là, il parle de la défense de la France. Il ne parle pas simplement de l'Ukraine. La défense du pays est la condition de notre liberté, de notre souveraineté. Donc, je m'inscris en faux contre ce qui vient d'être dit. Le doublement du budget de la défense, non seulement permet de préserver nos insérêts de sécurité, mais en plus a des conséquences positives sur les territoires en matière d'industrie de défense. Maintenant, s'agissant du soutien à l'Ukraine, je voudrais quand même rappeler les faits, la vérité. Aujourd'hui, le soutien à l'Ukraine, il est très largement financé par un prêt
européen
gagé sur les intérêts d'avoir gelé russe. Et il bénéficie aussi, au fond, à nos industries, puisque, par exemple, pour ce qui concerne les matériels anti-balistiques, ou les rafales, on a une vraie coopération avec l'Ukraine sur la base de ce prêt. Donc, je crois que là, il faut remettre les choses là où elles sont.
Non,
le soutien à l'Ukraine est une condition de notre sécurité collective en Europe. Et non, il n'explique pas la situation sur le pouvoir d'achat. En revanche, les responsabilités de la Russie sont très importantes en matière de pouvoir d'achat en France.
Pardon, mais ce que laisse entendre Fabien Roussel hier, c'est qu'en renforçant notre propre défense, nous créons les conditions d'une guerre. C'est-à-dire qu'au fond, dit-il, nous
sommes des vats en guerre. Non, je ne suis pas d'accord, ça n'est pas vrai. Mais renforcer sa défense, c'est être en mesure de faire face à la réalité du monde. Quelle est l'alternative ? Nous montrer faibles face à des pays qui sont agressifs vis-à-vis de nous, qui nous testent en permanence, et expliquer qu'au fond, on est tellement embêtés par la situation internationale qu'on va se désarmer. Je pense que c'est une erreur, parce qu'il est probable que c'est ce que cherchent nos adversaires.
Marine Le Pen, hier soir, disait, je cite, à proportion de ce que nous faisons jusqu'à présent, qui est considérable, dit-elle, nous disons que nous ne pouvons pas le faire. Elle parle de l'aide à l'Ukraine. Ce n'est pas un acte d'hostilité à l'égard de l'Ukraine. On peut continuer à former leurs soldats, leurs armées. On peut continuer à leur apporter du matériel pour pouvoir se défendre. Mais financièrement, nous ne pouvons plus. Nous ne pouvons plus.
Oui,
c'est une manière de faire porter sur l'Ukraine la responsabilité. J'aimerais bien savoir comment, du coup, faire face à une situation de guerre menée par la Russie contre l'Ukraine qui, elle, souhaite la paix.
Comment
faire alors pour en sortir ? Est-ce qu'il faut répondre aux conditions du Kremlin ? Et en même temps, jusqu'à quand
?
Est-ce que ça pourrait durer des années ? Est-ce que cette guerre qui s'est installée
désormais...
L'hiver en Ukraine va être difficile ? Tout le monde le sait. Mais ce que je sais, et c'est le président Zelensky qui le dit, c'est qu'il souhaite la paix, il souhaite des négociations, et il l'a dit à plusieurs reprises. Il souhaite aussi un cessez-le-feu, il l'a dit aussi à plusieurs reprises. Pour l'instant, et je suis désolée pour ceux qui n'arrivent manifestement pas à bien nommer les responsabilités, à ce stade, le Kremlin refuse.
Le Kremlin refuse, et le Kremlin est responsable de la situation dans laquelle on est, dites-vous, et dans laquelle, évidemment, l'Ukraine est. Mais jusqu'où devons-nous aller ? À la fois dans le soutien financier, mais aussi, y compris, dans l'engagement, peut-être même, de nos soldats. Un journaliste, reporter de guerre russe, Cyril Amoursky, qui est régulièrement invité, d'ailleurs, dans les médias, il est ukrainien, pardon, il évoque le soutien de Raphaël Glucksmann à un projet qu'il mène, qui est le projet Sky Shield, qu'il porte. Ce projet Sky Shield, dit-il, permettrait de protéger le ciel ukrainien, et il invite à ce que des pilotes français soient engagés dans ce projet.
Ce à quoi, dit-il, Raphaël Glucksmann a apporté son soutien. Est-ce que ça, en termes, justement, de limites sur notre rôle, à nous, français, de soutien ou de co-belligérants, où est la limite ? Et est-ce
qu'il faudrait aller jusqu'à ce projet Sky Shield ? C'est une très bonne manière de formuler les choses, la question de la limite. En fait, jusqu'à maintenant, au début de la guerre, pas la France, qui a plutôt été leader, on s'en est mis beaucoup, puisque la Russie n'arrêtait pas de mettre des lignes rouges, en expliquant à l'époque que si on livrait des casques, c'était une ligne rouge, et qu'on allait
aller vers les casques. Et qu'on allait déjà
être considérés comme co-belligérants.
Voilà,
on a changé les choses en la matière, et on a été plus loin dans le soutien à l'Ukraine, et c'est très bien. Maintenant, sur ce projet, et ce débat que je connais, et qui existe, je pense qu'on n'en est pas là. Aujourd'hui, par contre, il y a une urgence tout à fait importante, c'est qu'effectivement, la menace en Ukraine vient du ciel, des drones à réaction et des missiles balistiques. Et donc, l'urgence,
là,
tant que, en tout cas, nous pouvons agir, je peux, à ma place, agir, c'est de renforcer la protection du ciel de l'Ukraine, par de la défense aérienne et antimissiles, et par de la coopération, pour permettre à l'Ukraine d'avoir une armée de l'air solide, d'où aussi le travail que nous menons sur l'air. Vous choisissez évidemment chacun de vos mots,
et je le comprends bien, parce que précisément, ils sont scrutés. Je vous pose la question des pilotes, puisqu'ils sont évoqués pour ce projet Sky Shield. Est-ce qu'il pourrait y avoir des pilotes français
dans le sol ukrainien ? Non, il y a de la formation des pilotes ukrainiens.
On
n'ira pas plus loin.
À
ce stade, on ne va pas plus loin. Et le fait que Raphaël Luxman soutienne ce projet, est-ce que ça vous paraît périlleux
? Je
trouve qu'il est bon que dans le débat démocratique qui est devant nous, il y ait des discussions là-dessus. Ce que je dis simplement, c'est que j'étais à KIF la semaine dernière, et que nous, on a toujours répondu aux demandes que nous faisaient les Ukrainiens, qui aujourd'hui, pardon de me concentrer sur l'hiver, qui va être rude, leur demande et la protection de leur ciel par des livraisons d'équipements et par l'acquisition de systèmes de défense antimissiles. Alice Ruffaut, vous êtes ministre déléguée
aux
armées. Les mots d'Emmanuel Macron hier, qui dit que la priorité, c'est de rétablir la liberté de navigation dans le détroit d'Hormuz, artère vitale pour le passage du pétrole. Au moment où l'on se parle, quelle est la situation ? Elle est confuse. Est-ce que vous pouvez nous dire un peu plus précisément, le détroit d'Hormuz est-il ouvert ou fermé ? Le détroit de Bab-el-Mandem est-il périlleux ?
Alors,
la situation de blocage dans le détroit d'Hormuz liée à la guerre entre l'Iran et les Etats-Unis est toujours très difficile.
Il
y a quelques bateaux qui passent, mais ce n
'est
pas du tout le même niveau de flux, si vous voulez, qu'avant la guerre. Et pour ce qui concerne Bab-el-Mandem, il y a effectivement une évolution qui est liée à la situation qui s'est passée avec les outils. Cela dit, nous, nous sommes présents
pour
ce qui concerne l'opération Aspides. Il y a deux frégates françaises qui exercent la liberté de navigation et qui le font dans des conditions valables de sécurité. Premièrement, ça c'est pour ce qui concerne Bab-el-Mandem. Deuxièmement, pour ce qui concerne Hormuz, vous savez qu'on est disponible, on l'a dit et redit, et on a travaillé avec nos partenaires régionaux. Le président de
la
République, d'ailleurs, continue de le faire aujourd'hui. Il a eu beaucoup d'appels téléphoniques avec ses homologues de la région ces derniers jours pour essayer de rétablir cette liberté de navigation dans le détroit d'Hormuz et de sécuriser les flux à Bab-el-Mandem. Il est où, le Charles de Gaulle ? Il n'est plus dans la région. Mais nous travaillons avec des moyens dans le cadre de l'opération Aspides pour avoir une appréciation de situation. Encore une fois, la posture de la France n'est pas celle des États-Unis dans la région. Et nous voulons une solution politique à cette crise au Moyen-Orient qui pèse très lourdement sur nous et sur les prix à la pompe. Et vous venez de le montrer.
En tout cas, chacun, je crois, doit agir à sa place. Et pour ce qui concerne notre posture, nous sommes prêts, et d'ailleurs, nous agissons, pour faire en sorte que la liberté de circulation maritime permette le rétablissement
des flux. On agit
jusqu'où ? Et quelles
sont les perspectives ? C'est-à-dire, il y avait, il y a quelques mois maintenant, ce grand moment où le président Trump a signé à Versailles ce qui était censé être le début d'un accord de paix ou d'une sécession, en tout cas, de la guerre. Au moment où l
'on
se parle, il est caduque,
ce document ? Je ne crois pas. Enfin, je ne peux pas me prononcer sur un document qui a été négocié par les États-Unis.
Mais qui a été signé sur
notre zone. Je constate
simplement que la situation n'est pas réglée au Moyen-Orient. Donc, il faut y travailler, parce que nous, on a un sujet, pour parler des intérêts de la France, de sécurisation des approvisionnements. On a un sujet de rétablissement des flux. Et c'est ça, c'est pour les intérêts de la France et de l'Europe qu'on agit. Maintenant, pour ce qui concerne la négociation entre les partenaires de la région, on l'a toujours soutenu. Et on a toujours dit, depuis le premier jour de ce conflit, qu'il n'y avait pas de solution militaire et ni offensive à ce qui ne se passe au Moyen-Orient. Donc, on continue nos efforts en ce sens. Et je comprends que ce soit long. C'est long, et c
'est
long, effectivement, pour nos compatriotes. C'est long parce que les prix au bout de la chaîne, c'est-à-dire à la pompe, s'installent durablement, désormais, très haut. Et si je vous écoute, je ne vois pas de perspective à court terme. C'est-à-dire, je ne vois pas de perspective dans les jours ou les semaines
qui viennent. On travaille, on avance. Mais encore une fois, quand je vous disais, la situation au Moyen-Orient, comme d'ailleurs la situation en Ukraine, elle a des conséquences militaires pour nous. Elle a des conséquences économiques. Et donc, en fait, il faut agir sur les différents volets. Le gouvernement agit pour soutenir, j'ai écouté votre antenne jusqu'à présent, les professions les plus en difficulté. Il agit aussi à l'échelle européenne sur la sécurisation des flux, sur les prix. Donc, chacun à sa place, fait tout ce qu'il peut pour faire en sorte que les conséquences des crises géopolitiques que nous subissons, effectivement, soient modérées pour les Français.
Alice Ruffeau, un mot encore sur la dissuasion dite avancée, la dissuasion nucléaire intégrée. C'est l'idée que la France puisse faire profiter ses alliés de sa dissuasion nucléaire. Cette proposition, elle vient effectivement d'Emmanuel Macron. La Finlande dit rejoindre le club. L'Estonie dit y réfléchir. Quelle est l'avancée des négociations avec les uns et les autres ? Des discussions ?
Là, en tout cas, elles sont bilatérales. Les discussions avec chacun des pays. C'est une bonne nouvelle que la Finlande, après la Norvège, ait rejoint cette proposition de la France. Je le redis, non pas de partager la dissuasion nucléaire française qui reste entièrement souveraine. On décidera seul. Oui.
Ce
n
'est
pas parce qu'à
un moment, si l'Estonie, par exemple, faisait partie de ce groupe de pays dans la dissuasion nucléaire intégrée,
à
un moment, disait écoutez, on a vraiment besoin de goûter à pied. Non, ça n'existe pas. Non,
ça n'existe pas. La dissuasion française n'est pas partagée en l'espèce. En revanche, on matérialise sa dimension européenne. Mais la décision reste entièrement dans les mains du
président de la République française. La discussion avance. À la fin, vous espérez être combien dans ce groupe qui serait protégé par notre propre
nucléaire. L'idée n'est pas de faire du volume, si vous voulez. L'idée, c'est d'engager un dialogue bilatéral qui porte vraiment pays par pays, non seulement, effectivement, sur la dimension européenne de la dissuasion nucléaire, mais aussi, pardon, conventionnelle. C'est-à-dire, comment on renforce, au fond, la posture de l'Europe ensemble. Il est ouvert, ce dialogue. Il est proposé à nos amis européens, au-delà même de l'Union européenne, puisque la Norvège a rejoint cette discussion. Nous sommes coordonnés avec les Britanniques. C'est ouvert et on fait pays par pays.
Un dernier mot, Alice Ruffeau, sur, effectivement, les blocages. On voit, d'ailleurs, pour ceux qui nous regardent sur BFM TV, et je le décris, pour ceux qui nous écoutent sur RMC, les images de ces blocages.
Là,
c'est frontignant. Hier, c'était fausse-sur-mer. Dans le même temps, les ports de Nice, notamment, et de Sète sont, semble-t-il, bloqués, sans qu'aucun bateau ne puisse ni rentrer ni sortir ? Est-ce qu'à un moment, il a été envisagé ou une réquisition de l'armée ? On sait que, par le passé, lorsque des raffineries, par exemple, avaient pu être bloquées,
l
'armée, est-ce que l'armée se tient prête ? Est-ce que vous savez si ces discussions ont déjà
été évoquées ? Non, pas à ma connaissance. Vous savez que les forces armées françaises sont venues à l'appui de beaucoup de choses ces derniers temps, notamment cet été avec les feux de forêt. Mais là, je crois qu'il faut que chacun agisse à sa place. Et en tout cas, pour ce qui concerne les armées, elles sont dans une posture qui permet de venir à l'appui des discussions diplomatiques en cours qui, nous l'espérons, pourront aboutir. Donc, vous avez suffisamment à faire à l
'extérieur de la France. Merci, Alice Ruffeau, d'avoir répondu à mes questions. Je rappelle que vous êtes ministre déléguée aux armées. Vous êtes bien sur RMC et BFM TV.
Il
est 8h49.
Dans
un instant, les GG sur RMC. Jusqu'à midi, vous allez pouvoir débattre.
On
va pouvoir débattre avec les grandes gueules, effectivement, autour de la table, ma chère Apolline, en direct sur RMC et RMC Story. Nous serons avec Laura Vartan-Martinez, la sophrologue, Bono Poncé, le cheminot. Et puis, nous serons avec Zorabitant, l'intervenant de jeunesse. On regardera les aides que prolonge Sébastien Lecornu, le Premier ministre, les aides ciblées sur les carburants. Est-ce que c'est suffisant pour les pêcheurs, pour les entreprises du bâtiment ? Vous venez nous dire ce que vous en pensez au 32-16 alors que la colère s'étend. Il y
a
même le port de Nice qui est bloqué ce matin. Et puis, force est de constater que finalement, ceux qui arbitrent, ce sont les Français qui roulent moins, finalement, qui décident de moins se déplacer pour des raisons financières, ces raisons des carburants. Est-ce que c'est votre cas ? 32-16 pour en discuter avec les GG, avec les grandes gueules. Puisqu'on a Bruno Poncé qui est un rescapé, vous le savez, des attentats de novembre 2015. On regardera ce qui va sans doute se passer,
c
'est-à-dire la possible libération conditionnelle de Mohamed Bakali. C'est l'un des logisticiens, comme on dit, des attentats de novembre 2015. En fait, il est en Belgique et la loi belge prévoit qu'il puisse bénéficier de cette libération conditionnelle, ce qui est un véritable scandale. Vous venez en parler avec nous au 32-16. Et puis, on s'intéressera aussi dans les GG, dans les grandes gueules à l'affaire Philippe Brun. Il déclare celui qui était encore il y a quelques heures candidats à la primaire socialiste qu'il est victime d'une espèce de règlement de compte. Il ne comprend pas ce qui lui arrive. Et on recevra Aurore Berger, la ministre déléguée à l'égalité hommes-femmes.
Voilà le programme des Grandes Gueules.