Adoption du budget de la Sécu : "C'est une victoire collective", selon la présidente de l'Assemblée
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Yel Brun Piv. Bonjour. Merci d'avoir quitté quelques instants le chaudron de l'Assemblée nationale que vous présidez pour être avec nous sur France Info.
Bonjour Paul. Bonjour Agath. Y Brun Pivet.
Hier soir dans l'hémicycle vous avez annoncé ceci. Votant 574 exprimé 481 majorité 241 pour 247 contre 234. L'Assemblée nationale a adopté.
Cela s'est joué à 13 petites voix ce vote du budget de la sécurité sociale. Que dites-vous ce matin ? Et que dites-vous à Sébastien Lecornu ?
Chapeau l'artiste, il a réussi à domter l'assemblée. Déjà, je lui dis merci d'avoir fait confiance à cette assemblée. Moi, cette c'est une assemblée dans laquelle je crois depuis 3 ans.
Depuis 3 ans, j'appelle les parlementaires au compromis. Je rappelle que l'Assemblée est issue du vote des Français et donc elle leur ressemble, qu'elle ressemble à notre pays et qu'il faut la prendre en compte tel qu'elle existe et pas telle qu'on aimerait qu'elle soit. Et donc le Premier ministre a écouté cela et a donné sa chance à l'Assemblée, donné sa chance au débats parlementaires.
Je vous rappelle que sur ce texte de la sécurité sociale, nous avons eu 106 heures de débat. C'est le plus long débat sur un texte de la sécurité sociale depuis l'existence de notre République. Donner sa chance au dialogue, donner sa chance au compromis au parlement et bien je m'en félicite mais c'est une victoire collective.
C'est une victoire pour l'Assemblée nationale. On a besoin de l'Assemblée nationale en espace démocratique et c'est ce qu'elle a prouvé aujourd'hui et ça marche donc j'en suis très fier. Ceux qui nous écoutent à la radio, vous aviez un grand sourire en vous réécoutant.
C une belle journée politique pour vous hier. belle journée de politique parce que c'est une belle journée démocratique. Il n'y a aucun camp, aucun groupe politique n'a imposé aux autres sa vision.
Vous savez quand j'entends certains qui disent "On voudrait absolument avoir une majorité absolue." Moi je l'ai vécu la majorité absolue. La majorité absolue, c'est celle qui éc sur un point Agath a dit 13 voix mais c'est six voix parce que la majorité était à 241.
Donc c'était quand même très juste. C'était très juste mais je peux vous dire que dans la journée parfois quand on faisait nos décomtes, on était à une voix, deux voies. Donc finalement 13 voix, c'est juste mais c'est assez large, c'est assez net.
Ce qu'on observe quand on regarde le vote, c'est quand même que les partis extrêmes, que ça soit la France insoumise ou le Rassemblement national ne sont pas rentrés dans cette discussion. Eux, ils ont voté contre en bloc. Il y a pas une voix qui manque dans le vote contre.
En revanche, tous les autres, des communistes aux républicains, tous sont rentrés dans le débat, dans la discussion et ont eu des votes partagés. Il y a eu des contres, des absentions et des pour. Et ça c'est intéressant, je trouve sur le plan parlementaire.
Effectivement, c'était très partagé et on peut dire que c'est une victoire pour vous. Mais mais à quel prix ? Pour l'Assemblée nationale, pas pour nous.
Pour l'Assemblée nationale, ça veut dire pour nous collectivement. On vous entend le Brun PV. Une victoire mais à quel prix ?
Si on écoute Boris Valou, c'est une histoire qui une victoire qui coûte cher. Suppression de deux jours fériers, il n'en est plus question. Réforme de l'assurance chômage, il n'en est plus question.
Gle des minim sociaux, il n'en est plus question. Gle des pensions, il n'en est plus question. Doublement des franchises médicales, il n'en est plus question.
Augmentation des cotisations sur les apprentis, il n'en est plus question. Vous avez renoncé à tout. Y Bron Pivé, c'est une négociation ou un abandon ce dont on parle ?
Nous n'avons pas renoncé à tout. Nous sommes rentrés dans la voie du compromis et donc chacun a dû faire des efforts. Le compromis c'est ça.
On fait des pas les uns vers les autres. Il y a eu des pas les uns vers les autres. qui a eu aussi des grands moments où nous étions d'accord tous ensemble quand on prend et c'est des conquêtes quand on prend l'augmentation du congé de naissance et bien c'est une mesure qui a recueilli un très large assentiment au sein de l'hémicycle et c'est un nouveau droit pour les jeunes parents. effectivement, une ou deux mesures sur lesquelles euh c'est vrai, vous dites juste tout le monde s'est mis d'accord, mais c'est pas franchement un compromis dans le sens où on l'entend chez nos voisins européens une coconstruction.
Est-ce qu'on a c'est pas un peu euh un camp et notamment le Parti socialiste qui a imposé ses vues sur un autre, vous qui avez dû renoncer à quasiment toutes vos mesures ? Alors non, je ne crois pas. En revanche, là où vous avez raison, c'est que et c'est ce que j'ai exprimé il y a quelques semaines de cela, nos procédures, notre façon de travailler ne sont pas adapté pour créer une vraie coconstruction et un vrai travail de fond.
Vous l'avez vu, beaucoup de choses se sont passées dans l'hémiscycles. Il y a eu des suspensions de séances et cetera, des amendements de compromis. Tout se fait un peu au dernier moment.
Moi, j'espère que on va pouvoir maintenant se mettre autour de la table. C'est ce que j'ai demandé pour changer les règles pour que nous puissions avoir des règles de discussion qui correspondent à ce temps politique où nous devons avoir un compromis à l'Assemblée nationale. Et moi, j'ai noté avec beaucoup de satisfaction que tous les groupes politiques étaient d'accord pour rentrer dans cette discussion.
J'ai missionné les présidents des commissions des finances et des affaires sociales pour se faire. Il faudra discuter avec le Sénat. Mais vous voyez, il faut pas être immobile, faut avancer.
Moi, je crois vraiment, mais c'est une conviction profonde, après peut-être que je me trompe complètement, mais qu'une assemblée qui discute, qui parlement et qui arrive à ce résultat, et bien c'est une meilleure assemblée qu'une assemblée avec une majorité absolue qui écrase tout et qui impose ses vues à l'ensemble des autres groupes parlementaires. Mais à quel coup, madame la présidente de l'Assemblée, votre copie initiale était à 17,5 milliards. La ministre de la santé a annoncé hier sur France info qu'on serait plutôt à 19 milliards 6, voire quasiment 20 milliards sur les calculs, ça coûte quand même plus de 2 milliards.
Oui, mais regardez euh les chiffres qui sont avancés. Si nous n'avions pas eu du tout de budget de la sécurité sociale, on était à près de 30 milliards. Donc le coût c'est déjà un texte, c'est mieux que de ne pas avoir de texte.
C'est une lapalissade, mais c'est important de le rappeler. Nous avons réussi à avoir un texte qui va nous permettre d'avoir un budget de la sécurité sociale et de rassurer tous les acteurs, nos hôpitaux, nos infirmières, nos médecins. Final, c'est combien ? 20 milliards plus on a 4 milliards de contribution de l'État.
Donc on est autour de plus de 20 milliards en tout cas à coup sûr. Mais à nouveau le premier budget nous n'avions pas de majorité pour le voter. En fait il faut à un moment être pragmatique et réaliste.
Vous pouvez avoir les meilleures intentions du monde. Mais en fait collectivement déjà on le creuse moins que si nous n'avions pas eu de texte du tout. Et donc ça c'est important.
Après réellement ce qu'il faut faire et de la même façon pour le budget de la nation, c'est qu'il faut qu'on arrive à traiter un certain nombre de sujets en les remettant complètement à plat et en ayant pas simplement lors du budget une ou deux mesures qui permettent de faire des économies. On a parlé beaucoup des médicaments, des franchises et cetera. Bah peut-être que nous pouvons maintenant nous poser de façon très sereine avec l'ensemble des acteurs pour travailler sur la question du coup du médicament dans notre pays et de comment on construit cela.
Ça c'est des choses qu'on peut faire sur le moyen terme et je pense que c'est là-dessus qu'il faut qu'on travaille maintenant de même sur le budget de la nation. On a beaucoup parlé de la fiscalité du logement dans l'hémicycle. Et bien travaillons à plat sereinement sur une durée de quelques mois avec l'ensemble des acteurs sur ces questionsl quelques mois ça va être long travailler différemment que nous le faisons aujourd'hui en concentrant tout sur quelques semaines de débat budgétaires qui vous le voyez sont parfois très électriques.
Bron vu que vous parliez du fond, il y a il y a une mesure qui ne passe pas trop, c'est le fait de repousser de 14 à 18 ans l'âge à partir duquel intervient la majoration des allocations familiales pour le deuxème enfant. Pour certains, ce sera une perte de 20 € mensuel, pour d'autres de 80 € mensuel. Euh ça vous l'assumez euh sans aucun état d'âme.
Mais là aussi par exemple, ça s'inscrit dans une les allocations familiales doivent s'inscrire dans une politique familiale. Et là aussi, on voit bien que sur ce sujet, on a pris des petites mesures au fur et à mesure du temps. On a une politique familiale qui est euh assez hétérogène, assez hétéroclite.
Personne n'y comprend plus grand-chose et elle n'est pas forcément très efficace. Et donc là aussi, il faudrait remettre les choses à plat pour savoir quelle politique familiale on veut avoir dans notre pays. Et donc ça c'est des dossiers qu'on peut ouvrir en de façon transpartisane avec l'ensemble des groupes politiques.
J'ai une mission à l'Assemblée nationale qui travaille sur les questions de démographie et de la natalité parce que la politique familiale c'est aussi ça et comme vous le savez on a des problèmes de natalité considérables dans notre pays. Ce que cela montre aussi, c'est que ce budget, il a divisé au sein même de ce qu'on appelait euh le socle communizon LR, le modène, Renaissance. Il a il a explosé ce socle commun.
En tout cas, on a vu qu'on était très divisé, divisé sur la stratégie, divisé sur les mesures. Euh donc non, il n'a pas explosé. Il a montré hier qu'il existait encore.
Philippe, il vous a manqué en disant que que ce ces troupes s'abstiendraient après avoir laissé planer la menace d'un d'un vote contre. Mais j'ai j'ai trouvé euh ça dommage euh parce que nous avons besoin de faire les meilleurs efforts pour parvenir à un compromis. Et cette expression euh d'Édouard Philippe est intervenue avant même que les débats n'aient lieu à l'Assemblée nationale en nouvelle lecture.
Et c'est ça moi que je trouve dommage, c'est que il faut donner sa chance au débat. Moi, j'ai présidé quasiment toute la semaine et j'ai vu des parlementaires essayer d'avancer ensemble. Et donc il ne faut pas avoir, il est regrettable d'avoir une position de vote qu'on définit à l'avance, mais je vois que cette position de vote finalement a évolué et que du contre on est passé à une abstention, ce qui montre quand même que il a tenu compte des débats parlementaires et de la situation politique aussi.
Il faut savoir peut toujours prétendre Édouard Philippe à être le candidat du centre et de la droite à la présidentielle. Sébastien Lecornu qui n'a pas apprécié sa sortie a dit qu'il aura du mal à expliquer qu'il puisse être ce candidat à Écoutez. Moi, je me place pas dans c dans ces hypothèses pour 2027.
On est aujourd'hui en 2025. Moi, je suis consacré sur une chose, faire en sorte que nous ayons un budget pour la France. Après, ce qui est sûr, c'est que le candidat 2027 devra être capable de rassembler largement et devrait être capable de faire des compromis.
Ça ne sera pas une vision qui s'imposera en 2027, ça sera un rassemblement. Et donc, il faut évidemment être capable de prendre la tête de ce rassemblement. À votre place hier, Marie Lise Léon de la CFDT reprenait une expression de Jean Castec sur la cite.
Pour elle, tout ce débat est une espèce de foire à la saucisse où elle ne sait pas qui arrive à s'y repérer. Le ministre du travail confiait aussi sur notre antenne qu'il lui tardait que ça se termine. Franchement, vous-même, comment vous vivez cette crise politique sans fin depuis la dissolution ?
Moi, je ne le vis pas comme une crise politique, je le vis comme une opportunité. Ê passé à 6 mois après mais je le vis, excusez-moi, je le vis comme une opportunité pour notre pays, notre démocratie de vivre une nouvelle culture politique qui est faite de compromis de pas les uns vers les autres et là d'une majorité qui n'écrase pas une partie de l'Assemblée nationale et donc des Français. Et bien je suis désolé, moi c'est ça ma conception de la vie politique, une vie politique.
Non, il y a au jamais jamais de lassitude. Moi, je suis une combattante, je crois en cette assemblée. Je vous dis moi beaucoup souvent les Français me disent "Mais comment vous faites ?" Et bien quand je monte au perchois, je regarde les parlementaires, je vois la France, je vois la France dans toute son exception, dans toute sa diversité.
Les parlementaires, ils viennent de la France entière, de nos outresemes, de tous nos territoires. Ils représentent tout le pluralisme politique. Et moi mon job c'est de faire en sorte et moi mon job c'est de faire en sorte que ces parlementaires réussissent à avancer dans l'intérêt des Français.
C'est à ça que je bosse matin, midi et soir. Je ne suis pas lassé. Je ne serai jamais lassé parce que c'est ça le respect du suffrage universel du vote des Français.
On voit que vous aimez vos députés. Vous en parlez presque [rires] comme de vos enfants seulement forcé de reconnaître que c'est pas toujours l'image parfaite que renvoie les débats à l'assemblée. Est-ce que vous croyez ?
Mais en même temps, excusez-moi Gat Lambret, lundi soir les députés, ils ont voté à l'unanimité. Il n'a pas manqué une voix sur un texte important sur le statut de l'élu. On est à 3 mois des élections municipales.
Ça va permettre aux élus de mieux s'engager. On crée un statut de l'élu pour que notre jeunesse ils l'ont voté et le vote du budget de l'État. Il y a le brun pu rapidement.
Vous croyez au miracle sur le budget de l'État ou vous dites on passera par une loi spéciale ? Mais vous savez, moi je crois pas au miracle. Je crois au travail, je crois à l'effort, je crois au compromis, je crois au dialogue.
C'est en ça que je crois, pas au miracles. Vous croyez que le vote hier c'est un miracle ? Non.
C'est le résultat d'un travail collectif et de la responsabilité des uns et des autres qui ont décidé de faire confiance à l'Assemblée nationale. J'y crois et j'y croirait toujours jusqu'au dernier moment. Dans un instant, il a Brun Pivé, on va parler notamment du narcotrafic.
Vous avez rencontré hier la famille d'Amine Kessassim et tout de suite il est 8h47 et c'est l'info en une minute avec Maurine Sunard. On est prêt, promet sur France info le directeur général de la Caisse nationale d'assurance vieillesse. Les députés ont voté de justesse le budget de la sécurité sociale hier, le projet de loi qui comprend la suspension de la réforme des retraites. 70000 Français vont pouvoir arrêter de travailler plutôt que prévu.
Les agriculteurs se mobilisent de nouveau ce matin. Des rassemblements organisés dans l'eau, dans les deux séèvres, dans le dou ou encore en Haute Marne. Il s'oppose à la vaccination préventive du cheptel français contre la dermatose nodulaire.
Un nouveau foyer a été détecté hier en Ariège. Alors que la Thaïlande et le Cambodge sont en désaccord sur le [musique] tracé d'une partie de leur frontière et que des combats ont de nouveau éclaté, les civils fui en masse plus d'un demi million de personnes ont évacué ces régions frontalières ces derniers jours. Et puis 35 € au lieu de 32.
À partir du 14 janvier prochain, les visiteurs extraeuropéens devront payer plus cher leur tickets d'entrée au château de Versailles. Cette tarification différencié voulue par le ministère de la culture a déjà été actée au musée du Louvre à Paris. France info le 830 France info Agath Lambret Paul Larouturou avec Y Bron Pivet présidente de l'Assemblée nationale on parle de narcotrafic Paul madame la présidente vous avez rencontré hier Amine Kessassi ce militant engagé dans la lutte contre le narcotrafic qui a perdu deux frères accompagné de sa mère Wasila Benamdi Kessassi est-ce que vous pouvez nous raconter cette rencontre à à HLO et quelle leçon politique en tirez-vous ?
Alors, j'étais euh comme vous le savez à la marche blanche à Marseille pour manifester la solidarité de l'Assemblée nationale. Ça me paraissait extrêmement important et j'avais donc rencontré la famille qui est sassis. On avait passé un long moment à discuter et je leur avais dit que je les recevrai avec plaisir à l'Assemblée nationale.
Donc, on a organisé euh cette visite, cet échange. C'est important de manifester la solidarité. Déjà, vous savez, il y a l'action politique, elle est fondamentale, mais il y a aussi ce qui se passe en humanité.
Euh c'est une maman, je suis une maman, elle a perdu son fils. Et euh dans ces cas-là et ben on a besoin de se serrer dans les bras et de se tenir chaud. Et c'est aussi ce que ce que l'on fait et ce que l'on a fait.
Euh après, il faut euh leur je leur ai réaffirmé la volonté euh farouche qui est la nôtre de lutter contre le narcotrafic. Là aussi, on parle d'une assemblée nationale fragmentée. L'Assemblée nationale avait voté très largement un texte sur le narcotrafic qui nous permet de mieux lutter avec la création d'un parquet national, donner plus de moyens et cetera.
Donc ça ça va être assumez votre bilan après 8 ans au pouvoir sur alors sur la sécurité. Oui, je l'assume parce que j'entends certains dire que c'était un angle mort de notre politique. Ça n'est pas vrai.
Ça n'est pas vrai. Moi la guerre est perdue contre le narrat. Vous savez, de la commission des lois pendant 5 ans, les premiers textes que l'on a voté quand on est arrivé en 2017, c'est un texte de lutte contre le terrorisme, c'est un texte sur les polices.
On a donné immédiatement plus de moyens à la DGSI, à la DGSE, à la police nationale, à la gendarmerie, à la justice. Donc en fait, notre bilan sécuritaire évidemment il n'est pas parfait mais aucun bilan n'est parfait. Qui peut se target de cela ?
En revanche, les efforts, ils sont massifs. Il faut continuer parce que vous avez raison, la lutte elle n'est elle doit continuer de façon extrêmement puissante. C'est absolument catastrophique.
Par que le bilan n'est pas parfait, c'est pas que c'est pas que le bilan n'est pas parfait, c'est qu'il y a vraiment de nombreux magistrats qui disent "La guerre contre le nargotrafic, on la perd." Alors, mais c'est pour ça que maintenant, il faut y aller à fond. C'est ce qu'on fait et c'est ce qu'on a fait avec cette loi, avec ce parquet, il faut donner les moyens.
C'est les centres pénitentiaires. Moi demain, j'irai à Condé sur Sart pour voir quel est le dispositif d'incarcération des narcotrafiquant. Il faut aller tout asimut avec une action extrêmement déterminée.
C'est un combat de la nation que nous devons mener pour protéger nos enfants. Il n'est pas normal qu'aujourd'hui nos enfants meurent soit parce qu'ils ont consommé de la drogue, soit parce qu'ils sont victimes de tir de bandes comme le pauvre médic et sassis. Ça n'est plus acceptable.
Donc il faut qu'il y ait un effort national mais c'est ce que nous faisons en ce moment. Et là, c'est l'unité de la nation qui doit prévaloir. Il a Brun Piv des images révoltantes révélées par euh France Info.
Des éducateurs de l'aide sociale à l'enfant se sont filmés en train de tondre un garçon de 8 ans pour le punir selon eux. Une vidéo publiée ensuite sur une boucle WhatsApp pour se moquer. L'enfant est torsenu, les bras croisés.
Comment faire pour que cela n'arrive plus ? Alors, ces images, elles sont euh extrêmement choquantes. Là aussi, je suis je suis une maman et l'aide sociale à l'enfance, elle est là pour protéger pour protéger nos enfants.
Et les enfants qui sont confiés à l'aide sociale, à l'enfance deviennent nos enfants. Ce sont les enfants de la République et la République est défaillante, nous le disons, à longueur de rapport, de mission, il y a une commission d'enquête qui vient encore de rendre des conclusions et donc ça suffit. qui interpelle Bron Piv une commission d'inquiète vous dites de l'assemblée qui avait rendu un rapport en avril qui avait alerté sur l'existence d'une violence institutionnelle mais oui ça veut dire qu'on savait mais qu'on a pas pu l'empêcher ça long rapport il y a des lois qui sont prises.
On a eu une loi en 2016, une loi taquée en 2022. Il y a un projet de loi qui est encore sur la table. Mais donc moi je veux bien et c'est l'assemblée la présidente de l'Assemblée qui vous dit la loi ne peut pas tout là.
La commission d'enquête d'ailleurs a beaucoup de propositions qui ne sont pas législatives mais là nous devons là aussi tous nous mettre autour de la table l'État, les départements puisque l'aide sociale à l'enfance et de la compétence des départements, les éducateurs, les foyers et cetera. Mais ça ne peut plus durer. Je ne veux plus voir ce type d'image.
C'est un scandale. J'insiste juste sur ce point parce que dans ce cas précis, au-delà de tous les rapports dont vous parlez, la scène s'est déroulée en février et selon les révélations de France info, la maire avait alerté la justice à de nombreuses reprises et il a fallu que ce soit médiatisé qu' y ait cette vidéo dont toute la France parle pour que ça bouge. Il y a quand même quelque chose dans le système qui ne marche pas.
Alors, c'est bien souvent le cas malheureusement. Il faut vraiment parfois avoir des alertes très puissantes pour que enfin ça soit pris en compte et entendu. Après, je rentrerai pas dans le dossier.
Je ne sais pas à dans dans à quelle dans quelle mesure elle a alerté, dans quelle mesure la justice n'a pas forcément écé. Je n'en sais rien. Donc là, il faudra regarder et moi je me garderais bien de porter une appréciation là-dessus.
Mais ce qui est sûr en tout cas, c'est que entre février et aujourd'hui, il s'est passé quasiment 1 an. C'est beaucoup trop long. Moi, je ne sais pas ce qui s'est passé après avec cet enfant puisque ce que je comprends, c'est que cet enfant est toujours dans le même foyer.
Donc, je ne sais pas comment il va. En fait, moi déjà ce qui m'importe, c'est comment va cet enfant. Est-ce que vous savez les quand on confie un enfant à l'aide social, à l'enfance, c'est que sa vie, elle est pas rigolote, elle est pas drôle.
Et donc quand on doit le protéger et queon continue à lui faire subir un certain nombre de mauvais traitements et bien c'est une double peine et donc il faut que cela cesse et donc j'invite tout le monde à se ressaisir pour protéger nos enfants. Elbrune suiv le rassemblement national prépare une proposition de loi pour ouvrir les maisons clauses où la prostitution donc serait légale. Des lieux qui seraient sécurisés, organisés en coopérative tenu par des prostituées.
Vous n'avez pas l'habitude chez les macronistes de voter les textes du RN, mais est-ce que vous jugez que ce débat mérite d'être posé ? Alors, c'est pas une question de texte de toute façon là, il y a il y a pas de texte, c'est un un travail je crois qui commence. C'est un sujet qui revient souvent et on va célébrer bientôt un anniversaire sur la loi, sur la prostitution.
Nous, on a un modèle qui est plutôt de ne pas euh légaliser. En tout cas, on on on poursuit les proxénetes, on poursuit les les clients. C'est le modèle français.
Euh moi, je ne suis pas euh très convaincu en tout cas à date euh que le modèle des anciennes maisons closes protège les prostitué parce que euh cette vision qui serait que il n'y aurait pas de pression parce que euh elles sont dans un établissement entre elles, je suis pas absolument certaine que ça élimine tout risque de pression et tout risque de contrainte. Et donc je serais extrêmement réservé. Mais en tout cas, s'il y a un travail parlementaire qui s'engage, et bien euh il faudra regarder euh ce que cela donne.
Moi, je suis euh toujours très attentive lorsqu'il y a un travail de fond qui euh s'effectue et donc euh je regarderai ça euh attentivement, mais a priori plutôt défavorable à euh la recréation de ces maisons closes qui me permettent pas, à mon sens, d'assurer la liberté pleine et entière des personnes qui se livrent à la prostitution. Dans le prolongement de la note stratégique tant commentée sur le site de la Maison Blanche en fin de semaine dernière, Donald Trump vient donner une interview à Politicao dans laquelle il s'attaque globalement à la politique migratoire de l'Europe et il cible plusieurs villes Londres et Paris en ciblant notamment les migrants congolais et en lançant "Quand vous regardez Paris c'est un endroit totalement différent j'adorais Paris". Qu'est-ce que vous répondez au président américain ?
Je lui réponds qu'il faudrait qu'il revienne à Paris et qu'il aille dans les rues de Paris. Je pense qu'il aurait une vision qui serait conforme à la réalité des choses. C'est n'importe quoi, vraiment.
C'est n'importe quoi. Je pense qu'il faut arrêter d'être aussi déjà excessif dans ses propos, dans dans ses appréciations et donc et arrêter de moi ce qui m'inquiète c'est aussi cette volonté de s'ingérer dans les vies politiques et démocratiques. Il dit qu'il est prêt à soir des candidats à des élections en Europe partageant sa vision pour le futur du continent.
Je ne sais pas quelle est la vision de Donald Trump sur la sur le futur du continent européen, mais qu'il nous laisse en démocrate, en peuple libre nous occuper de notre futur. Il a le Bron Pivet comme tous les jours, c'est le moment de la question qui a retrouvé sur les réseaux sociaux de France info aujourd'hui la question qui gêne. Brigitte Macron a qualifié de salon des militants féministes qui ont interrompu samedi un spectacle d'Harry Habitan.
L'humoriste avait été accusé de viol en 2021 avant que l'instruction n'aboutisse à un non lieu. Une première dame devrait-elle dire ça ? J'ai C'est c'est c'est embêtant cette affaire.
Tout est embêtant. Le fait que on s'en prenne publiquement à un artiste alors qu'il a eu un non lieu. Moi, j'ai vu des vidéosù on dit non lieu ne veut pas dire innocent.
Bah en fait dans normalement c'est je suis innocent, je suis poursuivie par la justice et je deviens coupable lorsque j'ai été condamné. Si j'ai un non lieu, ça montre bien que je suis innocent. Donc ne reversons pas la présomption.
Non, mais surtout c'est la présomption d'innocence qu'elle remettent en cause et ça c'est dangereux. Après, le combat des féministes, on sait à quel point il a été crucial et il est crucial aujourd'hui pour dénoncer les faits, pour euh alerter la société. Et donc il faut ne pas dénaturer ce combat et donc ne pas opposer les féministes, la justice et cetera parce que ce combat il est essentiel et moi je je suis très admirative de ce qu'elles ont fait et de ce qu'elles font et il faut qu'elles continuent à le faire mais dans le respect des principes de notre justice et de la présentation des nation et après sur le vocabulaire sur la la façon dont c'est fait.
Je crois que c'est filmé sans que la personne le chasse et tout ça. Donc ça c'est pas terrible quand même. Et troisièmement, le vocabulaire utilisé est quand même assez indigne.
On ne traite pas les gens de nom d'oiseaux, surtout quand c'est des activistes qui ont une juste cause à porter. Donc voilà. Donc tout ça me fait dire que franchement déjà c'est une histoire qui est vraiment sans grand intérêt mais en revanche ces combats et la présomption d'innocence val que l'on puisse se mobiliser.
Y Brvé, présidente de l'Assemblée nationale.
Yaël Braun-Pivet