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interviewC à vous (sur YouTube)· 2 juin 2026 52 min

Narcotrafic : des établissements scolaires pris pour cibles - C à Vous l’Intégrale - 02/06/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

...

Très heureuse de vous retrouver. On est ensemble jusqu'à 21h avec toute l'équipe. A la une, les chiffres des violences sexistes et sexuelles signalées en milieu scolaire depuis le début de l'année. - E.Geffray: 255 signalements ont été enregistrés depuis le début de l'année. - A.-E.Lemoine: Un texte a été adopté hier à l'Assemblée nationale. - P.Cohen: Oui, à l'unanimité.

Les collectifs de victimes réclament des mesures de protection depuis le scandale de Bétharram et plus encore depuis les violences en série à Paris et dans toute la France, en milieu scolaire. - A.-E.Lemoine: On en parle avec E.Geffray, le ministre de l'Education nationale.

Merci de votre présence. On va parler aussi du bac. Les épreuves auront lieu dans moins de 15 jours.

Le plus jeune candidat a moins de 10 ans cette année. - E.Tran Nguyen: N'est-ce pas trop jeune pour passer le bac?

C'est ce que pense monsieur le ministre, qui voudrait instaurer un âge minimum pour passer l'examen. On a aussi demandé à d'anciens très jeunes candidats ce qu'ils en pensaient. - A.-E.Lemoine: Le gouvernement accusé de laxisme après les violences en marge de la victoire du PSG. - Aujourd'hui, les commerçants ont peur. - Pourquoi avoir tout misé sur un dispositif de répression exorbitant? - Les émeutiers cassent et les Français casquent. - L.Sénéchal: L'extrême droite accuse le gouvernement de laxisme car il n'y a eu aucune condamnation à de la prison ferme ni aucun mandat de dépôt.

La gauche, elle, accuse le gouvernement d'avoir mis de l'huile sur le feu avec le dispositif policier. - A.-E.Lemoine: L'angoisse aussi ce soir des parents de Lyhanna. - Je veux qu'on la retrouve.

C'est horrible, ce qui se passe. - On a qu'une certitude, c'est qu'elle a été enlevée. - L.Amar: Les recherches se poursuivent. 170 gendarmes sont toujours mobilisés.

Un suspect a été placé en détention provisoire. - A.-E.Lemoine: Après 20h, nous recevons J.Binoche, L.Adler et J.-P.Leclaire, à l'occasion du documentaire consacré à Mbappé diffusé ce soir. - P.Lescure: Je serai heureux de présenter 2 films du grand homme d'images William Klein.

Une galerie illustre ce grand cinéaste avec notamment son film culte: "Qui êtes-vous, de Polly Maggoo?" - A.-E.Lemoine: Voilà pour le sommaire.

Tout de suite, l'Edito de Patrick. Le scandale Bétharram va déboucher sur une loi pour la protection des enfants en milieu scolaire. Le texte a été adopté à l'unanimité des députés. - P.Cohen: Un spectacle rare d'une Assemblée qui s'empare de faits d'actualité, des abus sexuels et des châtiments subis pendant des décennies par cette institution catholique des Pyrénées-Atlantiques.

Les conclusions de la commission ont servi de base à une proposition de loi transpartisane pour mieux protéger les enfants. C'est ce texte rédigé par 2 corapporteurs, une Renaissance et une LFI, qui était débattu hier dans un rare climat de concorde. - L'affaire Bétharram a servi de révélateur mais a aussi libéré la parole.

Le pensionnat des Pyrénées est un arbre qui cache la forêt. - Désormais, nous savons. Et parce que nous savons, cette proposition de loi nous oblige. - Chers collègues, regardez les tribunes, vous y verrez les visages muets de celles et ceux qui ont parlé pour dénoncer les crimes dont ils furent victimes enfants.

Quoi qu'il advienne, les enfants d'hier et d'aujourd'hui ne souffriront plus. Soyons à la hauteur de leur courage et de leurs souffrances. Votons avant minuit cette proposition de loi. - P.Cohen: Chaque niche parlementaire dispose d'un temps limité.

Et comme dans Cendrillon, à minuit, les textes s'évaporent s'ils n'ont pas été votés. On a donc assisté rapidement et dans un temps très bref à des concessions et des compromis pour que la proposition soit votée en temps et en heure. - Pour, 187.

Contre, 0. L'Assemblée nationale a adopté à l'unanimité. Je remercie tous les groupes de ce dialogue renforcé et les associations de victimes, les lanceurs d'alerte qui sont encore là ce soir et qui nous ont accompagnés avec leur force, leur énergie.

On est avec vous. Applaudissements. - P.Cohen: Un vote unanime et un hommage aux victimes venues assister aux débats dans les tribunes. - A.-E.Lemoine: Que contient cette proposition de loi qui va maintenant être débattue au Sénat? - P.Cohen: Ses promoteurs espèrent qu'elle pourra entrer en vigueur dès la rentrée de septembre.

Le texte prévoit des contrôles renforcés sur les intervenants susceptibles d'être au contact des enfants. Les révélations de violences en série dans le périscolaire à Paris puis dans toute la France ont imposé une urgence particulière. Vous avez d'ailleurs révélé des chiffres édifiants: 255 signalements de violences sexistes et sexuelles mettant en cause des adultes au contact des élèves, enregistrés depuis début 2026.

La loi prévoit, au moment du recrutement, l'obligation de présenter un certificat d'honorabilité pour les personnes au contact des élèves. Une liste noire sera créée, où seront inscrites des personnes au comportement dangereux. Les députés ont adopté 2 articles renforçant le contrôle de l'Etat.

En revanche, celui qui faisait entrer les prêtres dans le droit commun, concernant l'obligation de dénoncer des crimes sur mineurs avoués dans le confessionnal, a finalement été retiré dans un souci de compromis, pour surmonter la levée de boucliers des députés de droite et d'extrême droite qui défendaient le secret de la confession. La gauche a accepté de s'abstenir pour ne pas compromettre le vote final. - A.-E.Lemoine: Il y a aussi un volet symbolique. - P.Cohen: La condamnation par la nation de ces violences et la reconnaissance d'un manque de contrôle de l'Etat.

Une journée d'hommage aux victimes est prévue le 19 novembre, à la veille de la Journée mondiale du droit des enfants. - A.-E.Lemoine: Comment réagissent les victimes? - P.Cohen: Les collectifs saluent un premier pas mais déplorent le manque de moyens qui a conduit à renoncer à la création d'un fonds national d'indemnisation pour les victimes. - A.-E.Lemoine: Vous comprenez ce que déplorent les associations, l'absence de fonds d'indemnisation?

L'Etat n'en a plus les moyens? - E.Geffray: Ce n'est absolument pas une question de moyens.

Les discussions qui ont eu lieu sont importantes. D'abord, la reconnaissance symbolique par la nation de ce qu'ont vécu les victimes. Ce n'est pas rien.

Derrière Bétharram, il y a tout un cortège d'agressions, de viols qui ont eu lieu et que la nation reconnaît collectivement, à l'unanimité. - A.-E.Lemoine: Et un manque de contrôle de l'Etat? - E.Geffray: Deuxièmement, une carence dans le contrôle par la puissance publique.

Il n'y a pas que l'Etat. Quand on parle de périscolaire, on peut s'inquiéter des carences des contrôles des communes et des collectivités locales. C'est donc une carence de la puissance publique, d'après le texte. 3e élément: il y avait l'idée d'un fonds d'indemnisation qui devait se substituer aux criminels pour indemniser les victimes.

Le débat a eu lieu pour dire qu'il fallait remettre l'ordre des responsabilités. Le premier auteur, c'est le criminel. Il doit être sanctionné.

Normalement, c'est à lui de réparer les dommages. Ensuite, il y a la possibilité pour l'Etat de réparer, de se substituer à l'auteur, comme on dit. Là, il y a déjà plusieurs textes qui existent.

Ce n'est pas une question d'argent. Regardons dans les dispositifs qui existent s'il y a quelque chose permettant de répondre à ce besoin. Sinon, on créera un fonds dédié.

Mais j'insiste: la responsabilité individuelle du criminel ne peut pas être minorée, sous quelque forme que ce soit. Ces personnes ont brisé une espèce d'omerta. Elles ont eu un courage inouï.

On a reconnu hier leur courage, leur souffrance, et on sanctionnera les criminels. - P.Cohen: L'idée de l'indemnisation, c'était de se substituer aux criminels quand les faits sont prescrits et que les criminels ne peuvent plus être condamnés.

Ca, ça a été abandonné? - E.Geffray: Non, c'est juste mis à l'examen car ça pose énormément de questions juridiques.

Ca aboutira probablement à des mesures assez fortes. Mais il faut un cadre juridique permettant de le faire. - A.-E.Lemoine: Est-ce que cette loi votée à l'Assemblée et qui doit être débattue au Sénat a des chances d'entrer en vigueur à la rentrée? - E.Geffray: Tout dépendra du calendrier parlementaire.

Depuis le début, c'est la version du gouvernement qui a été retenue, sur l'honorabilité et la liste noire. Depuis des mois, je défends l'idée d'un fichier d'interdits d'école. Un adulte dangereux ne peut pas pénétrer les murs d'une école, sous quelque casquette que ce soit. - A.-E.Lemoine: Pourquoi a-t-il fallu attendre autant de temps pour que ce fichier soit créé? - E.Geffray: Malheureusement, historiquement, chacun est un peu resté dans son couloir.

L'Education nationale a mis en place des choses pour empêcher les gens d'entrer, avec des fichiers d'infractions sexuelles et terroristes. Le périscolaire a ses fichiers, le sport a les siens. Vous pouvez donc passer d'une case à l'autre.

Pour faire ça, il fallait une condamnation pénale. A partir du moment où j'ai licencié quelqu'un en raison de son comportement avec des mineurs, je dois l'inscrire dans un fichier pour que les autres ne l'embauchent pas. - A.-E.Lemoine: Ni le périscolaire, ni les sports.

Car ces individus pouvaient passer d'une case à l'autre? - E.Geffray: Oui.

C'était cloisonné. Ca va disparaître. - P.Cohen: Il y a une question que se posent sans doute nos téléspectateurs: qui savait et depuis quand?

Vous avez fait une bonne partie de votre carrière à l'Education nationale. Quand avez-vous compris quelle était l'ampleur du phénomène, jusque-là apparemment ignoré par les autorités? - E.Geffray: Bétharram a servi de révélateur et de déclic, au titre d'actes passés.

Mais je pense que ça a aussi probablement joué, y compris avec d'autres dispositifs mis en place, sur la libération de la parole des enfants pour les actes qui se sont passés ces derniers mois ou ces dernières semaines. J'ai en tête un cas précis. C'est le cours d'éducation à la vie sexuelle suivi par la grande soeur qui a permis à la petite soeur à table de dire que c'était ce qui lui était arrivé. - A.-E.Lemoine: Il a fallu que les enfants parlent? - E.Geffray: Il a fallu faire tomber un certain nombre de tabous pour que la parole se libère.

Le 2e enjeu, c'est, collectivement, d'écouter la parole de l'enfant. - A.-E.Lemoine: Là, 255 signalements depuis le mois de janvier... - E.Geffray: Depuis le début de l'année scolaire, en septembre. - A.-E.Lemoine: Désormais, dès qu'un signalement est émis, quelles mesures sont prises ou bien vont être prises dès l'application de cette loi? - E.Geffray: A partir du moment où il y a un signalement à l'école, mais ça fait déjà longtemps qu'on l'applique, la règle, c'est: suspension de l'agent, enquête, sanction.

S'il s'avère que la personne a effectivement commis des actes...

On a parfois des accusations à tort. Ca peut arriver. Mais c'est la règle absolue.

Tout l'enjeu, c'est...

On a l'article 40, pour que le procureur puisse engager des poursuites pénales. Ce que la loi apporte, c'est de dire qu'à partir du moment où il y a un licenciement par l'administration, une révocation, comme à partir du moment où il y aura une sanction pénale, la personne ne pourra plus remettre les pieds à l'école, ni comme intervenant, ni comme agent public, ni comme agent du périscolaire, ni comme animateur sportif. Il est banni de l'école. - A.-E.Lemoine: Après un signalement, les parents sont tenus régulièrement au courant des mesures prises par la direction de l'établissement et l'académie? - E.Geffray: Ils sont tenus au courant de tout ce qui est suspension.

Mais la procédure pénale, par définition, le temps de l'enquête, qui peut parfois être un peu long...

Ca peut les laisser dans une forme de "silence". Ca ne veut pas dire qu'il ne se passe rien. La justice agit.

Mais pendant le temps de l'enquête, il n'y a pas forcément de nouvelles à donner aux familles. C'est évidemment frustrant, mais nécessaire pour avoir une procédure efficace. - P.Cohen: Depuis quelques minutes, plus de 1 million d'élèves de terminale reçoivent une première série de réponses à Parcoursup.

Le nombre total de voeux sur la plateforme a fortement augmenté cette année. En fin de parcours, certains finissent par choisir des études supérieures par défaut. C'est le cas d'un étudiant que nous avons rencontré.

Il voulait faire du droit et des sciences sociales. Il étudie aujourd'hui l'économie. - Au début, j'étais en liste d'attente.

J'avais de l'espoir. Au fil de l'été, je voyais que ça montait de moins en moins vite dans la file d'attente. J'attendais, j'attendais...

Malheureusement, je n'ai pas eu les voeux que je voulais. Du coup, je me rabats sur l'économie. J'essaie d'apprécier les matières que je peux.

Mais je reste un peu déçu. Je vais prier pour que ça se passe mieux dans 2 ans, au moment du master. Et encore une fois, là, il y aura une sélection. - P.Cohen: Vous pensez, comme ceux qui défendent ce système, que c'est le moins mauvais possible, compte tenu de la sélection nécessaire à l'université?

Ou alors, que Parcoursup doit être réformé? - E.Geffray: Il y a des gens, effectivement, qui disent qu'il faut abolir Parcoursup. - P.Cohen: C'est surtout LFI et le RN. - E.Geffray: Ils disent que Parcoursup, l'algorithme, trie les élèves.

Juste: il n'y a pas d'algorithme dans Parcoursup! Il n'y a pas de tri! Parcoursup fait juste se rencontrer l'offre et la demande.

Les élèves font leurs voeux et chaque formation choisit ses futurs étudiants. Parcoursup ne trie personne! Supprimer Parcoursup, ça veut dire le remplacer demain matin par un outil permettant de faire en sorte que l'offre et la demande se rencontrent.

Personne ne saurait faire autrement. Je ne sais pas pour votre génération, mais quand j'étais jeune, on avait des dossiers papier, on faisait la queue pendant des heures dans les universités. Les jeunes s'inscrivaient à ce que connaissaient leurs parents, en fait.

Aujourd'hui, tout jeune de France peut connaître toutes les formations dans le détail. Tout lui est accessible. Ca peut créer un petit vertige... - P.Cohen: C'était la solution par l'échec.

On comptait les abandons en première année. - E.Geffray: C'était aussi la sélection par le biais social.

Il valait mieux être riche et au courant pour aller en classe prépa. Ce genre de choses...

Aujourd'hui, ce n'est plus le cas. Tout élève peut avoir connaissance de tout ce qui se passe. La plateforme est transparente aussi sur les chances de réussite.

C'est pourquoi il faut bien accompagner les élèves, pour qu'il y ait un panachage. Il faut allier des licences très ouvertes aux formations spécialisées pour qu'ils soient sûrs d'avoir quelque chose. - P.Cohen: Tout cela n'élimine pas le sentiment d'injustice. - E.Geffray: Non, mais ça dépend beaucoup de ce qu'on a soi-même choisi.

Il faut construire ses choix. Pour le coup, c'est une exigence supplémentaire, il faut que ces jeunes soient encore mieux accompagnés. - A.-E.Lemoine: Souvent, ça crée une inégalité sociale.

Les mieux accompagnés sont ceux dont les parents leur payent quelqu'un qui les coache pour pouvoir se donner le plus de chance possible sur Parcoursup. Il y a un marché parallèle des coachs Parcoursup assez dingue! - E.Geffray: Ce n'est pas le seul marché qui est dingue.

En tout cas, celui-ci existe, mais la réalité, c'est qu'il y a 2 professeurs principaux par classe de terminale. Un jeune a d'abord vocation à discuter avec ses proches et ses professeurs. - A.-E.Lemoine: Qui ont le temps de l'aider à remplir le dossier Parcoursup?

Ca m'étonnerait. - E.Geffray: Si.

Les professeurs principaux reçoivent individuellement les élèves. Ca veut dire aussi que le jeune doit entendre les conseils qu'on lui donne. Il lui faut aussi un panachage de formations.

L'année dernière, à la fin, 94 % des élèves avaient eu une proposition par Parcoursup. Ceux qui sont ensuite entrés dans les commissions académiques, il n'y en a que 22 qui sont restés sans solution, sur 1 million de demandes. - A.-E.Lemoine: On a les résultats de Parcoursup avant même de savoir si on a le bac.

Ca commence le 15 juin prochain. Le plus jeune candidat aura un peu moins de 10 ans. C'est quand même assez hallucinant! - E.Tran Nguyen: C'est d'ailleurs ce que vous n'aimez pas.

Pour vous, c'est trop jeune pour passer le bac. Le record du plus jeune candidat est une jeune candidate qui avait obtenu son bac à 9 ans, l'an dernier. Un record qui aurait pu être battu par une candidate de 8 ans, inscrite la même année.

Ca avait fait les titres, à l'époque. Finalement, elle ne s'est pas présentée le jour J. Pour vous, quand on est un enfant, on devrait être scolarisé en primaire, on n'a pas forcément la maturité requise pour l'examen et les études supérieures qu'il ouvre.

Il faudrait donc instaurer un âge minimal pour passer le bac. Pas encore de précisions sur l'âge. Vous vous plongez dessus.

Pour vous, ce serait pour le bien des candidats. Nous sommes allés chercher quelques-uns des plus jeunes candidats au bac pour avoir le retour d'expérience. On a pu joindre Hugo, qui a obtenu son bac mention très bien.

En 2018, il n'avait que 12 ans. Depuis, il a poursuivi de très belles études, jusqu'à obtenir un doctorat à Oxford. Pour lui, avoir passé le bac à 12 ans, c'est ce qui lui a permis d'avoir ce parcours. - Ca a été une libération, pour moi.

Si je n'avais pas pu passer le bac à 12 ans, je me serais ennuyé. J'aurais dû faire des choses que je sais déjà, pendant plusieurs années. On pense que ce sont des gens qui sont contraints à passer l'examen de manière intensive, mais il y a des enfants que je connais personnellement aussi qui sont très demandeurs de ça et qui apprennent très vite.

De toute façon, c'est une personne de temps en temps...

Quand il y a des talents comme ça, c'est dommage de gâcher en leur imposant des cadres. - E.Tran Nguyen: On ne s'est pas contentés que de l'avis de Hugo.

On a aussi joint Lucie, qui fait partie des plus jeunes candidats qui vont passer l'examen cette année. Elle a 13 ans. Elle a sauté plusieurs classes car elle s'ennuyait.

Elle est en terminale et elle a plus de 16 de moyenne. Elle voudrait un bac avec mention, si possible. - J'ai sauté le CP, le CE1, la 5e et la 4e.

Ce n'était pas mon intention dès le départ de passer mon bac à 13 ans. C'était une recherche de stimulation. J'ai toujours été curieuse.

Je voulais en savoir plus. Ma moyenne générale en terminale, elle est entre 16 et 17. Pour le bac, je vise une moyenne de peut-être 17.

Donc, une mention très bien. Niveau métier, j'hésite entre neurologue et ingénieur. - E.Tran Nguyen: On a aussi fait réagir nos téléspectateurs.

Plusieurs avis ont été affichés. Beaucoup ne comprennent pas ce qui attend ces enfants surdoués. Qu'est-ce que vous répondez? - E.Geffray: Je suis assez étonné.

Alors que j'ai parlé du baccalauréat pendant une heure à la presse, la seule chose qui intéresse tout le monde, c'est une réponse à une question marginale. Je vous avoue que ce n'est pas ma priorité dans la vie, l'âge plancher du baccalauréat. Qu'est-ce que je veux dire?

Quelque chose de très simple. Je ne suis pas sûr qu'il soit simple pour un enfant, indépendamment de son cursus scolaire...

Je ne parle pas de ceux qui sautent des classes et qui sont accompagnés. - A.-E.Lemoine: Vous parlez des candidats libres? - E.Geffray: Oui, ceux qui sont inscrits en candidat libre par leurs parents pour le plaisir d'avoir le bac à 7, 8 ou 9 ans.

Vous avez aujourd'hui des officines qui proposent de prendre en charge votre enfant à partir de 2 ans pour qu'il puisse passer le brevet avant 6 ans et le baccalauréat avant 9 ans. - P.Cohen: Pas en France? - E.Geffray: Ce sont des officines en ligne, pour passer le bac français.

Voilà ce qui se passe. Je ne peux pas dire, en tant que ministre, que je trouve ça formidable d'avoir comme horizon pour son enfant de le faire cravacher pour qu'il passe le bac en candidat libre avant 10 ans. Là, on est plutôt sur 12 ou 13 ans.

Ca a toujours existé. Quand c'est dans le cadre d'un cursus scolaire et d'un suivi pédagogique, je n'ai aucune difficulté par rapport à ça. Mais aujourd'hui, vous pouvez inscrire votre enfant à l'âge de 2 ans au baccalauréat, si vous voulez.

En dehors de tout contrôle pédagogique, j'ai un petit doute! On me parle tout le temps du bien-être de l'enfant, de santé psychique, mais ça, ça ne pose problème à personne...

Je trouve que ça en pose un petit. - A.-E.Lemoine: Un mot sur la fraude: 1208 cas de suspicion de fraude au baccalauréat, sur 1,2 million de candidats, on peut se dire que ce n'est rien.

Mais c'est en hausse de 30 %. En cause, l'IA... - P.Lescure: Est-ce que l'apprentissage de la fraude ne commence pas avec l'IA, justement? 90 % des élèves utilisent l'IA pour leurs devoirs à la maison.

Il faut leur enseigner comment s'en servir, ou bien il faut traquer les devoirs faits par l'IA? - E.Geffray: C'est sûr que l'occasion fait le larron.

L'IA crée l'envie de frauder. Toute la croissance est liée aux outils numériques, aux montres connectées, etc. Aux examens, on doit pouvoir composer sans IA.

Ce qu'on souhaite, c'est que nos jeunes aient une forme d'autonomie de la pensée. C'est ce qui leur garantira ensuite de ne pas être les esclaves de l'IA, que l'IA reste un outil. Ca n'interdit pas que, par ailleurs, en dehors des examens, on travaille avec l'IA et qu'on apprenne aux jeunes à s'en servir.

Ca passe par le langage. Plus vous avez de vocabulaire, plus l'IA vous sortira des choses poussées et utiles. Il faut les préparer aux bons usages de l'IA et l'interdire en revanche aux examens de manière catégorique. - A.-E.Lemoine: Le mot d'ordre du ministre de l'Education nationale aux correcteurs du bac cette année, c'est intransigeants sur l'orthographe, la syntaxe et la grammaire.

Ca a inspiré un quiz à L.Sénéchal. - L.Sénéchal: Je vous ai apporté une petite ardoise.

Je vous donne des mots et il faut bien les orthographier. Le mot "accueil"...

Il y a un petit piège... - E.Geffray: Pas vraiment. - A.-E.Lemoine: J'ai vu la main du ministre qui tremblait! - L.Sénéchal: Il y a un problème, monsieur le ministre! - E.Geffray: Si vous permettez...

Voilà. - A.-E.Lemoine: On a droit à une 2e chance, au bac?

Au rattrapage! - L.Sénéchal: Le mot "dilemme"... - E.Geffray: Ca s'écrit "dilemne"...

Il y a 2 écoles, les 2 orthographes sont possibles, non? - A.-E.Lemoine: Non, il y a 2 M!

Je surveille! - L.Sénéchal: Bon, "rhododendron"...

Juste pour être pénible! Et plus dur, "coccyx"! - E.Geffray: Alors, il me semble que ça doit s'écrire... - L.Sénéchal: Impossible de placer "coccyx" dans vos copies du bac, évidemment. - A.-E.Lemoine: Je peux souffler au ministre?

Je peux être votre IA? Après, vous serez suspecté de fraude...

Elle épèle. - L.Sénéchal: Bravo!

Elle a à peine triché. "Proscrire", à la première personne du singulier de l'imparfait du subjonctif, sinon, ce n'est pas drôle... - P.Lescure: Quoi!

Tu ne l'as jamais dit de ta vie, pourquoi tu veux... - A.-E.Lemoine: Que je proscrivisse? - L.Sénéchal: Oui, joli!

A "Première Guerre mondiale", vous mettez une majuscule où? - E.Tran Nguyen: A "première", et... - A.-E.Lemoine: Monsieur le ministre? - E.Geffray: Allez-y, vous semblez très doué! - L.Sénéchal: Et à "ministre de l'Education nationale", en question subsidiaire? - E.Geffray: Ministre ne prend jamais de majuscule.

Et "Education nationale", ça dépend des usages. Parfois, c'est sans la majuscule. Actuellement, c'est une majuscule à "éducation". - L.Sénéchal: Pas mal, 15/20, on va dire... - A.-E.Lemoine: "Débuts laborieux, peut mieux faire!" - L.Sénéchal: Je ramasse les copies... - E.Geffray: Pardonnez-moi, le vrai enjeu, c'est la relecture.

Quand on écrit comme ça, on fait tous des erreurs. Ce n'est pas grave d'en faire. Mais prenez 10 minutes à la fin pour vous relire.

C'est un respect de votre travail et aussi du correcteur. - A.-E.Lemoine: Merci.

Vous restez avec nous. On va aborder un tout autre sujet et cette question: et si les bijoux de la Couronne, dérobés lors du casse du siècle il y a 8 mois, avaient été écoulés près de chez nous, en Belgique? Une piste envisagée dès le départ et ravivée par un tuyau de policiers belges fourni aux enquêteurs français après la découverte de photos de la galerie Apollon du Louvre dans des téléphones portables de malfrats, originaires d'Europe de l'Est, interpellés pour une autre affaire.

On reçoit N.-C.Torrent, vous publiez ce livre.

Ce sont pas des photos anodines? - J.-M.Décugis: Ce sont des photos de la galerie d'Apollon, du Louvre et les enquêteurs veulent savoir s'il y a un lien entre ces photos, le casse et la "bande d'Aubervilliers". - A.-E.Lemoine: Elles sont toujours en cours d'analyse.

Il faut savoir de quand elles datent, par qui elles ont été faites, et par qui elles ont été envoyées. - J.-M.Décugis: Et savoir si elles ont un lien avec les cambrioleurs du Louvre.

Cette piste belge, dans le dossier, elle revient sans arrêt. Dès les premières heures après le casse, il y avait eu une alerte faite par la police française à la police fédérale belge, qu'on appelle Pink Diamond, un canal sécurisé, qui surveille le trafic de diamants. Déjà, il y avait suspicion que les joyaux avaient pu être écoulés en Belgique. - A.-E.Lemoine: La Belgique, Anvers, plaque tournante du diamant dans le monde? - N.-C.Torrent: Je parle sous contrôle de l'expert...

C'est 85 % de l'écoulement des diamants du monde qui passe par Anvers. Il y a ceux qui sont officiels et tout le marché noir. - A.-E.Lemoine: A Anvers, où on sait les sertir, retailler les pierres et les faire disparaître. - N.-C.Torrent: On sait le faire à Aubervilliers aussi. - J.-M.Décugis: Oui, et retailler aussi.

Une fois qu'on veut écouler des diamants aussi reconnaissables que ceux du Louvre, il faut les travailler. On enlève les montures, on fait fondre l'or ou l'argent et on taille les diamants pour les rendre méconnaissables, que ce soit la forme, la taille... - N.-C.Torrent: C'est compliqué.

Ce sont des diamants très bien identifiés, qui ont un code génétique. Il faut les couper en petits morceaux. Ca fait mal au coeur de dire ça.

Pour les écouler, il faut que le bijoutier soit très peu regardant ou les découper en petits morceaux. - A.-E.Lemoine: Les policiers français sont allés voir Omar le Vieux, un monsieur en Belgique. - J.-M.Décugis: C'est toujours la piste belge.

C'est un des cerveaux présumés du cambriolage de K.Kardashian en 2016, où la fameuse bague de fiançailles de K.Kardashian, le solitaire à 1 million d'euros, a disparu et on ne l'a jamais retrouvé.

On pense qu'il a été écoulé à Anvers, ce diamant. De façon informelle, les policiers de la BRB, la brigade de recherche du banditisme, sont allés voir ce Omar le Vieux pour voir s'il avait entendu parler de ces diamants. Je pense pas qu'il ait dit grand-chose. - A.-E.Lemoine: Autre élément de l'enquête qui laisse penser que les bijoux ont été démontés pour être facilement écoulés, c'est l'existence d'un atelier où tout le commando se retrouvait avant le casse. - N.-C.Torrent: Au moins 2 d'entre eux.

Sliman et "Doudou". C'est un local vélo dans un immeuble, un local collectif sur lequel ils ont changé les serrures pour sortir et entrer sans que personne ne les dérange. On y a retrouvé des détecteurs, des balises GPS utilisées par les policiers, des détecteurs d'ondes, de radio, des pierres de touche...

C'est un petit objet qui sert à vérifier la pureté de l'or. Il sait faire, il a tout le matériel pour faire du cambriolage et écouler. Est-ce qu'il a le réseau de receleurs, c'est la question suivante. - A.-E.Lemoine: On est même pas sûrs que les bijoux aient transité par cet atelier. - J.-M.Décugis: On est sûr qu'ils aient transité par un parking souterrain à Aubervilliers. - A.-E.Lemoine: C'est la dernière image officielle... - J.-M.Décugis: Du diadème de l'impératrice Eugénie.

Les policiers ont découvert ce passage souterrain 16 jours après, mais il y avait des caméras qui renvoyaient aux heures qui ont suivi le casse. 35 minutes après, il y a le fameux Doudou et son complice, les 2 qui sont entrés dans la galerie d'Apollon, qui sont là. Sur les caméras, on voit Doudou poser le diadème sur la selle du scooter.

C'est la dernière image qu'on a des bijoux. On suppose qu'ils ont disparu dans les heures ou les jours qui ont suivi. Après, ils sont arrêtés. - A.-E.Lemoine: Vous retenez un autre élément sur les caméras de surveillance, quand Doudou sort les bijoux d'Eugénie du sac, il cherche quelque chose dans la poche et lève les bras. - N.-C.Torrent: Il a l'air déçu.

Après, on interprète. On a l'image, mais pas le son. On a fait un joli dossier.

C'est fort comme moment. C'est la dernière image du bijou. C'est dans un contexte où on n'a pas envie de voir le bijou.

Il est pas bien, le pauvre bijou, sur un scooter, dans un parking. Ca fait mal au coeur. Dans quel état on va le récupérer?

Comment il a été traité? - A.-E.Lemoine: Jusque-là, les suspects arrêtés et incarcérés gardent le silence.

Ils disent rien ou un peu n'importe quoi. Ils pourraient peut-être parler à cause de la perspective d'une condamnation. - J.-M.Décugis: Il y en a un qui a été interrogé ce matin.

L'autre devait être interrogé dans l'après-midi. L'enquête piétine. Elle a été accélérée.

Les policiers ont très vite arrêté les 4 voleurs. Mais depuis, ça piétine. On n'a toujours pas les bijoux, ce qui était une priorité.

Où sont les bijoux? Soit ils sont en France, pas loin d'Aubervilliers, parce que c'est la dernière image et que tous les fils y ramènent, soit ils ont été écoulés à l'étranger, peut-être en Belgique. Aujourd'hui, c'est la piste la plus privilégiée. - E.Tran Nguyen: Il y avait une autre enquête sur une affaire du Louvre, la fraude à la billetterie.

Des faux guides faisaient rentrer des groupes de touristes avec des billets déjà utilisés ou achetés de manière frauduleuse. Pour que ça se passe, il fallait que des agents complices au contrôle dans le musée et au sein de ce musée...

C'est un préjudice évalué à plus de 10 millions d'euros. On comprend que le Louvre est le laboratoire pour les arnaqueurs. Ils voulaient reproduire cette arnaque au château de Versailles... - J.-M.Décugis: Ils l'ont fait.

Il y a eu une complicité interne. Le Chat noir et le Chat blanc, les ressortissants chinois, qui étaient trafiquants. Les policiers les appelaient comme ça.

Un 3e a été interpellé depuis. Ils fermaient les yeux. Tous le système reposait sur le fait de faire passer un maximum de groupes avec des billets usurpés ou utilisés plusieurs fois, 3 fois.

Ils faisaient passer les groupes et les surveillants fermaient les yeux. Ce couple était au chômage. Ils avaient une fortune...

On a trouvé plus de 750 000 euros en liquide dans les coffres de leurs parents et des biens immobiliers pour 3 millions d'euros. Le préjudice est de 10 millions d'euros. Ca a duré pendant des années, qu'avec des groupes chinois.

Il y a énormément de touristes chinois qui visitent le Louvre. - A.-E.Lemoine: Merci.

Vous vouliez conclure? - N.-C.Torrent: Cette dame n'a rien à voir avec le vol des bijoux.

Ca prouve qu'il y a une complicité possible intérieure du Louvre. - J.-M.Décugis: Il y avait des policiers qui étaient sur l'esplanade et qui étaient infiltrés, qui faisaient des faux touristes et des faux surveillants, qui étaient là, et qui auraient pu voir Doudou monter avec son complice sur son monte-charge. - A.-E.Lemoine: "Main basse sur le Louvre: les secrets du casse".

C'est disponible en librairie. Tout de suite, le 5/5. - Qu'est devenue Lyhanna, disparue il y a 3 jours? - Les recherches continuent sur le terrain.

Nous avons trouvé des éléments. Il y a des recherches. - L.Sénéchal: C'est l'histoire d'une insoutenable attente.

Voilà 4 jours que la petite Lyhanna a disparu. Cette collégienne de 11 ans a été vue pour la dernière fois vendredi à la sortie des cours. Les recherches mobilisent plus de 170 gendarmes et des dizaines d'habitants de sa ville du Gers.

Des bois, des routes et des rivières ont été explorés sans succès. Les parents de la jeune fille s'accrochent à leur espoir. - Je rêve que d'une chose, qu'on la retrouve et que...

Que j'aie le droit à mon câlin de fête des Mères comme tous les ans. C'est horrible, ce qui se passe. - Pour moi, c'est sûr, elle a été enlevée.

Il n'y a pas autre chose. Elle est pas partie d'elle-même. - L.Amar: Même émotion et incrédulité pour les camarades de Lyhanna qui ne pensent pas qu'elle soit partie d'elle-même. ... - L.Amar: Ce soir, la piste privilégiée est celle d'un enlèvement.

Un suspect est placé en détention provisoire depuis hier soir, un homme de 41 ans: Jérôme B., qui habite le village de Montestruc-sur-Gers, à 10 minutes de route du collège où Lyhanna est scolarisée. Un témoin a vu la jeune fille monter dans la voiture du suspect vendredi après-midi.

Il explique avoir déposé la jeune fille à la piscine sans avoir prévenu ses parents, mais il nie l'avoir enlevée. Il est le père d'une amie de Lyhanna. Il a déjà eu avec elle un comportement étrange à l'occasion d'une soirée organisée chez lui. - Elle a fait une soirée pyjama en début d'année scolaire chez sa meilleure amie.

Elle nous avait dit qu'il s'était amusé à lui faire des chatouilles, qu'il avait joué avec elle. On a demandé si ça avait été plus loin. Elle nous a regardés choquée sans comprendre de quoi il s'agissait.

Lyhanna descend du bus...

Il la voyait tous les matins. Il lui apportait des goûters tous les jours. Si c'est quelqu'un qu'elle connaît, elle serait capable de monter dans la voiture s'il lui avait proposé de rentrer à la maison. - L.Amar: On sait que Jérôme B. a exercé comme agent polyvalent.

Il effectuait des remplacements. La région Occitanie, son employeur, a mis fin à son contrat suite à un signalement pour comportement inapproprié avec une élève. Il lui envoyait des messages insistant sur les réseaux.

On rappelle que son casier est vierge et qu'il est toujours présumé innocent. En attendant d'en savoir plus, toute la ville se mobilise pour aider les gendarmes et en particulier le maire. - On est en train de vivre une véritable course contre la montre.

C'est tout un territoire mobilisé. En tant que maire, j'essaie d'expliquer aux gens pourquoi les initiatives personnelles peuvent être dommageables. On envie que ça s'arrête et d'arriver au bout de cette histoire. - L.Amar: Angoisse du maire partagée par les parents d'élèves du collège de Lyhanna.

Certains ont pris des mesures pour mieux les garder à l'oeil. - On y pense sans arrêt. Ma fille, je vais la récupérer par peur.

D'habitude, non. - Elle ne rentre plus toute seule. Elle n'a plus l'autorisation de sortir, même pour aller avec 1 ou 2 copines en ville.

Je lui ai pris un abonnement, un téléphone portable pour la géolocaliser à n'importe quel moment. - L.Amar: L'enquête sur la disparition de Lyhanna est confiée au procureur de la République d'Agen.

Les recherches sont toujours en cours. - A.-E.Lemoine: Le 5/5 de L.Sénéchal.

P.Poivre d'Arvor visé par de nouvelles plaintes. - L.Sénéchal: Des plaintes pour agressions sexuelles.

Ce sont 13 femmes qui accusent l'ancienne gloire du 20h d'agressions sexuelles. Patrick Poivre d'Arvor conteste l'intégralité des accusations portées contre lui. Ces plaignantes se sont constituées partie civile et se joignent à l'information judiciaire déjà en cours au parquet de Nanterre.

Toutes ces femmes ont été auditionnées ces dernières semaines. Certains faits sont prescrits, mais l'avocat de certaines victimes met en avant le principe de sérialité. Qu'est-ce que c'est, ce principe? - J.-M.Décugis: Je voudrais rendre hommage à la première plainte.

C'est moi qui ai sorti cette première plainte. La victime présumée s'appelait F.Porcel.

Ca a été très dur pour elle. C'est parce qu'elle a porté plainte qu'ensuite il y a eu une série de femmes qui ont pris la parole et qui ont dénoncé ce qu'elles avaient vécu. A cette époque, cette femme a beaucoup pris sur la tête.

PPDA était encore puissant. Moi-même, j'ai été déstabilisé par des pressions. Aujourd'hui, il y a une sérialité.

C'est vrai, mais parce que cette femme a parlé. - N.-C.Torrent: Quand toutes les plaintes sont prescrits, il suffit d'une non prescrite pour embarquer les autres. - A.-E.Lemoine: On en vient aux premières condamnations après les débordements du week-end. - L.Sénéchal: Des violences en marge de la victoire du PSG.

Certaines personnes ont été jugées en comparution immédiate avec des peines prononcées jusqu'à un an de prison. Il y a eu des amendes. - Ca reste un jeune.

Il est pas là pour casser du flic. - Ils m'ont dit que j'allais finir en garde à vue. Ca n'a pas loupé.

Je regrette largement. - L.Sénéchal: Le ministre de l'Intérieur a annoncé près de 900 arrestations, en hausse de 45 % par rapport à l'an dernier. 225 personnes majeures ont finalement été placées en garde à vue.

Les profils jugés sont très divers. Ce sont des personnes qui étaient au mauvais endroit, au mauvais moment, selon cette avocate interrogée, qui défendait surtout des mineurs. - Beaucoup de jeunes, de très jeunes adultes, voire des mineurs...

J'ai défendu des enfants, dont un jeune de 14 ans seulement. Ce n'est pas parce qu'il y a interpellation que des actes graves ont été commis. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle ils sont obligés d'en relâcher certains, d'en placer d'autres, de déférer des enfants pour leur faire peur, mais au final, ils n'écopent que de rappels à la loi.

L'immense majorité des réactions qui se sont produites dans la rue, ce sont des scènes de liesse, de joie. - L.Sénéchal: A gauche, on accuse l'exécutif d'avoir jeté de l'huile sur le feu avec un dispositif policier disproportionné.

A droite et à l'extrême droite, on dénonce des peines non prononcées. Aucun casseur n'est en prison. - Qui aurait pu prédire que des dizaines de milliers de supporters du Paris Saint-Germain descendraient dans les rues après une victoire historique? - Pourquoi avoir refusé la fan zone proposée par le maire de Paris?

Pourquoi avoir tout misé sur un dispositif de répression exorbitant? - Aujourd'hui, les commerçants ont peur lorsque notre équipe nationale joue des compétitions. - "Tu casses, tu répares", disait G.Attal.

Mais en réalité, les émeutiers cassent et les Français casquent. Nous attendons que les émeutiers soient condamnés à rembourser l'intégralité de leurs méfaits, sans quoi nous revivront les mêmes scènes à l'occasion de la Coupe du monde. - L.Sénéchal: La France insoumise dénonce des violences policières et accuse des policiers d'avoir crevé l'oeil d'un enfant de 13 ans avec des tirs de LBD.

L'IGPN a été saisie par le parquet. S.Lecornu a dit son soutien inconditionnel aux policiers et dénonce une inversion des valeurs.

Sur le procès au laxisme fait à l'exécutif, qu'est-ce que vous en pensez, monsieur le ministre? - E.Geffray: Il y a eu 900 interpellations.

Vous dites que personne n'est en prison ce soir, mais il y a des condamnations. Ils les feront. Il y a le temps de la protection policière face à des émeutiers.

On parle de gens qui font des tirs tendus avec des mortiers, pas de gens qui font la fête. Il y a des millions de gens qui ont fait la fête, c'est très bien. Il y a 900 émeutiers interpellés.

Je pense pas qu'on puisse parler de laxisme. - A.-E.Lemoine: D.Trump insulte B.Nétanyahou. - L.Sénéchal: Les propos sont rapportés par Axios, un média américain réputé bien informé.

D.Trump a insulté par 2 fois B.Nétanyahou. "Vous êtes complètement taré" et malgré ce coup de sang, Israël a frappé le Liban hier soir.

Nouvelle illustration d'une forme d'impuissance D.Trump, empêtré dans les conflits au Moyen-Orient et qui galère avec la fête des 250 ans des Etats-Unis... "The Atlantic" parle de fiasco, parce qu'il ramène tout à lui.

Les artistes qui devaient assurer le concert annulent les uns après les autres. Ca fait rire les émissions satiriques. ... ... - L.Sénéchal: La dernière trouvaille de l'administration Trump, c'est un billet de 250 dollars pour les 250 ans des Etats-Unis avec la tête de Trump.

C'est son portrait officiel, qui fait référence à son mugshot. Il faut changer la loi pour ça. C'est écrit dans un texte qu'il est interdit qu'une personne vivante figure sur des billets américains.

La loi est en cours de modification. - A.-E.Lemoine: Il nous reste 2 minutes pour rappeler à nos téléspectateurs de faire attention aux orages. - L.Sénéchal: La Côte d'Azur est concernée, mais des orages ont éclaté beaucoup plus au nord accompagnés parfois de grêle.

A Paris, averses impressionnantes, qui ont accompagné notre trajet au travail. On crevait de chaud la semaine dernière, on a perdu plus de 15 degrés. On ne sait plus comment s'habiller.

Version professionnelle, ça donne des terrasses qu'il faut protéger contre le vent et la pluie. Vous voyez les professionnels qui sortent les paravents. Il y a des boutiques dans lesquelles on ne vend plus des t-shirts, mais des imperméables. - Je suis en train de remettre les imperméables, parce que cette semaine, ils annoncent un peu de pluie.

Je vais les mettre pas tout à fait devant, mais un peu en décalé. On avait mis les shorts, les débardeurs. Cette semaine, on met autre chose.

Au jour le jour...

C'est la météo qui conditionne. - L.Sénéchal: Ce printemps est le plus chaud jamais enregistré par Météo-France. 1,7 degré au-dessus des normales.

Le mois de mai, pourtant marqué par le week-end pourri de l'Ascension, est le 2e mois de mai le plus chaud de l'histoire. L'effet Nino s'installe. Ca renforcera la chaleur en 2027.

En Chine, une tempête de sable géante a englouti une métropole de 7 millions d'habitants. Il y a eu des rafales de 100 km/h, des scènes de panique...

On est à l'extrême orient russe, au nord de la Corée du Nord. - A.-E.Lemoine: Merci.

Merci à nos invités. Je rappelle "Main basse sur le Louvre: les secrets du casse", votre livre...

Dans un instant, J.Binoche, L.Adler et J.-P.Leclaire