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interviewAurore Bergé· 25 novembre 2023 23 min

Le grand entretien (France Inter) - Aurore Bergé - 20 novembre 2023

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

recevons ce matin dans le grand entretien du 710 la ministre des solidarités et des familles questions et réactions au 01 45 24 7000 et sur l'application de France interre Aurore berger bonjour bonjour bonjour et bienvenue à ce micro beaucoup de sujets à aborder avec vous ce matin en cette journée internationale des droits de l'enfant le gouvernement va dévoiler aujourd'hui un plan attendu contre les violences faites aux enfants mais d'abord un autre âge de la vie le grand âge revient à l'Assemblée aujourd'hui l'examen d'une proposition de loi sur le Bien Vieillir porté par la majorité présidentielle on va en parler tout de suite mais vous avez annoncé il y a quelques jours une loi de programmation pour le grand âge c'est une promesse d'Emmanuel Macron qui remonte au début de son premier quinquena qu'il a toujours suspendu ou reporté alors cette loi de programmation c'est vraiment sûr et c'est pour quand alors c'est vraiment sûr parce que de toute façon façon le défi démographique il est devant nous lui il va pas se décaler ou se reporter en 2030 il aura 20 millions de personnes qui auront plus de 60 ans dans notre pays ce qui est très étonnant c'est à quel point le discours d'ailleurs à cet égard a profondément changé il y a 5 ans 10 ans on trouvait quand même que c'était formidable formidable que notre espérance de vie augmente formidable qu'on profite plus longtemps aussi de nos familles c'est-à-dire de nos parents de nos grands-parents et puis progressivement par de l'angoisse aussi que ça peut générer par rapport à la perte d'autonomie par rapport à la dépendance on voit final ement le grand âge comme une contrainte comme une charge comme une difficulté donc il faut qu'on arrive à faire les deux qu'on arrive en effet à planifier à programmer avoir une vraie trajectoire financière c'est l'objet de la loi de programmation qui é alors moi ce que je veux c'est déjà qu'on ait une nouvelle méthode sur la manière avec laquelle on construit la loi j'ai appris ça aussi en étant présidente de groupe à l'Assemblée nationale c'est qu'on doit faire différent de ce qu'on faisait auparavant et notamment dans la coconstruction réelle c'est-à-dire on n'arrive pas avec un projet de loi qui est déjà écrit et qu'on soumet à l'assem Assemblée nationale et au Sénat on l'écrit ensemble en tout cas moi c'est ce que je veux proposer à l'ensemble des groupes représentés à l'Assemblée pourquoi il a été on entends et vous le dites que effectivement le grand âge on peut pas le le problème est là devant nous pourquoi il a été reporté autant de fois pourquoi d'une certaine manière il il il passait il n'était pas prioritaire ce projet de loi grand âge je pense qu'il y a eu d'autres déjà il y a eu d'autres enjeux donc ça après il y a toujours des sujets de priorité et cetera mais il y a eu aussi d'autres manières de le traiter on l'a traité un peu d'un point de vue financier budgétaire on a créé ce qu'on appelle la 5e branche ça peut paraître très barbare ou très techno mais en vérité c'était aussi se donner les outils pour avoir des possibilités de financement et donc ça on l'a fait on a attribué une fraction de la CSG pour financer cette branche autonomie c'est quand même 2,6 milliards d'euros donc c'est pas rien maintenant ce qu'il faut c'est surtout donnerid c'est de dire rien l'idée c'est de dire un un candidat euh en 2017 qui dit ça va être une mes priorités le grand âge c'est très important et qui au fur et à mesure des années qui passe estime que c'est pas forcément la priorité alors certes il y a d'autres priorités il y a eu le covid et tout ça hein je ne je ne dis pas mais j'essaie de comprendre comment un sujet aussi brûlant passe en dessous de la pile si si on est un peu lucide il est passé un peu en dessous de la pile de beaucoup de gens y compris même médiatiquement je pense qu'il y a une forme de peut-être de dénis je sais pas peut-être de dénis individuel face à notre propre vieillissement de dénis collectif parce que c'est extrêmement violent et brutal de voir vieillir ce qu'on aime de voir vieillir ses proches et donc finalement on l'a assez peu traité regardz aussi la manière avec laquelle on parle des personnes âgé même la pudeur sur les mots les associations qui justement militent sur ces sujets-l on on ralbol qu'on disent personnes âgées disent mais assumez dites les vieux après tout pourquoi avoir tant de pudeur il y a eu un un contrealon des vieilles et des vieux qui a été organisé leur Adel par exemple y était donc il y a aussi ça c'est-à-dire quel est le discours ambiant qu'on a le discours ambiant c'est que quand vous voulez montrer dans une émission une personne âgée immédiatement la représentation que vous en avez c'est une personne dépendante donc oui il y a l'enjeu de la perte d'autonomie ou oui il y a l'enjeu de la dépendance oui il y a l'enjeu majeur du modèle économique de nos éepad mais à la fin par exemple les éepad c'est C 700000 personnes versus 20 millions de personnes qui auront plus de 60 ans donc vous voyez il y a aussi toute la société qu'on doit réussir à faire progresser culturellement sur ces sujets et qu'on doit faire évoler faut pas qu'on limite ce seul sujet comme on l'a trop souvent fait à une question sanitaire ou à une question médico-sociale mais or bergers les associations disent fixer un cadre pour 2030 une loi de programmation pour 2030 très bien mais là elles attendent des des moyens et des moyens tout de suite il y a les moyens qu'on a mis déjà sur la table il y a je évidemment j'ignore pas la situation notamment des éepades la situation des éepades elle est extrêmement difficile extrêmement difficile parce qu'il y a des modèles économiques qui changent extrêmement difficile parce que beaucoup d'entre eux sont en déficite parce qu'il y a eu de l'inflation malgré le bouclier énergétique il a eu aussi malgré tout une évolution des prix il y avait la nécessité de mieux rémunérer les professionnels mais ça veut dire que mieux rémunérer les professionnels c'est aussi des coûts supplémentaires évidemment pour les établissements il y a aussi développement de nouvelles maladies les maladies neurodégénératives qui sont de plus en plus prévalentes dans notre société donc c'est pas la même chose si vous voulez la conception des années 70 qu'on avait de l'épade un peu de cette maison de retraite c'était vous avez plus de 70 ans bah vous allez en épade déjà les plus de 70 ans ils ont des vies extraordinairement différentes les unes des autres et encore une fois des niveaux de dépendance d'autonomie extrêmement différent donc c'est tout ce modèle qu'on doit réussir à repenser en amont de l'examen de cette proposition loi vous avez présenté la stratégie interministérielle consacrée au bienvir aménagement des logements grâce à ma prime adapte euh accessible dès 2024 au plus de 70 ans accessibilité renforcée des gares mais aussi des enceintes sportives accès à la culture mais les critiques sont dures hein sur ces différents points le le député socialiste Jérôme Gedge déplore un catalogue imprécis de mesures existant de même Yann délégué général de l'association des Petits Frères des Pauvres qui regretteent qu'il n'y ait rien de concret au parisiens il dit le dispositif n'est pas à la hauteur de l'enjeu stop aux annonces instagrambles joliment présenté avec ministre sur estrade mais pas efficasse vous leur répondez quoi déjà que c'est la première fois qu'il y a une stratégie interministérielle qui est présentée c'est important s'il y a pas que le ministère des solidarités des familles ou que le ministère de la Santé par exemple qui doit porter cette question parce qu'on doit parler logement on doit parler mobilité on doit parler culture on doit parler sport on doit parler citoyenneté on doit parler environnement bref en fait c'est l'ensemble de la société qui doit se mettre au niveau pour être en capacité encore une fois de de faire face à ce qui encore une fois je le rappelle plutôt une chance et une opportunité dans notre société de se dire queespérance de vieg vous entendez ce qu'ils disent ils disent que vous avez des catalogues vous faites l'interministériel il y a il y a des mesures que vous annoncez mais ils disent que les associations disent que c'est des mesures sympathiques et cosmétiques que que le problème est tel aujourd'hui où il y a un manque de bras dans les épades il y a un manque de bras d'IDE à domicile les métiers ne sont pas attractifs les gens ne veulent pas y aller que là les petites mesurettes que vous c'est ce qu' c'est ce qu' c'est ce que disent les associations j' en avvez cité deux je pour en citer bien d'autres qui eux se sont félicités je P robinet par exemple sur Fédération hospitalière de France qui se félicite par exemple des annonces mais entendez ce qu'on dit c'estàd qu'on a l'impression d'une montagne à faire et que ils disent pas vous faites rien ils disent c'est très peu bah il y a les deux je suis désolé mais il y a à la fois des mesures précis qui doivent être prises pour que partout que ce soit dans nos villes dans nos villages dans nos services publics dans l'ensemble en fait des ministères et des donc des opérateurs de l'État et des administrations on se met à niveau c'est ça qu'on a présenté et cette C c'est cette trajectoire qu'on donne il y a une loi de programmation loi de programmation elle va faire quoi elle va se dire face au défi démographique concrètement comment on fait comment on fait avec les départements parce qu'à la fin au départ c'était une compétence des départements la question de l'autonomie donc comment les départements vont réussir à faire face comment on garantit qu'on est la même personne âgée quel que soit le territoire dans lequel on est qu'on va avoir le même niveau de prise en charge le même type d'accompagnement et comment on garantit d'avoir des professionnel en face on peut et comment on garantit d'avoir des professionnel en face comment vous allez il faut revaloriser ce on a déjà revalorisé les suets et il faut continuer à le faire je pense en particulier aux aides à domicile les aides à domicile c'est le métier le plus féminin de notre pays on dit pas 100 % on dit 8019 % mais c'est aussi l'un des métiers où il y a le taux de pauvreté qui est le plus important on est à 19 % de taux de pauvreté pour plein raison déjà parce que pendant longtemps c'était pas considéré comme des métiers c'éit les femmes avant qui faisaient qui occupaient ces fonctions là c'est les femmes qui s'occupaient de leurs parents de leurs grands-parents des personnes en situation de handicap les personnes en perte d'autonomie donc déjà on a mis du temps à reconnaître que oui c'était un métier que oui c'était un métier qui était technique moi je sais pas aller au domicile de quelqu'un pour le lever pour le porter pour l'accompagner pour le doucher et donc c'est un métier qui nécessite aussi une meilleure rémunération aujourd'hui il y a un vrai problème qui existe sur ce métier où vous êtes en permanence à faire des temps de trajet parce que vous allez d'un domicile à l'autre et ces temps de trajets ils sont pas valorisés ce qu'on appelle des temps invisibles mais enfin il y a pas que le temps où vous êtes au côté de la personne il y a le temps aussi où vous y allez c'est c'est le seul métier dans notre pays vous avez autant la nécessité de ce trajer donc alors comment vous allez faire comment vous revoir la les fait effectivement ils ont été très bien décrits par franis Ruffin et Bruno Bonel de chez vous de de renaissance qui av fait tout un travail pomerie aussi qui qui a beaucoup travaillé sur ce sujet récemment benah revoir la manière avec laquelle s'est financé aujourd'hui il y a une tarification qui a une tarification à l'heure ça ne marche pas d'ailleurs en général vous savez qu'on a fait des tarifications à l'acte ou des tarifications à l'heure ça c'est souvent retourné contre les professionnels et donc contre la prise en charge des personnes donc c'est ça évidemment qu'on doit revoir en lien avec les départements dès aujourd'hui dans la proposition de loi qu'on examine puisque je propose un amendement du Gouvernement pour que on puisse avec des départements pilotes qui souhaitent s'engager à nos côtés et bien revoir cette tarification parce que de toute façon c'est notre intérêt commun on ne sera pas recrué si on ne valorise pas ces métiers dans la société et si donc on ne les reconnaît pas à leur juste valeur y compris d'un point de vue budgétaire financier passons par le standard d'Inter Fabiane nous y attend bonjour Fabienne oui bonjour monsieur demorant madame berger alors moi je voulais mettre l'accent sur un problème qu' est en éepad je pense que vous avez vu comme moi le ce qui s'est passé dans l'article de 60 millions de consommateurs c'est exactement ce que vivent les gens en pad c'est-à-dire des produits de mauvaise qualité mal préparé mal présenté souvent froid et donc je pense que là vous parlez argent je pense que quand on straite bon moi les pases dans lequel est maman c'est hor mais ils font la même chose dans les cantines et donc moi je voulais mettre l'accent sur le moment des repas parce que c'est les un moment que les gens attendent et donc je fais partie du conseil de vie sociale de la maison de retraite à chaque fois nous alertons là-dessus et visiblement la direction et et à les Malé avec le contraat qu'elle a avec les les multinationales de l'alimentation voàci Fabien merci pour merci pour cette question et ce ce témoignage pourquoi si peu d'argent pour l'alimentation dans les pâes don parle notre auditrice et sur la question de l'alimentation en général dans ses établissements la question de l'alimentation c'est non seulement un moment qui est un moment de de vie sociale évidemment surtout en France mais c'est aussi un moment de santé le risque de dénutr chez les personnes âgées c'est l'un des principaux risques ensuite pour leur santé on a mis un vaste en place un vaste plan de contrôle des épad dans 2 ans on aura réussi à contrôler les 7500 épas de notre pays et quand on dit les contrôlerés c'est pas juste la question des malversations financières qui avait malheureusement prévalu au sein d'orpa et qui avait été révélé dans dans un livre notamment et dans une enquête mais c'est contrôler la qualité de la prise en charge la sécurité des personnes donc la question de l'alimentation la question du risque de nutrition c'est évidemment au cœur des contrôles qui sont mis en place Gérard est en ligne Gérard vous nous appelez de la Nièvre bonjour bienvenue bonjour bonjour à toute l'équipe et bonjour madame berger bonjour on vous écoute j'avais oui j'avais cette question toute simple que fait-on pour les 3000 enfants qui dorment encore dans la rue à notre époque et dans notre pays merci beaucoup pour votre réponse merci à vous Gérard pour votre question Aurore berger on a mis en place avec l'UNICEF parce que c'est l'UNICEF qui est qui a beaucoup travaillé sur cette questionl un observatoire alors je dis ça ça peut paraître étonnant de dire il y a besoin d'un observatoire mais c'était une demande de l'Unicef France de dire à un moment on veut savoir concrètement ce qui se passe et pourquoi on a encore des des enfants qui peuvent dormir à la rue de manière à aller évidemment les chercher les accompagner on a Enis on a garanti aussi les places d'hébergement d'urgence 203000 places d'hébergement d'urgence pour garantir évidemment qu'il y ait pas un enfant qui puisse continuer à dormir à la rue et puis ensuite il y a la qualité de cet hébergement d'urgence typiquement quand vous y êtes avec des enfants en basage mais que dans ces hébergement vous avez pas les moyens de faire à manger parce que il y a pas de cuisine que vous pouvez pas préparer les repas de vos enfants c'est un problème donc là encore on a renforcer les moyens financiers dans le cadre du PCT des solidarités pour garantir que un il y a pas un enfant qui dorme à la rue pour le faire en lien avec les associations pour garantir des places d'hébergement d'urgence et pour le faire dans des conditions où ses enfants seront accueillis dignement c'est pas juste dormir dans une chambre ou dans un lit c'est aussi leur garantir l'accès à des services qui sont des services essentiels enfin c'est qu'il y a des médiateurs en lien avec les éducation nationale parce qu'on a trop d'enfants qui dans le cadre de ces types d'hébergement ne vont pas à l'école et ne pas aller à l'école c'est évidemment une perte de chance phénoménal sur leur avenir et c'est aussi l'accès là encore au sport à la culture à l'apprentissage donc c'est tout ce plan-l qu'on met en place pour qu'évidemment on n plus d'enfants qui puissent dormir à la rue dans notre pays une question sur les violences conjugales horuror berger parce que vous avez un portefeuille qui est très large c'estd vous faites vous êtes vous avez l'enfance vous avez les personnes âgées les vieux comme vous dites on en a parlé et il y a aussi les femmes et les violences faites aux femmes 245000 victimes de violenceces conjugal ont été recensées en 2022 c'est 15 % de plus que l'année d'avant les associations y voit le signe d'une meilleure prise en compte de leur parole certes certes mais ce chiffre est sidérant et ne baisse pas 118 femmes ont perdu la vie aussi l'an dernier c'était la grande cause nationale d'Emmanuel Macron depuis 6 ans et les chiffres ne baissent pas de ce point de vue-là reconnaissez-vous une impuissance à faire bouger les choses bah si on reconnaît une impuissance ça veut dire que on arrête toute politique publique et qu'on laisse tomber on pouveit pas être du gouvernement et dire et dire ça sert à rien parce que la formation des policiers des gendarmes la capacité évidemment à accompagner les femmes la manière avec laquelle on en parle depuis quelques années je pense que non heureusement il y a quand même des choses qui on qui ont changé c'est Beranger Couillard qui est minist délégé en charge de la lutte contre les violences faites aux femmes notamment à partir du 1er décembre on va généraliser ce qui a été voté à l'assemblée qui est une nette d'urgence aujourd'hui en moyenne une femme qui est victime de violence elle va faire se aller-retours cette aller-retour entre le moment où elle prend la décision de vouloir partir et le moment où elle part effectivement alors il y a la question de l'emprise dont on a beaucoup parlé mais au-delà de ça en vérité c'est aussi que concrètement partir elle en a pas forcément les moyens elle fait comment en fait pour prendre un train pour aller rejoindre sa famille elle fait comment pour avoir une première nuit d'hôtel elle fait comment facee parfois une espèce d'imbrogliot aussi des des services public des différents opérateurs je pas donc bah elle fait comment à partir du 1er décembre toutes les cafes dans notre pays qui sont très bien identifiés ou en ligne elle pourra demander une aide d'urgence qui lui sera automatiquement versée minimum de 600 € pour lui garantir justement ces premiers jours ces deux trois premières semaines où elle pourra partir et ensuite surtout évidemment c'est pas juste une aide financière c'est être accompagné être soutenu et avoir l'ensemble des services de l'État qui se mettent à sa disposition pour garantir que le départ soit un départ réel et qu'elle ne retourne pas donc là c'est une annonce que vous faites ce matin c'est-à-dire qu'à partir du 1er déc une femme qui est VI victime de violence conjugale doit appeler sa CAF elle appelle sa CAF elle se rend dans sa CAF elle va sur le site internet de la CAF et elle aura accès dans les 3 à 5 jours maximum à une a d'urgence qui sera débloqué minimum 600 € c'est plus si elle a des enfants par exemple parce que l'idée c'est évidemment qu'elle puisse partir avec les siens je crois que là c'est une vraie simplification mais c'est surtout une réponse immédiate à des problèmes très concrets on peut pas avoir des femmes quiué ça prenait trop de temps c'était il av pas vra d'urence avait des aides parfis souten par certaines CACI par certaines associations bref le problème c'est que à partir du moment où vous vivez les violences conjugales et à partir du moment où vous avez le courage de de se de vous dire que pour votre survie ou pour celle de vos enfants il faut partir en fait c'est toute la société qui doit se mettre à votre disposition pour que ça puisse être possible donc c'est ça qu'on fait à partir du premier DESC retournons au standard ou d'autres questions nous parviennent sur l'âge les âges le grand âge Chantal bonjour oui bonjour bonour on vous écoute soyez la bienvenue merci merci Nicolas euh j'ai 76 ans aujourd'hui et je me dis que demain ça va avancer très vite je suis pour l'instant en capacité de de Me de m'occuper de moi mais demain avec la petite retraite que j'ai et si j'arrête de travailler parce que je suis obligée de travailler encore aujourd'hui pour payer un loyer j'ai regardé dans les maisons de retraite il y en a aucune au prix où elles sont qui qui pourra qui pourront m'accueillir alors parler des solidarités c'est un peu noyer le poisson c'est de la solidarité non il faut parler c'est le mot tout seul avec son son avec son son la solidarité parce que je fais comment je peux pas aller habiter chez mes enfants je veux pas les embêter et aucune maison de retraite ne me recevra donc je dormirai où je fais comment pour vivre demain vous travaillez encore avez-vous dit Chantal vous travaillez que faites-vous quel métier je suis dans la psychothérapie je reçois encore un petit peu de patient parce que mon esprit est bon mais demain ça galope la vieillesse et je devrais m'arrêter peut-être bientôt voilà et le physi peut suivre aussi donc je fais comment merci merci Chantal pour ce témoignage comment répondre à à l'inquiétude qu'on vient d'entendre bah il y a l'inquiétude pour soi-même il y a l'inquiétude immé ement aussi qui est formulé pour ses proches en disant je veux pas devenir une charge demain pour mes enfants pour mes petits enfants oui puis j'ai pas les moyens et il y a le j'ai pas les moyens déjà il y a pas une seule réponse parce que Chantal comme beaucoup d'autres il y a la seule réponse c'est pas forcément les pad la plupart des Français qu on leur demande ils veulent continuer à vivre chez eux parce que c'est là où ils sentent bien c'est là où ils ont leurs souvenirs c'est là où ils ont leur leur vie tout simplement donc il y a ce qu'on fait sur le logement concrètement parce qu'à un moment ben quand on a une perte d'autonomie si on a une chambre à l'étage c'est des choses très pratiques mais ça fait que vous vous pouvez pas forcément continuer à vivre chez vous donc à partir du 1er janvier il y aura une aide dont Chantal je pense pourra donc bénéficier vu à la fois son âge et et son niveau de revenu qui va lui permettre d'adapter son logement et il vaut mieux l'anticiper évidemment faut pas attendre d'être déjà en Perre totale d'autonomie pour pouvoir le faire et puis il y a en effet on en parlait la question des aides à domicile c'est-à-dire qu'encore une fois parfois il y a l'adaptation du logement mais on a quand même besoin de quelqu'un qui vient nous aider et nous accompagner et puis enfin il y a tout le parcours des personnes parfois on a chuté chez soi et donc on ne se plus de rester à domicile pour autant on n pas envie d'aller dans un éepad et ben on a d'autres solutions qui existent de d'habitat inclusifs d'accueil familial de résidence senior c'est ça qu'on veut évidemment développer et puis il y a évidemment les pates qu'on a besoin d'une solution qui est plus médicalisée et là pour les personnes qui ont les plus faiblees niveau de revenu à ce qu'on appelle l'habilitation à l'aide sociale qui fait qu'il y a des places qui sont réservées qui ne sont pas au prix j'allais dire que vous pouvez lire sur Internet et qui peuvent garantir que les personnes qui ont les revenus les plus fragile puisse évidemment être accue berger deux réactions pardon hein sur ce que vous votre annonce sur les violences faites aux femmes et et appeler la CAF et on vous on vous versera une aide d'urgence de 600 € de réaction immédiate Sonia appeler la CAF en cas d'urgence on voit bien que Madame berger n'a jamais essayé de les joindre Sophie téléphoner à la CAF en urgence vous avez déjà essayé alors déjà il y a des agents quand même et qui sont heureusement compétents et efficaces il y a différents moyens de joindre la CAF il y a leur les appeler il y a aller sur place il y a aller sur internet je pense que la plupart des gens aujourd'hui peuvent aller faire leur démarche et parfois le font aussi donc il y a tout ça on d'ailleurs on augmente le nombre de personnes dans les cafs pour qu'il y a un accueil beaucoup plus humain aussi pour qu'on ait justement enfin quelqu'un au bout du fil quelqu'un derrière un guichet quelqu'un qui accompagne l'avantage des cafes c'est quoi c'est qu'il y en a partout sur le territoire il y en a partout dans les départements c'est des gens qui sont identifiés c'est des agents qui en a confiance parce que l'objectif c'est ça c'est que la personne qui a déjà vécu les violences et bien elle est une démarche simple à effectuer à réaliser auprès d'interlocuteur qu'elle connaît et en qui elle peut avoir confiance c'est la raison pour laquelle on a pensé au CAF et puis parce que ils peuvent immédiatement aussi permettre de faire le versement en quelques jours à peine sur un compte bancaire dernière question ROR berger Emmanuel Macron a promis une loi sur la fin de vie faudrait-il un référendum sur une question de ce genre et vous à titre personnel quel est votre position sur le fond de ce sujet qu'il faut un référendum ça c'est pas à moi de le dire sera au président de la République évid de de l'arbitrer c'est sa prérogative je pense que c'est quand même un très beau débat qui mérite non seulement un débat de société évidemment avec les Français mais qui mérite aussi un beau débat à l'Assemblée nationale et au Sénat j'espère qu'il y aura aussi un climat dans ce débat qui permettra d'avoir quelque chose de respectueux c'est un débat qui est beaucoup trop sensible beaucoup trop humain beaucoup trop trop humain pardon beaucoup trop intime votre intime conviction à vous moi mon intime conviction c'est qu'il faut aller plus loin que la loi cl Leonetti ou c'est déjà qu'il faut que la loi cl Leonetti évidemment soit appliquée partout sur les territoires et c'est pour ça que dans le projet de loi qui est travaillé par agnè firman le baudau il y a d'abord la question des soins palliatifs et de la proposition qui doit être faite systématiquement d'avoir accès de soins palliatif on meurt pas bien de la même manière en France pourquoi parce qu'on a pas partout accès évidemment au soins palliatifs et donc c'est ça déjà qu'il faut évidemment résoudre et après écoutez on va travailler ensemble et conjointement sur un projet de loi qui doit respecter le libre choix des personnes moi ma conviction c'est d'abord d'avoir un débat de qualité de permettre que les soins palliatifs soient réels partout sur le territoire et que surtout surtout ce débat ne donne pas l'impression aux personnes notamment en personnes les plus fragiles ou en situation de handicap pardon qu'elle ne serait pas un atout pour notre société parce que c'est une de leurs craintes ok on on a pas vraiment la réponse ou alors plutôt contre si si j'arrivais à bien dire PL difficile de vous répondre en 15 second on entend l'ultrason