Confiné(e)s, épisode 17 : L'Europe face au COVID-19 ? Amélie de Montchalin
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:00OuverteRéponse directe
Peux-tu nous donner ton regard sur la situation comparée entre les pays européens face au COVID-19 ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Quels enseignements tires-tu des forces et faiblesses des systèmes sanitaires européens ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Comment juges-tu la capacité de coordination sanitaire européenne pendant la crise ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Peux-tu nous en dire plus sur le programme Discovery et ses blocages administratifs ?
- 22:00OuverteRéponse directe
Un exécutif de la santé européen est-il une possibilité pour demain ?
- 28:00OuverteRéponse directe
Comment juges-tu la réaction européenne monétaire et financière face à la crise ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Amélie de MontchalinFait
« la question européenne est totalement au coeur de ce que nous vivons aujourd'hui ce que nous allons vivre demain »
- 7:30Amélie de MontchalinFait
« il ya eu un moment de repli national aujourd'hui entre temps il ya eu un sursaut beaucoup de pays ont finalement beaucoup plus ajustés coordonner leur sera »
- 10:00Amélie de MontchalinFait
« il ya beaucoup d'efforts fait actuellement pour que l'on rende nos décisions cohérentes sur un plan sanitaire que les décisions des uns ne remettent pas en danger la santé des autres »
- 12:00Amélie de MontchalinFait
« il ya eu le nord de l'italie qui était très touchée on a vu la bavière on avait quelques régions en autriche on a vu effectivement aussi la belgique »
- 18:00Amélie de MontchalinFait
« le matin et médicale les masques les blues et surblouse les lunettes on en a tous manqué un moment donné »
- 23:00Amélie de MontchalinChiffre
« on a créé un mécanisme de soutien le chômage partiel partout en europe on a créé un mécanisme de soutien aux pme aux casiers de faire faillite »
- 25:00Amélie de MontchalinFait
« on a suspendu les règles du pacte de stabilité pour dire que l'on pouvait pas gérer nos budgets nationaux actuellement comme en temps normal »
- 29:00Amélie de MontchalinFait
« on a créé un filet de sécurité pour qu'un état si demain il a plus accès aux marchés financiers et puis c'est quand même se financer »
- 31:00Amélie de MontchalinFait
« la bce a agi de manière extrêmement rapide pour soutenir l'euro et d'instabilité financière »
- 36:00Amélie de MontchalinFait
« on acte il ya le 26 mars dernier le 26 avril dernier que nous sortirions ensemble avec un plan de relance commun »
- 38:00Amélie de MontchalinFait
« c'est pas de l'investissement avec la bonne conscience de faire des chèques c'est l'investissement pour la transition écologique »
- 41:00Amélie de MontchalinFait
« on a pris les dispositions qui décèdent du confinement qui a des dispositions strictes parce que comme j'ai souvent dit si on était confiné chez nous c'est pas pour qu'on se retrouve qu'on ait la frontière se balader »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bonsoir à toutes et à tous ravis de vous retrouver ce soir pour un petit peu technique mais j'espère que j'entends amélie oui c'est bon mais on se contente en scène ont sapé au milieu mais je pense que nous ceux qui sont avec nous sont sûrement contentant d'introduction bompard est ok mon nom mais je plus que ça va pas être en tout cas merci beaucoup de prendre ce temps on va passer vite de maires ensemble et on aurait mille sujets abordés parce que évidemment la question européenne est totalement au coeur de ce que nous vivons aujourd'hui ce que nous allons vivre demain et donc je voudrais commencer de façon très simple tu vis littéralement en europe tu vois la situation et tu vois la crise partout est ce que tu peux nous donner ton regard sur la situation comparée je passais le bongo nous qui démarreront notre déconfinement lundi de ce que tu vois dans les autres pays européens merci mais troué et merci effectivement d'avoir cet échange sur les aspects un peu européen de cette crise un peu inédite que nous vivons au bonjour à tous merci de nous rejoindre du temps que vous passez ici mais bon je crois que la comparaison c'est une tentation qu'on a tous beaucoup vu à savoir un peu qu'ils avaient mieux ou moins bien gérées et je pense que c'est en fait quelque chose qui a pas beaucoup de sens en termes de pays parce que si vous regardez même la france ou avec ce virus il est assez particulier c'est pas la france qui avait touché ses des régions et on compare pas entre nous et à l'occitanie et le grand test ou en tout cas si on gardait la chaîne européenne on voit qu'il ya eu le nord de l'italie qui était très touchée on a vu la bavière on avait quelques régions en autriche on a vu effectivement aussi la belgique et donc c'est pas forcément des pays à l'échelle entière c'est plus des régions et dont je pense que la compare le comparatif des chiffres et d'ailleurs il est assez morbide et surtout ils reflètent pas je crois que l'essence et de cette crise essentiel c'est que il ya eu un moment initial on voit bien de grandes sidération les gouvernements et des prix et beaucoup par surprise il avait compris que c'était une maladie qui était au départ ni à des touristes et puis d'un seul coup c'est devenu des dynamiques effectivement très locale très virulente et donc il ya eu un moment de repli national aujourd'hui entre temps il ya eu un sursaut beaucoup de pays ont finalement beaucoup plus ajustés coordonner leur sera j ai actuellement ce qui se passe en france ce déconfinement progressif régionaliser ou en tout cas différencier c'est ce qui se passe on voit en allemagne ce qui se passe en italie c'est ce qui ce passe en espagne et donc on est en train de suivre chacun aussi avec nos cultures avec eux aussi notre façon de vivre ce redémarrage d'une forme de vie sociale économique éducative chacun avec nos paramètres c'est normal que le déconfinement soit pas totalement harmonisée parce que ce virus et ben il n'a pas eu une action harmonisée il en a tous touchés mais de manière à finalement parfois différentes notamment en dans le temps l'italie d'abord puis l'espagne très fortement puis la france qui on a vu le royaume-uni la belgique et donc on est en train de coordonner ce qui on pourrait revenir l'imaginent mais il ya beaucoup d'efforts fait actuellement pour que l'on rende nos décisions cohérentes sur un plan sanitaire que les décisions des uns ne remettent pas en danger la santé des autres bien sûr on va aborder ces points là évidemment là je pense que tu as tu as bien raison de l'être très prudente dans la comparaison entre les différents pays on voit bien que chacun a réagi aussi avec ses moyens cette crise elle a révélé les forces et faiblesses des différents systèmes sanitaires notamment dans les différents pays est ce que toi de ce que tu as vu dans d'autres pays européens tu tire des enseignements sur nos propres forces et nos propres faiblesses d'un point de vue mes capacités de réaction sanitaires moi ce que je veux voir là c'est dans tous les pays il ya eu et on doit le malheureux remarqué très très lucidement quelques facteurs communs sur lesquels on doit faire des progrès je pense en européen d'avancés incapacité à avoir non seulement de la veille sanitaire mais une vraie capacité d' alerte comment on passe de l'observation il ya une maladie nouvelle à il faut qu'on se prépare ça je pense qu'il faut qu'on fasse en européen il ya effectivement des systèmes de veille épidémiologique ils sont pas forcément meilleurs que ce qu'on en france et pas se comparer en mieux ou moins bien mais sur lesquels je pense qu'il faut qu'on apprenne à voir comment justement on est passé dans la prévision mais aussi on est dans l'anticipation ensuite il ya on le voit bien aussi d un organisme territorial différentes il ya les pays qui ont beaucoup de matériel médical et les banques pays qui ont beaucoup de médecins généralistes et les pays qui sont très centralisé je sais pas aujourd'hui dire on ne peut pas tirer facilement aujourd'hui les leçons de la crise mais il ya forcément des choses qui nous qui serons à apprendre les uns des autres et puis il ya un dernier point pour le coup qui s'applique partout en europe c'est que le matin et médicale les masques les blues et surblouse les lunettes on en a tous manqué un moment donné on trie on a tous eu peur de manquer à un moment donné et donc si on a voulu tous est beaucoup plus solidaires on aimerait on aurait tous aimé beaucoup plus soutenir l'italie roumains ont été heurtés par la vague épidémique fortement mais la solidarité c'est un concept qu'on ne peut pas appliquer si on n'a pas les moyens d'être solidaire et on peut pas invoquer la solidarité on peut dire on a envie d'être solidaire mais si on n'a pas les moyens vraiment d'être utile et efficace on peut pas le faire et donc il ya une leçon que les européens tirent unanimement c'est le besoin de recréer des capacités de production de stockage de matériel médical de médicaments et ce qui va avec la relocalisation et c'est là un vrai pilier d'un souveraineté notre autonomie le président la république depuis son élection il ya trois ans jour pour jour maintenant nous dit il veut construire cette europe puissance autonome et bien s'il ya bien un domaine où aujourd'hui on est en train de faire et je pourrais vous donner des exemples très concrets en train de construire une vraie europe de la santé souveraine c'est déjà en train de se mettre en place et on l'a on a des bons exemples et c'est important de se le dise parce que la notion de souveraineté est parfois présenté comme un store de revirement idéologique dans ce que nous pourrions porter alors que au contraire au coeur de ce que le projet comporte puisque le candidat macron pas on était déjà à l'époque la question de la souveraineté européenne est totalement centrale et c'est ce pourquoi on s'est battus notamment les reins ans dans la campagne européenne alors tu disais aussi autre chose qui me semble très important qui est la solidarité européenne peut-être l'occasion de rappeler qu'on a quand même plus aidé les italiens en européens les chinois par exemple même si l'on peut être mieux médiatiser les aides qu'ils pouvaient apporter et quel regard à quel jugement à ce que tu portes sur la capacité de coordination sanitaire qu'on a eu quand même dans cette crise il ya des questions de solidarité la coordination action est-ce que là aussi est d'être des leçons à tirer pour la suite ce que je vois c'est qu'aujourd'hui les compétences sanitaires sont des compétences à 95% nationale et donc faut savoir les mises la santé avant cette crise si se réunissaient une fois par trimestre c'était objectivement déjà que un bon amant de rythme à l'initiative de la france dès qu'on a vu les premiers signes du courant des virus on a demandé à ce que ces mini la santé du coup je serai lis beaucoup plu à beaucoup plus souvent pas parce qu'on pensait que la commission européenne allait tout géré depuis bruxelles et c'est pas la commission européenne loyers qui va allouer les lits d'hôpitaux ça n'a aucun sens mais de dire il faut construire d'entre nous qu'on partage d'information des bonnes pratiques ou partagent aussi les choses qui nous surprennent et donc c'est à l'initiative de la france que s'est tenue cette première réunion le 13 février dernier ensuite il faut savoir qu'au fort au plus fort de la crise est réalisée tous les jours et maintenant ça se réunit deux fois par semaine et puis j'espère qu'avec ce déconfinement qui s'amorce sera doigt de manière plus espacées mais effectivement il faut qu'on a un bon dans la coordination déjà pour qu'on se connaisse les besoins des uns et des autres c'est difficile avant la solidarité si on connaît pas les besoins si on n'a pas les moyens ensuite de la solidarité deuxièmement je crois de solidarité ass et efficace et ses effectifs sur les vaccins sur la recherche sur les traitements s'est cassé des essais cliniques à l'échelle européenne c'est compliqué les assiettes unique à l'échelle européenne parce que on n'a pas par exemple à ce stade les mêmes protocoles d'essais cliniques mais je pensais un très long sujet on peut progresser mais ce qui est certain c'est que tous les résultats de tous les pays européens sont partagés avec les autres et dont pouvaient pas 27 fois la même recherche même si dans l'organisation ça pas différent et puis enfin il ya un point sur lequel on a beaucoup progressé depuis le 10 mars dernier là aussi à l'initiative de la france et grâce notamment à l'action car et bretons c'est sur cette réserve de matériel médical la roumanie la france et l'allemagne l'un des trois pays qui dans les tout prochains jours pour commencer à héberger sur leur sol des réserves de matériel médical dont le but est de stocker mais pas stocker de manière vous voyez autarcique et défensives mais de stocker un stock européen ou pour a alloué bien sûr c'est la france est touchée mais leur accès aux stocks mais si c'est demain je sais pas la république tchèque eh bien on pourra très vite ma portée du soutien total et bin voila et donc on a aujourd'hui quelque chose qui est très utile c'est que chaque pays fait remonter aux commissaires européens sa production de masques aujourd'hui à 500 entreprises qui produisent des masques en europe n'avait 10 au tout début de la crise donc chacun fait remonter sa production chaque café à monter ses besoins et du coup et ben et ses stocks et du coup ci a des besoins envoyé 2 2 c'est pas seulement le marché et commandes qui définissent moi ce que doivent aller les basques dont on dispose c'est aussi cette vision sanitaires et je crois qu'on a fait un grand pas cette réserve stratégique ce stock stratégie c'est le début au fond voyez d'une nouvelle initiative comme ce qui a été le partage du charbon et de l'acier le 9 mai 1950 quand un schumann dit mettons en commun ce qu'on a de plus précieux à l'époque c'était ce qui permettait de faire la guerre cette télé charbon l'acier aujourd'hui on voit bien que ce qui est le plus précieux c'est tout ce qui vous permet de protéger la santé des européens c'est je m'arrête une seconde sur ce qu'on sait c'est extrêmement bien comporte ses initiatives pour l'avenir positive je n'arrête une seconde sur la coordination quand même sur la recherche est évoqué ce point là et notamment le programme discovery on voit bien que les choses n'avancent pas aussi vite qu'on le voudrait la dessus je crois que c'est la directrice du programme qui parlait de blocage administratif en réalité est ce que tu peux nous en dire plus parce que je pense qu'en tant que citoyen européen au moment où on met le paquet sur ces sujets là et la france a été extrêmement motrices c'est très difficile d'entendre ça et est d'une certaine façon c'est là qu'on a besoin de l'europe c'est là où il souhaiterait lui ce midem il ya un programme de recherche où ça marche objectivement bien c'est les vaccins et c'est pour ça d'ailleurs que lundi dernier on a pu même parce que cette dynamique européenne qui fonctionne bien les laboratoires qui travaillent ensemble et protocoles sont communs au travail d'ailleurs pour que le jour où on est à vaccin il soit bien accessible à tous à tous les européens mais aussi à tous dans le monde ouvrez en faire un bien commun mondial un bien commun de l'humanité de dire çà doit pas être la propriété de quelqu'un qui doit se débrouiller se défendre lui contre les autres donc slovaque sans ses 150 millions d'euros décaissés par la commission européenne très très vite cédé la mort at elle trahi et donc ça ça marche très bien et puis faut avoir la lucidité de se dire sur les essais cliniques sur les traitements en fait aujourd'hui c'est vrai un peu découvert ce qui n'était pas expert la matière que l'on n'a pas l'habitude des essais cliniques dans la vie à la vitesse sont les fellahs un essai clinique ça veut dire d'abord il faut identifier des patients faut créer des protocoles ça veut quand même dire que des patients à qui on va donner des effets des médicaments placebo et d'autres à qui on va donner des traitements actifs ça pose aussi beaucoup de questions d'éthique et donc sur tous ses cadres là dont on n'a pas les mêmes protocoles parce qu'on n'a pas la même culture n'a pas les mêmes cadres juridiques et donc qu'on va aller très très vite bah on se rend compte de tout ça ça veut probablement dire que effectivement si on veut construire une europe de la santé et je crois que beaucoup de citoyens européens partout en europe sont désireux qu'on apprenne de cette crise des choses eh bien je crois que c'est les essais cliniques on a effectivement un peu malgré nous mais il faut être lucide identifier des vrais débraient voies de progrès qu'on peut avoir effectivement voir comment en temps normal quand on fait les choses au rythme de la science on a le temps de passer ces barrières administratives on attend de lancer des choses qui sont pas exactement pareil mais qui peut être mener quand même en parallèle là on n'a pas le temps effectivement on se rend compte que et notamment je vous dis les règles éthiques sont pas les mêmes et on peut le comprendre parce que nos cultures sont pas tout à fait les mêmes mais je pense que c'est un bon sujet de progrès pour la suite ouais ça ça veut dire que d'un point de vue de degré d'intégration un exécutif de la santé européens c'est quelque chose qui est pour toi une possibilité demain en fait moi j'aime bien toujours content qu'on sépare bien dans la tête l'action des institutions européennes et l'action qu'on peut faire entre européens entre gouvernements européens entre société civile européen autres médecins européens ont pas forcément on a besoin avait appelé bruxelles pour qu'il se passe des choses ensemble sur le terrain les transmet de pastilles en français vers l'allemagne le luxembourg l'autriche fresques ou la suisse c'est des choses qu'on était organisée par les voies j'allais dire mais dos des hôpitaux entre eux et ensuite avec un dialogue politique et diplomatique à mon niveau et avec mes homologues pour conques sécurisé mais y'a pas besoin d'aller appeler bruxelles aux façons la chose donc je sais pas si la bonne voie demain c'est un super ministres de la santé européens ou si c'est des protocoles qu'on aura chacun mis en commun pour que ça fonctionne mieux et donc il faut pas toujours il faut c'est d'ailleurs un réflexe peut toujours dire bon parce qu'on est très français parce qu'on est proche très centralisatrice on dit si ça marche pas on va créer un état européen peut-être que c'est parfois la solution est peut être que parfois c'est s'inventer g à une bureaucratie moore 2 où on peut très bien le faire à nouveau un set en bilatéral ouais et parfois par la preuve est parlé par les projets parler de l'aspect sanitaire je crois qu'on ne peut pas avoir cet échange sans parler des enjeux économiques la crise a démarré évidemment par la pandémie qu'on connaît elle est déjà une crise sociale et une crise économique elle va l'être d'autant plus dans les prochaines semaines et les prochains mois l'europe est décisive d'abord peut-être sur le début de la crise comment est-ce que tu juges la capacité de réaction européenne monétaires financières budgétaires avant de se projeter vers l'avenir sur zoug le 10 mars c'est la première fois que les chefs d'état et de gouvernement se réunissent en visio conférence pour parler du courant des virus c'était il ya deux mois jour pour jour si on voit ce qu'on a fait sur le plan économique et social en deux mois ce que d'ailleurs la france est présent macron mis sur la table ou proposer beaucoup parce qu'on a été énorme force de proposition ensuite force de compromis mais beaucoup force de proposition on a suspendu les règles du pacte de stabilité pour dire que l'on pouvait pas gérer nos budgets nationaux actuellement comme en temps normal on a créé un mécanisme de soutien le chômage partiel partout en europe on a créé un mécanisme de soutien aux pme aux casiers de faire faillite et gaz et la trésorerie on a créé un filet de sécurité pour qu'un état si demain il a plus accès aux marchés financiers et puis c'est quand même se financer on a créé énormément de souplesse dans les aides d'état ok de l'argent public qui puissent rentrer directement les entreprises c'est pas vraiment ce que propose d'habitude le droit à la concurrence et donc si on regarde en deux mois je pense qu'on a fait et surtout la bce a agi de manière extrêmement rapide pour soutenir l'euro et d'instabilité financière ça c'est ce qu'on a fait c'est à dire c'est ce filet c'est que dès qu'on ne plonge pas encore plus bas que ce que la crise ont amené à plonger on a maintenant un deuxième défi c'est comment la pente est ce moment de vérité dont parle le président c'est que on est bien conscient et on en est vraiment conscient et il n'y a pas de remontée de la pente pour personne tout seul personne n'a aujourd'hui de l'argent dormant dans une caissette caché sous son bureau pour aller inondé son pays de liquidités personne aujourd'hui il est une économique est une île les pays-bas vous parle beaucoup c'est une école de vie demande industrie exporte 70% de sa production aux autres pays européens donc oui pour lancer les usines enfin un moment donné frac et vend ses produits et le vent dans les européens si les européens et autour d'elle ne vont pas mieux il n'y a pas de futur prospère pour les pays bas et donc c'est bien ensemble on se remettra de boue à sortir et donc la grande victoire qu'on a eu et c'est une victoire parce que c'est pas gagné c'est qu'on acte il ya le 26 mars dernier le 26 avril dernier que nous sortirions ensemble avec un plan de relance commun et ce plan de relance comme un matin on en discute on discute de sa taille on discute aussi doivent financer pour nous la france il est évident qu'il doit financer d'abord l'économie la finance et de l'investissement on n'est pas en train de se faire des chèques entre pays on n'est pas en train de financer les déficits des zincs les déficits des autres donc on doit retrouver une logique d'investissement et ce qui est très important je crois pour tous ceux qui regardent c'est que c'est pas de l'investissement avec la bonne conscience de faire des chèques c'est l'investissement pour la transition écologique poids transition numérique pour la formation essaie de se donner les moyens de faire produire aux européens des choses qu'on peut consommer et faire produire aux européens des choses qu'on peut vendre ailleurs et donc c'est c'est à la fois une grande ambition et c'est vital parce que si on fait pas ça que ça marche aussi pour la france la france tout seul c'est un plan de relance bah il est efficace à 40 ou 50 % si on veut qu'il soit vraiment efficace et bien il faut que autour de nous on est des clients des fournisseurs et donc il faut que l'europe dans son ensemble alors peut-être entre maintenant et demain il ya les possibilités y compris juridiques que l'europe à d'agir et ce serait difficile de ne pas évoquer ce qui s'est passé cette semaine en allemagne où la cour constitutionnelle allemande a rendu un navire sans vouloir être trop techniques mais en gros qui peut quand même remettre assez fondamentalement en cause les règles du jeu européen et notamment ce qu'on peut faire la bce justement dans sa capacité d'action ça nous met de hauts murs cette situation là pour l'avenir de l'europe comment tu le juge qu'elle les degrés de la crise d or de façon que ça je savais moi je me bats beaucoup et je crois que c'est une des valeurs d'ailleurs d'autres mouvements pour l'état de droit et donc pour le respect de ce qui fonde la démocratie en europe et aucun état de droit il ya l'indépendance de la justice donc il faut que mam applique ce principe en même et je pense qu'il est extrêmement important qu'on respecte l'indépendance du jugement après il ya des conséquences et il dit deux choses il est d'abord qu'une cour nationale se prononcent de manière critique sur le jugement la cour de justice de l'union européenne et ça c'est d'abord un vrai sujet parce que l cour de justice elle assure une égalité entre nous et donc 5 6 chacune des cours nationales commencent à la remettre en question on a une question d'ordre juridique et ça peut nous poser des questions je connais tu as droit vis-à-vis certains pays notamment qui ont des dérivés qui d'habitude d'ailleurs conteste beaucoup pour la cour de justice de l'union européenne le rappelle les valeurs européennes ça c'est un vrai sujet et puis ça une deuxième conséquence c'est qu'effectivement ça pour affaiblir la bce j'ai toute confiance pour que la bce puisse bien justifier de manière j'allais dire très détaillée la raison pour laquelle depuis 2015 elle fait ce qu'elle fait parce que la situation économique le demandait la cour de justice allemande elle n'a pas du tout statuer sur ce qu'on fait depuis la crise du cours d'un virus c'était je suis une vieille affaire une affaire qu'à des rentable et donc effectivement je pense que ça nous plombe aujourd'hui une question c'est une question assez fondamental de l'intégration européenne et les choses qu'on fait aujourd'hui ensemble qui sont de fait des vrais des vrais mécanismes d'intégration s'il faut clarifier le droit européen les choses pour que l'on soit plus jamais dans les situations d'être contestées ça pose la question peut-être d'avoir des précisions apportées pour que l'on soit tous beaucoup plus solide dans les actions qu'on prend c'est pour ça que vous avez on avait lancé l'idée d'une conférence sur l'avenir de l'europe justement pour clarifier autant de compétences d'action et pourquoi on soit plus dans ces situations où si on veut finasser on pourrait trouver manquements ci et là je pense que et les domaines on voit dans la santé dans la transition climatique dans même l'état de droit ou peut-être on a aujourd'hui besoin et peut-être que ces jugements et on doit accélérer ce besoin de clarifier dans notre droit les choses pourquoi il est moins d'instabilité mais pour nous la france qui est important c'est qu'on protège l'indépendance de l'action la bce parce que elle nous protège elle protège la stabilité de chacun d euros contre 1 poche vous faut c'est pas les grands principes à l'euro qu importe si on a une bce qui nous protège pas demain vous beaucoup moins et donc on s'appauvrira tout ce dont on a besoin du bseo forte indépendante qui puisse prendre les mesures nécessaires et on a besoin de clarifier dans notre droit des choses pour qu'on soit plus plus fragilisées ou plus dans ces situations un peu d'incertitude ccc fondamental ce que tu dis là parce que c'est aussi ne pas donner prise aux populistes eux qui se sait 0 immédiatement de ce type d'occasion là pour montrer que l'europe a pas de cas passés de solidarité qu'on va rejouer les combats entre l'europe du nord et l'europe du sud par exemple on voit bien comment des salvini autres jouent évidemment de ça donc je pense que c'est c'est absolument évidemment fondamental alors peut-être il ya des questions je veux pas qu'on soit trop long on essaie de tenir ne me délais dans ces facebook live une question très concrète qui est posée qui est plus du seul champ économique qui est notre capacité à nous déplacer est ce que tu peux nous dire on se pose tous des questions très concrètes en se projetant sur l'été sur les mois à venir sur deux cas passé le déplacement en europe au niveau des frontières de l'europe aussi de la zone schengen est ce que tu peux nous en dire plus de ton niveau d'information sur ce sujet là les frontières à l'extérieur de schengen c'est à dire le fait qu' on puisse aller nous à l'extérieur donc dans le reste du monde et que des gens du reste du monde viennent chez nous aujourd'hui on n'est pas mûre on n'est pas mûr nous mais le reste du monde n'est pas mûr nous non plus de points arrivé donc je pense qu'il faut être lucide c'est pas nous qui interdisant à quiconque de partir mais c'est aussi qu'elle arrivait personnes pour l'instant n'est prêt à reprendre cette grande mobilité internationale au niveau européen si je pense à des gens qui seraient entre le luxembourg la france la france et l'allemagne la france et la suisse l'italie on a pris les dispositions qui décèdent du confinement qui a des dispositions strictes parce que comme j'ai souvent dit si on était confiné chez nous c'est pas pour qu'on se retrouve qu'on ait la frontière se balader c'était pas dans l'esprit de cette mesure au fond très forte très nécessaire pour éviter la propagation du virus aujourd'hui on est dans un road et ma rage ou à progressive différencié pour qu'on puisse retrouver une vie et notamment économiques qu'ils puissent progressivement repartir dans ce cadre là on est cohérent les travailleurs frontaliers par exemple ils ont bien sûr le droit de passer les frontières parce que ils sont quand vous êtes une française où un français il travaille dans le système de santé luxembourgeois en fait ça fait quand même si soumis semaine que vous avez bien sûr le droit de vous rendre sur votre le travail de passer la frontière si vous avez travaillé l'essentiel c'était le cas aujourd'hui on va étendre aux côtes notamment les bassins transfrontaliers ou facilitent les passages on augmente les points de passage et on fluidifie les choses va aussi appliquer ça à la vie de familles et des couples qui sont trouvés garde partagée séparaient donc et beaucoup on repère mais cette vie j'ai à dire sociales familiales éducatives bien sûr si on est étudiant et que oui aux écoliers que son école ouvre de la frontière on pourra s'y rendre mais donc on pense vraiment pour l'instant et chez les bassins de vie on compense ces bassins de vie qui sont la vie quotidienne la commission européenne travaille à réfléchir à comment on pourra reprendre de la mobilité en vue de l'été est ce que on a du tourisme comme les présente à lui entre européens vers quels lieux avec heinze qualité point c'est tout les pays essaient déjà de faire repartir leurs économies et travaille en vraiment en vision de bassin de vie donc on assure ça évidemment on a bien en tête il faut qu'on travaille en élargissant et cercle est donc en passe en voilà des bassins de vie à aller un peu plus loin aujourd'hui on se dit que jusqu'au 15 juin on a à priori besoin de cette sécurité pour voir déjà comment en élargissant est certes au sein même de notre pays on à cette règle et 100 km ce serait un peu bizarre de se dire de notre côté on a plein qui peuvent traverser l'europe donc on va faire les choses progressivement et on a toujours ses patins cette double contrainte bien sûr protéger la santé et progressivement retrouver une vie normale et dans la vie normale il ya effectivement le franchissement beaucoup plus libre des frontières je pense que les gens nous en voudraient si on allait trop vite mais on a aussi besoin de garder cette vision assez content être des besoins de mobilité tiens à dire ici tous les français qui résident à l'étranger ont toujours droit de revenir en france là c'est très important à dire et ensuite s'il va se déplacer sur le territoire il faut que l'elysée comme nouma des raisons de le faire et donc des raisons plus ou moins impérieuse d'aller se rendre plus ou moins loin de chez eux et on est en train de clarifier autrement à l'assemblée puisque on vote une loi d'urgence sanitaire qui précise notamment ces questions que tu évoques sur la question des transfrontaliers notamment qui est censé ray et qui répond aux préoccupations j'imagine de ceux qui nous qui nous regardent écoutent avait dit merci beaucoup j'espère qu'on a pu transmettre que plus d'informations utiles possible c'est le but de ces facebook lite pendant là pendant la crise de confiner merci d'avoir pris le temps de le faire des changes est bon courage et merci pour ce que tu fais sur sur le front européen on le voit bien cette action elle est essentielle merci à vous tous qui nous écoutent et prenez soin de vous restez chez vous encore et on continue tous d'appliquer ces règles sanitaires qui vont nous permettre de venir à bout du virus voilà votre soirée à tous merci merci beaucoup et n'oubliez pas que le 9 mai c'est la fête de l'europe je sais pas s'il faut appeler ça une fête en tout cas c'est un jour où je vous invite les uns les autres a peut-être lire la déclaration schuman ya soixante dix ans cette année et qui nous montrent que les pères fondateurs avaient dit les choses qui est aujourd'hui encore nous guide et je crois nous oblige merci à cette conclusion merci à ma vie
Amélie de Montchalin