"Jean-Luc Mélenchon est un trotskiste, il veut que l’État soit par terre" (Pascal Praud)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 85 %Défensif 15 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:01Chiffre
« Les premières victimes de toutes ces violences, ce sont les policiers. Je crois qu'il y a des centaines aujourd'hui de policiers blessés. »
- 6:16Chiffre
« On a les profs qui démissionnent 567 % d'augmentation des démissions. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
C'est l'écho qui est donné ou pas donné à ce qu'il dit. Écoutez ce qu'il a dit hier soir, l'insupportable violence policière, cette troupe, comment il cible un matin et et comme quoi une séquence comme nous vivons actuellement. Écoutez Jean-Luc Mélenchon. L'insupportable violence policière. Vous ne m'avez pas écouté quand je vous ai dit. Pourquoi j'ai dit un jour la police tue ? Il y a pas mec plus tranquille que moi mais je crois pas à des gens qui abattent quelqu'un d'autre parce que il refuse d'obtempérer. Cette n'est plus tenue. Elle n'en fait qu'à sa tête et dans sa tête il y a des idées pourries racistes. Rendez compte la violence de ce qui est dit sur la police. Personne dans le
monde intellectuel, médiatique mais aussi artistique. [rires] artistique, ces gens dont je parle dont nous parlons régulièrement qui font parfois des pétitions qui des livres aussi. J'ai vu que monsieur madame Bachelot avait fait un livre pour que le RN ne passe pas. Pourquoi pas d'ailleurs ? Pourquoi pas ? On ne les entend pas sur Jean-Luc Mélenchon, c'est si dérant. Il préit faire les fabrications intellectuelles pour dire que Marine Le Pen cible les journalistes. Vous savez, il y a eu ces cette montée au créneau absolument ridicule puisque c'était une phrase sortie de contexte et cetera sur Jean-Luc Mélenchon. En revanche, il y aura pas de prise de parole alors que la menace, elle est quand même très euh parlante là. Enfin sur la police, mais tout le monde devrait être scandalisé de
ce qu'il dit sur la police, des policiers. Les policiers sont en première ligne aujourd'hui, ils sont sur le terrain. Et qui va réagir ? Alors peut-être des gens de droite, Charles Laloncle, on aura sans doute des réactions à droite, mais est-ce qu'il n'y en aura d'autres ? Et c'est tout le système dans lequel nous vivons aujourd'hui. Le système médiatique au sens le plus large me sidère chaque matin. Mais c'est là. Moi, j'ai beaucoup de mal à admettre en plus la réaction de Jean-Luc Mélenchon parce queon voit que les premières victimes de toutes ces violences, ce sont les policiers. Je crois qu'il y a des centaines aujourd'hui de policiers blessés. Ce sont les pompiers. On voit des camions de pompiers incendiés. sont des proviseurs, des surveillants, des professeurs. Je voyais par exemple
vendredi dernier que le la proviseur du lycée Victor Hugo à Marseille, ses adjoints et un certain nombre de personnes de son équipe ont été aspergé d'essence, se sont réfugiés dans un dans le lycée. La porte a été incendiée. Donc moi, j'aimerais en tout cas que Jean-Luc Mélenchon fasse preuve un peu plus d'objectivité et se rendre compte de l'état de violence. Mais Charl donc il ne le fera pas lui. Lui, il veut la révolution. Oui oui et parce qu'il a compris qu'il n'aurait pas le pouvoir par les urnes et que la lui c'est pas j'ai envie de dire le problème c'est même plus Mélenchon. Mélenchon il veut la révolution donc il veut que l'État euh soit par terre. C'est un c'est un trotskiste. C'est son voilà c'est son rêve. Mais en revanche moi ce que je pointe comme responsabilité d'abord c'est
Emmanuel Macron. Je sais pas où il est Emmanuel Macron dans cette séquence. On l'entend pas. Alors pour le moment la jeunesse est dans la rue, tout est en train de cramer mais il nous fait quelques petites sorties dans les médias en nous expliquant que pourquoi pas en 2032 il pourrait revenir. Voilà, ça c'est le rôle du président de la République en ce moment. Président de la République, on ne l'entend pas. Mais surtout qui fabrique parfois l'opinion, ça peut être les médias, ça peut être des artistes, ça peut être des intellectuels. Mais ces gens-là, je ne les entends pas sur ce danger mélange h parce que il considèrent qu'il y a pas de danger mélangeon. En fait, ils soutiennent. Ça c'est simple. Ils soutiennent. C'est la première fois, c'est la première fois
dans l'histoire de la 5e République qu'un leader d'un mouvement politique de cette importance de cette importance cible la police. C'est la première fois. Même dans les moments les plus durs de mai 68, à ce moment-là, le PC accusait l'exécutif mais ne disait pas que la police était les policiers étaient pourris dans leur tête. C'est la première fois. On a on a mais ça devrait faire réagir le fait que ce soit la première fois dans l'histoire de la 5e. C'est pas quelque chose de neutre quand même. Autrefois autrefois je rappelle quand même qu'il y a eu un temps où la police était l'institution derrière laquelle la gauche se réfugiait. C'est terminé. Alors évidemment ce qui nous intéresse aussi des passages c'est un certain climat. Hier, il y a un militant par
exemple de la France insoumise sur un plateau de télévision qui tuto un policier avec il pas la France insoumise mais bon, il s'en rapproche dans les idées. C'est le point levé, je crois. Le point levé. D'accord. Mais ça traduit ça traduit aussi un état d'esprit et il y a personne qui dit à jeune homme mais vous même le présentateur mais vous allez parler autrement. Le présentateur vous allez parler autrement, vous allez modérer, vous allez Mais qui vous êtes ? Vous avez 16 ans, 17 ans, vous faites quoi ? Vous êtes un super élève. Qu'est-ce qui vous permet de parler comme ça ? Donc voyez cette séquence. Mais pas du tout. Moi, j'appelle au contraire à se révolter aujourd'hui madame. Moi je suis profondément élu monsieur et profondément hypocrite. Je veux dire il y a il y a un enfant.
Laisse-moi parler s'il te plaît. Je t'ai laissé écouter.
Donc voilà, vous avez cette jeunesse qui effectivement paraît en plutôt mal élevé, on va le dire comme ça. Et ça serait intéressant de connaître les parents de ce monsieur d'ailleurs. Moi, je voudrais bien les connaître vraiment et je sais pas s'ils sont fiers ou pas de leur fils mais ça m'intéresserait. Comment je disais on les plaint. Oui, c'est possible. Alors, écoutez ce que dit Jean-Luc Mélenchon parce que sur les jeunes parce que par exemple, il leur dit parcours sup sera supprimé. En fait, il ne veut aucune sélection. C'est intéressant. Donc si tu dis ça à des jeunes, aucune sélection, bah des jeunes peuvent être sensibles à ça. Donc il leur dit ça. Écoutez ce que dit Jean-Luc Mélenchon auprès des jeunes. Je n'aime pas cette vision de mon pays, pas celle
de mes jeunes qui bien sûr font des conneries. Et alors c'est quoi le sujet ? Parce qu'ils ont pas moyen de se faire entendre autrement. Donc tout ce discours n'est évidemment insupportable. Je sais pas ce que vous en pensez d'ailleurs. Ça en plus je sais pas ce que vous en pensez. vous qui connaissez ce monde de la jeunesse, comment écouter les jeunes sans tomber dans la démagogie ? Voilà, comment leur donner des règles d'autorité euh tout en entendant ce qu'ils peuvent dire ? Et en fait, les parents sont là pour élever les enfants. Oui, mais Pascal là, vous voyez bien que il y a quelques semaines, les résultats du classement PISA de la France était encore plus désastreux que ceux de 2022 où à l'époque du le ministre de l'éducation nationale nous nous disait que la priorité c'était
l'éducation sexuelle à l'école. Euh et donc on escamote la réalité de notre responsabilité quant à l'effondrement de l'instruction. C'est-à-dire que ça fait 40 ans qu'on a sapé la figure du père symbolique. Le symboliquement le père c'est celui qui c'est l'adulte qui donne l'exemple en respectant la loi qu'il transmet en transmettant les interdits. On l'a mise par terre. On a transformé les profs en animateur. On a laissé l'idéologie rentrer à l'école. On a les profs qui démissionnent 567 % d'augmentation des démissions. On a des profs en arrêt maladie. On a des établissements qui sont dans un état lamentable parce que l'argent public est dilapidé. Donc cet échec cuisant aujourd'hui, le problème c'est qu' il est escamoté par des violences, des violences qui ne sont pas les violences
de d'élèves qui veulent travailler hein, bien évidemment hein, ceux qui veulent travailler, qui veulent être instruits, qui veulent des profs remplacés quand ils sont absents, c'est pas ceux qui cramment les poubelles. Le problème, c'est que là, on a des adultes qui font l'inverse de leur devoirs d'exemplarité. C'est-à-dire qu'il transforme ces jeunes pas éduqués, pas instruits, donc avec trois mots de vocabulaire, donc totalement impulsif qui n'existe qu'en détruisant, en idiot utile d'un système électoral. Les uns vont tirer leur épargne du jeu en allant chercher des primau votant pour gagner les 400000 voies qui leur manquent pour être au deuxème tour et le camp du bien qui est au-dessus de tout ça va se présenter comme le camp raisonnable qui va ramener
l'ordre. Et donc on va arriver à la situation que je prédisais il y a 5 6 ans et je me faisais traiter d'alarmiste et de complotistes à savoir que les honnêtes gens vont d'eux-même supplier une société de contrôle parce qu'on aimerait bien que nos momes aillent à l'école dans des conditions possibles et de ne pas se faire un autoconfinement sécuritaire à Paris. Et donc ils vont se présenter comme le camp du raisonnable alors que ce sont les mêmes qui depuis 40 ans font tout pour que le chaos arrive. Donc une fois de plus, on est dans une fuite en avant du chaos et de la crise et de la crise et de la crise et de la crise et aucun adulte ne prend ses responsabilités. Les parents euh les premiers d'ailleurs, Julia Ferrand est avec nous. Julia Ferrante est avec nous et alors vous
voyez ces ces images. Aujourd'hui, c'est une journée de mobilisation. à Paris, le trajet sera entre nation et République. C'est un un trajet qui traditionnellement crée moins de débordement que le trajet euh qui passe boulevard du Parnas et qui va jusqu'aux invalides traditionnellement, mais bon euh il est plus sécurisé disons mais on s'attend évidemment à des débordements. Julia Ferrant est sur le terrain et peut nous donner peut-être des précisions sur l'état ou le climat qui règne dans les rues de Paris. Bonjour Pascal. Effectivement, alors nous sommes rue de Curbigo devant le lycée Abégrégoire qui se situe juste en face du lycée Turgo dans le 3e arrondissement. Donc ici, une dizaine d'élèves a commencé à peu près il y a
une vingtaine de minutes à mettre en place un blocus devant l'entrée de l'établissement avec des poubelles, des palettes, des cartons, mais aussi des panneaux de signalisation. Pour l'heure, la mobilisation se passe dans le calme. Les élèves sont soutenus par des professeurs et des membres de la CGT qui viennent d'arriver il y a une dizaine de minutes. Nous avons pu échanger avec ces lycéens. Ils nous ont tous confié se rendre à la manifestation prévue tout à l'heure, place de la République. Alors pour l'heure, la mobilisation voilà se passe dans le calme. Côté Turgo, les élèves d'une cinquantaine à peu près se sont rassemblés devant l'entrée de derrière de l'établissement où un blocus de poubelle est toujours en place à l'heure actuelle. Merci beaucoup. Oui, il est 9h12, vous
êtes sur l'antenne d'Europe 1 sur celle de ces news journées à hais que des dizaines de milliers de lycéens vont de nouveau manifester partout aujourd'hui. L'Union syndicale lycéenne a promis un acte 3. Alors, j'ai vu que celui qui mène l'Union syndicale qui s'appelle qui est qui a passé son bac au rattrapage en septembre, il a 19 ans. [rires] Non, mais c'est intéressant aussi de voir le profil, c'estàd que c'est lui qui mène effectivement cette colère lycéenne. Donc il a 19 ans, donc il doit déjà avoir un an de retard et il passe son bac qui est déjà facile à voir en septembre. Donc ça doit être c'est sûrement un des élèves les plus brillants, mais c'est des militants. C'estàd que ces gens-là en fait, vous avez une génération de militants. On les retrouve d'ailleurs parfois dans les
villes. Ils ne peuvent faire qu'une chose militer. Ils sont incapables de faire autre chose que d'être des militants professionnels et vous allez les trouver pour gouverner la France. Ah oui, vous allez retrouver attachés par le puis puis députés. C'est le chemin. C'est le chemin. Vincent. Donc moi, j'ai souvent parlé de la mère de Nante. Elle ne sait faire qu'une chose d'être militante. Elle ne peut faire que ça. C'est pour ça que le jour où il y a une élection à Nant, elle joue sa vie parce que si elle perd sa mai incapable de retrouver la position dans la vie sociale qui est la sienne grâce à la politique. Et le paradoxe, c'est quand tu fais de la politique à droite, faut que tu acceptes l'idée de descendre parfois dans l'échelle sociale parce que effectivement, tu aurais
d'autres opportunités pour entre guillemets gagner mieux ta vue notamment. Et j'ai souvent cité deux exemples. François Barouin qui est sorti de la politique et euh monsieur Bonpar qui le PDG de Carrefour qui préfère ne pas terminer en prison, ne pas être insulté sur les réseaux sociaux, gagner très bien leur vie et je peux les comprendre. Vincent Awouette, ça va être la politique les prochaines années, ça va être très compliqué. Je je vais pas faire un état des lieux devant un parlementaire, mais bon, faire de être militant, se former à l'action politique, c'est chez les adolescents, c'est une bonne façon aussi de s'ouvrir au monde. Je on va pas vous allez pas dénoncer tous les gens qui font du militantisme politique en disant qu'ils sont alors ils sont parfois un peu
bornés, c'est vrai, mais euh le militantisme c'est une façon de de d'entrer dans le monde dans dans le monde réel aussi et dans la vie dans la vie active quand vous avez 16 17 ans. Mais la différence la différence c'est qu'il ne se confrontent plus aux idées des autres. Ils se restent enfermés dans leur propre but. C'est ça la différence avec justement il y a une régression, c'est-à-dire queil y a moins il y a moins de regroupement de jeunes qui essayent de débattre et d'exercer leur esprit critique et bien légitimement à 17 ans de trouver que les vieux sont des abrutis euh parce que c'est de leur âge. Mais le rôle de l'adulte c'est d'être un un par excitation, un contenant qui permet justement à tout ça de se mettre en mot, de se symboliser, de se dialectiser, de nourrir cet esprit
critique alors que avec l'effondrement de l'instruction, ils n'ont plus aucun esprit critique et donc ce sont des idiots utiles de gens violents. Oui, tout à fait d'accord. C'est pas le militantisme, c'est pas de de le feu au lycée en criant "Wesh, ça c'est on a bien compris mais le mentisme c'est l'apprentissage de la vie politique quand même." Ce qui est terrif je le connais. Mais vous préférez attendez ce que fait préférez les tech qui sont élire. Je le connais bien. Vous savez, vous avez très bien compris ce que je voulais dire. Euh et vous avez très bien compris qu'il y a des à gauche, il y a un militantisme qui ne sait faire que du militantisme. Tu retrouves pas exactement le même militantisme à droite. C'est pas exactement les mêmes profils. Des gens qui ne peuvent être
que militants. C'est ce que je vous dis que militants. L'intelligence est inégalement répartie partout hein. Mais avec un un effondrement. Très honnêtement. Je je cracherai pas sur le militantisme parce que la jeunesse qui a des engagements, ça peut aussi être assez beau. Mais je constate un effondrement du niveau d'ailleurs qui est constaté aussi dans les classements PISA qui est terrifiant. Il suffit de regarder les pancartes qui sont brandies devant les les lycées, les fautes d'orthographe, les d'ailleurs les injonctions totalement contradictoires, les slogans qu'on ne comprend pas, les drapeaux palestiniens qui sont dressés. Je suis ahurie d'entendre, y compris devant des lycées qui sont soit-disant des lycées d'élite Henri Louis LR, des jeunes qui ont trois mots de vocabulaire
dont le champ lexical s'est totalement effondré. Donc j'ai aussi l'impression que la France voit, il y a une forme de révélation de cette nouvelle jeunesse avec cet effondrement aussi scolaire éducatif où même les plus politisés, les plus militants n'arrivent pas à aligner trois mots de vocabulaire et n'arrivent pas à aussi un peu comprendre et théoriser leur motif de revendication. Et c'est ce qu'on voit aussi aujourd'hui chaque jour quand des images défilent devant les lycées. Non mais ça c'est vous évoquez, vous avez tout à fait raison mais vous évoquez en plus l'éléphant dans la pièce, le drapeau palestinien devant le lycée Henri I. Qu'est-ce que fout là le drapeau palestinien ? Ça ça pose une vraie question. Qui sont ces gens sous la cagoule ? Pourquoi est-ce qu'il
crient voilà ou wesh ? et parce queon les a laissé rentrer dans ce pays depuis 40 ans parce que c'est les conséquences d'une immigration massive qui a été non contrôlée par les hommes politiques notamment de droit nouvelle c'est pas une forme de militantisme c'est une forme au contraire de de d'agitation qui mime la guerre civile qui n'a pas parlé Charlotte Dornas et après on on va avancer parce que moi là où je suis d'accord c'est que le militantisme est une nécessité à 15 ans. On a besoin de trouver une cause et de militer pour elle. Le problème c'est que en effet tout ce qui a été décrit ne permet pas de de comprendre une cause pour laquelle on se bat. C'est le militantisme, c'est pas le problème. C'est militer pour quelle cause ? De la même manière que la
radicalité n'est pas le problème. Ce sont les racines le problème qu'il faut interroger. Donc même dans dans le débat, on il y a beaucoup de confusion. Ce qu'on voit depuis le début, c'est je parle pour les alors on a tous remarqué que les premiers adultes qui sont contenants, comme dit Marie-Estelle, dans la vie d'un adolescent, ce sont les parents que ils sont très largement absents. On en a vu et on les remercie. venir chercher leurs enfants ta place n'est pas ici ils ont été rares et on a vu surtout quand on a attendu le micro et demander à ces jeunes ce que pensaient leurs parents et il y en a beaucoup qui ont répondu que les parents étaient fiers qu'ils s'expriment dans ces conditions je je pense que c'est plus un abandon qu'une fierté vécu voyez ensuite vous avez un ministre de
l'éducation nationale qui est une autorité dans la vie de ses enfants normalement mais qu'est-ce qu'il fait il leur court après depuis le premier jour je dis pas qu'il peut faire autre chose he vu dans les vu les circonstances il devrait il devrait faire autre chose et même lorsqu'une de ses proviseurs hier refuse de parler à un journaliste, il devrait également dire que ce n'est pas convenable. Elle est c'est on en parlera tout à l'heure et vous connaissez cette histoire. C'est une mission de service public. La proviseur de Vaclin, elle parle pas en son nom, elle parle en tant que proviseur. Elle doit donner des informations [raclement de gorge] à tout le monde. Mais vous avez un effectivement un ministre de l'éducation qui est même incapable de dire simplement de de
prendre une sanction et de la convoquer. L'autorité au plus haut niveau de l'État n'existe plus. Il n'y a plus d'autorité. Donc après, c'est un pays sans autorité. Mais parce que parce qu'on parce qu'on ne l'a pas voulu parce qu'on a voulu la rejeter. C'est-à-dire que c'est pas c'est pas une génération spontanée sans autorité. C'est comme ça. On en a pas voulu de la même manière que la sélection. Vous vous tombez sur le le militant en question qui a 19 ans et qui a eu son bac au rattrapage. Mais quand vous entendez encore Jean-Luc Mélenchon qui Non mais vous quand vous entendez Jean-Luc Méligne qui d'abord qu'il était sur une liste de France insoumise et personne ne l'interroge sur son cursus en fait ce jeune homme qui est-il pour parler en fait ? D'accord. Mais à 19 ans il est le fruit
de quel système ? C'estàd que quand on entend Jean-Luc Mélenchon qui ne se fait que le relais de l'intégralité du système pour le coup quand il explique que la sélection est quelque chose d'insupportable pour nos jeunes, c'est un mensonge sur lequel sur lequel comment ? Pour ces jeunes pour ces jeunes, c'est vrai pour ces jeunes à lui c'est un mensonge sur lequel repose une immense colère. Mais c'est normal si en CP on vous dit pas où vous en êtes exactement parce que c'est il faut plus dire aux gens. Ensuite, il y a pas de note. Ensuite, vous avez une absence de sélection à l'université. Mais quand vous arrivez à la 3ème année et que pour construire un avion, je prends toujours cet exemple, je sais pas pourquoi, mais parce que on est tous une fois monté dans un avion, on a vraiment
préféré tous que les ingénieurs soient sélectionnés sur leurs compétences vraiment au moment où on est rentré. Donc évidemment que la vraie vie se chargera de les sélectionner. C'est insupportable quand on vous a fait croire toute votre vie que en fait tout le monde était au même niveau, que tout le monde pouvait faire la même chose. D'abord c'est insultant pour certains métiers et on l'a bien vu d'ailleurs. Il y a il y a certains métiers qui sont hors de la sélection. Tout le monde devrait aller à l'université. Mais qu'est-ce que c'est que cette blague en fait ? Donc au bout d'un moment en effet ça génère de la colère. Faut pas s'étonner hein. Mais et je répète remboucle la seul domaine où tout cela n'est pas appliqué, c'est le sport où l'exigence la cuisine,
vous savez à chaque fois je vous réponds la cuisine mais dans la cuisine c'est pareil hein. C'est très intéressant parce qu'effectivement hier les joueurs de l'équipe de France qui étaient sur le terrain bah ils font des efforts, ils sont de la discipline, il y a de la hiérarchie, il y a de la compétition, il y a tout ce qu'on qu'on teste dans la vie civile. Alors à quoi s'attendre regarder le sujet de Mathilde Couvilier Florennois aujourd'hui ? Devant ce lycée Nanta, les lycéens se préparent à la mobilisation du jour. On réunit des élèves afin qu'on puisse préparer des pancartes, des banderoles, des choses dans ce genre-là afin de pouvoir partir en direction de la manifestation commune vers 10h. Même détermination pour les lycéens parisiens. Ça va vraiment partir partout. Tous les
lycées de Paris quasiment bloquent. Tout le monde est très révolté. Ce mardi marque une journée de contestation qui rassemble plusieurs secteurs. Pour cette nouvelle journée de mobilisation, les étudiants sont appelés à descendre dans la rue aux côté des syndicats lycéens. La Confédération paysane a appelé à rejoindre la mobilisation en tracteur pour fédérer les colères. L'intersyndical de l'éducation nationale sera présente ainsi que plusieurs partis politiques comme la France insoumise, le Parti socialiste ou encore le Parti communiste. Je serai au côté des lycéens ce mardi 6 octobre. J'appelle à ce qu'on le soit tous. Je veux que tout le pays et en particulier le gouvernement entendent les revendications des lycéens et lycéens. Si depuis la semaine dernière
plus de 5000 personnes ont été interpellées pendant ces blocages, les jeunes appellent à un rassemblement pacifique. On a besoin d'adultes pour nous encadrer. On reste très vigilant face à ce qui peut se passer demain et on appelle toujours au pacifisme et à la non violence face à face à l'État. Les manifestations lycéennes auront lieu partout en France. À Lyon, le rassemblement débutera à 10h, à Bordeaux à 11h et à Paris à 14h sur la place de la République. Écoutez ça, qui a pris la parole sur ces sujets. Alors aujourd'hui, j'aimerais m'adresser aux bandes de racailles qui sévissent dans notre pays. La France vous a tout donné. Pour beaucoup d'entre vous, elle a eu la générosité d'accueillir vos parents, de vous offrir l'asile,
l'école, le logement, les aides, la médecine. Et comment remerciez-vous les Français en retour ? En brûlant ce qu'ils ont mis des générations à construire, en tabassant ce qui voulait vous transmettre notre culture, en laissant la facture de vos dégâts à tout un peuple qui travaille. Alors, je dis à ceux qui cassent, on ne vous laissera jamais tranquille. Sur chaque salaire, sur la moindre rentrée d'argent, sur les aides que perçoivent vos parents, on ira récupérer tout ce que vous nous devez. On va marquer une pause, sauf si Marie Estelle a 10 secondes. Oui, ce qu'elle désigne aussi, c'est le fait qu'il y a pas du tout d'affiliation, il y a pas de sentiment d'appartenance. Et le sentiment d'appartenance, c'est ce qui fait qu'on ne détruit pas. Quand on sait pourquoi
le bien commun est là, quand on sait ce que sont les établissements, quand on sait ce que veulent dire les monuments, on ne les détruit pas. Et pourquoi il y a pas de sentiment d'appartenance ? Parce que dans l'éducation, la notion de bien commun, l'histoire du pays, tout ça n'est transmis ni dans la famille ni à l'école. Bon, en 68, il y a eu des destructions. Il y avait un bien commun qui était pourtant c'était pas la même sociologie et on détruisait quand même. Et puis il y a eu des révolutions en 1848 et puis en 1789. La différence Pascal, c'est que ceux qui détruisaient en 1968 avaient bénéficié de l'instruction. Il savaient lire, il connaissait les interdits, ils transgressaient. Ce sont des enfants dont les parents eux-mêmes là et n'ont pas euh et non et ne
transmettent pas le sentiment de révolution, on attaque parfois des monuments. Euh c'est l'histoire des révolutions. On attaque pas que des on casse tout le temps en France. Un match de foot c'est une défaite, c'est des tirs de mortiers. Oui, je suis d'accord mais je rebondis sur appartenance. Donc le bien commun, le sentiment d'affiliation, le sentiment d'appartenance, il n'existe plus et c'est ça la racine de la violence. Bon, il est 9h25, c'est passionnant d'échanger, de vous écouter bien sûr, Maricelle, c'est pour ça que vous êtes là. Je voudrais également qu'on parle, je vous avais demandé de venir d'un de l'alcoolisme à travers un film qui est formidable d'ailleurs qui s'appelle Garance et on pourra l'évoquer dans la deuxième partie si on a le temps. Ah, vous avez pas trouvé le film
complètement formidable ? Bon, en tout cas, c'est un film de Jeanne Henri que Jean Eri qui a beaucoup de qualité et beaucoup de belles séquences et de grandes actrices. Exactement. Donc on en parle tout cela si on a le temps parce que évidemment c'est l'actualité qui prime. Il est 9h25. À tout de suite. On boire un coup.
Jean-Luc Mélenchon