Bonjour chez vous ! du 26 octobre 2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 37 %Défensif 33 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 8:15OuverteRéponse directe
Attentat raciste de Trappes. Comment peut se positionner le Parti socialiste ? Est-il condamné à courir après la France insoumise ?
- 10:03OuverteRéponse directe
Cet attentat de Trappes, c'est un acte isolé ou ça dit quelque chose de notre société ?
- 13:32RelanceRéponse partielle
Est-ce que c'est un tournant dans la société, comme il le dit ?
- 15:21OuverteRéponse directe
Mais est-ce que le Parti socialiste se fait suffisamment entendre sur ce sujet ?
- 17:25OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il faut l'union de la gauche dès le premier tour pour faire front par rapport au RN ?
- 19:16OuverteRéponse directe
Est-ce que Raphaël Glucksmann peut encore être devant Jean-Luc Mélenchon ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:21Marine Le PenFait
« En France, on vit comme des Français. Et c'est la raison pour laquelle nous protégerons l'espace public pour qu'il soit un lieu d'esprit de respect mutuel et pour tous de sécurité physique. »
- 9:41AdelzianeFait
« Effectivement, a priori, c'est attaquer à des personnes noires, des personnes arabes, sans se poser véritablement de questions. »
- 11:07AdelzianeFait
« Mais derrière, sur les plateaux, dans les médias, il y a des phrases, il y a des mots qui font mal, il y a des mots qui donnent pour cible ensuite des populations. »
- 11:25AdelzianeFait
« Jordan Barlella, qui avait spécifiquement ciblé Trappes, en disant que c'était une ville qui était la capitale du djihadisme international ou je ne sais quoi. »
- 12:13AdelzianeFait
« Ce pays tourne grâce aux forces de travail qui viennent de l'étranger. Ce sont des personnes qui viennent travailler en France, qui s'intègrent, qui font l'effort de l'apprentissage du français. »
- 32:54Otman NassroukFait
« Le premier mensonge c'est de faire croire qu'on pourra donner une place à l'université à absolument tout le monde, quel que soit le cursus choisi. »
- 33:18Otman NassroukChiffre
« Donc il faut instaurer une sélection ? »
- 34:24Otman NassroukFait
« Les 35 heures que personne ne remet en cause. »
- 34:30Otman NassroukFait
« Nous les avons considérablement assouplis et Bruno Retailleau aujourd'hui assume de remettre en cause de sortir des 35 heures. »
- 34:58Otman NassroukFait
« On sort des 35 heures et à partir de la 36ème heure il n'y a aucune charge qui pèse sur les heures dites supplémentaires. »
- 34:41PrésentateurFait
« il faut qu'on assouplisse et qu'on laisse les entreprises s'organiser comme elles le souhaitent. »
- 35:07PrésentateurChiffre
« Ça représente pour le salaire médium à peu près un mois et demi, deux mois de salaire en plus par an et ça c'est du vrai pouvoir d'achat. »
- 35:13PrésentateurFait
« Ce ne sont pas des chèques en bois que l'État fait sur le dos de nos enfants. »
- 36:08PrésentateurFait
« Et la loi Casseur-Payeur que présente le gouvernement ça incarne la fermeté que vous demandez. »
- 36:15PrésentateurFait
« je vous rappelle d'ailleurs que dans une première mouture elle avait été introduite par Bruno Retailleau au Sénat »
- 39:36PrésentateurFait
« vraisemblablement un attentat raciste tous les éléments laissent peu de doute sur cela »
- 40:05PrésentateurFait
« personne ne doit être mis en cause en raison de sa religion de sa couleur de peau ou de son origine »
- 40:37PrésentateurFait
« l'extrême gauche la France insoumise aujourd'hui a théorisé nourri ce repli identitaire »
- 40:52PrésentateurFait
« je crois à l'universalisme je crois à une république qui voit tous ses enfants égaux en droit et en devoir »
- 42:36PrésentateurFait
« on est pour cet universalisme républicain »
- 44:40PrésentateurFait
« ce qu'il faut demain c'est trouver la bonne politique de fermeté dont on a besoin pour que le pays retrouve une forme de cohésion »
- 1:02:13Locuteur 7Chiffre
« c'était un congrès réussi vous aviez selon les organisateurs 8500 personnes hier pour la deuxième partie »
- 1:02:23Locuteur 7Chiffre
« il y a eu presque 99% »
- 1:03:30Locuteur 7Fait
« il a été beaucoup sur la sécurité »
- 1:03:35Locuteur 7Fait
« sur le réarmement moral judiciaire et matériel de la police »
- 1:03:41Locuteur 7Fait
« la revalorisation du serre des professeurs »
- 1:05:30PrésentateurFait
« on n'a jamais vu un parti aborder une élection présidentielle avec un tel niveau et une telle avance sur tous ses concurrents »
- 1:06:08PrésentateurChiffre
« elle est elle 10 points au-dessus de cela »
- 1:07:26PrésentateurChiffre
« on n'est pas à 30 32 33% on est quasiment à 40% »
- 1:08:18PrésentateurChiffre
« de 20 à 25% des jeunes de moins de 25 ans qui comptent voter pour Marine Le Pen à l'élection présidentielle »
- 1:08:33PrésentateurFait
« elle est notamment majoritaire voire ultra majoritaire chez les retraités modestes »
- 1:10:08Locuteur 7Fait
« comme ceux qui ont envoyé la France dans le mur »
- 1:10:34Locuteur 7Fait
« ils n'ont pas la capacité pour gouverner aujourd'hui »
- 1:12:19PrésentateurFait
« Bardella réélu le racisme et l'antisémitisme ça ne dérange pas »
- 1:15:01PrésentateurChiffre
« un français sur deux ou à peu près en fait est en demande de radicalité »
Temps de parole
- Présentateur80 %
- Locuteur 79 %
- Locuteur 64 %
- ?3 %
≈ 22,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous écoutez Bonjour Chez
Vous,
un podcast de Public Sénat.
Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous.
Bonjour à tous, très heureuse de vous retrouver pour cette nouvelle semaine. Comme tous les jours, on fait le point sur les sujets qui font votre quotidien et l'actualité dans nos régions. On regarde ensemble le programme de ce lundi 26 octobre. Marine Le Pen a lancé hier sa campagne présidentielle.
Elle
a défendu un projet de renaissance sans rupture brutale alors que les sondages la donnent gagnante. A-t-elle réussi à rassurer ceux qui redoutent son arrivée à l'Elysée ? Le débat dans une heure entre nos éditorialistes Mathieu Souquier, Lou Frittel et Stéphane Zumsteg. Marine Le Pen qui souhaite un gouvernement d'union nationale. Éric Ciotti qui appelle les LR à revenir à la maison. Que répond-il dans une demi-heure ?
On
reçoit Haute-Mann Nasson, le secrétaire général des Républicains. Après l'attentat raciste de Trappes, quelle peut être la réponse politique ? La présidentielle se tiendra-t-elle dans de bonnes conditions
?
Le sénateur socialiste de la Seine-Saint-Denis Adelziane est notre invité. Bonjour et à tout de suite. Et puis à la une de nos régions, on reviendra sur les mobilisations du week-end. On ira notamment à Marseille et à Orléans. Voilà pour le programme. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous.
Et
d'abord le journal avec Quentin Calmet. Bonjour Quentin. Bonjour Yann, bonjour à tous. À la une de ce lundi 26 octobre, Sébastien Lecornu reçoit les lycéens, les annonces du gouvernement attendu en fin d'après-midi. Voilà, après un mois de mobilisation des lycéens et des étudiants, le gouvernement a promis de leur apporter lundi des réponses très concrètes, je cite, qui devraient concerner Parcoursup, l'état des bâtiments ou encore le nombre de places à l'université.
Après
l'attentat raciste de Trapp Association et syndicats appellent à des rassemblements aujourd'hui. Oui, la Ligue des droits de l'homme également, l'association SOS Racisme, ils appellent à des rassemblements aujourd'hui à Paris et partout en France en soutien aux victimes de l'attentat raciste des Yvelines et pour dénoncer la banalisation de la haine raciste. Plusieurs centaines de personnes étaient rassemblées hier à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, pour rendre hommage à Pengo Bossio Wangui, jeune espoir français du MMA de 26 ans, tué lors de cet attentat. Écoutez le maire d'Aubervilliers hier.
Nous
ne baisserons jamais la tête
face à
la haine de l'autre. Être là aujourd'hui,
c
'est dire cela.
C
'est dire qu'Aubervilliers,
nos
banlieues,
ne
seront jamais de celles
qui
s'excusent d'être là.
Nous
sommes en France, chez nous,
et
fiers de l'être.
Et
nous gagnerons
le
combat face à celles et ceux
qui
veulent
nous
diviser.
L
'autonomie de la Corse en débat au Sénat cet après-midi. Voilà, la réforme constitutionnelle visant à accorder plus d'autonomie à la Corse arrive aujourd'hui au Sénat. C'est sans conteste l'étape la plus périlleuse de son parcours législatif en raison des réticences de la droite sénatoriale à voir si un texte est donc bien voté aujourd'hui ou si la réforme est repoussée. Ce n'est pas la dernière étape car les deux chambres du Parlement, on le rappelle, doivent voter le même texte dans les mêmes termes avant une réunion du Congrès qui doit enteriner la réforme avec une majorité des trois cinquièmes. Marine Le Pen a donc lancé hier sa campagne présidentielle.
Voilà, ils étaient 8500 réunis à Orléans pour le premier grand meeting de campagne du Rassemblement national. L'occasion pour les dirigeants du RN de poser de nouveaux thèmes politiques, malgré aussi de fortes tensions qui ont émaillé ce rendez-vous. Récit Clément Guillaumeau.
Des
hués venus perturber le discours de Jordan Bardet.
Hier,
plusieurs militants de l'Union des étudiants juifs de France ont infiltré le meeting du RN afin de dénoncer l
'antisémitisme
et le racisme du parti, entraînant quelques secondes de flottement.
Calmez
-vous
s'il vous plaît, chers amis !
Très vite, les militants RN haussent le tout.
Les
perturbateurs ont rapidement été expulsés par les agents de sécurité et c'est le lancement d'une Marseillaise par celui qui a été réélu ce week-end président du parti qui a permis le retour au calme dans la scène.
Ce
week-end a été l'occasion pour Marine Le Pen de donner son premier grand discours de campagne.
L
'état que nous voulons ne sera pas RN, mais ce sera une œuvre collective, une œuvre certes patriote, mais pas partisane.
La
volonté qui est la nôtre de ne voir reconnaître qu'un seul peuple, c'est aussi le refus absolu du communautarisme. Il n'y a pour nous qu'une seule communauté, c'est la communauté nationale et nous inscrirons ce principe fondateur. Devant 8500 militants chauffés à blanc,
elle
explique vouloir présider la renaissance de la France.
Je
rappelle ce principe que je ferai appliqué, en France, on vit comme des Français. Et c'est la raison pour laquelle nous protégerons l'espace public pour qu'il soit un lieu d'esprit de respect
mutuel
et pour tous de sécurité physique.
Notre
époque brutale a besoin de retrouver cette ambition.
Nous
y parviendrons par l'explication,
par
l'exemple,
par
l'éducation,
mais
s'il le faut aussi,
par
l'ascension.
Si
elle se voit déjà à l'Elysée en mai prochain, elle espère pouvoir déclencher un mouvement en Europe.
Et
puis au Brésil, Lula remporte cette mienne, quatrième mandat. Oui, avec à la clé, vous allez le voir, des images d'une immense marée humaine qui a envahit les rues de São Paulo après la victoire de Lula. 51,8% des voix contre 48,2% pour le sénateur Flavio Bolsonaro. Lula qui a déjoué hier tous les pronostics. Son rival a déjà annoncé son intention de faire annuler le scrutin. Écoutez Lula hier soir au moment de
l
'annonce des résultats.
Les
Brésiliens sont allés voter parce que nous avons réussi à les convaincre que cette élection était très importante pour garantir la démocratie dans le pays.
Et
en Serbie, on a vu hier la défaite historique du dirigeant nationaliste Aleksandar Vucic, figure dominante de la vie politique nationale depuis 14 ans. Il a concédé sa défaite aux législatives anticipées face à la liste des étudiants composée de représentants de la société civile. Une annonce qui a provoqué une explosion de joie dans tout le pays, comme vous le voyez sur ces images de Belgrade hier soir. Un petit mot à Delziane de réaction à ces deux élections, peut-être en commençant par le Brésil, et la réélection un peu surprise de Lula cette nuit. Effectivement, il y a 15 jours lors du premier tour,
il
y avait un écart assez important entre Lula et Bolsonaro junior. Et effectivement, dans les 15 jours qui ont suivi, on a pu assister, moi j'ai suivi ça de près, à une campagne de second tour de Lula qui a été assez exceptionnelle. Il a 81 ans, une énergie incroyable, il s'est déployé. Et puis au final, il arrive à avoir un écart de 4 millions de voix. Alors effectivement, vous l'avez dit, Bolsonaro a dit qu'il allait demander à faire un recours, parce qu'il y avait une histoire de prolongation de deux heures des élections, etc. À ma connaissance, les deux parties étaient d'accord pour cette prolongation. C'est une bonne nouvelle.
Et on a une semaine, effectivement, importante, avec des élections à l'international d'ampleur. En Israël, demain, vous avez parlé de la Serbie. Et évidemment, les midterms aux Etats-Unis à la fin de la semaine.
On
va revenir avec vous dans quelques instants sur l'actualité. Quentin, à tout de suite, vous nous parlerez de ce qui va se passer demain au Sénat, puisque le Sénat examine le texte casseur-payeur. On en parle tout de suite. Adèle Jeanne, vous êtes donc sénateur socialiste de la Seine-Saint-Denis. Attentat raciste de Trappes. Mobilisation, une nouvelle fois, ce week-end, à six mois de la présidentielle. Comment peut se positionner le Parti socialiste ? Est-il condamné à courir après la France insoumise ? On va en parler durant cette demi-heure. D'abord, comment vous vous sentez, vous, ce matin, en tant que socialiste, après le week-end qu'on vient de vivre
? On
va dire que depuis plusieurs semaines, on a un pays qui est particulièrement secoué. Nous avons des Françaises et des Français, cette expression est un peu galvaudée, mais qui sont perturbés, qui ont perdu la boussole, qui s'interrogent sur l'avenir de notre pays. Vous me demandez mon sentiment, comment je me sens ? Combattif. Parce qu'effectivement, ce qui est en train de se passer appelle de la part de tous les responsables politiques une mobilisation, une détermination forte. On parlait des difficultés sociales, la mobilisation des lycéens qui se tient depuis un mois, à laquelle le gouvernement n'a pas encore répondu.
Et puis, le drame qui s'est tenu à Trappes il y a quelques jours, avec un habitant, effectivement, vous l'avez évoqué, qui est un habitant qui habite au Bervilliers, donc une ville de mon département. On a vu à l'instant le maire d'Aubervilliers, Saufent Kéroumi, que je salue. Et je salue aussi sa capacité, la capacité des habitants à réagir, j'ai envie de dire, posément et sereinement, à cet horrible attentat. Un attentat terroriste, des images qui circulent, qui sont horribles, qui montrent bien la détermination de cette personne, à viser des personnes en raison de leur couleur.
Effectivement, a priori, c'est attaquer à des personnes noires, des personnes arabes, sans se poser véritablement de questions. On comprend qu'aujourd'hui, il est en garde à vue, mais qu'il est en isolement en cellule psychiatrique pour étudier sa stabilité psychologique. Évidemment, tout cela appelle une réponse forte des républicains que nous sommes dans notre pays en tant que socialistes. On va s'y attener. – Et cet attentat raciste de Trappes, on fait la une de plusieurs de nos journaux régionaux ce matin.
On
va le voir. L'onde de choc de l'attentat raciste de Trappes.
C
'est à la une, notamment, de l'Est républicain, du républicain Lorrain. Et les dernières nouvelles d'Alsace, cette marche hier à Aubervilliers. Vous en parliez contre le racisme qui tue. C'est ce que titrent les dernières nouvelles d'Alsace. Plusieurs centaines de personnes qui ont rendu hommage à la victime. Vous dites, moi, je suis combatif. Je salue la manière, le calme dans lequel s'est déroulée cette marche hier. Est-ce que, selon vous, cet attentat de Trappes, c'est un acte isolé ou ça dit quelque chose de notre société ? – Très clairement, ça dit quelque chose de notre société.
C'est un acte isolé dans le sens où cette personne, l'enquête le montrera, était radical, avait Mein Kampf dans son appartement, en plus, il faut regarder, il avait mis des bonbonnes de gaz. Donc,
il
était quand même dans une logique d'aller jusqu'au bout. Des bonbonnes de gaz dans son appartement,
il
était dans une logique d'aller jusqu'au bout. Mais on voit bien, et ça, c'est mon sentiment, et c'est que la parole raciste se déploie aujourd'hui en forte. Elle est subtilement utilisée de manière un peu singulière par le Front National, qui parle toujours, on l'a entendu à l'instant par Marine Le Pen, qui parle d'eux, il n
'y a
qu'une seule communauté, une communauté française. Mais derrière, sur les plateaux, dans les médias, il y a des phrases, il y a des mots qui font mal, il y a des mots qui donnent pour cible ensuite des populations. Et le Front National, le Rassemblement National, sait parfaitement l'utiliser. On a parlé de Jordan Barlella, qui avait spécifiquement ciblé Trappes, en disant que c'était une ville qui était la capitale du djihadisme international ou je ne sais quoi.
–
Européen,
oui.
– C
'était
une
république
islamiste en miniature.
–
Exactement.
– Il
a dit ça il y
a
quelques années. – Il l'a dit il
y a
quelques années, mais petit à petit, quand ça s'accumule, lorsque l'on voit des prises de parole sur les plateaux télé, comme par exemple sur CNews, qui laissent libre cours. Alors on est vraiment dans le café, le comptoir le plus total. On est sur des opinions, on n'a aucun fait scientifique. Et on distille une parole qui peut être à petit est raciste. On parle tout le
temps
de
l
'immigration comme quelque chose de compliqué lorsqu'on est à l'extrême droite pour notre pays. Ce pays tourne grâce aux forces de travail qui viennent de l'étranger. Ce sont des personnes qui viennent travailler en France, qui s'intègrent, qui font l'effort de l'apprentissage du français. Mais lorsqu'on parle des étrangers, il y a des partis, comme le parti du Rassemblement national, qui font dans cette campagne présidentielle, parce que c'est une étape, c'est un outil dans sa conquête. On parlait de Bolsonaro, on parlait de ce qui s'est passé aux États-Unis avec Trump.
Pas
les Arabes et les Noirs qui
ont
été ciblés aux États-Unis. C'était en majorité les populations en provenance d'Amérique centrale et d'Amérique du Sud. Lorsqu'un pouvoir, j'ai envie de dire illibéral, a envie de faire la conquête du pouvoir, il trouve une type, l'histoire l'a toujours montré, et c'est souvent l'étranger qui en fait les frais.
On
va écouter la manière dont a réagi le chef de l'État Emmanuel Macron après cet attentat.
Je suis aujourd'hui
à
trappe aux côtés de nos élus et des populations, parce que ce qui s'est passé aujourd'hui, quitte
un
tournant dans la vie
de
notre République et de notre nation,
ce
qui s'est passé aujourd'hui, c'est un attentat terroriste-raciste, ainsi qualifié par
le
parquet national antiterroriste.
Ces
personnes, elles ont été visées
à
raison de leur couleur
ou
de la religion supposée,
et
pour rien d'autre.
Dans sa première réaction, il a même dit que c'était la première fois, ce qui a quand même interpellé, que c'est la première fois que des gens étaient visés pour leur couleur de peau ou leur religion supposée. Est-ce que c'est un tournant dans la société, comme il le dit ? Vous diriez ça, vous aussi
?
C'est une montée en puissance. Il
y
a déjà eu des actes de cette teneur qui se sont tenus dans le passé. Il y
a
eu Abou Bakar Sissé. Il y a eu des faits
divers
qui ont été relatés dans la presse, comme dans le Val-de-Marne, cette personne qui avait agressé un homme en raison de sa physionomie arabe, en le créant mort au bouillon et qui l'avait égorgé. Donc en fait, c'est plein de petits événements qui font que derrière, on est dans une montée en puissance. Là, ce qui fait, je trouve, la différence, c'est ce côté potentiel tuerie de masse. Ça ressemble un peu à ce qu'on peut voir aux États-Unis, parfois avec des personnes lourdement armées qui rentrent dans des collèges ou qui tirent dans la foule, dans des endroits, etc., qui peuvent être justement des cibles potentielles pour ces gens. Est-ce que c
'est
un tournant ? En tout cas, il
y a
une prise de conscience.
Et
cette prise de conscience, elle est encore plus forte à l'approche de l'élection présidentielle. On se retrouve dans un débat extrêmement polarisé dans la perspective de ces élections et qui font qu'à un moment, il y a des réactions très fortes qui doivent se faire, à mon sens. On ne peut pas avoir l'indignation sélective. C'est-à
-dire
que d'un côté, on ne peut pas dire trouver des compensations ou des explications pour certains types de crimes qui vont être commis, alors que dans d'autres populations, on va expliciter, comme ça a été fait, vous avez raison, le président de la République à un moment a parlé de tournant. Et le procès qui lui a été fait, c'est de dire, maintenant il s'est déjà passé plein de choses auparavant qu'on ciblait des populations en France.
Oui, c'est
la première fois que des personnes
sont visées
pour leur religion, pour leur corps. Et derrière, le débat a tourné sur les propos du président de
la
République. Moi, j'aimerais que le débat tourne sur qu'est-ce qui se dit aujourd'hui sur les plateaux, pourquoi une parole raciste qui est totalement libérée dans notre pays et qui fait qu
'à
un moment, on cible des populations et des personnes. Mais est-ce
que là
-dessus, le Parti Socialiste se fait suffisamment entendre ? Comment vous, vous pouvez vous faire entendre sur ce sujet ? Comment Raphaël Glucksmann, qui est votre candidat désormais, Olivier Faure, se font entendre ? Est-ce qu'ils se font suffisamment d'ailleurs ? En tout cas, moi je suis sur le plateau avec vous ce matin et j'espère me faire entendre justement en tant que membre du Parti Socialiste. Mais j'ai envie de dire que là, c'est même plus une question d'être seulement membre du Parti Socialiste. C'est une prise de conscience globale.
Que ce soit Raphaël Glucksmann, que ce soit aussi des maires socialistes et au-delà en Seine-Saint-Denis, comme moi je suis élu à Saint-Ouen, conseiller municipal, le maire de Saint-Ouen, Karim Bouembran, organise un rassemblement cet après-midi justement en hommage au décès de cette personne, mais également pour
crier
non, dire non au racisme et aux actes racistes qui peuvent être perprétés. Et ça, j'ai envie de dire, pas seulement une question de parti, c'est quelque chose qui doit être porté au niveau global et ne pas avoir d'indignation sélective.
Vous
pointez la responsabilité du Rassemblement National, le RN qui était réuni ce week-end, à Orléans. Jordan Bardella réélu, président du parti. Marine Le Pen qui a lancé sa campagne présidentielle.
On
va aller à Orléans retrouver Alexis Marie, journaliste au service départemental de la République du Centre. Bonjour Alexis, merci beaucoup d'être avec nous un congrès du RN qui ne s'est pas tenu sans contestation.
Effectivement, dès le samedi, puisque Orléans avait été mise sous cloche par les forces de l'ordre, c'était une volonté affichée du préfet du maire d'Orléans, Serge Gouard, qui est d'hiver droite. Donc la ville, effectivement, avait été vraiment protégée, la Loire même avait été coupée, les ponts, l'accès était interdit. Et donc d'un côté, il y avait le Rassemblement National qui faisait sa rentrée, son congrès. Et puis l'élection de Jordan Bardella à sa tête. Et puis, par ailleurs, dans le centre-ville,
il
y avait 13 000 personnes selon les organisateurs,
26 000 selon la préfecture. Mais en tout cas, il y avait du
monde pour dire non au RN. Et donc du coup, ces gens, principalement des forces de gauche, ont redit haut et fort qu'il fallait faire quelque chose et que le RN était un danger pour la démocratie
et la société française. Et donc du coup, moi, ma question à Adelziane, c'était, je voulais lui demander, est-ce qu'il pense que pour
faire front par rapport au RN, il faut l'union de la gauche dès le premier tour de l'élection présidentielle
?
Adelziane. Là, on est dans une élection présidentielle qui doit permettre justement à l'ensemble des sensibilités, des valeurs, des principes portés par les différents partis de gauche de pouvoir s'exprimer. Aujourd'hui, on a des sondages qui montrent en fait qu'on a
trois
blocs et enfin, un grand bloc, on va dire le bloc de l'extrême droite, un bloc à gauche et un bloc au centre.
Je
pense que les choses vont bouger d'ici quelques mois. Mais en tout cas, ma vision de la société, ma vision aussi de la manière dont on doit combattre le Front national, le Rassemblement national, elle s'exprime à travers les valeurs de mon parti, puis les valeurs de mon parcours et de la manière dont je souhaite les exprimer à travers mon parti politique, le parti socialiste. Et en l'espèce, est-ce que l'union de la gauche doit permettre de battre le Front national ?
Moi, ce que je vois, c'est que si on doit se baser sur les sondages de second tour, on voit bien qu'aujourd'hui, on est sur un scénario où c'est Marine Le Pen contre Jean-Luc Mélenchon et on voit bien que ce sondage-là donne 70% à Marine Le Pen et 30% à Jean-Luc Mélenchon. Et c'est marrant parce que ces 30%, c'est à peu près l'addition des voix de gauche au premier tour. Oui, j'en
ai
une autre. Voilà, qui donne justement ce calcul-là. Donc ça montre que justement, si on doit battre le Rassemblement national, c'est bien sûr en rassemblant la gauche, mais en allant au-delà du Rassemblement de la gauche au second tour, autour des valeurs et des principes de notre République. Et ça, je pense que dans les prochains mois, rappeler ce que suppose l'arrivée du Rassemblement national au pouvoir, rappeler les conséquences pratico-pratiques, ça va être une de nos actions dans les prochains mois et dans les prochaines semaines. Mais est-ce que Raphaël Luxman, il peut encore être devant Jean-Luc Mélenchon ? Jean-Luc Mélenchon, il a un socle très solide au premier tour.
Est-ce que vous pensez que l'objectif du PS qui est de devancer Jean-Luc Mélenchon peut être atteint
? –
Là, quand je regarde, pas plus tard que ce matin, des sondages qui sortaient, on voit que Jean-Luc Mélenchon,
il
est arrivé à une forme de plafond, presque entre 15 et 18%. Raphaël Luxman, qui a été désigné par le Parti Socialiste, lui a démarré à 11% et au sortir de la primaire, il est en train de monter entre 13 et 15%. On va rentrer dans le vif du sujet de la campagne. Moi, ce que je constate, c'est que personne n
'a
encore posé sur la table de vraies propositions dans le cadre de son programme présidentiel, savoir quels souhaits nous voulons donner à la société française dans les 5, 10, 20, 30 prochaines années. On parle beaucoup de dettes, de déficits, de difficultés à financer aujourd'hui les services publics. Où qu'on soit, dans la rue, il y
a
des manifestations, vous vous dites, ça ne sert à rien de manifester, il n'y a plus de sous. Donc on se retrouve dans des situations où les habitants, les Françaises et les Français sont complètement, j'ai envie de dire, pas dépassés, mais dans une forme de pessimisme ambiant. Par rapport à votre question, précisément, à l'une de ces éléments, oui, il y
a
une possibilité, parce qu
'on
va rentrer dans le vif du sujet dans les prochaines semaines, que Jean-Luc Mélenchon ne soit pas forcément au second tour et qu'on propose une alternative forte. Ce que la droite est en train aussi de préparer, et les échanges qu'on entend autour du bloc central, lorsqu'on va de Gabriel Attal, Edouard Fiedt-Barmanin, jusqu'à Bruno Retailleau, ce bloc central, peut-être qu'il va se constituer et redonner une forme de droite traditionnelle, de gouvernement, il faut l'espérer, parce que c'est ça dont nous avons besoin, sortir de la radicalité et avoir des propositions fortes en termes de politique de gouvernement, de droite ou de gauche, qui sera en mesure de rassurer les Français.
Alexis, vous avez une deuxième question.
Oui,
je voulais demander à Vélziane, par rapport à l'arrivée d'un groupe RN au Sénat, est-ce que vous, comment vous l'appréciez, comment ça va se passer
pour vous dans l'hémicycle ? Est-ce que là, pour le coup, c'est à votre sens une nouvelle menace ou une nouvelle preuve que le RN fait son bonhomme de chemin, justement, par rapport à la présidentielle ? C'est le reflet, en fait, pour les élections sénatoriales, d'une réalité en France. Ça vient, effectivement, mettre en chiffre les élections municipales, mettre en chiffre le résultat des élections municipales qui sont passées en 2026. Moi, ce que je vois, c'est qu'on m'avait interviewé le soir de cette élection, et j'avais dit que nous allions combattre le RN sur les principes, sur les projets.
C'est le genre de vidéo où je fais 25 000 vues, parce que derrière, je me retrouve à être complètement bâché par des bottes d'extrême droite qui m'insultent, des insultes racistes, etc. C'est pas grave, ça fait partie du combat qu'on doit mener. Comment je le vis, à titre personnel, pour commencer comme ça ? Et ensuite, on va les mener, ces combats, dans l'enceinte de l'hémicycle. Exemple très concret, la semaine dernière, nous avions le projet de loi sur l'encadrement des loyers qui devait être prolongé. À ma connaissance, nous avons débattu, le RN a voté contre l'encadrement des
loyers. Ce sont les
seuls. Ce sont les seuls à avoir voté contre. L'ensemble de l'hémicycle a voté pour cet encadrement des loyers et sa poursuite. On voit bien qu'il
y
a, quand on parle de combat, mettre en évidence le différentiel entre
un
rassemblement national qui dit vouloir soutenir les classes populaires et ensuite, au moment des votes, on voit bien que c'est pas du tout ça qui se passe. Et c'est plutôt vers les classes les plus privilégiées que les votes du Front National se tournent. Merci Alexis-Marie. Merci beaucoup d'avoir été avec nous. Journaliste à la République du Centre, on voit votre une en ordre de marche sur le congrès du RN qui s'est donc tenu à Orléans. Un petit mot, puisqu'il y a eu des mobilisations, Adelziane, Alexis le rappelait, contre ce congrès du RN. Raphaël Luxman n'était pas sur place. Pourquoi
?
Il faudra lui demander.
Mais c'est un problème ? Mais en fait, moi, ce que je vois, c'est que… La présidentielle
ne soit pas allée manifester ? Moi, ce que je comprends aussi, c'est que pour Raphaël Luxman, il y
a
des questions aujourd'hui qui se posent en termes de sécurité, parce qu'à chaque fois qu'il sort, il est enfariné ou on lui jette des projectiles. C'est grave. On en parle régulièrement ici, puisque dans les prochains jours, il va y avoir aussi des questions qui vont se poser sur la liberté de manifester, la capacité des uns et des autres à pouvoir se déplacer en sécurité lorsqu'ils sont sur le terrain pour exprimer leur voix. Pour Raphaël Luxman, c'est une question qui est en train de se poser. Ça a été évoqué dans les médias. En tout cas, moi, je me félicite de cette mobilisation à Orléans qui s'est passée de manière très pacifique pour exprimer le rejet des édits du Front National.
Et vous le dites, ce débat, il aura lieu au Sénat demain après-midi, puisque vous allez examiner dans le contexte qu'on connaît le texte « Casseurs-payeurs ». Examinez donc en séance un texte qui vise à étendre, Quentin, la responsabilité civile des casseurs. Oui, tout à fait, Oriane. On parle de ce texte depuis plusieurs semaines. Au pic des manifestations lycéennes, le gouvernement avait annoncé avancer le calendrier de l'examen de ce projet de loi « Casseurs-payeurs ». Un texte initialement évoqué après les violences en marge de la finale de la Ligue des Champions.
C
'était fin mai. Avec les violences des dernières semaines, il devenait urgent pour l'exécutif de voir ce texte aboutir. Sébastien Lecornu, qui a même parlé mardi dernier de textes absolument indispensables, ce sont ses mots. Depuis le vote de la loi anti-Casseurs de 2019, il est déjà possible de demander à l'auteur de violences et de dégradations de rembourser les dégâts. Mais pour obtenir réparation, encore faut-il établir la responsabilité de celui qui a causé les dommages. Le nouveau projet de loi met donc en place une nouvelle responsabilité solidaire, une responsabilité collective pour les dommages causés lors de violences urbaines.
L'idée est de réclamer jusqu'à 10 000 euros à une personne ayant sciemment participé à un groupe au sein duquel des violences, des vols ou des dégradations ont été commis. Autre mesure du projet de loi, les APL, les aides personnelles au logement et les allocations familiales pourront désormais être mobilisées. L'État pourra prélever dessus en cas de non-paiement des dommages et intérêts auxquels une personne est définitivement condamnée. Et avant d'arriver en séance, le texte a été examiné mercredi en commission des lois Quentin, la droite et le centre l'ont encore durci. Oui, on va prendre un exemple à en parler des prestations sociales qui pourraient être saisies. La majorité de
la
droite et du centre y a ajouté le RSA tout en permettant le maintien d'un reste à vivre pour les plus précaires. Et exactement un autre ajout, c'est cet amendement pour infliger une peine complémentaire d'interdiction du territoire français à l'encontre des étrangers condamnés pour certaines infractions graves susceptibles d'être commises lors de violences urbaines. Et enfin, un autre amendement qui a été adopté qui entend faciliter le recours aux drones dans le cadre des manifestations. L'amendement qui propose ainsi de simplifier la procédure d'autorisation pour pouvoir mieux identifier les casseurs avec ces drones. Alors
ça,
c'est ce qui s'est passé en commission, mais le gouvernement pourrait lui aussi ajouter des mesures mardi en séance. Oui, notamment des mesures sur le fait de dissimuler son visage. C'est ce qu'a dit Laurent Nunez devant les sénateurs, le ministre qui veut ainsi également proposer de nouvelles mesures en matière d'interdiction de manifester. Alors, on voit que l'actualité a poussé la majorité de droite et du centre, on l'évoquait en commission, à durcir le projet de loi. Est-ce que c'est légitime selon vous, Edelziane, face aux casseurs, ne faut-il pas muscler l'arsenal législatif
? Je
pense que la proximité de l'élection présidentielle fait que l'ensemble des partis
qui
se revendiquent de l'ordre ont besoin de montrer qu'ils musclent le jeu et qu
'ils
font des propositions qui s'adressent aux Françaises et aux Français pour montrer qu'ils prennent les choses en main. Deux choses. La première, c'est qu'il faut parfaitement comprendre lorsque les manifestations ont eu lieu le 17 octobre dernier de l'émotion et du ras-le-bol des Français et des commerçants en particulier. On l'a vu à Paris et un peu partout en France lorsqu'il s'est agi de détruire des restaurants, des commerces, etc. Tous les pillages. Donc, il y
a
eu les manifestants qui ont manifesté de manière pacifique encore ce week-end de manière très pacifique. Il faut le redire parce qu'il y a eu 800 000 manifestants en France et quand les manifestations sont bien encadrées, quand il n
'y a
pas de sous-estimation, des difficultés, des menaces comme ça s
'est
passé le 17 octobre et les commissions d'enquête au Sénat et à
l
'Assemblée nationale montreront justement les défaillances de sens, les choses se passent bien et on peut manifester. Et sur la loi Casseur-Pilleur, ça fait partie un peu des subtilités lorsqu'on est dans le monde du Parlement. Ce n
'est
pas le titre de... La loi,
c
'est même en commission, la sénatrice Jourdain a dit qu'il ne fallait pas l'appeler comme ça, que c'est justement un motif de réparation. Cette loi Casseur-Pilleur, elle ne va rien apporter de nouveau sur le recouvrement. Même
sur la
responsabilité civile solidaire,
ce
qu'on disait, le texte qui permet comme ça de s'en prendre et compris à des gens qui n'ont pas directement cassé mais qui étaient dans le groupe. Alors je pense que même, ça ne sera même pas validé par le Conseil constitutionnel parce que... Ce n
'est pas solide
juridiquement selon vous ? De mon point de vue,
ça
me fait un peu penser à la loi immigration. Lorsque moi je suis arrivé en 2023, il y a à peu près une vingtaine d'articles qui avaient été censurés mais on était allé
au bout dans les débats, on le dit, des cas
législatifs, des articles qui n'étaient pas constitutionnels. Par contre, ce qui est très évident dans ce texte,
c
'est que ça existe déjà le recouvrement. L'État est en capacité d'avoir réparation ensuite d'aller chercher les responsables. On disait avec la loi Casseur de 2019. Tout à fait. Par contre,
ce
qui est grave dans cette... Difficile à faire. Ce qui est difficile à faire, je l'entends parfaitement. Par contre, lorsqu'on dit qu'on va aller chercher collectivement des personnes qui sont à proximité de casseurs, de pilleurs et qu'on va dire telle et telle personne était à proximité immédiate donc elle est responsable, mais ça, c
'est
l'arbitraire policier qui va s'engager. Et ça, je pense que du point de vue constitutionnel, ça sera très compliqué à faire par ses... Par contre, politiquement, il y aura les débats et des messages politiques, des centristes et de la droite pour
être passés. C'est de l'affichage, en fait, ce texte, selon vous
? Il y
a
une forme d'affichage parce que le problème aujourd'hui,
c
'est pas... Le droit permet déjà ces aspects-là. C'est le recouvrement des sommes qui est complexe. Lorsqu'on va aller chercher... Alors, on parle de RSA, etc. C'est pas ça, malheureusement, qui permettra de reconstruire la mairie de Limoges et on voit bien que souvent, les personnes sont insolvables. Il y
a
un danger encore demain. Ça peut toucher aussi des manifestations d'agriculteurs, de pompiers, peut-être de docker qui viendraient manifester et qui seraient justement ciblées par un arbitraire policier.
Mais donc,
le groupe PS vaudra contre ce texte ? Là,
il
y
a
des discussions actuellement. Là, je vous donne une petite tendance. Il y a des débats entre nous, mais nous, nous sommes très attachés et c'est là le danger pour moi dans ce texte à la liberté de manifester. On voit bien que vous avez parlé d'interdiction de manifester.
L
'un de la manifestation...
Oui, ça pourrait être dans les
ajouts du gouvernement en séance. Et ça, justement, il
y a
une vidéo qui ressort régulièrement ces derniers jours de François Mitterrand en 1994 qui parle de la liberté de manifester. La liberté de manifester, c'est ce qui fait le distinguo entre une démocratie et une dictature. On le voit bien dans tous les pays du monde où des dictatures sévissent. La première chose qui est ciblée, c'est la possibilité pour les gens d'aller dans la rue et de s'exprimer pacifiquement. Nous, sur ce genre de texte... Mais
là,
pardon,
on est au
-delà de la liberté de manifester quand on a vu les casses, les pillages, les commerces vandalisés.
C'est
là où, pour moi, il ne faut pas mélanger les pilleurs et les casseurs. Et je pense que ça a été dit énormément sur tous les plateaux, par les politiques et les manifestants. La preuve, ce week-end, les choses se sont bien passées. Alors, la dernière minute, on est passé du centre de Paris à manifester sur les boulevards des maréchaux. Les syndicats étaient présents, les mots d'ordre étaient pacifiques et structurés. Il faut bien distinguer entre les manifestants qui étaient plus de 800 000 en France samedi dernier de toutes les actions qui peuvent être menées par des casses et des pillages. Merci Adelziane.
Merci beaucoup
d'avoir été avec nous. Quentin, on se retrouve dans 20 minutes pour la revue de presse dans nos régions ? Oui, on évoquera notamment les mobilisations après l'attentat raciste de Trappes.
Ce
sera la une de la revue de presse tout à l'heure. Et c'est à suivre et on va en parler tout de suite avec notre prochain invité. C'est le secrétaire général des LR, Otman Nassrouk, qui nous rejoint. Marine Le Pen, qui a donc lancé sa campagne présidentielle hier et promis un gouvernement d'union nationale. Son allié, Éric Ciotti, qui demande aux LR de revenir à la maison. Les LR sont-ils pris entre nailles entre l'extrême droite et le bloc central ? Sont-ils en crise d'identité ? On va poser la question à Otman Nassrouk. Bonjour.
Bonjour. Merci
beaucoup d'être notre invité, secrétaire général des LR et porte-parole du candidat Bruno Retailleau. Otman Nassrouk, après un week-end marqué et on va en parler par de nouvelles mobilisations, par l'attentat raciste de Trappes, comment vous vous sentez ce matin ? Dans quel état d'esprit vous êtes
? D
'abord, je pense que le climat il est très lourd
pour
tout le monde.
Il
y a bien sûr cet attentat raciste à Trappes, une ville que, à titre personnel, je connais très bien,
dans
laquelle j'ai toujours des amis et
ça
a évidemment bouleversé, choqué, heurté beaucoup de gens.
Et
puis, il
y a
globalement ce climat d'une société qui est traversée de tensions multiples, tensions identitaires, tensions évidemment sociales extrêmement fortes. On a le sentiment que,
on
ne se parle plus aujourd'hui en France, on se confronte simplement.
Et
j'espère que l'élection présidentielle qui arrive maintenant dans un peu plus de six mois sera l'occasion de sortir par le haut, je l'espère de tout cœur,
de
ce climat absolument épouvantable, je crois qu'il
y
ait aujourd'hui mille de morale de beaucoup de nos concitoyens. Et on va détailler tous ces points, on commence par la mobilisation et notamment la mobilisation des lycéens que Sébastien Lecornu va recevoir cet après-midi. Le gouvernement qui promet des réponses concrètes, elles seront annoncées par les ministres en fin d'après-midi. Qu'est-ce que vous en attendez ? Quelle réponse aurait donnée Bruno Retailleau s'il était au pouvoir aujourd'hui ?
Je
crois que si on veut sortir de cette crise, il faut sortir d'un certain nombre de
mensonges. y
compris de mensonges qu'on a vendus à notre jeunesse qui est aujourd'hui en crise, qui se pose beaucoup de questions et pour certaines à juste titre. Le premier mensonge c'est de faire croire qu'on pourra donner une place à l'université à absolument tout le monde, quel que soit le cursus choisi. J'entends qu'on va remettre en cause Parcoursup. Oui, mais on a mis Parcoursup parce qu
'on
n
'a
pas voulu assumer la sélection à l'université.
Et
envoyer aujourd'hui nos jeunes, c'est ce qui se passe aujourd'hui dans notre pays, dans des filières sans débouchés où on fait une sélection en réalité par l'échec, ça a été un grand mensonge.
Donc il
faut instaurer une sélection ? C'est-à
-dire
le bac ne doit pas être un passeport pour l'université pour vous ? Dans la mesure où on a fait le bac pour tous, ça n'est plus un passeport pour l'université. Et donc il faut bien sûr qu'on ait des filières qui soient adaptées aux besoins des entreprises,
c
'est-à
-dire
en tout cas sur lesquelles il y a des débouchés professionnels au bout et donc une sélection à l'entrée en fonction du nombre de place, en fonction des dossiers, en fonction du mérite.
Comment on a
fait si ce n
'est
pas Parcoursup
? Est-ce qu'il faut
garder Parcoursup faute de mieux
? On
a besoin d'une plateforme, on peut l'appeler comme on veut. La question c'est comment elle fonctionne cette plateforme ? Et si on n'assume pas le principe de la sélection, en réalité on raconte un mirage,
une
histoire fausse à nos jeunes aujourd'hui qui du coup sont dépités et sont frustrés de se rendre compte que ce qu'on leur avait dit en réalité est un mensonge. C'est un exemple parmi d'autres. Il y a un second mensonge dans notre pays aujourd'hui dont il faut que l'on sorte. C'est l'idée que l'on peut travailler moins et vivre mieux. Aujourd'hui dans notre pays beaucoup de gens pensent, croient encore à cette histoire qu'on leur a racontée, celle des 35 heures, celle de la retraite à 60 ans qui a conduit à notre paupérisation collective. La crise du pouvoir d'achat que nous connaissons c'est d'abord une crise de la création de richesses parce que nous ne produisons
pas suffisamment. Les 35 heures que
personne ne remet en cause.
C
'est-à
-dire
que quand vous avez été au pouvoir, les 35 heures vous ne les avez pas remises en cause ? Nous les avons considérablement assouplis et Bruno Retailleau aujourd'hui assume de remettre en cause de sortir des 35 heures. Sinon nous n'y arriverons pas. Donc
si vous
arrivez au pouvoir vous changerez la durée légale du temps de travail ? Si on veut que les Français gagnent plus, eh bien oui, il faut qu'on assouplisse et qu'on laisse les entreprises s'organiser comme elles le souhaitent.
C
'est le principe de liberté. Je crois qu'on est dans un pays très centralisé, très vertical, très bureaucratique
et cette crise c'est de tout ça.
En favorisant les heures sup' ou en disant aujourd'hui 35 heures ce n'est plus la durée légale de travail en
France ? On
sort des 35 heures et à partir de la 36ème heure il n'y a aucune charge qui pèse sur les heures dites supplémentaires mais du coup à partir de la 36ème heure et donc c'est du vrai pouvoir d'achat. Ça représente pour le salaire médium à peu près un mois et demi, deux mois de salaire en plus par an et ça c'est du vrai pouvoir d'achat.
Ce
ne sont pas des chèques en bois que l'État fait sur le dos de nos enfants. Pour revenir sur la mobilisation des lycéens puisqu'on attend les réponses aujourd'hui Bruno Retailleau ces derniers jours il a un peu fastigé la calinothérapie du gouvernement. Est-ce qu'on peut se contenter de fermeté quand on a des milliers de lycéens dans la rue qui attendent des réponses
? Moi
je distingue pour les lycéens comme pour les manifestants samedi dernier. Ceux qui manifestent pacifiquement c'est un droit c'est respectable il faut sécuriser même ce droit en garantir le bon exercice même si je ne partage pas les mots d'ordre
de
ceux qui cassent.
Ceux
qui cassent ceux qui pillent ils ne doivent trouver en face que la fermeté la plus implacable
parce
que nous nous sommes trop habitués dans notre pays à évidemment ces scènes
qu
'on a encore vues même de manière marginale samedi dernier de casses de dégradations de violences contre les forces de l'ordre ça n'est pas acceptable et il faut
qu
'on retrouve une forme de fermeté et je crois que Bruno Retailleau il incarne cette fermeté dont on a besoin. Et la loi Casseur-Payeur que présente le gouvernement ça incarne la fermeté que vous demandez
? Je
pense que la loi Casseur-Payeur est indispensable je vous rappelle d'ailleurs que dans une première mouture elle avait été introduite par Bruno Retailleau au Sénat
et
que d'ailleurs ceux qui aujourd'hui nous donnent des leçons de fermeté je pense au Rassemblement National à l'époque ne l'avait pas voté
et
donc il faut que chacun là-dessus assume sa cohérence et ses contradictions et en tout cas en ce qui nous concerne nous avons toujours été pour que la main de l'État cesse de trembler encore une fois face aux délinquants aux pilleurs et aux casseurs dont la place est en prison et nulle part ailleurs. Alors justement la journée de mobilisation de samedi elle s'est mieux passée il y a eu moins de casse moins de pillage vous avez fustigé vous ces derniers jours vous Bruno Retailleau les LR l'autorité de l'État défiée est-ce que là vous dites samedi le gouvernement a rétabli l'autorité de l
'État ? Alors
ça s'est mieux passé effectivement je m'en félicite et je veux féliciter nos policiers nos forces de l'ordre encore une fois il y
en
a encore eu 53 qui ont été blessés on ne le dit pas suffisamment et je note que ce qui a fonctionné c'est précisément la fermeté la fermeté qui manque trop souvent dans notre pays qui a manqué jusque là
et
on voit que quand la main de l'État tremble et bien certains se croient tout permis avec un immense sentiment d'impunité donc je suis heureux déploiement des centaures une doctrine d'aller au contact face notamment aux casseurs et mieux fonctionner
Vous
saluez la gestion de Sébastien Lecornu de Laurent Nunez ? Bien sûr non mais moi je salue encore une fois tout ce qui permet à notre pays de bien se porter simplement je ne veux pas non plus qu
'on
s'habitue y compris à ce qu'on a vu en fin de cortège parce que ça fait des années maintenant qu'à la fin de chaque manifestation on a malgré tout des casseurs 500 à Paris quand même et ces gens-là il va bien falloir à un moment ou à un autre les mettre hors d'état de lumière donc c'est mieux il faut qu'on continue dans cette direction-là parce qu'il n'y a pas de raison que dans notre pays à chaque manifestation on ait des casseurs des payeurs des commerçants qui sont obligés de se barricader ça n'est pas acceptable qu
'on s'habitue à cette violence-là Qu'est-ce
que vous feriez ? Comment vous l'évitez
?
Eh bien la loi casseur-payeur c'est un sujet nous nous avions demandé l'état d'urgence
et
je continue de penser on verra ce qui se passe dans
les prochaines semaines Mais vous demandez
encore quand vous voyez que samedi ça s'est bien passé est-ce que vous ne dites pas on est allé un peu vite en besogne en demandant à Emmanuel Macron d'activer l'état
d'urgence ? Non je
le demande encore parce que je vois bien qu'on aura d'autres manifestations qui vont arriver que tout ça est inscrit dans la durée et donc on a besoin
de se donner Jusqu'à la
présidentielle pour vous ?
Je ne l'espère pas
parce que le débat doit se faire précisément non pas dans la rue à un moment donné mais dans le cadre de l'élection présidentielle mais je le crains et en l'occurrence il faut qu'on inscrive dans la durée un certain nombre d'outils perquisition administrative interdiction de manifester assignation à résidence d'individus dangereux j'ai envie de dire les casseurs habituels qui sont en plus identifiés notamment ceux de l'ultra-gauche et donc tous ces outils-là il faut aussi qu'on envisage de les inscrire de manière peut-être plus pérenne dans la loi en tout cas au-delà des 12 jours de l'état d'urgence mais voilà j'ai le sentiment qu'aujourd'hui nous n'avons pas encore tous les outils pour assurer à notre pays la sérénité dont on a besoin dans le cadre d'une élection présidentielle en particulier
Week
-end marqué aussi vous en avez parlé en début d'interview par ce qui s'est passé à Trappes cette attente à racisme vous avez été conseiller municipal de Trappes pendant 10 ans de 2014 à 2024 vous qui connaissez bien cette ville comment vous avez vécu ce qui s'est passé chaque année c'est quoi de l'inquiétude de la colère c'est un tournant comme le dit Emmanuel Macron
c
'est d'abord un choc parce que voir un individu dans un véhicule tiré à
l
'arme automatique en pleine rue sur des individus vraisemblablement en raison de leur couleur de peau ou de leur religion je ne sais pas ça sera l'enquête de dire précisément les choses en tout cas vraisemblablement
un
attentat raciste tous les éléments laissent peu de doute sur cela c'est évidemment un choc effroyable ce n'est pas la première fois que cela arrive dans notre pays il y a des précédents d'ailleurs des
actes
anti-musulmans anti-chrétiens ou antisémites il y en a eu malheureusement beaucoup et il faut les condamner tous avec la plus grande fermeté et rappeler simplement ce principe extrêmement simple mais qui malheureusement a l'air parfois d'être perdu de vue dans notre pays personne ne doit être mis en cause en raison de sa religion de sa couleur de peau ou de son origine personne elle ne doit être pris pour cible pour cela et je le dis parce que nous avons un racisme à combattre qui parfois est un racisme qui pousse à l'acte violent comme malheureusement dans la tragédie de Trappes mais nous avons aussi en face un racialisme c'est-à-dire des gens qui voient notre société comme juxtaposition de communauté avec cette assignation à résidence identitaire avec le sentiment que chacun doit défendre sa communauté avant tout et ça c'est aussi une menace l'extrême gauche la France insoumise aujourd'hui a théorisé nourri ce repli identitaire et on fait aujourd'hui un moteur électoral alors que c'est en réalité la garantie que nous allons vers une confrontation dont je ne veux pas moi je crois à l'universalisme je crois à une république qui voit tous ses enfants égaux en droit et en devoir il faut aussi le rappeler quel que soit encore une fois leur origine Alors vous pointez la responsabilité de la France insoumise mais est-ce que dans cette polarisation du débat public il n
'y a
pas aussi une responsabilité des républicains quand Bruno Retailleau après la mobilisation du 17 octobre parle de racailles de délinquants de banlieue alors que le tireur de trappe a dit qu'il voulait venger les commerçants pillés est-ce que quelque part ce genre de vocabulaire n'arme pas le bras d'esprits influençables et d'esprits faibles comme ce tireur
? Madame
Ancini quel est l'ouvrage que nous avons retrouvé chez cet individu ? C'est Mein Kampf Je ne crois pas que ce soit les mémoires de guerre du général de Gaulle qui
sont de l
'héritage
de ma famille politique quand vous
dites l'immigration n'est pas une chance est-ce que ça ne contribue pas à ce climat polarisé à ces tensions et à ces fractures dans la société
?
La société elle est fracturée aussi parce que nous n'affrontons pas clairement un certain nombre de problématiques
et
si on ne comprend pas qu'aujourd'hui il y
a
une immense colère dans notre pays de nos concitoyens qui ont envie qu'on règle un certain nombre de problèmes et oui il y
a
des problèmes d'ordre public oui il y a des problèmes de réponse pénale oui il y a un problème un sentiment d'impunité qui progresse quand vous avez des milliers et des milliers de pilleurs qui en pleine journée osent convioler des magasins
il
faut trouver les mots pour nommer les choses il faudra demain avoir le courage pour prendre les bonnes décisions et ces décisions on les connaît et Bruno Retailleau encore une fois il défend des mesures très concrètes avec la détermination qu'il faut pour les mettre en oeuvre donc je ne crois pas que ce soit en tournant le dos à la réalité qu'on calme les tensions du pays je crois qu'au contraire c'est en réglant les vrais problèmes et je nomme ma famille politique on a toujours été extrêmement clairs on est pour cet universalisme républicain
mais c'est un
vocabulaire qui polarise le débat
le
débat il est polarisé parce que la réalité aujourd'hui elle est extrêmement dure parce que nous n'avons pas eu le courage pendant des années de prendre les bonnes décisions je ne crois pas que ce soit en ayant à nouveau la main qui tremble qu'on arrive à apaiser notre société non je ne le crois pas par contre je crois qu'il faut s'opposer à tous ceux qui ne reconnaissent pas la même dignité à tous nos concitoyens quelle que soit leur origine ou leur religion ou en les prenant pour cible ou en les instrumentalisant comme le fait également la France insoumise donc je vois d'ailleurs que dans cette séquence elle essaye de régler un certain nombre de comptes politiques alors que la tragédie que l'on vient de connaître elle est honnêtement elle ne mérite pas qu'on l'instrumentalise contre tel ou tel
parti Est-ce qu'elle
cherche à régler comme compte politique la France insoumise
?
Je vois bien que la France insoumise depuis quelques jours a pris pour cible un certain nombre de médias de journalistes je vois que des journalistes sont chassés je ne
suis
pas certain que ça contribue ni à apaiser la société ni à garantir le bon fonctionnement de notre démocratie qui est déjà en très grande crise Jordan Bardella en 2021 vous étiez un conseiller municipal de Trappes qualifié Trappes de république islamique en miniature qu'est-ce que vous en dites
? Je
laisse à monsieur Bardella le soin de s'expliquer s'il le souhaite ou de développer les thèses qu'il souhaite C
'était il y a longtemps il
a été mis en examen
Oui
mais j'ai fait partie de ceux qui ont alerté à Trappes à l'époque sur par exemple les départs en Syrie parce que nous en avons eu beaucoup nous avions des familles totalement abandonnées d'ailleurs à un certain moment dans une grande omerta quand ces départs ont commencé à se produire dès 2014 2015 notamment et donc il y a des défis il ne faut pas le nier il y a des problématiques absolument majeures il y a des tensions identitaires je l'ai dit et on peut on a le droit de vouloir lutter contre le repli identitaire contre les phénomènes de radicalisation qui ont endeuillé beaucoup de familles et qui ont contribué sur notre sol également à des actes terroristes et donc il faut être là-dessus d'une très grande fermeté mais voilà sans cacher la réalité sans vouloir l'instrumentaliser non plus ou mettre de l'huile sur le feu ce qu'il faut demain c'est trouver la bonne politique de fermeté dont on a besoin pour que le pays retrouve une forme de cohésion mais ça n'est pas encore une fois par la lâcheté ou en fuyant en tournant le dos à la réalité qu'on va y arriver mais est-ce qu'aujourd'hui cette fermeté cette autorité cet ordre que vous prônez et qu'attendent vos électeurs c'est pas Marine Le Pen qui l'incarne vous avez vu hier son lancement de campagne est-ce que c'est pas elle qui a le discours et les mesures que viennent chercher vos électeurs encore faudrait-il qu'elle ait un discours et des mesures parce que moi ce que je vois elle en a plusieurs parce que je vois qu'elle ne cesse de changer d'avis
quand
on n
'est
pas clair sur beaucoup
de sujets sur quoi par
exemple
?
sur tous les sujets sur les sujets internationaux c'est un va-et-vient permanent on l
'a
vu sur l'Ukraine faut-il aider ou non l'Ukraine on a entendu tout et son contraire ce ne sont pas des petits sujets sur le nucléaire elle n'a cessé de varier son programme économique est un programme de ruines financières aujourd'hui mais là sur l'ordre sur l'autorité sur la sécurité sur la réponse à ce qui s'est passé ces derniers jours est-ce que vos électeurs ne vont pas plus se tourner vers elle que vers vous
? je
crois que nos électeurs comme en fait beaucoup de français sont aujourd'hui très en colère de l'état du pays après cette décennie de macronisme et veulent tourner la page simplement quand on veut renverser la table comme on dit il ne faut pas si j'ose dire casser la vaisselle il faut renverser la table d'une manière qui soit sérieuse et construite et je crois que Marine Le Pen même si elle a les mots aujourd'hui de la fermeté je ne crois pas qu'elle en ait les outils ou les propositions concrètes sauf qu'elle est à plus de 30% et la campagne ne fait que commencer et j'espère que le résultat sera différent parce que je ne suis pas certain que la victoire de Marine Le Pen apporte à notre pays l'apaisement et la politique dont le pays a besoin voilà et tout comme évidemment je ne veux pas non plus de voir Jean-Luc Mélenchon au second tour de cette élection présidentielle ce qui serait déjà une victoire pour lui et il s'agit pour nous de lui faire barrage de toutes nos forces
vous
l'avez compris au regard de ce que je vous ai indiqué sur l'extrême gauche donc je crois qu'il y aura une droite courageuse très claire très ferme avec le vrai projet dont le pays a besoin qui arrivera à arriver au second tour avec Bruno Retaille mais Eric Ciotti hier il a demandé à ses anciens amis à l'air de revenir à la maison qu'est-ce que vous lui répondez
?
la maison c'est lui qui l'a quitté d'abord donc la maison nous on la tient aujourd'hui et je pense que cette maison là la maison de la droite républicaine c'est celle qui en réalité peut sauver le pays de cet affrontement stérile entre l'extrême gauche et l'extrême droite qui ne mène encore une fois à aucune solution concrète Madame Le Pen on a vu son contre-budget et je vois bien que d'ailleurs Eric Ciotti nous dise ce qu'il en pense réellement parce que rien ne tenait il n
'y a
pas un chiffre qui tenait la route dans le contre-budget de Madame Le Pen est-ce qu'à la veille d'une crise financière où notre crédibilité est attaquée sur les marchés financiers à juste titre au regard de notre incapacité à tenir nos déficits est-ce que c'est ce programme là que l'on veut eh bien voir arriver au pouvoir moi je ne le crois pas je crois à la droite à une droite courageuse et je pense qu'on a le bon candidat pour cela et cette campagne aujourd'hui je crois va nous révéler encore beaucoup de surprises Alors vous dites Bruno Retailleau ira jusqu'au bout est-ce qu'aujourd'hui il n
'a
pas une épine dans le pied qui s'appelle David Lysnard
?
Je
pense
que David n'est pas une épine je le connais bien je l'estime On
va juste regarder
deux sondages un paru hier David Lysnard 6,5% Bruno Retailleau 5,5% et un sorti il y a quelques minutes David Lysnard 8% Bruno Retailleau 7% Dans les deux sondages David Lysnard est devant Aujourd'hui ce n
'est
pas une épine dans le pied de Bruno Retailleau
?
Pourquoi Bruno Retailleau est plus légitime à être candidat que David Lysnard
? Ce
n
'est
pas une question de légitimité David Lysnard a le droit d'être candidat il a fait ce choix il l'a d'ailleurs fait dans des conditions je trouve assez respectables il a pris sa liberté et moi je le respecte je trouve qu'il apporte quelque chose au débat public
je
partage avec lui cette fibre très très libérale mais qui existe aussi chez Bruno Retailleau parce que nous avons des programmes en réalité extrêmement proches extrêmement convergents donc mon espoir c'est qu'évidemment tout cela converge et je pense que David aura un rôle extrêmement important à jouer converger c'est se ranger derrière Bruno Retailleau pour vous
?
Écoutez aujourd'hui nous avons eu une procédure de désignation de notre candidat par deux fois d'ailleurs parce qu'il a d'abord été élu à présence du parti et ensuite comme notre candidat à l'élection présidentielle de manière extrêmement
massive par les adhérents des
Républicains
souhaitez-vous que Bruno
Retailleau soit votre candidat
à la présidentielle ? Est-ce que là
il faut faire une primaire interne ? Néanmoins on est le seul parti à avoir fait voter des dizaines de milliers de personnes en tout cas jusque-là maintenant la gauche l
'a
fait également pour désigner notre candidat Il
n'y a pas eu de
vote entre Bruno Retailleau et David Lissnard qu'elle est le meilleur candidat pour les LR ? Non parce que personne d'autre n'a voulu à ce moment-là se livrer à cette compétition-là
Est-ce que là il faut le
faire au vu des sondages ? Maintenant que David Lissnard est en dynamique alors que Bruno Retailleau
Ils
se sont vus comme vous le savez il y a quelques jours ils ont beaucoup d'estime et de respect l'un pour l'autre nous verrons comment quel chemin peut être trouvé et moi je pense que celui qui porte aujourd'hui le projet le plus complet celui qui trouve l'audience la plus large dans l'opinion publique
je
pense que c'est Bruno Retailleau et j'espère qu'on arrivera à rassembler un maximum autour de lui pour qu'on puisse gagner cette élection présidentielle parce qu'on a une responsabilité
historique
Mais
comment
? Ils se sont vus il
y
a quelques jours mais comment ? Qu'est-ce qu'il a été dit ? Est-ce qu
'ils
se sont dit oui il n'y
en
aura qu'un des deux où est-ce qu'ils pourraient y aller tous les deux
? Nous
verrons en temps utile moi je n'ai pas ici C'est quoi temps utile ? À vous révéler des discussions qui sont des
discussions
privées Écoutez comme vous le disiez cette campagne ne fait que commencer et je crois qu'il va encore se passer beaucoup de choses et vu l'état du pays je crois qu'on a besoin surtout de non pas d'être dans nos tambouilles internes de savoir par quelle mécanique on va désigner un candidat de plus si
je veux dire C'est important
de savoir combien vous serez sur la ligne de départ alors déjà maintenant vous avez un problème entre guillemets puisqu'il y a deux candidats chez l'LR et puis après il y
a
beaucoup de gens chez vous qui disent il faut un seul candidat dans le bloc central sinon on va
vers un seul candidat pour Mélenchon
-Le Pen pour vous il ne faut pas un seul candidat ? D'abord nous ne faisons pas partie du bloc central
qui
n'est pas vraiment un bloc et qui est de moins en moins central aujourd'hui non et je ne me soucie pas de savoir combien il y
aura
de candidats sur la ligne de départ mon seul sujet c'est va-t-il y avoir un candidat qui est capable de gagner bien sûr mais de gagner pour appliquer le bon projet parce qu'autrement nous allons simplement
gagner du temps Dans
les sondages ce n
'est
pas Bruno Rutaillot qui est en capacité de gagner aujourd'hui ?
Nous ne
verrons jamais les sondages du mois d'octobre n'ont donné le résultat comme vous le savez vous connaissez tout cela très bien d'une élection présidentielle simplement ce que je vous dis c'est que gagner c'est bien mais si c'est juste pour gagner du temps en repoussant les décisions qui sont attendues en nourrissant encore la colère populaire le Ration nationale gagnera la fois d'après ce que je veux moi c'est qu'on ait le bon candidat pour le bon projet et j'aimerais qu'on parle davantage dans cette élection-là de projets je ne crois pas que ce soit par la synthèse molle qui consiste simplement à se mettre d'accord sur un candidat qu'on va y arriver nous serons balayés si nous ne sommes pas capables d'incarner un vrai changement une
vraie rupture Mais vous ne serez pas balayés si vous
êtes divisés ? ça ne sera pas 2002 pour la droite ? Si un candidat arrive à convaincre les Français de son projet de rupture de la pertinence de son projet nous ne serons pas balayés et malgré les divisions ou les vents contraires et ce candidat-là qui porte aujourd'hui le projet de rupture c'est Bruno Retaillot et j
'ai
bon espoir que dans les prochaines semaines les prochains mois son projet de rupture soit mieux connu des Français et arrive à en convaincre une majorité parce qu
'on
ne peut pas continuer au rythme où vont les choses dans le statu quo et je pense que l'an prochain les Français vont renverser la table j'espère que ce ne sera pas du côté du populisme et de la démagogie mais bien du côté
du droit Un dernier mot est-ce qu'il y a un
événement de campagne qui est prévu prochainement pour Bruno Retaillot ? Marine Le Pen a l'assessent sa campagne hier Jean-Luc Mélenchon va dévoiler son programme dans 15 jours Bruno Retaillot ? Bruno Retaillot il sillonne le pays en permanence il est au contact des Français il dévoile son projet au fur et à mesure nous sommes les seuls à avoir présenté une trajectoire de finances publiques de près de 200 milliards d'euros d'économies c'est essentiel et je crois que c'est par ce chemin-là qu'on arrivera à redresser le pays Merci Autman Nassau
C
'est
moi qui vous remercie Merci beaucoup d
'avoir été notre invité on va regarder ce qui fait la une dans nos régions Et Quentin on commence avec les titres du groupe Évra les journaux de l'Est de la France qui reviennent aujourd'hui sur le choc après l'attentat raciste de Trappes Effectivement les habitants rassemblés hier pour une marche blanche étaient encore sous le choc racontent les différents journaux de l'Est de la France longue de choc ce sont les mots à la une du républicain Lorrain le journal de Metz dans les pages intérieures des dernières nouvelles d'Alsace on peut lire les messages sur les pancartes des manifestants le racisme tue l'extrême droite tue c'est tout le débat public qui doit être interrogé selon les manifestants en rien notamment sur les chaînes info quand on entend du matin au soir que le problème de la France ce sont les Noirs et les Arabes on en arrive là bien manifestant cité dans le journal
Les
journaux de la presse quotidienne régionale qui reviennent également ce matin sur les mobilisations de samedi Oui les mobilisations contre la vie chère effectivement la Charente Libre raconte ainsi la manifestation à Angoulême moins de casse autant de colère même constat avec la Marseillaise qui titre avec le mot déterminé enfin le Dauphiné libéré au centre qui raconte à Grenoble le désarroi des commerçants pillés samedi dernier plus d'une dizaine de commerces ont été dégradés explique ainsi le titre malgré la mise en sécurité d'une partie de leurs marchandises leurs gérants confient ce matin leurs détresses et leurs interrogations Oui et journée de mobilisation qui a quand même été plus calme que celle de samedi dernier notamment à Marseille où on va aller Marseille où la mairie a été envahie la semaine dernière dans la cité fosséenne on retrouve Maude de Bourguenet merci beaucoup d'être avec nous journaliste RCF Notre-Dame à Marseille Maude rien à voir du coup entre samedi dernier et ce qui s'est passé ce samedi-là
Oui
c'est-à-dire qu'il y a eu des débordements mais clairement pas au même niveau pas d'invasion de mairie vous le disiez pas de poste de police municipale saccagé des commerces ont quand même été pillés la préfecture de police en dénombre pour le moment 7 dans tout le département des Bouches-du-Rhône c'était plus de 300 la semaine dernière ce samedi les débordements sont arrivés seulement en fin de journée après la manifestation à Marseille qui elle s'est déroulée non seulement dans le calme mais dans une ambiance assez festive avec fanfare déguisement et battle d'orat même c'est à la fin du parcours quand certains manifestants ont voulu continuer en dehors du tracé autorisé par la préfecture de police que la situation s'est tendue les forces de l'ordre ont lancé des grenades lacrymogènes pour les disperser ensuite quelques groupes se sont déplacés dans la ville il y a eu des incendies de poubelles et des affrontements avec les forces de l'ordre en tout la police a interpellé 71 personnes dans tout le département y compris pour stopper des tentatives de
pillage
Quelle mesure de sécurité Maud avait été prise justement à Marseille pour éviter de réitérer ce qui s'est passé samedi dernier
? C
'était toute la question de la semaine dernière avec une série d'annonces et parfois de retour en arrière pour le 24 octobre les transports en commun par exemple devaient être arrêtés dans toutes les zones à risque la mesure n'est finalement pas passée à Marseille les manifestations elles avaient d'abord été interdites dans toutes les villes de plus de 10 000 habitants dans les Bouches-du-Rhône finalement le préfet a autorisé une manifestation à Marseille organisée par les syndicats et avec un tracé alternatif le tribunal administratif lui saisi par des organisations au nom de la liberté de manifester a finalement autorisé les manifestations dans 5 communes de plus de 10 000 habitants où aucune émeute n'avait été constatée le 17 octobre Gardanne Istres Martigues Miramas et Tarascon à noter qu'avec sans Provence en revanche la deuxième ville du département la ville n'échappait pas à
l
'interdiction ça n'aura pas empêché 300 manifestants pacifistes de défiler ce 24 octobre sans incident pareil à Salon de Provence autre mesure l'extension du couvre-feu au majeur ce week-end c'était dans le centre-ville de Marseille à Aubagne et à Plante-Campagne
et
enfin ce samedi il était interdit de porter du matériel de protection type casque ou masque de transporter du carburant ou des objets pouvant servir d'armes
à
Marseille les forces de l'ordre ont fouillé les sacs avant la manifestation
un
petit mot rapidement Maud sur ce qui s
'est
passé à Nice ça a été plus compliqué
oui
parce qu'autant c'était un samedi plus calme à Marseille mais en revanche à plusieurs kilomètres de là donc dans notre région à Nice des manifestants ont été attaqués et blessés par des militants d'ultra droite 11 de ces militants ont été placés en garde à vue et une enquête est ouverte
merci
beaucoup merci Maud de Bourguenet d'avoir été avec nous pour journaliste RCF Notre-Dame à Marseille quand on poursuit la revue de presse on continue avec une solution contre l'essence chère oui c'est-à-dire dans le courrier Picard des solutions face à des prix à la pompe qui restent largement au-dessus des 2 euros le litre le journal qui reparle de ces français qui par exemple convertissent leur moteur à l'éthanol un garagiste est ainsi interrogé dans le journal il raconte avoir posé une vingtaine de boîtiers qui permettent la conversion au bioéthanol depuis le mois de mai c'était 10 par an ces dernières années la France qui ne produit pas de pétrole mais qui produit oriane les betteraves qui deviennent ainsi ensuite ce bioéthanol c'est donc à lire dans le courrier Picard vous allez me dire on n
'a
pas de pétrole mais on a des idées vous étiez à
le
faire on termine avec Corse Matin et le projet d'autonomie examiné cet après-midi par les sénateurs oui voilà le projet d'autonomie de la Corse c'est l'étape la plus périlleuse du parcours législatif de ce projet de loi qui se joue au Sénat en raison des réticences de la droite ici à la chambre haute l'aboutissement du processus avant la présidentielle est ainsi plus qu'incertain l'article de Corse Matin qui fait le récit des dernières négociations avant l'examen du texte en séance cet après-midi à partir de 16h30 une image qui fait jaser ces derniers jours raconte le titre Corse c'est celle de la présidente LR de la commission des lois Muriel Jourdat qui a été vue avec Jean-Michel Blanquer et le constitutionniste Benjamin Morel tous deux opposés au texte les trois qui ont ainsi dîné ensemble ce qui est interprété comme un signal par le titre nous verrons en tout cas ce que le Sénat va voter Gilles Simeoni le conseiller exécutif en charge de l'autonomie parle dans le journal de la fin d'un cycle de 60 ans de combat de 11 ans de mandature nationaliste rien de moins 4 ans de négociation avec Paris donc c'est le signe de l'importance de ce qui va se jouer au Sénat dans les toutes prochaines heures on suivra ça à partir de 16h30 merci Quentin on se retrouve demain oui à demain allez bonne journée place dans quelques instants notre débat d'éditorialiste sur le congrès du RN et parmi les propositions du parti la réorganisation du millefeuille territorial Marine Le Pen veut supprimer les intercommunalités un choix qui fait bondir les premiers concernés Aliénor Pastré s'est rendu au congrès des intercos c'était il y a quelques jours à
Dunkerque c
'est le sujet qui est au coeur des discussions des intercommunalités 2026 le rassemblement national prévoit la suppression totale de ces groupements de communes chez les principaux concernés la mesure n'a pas manqué de faire réagir
cette proposition n'a aucun sens elle ne s'explique à mon sens que parce que le rassemblement national aujourd'hui n'est présent dans quasiment aucune de ces intercommunalités je crois qu'il y a là effectivement une espèce de petite vengeance politique c'est assez mesquin parce qu'au bout du compte ce sont nos concitoyens qui ont besoin des services que nous rendons
avant
les municipales de 2026 le RN n'avait jamais été à la tête d'une intercommunalité il en pilote désormais 6 sur les 1252 que compte le pays mais aujourd'hui aucun de ces élus n'est venu
le rassemblement national de toute façon n'a rend service à personne à aucune collectivité parce que je ne
sais
pas comment ils font
et
vraiment je les invite à faire des classes d'apprentissage de la réalité de la vérité des faits
ces dernières années les compétences des intercommunalités se sont étendues à de nombreux domaines alors derrière cette éventuelle suppression c'est toute la gestion des territoires qui serait remise en question
comment demain on va traiter les millions de déchets ménagers les quantités d'eau potable d'eau assainie enfin toutes ces toutes ces grandes politiques je dirais du quotidien des habitants
doivent
se traiter au niveau à minima intercommunal voire départemental
mais
l'enjeu est aussi financier certains économistes redoutent un déséquilibre budgétaire entre les communes
la suppression des intercommunalités des intercommunalités pardon aurait un effet notoire de retransfert vers les communes et des communes ne sont pas armées
le rassemblement national veut mettre fin à ce qu'il qualifie de millefeuille administratif il souhaite ainsi redonner toute la gestion des communes aux maires
elle
est place justement à notre débat d'éditorialiste sur le congrès du RN quelle France veut Marine Le Pen
et
après c'est la difficile rentrée le rassemblement national qui était donc réuni ce week-end en congrès à Orléans Jordan Bardella seul candidat était donc très largement réélu à la présidence du parti Marine Le Pen a lancé sa campagne présidentielle renaissance sans rupture brutale tel était le mot d'ordre de son discours on va revenir et analyser ce congrès avec nos invités bonjour Mathieu Souquier
merci
beaucoup d'être avec nous essayiste et auteur de ce livre casser la vague et si l'on s'y prenait autrement pour faire reculer l'extrême droite c'est aux éditions de l'aube Lou Frittel bonjour merci également d'être avec nous journaliste politique à Paris Match en charge du suivi des droites vous étiez donc à Orléans ce week-end et Stéphane Zumstek bonjour merci d'être là directeur du département politique et opinion à l'institut de sondage Ipsos BVA Lou on va commencer par vous après une rentrée difficile je le disais pour le RN émaillé de polémiques est-ce que le parti a réussi son congrès vous piétiez sur place
oui
oui objectivement c'était un congrès réussi vous aviez selon les organisateurs 8500 personnes hier pour la deuxième partie parce que la première partie c'était le renouvellement des instances la réélection de Jean-Marc Mardella qui était seul en lice il y
a
eu presque 99% sans surprise à côté de ça vous avez eu vous avez eu quelques happening mais on est habitué il y a toujours et il y a souvent l'UEJF qui vient effectivement pour dire que le RN n'est
pas du côté
des juifs mais ce n
'est
pas la première fois c'est la deuxième ou troisième fois en tout cas ce n
'était
pas à nouveau à côté de ça c'était une ambiance très festive naturellement il y avait beaucoup de monde donc c'est vrai que c'était assez impressionnant une ambiance assez sarco 2007 vous aviez une scénographie qui n'était pas non plus la scénographie qu'on pouvait voir au moment d'Éric Zemmour ou quelque chose qui était trop bling bling et en même temps c'était quand même écran géant en cube scène en T vous avez Éric Ciotti qui est venu au début pour inaugurer ce congrès enfin ce meeting en expliquant que en gros ici était la nouvelle droite des gaullistes et pour faire demander à ses anciens amis de LR de le rejoindre donc c'est vrai que rien que ça ça donnait un ton assez droite ensuite Jordan Bardella qui était sur quelque chose de beaucoup plus opérationnel très Premier ministre il a été beaucoup sur la sécurité sur le réarmement moral judiciaire et matériel de la police il a été aussi sur la question de l'éducation donc la revalorisation du serre des professeurs et ensuite Marine Le Pen qui était dans un discours très présidentiel
très
moi j'ai trouvé un peu brouillon quand même mine de rien avec trois axes qui étaient pas idiots sur le principe mais il y avait elle a voulu prendre de la hauteur elle a quand même parlé de choses plus terre à terre ce qui était dommage dans la mesure où elle essayait justement de rentrer dans des thèmes nouveaux donc le beau en politique la question de la façon de gouverner elle a remis une couche sur le référendum mais globalement
la question
des résolutions on va y revenir thème qu'on entend moins dans la bouche de Marine
Le Pen
notamment on va évidemment revenir sur ce discours Mathieu est-ce que pour vous Marine Le Pen a réussi son lancement de campagne c'est vrai qu'il y avait un vocabulaire qui se voulait peut-être assez positif optimiste qu'on a peut-être moins l'habitude d'entendre de la bouche de Marine Le Pen oui il y a un bouger sur lequel on reviendra un peu un bouger sémantique qui fait écho d'ailleurs à celui de Sarah Knafo au moment des municipales de campagne très optimiste on n'est plus du tout sur le constat sur la tonalité sombre etc moi ce qui me frappe quand même c
'est
le contraste entre la séquence dans laquelle le RN est pris depuis plusieurs mois c'est-à-dire qu'une candidate à l'élection présidentielle très lourdement condamnée par la justice de notre pays début juillet une rentrée assez calamiteuse avec des polémiques ou des dissensions internes sur le port du voile dans l'espace public sur l'Ukraine sur le budget qui a quand même été considéré par tout le monde comme pas sérieux la rentrée de Marine Le Pen devant la REF devant le MEDEF donc quand même un été et une rentrée qui ont été émaillées de difficultés évidemment le point d'orgue c'était les révélations de Mediapart sur le passé antisémite de Jordan Bardella dont peu de gens doutent en réalité y compris dans les enquêtes d'opinion et la réalité de la force du Rassemblement National à quelques mois de l'élection présidentielle et tout ce que je dis je le dis sous le contrôle de Stéphane mais on n'a jamais vu un parti aborder une élection présidentielle avec un tel niveau et une telle avance sur tous ses concurrents et ça ne bouge pas d'un pouce quelles que soient les polémiques ou les problématiques que rencontre le RN je regardais juste en fait les sondages à six mois de toutes les élections présidentielles depuis 81 quand il y a un favori alors le favori ne va pas nécessairement au bout le favori n'est même pas toujours candidat on le sait avec Juppé on le sait avec DSK le favori est donc rarement le président de la République qui suit mais je regardais à chaque fois le favori est quelque part entre 25 et 30% en réalité entre 25 et 28 elle est elle 10 points au-dessus de cela et par ailleurs désormais en fait sa cote d'avance dans les sondages pour l'élection présidentielle s'accompagne d'une cote de popularité également très élevée et j'ajouterais presque une substituabilité avec Jordan Bardella dans tous les partis il y
a
des rivalités et on a des candidats qui ne sont pas immédiatement ou totalement substituables en plus au RN il y a un plan B qui vaut le plan A et donc ça pour le coup il me semble que c'est relativement inédit à six mois d'une élection présidentielle et on va demander à Stéphane c'est la première fois qu'un candidat à six mois de la présidentielle se retrouve dans une telle configuration il y a des sondages qui la donnent à 38% Marine Le Pen alors ça peut monter très haut effectivement jusqu'à 38% aussi dans les hypothèses les moins enfin les plus favorables c'est-à-dire Gabriel Attal représentant le bloc central et pas Edouard Philippe par exemple oui c'est vrai que ça monte très haut mais Mathieu a tout dit il y a une stabilité remarquable depuis plusieurs mois maintenant qu'il s'agisse de Jordan Bardella le candidat par intérim à un moment donné ou Marine Le Pen avant sa condamnation et après sa condamnation et il y
a
un autre élément c'est que très longtemps totalement isolé mais il
y
a d'autres candidats il
y
a Éric Zemmour il y
aura
Nicolas Dupont-Aignan ces gens-là comment les électeurs ces candidats-là se comporteront-ils au second tour probablement en apportant les voix à Marine Le Pen donc si l'on fait la totalisation des voix appelons ça la droite radicale aujourd'hui on n'est pas à 30 32, 33% on est quasiment à 40% et quand on rentre dans le détail et c'est ça je trouve aussi ce qui a profondément changé et qui est le signe de la
formidable
victoire de Marine Le Pen ces dix dernières années c'est qu'il y a encore c'est pas que vous votiez pas au Rassemblement National c'est juste que vous manifestiez votre hostilité votre rejet votre rejet absolu des idées véhiculées par le Front National puis par le Rassemblement National aujourd'hui le parti dominant dans la quasi-totalité pas dans tous mais dans la quasi-totalité des segments de la population c'est le Rassemblement National quand vous êtes à 30, 35% des intentions de vote pour une élection présidentielle soit près du double de vos éventuels challengers des seconds qu'ils soient Édouard Philippe ou Jean-Luc Mélenchon vous êtes en tête presque je dis bien presque partout mais vous êtes presque en tête chez les jeunes alors que rappelez-vous 2002 la jeunesse dans la rue pour manifester contre la présence de Jean-Marie Le Pen aujourd'hui vous avez de 20 à 25% des jeunes de moins de 25 ans qui comptent voter pour Marine Le Pen à l'élection
présidentielle et les
retraités aussi votre clé c
'est un
tournant parce qu'elle n'avait pas les retraités lors des deux précédentes élections là elle est majoritaire chez les retraités ça peut marquer un
retournant elle est
notamment majoritaire voire ultra majoritaire chez les retraités modestes les retraités plus aisés eux restent un peu fidèles à ce qu'est leur ADN c'est-à
-dire
le vote loyaliste pour le centre droit ou pour la droite mais aussi parce que les retraités d'aujourd'hui ce ne sont pas des retraités d'il y a 30 ans ce ne
sont
pas des retraités qui étaient à l'époque sensibles aux arguments sur l'Algérie française sur la période de la collaboration et donc de l'entourage de Jean-Marie Le Pen ces gens-là ne sont plus là évidemment les retraités d'aujourd'hui c'est des gens qui avaient 50 ou 40 ans au moment de l'accession voire moins au moment de l'accession dans l'espace médiatique du Rassemblement National donc oui le RN est puissant partout et dominant maintenant presque partout et c'est ça vraiment ce qui change ce qui fait que évidemment que plein de choses peuvent encore se passer et oui il
y
a 6 mois avant l'élection François Fillon était assuré assuré d'être président de
la
République il n'était pas au second tour pour les raisons que l'on connaît mais aujourd'hui même si plein de choses peuvent encore se passer elle est très clairement je parle bien du premier tour la grande favorite du premier tour je parle bien du premier tour parce qu'au soir du 18 avril prochain c'est une autre campagne qui commencera
Lou ? En
l'occurrence il y a quand même un élément qui explique aussi cette extrême stabilité c'est la situation actuelle de politique intérieure il y a 10 jours vous avez eu même pas une semaine vous avez eu des pillages d'ampleur avec des agressions les images elles ont tourné en boucle vous avez eu effectivement vous avez un budget qui effectivement oui la projection budgétaire qui a été présentée a pu être critiquée mais en fait elle a été critiquée par qui ?
Elle a été critiquée par des gens qui sont des experts des gens qui font partie du système des gens qui sont considérés par les électeurs du Rassemblement national mais pas seulement par une bonne partie des français en réalité comme ceux qui ont envoyé la France dans le mur et aujourd'hui vous avez un parti qui est en fait le plus vieux parti de France avec une structure encore importante parce que je suis désolée mais le PS et LR c'est plus ce que c'était donc vous avez ce parti-là qui finalement est un parti de rupture et en même temps un parti qui ancre énormément dans le passé auquel les français se sont habitués et qui n'a jamais été en fonction donc c'est vrai que de dire en plus oui ils n'ont pas la capacité pour gouverner aujourd'hui les ceux qui pensent voter Rassemblement national même pas ceux forcément qui sont convaincus vous disent mais vous êtes qui pour dire ça parce qu'en soi on a tenté on a tout tenté et on est allé dans le mur et alors vous rajoutez la situation intérieure et la situation sécuritaire effectivement ils n'ont pas besoin de faire campagne en réalité quand vous allez sur les accusations d'antisémitisme de Jordan Bardella les gens vont vous dire oui mais alors peut-être que c'est vrai et sans doute que c'est vrai mais il avait 15 ans aujourd'hui il
y
a un parti qui passe quand même pour très antisémite c'est la France insoumise qui en l'occurrence fait peur quand même majoritairement aux juifs
mais
avant de vous entendre
on va revivre cette séquence hier Jordan Bardella qui a donc été reconduit qui a fait son discours hier devant les militants du Rassemblement National discours perturbé par l'Union des étudiants juifs de France on va regarder cette séquence
les
ministres de sécurité fassent leur travail je vous propose de chanter la Marseillaise
allons enfants Luc
comment ça s'est passé sur place vous qui y étiez
? honnêtement ça s'est passé comme ça se passe à chaque fois c'est à dire que alors on ne savait pas que c'était l'UEJF mais un groupe de trois personnes a sorti donc une banderole pour manifester son hostilité au Rassemblement National le service des partenaires
où il était écrit
visiblement vous me confirmerez Bardella réélu le racisme et l'antisémitisme ça ne dérange pas le
HL alors
je ne l'ai pas vu parce que moi j'étais sur le côté à leur droite donc je les ai vus se faire embarquer mais je ne pouvais pas voir la banderole donc je ne sais pas pour le coup mais c'était trois personnes il me semble il y a eu aussi un journaliste de politice qui a commencé à filmer la scène et qui s'est fait sortir Manu Militari une erreur selon le parti qui l'a fait re-rentrer ensuite il y avait eu le même genre de cas de figure avec Mediapart qui avait été huée par la foule et ça avait commencé à chauffer le DPS donc Service Département et Protection et Sécurité il les avait sortis Manu Militari de façon assez violemment mais je reconnais quand même que pour avoir fait d'autres meetings du RN et vécu d'autres périodes c'est la première fois que je vois des journalistes réintégrer ensuite c'est bon au moins ça ce n
'est
pas une erreur parce qu'effectivement si vous regardez aujourd'hui la situation des journalistes dans les différents partis politiques on n
'est
pas la profession la plus appréciée et donc d'avoir un parti qui est censé justement pas nous apprécier non plus et qui fait ce genre de choses c'est politiquement très intelligent
Mais
ça veut dire que les polémiques qui concernent Jandar Bardella en interne elles ne le prennent pas ? Absolument pas absolument pas Il a réussi à passer au-dessus de ça
? Cette
question de l'antisémitisme et de
l
'illustration chimiquement pure en fait de cette affaire de stratégie de dédiabolisation et du succès qu'elle a opéré Il y a dans l'ADN de ce parti un son antisémite que tout le monde connaît et je ne parle pas seulement en fait des dérapages multiples qui ont valu condamnation à Jean-Marie Le Pen on le sait et encore une fois je parle sous le contrôle de Stéphane pour ce qui est des enquêtes d'opinion l'antisémitisme de Jandar Bardella est quelque chose d'archi crédible d'archi crédible pas seulement parce que Mediapart est un média crédible je veux dire il y a un fonds antisémite dans ce parti dont Marine Le Pen stratégiquement a réussi à progressivement se débarrasser comme sparadrap et il se trouve que par ailleurs dans le débat public Jean-Luc Mélenchon pour des raisons qu'on peine parfois à expliquer quand même a repris ce sparadrap de
l
'antisémitisme au moment des municipales on peut d'ailleurs noter que dans les sorties que Jean-Luc Mélenchon fait à caractère antisémite au moment des municipales électoralement ça ne se paye pas non plus pour lui et je dirais que depuis objectivement Jean-Luc Mélenchon est aussi en dynamique alors attention quand même pour ceux que ça affole une Marine Le Pen à 33 ou 35 ça vaut deux Jean-Luc Mélenchon au mieux 17 donc on n'est pas du tout quand même dans les mêmes épures et je termine d'un mot si la dédiabolisation a fonctionné parfaitement parfaitement il ne faut pas se tromper la dédiabolisation du parti n'a en aucun cas été une déradicalisation de l'électorat et je parle aussi là de l'enquête électorale d'Ipsos en réalité ce qu'on observe c'est que la demande de radicalité dans notre pays est désormais forte très forte forte comme jamais un français sur deux ou à peu près en fait est en demande de radicalité et ne nous trompons pas on associe souvent Jean-Luc Mélenchon par sa posture par son style etc à l'incarnation même de cette radicalité non l'électorat en demande de la plus grande radicalité ça reste celui de
l
'extrême droite ça reste celui de Marine Le Pen l'électorat qui veut de la radicalité qui veut de la rupture qui veut de la transformation profonde et de la rupture avec le système c'est celui de Marine Le Pen en dépit encore une fois du discours très édulcoré qu'elle tient désormais
c'est
totalement évidemment totalement en
jeu
c'est aussi l'électorat le plus en colère avec l'électorat insoumis et vous parliez à l'instant de radicalité ce qui est intéressant dans ce que fait Marine Le Pen c'est quoi la priorité des priorités pour Marine Le Pen dans le cadre de cette campagne surtout dans la perspective du second tour c'est rassurer rassurer le plus de Français possible que ce ne sera pas le chaos s'il arrive au pouvoir et que ce ne sera pas un programme économique parce
qu'il y a encore des Français inquiets Stéphane c'est-à-dire il y a des Français qui sont inquiets de l'arrivée de Marine
Le Pen
parmi les
gros doutes qui planent sur la capacité ou sur la crédibilité ou sur la légitimité du RN à accéder au pouvoir à Marine Le Pen il y a les brebis galeuses d'une part alors les brebis galeuses la plupart du temps ce sont des secondes voire des troisièmes couteaux là avec l'affaire Bardella c'était autre chose on parlait du président même si les faits du parti même si les faits
ne
sont pas avérés il y
a
effectivement une suspicion et il y avait donc les brebis galeuses on l'a vu dans l'entre-deux-tours des élections législatives c'est quand même ce qui coûte en partie la victoire non pas la majorité absolue mais en tout cas une majorité relative puissante à l'Assemblée nationale que le Rassemblement national n'a pas obtenu et il y a un programme économique ou une supposée incapacité totale du RN à développer et à faire dérouler un programme économique ça, ça perdure encore donc elle est là pour rassurer mais on parlait de radicalité ce que je voulais dire c'est que Marine Le Pen elle envoie aussi des cartes postales parfois et des clins d'œil à son électorat historique quand elle reprend il y a quelques semaines
le
principe de préférence nationale en l'appelant priorité nationale notamment pour le elle
l'appelle comme ça depuis longtemps mais
c'est
vrai qu'elle a complètement accès
dessus elle se rappelle quand même aussi au bon souvenir des gens qui votent FN et ou puis RN depuis des décennies
c'est-à-dire des gens souvent qu'on a trouvé dans l'Est de la France ou dans le Sud-Est les gens qui ont fait le succès de la formation de Jean-Marie Le Pen donc elle est sur deux jambes mais qui sont complémentaires qui ne s'opposent pas longtemps on a dit que la ligne Bardella s'opposait à la ligne Le Pen elles sont complémentaires mais elle elle a changé les choses il y a l'électorat historique à qui ? qu'il faut rassurer donc non le RN n'a pas changé et non l'immigration reste une priorité en l'occurrence la lutte contre l'immigration sous toutes ses facettes reste une priorité et d'autre part les primo-votants ceux qui sont prêts à basculer eux il
faut
les rassurer avec soit un discours social quand ils viennent de la gauche ou de l'abstention soit avec un discours un peu pro-business c'était le job de Bardella on en entend moins parler aujourd'hui mais je pense qu'on en entendra parler davantage dans notre 2 tours si Marine Le Pen se qualifie pour le second tour ce qui n'est pas une hypothèse totalement irréaliste alors il y a les thèmes historiques et puis il y a des thèmes nouveaux qu'on n'avait pas beaucoup l'habitude d'entendre dans des discours de Marine Le Pen comme la question des réseaux sociaux on va l'écouter
aujourd
'hui l'équivalent de l'imprimerie ce sont les réseaux sociaux
ils
ont permis de contourner le prêt-à-penser de gauche
l
'invisibilisation des réalités qui gênent les pensées slogans des européistes
et
les interdits d'un système douillettement installé dans ses certitudes et ses insuffisances
la
liberté de diffuser des idées a fait
émerger une nouvelle manière de penser le monde la vie et même l'homme cette vague de renouveau qui monte nous n'allons pas la laisser passer en France cette vague sera bleu marine c'est des thèmes qu'on n'avait pas l'habitude d'entendre pourquoi ce choix c
'est paradoxal parce que nous vous avez beaucoup briefé aussi sur les thèmes qui seraient mis en exergue les réseaux sociaux c'était pas du tout quelque chose qui avait été mis en avant spécialement et je vous avoue même que nous entre collègues c'est pas forcément ce qui nous avait sauté à l'esprit mais il est vrai que Marine Le Pen en tout cas je pense aussi sous l'influence des jeunes parce qu'il y
a
beaucoup de jeunes au Rassemblement National Jordan Bardella il a 31 ans les gens autour de lui ont une trentaine d'années je pense qu'effectivement il y a eu une sorte de renouveau un peu du logiciel ou au moins dans les méthodes et puis elle n'oublie pas quelque chose quand même c'est que tous les populistes qui ont gagné ces dernières années les réseaux sociaux ont joué une importance ont été déterminants donc j'imagine aussi qu'elle compte bien investir ces canaux là pour l'instant c'est vrai que moi j'avais surtout observé Éric Zemmour durant la dernière présidentielle très actif il avait une équipe très fine sur le sujet qui mettait même en place des campagnes de boat et qui l'assumait pour faire monter le phénomène Zemmour sur les réseaux sociaux mais finalement ça s'était un peu retourné contre eux parce qu'ils avaient surestimé le poids d'Éric Zemmour quand Marine Le Pen avait fait une campagne très classique très à la papa qui était d'aller sur le terrain de faire des petites réunions publiques et surtout le calme des vieilles troupes donc c'est pas une anti-moderne Marine Le Pen après elle a l'expérience politique pour pas se laisser avoir sur le genre de chemin
Alors
Marine Le Pen qui s'est projetée dans la composition d'un futur gouvernement dont elle dit qu'il sera dirigé par Gérard Mardella elle a réaffirmé gouvernement d'Union Nationale gouvernement pluraliste et un peu plus tôt son allié Éric Sautier avait tondu la main en républicain on écoute
J
'appelle solennellement aujourd'hui dans ce moment si grave pour notre nation
mes
anciens amis et collègues des républicains qui aujourd'hui se querellent
pour
être les figurants d'une défaite annoncée à nous rejoindre
La
maison c'est lui qui l'a quittée d'abord la maison nous on la tient aujourd'hui et je pense que cette maison-là la maison de la droite républicaine c'est celle qui en réalité peut sauver le pays de cet affrontement stérile entre l'extrême gauche et l'extrême droite qui ne mène encore une fois à aucune solution concrète
Voilà
les républicains qui ferment la porte ce matin par la voix de leur secrétaire général Audman Nassrou ça peut marcher ce gouvernement d'Union Nationale Mathieu selon vous pour passer de 33 ou 35% à 51 elle a besoin d'afficher une capacité d'union assez large
l
'union des droites elle est désormais en fait dans le paysage depuis longtemps et paradoxalement lors de la dernière présidentielle la présence d'Éric Zemmour la radicalité de l'extrême droite on l'a retrouvée chez Éric Zemmour mais le passé d'Éric Zemmour d'essayiste et d'éditorialiste du Figaro a quand même permis de transformer
même
quand on n
'est
pas bon en géométrie dans l'espace on peut le comprendre tout en s'en étonnant il a quand même permis de transformer une partie de ce lectorat du Figaro en un électorat potentiel pour l'extrême droite y compris la sienne Éric Zemmour une extrême droite encore une fois totalement décomplexée et radicalisée mais désormais c'est quand même un sas ou un rabatteur pour Marine Le Pen donc on voit qu'on en est là et encore une fois ce qui frappe c'est et les sondages de premier tour et les sondages de second tour même si tout le monde a raison de dire qu'à 6 mois d'une élection présidentielle les projections de second tour ont quelque chose d'un peu aléatoire ou même d'un peu absurde ce qui frappe c'est ça que le noyau dur de l'extrême droite soit désormais à 33% avec une solidité très forte c'est une chose acquise qu'aujourd'hui en fait Marine Le Pen quand même continue à être la gagnante ou quasiment quelles que soient les configurations du deuxième tour c
'est
-à
-dire
une capacité à rallier des gens qui jusqu'à présent la trouvaient infréquentable ou pas du tout crédible en particulier sur le plan économique ça ça frappe quand même les nouvelles recrues du RN c'est-à-dire les cadres et les retraités qui ont toujours été très attentifs à la crédibilité du programme économique on a vu que le programme économique quand même était jugé peu crédible par tous ceux qui sont experts de ces sujets et ça ne bouge pas y compris dans ces nouvelles catégories on en est là quand même aujourd'hui on en est là et pardon et je termine d'un mot Bruno Rotaio c'est quand même une droite dure David Lissnard qui pourrait être son challenger il ouvre d'une certaine façon la porte à l'union des droites quand il dit quand il parle depuis des mois d'une primaire qui serait ouverte à toute la droite le boulevard il a quand même déjà été creusé ouvert par d'autres Stéphane on entend Antman Nassrou qui ferme la porte mais la porte elle est déjà entre ouverte plus qu'entre ouverte oui elle est plus qu'entre ouverte parce que là encore qu'est-ce qui va se passer à un moment donné s'il y
a
une élection présidentielle alors on fait on fait de la politique fiction là si Marine Le Pen était du président de la République il
y
a une dissolution il y a des élections législatives qui sont organisées entre 20 et 40 jours après cette décision de dissolution la majorité ce ne sont pas des partis politiques ce sont des députés et quand vous regardez aujourd'hui un petit peu le profil des circonscriptions de la cinquantaine de circonscriptions qui ont été gardées par les candidats de droite classique par les républicains ou par des divers droites qui viennent de ce parti ce sont des circonscriptions où le danger pour eux pour les sortants de droite le danger RN est extrêmement élevé donc ce sont ces gens-là qui en fait décideront presque individuellement et ce ne seront pas forcément les appareils politiques qui décideront si oui ou non il convient d'offrir à Marine Le Pen soit une majorité absolue soit de se rapprocher enfin d'avoir une majorité relative un peu puissante un peu comme la Macronie a pu disposer en 2022 là encore on fait de la politique fiction mais c'est bien sûr mais vous parliez d'Éric Ciotti tout à l'heure ce qui
est
un autre élément de danger pour les LR c'est qu'aujourd'hui un député LR qui ne passerait pas au RN ce ne serait pas une sorte de reniement ce ne serait pas pris comme un
reniement
il y a un sas il y
a
un sas de décompression ou d'absorption qui s'appelle l'UDR comme il y
a
un sas en ralliant horizon si on veut se centriser quelque part et participer à la prochaine majorité présidentielle quel qu'elle soit il est là le principal danger c'est que vous avez des sas vous avez des opportunités pour ces députés sortants qui ont eu chaud la dernière fois des députés LR face à leurs opposants RN il y
a
une possibilité finalement de négocier une candidature unique et elle existe réellement j'insiste là on fait des suppositions mais le principal problème viendra selon moi à droite le principal danger d'une évaporation d'une disparition du parti de droite classique les LR ex-UMP ex-RPR viendra plus de sa base d'élus en l'occurrence des députés que des choix d'appareil
l
'où vous puis suivez les droites est-ce qu'il y a des LR des élus LR qui sont prêts à basculer
? alors ça complètement j'en connais beaucoup la seule chose je vais quand même ajouter une nuance à ce qui vient à être dit le fait que ce soit Marine Le Pen et non pas Jordan Marnella ça a un peu rebattu les cartes certains certaines personnes qui ont pu passer certains militants notamment qui ont pu passer à l'UDR et au Rassemblement National ces deux dernières années disons ont pu éprouver un peu de regrets et commencer à retoquer un peu vers l'autre côté est-ce qu
'ils
sont allés jusqu'au bout ?
j'en suis pas certaine en revanche c'est vrai que ça a été une déception pour ces gens-là et ça a aussi convaincu une bonne partie des cadres LR et des sympathisants LR y compris les jeunes que c'était pas du côté de Marine Le Pen qui voulait regarder parce qu'elle l'a redit pendant son discours d'ailleurs elle c'est un oiseau elle a une aile droite et une aile gauche donc effectivement et elle tacle d'ailleurs la droite et la gauche durement en l'occurrence ça ça peut pas passer dans un paysage politique qui est devenu hyper identitaire aussi sur l'appartenance politique moi je suis frappée de voir les gens qui se revendiquent de droite ou de gauche comme si leur vie en défendait sans même mettre tant de contenu derrière autre chose sur les circonscriptions des députés LR effectivement ils sont durement concurrencés par le Rassemblement National mais il est quand même considéré en interne au RN et en interne chez LR que les duels face au RN la droite traditionnelle les gagne bien plus facilement parce qu'en l'occurrence effectivement il y a un paradoxe qui est complètement souligné sur le RN et qui le dessert en tout cas pour l'instant je sais pas ce qu'il en sera lors des prochaines élections mais c'est vrai que je pense qu'il faut raison garder
pour conclure Mathieu Marine Le Pen qui dans son discours a également parlé de l'impact de sa potentielle élection sur le reste de l'Europe est-ce que la vague dont vous parlez si Marine Le Pen est élue c'est une vague qui pourrait déferler sur nos pays voisins ce qui est sûr c'est que la France ce
n
'est pas l'Italie Marine Le Pen ce n
'est
pas Mélanie donc pour le coup ça change tout encore une fois Mélanie elle n
'est
pas présidente de la République elle est présidente du Conseil il y a au-dessus d'elle un président de la République qui est le garant de l'état de droit en Italie alors ça ne
veut
pas dire qu'elle n
'a
pas essayé de l'attaquer mais les dégâts ont malgré tout été limités et pardon pour l'Italie mais il se trouve que l'Italie n'est pas au Conseil de sécurité de l'ONU ou que l'Italie n'a pas exactement le même rôle historique dans la construction européenne donc ça
va faire tâche d'huile
et donc précisément si l'extrême droite est au pouvoir en France ça ne concerne pas que la France c'est pour partie l'histoire de l'Europe et même l'histoire du monde potentiellement qui sont changées et on aura évidemment l'occasion d'en reparler Mathieu je remonte votre livre Casser la vague et s'y prenez autrement pour faire reculer l'extrême droite c'est aux éditions de l'Aube merci Mathieu merci Lou merci Stéphane d'avoir été avec nous merci à tous de nous avoir suivis on se retrouve demain très bonne journée
avec la presse régionale vous a proposé bonjour chez vous retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme publique Sénat