ALEKSANDAR NIKOLIC est face à ALMA DUFOUR sur FRANCE INFO !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:06OuverteRéponse directe
Est-ce que le Rassemblement national fait toujours bloc derrière Jordan Bardella ?
- 4:42OuverteRéponse partielle
LFI est-elle à la manœuvre dans les mobilisations lycéennes ?
- 5:20RelanceRéponse directe
Vous dites que vous êtes des pare-feux ?
- 7:09OuverteRéponse partielle
Vous dites quoi aux enfants de vos électeurs dans ces conditions ?
- 9:07OuverteRéponse directe
Quel mot pour ces étudiants ?
- 13:01ComplaisanteRéponse directe
Il nous reste peu de temps, allez-y.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:08InvitéFait
« Mais évidemment, et je trouve que le garde des Sceaux, qui s'exprime sur une procédure judiciaire en cours, parce qu'on est dans un État de droit, aujourd'hui il y a eu une plainte en diffamation. »
- 0:18InvitéFait
« Il y aura une plainte également en diffamation pour faux et usage de faux, également. »
- 1:54InvitéChiffre
« Jean-Luc Mélenchon a dit que l'antisémitisme était résiduel en 2024, au moment où il augmente de 300 %. »
- 3:10InvitéChiffre
« Mediapart, ils ont eu 7000 affaires. 7000 enquêtes. Ils n'ont jamais été condamnés pour diffamation. »
- 5:05InvitéFait
« le manque de professeurs, le fait qu'il y ait des salles de classe qui littéralement s'effondrent. »
- 5:12InvitéFait
« Moi, j'ai filmé un lycée, il pleuvait à l'intérieur, mais de l'eau bouillante parce qu'il y avait des canalisations qui avaient sauté. »
- 7:28InvitéChiffre
« le budget de l'éducation nationale a augmenté de près de 30% depuis 2017. »
- 9:08InvitéChiffre
« 5 000. »
- 9:27InvitéChiffre
« le budget de l'éducation nationale a augmenté de près de 30 % depuis 2017. »
- 13:13InvitéChiffre
« On n'arrange pas le problème des lycées en brûlant son lycée. C'était un lycée qui avait été construit en 2014, où on avait mis 75,5 millions d'euros sur la table. »
- 13:57InvitéChiffre
« « La fin justifie les moyens ». Ça a coûté un milliard d'euros. »
Temps de parole
- Invité29 %
- Invité 223 %
- ?19 %
- Présentateur15 %
- Présentateur 214 %
≈ 42,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Voilà, le ministre de la Justice dit que M. Bardella ment. Le chef de l'État, il y
a
quelques jours, a parlé de propos gravissimes et inacceptables. Est-ce que le Rassemblement national fait toujours bloc derrière Jordan Bardella ?
Mais évidemment, et je trouve que le garde des Sceaux, qui s'exprime sur une procédure judiciaire en cours, parce qu'on est dans un État de droit, aujourd'hui il y a eu une plainte en diffamation. Il y aura une plainte également en diffamation pour faux et usage de faux, également. Elle
a été déposée encore,
donc.
C
'est en cours,
peut-être que ça a été fait ce matin. En tout cas,
c
'est en cours et je vous confirme qu'il y aura cette plainte pour faux et usage de faux. Et donc, sur ces montages, on a des visions différentes, entre deux camps différents.
C
'est-à
-dire
Mediapart, un journal d'extrême-gauche, qui assume essayer de combattre le Rassemblement national durant cette campagne. D'ailleurs, je remarque que M. Rouget, celui qui a rédigé cet article et qui aurait fait cette enquête, lui-même s'est exprimé il y
a
quelques jours en disant « Le débat était un peu apathique, ça nous laisse un espoir. Il est satisfait, justement, d'un point de vue politique, d'avoir cette affaire contre le Rassemblement national. » Donc, il
y a
un parti pris. M.
Darmanin s'exprime
en osant parler de mensonges, alors que
lui-même est connu comme tel. Vous continuez à faire bloc derrière Jordan
Bardella, c'est ce que vous nous dites. Le Rassemblement national est toujours derrière Jordan Bardella.
Bien sûr, pour démontrer
que tout ça, ce sont des montages grossiers, qu'évidemment, Jordan Bardella n'a jamais tenu de propos antisémites, et qu'on est le... Ça ne devrait pas vous faire rire,
Mme Dufour ? Non, non, ça me fait beaucoup rire. Non, non, parce que, Mme Dufour,
si
vous permettez,
Mme
Dufour, parce que là, on est en train de parler
de mensonges sur des avances de propos que Jordan Bardella n'aurait jamais tenus de la part d'un journal d'extrême-gauche. En revanche, ce qui est sûr, ce qui est certain, c'est que... Et là, il n
'y
a pas de doute. Il n
'y a
pas de procès en cours.
Il
n
'a
pas porté plainte en diffamation. Jean-Luc Mélenchon a dit que l'antisémitisme était résiduel en 2024, au moment où il augmente de 300 %. Jean-Luc Mélenchon a ironisé sur des non-juifs, Gluckstein, Glucksmann,
pardon, Epstein, Glucksmann, Epstein, est-ce que je peux répondre ? Non, non, non, je vais poursuivre,
parce que c'est important qu'on parle de cette question
de l'antisémitisme. En l'occurrence,
on parle de Mme Dufour.
Moi, je vous parle de l
'antisémitisme qui
est aujourd
'hui factuel et démontré par
votre leader. Et nous,
on est attaqués par un journal d'extrême-gauche sur des mensonges. Bon, écoutez, attendez, je vais répondre.
Déjà, un,
déjà, toutes les études qui existent sur l'antisémitisme en France prouvent à chaque fois qu'ils se trouvent à l'extrême-droite. On n'en parle jamais, mais c'est une réalité. Les sondages réalisés le prouvent. Ce sont les
gens d'extrême-droite qui ont, laissez-moi
finir, qui ont le plus
d
'opinions antisémites et de préjugés antisémites.
Quelles
études ? Vous
savez qu'il y a eu un sondage sérieux auprès des personnes juives en France qui considèrent que le principal danger est la France insoumise. Laissez-moi finir,
monsieur, ça commence à bien faire. Ensuite, vous traitez Mediapart, que votre candidate à la présidentielle a littéralement menacé de mort. Excusez-moi, quand on dit aux journalistes qu'il faut qu'ils enfilent des gilets pare-balles, vous cautionnez ça ? Mediapart, ils ont eu 7000 affaires. 7000 enquêtes. Ils
n'ont jamais été
condamnés pour diffamation. Ils n'ont jamais perdu un procès face à un politicien. Vous avez beau leur reprocher d'être à gauche, leurs méthodes sont sérieuses, éprouvées. Ils ont fait
un
travail de salut public dans un bon nombre d'affaires. Et si, comme le disait monsieur Arfi, monsieur Bardella a pris la procédure la plus longue,
c
'est parce qu'il sait très bien que ces messages sont vrais.
Je vais finir là-dessus.
Le feu, ça brûle, l'eau, ça mouille. Jordan Bardella est antisémite,
le RN est un parti antisémite. Tout le monde le sait.
Je vous propose qu'on avance parce
que
ce qui nous
intéresse aussi aujourd'hui, monsieur Nicolique, il
va falloir
qu'on avance.
C'est ce qu'on appelle un duel et je dois vous proposer plusieurs thématiques. Vous avez répondu sur le Rassemblement National qui reste donc en bloc
derrière Jordan Bardella. L
'actualité du jour, ce sont aussi les étudiants et ces lycéens tout particulièrement qui sont dans les rues, qui manifestent contre leurs conditions d'études dans les lycées notamment. Ils sont rejoints par les étudiants. On va se connecter avec notre envoyée spéciale, Lise Vogel. Vous êtes du côté de Paris, 15e arrondissement. Expliquez-nous la situation autour de vous. On va vous retrouver dans un instant, Lise Vogel. Un mot sur les étudiants notamment et sur le fait que LFI soit pointée du doigt dans la responsabilité autour de ces étudiants qui seraient mobilisés. Le Figaro, ce matin, dit c
'est
de procurer une note des renseignements généraux qui indiquerait quelle est l'histoire à la manœuvre. Réponse Alma Dufour.
Alors non,
alors
juste, si vous savez,
je
ne
sais
pas d'où vient cette note. Et très honnêtement, les mouvements dans les lycées sont partis de façon spontanée. Il n'y
avait
même pas d'ailleurs d'organisation lycéenne qui avait coordonné ces mouvements. Nous, effectivement, on a décidé d'intervenir, pas malheureusement, pour encourager des lycéens qui savent très bien ce qu'ils ont à faire et qui vivent, eux, le manque de professeurs, le fait qu'il y
ait
des salles de classe qui littéralement s'effondrent.
Enfin,
dans ma circonscription,
j'ai
fait des vidéos. C'est ça qui m'enrage, pardon. C'est que ça fait des années qu'on alerte. Moi, j'ai filmé un lycée, il pleuvait à l'intérieur, mais de l'eau bouillante parce qu'il y avait des canalisations qui avaient sauté. Oui, mais personne à l'époque ne
s'est saisi de l'urgence. LFI est-elle à la manœuvre ? Voilà, donc moi, je
précise, donc je vais vous répondre très clairement. Merci. Moi, je suis intervenue à Tours. Pourquoi ? Pour protéger les lycéens. Donc, en fait, nous, on est obligés de se déployer pour éviter déjà
que les tensions... Vous dites que vous êtes des pare-feux
? On est des pare-feux. Mais moi, je sors mon écharpe, vous croyez que ça ne me fait pas peur ? Parce qu'entre les grenades, les tirs, il y a aussi des mouvements qui ne viennent pas des lycées. Ça, je veux les dénoncer. Parce qu'il y a eu des casseurs, il y a eu des incendies dans les lycées. Et moi, j'ai fait un tour, en tout cas sur la métropole de Rouen. J'ai fait un peu une enquête de terrain. Ce ne sont pas des lycéens de leur lycée qui mettent le feu. Et ça, ça décrédibilise le mouvement, évidemment, puisque ce que les lycéens, et à chaque fois qu
'on
leur donne la parole, ils sont très calmes, ils demandent plus de moyens et c'est totalement
normal. Vous
répondez dans un instant, on va sur le terrain. Lise Vogel, 15e arrondissement de Paris. Expliquez-nous ce que vous documentez sur place. Lise Vogel. OK. Alexander Nicolique, une réaction, parce qu'on n'arrive pas à se connecter avec notre envoyé spécial. On voudrait vous montrer ces images, mais vraisemblablement, ce que l'on voit sur les images, on n
'a
pas le son, c'est que ça charge. Ça commence à s'activer, ça commence à s'énerver un petit peu. Nous voyons ces policiers qui sont en train de courir. On a du mal à
voir. Parfois, ils ont même couru,
poursuivi par des lycéens,
ou des casseurs, à Pantin notamment.
Mais ils ne
sont pas les seuls d'ailleurs
victimes de ces auteurs de violences, puisque vous avez 40 proviseurs qui ont été touchés, il y en a qui ont été touchés avec des tirs de mortier, vous avez des professeurs qui ont été frappés, des établissements scolaires qui
ont été... Il y a des étudiants qui ont aussi été touchés. Et l'enquête
de l'EGPN
qui a été ouverte notamment.
Non, mais vous savez,
la police intervient
justement pour empêcher... Non, mais c'est hallucinant,
vous n'avez pas un mot de soutien depuis le début du mouvement pour les lycéens.
Je sais que dans votre
électorat, il y a beaucoup de gens qui ont leurs enfants dans les lycées professionnels
et les lycées publics. Oui, bien sûr, mais moi je ne mélange pas les
lycéens et les casseurs,
Madame Dufour. Justement, je ne viens pas dire
l'inverse, je ne
viens
pas dire justement que...
Mais parce que les lycéens,
ce ne sont pas
tous ceux qui sont présents pour bloquer... Il y a des
lycéens qui ont envie d'aller en cours
là, Madame, qui ont envie
de travailler justement,
vous savez. Vous dites quoi aux enfants de vos
électeurs ? Aux enfants de vos
électeurs
qui sont obligés d'étudier dans des conditions de plus en plus déplorables, qui vont être broyés par la machine de parcours sup, qui n'ont pas accès
à la formation professionnelle. Ah, c'est un débat de fond, ça. Excusez-moi, mais...
Oui, mais vous leur dites quoi ? Parce que ça fait 4 ans que vous accompagnez tous les coupes de budget de M. Macron, vous avez refusé
de voter la censure. Vous savez que vous mentez,
puisque le budget de l'éducation nationale a augmenté de près de 30%.
Ah, vous ? Oui, oui, vous le savez peut-être pas. Vous le savez peut-être pas. Mais justement, ce n'est pas un problème de moyens, c'est un problème d'organisation de l'éducation
nationale.
Par exemple, Madame Dufour... On a perdu combien de professeurs l'année dernière ? Combien de professeurs supprimés l'année dernière ? Si vous parlez en même temps, il n'a pas le chiffre, c'est
difficilement audible. Allez-y.
Madame Dufour,
le problème justement qu'on a aujourd'hui, c'est qu'est-ce qu'on a comme vision de l'éducation nationale ? Et donc, vous parlez de parcours sup. Le problème, c'est qu'on s'est focalisé, notamment la gauche, sur systématiquement des études longues. Or, on a besoin beaucoup plus d'apprentis, il faut sortir du collège unique, et il faut qu'on arrive à justement former nos enfants pour les métiers de demain.
Les lycées pros,
ils n'ont pas plus de moyens. Et c
'est là où vous ne les souvenez pas.
Il y
a
des mobilisations
dans les lycéens pros.
Vous avez quel mot pour les lycéens ? Je suis désolée.
Vous ne faites que relayer
les casseurs, vous
ne faites que
parler de ça. À quel moment
? Mais Madame Dufour, vous êtes une arnaque. Madame Dufour, j'ai vu des mouvements lycéens... Vous ne savez même
pas
le nombre de preuves qui
ont été supprimées
là-dedans. Madame Dufour, je vais répondre à l'expandard Nicolique. Madame
Dufour, j'ai vu que certains mouvements lycéens se disaient, mais regardez dans quelles conditions on est avec le réchauffement climatique notamment. J'ai entendu hier un représentant d'un mouvement syndical qui disait ça. Quand je vous dis que vous êtes une arnaque, M. Mélenchon a dit, la clim ! Ah non, mais qu'est-ce que c'est que cette connerie ou je ne
sais
pas quoi ? Oui, Madame Dufour, mais c'est un moyen pour
que nos enfants puissent aller à l'école. Non, mais juste, pardon,
excusez
-moi
d
'intervenir. Mais Lanchon, la clim, il n'y en a même pas le
nombre de
professeurs qui ont été supprimés l'année dernière. Je le dis. Non, non, mais juste par respect pour les gens qui nous regardent. Combien ?
C'est pas audible, juste une question pour
les gens qui nous regardent.
Pour les gens qui nous regardent, s'il vous plaît.
Merci. Quel mot est-ce
que... Alexandre Nicolique ?
5 000.
Je l'ai dit, Madame Dufour. Merci, vous venez de le dire. Ça fait trois fois que je le dis.
Non, vous venez de le dire et vous venez de dire avant, mais les
moyens ont augmenté. Quel mot est-ce que
vous avez
pour ces
étudiants
?
Justement, c'est
comment on utilise
l'argent, Madame Dufour. C'est ce que j'explique depuis le
début. Les moyens
ont augmenté et suppriment 5 000 professeurs. Oui, Madame Dufour. Et combien de crédits a supprimé
Gabriel ? C'est factuel que
le budget de l'éducation nationale a augmenté de près de 30 % depuis 2017. Or, vous le dites vous-même, il y
a
des professeurs qui sont... Il y a moins de professeurs, notamment, et des postes de professeurs qui ont été supprimés. Ça
montre le
bouillant qu'il
y a
une bureaucratie, que l'éducation
nationale ne ne correspond pas
aujourd'hui à la demande, que quand on parle, par exemple, parce que vous me parlez de chiffres, est-ce que vous savez quels sont les... Aujourd'hui, vous savez, en classement PISA, Singapour et le Japon sont en tête.
Est
-ce que, par exemple, parce que là, il y a une montée,
par exemple, dans les
collèges, est-ce que vous savez quel est le nombre moyen d'élèves au Japon et à Singapour et combien en France, dans les collèges ? Vous me parlez de chiffres. Moi, je vous ai donné le chiffre sur le nombre de professeurs supprimés.
Vous me dites que vous êtes spécialiste que vous ne maîtrisez pas. Vous comparez le Japon, Singapour et la France
? Oui, je compare. C
'est la
problématique actuelle
? Oui, parce qu'ils sont meilleurs en classement PISA et que nous,
on
ne
fait
que décliner. Savoir comment on va former nos enfants
demain
pour les préparer, justement. Il pleut littéralement dans les salles
de classe. On va se renouveler tout de suite avec le terrain. C'est aussi ce qui nous intéresse, cette colère lycéenne. Oui, bien sûr, mais parce qu'il y a deux sujets.
Laissez-moi faire un lancement, s'il vous plaît. Cette colère lycéenne, elle se matérialise
par des
images très concrètes. On se connecte avec Paris-Lise-Vaugel. Vous êtes sur place dans le 15e arrondissement de Paris. Qu'est-ce que vous voyez de vos yeux, Lise-Vaugel ? Vous avez mis un casque pour vous protéger. Que se passe-t-il derrière vous
?
En fait, Jeanne, nous ne sommes plus dans le 15e arrondissement, mais place de la nation dans le 12e. Et vous allez voir sur ces images de Clément Hospital qui m'accompagne toujours, de nombreux jeunes qui sont réunis ici. Et on a pu assister, dès notre arrivée, il y a quelques instants, à des affrontements avec les forces de l'ordre, des scènes de tension assez importantes. On a enfilé notre équipement de sécurité parce qu'on s'est retrouvés au milieu d'un déluge de mortiers qui provenaient de ces jeunes. Et dans le même temps, les forces de l'ordre répliquaient avec une pluie de grenades lacrymogènes. Donc ça a été très vif pendant quelques instants.
Et vous entendez autour de moi les mortiers qui repartent avec ces scènes
de
confusion, l'explosion de ces mortiers. On voit des habitants, ce monsieur âgé là qui court. Et les jeunes en même temps qui sont là, qui restent réunis, qui tantôt se dispersent quand les forces de l'ordre font des bombes en avant. C'est comme ça qu'on appelle cette technique de maintien de l'ordre. mais qui reviennent assez vite et qui sont là, qui n'ont pas l'intention de se disperser.
En
tout cas, pas pour l'instant. Donc écoutez, on surveille ça. J'ai du mal à vous dire d'où viennent ces jeunes. On m'a expliqué il y a un instant que c'était une agglomération de plusieurs lycées. Une réunion d'au moins trois lycées différents avec des jeunes qui ont décidé de converger jusqu'ici, jusqu'à cette place de la nation. Vous allez voir juste derrière, les forces de l'ordre qui elles sont positionnées dans une rue adjacente avec de nombreux véhicules. Les forces de l'ordre qui, pour l'instant, surveillent et n'interviennent plus. Voilà. On va évidemment suivre la situation ici, place de la nation. Lise Vogel, vous dites que vous suivez la situation place de la nation.
Vous a quand même vu vous casquer. Vous ressentez une colère qui est en train de monter, un agacement des deux côtés, les lycéens, les policiers
? Alors,
c'est difficile de vous répondre parce qu'on est arrivés il y a vraiment quelques minutes et pour être totalement transparente, je n'ai pas eu le temps de discuter avec les jeunes que je vois en face de moi, ni avec les forces de l'ordre. Ce qu'on a fait depuis qu'on est arrivés, c'est qu'on a couru, on s
'est
vraiment retrouvés nous-mêmes au milieu des mortiers, des grenades lacrymogènes. On a été aussi bousculés un petit peu par les forces de l'ordre. Donc, on va prendre le temps d'aller recueillir des témoignages et je reviens vers vous très très vite pour vous répondre plus précisément. Mais évidemment, dans les scènes que l'on voit, on voit là comme ça des jeunes qui n'ont pas l'intention de se disperser et qui sont là pour faire entendre quelque chose, en tout cas pour ne pas céder à la pression des forces de l'ordre qui, elles, sont là pour les faire évacuer. Merci beaucoup, Lise Vogel, en direct de La Place de la Nation, ce qui fait beaucoup réagir le plateau.
Alexandre Nicolique et Alma Dufour, il nous reste peu
de
temps, allez-y.
Oui, il ne
faut
pas tout mélanger. On a un vrai problème avec aujourd'hui des casseurs, des casseurs d'extrême-gauche qui viennent, qui ont, je le rappelle, à Nantes, détruit un lycée. On n'arrange pas le problème des lycées en brûlant son lycée. C'était un lycée qui avait été construit en 2014, où on avait mis 75,5 millions d'euros sur la table. Vous avez vu des camions de pompiers qui ont été attaqués, des attaques à l'acide. Est-ce qu'on se rend compte de ce que ça peut faire de l'acide ? C'est une vie qui est détruite. On a vu une policière se faire poursuivre avec des cris « Wallah, tu es là ». Il n
'y
a rien qui excuse tout ça. Et il va falloir aussi que ceux qui sont responsables de ces actes soient punis avec une individualisation de la peine. Il faut des casseurs payeurs. Vous cassez, vous payez. Si vous êtes mineur, ce sont vos parents qui
doivent payer. C'est ce que dit Gérald Darman. Et leurs alliés et complices,
parce que j'insiste
là-dessus, je suis d'accord. Leurs alliés et
complices de la France insoumise, qui instrumentalisent et pour certains, qui ne condamnent pas justement ces
violences et
qui disent même soutenir sur la forme, doivent payer comme Mme Dufour quand elle avait dit après Naël « La fin
justifie les moyens ». Ça a coûté un milliard d'euros. Je n'ai jamais dit ça. Ce sont les assurés
qui doivent payer
aujourd'hui. Non, ce n'est pas une fake news. Vous avez 10 secondes pour éviter. Et bien ce sont les autres qui doivent payer le contribuable. À un moment, il faut qu'il y ait un soumis pour la carte qui nous entraîne dans
tous
les gens. Merci. Vous
êtes complices. 10 secondes. Non, mais attendez. Je vous ai expliqué qu'on était là pour protéger des mineurs. Moi, j'ai été là pour protéger des mineurs parce qu'il y a des mineurs qui se font éborner.
Pas des proviseurs. Il y a eu
trois éborgnements,
monsieur. Pas des policiers. Vous
allez me laisser me parler. Trois
éborgnements
en trois jours.
Ce
qu'on voit, ce n'est pas normal. Mettre en joue, à bout portant, des enfants, ce n'est pas normal. J'ai été très claire sur le fait que les casseurs ne venaient pas des lycées et nous condamnons ces modes d'action qui ne servent pas le mouvement. Je pense que tout le monde est d'accord avec ça. Je pense qu'il y
a
eu des centaines d'interpellations. Donc ne vous inquiétez pas. Les gens qui font ça seront retrouvés.
1793.
Y
compris aussi certains policiers qui
sont infiltrés
dans les mouvements. Vous appelez à ce qu'il fait ? Et
ensuite, je finirai là-dessus, le Rassemblement national dans toute sa splendeur. Encore une fois, vous en avez parlé de la clim, de PISA, de je ne
sais pas quoi. Oui, bien sûr, pour régler le problème de l'éducation nationale. En tout cas, vous votez pour l'austérité et les coûts budgétaires. Moi, je vous parle pour que les enfants puissent aller à l'école. Non, vous êtes dans le grand nombre de... Je vous parle comment on fait pour que nos
enfants puissent avoir un avenir et soient mieux préparés et des meilleurs résultats scolaires. Vous, vous appelez à
vous opposer aux policiers. C'est toute la différence entre vous et vous. Merci à tous les deux d'avoir été présents au plan de ce plateau. Et ça n'est pas aujourd'hui qu
'on vous mettra d'accord. La colère des étudiants continue. Dans un instant, nous restons sur le terrain. On a vu que la colère est aussi en plateau. On se retrouve dans une poignée de secondes sur France Info. A tout de suite. Merci à tous les deux.