Claire POUZIN : Maire "LR" de Francheville
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Questions et réponses
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- 0:27OuverteRéponse directe
Comment ça se passe 6-7 mois après votre élection comme maire ?
- 0:40OuverteRéponse directe
Est-ce que ça vous fait quelque chose d'être la première femme maire de Francheville ?
- 1:08RelanceRéponse directe
Vous avez été surprise par l'ampleur de la victoire ?
- 1:44FerméeRéponse directe
Vous avez gagné un siège ?
- 2:01OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est simple ou compliqué de devenir maire après avoir été adjointe ?
- 2:57OuverteRéponse directe
Est-ce que ça change quelque chose dans votre quotidien ou le regard des gens ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:54Invité politiqueFait
« J'ai quand même été simplement fière d'être élue. »
- 0:56Invité politiqueFait
« Je crois que la victoire a été sans appel. »
- 1:32Invité politiqueChiffre
« On a gagné un siège. On est passé de 25 à 26. »
- 3:57Invité politiqueFait
« Ce que j'aime, c'est que je deviens un peu une porte d'entrée pour les écouter, pour écouter leurs besoins, leurs idées, leurs envies pour la ville. »
- 4:26Invité politiqueFait
« L'emploi du temps d'une adjointe et l'emploi du temps d'un maire sont fondamentalement différents. »
- 7:12Invité politiqueFait
« Le premier dossier qu'on a pris à bras-le-corps, c'est le dossier de l'école de Bel-Air, qui était un axe fondamental de notre campagne. »
- 8:12Invité politiqueFait
« Jeudi dernier, nous avons voté en conseil municipal l'acquisition du prêt au taureau. C'est l'acquisition d'un terrain pour qu'on puisse y construire l'école de Bel-Air, la future école de Bel-Air. »
- 8:29Invité politiqueFait
« On a choisi de garder la crèche, on a choisi d'acheter le terrain pour pouvoir construire plus rapidement la nouvelle école de Bel-Air. »
- 9:25Invité politiqueFait
« On avait trois priorités. C'était l'attractivité économique et commerçante de la ville, l'école de Bel Air avec le réaménagement de ce quartier et aussi de mener une politique de santé volontaire. »
- 14:09Invité politiqueFait
« C'était une priorité de ce petit mandat. »
- 20:37Invité politiqueChiffre
« Il nous reste seulement trois médecins généralistes. »
- 20:43Invité politiqueChiffre
« De 15 500 habitants. »
- 26:24Invité politiqueChiffre
« 2,5% donc inintéressant pour la commune. »
- 28:07Invité politiqueFait
« On a augmenté aussi les logements sociaux sur le mandat précédent. »
- 28:37Invité politiqueFait
« On a aujourd'hui ce système de BRS donc Baille Réel Solidaire. »
- 29:15Invité politiqueFait
« Les frangulois ont besoin d'avoir un transport structurant. »
- 29:21Invité politiqueFait
« On a le C20 dont la fréquence a été augmentée dans le mandat précédent. »
- 31:56Invité politiqueFait
« On a des problèmes pour embaucher des policiers municipaux. »
- 31:46Invité politiqueFait
« on a le devoir d'assurer la sécurité de nos concitoyens »
- 31:59Invité politiqueFait
« on a notre lot de petites incivilités »
- 32:04Invité politiqueFait
« Frangeville ne fait pas exception à la situation nationale »
- 32:08Invité politiqueFait
« on a des problèmes pour embaucher des policiers municipaux »
- 33:34Invité politiqueChiffre
« 52% de son territoire qui est en zone naturelle »
- 33:59Invité politiqueFait
« c'est l'isolation thermique des bâtiments »
- 34:53Invité politiqueFait
« aujourd'hui on a un excès de normes en France »
- 35:02Invité politiqueFait
« c'est justement David Lissnard qui le dit »
- 37:23Invité politiqueFait
« aujourd'hui être en opposition avec la métropole ça rend le quotidien et le travail parfois compliqués »
- 37:31Invité politiqueFait
« j'ai la chance d'avoir une voisine Véronique Sarcelli avec laquelle je m'entends très bien »
- 39:10Invité politiqueFait
« Moi je pense qu'on a besoin de quelqu'un qui rassemble à Lyon »
Temps de parole
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- Présentateur40 %
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A Lyon, vous écoutez Lyon Première. Lyon Première ! Lyon Première, l'invité politique du samedi, avec Lyon Positif, Frédéric Duval. Bonjour à toutes et à tous, je suis heureux de vous retrouver pour cette nouvelle émission L'Invité politique, le samedi de 11h à midi, sur Lyon Première. Avec vous, Claire Pouzin, bonjour.
Bonjour Frédéric Duval.
Je suis heureux de vous revoir, parce que je vous avais reçu au moment de cette campagne à Frangeville, et vous êtes la nouvelle maire de Frangeville, puisque vous avez été élue, on avait fait une émission spéciale avec tous les candidats. C'est vous qui avez été élue et j'avais envie de voir un petit peu comment ça se passe, 6-7 mois après, qu'est-ce que ça fait d'être maire. Vous êtes d'ailleurs la première femme maire de Frangeville. Est-ce que ça vous fait quelque chose de particulier ou pas plus que ça ?
Ça ne m'a rien fait de spécial d'être la première femme de Frangeville. J'ai quand même été simplement fière d'être élue. Et je profite pour remercier les Frangevillois pour cette belle élection. Je crois que la victoire a été sans appel. Donc c'était une très bonne nouvelle pour l'équipe. Après cette campagne qui a été rapide, et en même temps qui a été bien menée sur le terrain.
C'était plutôt d'ailleurs une surprise. C'est-à-dire qu'à un moment, on imaginait, il y avait plusieurs lits, c'était assez serré. La visite des écologistes pensait peut-être faire un peu mieux, un peu plus. Vous-même, vous avez été un peu surprise par l'ampleur de la victoire ?
Je n'ai pas fait campagne en ayant cette certitude que j'allais gagner. J'avais toujours au fond de moi un doute. C'est-à-dire qu'on pouvait perdre, mais on pouvait aussi gagner. Donc en fait, on s'est battu pendant trois mois pour gagner cette élection. Et après le résultat du premier tour, la victoire était nette, malgré les quatre listes. Et entre les deux tours, on a continué de se battre. Et cette fois-ci, on s'est battu pour gagner des sièges.
Et du coup, vous avez gagné un siège ?
Et on a gagné un siège. On est passé de 25 à 26. Et ça, c'était une grande fierté. Ça a été une grande joie au moment de l'annonce des résultats officiels.
Je rappelle que vous étiez adjointe dans le mandat précédent, depuis 2020, avec le maire de l'époque qui s'appelait Michel Rentonnet. Est-ce que c'est simple ou plutôt un peu compliqué lorsqu'on a été adjointe dans une majorité ? Michel Rentonnet, ce n'est pas représenté. Mais de prendre le lead comme ça, de devenir maire, ça on va en parler. Mais comment est-ce que ça se construit, une sorte de différence tout en étant dans une forme de continuité ? Comment on se positionne dans ces cas-là ? Qu'est-ce qui a fait que vous avez eu envie d'y aller en fait ?
Alors à Frangile, on a vécu une crise qui a duré un petit peu plus d'un an. Il faut savoir que pendant cette crise, pendant cette année-là, j'ai pris le lead du groupe majoritaire. Donc en fait, cette période intermédiaire m'a permis déjà d'avoir une autre posture par rapport à l'équipe et de pouvoir un petit peu plus facilement endosser ces nouvelles responsabilités face aux élus qui étaient avec moi.
C'est-à-dire que naturellement, quand il a fallu quelqu'un pour se présenter, c'est vers vous qu'on s'est tourné ?
Exactement, c'est tout à fait ça.
Alors, on en parlait un petit peu avant. Effectivement, c'est une chose que d'être adjointe, c'en est une autre que d'être maire. Est-ce que ça change quoi dans votre quotidien, peut-être dans le regard que vous avez sur vous, dans le regard que les gens ont sur vous ? Est-ce que le regard a changé ? Est-ce que c'est plus de responsabilité ? Est-ce que vous le ressentez vraiment ? Qu'est-ce que ça fait de s'installer comme ça, dans ce costume-là de maire ?
Alors effectivement, ce n'est pas quelque chose qui est inné de prendre cette place de maire. Mais voilà, j'ai été élue officiellement le 7 février dernier après le conseil d'installation. C'est vrai qu'on m'a remis mon écharpe. Et là, j'ai senti les responsabilités qui étaient là.
En entrant dans le costume un peu quelque part, symboliquement.
C'est le doyen du conseil municipal qui m'a remis mon écharpe. Et c'est vrai que c'est un symbole que je trouve très beau et important. Et c'est à ce moment-là qu'on prend toute la mesure que j'ai prise, toute la mesure du rôle, de ce nouveau rôle que j'avais pour la ville. Le regard des gens change forcément. Ce que j'aime, c'est que je deviens un peu une porte d'entrée pour les écouter, pour écouter leurs besoins, leurs idées, leurs envies pour la ville. Et ça, je trouve ça très chouette.
Est-ce que pour les habitants, vous avez l'impression que ça change quelque chose, que vous êtes une femme ou pas du tout ?
Non, pas particulièrement.
Ils ne vous en parlent pas spécialement, ils ne vous le disent pas. Ils viennent voir le maire, c'est comme ça.
Exactement, ils viennent voir le maire et c'est comme ça. Et puis voilà, ce qui change encore une fois, c'est mon emploi du temps. L'emploi du temps d'une adjointe et l'emploi du temps d'un maire sont fondamentalement différents. Et c'est vrai que pour le coup, ça a pas mal chamboulé ma vie de famille et ma vie personnelle aussi.
Vous avez quand même quatre enfants, ce qui n'est pas rien. Et eux d'ailleurs, ils sont inséquents. Donc, ils sont en capacité de... Est-ce qu'eux, ils ont trouvé ça quoi ? Différent ? Est-ce qu'ils vous taquinent un peu avec ça ? Est-ce qu'ils vous en parlent ? Comment ils l'ont vécu ?
Ils l'ont bien vécu. Ils ont vécu la campagne. Ils m'ont soutenue. Franchement, ils ont été là pour le dernier meeting. Ils ont supporté mes absences. Et ça, je les remercie pour ça. Et ils sont très fiers. Et un jour, il y en a une qui m'a dit, maman, ça te déchire d'avoir une mère mère.
Voilà, tout est dit là.
Donc voilà, ils sont très fiers. Après, voilà, dans le quotidien, c'est une gestion différente. Je pense que les ados sont plutôt contents de me voir disparaître un petit peu de leur champ de vision. Et la petite dernière, j'essaye d'avoir des moments de privilégier la qualité à la quantité actuellement, puisque la fin d'année est bien dense. Mais j'essaye d'aller la chercher presque tous les jours à l'école. Voilà, je fais cette pause entre 16 et 17 heures. Et puis, je reprends mon costume de mère, M-A-I-R-E, après l'avoir déposé à la maison.
Et du coup, ça demande aussi une réorganisation familiale. C'est-à-dire qu'il faut qu'effectivement, d'autres personnes s'occupent des enfants. Tout s'est bien passé. C'est souvent, on le dit, que ce soit vous, en tant que femme, mais il y a d'autres hommes à qui je pourrais en parler. C'est pas genré. Genré, mais c'est vrai que c'est aussi un choix qui a un impact sur la cellule familiale. C'est vraiment quelque chose qui se fait en famille, souvent, ce choix-là.
Alors, je ne serais pas partie dans cette aventure si ma famille s'y était opposée. Parce que, comme vous le dites, c'est une aventure qui est... C'est l'aventure d'une personne, mais c'est l'aventure familiale aussi. Ça prend tellement de temps qu'on est obligé de concerter pour prendre cette décision-là. Et moi, j'ai la chance d'avoir un mari qui est là, qui a pris le relais depuis que j'ai pris ses nouvelles fonctions. J'ai été très présente pour lui quand il a commencé sa carrière professionnelle. Et aujourd'hui, c'est lui qui est à mes côtés et qui me soutient.
Et je suis là avec vous. Et c'est lui qui s'occupe des enfants.
Alors, juste avant, quand on devient maire, on s'installe souvent dans le bureau du maire. Alors vous, c'est étrange parce que vous n'avez pas pu tout de suite vous mettre dans le bureau du maire. Parce que je crois que l'hôtel de ville était en travaux. Donc vous avez même un bureau provisoire entre deux cartons. Ça y est, vous venez de réintégrer officiellement l'hôtel de ville. Est-ce que vous vous êtes installée dans le bureau de l'ancien maire, par exemple ?
Alors non, j'ai pris un autre bureau. J'ai choisi la lumière du soleil levant plutôt que la lumière du soleil couchant.
On va parler un petit peu à la fois de votre bilan. Parce que c'est vrai que vous êtes élue pour un an. Est-ce qu'on arrive à se projeter dans le quotidien ? Comment est-ce qu'on commence ? Quelle a été votre première décision, j'allais dire, de maire ? Quel est le premier dossier que vous avez dû aborder ?
Le premier dossier qu'on a pris à bras-le-corps, c'est le dossier de l'école de Bel-Air, qui était un axe fondamental de notre campagne.
C'était d'ailleurs un des grands sujets de discussion et de conflit entre les différentes équipes.
Exactement. On a voté contre une délibération en septembre dernier, puisque le projet qui nous était présenté par l'ancien maire ne correspondait pas au projet que nous avions pour ce quartier-là et ne correspondait pas non plus aux besoins du quartier. Donc on s'était opposé à ce projet. On a pris la décision, dès qu'on a été élu, de retravailler fondamentalement le dossier. Donc c'est vraiment le premier sujet qui a été pris à bras-le-corps par la majorité municipale et notamment l'adjoint à l'urbanisme Olivier de Parisot.
On a tout de suite travaillé avec les services techniques, avec Eiffage, pour pouvoir reconstruire un projet qui soit à l'image des besoins, besoins en commerce, besoins en stationnement, besoins en centralité.
Qu'est-ce qui va changer du coup par rapport aux projets différents pour les habitants qui se disent, tiens là, qu'est-ce qu'on a fait de plus ? Qu'est-ce qu'on a fait de mieux selon vous dans le futur projet ?
Jeudi dernier, nous avons voté en conseil municipal l'acquisition du prêt au taureau. C'est l'acquisition d'un terrain pour qu'on puisse y construire l'école de Bel-Air, la future école de Bel-Air. On a choisi d'acheter ce terrain pour pouvoir conserver une crèche qui aurait coûté énormément à la ville pour sa reconstruction. Donc c'est le choix que nous avons fait. On a choisi de garder la crèche, on a choisi d'acheter le terrain pour pouvoir construire plus rapidement la nouvelle école de Bel-Air.
Donc ça, c'était votre premier dossier. On parlera un petit peu du bilan. Vous êtes installé dans ce bureau, ça a changé un peu de regard, vous avancez, etc. Mais vous inscrivez quand même dans une forme de continuité où vous avez sur chaque sujet un peu regardé ce qui se passait ou vous aviez fait un petit programme quand même au moment de la campagne. Quelles étaient les quelques priorités que vous étiez fixées pour cette année ?
Alors effectivement, on s'est inscrit dans une continuité, dans une stabilité. C'était important pour les frangilois qu'on puisse s'inscrire dans cette stabilité-là. On a été élus depuis cinq ans. On a bossé sur des dossiers. C'était important qu'on puisse continuer de travailler sur ces sujets-là, chacun dans nos délégations respectives. On a créé un programme qui était en partie dans la continuité de ce qu'on avait commencé mais avec des sujets, des priorités différentes. On avait trois priorités. C'était l'attractivité économique et commerçante de la ville, l'école de Bel Air avec le réaménagement de ce quartier et aussi de mener une politique de santé volontaire.
Donc voilà, ça fera partie un peu de ce qu'on va pouvoir raconter. Vous êtes engagée en politique. Vous n'êtes pas LR mais vous êtes, je crois, dans le parti de David Lissnard maintenant. C'est ça, Nouvelle Énergie ?
C'est ça, je suis dans le parti de David Lissnard. Je suis aussi chez les LR. Mais mon parti de cœur, c'est Nouvelle Énergie. On a le droit de faire les deux. On a le droit de faire les deux. Ce n'est pas incompatible. J'ai adhéré à Nouvelle Énergie à la fin de l'année 2020. Je venais d'être élue adjointe au maire. J'avais besoin d'avoir un exemple, un modèle. J'avais vu par le plus grand hasard de Twitter que David Lissnard avait été élu à 88%. Je me dis que si un maire est réélu avec ce score-là, c'est qu'il fait des choses bonnes dans sa ville.
Qui est aussi à la fois maire de Cannes et qui est président des maires de France. Exactement. Et chez les LR, c'est quelque chose qui est... Depuis longtemps, qu'est-ce que ça a...
J'ai toujours été une femme de droite, donc pour moi, c'est...
C'était assez logique. Voilà. Et qu'est-ce que vous avez pensé de ce qui s'est passé récemment chez les LR ? D'ailleurs, le fait d'avoir un nouveau leader qui est Beauvino-Retailleau, c'est plutôt quelque chose qui correspond à ce qui vous semblait bien pour le parti ?
C'est une nouvelle étape qui commence pour le parti.
Bon, super. Eh bien, écoutez, on va parler de tout ça et puis surtout, on va regarder ensemble un peu le bilan et puis vos projets, ce que vous avez mis en place dans une deuxième partie de votre émission. A tout de suite. On se retrouve pour la deuxième partie de notre émission, l'invité politique, le samedi de 11h à midi sur Lyon 1ère. Toujours avec vous, Claire Pouzin. Je rappelle que vous êtes la nouvelle maire de Frangeville, la première femme maire élue de Frangeville. En février, on était en train de parler un petit peu de... à la fois de votre engagement et puis de ce que ça fait de se retrouver comme sa mère. Ce n'est pas quelque chose dont vous aviez rêvé, d'ailleurs ?
Non.
Jamais. Vous étiez imaginé un jour... Vous êtes depuis combien de temps à Frangeville ?
J'habite à Frangeville depuis 2018. Donc, techniquement parlant, je suis une jeune frangevilloise. Mais quand je suis arrivée, j'ai eu une amie qui était conseillère métropolitaine, qui m'a parlé de son engagement et j'ai eu envie de m'engager pour ma ville.
Oui, parce que vous étiez à la fois, comme vous le disiez, une femme de droite, un peu engagée dans des mouvements associatifs divers. Votre univers, c'était beaucoup la culture, la musique, etc., l'événementiel. Mais vous n'aviez pas forcément rêvé de faire de la politique ?
Non. Je n'ai jamais rêvé de faire de la politique. Je me suis toujours intéressée à la politique. J'ai un père qui a fait de la politique, qui nous a un petit peu intéressés, poussés à sensibiliser à tout ça, à l'engagement aussi citoyen. Mais non, je ne me suis jamais dit que j'étais mère. Mais je trouve que j'ai envie de vivre ma vie comme une aventure et j'ai envie d'aller, de mener en tout cas cette mission jusqu'au bout.
Et du coup, est-ce que vous vous considérez aujourd'hui comme une femme politique, par exemple ?
J'ai entendu que je ne faisais pas de politique, mais je me suis rendu compte qu'il valait bien faire de la politique.
Oui, vous en faites quand même. Vous êtes une femme qui fait de la politique ou qui s'est engagée, mais avec un côté partisan, des convictions.
Exactement.
Qu'est-ce qui vous a semblé le plus dur depuis que vous êtes devenue maire par rapport à votre délégation avant ? Est-ce qu'il y a plus de choix, plus de sujets à traiter, plus de transversalité ? Parce qu'on ne peut pas être spécial du tout. Comment on fait à un moment pour choisir ou trancher ou avancer, comme ça, décider quand on devient maire ?
Alors déjà, il faut bien s'entourer de gens qui nous conseillent bien, qui sont à nos côtés. Donc ça, c'est fondamental. Et c'est aujourd'hui le cas à Francheville, et je m'en réjouis. La différence, c'est un emploi du temps très chargé, dont on a parlé tout à l'heure. Et puis, la différence, c'est l'importance des responsabilités. J'avoue que quand une sirène de pompier retentit dans Francheville, j'ai une inquiétude qui naît en espérant que rien de grave se passe. C'est ça, être maire.
Est-ce qu'on reconnaît toujours ? Je me suis posé la question, parce que souvent, il y a les sirènes qui sonnent. C'est le premier mercredi, c'est ça, du mois à midi. Mais ça se passe dans chaque commune ?
Oui, ça se passe dans chaque commune.
Du coup, est-ce qu'on reconnaît la sirène de sa commune qui est différente de celle de la voisine ou pas ?
Excellente question. Je pense que ça va attiser ma curiosité.
Est-ce que c'est la même, ou est-ce qu'il y en a une qui est centralisée ?
Si, c'est aujourd'hui.
Il faudra qu'on se pose la question. Donc, vous me disiez que votre premier sujet, celui que vous avez abordé, c'était le quartier de Bélair. Quelques priorités. Notamment, les commerces, c'était un vrai sujet de campagne. C'est un sujet, d'ailleurs, à Lyon aussi. Enfin, c'est un sujet partout. C'est à la fois peut-être un problème de contexte économique, de conjoncture, de changement d'usage et de manière de faire. Mais en même temps, on a l'impression qu'un peu partout, les commerces souffrent. On en parlera peut-être à Lyon tout à l'heure. Mais vos commerces, dans quel état ils étaient ? Qu'est-ce que peut faire un maire aujourd'hui pour ces commerces ?
Parce que ce n'est pas directement de sa responsabilité, quand même.
Alors, effectivement, nous, c'était le dynamisme économique et commerçant de Franguil. C'était une priorité de ce petit mandat. J'ai une adjointe au commerce, Patricia Morin, qui, elle aussi, a pris ce sujet-là avec beaucoup de dynamisme pour que la ville soit en fait facilitatrice, puisse aider les commerçants à ce que leur commerce puisse vivre correctement. Donc, être facilitateur, aujourd'hui, on a signé une convention avec la Chambre de commerce et d'industrie. On a commencé des groupes de travail et qu'eux. On a constitué des groupes de travail avec les commerçants, les habitants de chaque quartier. Parce qu'à Franguil, on a une petite particularité.
On a trois quartiers très différents. Et finalement, on se retrouve avec presque trois centres-bourgs. Donc, trois centres-bourgs à animer avec ces cellules commerciales. Et aujourd'hui, on a le quartier du Chater, en particulier, qui souffre de cellules commerciales vides. Et ça, effectivement, on aimerait absolument pouvoir avoir des commerçants. On lance là, pour cet été, une grande campagne de communication pour que ceux qui rêvent d'avoir un commerce puissent l'ouvrir à Frangeville. On a, voilà.
Vous allez les accompagner, les aider, faciliter les démarches, etc.
Exactement. Voilà, pour leur permettre de s'implanter facilement. On a aussi des commerces qui fonctionnent très bien à Frangeville. Et il faut quand même le dire et remercier ces commerçants-là qui sont de qualité et qui participent au dynamisme actuel de la ville. Parce que notre ville, elle n'est pas morte. Notre ville, elle est vivante. On aimerait bien avoir plus de commerçants. Mais on en a déjà actuellement qui font un travail remarquable.
Est-ce que ce n'est pas d'ailleurs un peu difficile ? Parce que pour ceux qui ne connaîtraient pas, mais Frangeville, il y a aussi depuis un certain nombre d'années le grand carrefour de Frangeville. Est-ce que quand on a comme ça un choix qui a été fait il y a de très longues années et d'avoir un espace aussi important ? Est-ce que c'est plus compliqué pour le commerce ? Ou est-ce que vous avez des exemples qui montrent que parfois, c'est possible de cohabiter, que c'est deux offres différentes ? Enfin, j'imagine qu'on se pose des questions de ce genre aussi.
Je pense que ce sont deux offres complètement différentes. Aujourd'hui, je ne vois pas bien comment on pourrait supprimer les grandes surfaces. Il faudrait que les habitudes des gens se transforment vraiment en profondeur. Aujourd'hui, je ne suis pas certaine que ce soit le chemin qui soit pris. Il y a des commerces à Frangeville qui fonctionnent très bien. Je pense à notre boucherie. Je ne suis pas très objectif parce que mon fils est boucher. Mais on a une très bonne boucherie qui fonctionne très bien. Et il y a un boucher chez Carrefour.
Donc, c'est deux choses qui ne sont pas forcément...
Voilà. Et la réussite de son commerce, c'est grâce à lui. C'est son travail. C'est parce qu'il se lève tous les matins très tôt. On a une fromagère aussi qui marche très bien. On vend du fromage chez Carrefour. Ils vendent des produits de qualité. Ce sont des commerçants qui sont proches de leurs clients. On a une boutique de décoration. On a des restaurants à Frangeville. On a une boutique de vêtements au Châterre. Mille et une étoffes. On trouve des vêtements chez Carrefour. Et ça fonctionne.
Donc, il y a possiblement de la place. Mais c'est multifactoriel. Je dis ça parce qu'effectivement, dans les polémiques ou les discussions qu'il y a en ce moment, notamment avec la gouvernance écologiste au niveau de la métropole ou au niveau de la ville, le sujet des commerçants revient beaucoup. notamment parce qu'on accuse, entre guillemets, la gouvernance verte d'avoir multiplié les travaux, d'avoir fait la ZTL, d'avoir fermé tout ça. Est-ce que vous pensez que ça y a contribué ? Vous me disiez que ça peut sembler loin, mais en même temps, ça vous concerne ? Parce que beaucoup d'habitants de l'Ouest lyonnais, en fait, souvent, descendaient à Lyon.
Et vous avez l'impression que c'est plus compliqué aujourd'hui de venir faire des courses dans Lyon, du fait de tous ces travaux et de toutes ces difficultés ?
Alors effectivement, on entend de plus en plus de frangillois dire qu'ils ne souhaitent plus descendre à Lyon, ils ne veulent plus descendre à Lyon, et ils ne peuvent plus descendre à Lyon. C'est-à-dire que vous avez tous ceux qui ont été empêchés de descendre avec les problèmes des critères, des vignettes critères. Aujourd'hui, on a des voies d'accès à Lyon qui sont fermées. Je pense à la montée du chemin neuf, je pense à la rue Grenette. Je pense maintenant au Quai Romain-Rolland, qui servait aussi beaucoup aux grands lyonnais de l'Ouest pour venir consommer dans le centre-ville de Lyon. Aujourd'hui, on a une petite commune à Frangeville.
Bien sûr que les gens sont attirés par le commerce de Lyon, c'est une évidence. On trouve des choses à Lyon qu'on ne trouve pas à Frangeville. Aujourd'hui, j'aimerais que la situation lyonnaise permette aux frangillois de consommer encore plus localement, c'est-à-dire de consommer à Frangeville. Et voilà, je pense qu'aujourd'hui, localement, on peut acheter beaucoup de choses. Et puis, il y a toutes ces consommations actuelles de boutiques en ligne qui, je pense aussi, nuisent beaucoup au commerce local. Ça, c'est une certitude.
Pour lequel on a tous, entre guillemets, une responsabilité citoyenne.
Exactement.
On est tous parfois les premiers à avoir une forme de paresse qui amène à aussi consommer de cette manière.
Exactement.
Facilité, paresse.
Et je pense qu'il y a un vrai travail à faire.
Parmi les sujets qui vous semblaient importants, il y avait cette question des commerces. Il y a aussi, par exemple, dans la continuité à Bel Air, la question des marchés qui revient souvent. C'est pareil, les citoyens demandent souvent des marchés. Après, parfois, ils n'y vont pas toujours. Mais il y a eu de la nouveauté un petit peu. Il y a eu des changements, des évolutions sur vos marchés avec les forains.
Effectivement. On s'était engagé à la réouverture d'un marché forain dans le quartier de Bel Air qui n'avait plus de marché depuis quelques années. Aujourd'hui, il y a un marché le jeudi matin à Bel Air. C'est le marché des Obépines qui se trouve Place Loanneau. Donc, on a actuellement six forains. Fruits et légumes, fleuristes, viandes, fromages. Il y en a d'autres qui vont nous rejoindre pour la rentrée de septembre. J'encourage-moi vraiment les frangivillois de ce quartier à lui réserver un accueil très chaleureux et à le faire vivre parce qu'un marché vivant, c'est une aventure collective. Si les frangivillois ne consomment pas dans ce marché, le marché ne pourra pas fonctionner.
Donc, c'est important que les gens s'emparent aussi de ça.
Exactement. Vous évoquiez dans les priorités la question de la santé. C'est vrai qu'on parle aujourd'hui beaucoup dans les territoires de ces problématiques de déserts médicaux, mais ça ne touche pas que la grande ruralité. Il y a, y compris dans la métropole, beaucoup d'endroits où on est en manque de médecins. Là encore, je voudrais dire, ce n'est pas quelque chose qui fait partie directement de vos compétences ou de vos pouvoirs, mais comment est-ce que vous vous mobilisez sur ces enjeux ? Frangiville, c'est une population peut-être un peu plus vieillissante qu'à d'autres endroits, sauf si je ne me trompe pas, par rapport au quartier, mais c'est aussi un vrai sujet.
Comment est-ce que vous en êtes en pareil ? Qu'est-ce que vous avez essayé de mettre en place ?
C'est en effet un vrai sujet. Ce n'est pas une compétence communale, c'est une certitude. Mais aujourd'hui, on est obligé de s'emparer du sujet, puisqu'à Frangiville, par exemple, il nous reste seulement trois médecins généralistes. On manque aussi beaucoup de spécialistes.
Pour une population qui est de combien maintenant ?
De 15 500 habitants. C'est quand même peu de médecins. Moi, je suis un exemple type, mon médecin est dans Lyon. Je n'ai jamais réussi à trouver de médecin traitant à Frangiville quand je suis arrivée. Et donc, j'ai choisi de garder ce médecin traitant-là. C'est aussi facile de garder ses habitudes, mais c'est vrai que c'est moins facile de se faire soigner quand le médecin est loin. Aujourd'hui, on a créé un poste d'adjoint à la santé dans ce nouveau mandat. L'adjointe à la santé, c'est Claire Bensliman et elle travaille activement avec les professionnels de santé du territoire à la création d'un incubateur de santé solidaire.
On commence à travailler avec eux pour qu'ils puissent ouvrir cette nouvelle structure d'ici la fin d'année et que ça puisse lancer une dynamique intéressante et que ça puisse donner envie à des médecins et des spécialistes de venir s'installer sur la commune.
Oui, parce que la difficulté, souvent, ce n'est pas simplement... Il y a eu à un moment beaucoup de tentatives de construire des équipements, ce qui est une première étape, de faciliter l'accueil. Mais aujourd'hui, la difficulté, c'est la pénurie de médecins ou les demandes aussi parfois un peu exigeantes et complexes des médecins pour venir s'installer. Il y a même une concurrence entre les villes. Donc, le fait de construire un équipement ne suffit pas forcément. Il faut qu'il y ait un environnement qui le permette.
Exactement. Et il faut vraiment lancer une dynamique et la dynamique, c'est eux aussi, ce sont les professionnels de santé qui la lancent, cette dynamique-là. Aujourd'hui, sur France-Ville, on a une CPTS qui est dynamique et qui a vraiment cette volonté de créer cette atmosphère propice à la venue de nouveaux professionnels de santé et notamment de médecins généralistes et de spécialistes. Donc, on s'appuie énormément sur eux. C'est avec eux qu'on travaille parce que sans eux, en fait, ça ne fonctionnera pas.
Parmi les questions aussi qui étaient importantes quand on regarde un peu le bilan, puisque c'était aussi l'occasion de s'en emparer. Quel est le... Qu'est-ce que vous gardez, je veux dire, de ce bilan depuis le PLR, vous n'étiez pas en accord, mais ça veut dire qu'il y avait d'autres choses que vous prenez dans ce bilan. Qu'est-ce qu'il y a comme équipement important ou comme choses nouvelles qui ont été créées sur France-Ville ? Moi, j'ai la sensation que tout ce qui est le parc sportif, qui doit être pas loin de se terminer, mais c'était un très, très, très gros chantier, ça. C'était important pour la commune.
C'est un gros chantier, c'est un gros projet de mandat. Le parc sportif est en plein travaux actuellement. On est allé faire une visite de chantier hier. On commence à choisir les coloris sur les murs. Donc, c'est que ça avance très concrètement. Normalement, il devrait ouvrir à la mi... à la moitié de l'année 2026. Donc, il y a encore beaucoup, beaucoup de choses à faire, mais c'était... Les équipements sportifs de la ville étaient vieillissants. Il y avait déjà eu une première étape dans le mandat précédent, donc de 2014 à 2020. Première étape qui avait été faite avec le parc sportif, le terrain de foot, le club aussi attaché à ce terrain.
Aujourd'hui, c'est des gymnas ce qu'on fait, c'est des salles omnisport. Et c'est vrai que pour nos associations sportives, il y a plus de 3000 licenciés sportifs à Frangeville. Donc, c'était important qu'ils puissent avoir des installations de qualité et ce qui sera le cas d'ici 2026.
Vous étiez, je le disais, dans votre vie professionnelle, très prof de tout cet univers de la musique, de l'événementiel. Est-ce que du coup, c'est quelque chose auquel vous êtes particulièrement sensibles ou attachés ? Est-ce que vous allez mettre en place ou vous avez essayé de mettre en place ou vous mettrez peut-être en place la prochaine fois quelque chose d'un peu spécifique autour de la culture, de l'événementiel, de la musique, ce genre de choses ? Ce n'est pas évident non plus de créer une offre musicale quand on est comme ça aussi près de Lyon. Est-ce que ça ne doit pas être simple ? Qu'est-ce qu'on essaie de faire pour sa population dans ces cas-là ?
Parce qu'il y a des belles salles. Il y a Iris, il y a Le Fort, où il y avait il se passait des choses.
Exactement, on a Le Fort. En fait, on a une saison culturelle qui est très riche à Frangeville. Vous avez de la musique, du théâtre, de la comédie musicale, plein de choses différentes. On a aussi du cinéma. On a des festivals. On participe à des festivals qui sont très intéressants. Aujourd'hui, la musique...
Il y avait un festival de jazz, non ?
Il y avait un festival de jazz qui a été supprimé par l'ancien maire. Aujourd'hui, on a le week-end prochain au Fort, les Estivales. C'est un festival qui est très important. C'est du cirque, de la musique, de l'art de rue. C'est quelque chose qui fonctionne très bien et dont on est très fiers. Le week-end du 5-6 juillet, le festival Les Estivales au Fort du Bruissin. Venez d'Ambrouille.
On note tout ça. On va noter aussi de parler, peut-être aussi de poursuivre nos discussions autour des enjeux de mobilité, de vos relations peut-être avec la métropole, peut-être des questions de sécurité aussi dans une troisième et dernière partie de notre émission. Je vous dis à tout de suite. On se retrouve pour la troisième et dernière partie de notre émission. On a invité politique le samedi de 11h à midi toujours avec vous, Claire Pouzin. Je rappelle que vous êtes maire de Francheville. On parlait un peu du bilan, de ce qui vous appartient, de ce qui est votre patte ou votre identité. On a parlé d'un certain nombre de sujets qui ont fait l'objet de discussions âpres.
Pendant la campagne, il y en a une dont on n'a pas encore parlé. C'était l'histoire de la chaufferie. On en est où ? Je sais que ça avait agité... La chaufferie, ça avait agité beaucoup la population. Finalement, ça a l'air d'être disparu. Est-ce que vous pourriez nous refaire un petit résumé et nous dire là où on en est pour rassurer peut-être vos populations ?
Ça a beaucoup agité la population et à juste titre. Aujourd'hui, la population reste extrêmement vigilante sur ce qui pourrait être proposé sur ce terrain. Je rappelle que c'est un terrain qui est sur le territoire de Sainte-Foy mais qui est à proximité directe de Frangile puisqu'il est derrière notre parc sportif. On sera extrêmement vigilants sur ce qui sera proposé.
On s'est effectivement opposé au réseau de chaleur urbain tel que proposé par la métropole avec une fréquence de camions insensées sur une voirie inadaptée qui aurait forcément causé des problèmes de sécurité routière et puis aussi le pourcentage de logements potentiellement raccordés par ce réseau 2,5% donc inintéressant pour la commune. Trop d'inconvénients. Trop de logements
d'un coup peut-être à accueillir ?
Trop d'inconvénients, trop de pollution pour pas grand-chose et puis aujourd'hui le chauffage bois est quand même plus que décrié
donc vigilance plus, plus, plus. Donc pour l'instant c'est suspendu ? Pour l'instant c'est suspendu,
la métropole avait annoncé qu'elle suspendait le projet.
Maintenant
on reste vigilant.
Vous l'évoquiez à l'instant la question et les enjeux du logement c'est un sujet un peu partout globalement dans la métropole où on se trouve on manque de logement. Il y a des endroits où c'est plus facile à faire. Comment vous êtes par rapport à cette même si ça reste une responsabilité aussi de la métropole mais vous avez quand même parfois votre mot à dire comment est-ce que vous êtes par rapport au logement ? Est-ce que la population de Francville a besoin comme tout le monde de logement ? Comment vous regardez ça pour maintenir à la fois l'identité et l'équilibre de la commune ?
Je pense que la responsabilité par rapport au logement elle est collective on est tous responsables toutes les communes de la métropole sont responsables de l'accès au logement.
Aujourd'hui c'est une problématique qui est quand même nationale le manque de logement aujourd'hui Francville nous on construit on a construit quand même beaucoup de logements les promoteurs ont construit beaucoup de logements puisqu'aujourd'hui le coût de l'immobilier est tel que les maisons individuelles ne peuvent être achetées que par des promoteurs et ça c'est quand même moi je trouve en partie un problème puisque ça quand même bouleverse grandement nos centres de ville nos centres-villes on a aussi des équipements publics qui ne sont pas forcément adaptés à l'arrivée de toute cette population donc on a énormément de logements qui ont été construits notamment dans le quartier du Chater donc on aimerait bien que ça ralentisse un petit peu on a augmenté aussi les logements sociaux sur le mandat précédent donc ça c'est un point important aujourd'hui avec notre équipe avec cette nouvelle équipe on a envie très envie que les frangilois puissent avoir accès plus facilement à la propriété c'est un point qui est très important pour nous plutôt que d'être constamment sur du logement locatif je trouve que l'accès à la propriété c'est une vraie problématique aujourd'hui et on a aujourd'hui ce système de BRS donc Baille Réel Solidaire et voilà on a nous très envie de favoriser ce type de logement-là pour que les gens puissent accéder à la propriété
on a souvent l'impression que Froncheville c'est en deuxième courante de Lyon c'est à la fois pas loin de Lyon mais assez éloigné on n'a pas encore parlé des questions de mobilité on avait à un moment eu toute une discussion très forte autour de ce projet de téléphérique etc qu'est-ce que vous vous attendez ou quelles sont les discussions que vous avez avec la métropole en termes de mobilité est-ce qu'il y a des attentes particulières est-ce qu'il y a des besoins exprimés comment vous gérez ces sujets aujourd'hui ?
aujourd'hui effectivement les frangulois ont besoin d'avoir un transport structurant ça c'est une certitude on a le C20 dont la fréquence a été augmentée dans le mandat précédent et ça a été très important pour les frangulois notamment ceux qui habitent dans le Haut-de-Francheville avant le C20 était dédoublé vous aviez le C20 normal et le C20 express aujourd'hui ils montent tous au fin d'aise et ça c'est une très très bonne chose pour la population on a le bus 14 qui est sur l'axe Gardoulin et Gorge-de-Loup lui pour le coup il mériterait d'avoir une fréquence bien plus importante aujourd'hui il va y avoir des travaux réalisés par la métropole travaux du Corée d'Orbus et il y aura quelques effets positifs à ces travaux avec notamment l'augmentation du nombre de 14 donc ça aussi c'est positif pour les habitants aujourd'hui il y a eu cet espoir de métro E et ça a été vraiment un espoir pour la population parce qu'il avait vraiment été plébiscité par les frangevillois avec cette possibilité à plus long terme en deuxième étape de pouvoir aller jusqu'au quartier de Bélair aujourd'hui le projet actuel c'est le tram express de l'ouest lyonnais en partie enterré en partie aérien voilà nous on a quand même la crainte que ça vienne encore plus embouteiller la voirie alors notamment sur Tassin
mais ça reste assez loin du coup
ça passera quand même par Alaï
ça va jusqu'à
Frangeville donc c'est voilà donc c'est
le bas de Frangeville
exactement le bas de Frangeville et aujourd'hui on aimerait bien aussi avoir par exemple une station Vélov avec les Vélov électriques Frangeville et son relief voilà accueillerait bien volontiers une station Vélov mais malheureusement c'est pas au programme de la métropole de Lyon
vous avez été concerné par les voies lyonnaises ?
on a été concerné par les voies lyonnaises mais on ne l'est plus et ça c'est plutôt d'accord
vous ne pleurez pas a priori le plus directement concerné parce qu'il n'y avait pas des... non je ne pleure pas non ? d'accord
je n'en pleure pas les aménagements
le vélo de Frangeville pour venir de Frangeville à Lyon c'est pas évident non plus
non il faut avoir envie moi je le fais très régulièrement c'est important seule façon seule manière que j'ai de faire du sport avec l'emploi du temps chargé
alors parmi les sujets qu'on évoque souvent avec vos collègues élus selon l'endroit où on se trouve il y a les questions les enjeux de sécurité qui apparaissent parfois comme une priorité pour les populations de prime abord j'aurais tendance à dire que c'est pas ce qui concerne le plus Frangeville mais vous me disiez qu'il y a quand même des attentes des besoins et que vous avez des exigences sur ce sujet
on a le devoir d'assurer la sécurité de nos concitoyens ça c'est un point très important aujourd'hui on a comme toutes les communes de la métropole et de France on a notre lot de petites incivilités c'est une certitude Frangeville ne fait pas exception à la situation nationale ce qui est problématique aujourd'hui c'est on a des problèmes pour embaucher des policiers municipaux donc on essaye on a des offres aujourd'hui qui sont publiées on reçoit on reçoit aussi des candidats et on a vraiment cette envie de restructurer notre police municipale pour qu'elle soit plus présente sur le territoire et qu'elle soit aussi vraiment en appui qu'elle continue d'être en appui de la gendarmerie aujourd'hui on a déjà gens qui font le travail un travail remarquable de terrain et on a envie de pouvoir étoffer cette équipe pour être encore plus efficace sur le territoire
est-ce qu'il y a de la vidéosurveillance ?
on a de la vidéosurveillance bien sûr à Frangeville on est même plutôt très bien équipé et ça c'est fondamental pour la sécurité du territoire
dans les projets à venir on sait dans la dernière campagne il y avait des vrais enjeux avec une candidate notamment écologiste qui est par ailleurs toujours vice-présidente de la métropole quelle part tient l'écologie dans cette commune qui est une commune quand même assez préservée dans son cadre de vie on va dire où le vert est assez présent comment vous vous regardez l'écologie aujourd'hui est-ce que vous en faites une écologie politique est-ce que vous avez une politique écologiste sans le dire comment vous verrez ça dans un cadre plutôt déjà privilégié végétalisé
je pense que l'écologie ne doit pas appartenir ne doit pas être le monopole d'un seul et unique parti aujourd'hui l'écologie c'est l'affaire de tous et je pense qu'à Frangeville on le montre on n'est pas un parti écologiste mais pourtant on le vit quotidiennement on a la chance d'avoir un territoire qui est magnifique avec 52% de son territoire qui est en zone naturelle on a l'Iseron notre petite rivière parfois capricieuse mais qu'on apprécie dont on apprécie énormément l'environnement on en prend soin on a le le vallon de l'Iseron qu'on gère en bonne intelligence avec la métropole de Lyon et la ville de Craponne on en est très fiers et dans notre quotidien c'est des actions c'est des actions concrètes c'est l'isolation thermique des bâtiments on essaie de réduire nos consommations d'énergie les enfants dans les écoles font de plus en plus attention avec le personnel communal au compost au tri des déchets il y a des échos délégués dans les classes c'est un sujet qu'on maîtrise qu'on connait
et qu'on applique au quotidien
et qu'on applique au quotidien
mais vous n'avez pas l'impression aussi parfois que c'est aussi je crois que c'est un peu ce que vous évoquiez qu'il y a aussi peut-être à la fois une nécessité de faire attention d'avoir un cadre et des normes mais aussi peut-être parfois beaucoup de normes beaucoup de contraintes beaucoup d'éléments techniques qui sont certes peut-être nécessaires mais pénalisent aussi un petit peu les collectivités de votre taille parce que c'est aussi des investissements c'est aussi des coûts importants comment est-ce qu'on trouve le subtil équilibre entre il faut le faire et en même temps peut-être faire davantage confiance aux élus pour gérer parfois des choses un peu tout seul
alors effectivement aujourd'hui on a un excès de normes en France qui nous empêche d'avancer qui nous empêche d'agir on cherche c'est justement David Lissnard qui le dit aujourd'hui on cherche qu'on a le droit de faire tellement on est empêché de faire beaucoup de choses pour en revenir aux rénovations énergétiques aujourd'hui effectivement c'est des coûts énormes pour les collectivités moi je peux vous citer l'exemple d'une école à Francheville pour laquelle la rénovation énergétique nous coûterait 3,5 millions voilà c'est un budget énorme énorme
donc c'est à la fois important mais en même temps on ne peut pas forcément faire tout seul d'autant que le contexte budgétaire économique n'est pas très favorable et qu'on demande de faire des économies à tout le monde y compris aux collectivités alors quand vous vous projetez dans ce court mandat d'un an qu'il faut quand même arriver doucement aux prochaines échéances vous avez remarqué que la campagne municipale de Lyon métropolitaine est quand même un peu lancée enfin d'ailleurs surtout municipale à Lyon parce qu'au niveau de la métropole il n'y a pas encore grand chose qui bouge quand est-ce que vous vous projetez dans les prochaines échéances est-ce que vous êtes déjà en train de vous dire bon là mars 2026 ça arrive il faut s'y préparer comment vous vous profitez à titre personnel dans cette nouvelle aventure ?
alors quand je me suis lancée dans cette aventure l'année dernière lors de cette campagne bien évidemment quand on travaille un programme pour une commune quand on travaille une vision quand on affine une vision pour une ville bien évidemment on se projette à plus de 10 ans c'est ça le rôle du politique aujourd'hui c'est d'être visionnaire et de pouvoir voir loin pour pouvoir agir le plus concrètement le plus efficacement possible aujourd'hui je ne vous dirais pas que je ne me projette pas bien évidemment que je me projette vers 2026 mais je suis extrêmement occupée par ce que j'ai à accomplir et à faire maintenant à Francheville
mais c'est des enjeux de toute façon importants qui vous intéressent et vous aurez envie de défendre à la fois ce bilan global et puis le vôtre et peut-être
bien évidemment
d'imprimer davantage votre patte à tout ça il y a aussi d'ailleurs des enjeux métropolitains on va en parler ce qui est assez étonnant c'est qu'on sait qu'aujourd'hui les leviers le budget beaucoup de choses se passent au niveau de la métropole et pourtant il n'y a quasiment aucun candidat déclaré à part peut-être Véronique Sarcelli qui a été désignée comme chef de file à Sainte-Foy mais sinon pour l'instant on n'a pas de vrai candidat officiel à la métropole est-ce que vous c'est un sujet qui vous intéresse ? Est-ce que vous êtes souvent en relation avec la métropole ? Vous avez une de vos opposantes qui y est ? Comment est-ce que vous imaginez ça ?
La circonscription ouest c'est une circons très à droite on peut le dire comment est-ce que vous allez vous engager dans cette bataille ? Est-ce qu'elle est importante pour vous ? Effectivement je pense
qu'aujourd'hui être en opposition avec la métropole ça rend le quotidien et le travail parfois compliqués les sujets délicats aujourd'hui j'ai la chance d'avoir une voisine Véronique Sarcelli avec laquelle je m'entends très bien et qui s'est prononcée et qui souhaite se lancer dans cette aventure métropolitaine mais aujourd'hui je serai ravie de la soutenir c'est une mère qui est reconnue et qui est très appréciée de sa population et qui ferait un très bon job à la métropole
Donc vous allez suivre ça avec attention Tout à fait Quand vous n'êtes pas en train de faire de la politique entre guillemets ou votre mandat de maire est-ce que vous avez le temps de vous intéresser un petit peu à d'autres choses ? Je ne sais pas si vous avez un oubli ? Peut-être est-ce que vous vous intéressez au sport ou peut-être certains de vos enfants ? Est-ce que vous avez suivi ce qui se passait à l'OL notamment ? Comment est-ce que vous vous avez regardé ça ? Vous me disiez que je crois que c'est un de vos fils qui a été plutôt effondré vous moins
Alors on a appris la relégation de Lyon en Ligue 2 nous étions au restaurant en train de fêter les 18 ans de ma fille et effectivement il y a eu une belle soupe à la grimace de la part de mon grand qui a 20 ans et de mon mari soit dit au passage mais voilà tristesse et en même temps être supporter s'y supporter son équipe quoi qu'il arrive donc envie d'acheter des maillots pour aider financièrement le club voilà on sent qu'il a cet amour de l'OL Il sera toujours là
même si on peut être un peu peut-être en colère comme un certain nombre de supporters à la fois contre l'ancien président et puis peut-être même contre Jean-Michel Aulas qui a transmis l'OL d'une manière on ne connait pas tous les ressorts et les dessous de l'histoire mais puisque Jean-Michel Aulas on en parle beaucoup comment est-ce que vous regardez lui d'ailleurs sa possible nouvelle vie est-ce que vous trouvez que c'est une bonne chose pour la droite puisque sa priorité c'est plutôt un candidat de droite que d'avoir quelqu'un comme ça qui est capable peut-être de rassembler d'embarquer toute la droite pour reconquérir Lyon ?
Moi je pense qu'on a besoin de quelqu'un qui rassemble à Lyon et Jean-Michel Aulas c'est une figure emblématique de cette ville on sent qu'il aime cette ville c'est un entrepreneur ça a été le président de l'Olympique lyonnais je pense qu'il pourrait réussir à rassembler et à faire en sorte qu'on puisse que la droite et le centre puissent récupérer la ville de Lyon
Alors un dernier mot peut-être sur un livre de chevet j'imagine que vous avez beaucoup le moins de temps pour lire en ce moment mais quand il vous reste quelques instants qu'est-ce que vous avez lu récemment dont vous pourriez nous parler ?
Alors mon emploi du temps est tellement chargé que je ne pourrais même pas vous dire ce que j'ai lu dernièrement comme roman mais je suis une grande lectrice j'aime beaucoup lire c'est aujourd'hui ce qui me permet de m'évader j'ai une pile sur ma table de chevet qui monte parce que j'achète beaucoup de livres on a une super petite librairie à Frangeville et le dernier qui m'a été offert au demeurant c'est le Barman du Ritz de Philippe Collin et celui-là j'ai hâte de pouvoir l'ouvrir dès que je serai en vacances
Excellent choix Un petit mot pour ceux qui étaient en musique ?
Ah mon fils m'a fait découvrir Fontaine d'ici et Starbuster Parfait C'est la musique que j'écoute en ce moment
Merci beaucoup en tout cas Claire Pouzan d'être venue
Merci à vous Frédéric Duval
à notre micro pour nous parler un peu mieux de Frangeville et puis quant à moi je vous dis à très bientôt pour une nouvelle émission Au revoir C'était l'invité politique du samedi sur Lyon Première en partenariat avec Lyon Positif la plateforme inspirante des acteurs engagés dans la transition du territoire Retrouvez tous les invités politiques en podcast sur lyonpremière.fr et lyonpositif.fr Écoutez votre radio Lyon Première en direct sur l'application Lyon Première lyonpremière.fr et bien sûr à Lyon sur 90.2 FM et en DAB+. Lyon Première
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