Quelle place pour l’écologie dans nos villes ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 15:00OuverteRéponse directe
Est-ce que les Français ont conscience du dérèglement climatique et comment le voient-ils ?
- 20:00OuverteRéponse directe
Pourquoi l'inquiétude climatique est-elle moins forte que d'autres sujets comme l'insécurité ?
- 30:00OuverteRéponse directe
Quels partis sortent renforcés ou affaiblis après la séquence budgétaire ?
- 40:00OuverteRéponse directe
Comment expliquer la baisse de popularité des Républicains ?
- 50:00OuverteRéponse directe
Le RN peut-il gagner des villes aux municipales ?
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
On continue à parler des municipales et le thème de notre émission aujourd'hui. Quelle place pour l'écologie dans nos villes ? Avant d'en parler avec nos éditorialistes, c'est l'heure de notre reportage en région.
En 2018, la ville de Treb dans l'aube avait été dans l'aude avait été victime d'une crue mortelle, faisant si disparu sur la commune et détruisant de nombreux bâtiments. Aujourd'hui, des travaux sont en cours pour limiter les dégâts en cas de prochaine crue. Le mot d'ordre, ne plus vivre contre la nature, mais au contraire réapprendre à vivre avec elle.
On regarde ce reportage et signé Clément Guillonou. Six morts et des bâtiments en bordure de fleuve totalement détruit dont une école et une cinquantaine de maisons. En octobre 2018, la ville de Treb était frappée de plein foué par les inondations.
L'eau était passée de 35 cm de hauteur à plus de 7,50 en une nuit. L'eau est montée à cette hauteur, hein. Elle était à cette hauteur là.
On voyait le à peu près là. Paul Mailleux venait d'emménager à Treb. S'il a pu garder sa maison après 6 mois de travaux, cet épisode n'en reste pas moins traumatisant.
En se replongeant dans ses photos, les souvenirs remontent. Ça a été une grosse épreuve, une grosse grosse épreuve. On on le souhaite à à personne.
Il y a des gens qu'on connaissait, qu'on croisait, qui ont perdu la vie et quand même ça, il faut plus que ça arrive. Alors, pour éviter qu'une telle catastrophe se produise à nouveau, d'importants travaux d'élargissement du fleuve sont en cours depuis plusieurs mois. Dirigé par le syndicat mixte des milieux aquatiques et des rivières du département.
À terme, ces travaux permettront de réduire largement les vitesses et hauteur d'eau lors des prochaines crues, réduisant ainsi la vulnérabilité du territoire. On a redonné un espace à la rivière. Euh donc on voit bien le fleuve est là-bas et donc il faut imaginer en cru tout cet espace qui est désormais libéré et qui pourra faciliter les écoulements dans la traversée urbaine de TR.
L'idée directrice de ce projet, c'est de vivre avec la rivière. Les années d'après-gerre ont vu une urbanisation se produire et se développer trop proche des rivières et finalement le changement climatique a accentué à aggraver les événements plus vieux et a révéler une trop grande proximité des constructions. Une fois le terrassement des berges de l'au terminé, ces espaces seront aménagés en zone de détente et de loisirs pour les habitants sans plus aucun bâtiment.
Amélioration du cadre de vie des trébéins et réduction des risques climatiques. Pour Éric Menassi, maire de la commune, cette nouvelle doctrine centré sur la nature et loin d'être une simple volonté politique, ces travaux étaient une nécessité. 2018 a été avant tout une prise de conscience.
Cette prise de conscience euh elle a été très forte par rapport à ce climat qui change et à la nécessité que nous avions à aménager notre territoire. C'est une hérésie de de d'opposer l'aménagement du territoire avec l'écologie, avec le développement économique. Je crois que le dével le développement du territoire ne pourra pas se faire sans un développement économique et que le développement économique ne pourra pas se faire sans un développement du territoire harmonieux.
Les aménagements d'un coût total de 2 millions d'euros financés entre autres par l'État, la région et le département doivent se terminer au printemps prochain. Mais ils semblent déjà porter leurs fruits. Mi-janvier, Treb a été frappé par un important épisode méditerranéen, mais les réalisations en cours sur la rive droite du fleuve ont permis de contenir ses effets et limiter les dégâts.
Et on va revenir sur cette question écologique et sa place notamment dans la campagne des municipales. Bonjour Nathalie Moré, merci beaucoup d'être avec nous, journaliste politique pour les régionnaux, les journaux régionaux du groupe HBRA, les journaux de l'Est de la France. Merci Nathalie d'être là.
Bonjour Erwan, merci également d'être avec nous, directeur conseil à l'Institut de sondage AOX. On a vu ce reportage à Treppe dans l'autre qui se reconstruit après de violentes inondations. Est-ce qu'aujourd'hui Erwan, quand vous interrogez les Français, ils ont conscience de ce dérèglement climatique et comment ils le voi ?
Est-ce que c'est un sujet d'inquiétude ? Est-ce que pour eux c'est irréversible ? Est-ce qu'on peut encore faire quelque chose ?
Oui, c'est ça fait partie des choses qui inquiètent beaucoup les Français. On avait mené une grande consultation au mois de septembre pour ici le réseau local des ex France Bleues et de France 3 région et ce qu'on observait c'est que aujourd'hui les perturbations climatiques, ça a été un accélérateur de préoccupation écologique des Français. Très schématiquement, si je demande aux Français s'ils veulent qu'on lutte pour la protection de l'environnement dans leur commune, ça arrive assez bas dans un sondage.
En revanche, si je leur dis il faut adapter votre commune pour mieux se protéger face aux événements climatiques, là ça inquiète tout le monde parce que depuis quelques années, il y a une multiplication des événements climatiques, des incendies, des orages, des épisodes de sécheresse, des canicules. Tout ça est devenu très concret pour les Français. Aujourd'hui, il y a sep français sur 10 qui nous disent qu'ils craignent d'être personnellement touchés. par un événement climatique.
Il y a même trois français sur 10 qui disent qu'il pourraient déménager pour aller dans une commune moins exposée au risque climatique parce que il y a les canicules, il y a les orages, il y a les inondations mais il y a aussi l'érosion du littoral dans les zones côtières, les incendies particulièrement craints en incendie en inoxcitanie et en pac tout ça s'est perçu comme des vecteurs de menace pour la qualité de vie des habitants et le maire est l'acteur de confiance sur ces sujets parce que il est celui qui connaît le mieux la commune, qui saura le mieux l'adapter au au risque climatique. En tout cas, c'est une inquiétude très forte des Français et ça touche tout le monde. C'est vrai qu'à la différence de la protection de l'environnement, les les personnes âgées sont très préoccupées de cette question des perturbations climatiques parce que ça les touche notamment parce qu'ils sont sensibles aux canicules, mais les personnes mal logées également parce que quand on est mal logé, on est dans un logement qui résiste moins bien au grand froid ou aux grandes chaleur.
En fait, ça concerne tout le monde, c'est transpartisans et c'est une grande préoccupation actuelle avec la multiplication des événements climatiques et l'écologie qui sont un un thème également de municipal. Nathalie. Oui.
Alors, c'est un thème de municipal. Ça n'a notamment été beaucoup, rappelez-vous, en 2020 lors de la précédente élection municipale où il y avait eu énormément de nouvelles villes euh pour dans l'escarcel d'Europe écologie les vert à l'époque. Euh pourquoi ? parce qu'on était dans un moment où effectivement le dérèglement climatique devenait beaucoup plus visible, où il y avait eu des événements climatiques forts.
On était à l'époque des grande marche pour le climat et 1 an après le bon score de Yannick Jade aux européennes en 2019 où il avait fait 14 %, on avait vu arriver une espèce de vague verte au municipal qui correspondait effectivement à ce climat là, j'allais dire climato inquiet, je sais pas si le terme existe. effectivement des villes comme Lyon, comme Bordeaux, comme Strasbourg, Besanson et cetera était passé du côté des verts de façon totalement inaperçu. Là aujourd'hui, 6 ans après, on voit que le climat sans jeu de mot est un peu différent et effectivement les gens sont peut-être moins sensibles au climat mais justement parce que l'inquiétude, j'allais dire et ça veut dire que la vague verte dont vous parlez, elle pourrait refluer en en mars.
Ça c'est la crainte effectivement d'un certain d'un certain nombre de villes écologistes que effectivement le fait que le climat soit une inquiétude mais j'allais dire moins forte qu'un certain nombre de choses comme euh basiquement l'insécurité, le narcotrafic, l'accès aux soins, euh j'allais dire et puis aussi que les villes vertes aient mis en place des choses hein pour lutter contre les dérèglements climatiques fait que l'inquiétude c'est que effectivement certaines perdent les villes. Ça on verra. Il est sans doute un peu trop tôt pour le savoir parce qu'on est moins dans j'allais dire dans dans je veux dire dans la campagne électorale mais ça on va le voir dans le mois qui vient là puisqu'il reste 50 jours et on va continuer évidemment à balayer ces enjeux des municipales tous les mardis.
La semaine prochaine on parlera des questions de santé d'accès aux soins. C'est l'heure de découvrir notre baromètre mensuel au doa pour public sénat et la presse régionale. On commence comme tous les mois par la côte de popularité de l'exécutif.
On commence par Emmanuel Macron. Eran + 2 ce mois-ci. Oui, 23 % des Français considèrent qu'il est un bon président.
C'est deux points de plus mais ça reste extrêmement bas. C'est vrai que depuis maintenant le un an et demi qu'il y a eu cette dissolution, cette nouvelle composition de de l'Assemblée nationale qu'Emmanuel Macron a pris du retrait par rapport à la scène nationale, on voit qu'on peut pas du tout parler de chirakisation de sa code de popularité. Ça reste englué à un niveau très bas et c'est plutôt étonnant d'ailleurs parce que sur l'international au cours des dernières semaines, que ce soit sur le Mercosour ou sur le la position vis-à-vis de la politique de Donald Trump et au Venezuela et au Groenland, il a plutôt eu des prises de position fermes et conforme aux attentes des Français.
Donc ça ça ne remonte pas. Ce que ça raconte, c'est que il y a une détestation très forte des Français pour Emmanuel Macron qui reste extrêmement élevé et qui fait écran à à tout le reste. Alors évidemment, on est loin des 55 % de Français qui avaient une bonne opinion de Jacques Chirac en janvier 2006 à un an et quelque la fin de son deuxème mandat.
On est plutôt sur le même niveau que les 22 % de Français qui considéraient que François Hollande était un bon président au début de l'année 2016. Alors après Hollande, il a été face au débat sur la déchéance de la nationalité et la loi de travail. Donc tout ça a tiré sa côte de popularité vers le bas.
Mais pour l'instant, on est quand même sur un niveau très bas et ça ne remonte pas pour Emmanuel Macron. Ouais. et et malgré ces derniers jours he ce bras de fer Nathalie avec Donald Trump où Emmanuel Macron était plutôt soutenu sur le plan national de manière transpartisane.
Mais moi je vais voir le le verre plutôt à moitié plein. Moi je trouve que 23 % c'est-à-dire avec une légère hausse de 2 % dans la période actuelle après quasiment 9 ans et une usure du pouvoir et une détestation très forte partout comme vous l'avez indiqué. Je trouve que c'est plutôt un bon indicateur pour lui.
Euh le fait qu'il soit à 23 % et qu'il ait plus 2 objectivement, je pense que euh la la séquence internationale le sert et euh je pense que il faudrait effectivement qu'il reste là-dessus, c'est-à-dire dès qu'il rentre dans l'équation nationale, on voit qu'à chaque fois dans dans vos différents baromètres, dès qu'il met, j'allais dire son attention sur la scène nationale, on voit que la détestation est telle qu'il le paye au niveau de sa popularité. En revanche, quand il a euh un rôle plus, j'allais dire international, il y a un petit effet drapeau euh qui fait que on se retourne et on redonne confiance au président dans un contexte d'instabilité très forte et d'angoisse très forte par rapport notamment à la politique de Donald Trump. Ouais.
Et et c'est l'effet inverse pour Sébastien Lecornu. Sébastien Lecornu qui perd deux points de popularité et qui également, on va en parler, perd trois points dans le palmarès de l'adhésion. Comment comment vous l'expliquer ?
Alors, vous avez trouvé que je suis sévère avec Emmanuel Macron et plutôt bienveillant avec Sébastien Lecornu, mais à 33 % de Français qui considère qu'il est un bon premier ministre alors même qu'il vient de faire passer un budget que les 3/4 des Français considèrent comme mauvais pour la France via l'article via le recours à l'article 493 que les Français trouvent injustifiés, considèrent comme un passage en force démocratique. Finalement, perdre de points, c'est plutôt une manière de limiter la casse très significativement. On se rappelle combien le 493 a coûté à Ellisabeth Borne en popularité, combien le budget 2024 a coûté son poste à Matignon à Michel Barnier.
Finalement la casse est plutôt limitée. On reste sur un nouveau bas mais on rentre dans une période qui va être extrêmement apaisée pour Sébastien Lecnu parce que finalement le plus dur de son passage à Matignon avec le l'adoption du projet de loi de financement de la sécurité sociale et du budget 2026, le plus dur est quand même derrière lui aujourd'hui. Il a réussi à trouver des équilibres qui lui ont coûté un peu.
D'ailleurs, quand il a baissé, c'est auprès des sympathisants LR, auprès des sympathisants Renaissance. C'est plutôt dans ces populations là qu'il a baissé ce mois-ci parce que peut-être que les concessions ont été trop importantes. En tout cas, il rentre dans une période, il sort de la zone de turbulence avec un niveau de popularité qui reste quand même satisfaisant pour un premier ministre, surtout dans les conditions actuelles de polarisation de la vie politique.
Il paye pas tout comme lui. Voilà, [rires] il y a pas de Il paye pas trop. Ça veut dire qu' il paye pas trop le 493 le budget.
Ça veut dire, je pense que les Français lui sont grés euh d'être un acteur d'une relative stabilité euh au niveau euh au niveau national. Donc il a réussi son paris. Il a réussi son paris et là on voit maintenant qu'il essaie de se défaire de ce monsieur Budget et de ce monsieur Moine Soldat.
On l'a vu la semaine dernière quand il est allé en déplacement pour annoncer un certain nombre de de mesures sur le logement. Euh d'autres devraient suivre sur d'autres thèmes comme ça qui sont très concernants. Tout l'enjeu pour lui maintenant, c'est de, j'allais dire devenir premier ministre et de ne plus simplement être euh le monsieur euh qui à la tête du gouvernement fait passer le budget.
Alors, on a parlé euh de Sébastien Lecnu, mais le le thème du baromètre ce mois-ci, c'est qui perd qui gagne après cette séquence politique et budgétaire ? Le budget le 493. Et alors Erwan, on voit que les grands perdants finalement ce sont les républicains.
Oui, tout à fait. C'est vrai qu'on a on a demandé aux Français pour chacune des formations politiques si selon eux elles sortaient plutôt affaiblie ou plutôt renforcée par la séquence politique. Les républicains, c'est ceux qui arrivent en dernier. 8 % uniquement des Français considèrent que les républicains sont sortis renforcés de la séquence.
C'est un constat qui est partagé par les sympathisants LR. Mais c'est vrai que c'est une séquence qui a été un peu une double peine pour les Républicains avec à la fois le fait que il ne pèse plus dans la décision au sein du pouvoir et que pour autant au nom de la stabilité, ils sont obligés de rester quand même dans cette majorité présidentielle élargie. C'estàd qu'il diluent leur ADN dans la majorité présidentielle.
Ils sont probablement comptables des choix qui ont été faits et pour autant ils n'ont plus leur mots à dire, voir même ils sont fait un peu dépasser par le Parti socialiste au jeu des concessions. Donc oui, nécessairement ils sont perdants. C'est le RN, c'est intéressant de le noter, qui apparaît comme le plus gagnant.
Alors, la première info, c'est quand même que aucun parti ne sort gagnant. Il y en a aucun qui a plus de 30 % de Français qui considèrent qu'il sort de la séquence. Ça ça va avec un sentiment qui monte beaucoup dans nos enquêtes à un an de la présidentielle, c'est la décrédibilisation générale de la classe politique.
Mais en revanche, quand on regarde le parti qui sort le plus renforcé selon les Français, c'est le RN. 30 % d'entre eux considèrent qu'il sort renforcé de la séquence. Peut-être que cette attitude distante et sans tumulte, sans soutien à la majorité présidentielle qui est décriée lui redonne du crédit.
On verra dans dans les prochaines semaines et puis les municipales qui arrivent si ça se transforme en intention de et on on va parler des des LR des du RN pardon mais pour pour continuer sur sur les LR euh quel bilan ils peuvent tirer de cette séquence ? C'est-à-dire qu'on peut faire commencer au moment où Bruno Retaillot a quitté le gouvernement jusqu'à aujourd'hui pas de vote de la censure sur le budget. Est-ce que finalement ils apparaissent comme un parti à la ligne politique un peu flou ?
C'est un euphémisme. Oriane, il y a un chiffre dans votre enquête qui m'a euh vraiment interpellé. 63 % des Français estime que les Républicains est un parti qui n'est pas utile à la vie politique.
Voilà. Et comme si ça ne suffisait pas, 43 % des sympathisants de droite et du centre pensent que ce n'est pas un parti d'avenir. Euh ce qui est assez étonnant, c'est qu'on peut se demander comment ça se fait que les partis les Républicains prennent à ce point cher dans la séquence alors que le Parti socialiste qui a obtenu plus de choses finalement s'en sort mieux.
En fait, je pense que c'est parce que le parti LR est plus entre deux chaises que le PS parce que le PS appartient enfin apparaît vraiment comme un parti qui est de l'opposition et qui négocie les choses. Alors que les Républicains là où c'est plus difficile c'est qu'ils ont des postes importants au gouvernement. Ils ont six ministres au gouvernement.
Donc c'est plus difficile d'apparaître comme un parti d'opposition quand vous êtes au gouvernement. Ils ont même si c'est ces ministres suspendus ça ça entretient encore ce flou. Euh mais qui sait que Annie Jeunev est suspendue DLR ?
Qui le sait ? Alors que de toute façon, on sait que elle reviendra naturellement euh faire la campagne présidentielle LR du candidat qui sera choisi. Donc non, ça c'est ça j'allais dire c'est un artifice cette suspension.
Donc ça illustre bien que euh tout ce qui se passe aujourd'hui aussi euh euh dans la euh dans la dans la campagne présidentiel et j'attire votre attention sur ce qui s'est passé sur la partielle euh législative de haute loi de de Haute Savoie, pardon. Ha savoir euh cette partielle qui est donc la cette circonscription de Haute Savoie où il y avait une partielle dimanche dernier est une circonscription qui appartient à la droite depuis 1958. Il y a pas d'électeurs de gauche dans cette circonscription.
Et qu'est-ce qui s'est passé ? Le candidat LR a perdu plus de la moitié des voix par rapport à la législative de 2024. Donc en 18 mois, ils ont perdu plus de la moitié des voix et c'est le candidat siotiste de l'UDR qui en profite et qui arrive largement en tête avec 45 % des voix et qui siphonne totalement les voies de LR.
Donc, on voit bien qu'il y a un phénomène de vaste communiant entre l'ELR et l'extrême droite que je mets totalement en lien avec votre sondage et qui doit inquiéter, je pense que ça inquiète très fort le parti les républicains parce que nous sommes à moins de 50 jours des des municipales. Est-ce que ce qui s'est passé en Haute Savoie va se reproduire dans les villes moyennes et dans des petites villes dans 50 jours ? vraiment la question qui se pose aujourd'hui pour le parti des républicains.
Oui, c'est vrai qu'on a dans le sondage aussi 44 % des Français uniquement qui disent c'est un parti qui représente bien la droite, ils étaient 57 % à le penser à la fin de l'année 2017. Donc c'est où c'était les républicains étaient quand même le moteur de la droite française. Ça n'est plus le cas aujourd'hui.
Par exemple, si on regarde ce qu'on voté en 2022 les électeurs de François Fillon en 2017, ils étaient 20 % du corps électoral, et ben il y en a 40 % 40/ 100 d'entre eux qui se sont dirigés vers Emmanuel Macron, 20 uniquement vers Valérie PCR, 20 vers Marine Le Pen et 10 vers Éric Zemour. C'est un parti qui a été triplement siphoné et sur sa gauche par Renaissance et sur sa droite par Reconquête et et le RN. Renaissance qui par exemple aujourd'hui est devant LR chez les 65 ans et plus qui était quand même un soutien inconditionnel de la la droite traditionnelle française.
Et c'est vrai qu'aujourd'hui il y a la question de la transformation de tout ça au municipal parce que il a été dépassé par des partis mais qui sont des partis forts sur le plan national mais faibles sur le plan local et ce qui est tout le contraire des républicains aujourd'hui sont quand même majoritaires dans les villes moyennes françaises. On va voir justement, ça va être intéressant de voir au municipal si cette emprise DLR sur le cadre municipal se maintient ou si comme au haute Savoie, il y a une grande difficulté à se maintenir à un haut niveau dans les villes pour les républicains. Mais on sait que les municipales sont quand même une élection de sortant, donc ça pourrait pas leur être totalement défavorable. ver ce que ça donne.
Ça va être intéressant justement de voir s'il y a un remplacement et par Renaissance d'une part, on l'a vu à Paris et par le RN, on le voit notamment sur la côte sud-est où le le RN est en train de supplanter les républicains. C'est ça. Il peut y avoir un enjeu sur les conquêtes effectivement.
Et et et en haut de Savoie où Laurent Voquier et Bruno Retaillot se sont affichés unis pour le coup pour aller défendre la candidature du candidat appuyé là où ça fait mal quand même. 82 % des Français dans ce sondage jugent que les aler ne sont pas unis. Ah bon ? [rires] en savoir c'est la première fois que Bruno et Laurentier s'affichemble dans un meeting de soutien à un candidat.
Donc on voit que à ce moment-là c'est ça rend la défaite du candidat LR encore plus pregnante. Donc effectivement c'est dur. Et oui, je pense que si les Français sont aussi durs avec les LR, c'est que leur ligne est totalement floue ainsi que vous l'indiquez Orian.
Et on voit bien que euh euh le parti est extrêmement divisé entre euh la ligne incarnée par Bruno Retaillot euh qui est sénateur euh et ancien ministre de l'intérieur et celle de du patron des députés euh Laurent Voquier. On voit bien que à chaque fois Laurent Voquier s'agace euh des gens qui sont au Sénat et en dehors qui voudraient voter la censure. Laurent Voquier qui essae de se racheter une image et qui essaie justement de jouer plutôt euh la voix et la posture de la responsabilité et de la stabilité politique à la sortie, c'est pas lisible.
Et effectivement, c'est payé cash par le parti dans son ensemble. Et Aran, vous le disiez euh à contrario, le parti qui sort le moins perdant euh de cette séquence, c'est le Rassemblement national. Oui, mais avec c'est c'est on est toujours sur une espèce de sur un espèce de prolongement de la stratégie de la cravat l'Assemblée nationale.
C'està-dire que c'est une absence de soutien au gouvernement dont on dit qu'on est une opposition mais sans tumulte à la différence de de la France insoumise. On défend les choix parce que on défend des choix économiques parce que finalement ils cûront aux Français sur le long terme. Donc ils restent sur leur ligne sans faire de de tumulte et de débordement.
Ça reste une quelque chose de très intéressant pour leur électorat. Ils conservent leur socle électoral. On le voit sondage après sondage.
Jordan Bardella reste ce mois-ci en tête de notre palmarès de de personnalité 37 %. Celui Marine Le Pen 2e à 34 % et après c'est le 3è c'est Édouard Philippe avec Gabriel Atal. Ils sont à 30 % donc il est quand même loin devant.
Après, il y a un espèce de de quituor macroniste, hein, j'allais dire. Édouard Philippe, Gabriel Atal, Sébastien Lecnu, Géraldin. Voilà, mais on a quand même le RN un vrai cran devant.
La part de personnes qui disent qu'ils les soutiennent, elle est bien supérieure quand on regarde les candidats RN aux autres. Donc, il y a vraiment un socle qui est extrêmement constitué. On approche par contre et des municipales et des présidentiels ou Jordan Bardella bah arrivant en favori naturel de l'élection présidentielle va peut-être être un peu plus mis sous le grill sur le grill par les les oppositions.
En tout cas, ça va être intéressant de regarder tout ça. Ça va être intéressant de regarder au municipal aussi s'il y a pas à nouveau un effet brebig galeuse parmi les candidats du RN qui viendrait décrédibiliser le mouvement qui en a pas besoin dans la période. On sait que ces événements-là où on voit queon a des candidats qui ont eu des sorties racistes, qui ont eu des sorties antisémites comme ça a pu revenir par le passé et ben souvent ça crée une décrédibilisation qui coûte au RN.
Donc bonne tenue à l'Assemblée nationale qui profite au parti. Pour autant ça risque d'être peut-être compliqué s'il y a des candidats inappropriés une fois encore aux élections municipales. Ça ça ça peut être quoi gagnant perdant les municipales pour le RN ? les municipales.
Pour les municipales, pour l'instant, le RN a le vent dans le dos euh parce que pour la première fois depuis longtemps, il présente énormément de lien en a près de 650 de mémoire euh avec la possibilité réelle euh de gagner des grandes villes. Euh ils ont déjà Perpignan hein, en 2020, ils avaient obtenu la cette première ville de plus de 100000 habitants. Il y a des réelles chances pour eux de gagner une ville comme Toulon qui a déjà été Front National par le passé et de gagner des villes comme NIM.
Et puis après, il y a énormément de villes moyennes, mais des villes moyennes qui sont de 80 80000 50000 habitants qui pourraient basculer dans l'escarcelle du Rassemblement national. Donc, j'allais dire que quelques semaines avant euh le les municipales, c'est eux qui ont le vent dans le dos plus que d'autres parties. Un mot Nathalie, je le disais sur le quituor qui suit Édouard Philippe, Gabriel Atal, Sébastien Lecnu, Gérald Armanin.
La campagne pour 2027 est lancée. Euh, elle va être lancée tout de suite après les municipales parce qu' imaginez qu'Edouard Philippe ne gagne pas le Havre, ce serait très problématique pour lui. On sait que dans ce quat là, Gabriel Atal qui est déjà de plus en plus actif et qui organise ce soir un grand événement à Paris a lui aussi les envie de partir très vite et devrait pourrait déclarer sa candidature à la présidentielle assez vite après les municipales.
Donc oui, dès le soir du 22 mars, soir du second tour, c'est parti pour la présidentielle. Et merci à tous les deux. Allez, on va terminer par l'histoire du jour.
C'est une histoire qu'on aurait préféré pas raconter pour le coup après 17 ans d'existence. La chaîne WEO a cessé d'émettre dimanche. Weo, c'était la télévision locale du nord en proie des difficultés financières affaiblies par la perte de subvention de la région des Haut-Fance.
Elle a été placée en liquidation judiciaire et c'est 14 salariés licenciers. Une autre histoire un peu plus joyeuse, c'est celle de Télé Milvach. C'est la télé du limousin au cœur de la Creuse de la Corè de la Audienne.
C'est la deuxième plus vieille télé associative de France. Elle a lancé un appel au don qui a dépassé ses espérances 300 €. récolter de quoi tenir une année supplémentaire.
C'est la preuve de l'attachement des habitants à leur territoire. Et Nathalie, je profite de votre présence un pour remercier la presse régionale, les télévisions locales de d'apporter évidemment leur leur précieux concours à cette émission et puis pour rappeler évidemment l'importance de la presse régionale au cœur de nos territoires et des récits de notre vie quotidienne. Merci beaucoup.
Merci à tous les deux. Merci à tous de nous avoir suivi. On vous souhaite une très bonne journée.
On se retrouve demain pour un grand débat avec quatre maires autour des enjeux de ces municipales. Débats à suivre dans cette émission. ce sera à 8h.
Très bonne journée, à demain. [musique]
Yannick Jadot