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InterviewManuel Bompard· 4 mars 2023 42 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesSolidarités & familleInstitutions & électionsEurope & international

Sens politique : Manuel Bompard sur France Culture

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00RelanceRéponse directe

    Vous regrettez la stratégie d'obstruction à l'Assemblée ?

  • 5:00FerméeRéponse partielle

    Avez-vous peur d'être minoritaire à l'Assemblée ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Les syndicats regrettent votre intervention sur leur terrain, que répondez-vous ?

  • 9:00RelanceRéponse partielle

    Vos partenaires de gauche critiquent votre style à l'Assemblée, qu'en pensez-vous ?

  • 11:00OuverteRéponse directe

    Votre mouvement est critiqué pour son manque de démocratie interne, est-ce justifié ?

  • 13:00OuverteRéponse directe

    Faut-il un acte 2 de la NUPES ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Manuel BompardFait
    « On a eu 9 jours de débats dans l'hémicycle à partir de ce moment là nous notre volonté était de faire en sorte que les débats prennent tout le temps nécessaire parce qu'on considère que 9 jours c'est pas suffisant pour discuter du fait de savoir si on va prendre 2 ans de vie à la retraite aux françaises et aux Français. »
  • 5:00Manuel BompardChiffre
    « La réforme des retraites du gouvernement est très largement minoritaire dans le pays. »
  • 6:00Manuel BompardChiffre
    « 93% des actifs sondage qui a été réalisé sur seulement les personnes qui sont en emploi aujourd'hui c'est une réforme des retraites qui rejetée par l'ensemble des organisations syndicales de salariés. »
  • 7:00Manuel BompardFait
    « Nous avons mené cette bataille d'opposition avec les outils qui sont à notre disposition et les outils qui sont à notre disposition c'est notamment la possibilité de déposer des amendements. »
  • 8:00Manuel BompardFait
    « On a réussi à lever des lièvres comme on dit sur la question de la retraite à 1200 euros pas tout seul bien évidemment économiste qui a les Hémor avait dit un certain nombre de choses sur ce sujet mais nous avons poussé le gouvernement dans ces retranchements. »
  • 9:00Manuel BompardFait
    « Notre programme est un programme de transition dans la rupture avec le système capitaliste. »
  • 11:00Manuel BompardFait
    « La France insoumise elle a été montée en 2016 on a fait un choix que je revendique j'assume et qu'il s'agit pas de changer qui était de constituer un mouvement politique et pas un parti. »
  • 13:00Manuel BompardFait
    « Je considère que l'expérience de la nups est une expérience satisfaisante productive et que donc il faut aller plus loin. »
  • 15:00Manuel BompardFait
    « Je connais des départements très ruraux ou Jean-Luc Mélenchon est arrivé en tête à l'élection présidentielle. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

à l'arrêt mardi prochain le 7 mars nouvelle journée de mobilisation contre la réforme des retraites les syndicats veulent aller plus loin que la dernière fois la France à l'arrêt c'est leur expression et c'est leur but un mouvement massif pour tenter à nouveau de faire reculer le gouvernement le gouvernement lui prédit le pire son porte-parole Olivier Véran tout en nuance il y a quelques jours mettre la France à l'arrêt serait prendre le risque d'une catastrophe écologique ou sanitaire fin de citation pour l'ancien député socialiste la grève est presque une catastrophe naturelle et la gauche et bien la gauche elle joue gros elle aussi dans la rue mais surtout au Parlement après l'Assemblée nationale le Sénat examine la réforme des retraites au Palais du Luxembourg la France insoumise n'est pas représentée mais les autres forces de gauche sont là elles promettent un débat jusqu'au bout du texte sans obstruction et sans division comme pour tourner la page et pour la fin du débat à l'Assemblée les invectives les insultes et surtout les échanges qui tournent au cours bonjour manuel Bompard bonjour coordinateur de la France insoumise députée des Bouches-du-Rhône vous êtes l'invité de sens politique cette semaine je vous souhaite la bienvenue merci à gauche se débat à l'Assemblée à laisser des traces à elle seule la France insoumise avait déposé plus de 12000 amendements le débat s'était enlisé il est devenu très confus vous aviez choisi une forme de d'obstruction ou en tout cas une stratégie de ralentissement des débats dans le temps contraint que vous avez donné le gouvernement est-ce que vous regrettez aujourd'hui cette stratégie non pas du tout d'abord vous avez bien fait de le rappeler c'est le gouvernement qui a choisi une méthode de discussion de ce texte sur les retraites à l'Assemblée nationale très particulière qui consiste à introduire c'est un peu technique le projet de loi sur les retraites de ce qu'on appelle un projet de loi de financement de la sécurité sociale rectificative et d'utiliser une disposition de la Constitution qui lui permet limiter les débats à 9 jours dans l'hémicycle on a eu 9 jours de débats dans l'hémicycle à partir de ce moment là nous notre volonté était de faire en sorte que les débats prennent tout le temps nécessaire parce qu'on considère que 9 jours c'est pas suffisant pour discuter du fait de savoir si on va prendre 2 ans de vie à la retraite aux françaises et aux Français et donc on a effectivement déposé des amendements on a considéré que c'était notre devoir et moi je l'assume notre devoir c'était aussi de faire en sorte que dans ce délai le gouvernement ne puisse pas se targuer d'une légitimité parlementaire pour défendre ce texte ça c'est un point important vous parlez là de l'article 7 celui qui propose justement de relever l'âge de départ à la retraite la mesure qui évidemment suscite aussi le plus d'opposition Jean-Luc Mélenchon l'a dit explicitement vous ne vouliez pas prendre le risque de vous faire battre est-ce que vous aviez peur d'être minoritaire est-ce que vous avez peur d'être minoritaire encore aujourd'hui non mais nous ne sommes pas minoritaires dans le pays tous les enquêtes d'opinion le démontrent la forme des retraites elle est rejetée par 70 à 80% de la population 93% des actifs sondage qui a été réalisé sur seulement les personnes qui sont en emploi aujourd'hui c'est une réforme des retraites qui rejetée par l'ensemble des organisations syndicales de salariés donc le sujet n'est pas de savoir si on est minoritaire ou pas dans le pays cette question elle est tranchée la réforme des retraites du gouvernement est très largement minoritaire dans le pays maintenant à l'Assemblée nationale ne soyons pas naïf tout le monde sait très bien que si on ajoute les députés de la minorité présidentielle et les députés des républicains ça constitue une majorité des députés à l'Assemblée nationale et donc notre volonté c'était effectivement de faire en sorte que le gouvernement ne puisse pas utiliser une forme de légitimité parlementaire a opposé à la légitimité populaire pour dire vous voyez c'est trop tard maintenant ça sert plus à rien de manifester puisque le texte a été adopté à l'Assemblée nationale et donc nous avons mené cette bataille d'opposition avec les outils qui sont à notre disposition et les outils qui sont à notre disposition c'est notamment la possibilité de déposer des amendements ce qui représente les salariés les syndicats sont en désaccord avec cette stratégie ils l'ont dit le disent encore aujourd'hui j'aurais voulu ils auraient voulu que les députés débattent de ce fameux article 7 pour que chacun puisse se compter d'abord je vous disais pas tous parce que effectivement et je ne le conteste pas il y a deux représentants de deux organisations syndicales Philippe Martinez pour la CGT Laurent Berger pour la CFDT qui ont indiqué juste les deux premières organes je ne le conteste pas mais entendez qu'il y a 8 organisations syndicales de salariés dans ce pays et que donc il me semble qu'il faut respecter tout le monde bon mais je ne conteste pas le fait que ces deux organisations syndicales ont exprimé un point de vue je l'ai dit pour ma part je ne suis pas en accord avec eux je pense que ils se sont sans doute figurés qu'il y avait une possibilité d'obtenir une victoire à l'Assemblée nationale sur cet article 7 de mon point de vue c'est un mauvais diagnostic et donc à partir de ce moment-là nous ne partageons pas la même stratégie mais il me semble que ces organisations syndicales là ont généralement de dire attention il faut bien séparer les choses entre le syndicat et le politique le syndicat s'occupe de la mobilisation dans les entreprises le politique s'occupe notamment de la bataille parlementaire donc voilà de la même manière que je ne vais pas donner des consignes aux organisations syndicales sur la manière avec laquelle ils organisent la bataille je pense qu'on est libre aussi de choisir notre propre stratégie précisément elle laisse syndicats regrette que vous veniez trop sur leur terrain en tout cas c'est ce qu'ils disent nous recevions cette semaine dans les matins de France Culture Philippe Martinez le secrétaire général de la CGT et il demande à chacun de rester à sa place écoutez chacun à sa place on s'écoute et on se respecte pour l'instant le mouvement social tous ces souligné par tout le monde c'est les syndicats qui l'organisent et d'ailleurs le fait que les syndicats soient unis c'est ce qui fait le succès de ces mobilisations pourquoi chercher des polémiques en essayant de dire oui mais on est que on est mieux placé où on va diviser ou je ne sais quoi voilà chacun est dans son rôle et quand chacun est dans son rôle ça marche bien dès que on essaye de récupérer un mouvement ou en tout cas de donner des conseils on va être pudique et ben vous voyez ça c'est ça qui génère la division moi j'ai enfin si j'étais on a aucun problème avec tout ce qui veulent travailler avec nous mais travailler ensemble c'est pas je vous le répète les uns devant et les autres derrière les uns devant les autres derrière vous sauriez manuel Bompard en entendant l'expression de Philippe Martinez qui mène le mouvement social les syndicats ou la France insoumise clairement aujourd'hui les journées d'action les journées de grève l'idée de passer à un mouvement de de grève généralisée dans le pays le 7 mars prochain c'est à l'initiative des organisations syndicales unis et une intersey syndicale unis et inédit depuis de nombreuses années et c'est très bien et en ce qui nous concerne nous appuyons ces initiatives moi j'ai pas certainement pas l'intention de polémiquer avec qui que ce soit dans cette bataille parce que je pense que Philippe Martinez ont longtemps polémiquer à distance non justement si vous effilé Martinez à effectivement exprimer des choses sur notre stratégie parlementaire Jean-Luc Mélenchon lui-même a dit écoutez le leur n'est certainement pas à la polémique si j'étais un peu taquin je dirais à Philippe Martinez que précisément chacun a sa place c'est c'est bien la démonstration que en ce qui concerne la stratégie parlementaire il appartient aux organisations politiques de la définir mais moi je ne refuse pas le débat je dis franchement les choses je pense que les organisations syndicales sont aujourd'hui en première ligne dans cette bataille mais que les organisations politiques les associations ont aussi le droit d'appeler à des initiatives de mobilisation de les appuyer de les soutenir de faire en sorte que le mouvement s'élargisse et il faut que les différentes formes d'action soit complémentaires et dans cette nouvelle phase là qui commence dans les prochains jours allez-vous souhaitez-vous travailler plus étroitement avec les syndicats est-ce que des actions communes sont possibles mais chacun est dans son rôle Philippe Martinez ça fait depuis le mois de juillet quand ce qui concerne la France insoumise nous souhaitons effectivement qu'il puisse y avoir des initiatives commune entre les organisations syndicales et les organisations politiques pour l'instant les organisations syndicales n'ont pas souhaité s'engager sur la voie d'initiatives communes en tout cas à l'échelle nationale localement dans certains nombre de départements il y a des initiatives communes entre syndicales et organisation politique mais nous nous restons effectivement favorables à ce qu'il puisse y avoir des actions communes coordonnées complémentaires et certainement pas je réagis à ce que disait Philippe Martinez tout à l'heure à une forme de compétition ou de concurrence personne n'a gagné à une forme de compétition et de concurrence il faut faire en sorte qu'on soit effectivement uni pour faire du 7 mars prochain grand succès sur le fond vous combattez tout cela réforme des retraites vous avez élaboré votre propre projet à la France insoumise mais dans ce débat tronqué tendu à l'Assemblée nationale est-ce qu'elles ont été audibles ces propositions qui les a entendu je crois qu'elles ont été entendues franchement je trouve qu'il y a beaucoup de cinéma sur ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale séquence derniers jours quand on connaît un peu l'histoire parlementaire on voit que ce débat était pas un débat beaucoup plus houleux ou beaucoup plus violent un certain nombre de débats qui ont eu lieu dans notre Histoire parlementaire et j'ai bien compris qu'il y avait une stratégie gouvernementale qui était d'essayer de de délégitimer en quelque sorte le débat parlementaire autour de la bordélisation avant même que les débats et commencer monsieur Darmanin disait vous voulez bordéliser le débat donc vous voyez donc bon ça c'est pour dire attention avec cette idée que ce débat aurait été particulièrement houleux ou particulièrement déshonorant par l'Assemblée nationale je ne le partage pas dans ce débat on a réussi à lever des lièvres comme on dit sur la question de la retraite à 1200 euros pas tout seul bien évidemment économiste qui a les Hémor avait dit un certain nombre de choses sur ce sujet mais nous avons poussé le gouvernement dans ces retranchements sur la question des carrières longues est-ce que quand on commence à travailler à 16 ans on doit cotiser 44 ou 43 et demi on a toujours pas la réponse à cette question sur la question de l'impact de la retraite sur les femmes bon il y a un certain nombre de points sur lequel le gouvernement a été donc très grande difficulté et ça c'est les députés de la gauche de la nups de la France insoumise en particulier qui ont permis je pense de pousser le gouvernement dans ces retranchements et puis enfin en ce qui concerne les propositions alternative un certain nombre de nos amendements visés à montrer que il y a des possibilités pour financer nos retraites autrement que en disant aux gens on va vous prendre deux ans de votre vie à la retraite en mettant la contribution les plus aux revenus en faisant en sorte de mettre des surcotisations sur les plus gros salaires en essayant de faire en sorte d'aligner les salaires des femmes sur les hommes que tout ça ça fait rentrer des cotisations supplémentaires et ça nous permet non seulement de pas reporter l'âge de départ à la retraite à 64 ans mais même potentiellement de revenir à 60 ans avec quarantaine unités de cotisations c'est le programme alternatif effectivement que défend la France insoumise mais les Français ont vu aussi cette photo du député Thomas portes posant sur un ballon à l'effigie du ministre du Travail ils ont entendu aussi le cri de votre collègue Aurélien saint Toul traitant Olivier du sobre d'assassin et surtout vos partenaires de gauche ont regretté dans les jours qui ont suivi le débat à l'Assemblée la manière dont ce débat avait tourné je pense notamment à aboris Vallot le président du groupe socialiste qui dit que la nupes n'a pas offert son meilleur visage dans ce débat sur les retraites et que vous vous êtes éloignés je le cite de votre mission servir ceux qui n'ont que leur travail pour vivre ça c'est un de vos partenaires de gauche qui le dit ben je suis pas d'accord avec lui je pense que la responsabilité qui est celle des députés de d'opposition les députés de la nups en particulier on a tous les députés de la nupes étaient élus sur un programme et ce programme c'est notamment l'objectif de ramener la retraite à 60 ans avec quarantaine unités de cotisations à partir de ce moment-là notre responsabilité c'est d'empêcher à ce texte d'être adopté et on le fait avec les moyens qui sont à notre disposition et il me semble que c'est ce que nous avons fait d'ailleurs pour ma part quand je rencontre aujourd'hui des citoyens des citoyens qui sont opposés à cette réforme des retraites il me remercier d'avoir fait ce travail d'opposition et me remercier d'avoir tout fait pour faire en sorte que ce texte ne puisse pas être adopté à l'Assemblée nationale et c'est ça qui est le plus important après il peut y avoir des styles différents entre les différents groupes de la nups on dit pas forcément toujours les choses de la même manière mais je pense que c'est style différent sont pas un problème si on est capable de les articuler de leur permettre de travailler ensemble France Culture sens politique j'en ai Marie sens politique qui accueille cette semaine manuel Bompard le coordinateur de la France insoumise comme à chacun de nos invités nous vous avons demandé de venir avec une archive sonore un moment politique qui vous tient à cœur et vous avez choisi ce discours c'est toute la bataille menée depuis le 19e siècle qui se trouve ainsi résumé la bataille pour le temps de vivre la conquête du temps de vie mais qu'est-ce que c'est que la vie qu'est-ce que c'était que la vie pour un prolétaire au milieu du 19e siècle c'était à 7 ou 8 ans le travail pour le compte des autres c'était le travail jusqu'à la mort et sans repos il n'y avait pas de retraite à la fin de la vie il n'y avait pas d'arrêt de vacances ou de congés payés en cours d'année il n'y avait pas de week-end il n'y avait pas de journée de repos peut-être parfois le dimanche matin pour la messe c'est tout la voix de François c'est un discours avant l'élection présidentielle de 1981 et il me semble que ça résonne particulièrement avec l'actualité et je trouve ça intéressant si vous voulez dans un moment où on est dans une bataille qui est très dur à très conflictuel avec des positions très affirmées de rappeler que ce sujet il est pas nouveau il commence pas en 2023 c'est la bataille historique de la gauche dans l'histoire de faire en sorte que les travailleuses les travailleurs et besoin de moins travailler faire en sorte que on réduise le temps de travail dans la semaine qu'on réduisent le temps de travail dans la journée qu'on réduise le temps de travail dans l'année qu'on réduise le temps de travail dans la vie ça c'est la bataille historique de la gauche et quand j'entends aujourd'hui des ministres d'un gouvernement qui se revendique de gauche et qui disent il faut reporter l'âge de départ à la retraite à 62 62 à 64 ans je pense qu'il y a une de travail en moins qu'on a besoin pour produire cette même quantité de richesse qui les récupère en quelque sorte est-ce qu'ils sont récupérés dans les poches d'une toute petite minorité les actionnaires la rémunération du capital ou est-ce qu'au contraire c'est utiliser pour faire en sorte qu'on puisse travailler moins longtemps c'est la grande question qui est posée dans ce débat sur les retraites et donc c'est pas une question ponctuelle immédiate c'est une question qui raisonne avec les combats historiques de la gauche et moi je suis fier de dire que de mon point de vue on nous opposant au report de l'âge de départ à la retraite à 64 ans on est en filiation directe avec ses grands combats de la gauche dans l'histoire vous êtes né en 1986 pour vous que représente François Mitterrand convient d'entendre un bilan assez contrasté moi quand j'ai commencé à à une sorte d'éveil à la politique très jeune moi en 19 quand j'ai commencé à m'y intéresser en quelque sorte c'était plutôt la fin de du deuxième septennat de de François mitter et je pense faire partie d'une génération qui avait un rapport assez distant avec avec François mitant et quand j'ai commencé à m'intéresser un peu plus à la politique à m'engager davantage j'ai essayé d'avoir une lecture qui soit une lecture un peu plus contrastée avec des aspects positifs ce qui a pu se passer notamment dans les premières années un certain nombre de conquêtes sociales assez historiques des aspects plus négatifs parce qu'il y a eu aussi des déceptions donc j'essaye d'avoir un bilan qui a un bilan assez assez lucide et assez assez raisonné sur sur ce que peut représenter François Mitterrand pour la France quel était le déclic de votre engagement votre tout premier engagement manuel Bompard c'est difficile à dire mais en ce qui me concerne mais on va dire que ma première fois que je suis passé d'une forme d'intérêt individuel à la politique à une participation à un mouvement plus collectif c'est la campagne de 2005 contre le traité constitutionnel européen ou je sais pas si vous vous en rappelez mais c'était assez intéressant comme comme moment puisque c'était quand même quelque chose de très complexe un traité avec beaucoup d'articles sur un langage qui est pas forcément très très intelligible a priori et beaucoup de gens qui ont commencé à s'intéresser à lire les articles je les fais et puis je suis allé voir s'il y avait des meetings des réunions publiques j'y ai participé et peut-être c'est un peu le moment où je suis passé d'un voyage d'un intérêt personnel à une forme d'engagement plus collectif qui aviez vous en vue de suivre à l'époque j'étais dans une forme de de de paradoxe c'est à dire qu'à la fois je me retrouvais pas dans le le Parti socialiste dont je considérais qu'il avait abandonné si vous voulez une volonté de transformation de la société qu'il était passé dans une forme d'accompagnement des politiques qui étaient mises en place et en même temps je me retrouvais pas forcément non plus dans les autres organisations politiques à la gauche du Parti socialiste parce que j'avais l'impression qu'elle ne posait pas la question de la stratégie de la conquête du pouvoir et je cherchais une voix qui permet à la fois de porter un programme qui a un programme de transformation de la société mais en même temps que ce sera pas dans une vision purement protestataire et qui pose la question de comment on arrive aux responsabilités au pouvoir et c'est vrai quand avec Jean-Luc Mélenchon s'est créé le Parti de Gauche je je me suis dit bon voilà je trouve quelque chose qui correspond à mes attentes cette voix voie est aussi une voie voi x celle de Jean-Luc Mélenchon effectivement rencontre décisive en quelle année et ben écoutez moi j'ai participé à la création du Parti de Gauche en 2008 j'étais dans les tout premier adhérents le moment où Jean-Luc Mélenchon vient de quitter le parti socialiste j'ai jamais été membre du Parti socialiste Jean-Luc Mélenchon avait monté un club qui s'appelait pour la République sociale on pouvait être à la fois un membre du Parti socialiste ou pas membre du Parti socialiste et participé de ce club je l'avais rejoint quelques quelques mois plus tôt au début de l'année 2008 puis à ce moment-là que Jean-Luc Mélenchon et et un certain nombre de d'amis avec lui ont pris la décision de quitter le parti socialiste je me suis retrouvé engagé dans cette aventure de la construction du Parti de gauche du Front de gauche puis de la France insoumise et voilà depuis je suis passé d'un militant qui était un militant comme comme plein de militants dans ce pays qui allait sur son marché le dimanche matin qui participait à des réunions puis petit à petit j'ai pris des responsabilités pour me retrouver là aujourd'hui vous avez été de de toutes les batailles à ses côtés vous avez dirigé ces campagnes présidentielles vous êtes devenu députés européens en 2019 puis député en France à Marseille dans la circonscription qui était la sienne précédemment dans votre vie personnelle et politique que représente-t-il Jean-Luc Mélenchon forcément une référence intellectuelle quelqu'un qui a auprès de qui j'ai appris beaucoup de choses je le conteste pas moi je me suis engagé en politique j'avais une formation théorique très faible enfin pas du tout qu'on j'ai pas du tout une formation universitaire sur de sciences politiques ou de philosophie j'ai une formation au contraire scientifique j'ai un doctorat en mathématiques donc c'était pas du tout mon environnement et c'est vrai que mes premières rencontres ça a été des conseils de lecture des références à des moments de l'histoire et voilà je pense avoir appris beaucoup de choses à ses côtés à prix d'un point de vue théorique a pris d'un point de vue politique donc voilà sans doute comme une forme de référence mais aujourd'hui je pense que notre relation elle a évolué aujourd'hui et c'est aussi une relation qui est pas à sens unique dans lequel je pense que je j'ai l'arrogance peut-être de penser que je je participe aussi de l'élaboration collective de ce que fait la France insoumise de ce qu'on était les campagnes présidentielles de Jean-Luc Mélenchon et voilà donc je définirais peut-être comme ça notre relation êtes-vous toujours d'accord avec lui sans doute pas toujours on n'est jamais toujours d'accord avec quelqu'un je suis même pas sûr qu'on soit toujours d'accord avec soi-même vous voyez des fois on a des contradictions des sujets mais en tout cas je je pense que quand on a des points sur lesquels on voit pas forcément les choses de la même manière on est capable de se mettre d'accord par contre au sein de la France insoumise vaut détracteurs vous reprochent de n'être que le porte-parole de Jean-Luc Mélenchon vous avez l'habitude d'entendre cette critique est-ce qu'elle vous gêne elle me gêne pas mais je la trouve un peu injuste je par ailleurs je n'en ai pas honte de de travailler au quotidien avec Jean-Luc Mélenchon au contraire c'est plutôt un motif de fierté mais je pense c'est réduire un petit peu mon apport je crois pouvoir dire sans manque de modestie que j'ai vous l'avez dit dirigé deux campagnes présidentielles que je suis un parlementaire aujourd'hui qui participe de l'animation du groupe de la France insoumise à l'Assemblée nationale et je pense avoir aussi une capacité de réflexion autonome une capacité de réflexion personnelle donc bon je trouve pas ça très sympathique mais honnêtement ça m'empêche pas de dormir la nuit Jean-Luc Mélenchon une vision et un style voici une nouvelle archive que nous avons choisi nous cette fois et que vous allez découvrir partout dans le monde la civilisation humaine est mise au défi de sa continuité prenons toute la mesure de la gravité de la situation non pour avoir peur mais pour réfléchir pour avancer vers les solutions nous ne partageons pas cette méthode lamentable qui consiste à jouer sur la peur car la peur tétanise la peur durcit les cœurs la peur ferme les esprits et face aux défis c'est le contraire qu'il faut faire ouvrir en grand son cœur pour entrer en empathie avec la planète elle-même pour entrer en empathie avec chaque autre être humain et être non-humain doué de sensibilité tous les problèmes ont une solution un problème sans solution est un problème mal formulé exemple de problème mal formulés régler la catastrophe climatique déclenchée par le capitalisme avec les méthodes du capitalisme Jean-Luc Mélenchon lors de la dernière université d'été de la France insoumise c'était à la fin du mois d'août dernier est-ce un programme ce qu'on entend là manuel Bompard ah oui il y a une part de programme la question est posée en ces termes de comment la question écologique renouvelle sans doute la critique du capitalisme et lui permet de d'avoir des points d'appui qui sont bien évidemment la question sociale ça l'a toujours été mais aussi la question de l'urgence et de la crise climatique et environnementale donc ça pose la dans une forme de dépassement du capitalisme pour être en capacité de résoudre à la fois la crise climatique à la fois la crise sociale donc bien sûr je trouve que il y a quelque chose d'un programme dans cette dans cette intervention ce que je trouve intéressant aussi et que ça m'a fait penser quand vous avez passé cette extrait j'ai toujours trouvé intéressant aussi chez Jean-Luc Mélenchon cette capacité alors qu'il est engagé dans dans la vie politique depuis un certain nombre d'années d'être en capacité en permanence de se redéfinir de se repenser de se projeter d'intégrer à son logiciel de réflexion politique des sujets qui sont des sujets nouveaux là par exemple dans cet extrait le rapport au non humain comme il dit le rapport aux animaux leur rapport à la nature voilà je trouve qu'il y a une forme de de de logiciel de pensée qui s'alimentent en permanence des nouveaux combats des nouveaux sujets des nouvelles thématiques de conflictualité qui existent dans la société et ça de ce point de vue là c'est un modèle de réflexion une proposition de RUP sûr est-ce que vos partenaires partagent un projet de rupture bah en tout cas ce qui a notamment de rupture avec le capitalisme c'était la fin de l'extrait qu'on entendait enfin en tout cas ce qui a permis la constitution de la nouvelle union populaire écologique et sociale la nuple la nupet on dit comme on veut c'est un rapport de force issu du résultat de la dernière élection présidentielle qui a permis que ce regroupement cette unité sera semblement il se fasse autour d'une orientation politique qui est une orientation de de rupture oui bien sûr quand vous défendez ensemble dans votre programme la retraite à 60 ans avec quarantaine unités de cotisations j'en ai parlé mais de manière plus large quand vous défendez par exemple l'idée qu'il y a un certain nombre de biens communs qui doivent échapper aux logiques du marché et qui doivent être dans le giron public vous amputez sur le capitalisme un certain nombre de secteurs de l'économie François Mitterrand que nous écoutions tout à l'heure promettaient lui aussi de rompre avec le capitalisme il ne l'a pas fait pas totalement mais je pense qu'il faut sortir d'une vision un peu binaire qui est donne l'impression rompre avec le capitalisme ça veut dire collectiviser demain l'ensemble des moyens de production je pense que ça ne se produit pas de cette manière mais quand vous défendez l'idée que je le disais un certain nombre de secteurs de l'économie la question de l'eau la question de l'énergie pour donner ses exemples parce que ce sont des biens communs qui sont indispensables à la vie doivent échapper aux logiques du marché vous voyez bien que vous vous rognez sur le le capitalisme et sa domination sur l'ensemble de l'économie ouais moi je pense que notre programme est un programme de transition dans la rupture avec le système capitaliste je le disais Jean-Luc Mélenchon à la fois dans la vision et dans le style parfois lyrique parfois très colérique le bruit et la fureur l'expression qui qui l'employait il y a quelques années parfois la colère parfois l'invective est-ce qu'aujourd'hui et je dis bien aujourd'hui cela sert le mouvement ou est-ce que ça le dessert manuel bonpard mais je pense que ça l'a servi et je parle au présent mais la question est au présent mais ça le sert toujours enfin je vais dire Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui est identifié dans ce pays comme la principale figure de la France insoumise et s'il est identifié de cette manière c'est parce qu'il a été plusieurs fois candidat à l'élection présidentielle parce qu'ils a amené notre famille politique avant de pour ça mais aussi parce qu'il a un style et parce qu'il assume une forme de conflictualité de confrontation qui résonne avec ce qui existe aujourd'hui dans la société vous savez tout à l'heure on parlait de l'Assemblée nationale et des retraites quand vous avez 67% au dernier sondages des gens qui sont prêts à soutenir le blocage du pays ça dit quelque chose de l'état du rapport de force de ce qui existe dans cette société donc notre responsabilité c'est de porter cette colère de cette manière là mais il y a forcément des styles différents mais porter cette colère c'est prendre en charge aussi et réguler politiquement je veux pas faire des toujours des des com back sur ce qu'on a dit avant mais il me semble que le débat à l'Assemblée nationale il joue un rôle de catharsis aussi de la violence qui peut exister dans la société il vaut mieux qu'elle s'exprime de manière verbale par des confrontations qui sont parfois raides parfois rude plutôt que qu'elle se déchaîne dans la société et je pense que quand nous portons cette parole notre responsabilité nous en tant que député de la France insoumise de l'opposition c'est de porter la parole de ce qu'on entend jamais de la parole de ceux qui n'ont jamais voient au chapitre à l'Assemblée nationale et de porter aussi leur colère et de le faire parfois effectivement avec des mots qui sont drus qui sont durs je pense que c'est notre responsabilité vous entendez certains de vos collègues de vos camarades au sein de la France insoumise regretté aujourd'hui ce style expliqué qu'il faut en sortir que ce serait une forme de de maturité pour le mouvement je sais pas j'ai honnêtement je sais qu'il peut y avoir à la France insoumise parfois des sujets sur lesquels on n'est pas d'accord mais j'ai pas eu l'impression qu'il s'exprimait toujours autour de notre style et puis vous savez la force d'un mouvement politique ample c'est aussi d'avoir des styles différents qui en est plusieurs et que ces différents styles soient complémentaires souhaitez-vous que Jean-Luc Mélenchon soit candidat en 2027 compte tenu de ce que vous venez de nous dire c'est difficile à dire parce que on est en 2023 et que je vous ai pas demandé s'il le serait il laisse planer suffisamment l'ambiguïté là-dessus mais si vous vous le souhaitez je vais vous répondre de cette manière si l'élection présidentielle avait lieu demain il me semble évident que Jean-Luc Mélenchon reste notre meilleur porte-parole c'est clair France Culture sciences politiques Jean les maris dans la vie récente de la France insoumise manuel Bompard il y a eu une cassure c'est l'affaire catenas le député du Nord condamné pour violence conjugales Jean-Luc Mélenchon a condamné le geste mais défendu l'homme et vous aussi j'essaye de faire la part des choses une gifle n'est jamais acceptable mais une gifle n'est pas égale à un homme qui bat sa femme tous les jours et une gif n'est pas égale à une personne qui a accusé de viol après avoir drogué les personnes qui l'accusent c'était au mois de septembre manuel Bompard vous étiez à la à la télévision sur cnews les réactions de soutien la vôtre celle de Jean-Luc Mélenchon provoqué de l'incompréhension et même parfois de la colère dans vos rangs avec le recul et est-ce la bonne réaction en ce qui concerne les propos que vous venez de citer maintenant je pense que sur le fond c'est des propos qui restent juste sans doute peut-être en tout cas qu'ils ont été tenus à un moment ou il n'était peut-être pas audible tout simplement parce que on était dans une forme d'émotion objectifs que je comprends sur sur ce sujet mais je pense au-delà de de l'impact de ce sujet qui qui peut avoir sur sur un mouvement politique comme le nôtre que il nous amène dans un une un sujet de réflexion sur lequel on a besoin encore beaucoup de travail discuter on est confronté à un sujet collectivement je parle l'ensemble des formations politiques et la société de manière générale à un sujet qui est malheureusement nouveau dans sa prise en charge dans sa prise en compte pas à nouveau malheureusement dans l'histoire qui est la question des violences sexistes et sexuelles et ça nous amène à nous interroger sur des principes qui parfois sont trop choc et se confrontent ces principes c'est par exemple comment la parole d'une femme qui décide de s'exprimer et prise au sérieux et prise en charge et en même temps comment on garantit une forme de présomption d'innocence et de capacité de se défendre comment on fait en sorte que des des actes qui malheureusement ont été très longtemps banalisés dans l'histoire soit pris en compte et en même temps comment on accepte l'idée qu'on conserve une forme de gradation entre les faits et donc les sanctions qui doivent y correspondre et je pense qu'on est confronté à cette difficulté entre un certain nombre de de de principes qui parfois s'opposent entre chaque et qu'on doit travailler collectivement et si possible à mon avis un peu plus éloigné de l'émotion collective et médiatique qui réduit les débats les discussions à un extrait coupé sorti de son contexte et qui rend les choses plus difficiles pour progresser collectivement sur ce sujet cette affaire qu'a-t-elle changé au sein de la France insoumise je sais pas si elle a elle a elle a changé elle a changé sans doute le fait que sur ce sujet on avait commencé à travailler sur comment on fait en sorte de prendre en charge cette question dans les organisations politiques on avait mis en place il y a déjà quelques années de ça une cellule interne qui est en charge de travailler sur ces sujets et progressivement au gré de ce qui peut se passer dans l'actualité on essaye d'améliorer de perfectionner nos dispositifs internes et donc je pense que elle nous a amené à réfléchir et à faire évoluer notre notre réflexion et j'espère nous outils collectifs pour pour traiter cette question dans notre organisation au sein de votre mouvement le débat est plus large et il est vif en ce moment il porte à l'intérieur du mouvement et aussi dans les médias sur le fonctionnement de la France insoumise nous avons entendu les critiques successives de Clémentine Autain François Ruffin d'Alexis Corbière qui pointe qu'il considère comme un manque de démocratie au sein du mouvement y compris dans votre manière à vous de fonctionner manuel Bompard est-ce que la France insoumise doit changer mais la France insoumise elle change c'est depuis le début la France insoumise elle a été montée en 2016 on a fait un choix que je revendique j'assume et qu'il s'agit pas de changer qui était de constituer un mouvement politique et pas un parti et au-delà des mots ça veut dire une forme d'organisation qui est différente qui s'organise pas avec des adhérents qui payent une cotisation mais plutôt quelque chose qui est plus poreux avec la société où on décide d'aller sur une plateforme numérique de s'engager de mettre ses coordonnées de créer un groupe d'actions près de chez soi qui donne beaucoup plus de liberté aussi aux personnes qui participent et qui permet de maximiser entre guillemets l'énergie qu'on met dans la vie politique pour la transformation de la société et pas pour les batailles internes c'est ça l'objectif qui était le notre aujourd'hui et ce mouvement depuis le début on a toujours dit qu'il était évolutif qui se construisait et qui mettait en place des instances qui quand elle fonctionnait serait renouvelée quand au contraire fonctionnait pas serait modifié et transformer donc la France insoumise elle continue à évoluer et de ce point de vue là moi j'ai pas de difficulté à ce qu'on réfléchisse à qu'est-ce qui peut fonctionner mieux et comment on fait en sorte que ça puisse fonctionner mieux mais par contre je pense qu'il y a un attachement très fort au sein de la France insoumise à conserver cette forme mouvement et pas à venir à une forme de partie traditionnelle et ça ça peut être un point de désaccord peut-être avec certaines des personnes que vous avez indiquées la deuxième point de désaccord peut-être c'est que cette question là elle s'est matérialisée sur la composition d'un certain nombre d'instances et de et de et sur votre arrivée à la tête du mouvement ou à votre poste de coordinateur notamment peut-être sans élection précisément alors d'abord c'est pas vrai qu'il y a pas eu d'élection puisque moi j'ai été désigné au sein d'une nation non non j'ai été élu au sein d'une coordination qui est une coordination des espaces du du mouvement de la de la France insoumise et chaque membre de cette coordination des espaces sont eux-mêmes identifiés désignés élus au sein d'un certain nombre de d'espace ce que vous êtes régulièrement critiqué c'est sûr qu'en 17 ambiguïté non il y a pas de désignés élus coopter c'est ce que disent vos camarades critiques enfin moi je suis très clair sur ce sujet il y a aucune ambiguïté à la coordination des espaces du mouvement il y a 21 personnes aujourd'hui la question a été posée de d'un corps ordinateur on a posé la question de savoir s'il y avait des candidats en l'occurrence avec un seul candidat qui a été moi et donc j'ai été c'est normal qui est qu'un seul candidat bah c'est plutôt une bonne chose non ça veut dire qu'il y avait plutôt confiance sur ma capacité à à ce que vous pensez des pays où il y a un seul candidat mais ça c'est justement un sujet de débat intéressant une organisation politique c'est pas un pays une organisation politique c'est des gens qui se regroupent parce qu'ils participent ils partagent des objectifs communs et notamment qui se regroupent sur un programme qui se regroupe sur une stratégie et ensuite il y a une liberté constitutionnelle d'ailleurs qui est donnée aux organisations politiques c'est de décider de la manière avec laquelle il s'organise et au sein de la France insoumise il y a des gens qui ont considéré que la femme d'organisation partie d'air elle avait des défauts et qu'on n'avait pas envie de les produire aujourd'hui et donc on la conserve mais bien évidemment ça n'empêche pas d'avoir des moments de respiration collective de des assembler représentatives des conventions où on échange on discute on débat mais vous comprenez que dans la composition d'une coordination ça peut pas être toujours les mêmes personnes et il me semble que la responsabilité quand on est engagé depuis un certain nombre d'années c'est aussi de se poser la question de savoir comment on permet de faire émerger comment on permet à des personnalités nouvelles d'avoir aussi des responsabilités politiques je veux dire les personnes que vous avez cité que ce soit Alexis Clémentine ils ont tout à fait leur place dans le mouvement de la France insoumise bien évidemment d'ailleurs ils sont membres du bureau du groupe parlementaire pour certains d'entre eux ils ont des responsabilités importantes Eric coquerait les présidents de la commission des finances de l'Assemblée nationale donc il s'agit de mettre personne de côté il s'agit de dire que il faut faire en sorte que chacun soit son poste de combat et c'est ce qu'on essaye de travailler ensemble votre manière de fonctionner à des conséquences aussi sur vos relations avec vos partenaires de gauche c'est la question de l'avenir de la nupes ont commencé tout à l'heure à l'évoquer certains et certaines réclament un acte 2 je rappelle que la nuit pèse est une construction récente elle date de l'année dernière et des échéances électorales faut-il et souhaiter vous un acte 2 de la nupes et si oui sous quelle forme manuel Bompard moi je suis favorable et ça date d'avant d'ailleurs les dernières expressions auxquelles vous faites référence depuis deux trois semaines j'ai personnellement au nom de la France insoumise envoyer un courrier aux autres organisations politiques de la nupes à l'époque j'ai parlé d'une nouvelle étape de laupesa acte 2 nouvelle étape c'est pas tout à fait le même vocabulaire mais ça peut vouloir dire la même chose moi je suis je considère que l'expérience de la nups est une expérience satisfaisante productive et que donc il faut aller plus loin et aller plus loin ça veut dire faire en sorte que la nups ne soit pas qu'un accord électoral pas seulement des groupes politiques à l'Assemblée nationale qui travaillent ensemble mais comment ça peut se déployer dans le pays aussi à l'échelle locale avec des assemblées locales de la nupes dans son lien avec les syndicats les associations c'est ce qu'on a appelé l'Agora de laupes qu'on a proposé de mettre de mettre en place pour faire en sorte que la news soit présente dans les prochaines échéances électorales les sénatoriales les européennes les municipales les législatives les présidentielles et donc j'ai envoyé un courrier aux autres organisations de la nups pour leur proposer qu'on puisse échanger sur ce sujet pour l'instant malheureusement à part le parti génération il m'a répondu j'ai pas eu de réponse donc moi je suis bien évidemment disposé même volontaire et demandeurs d'avoir cette discussion après la question et qu'est-ce qu'on met derrière l'acte 2 de la nups et on va en parler dans un instant mais sentez-vous chez eux chez vos partenaires une envie d'aller plus loin ou pas je pense que ça dépend de des partenaires et peut-être même au sein de ces organisations politiques tout le monde est pas forcément sur le même mois qu'on puisse dire on le voit aux parties socialiste on l'a vu au moment de son congrès les Verts rarement une occasion de prendre leur distance en tout cas quand ils pensent aux prochaines échéances électorales et aux européennes avec le Parti communiste c'est compliqué et depuis longtemps pour pas dire plus qui veut continuer à à œuvrer dans ce aujourd'hui la population le peuple j'imagine et je pense que quand on est responsable d'une organisation politique on doit pas se poser seulement la question de l'intérêt immédiat de son appareil on doit se poser la question de savoir quel est la stratégie qui permet de répondre aux préoccupations d'une très grande partie de la population qui souhaite qu'on tourne la page du macronisme qu'on propose une alternative politique qui prenne à bras le corps la question du partage de la richesse la question de la transition écologique la question du renouveau démocratique de ce pays pour prendre par exemple ces exemples là et que notre responsabilité de proposer un outil qui soit le plus efficace possible pour faire cette alternative et je pense que la nups peut être cet outil et donc je souhaite dans le débat que en face en sorte que effectivement la nuit pêche puisse se poursuivre s'amplifier encore parce que je pense que c'est une nécessité pour la population la population c'est aussi la question de celles et ceux à qui vous voulez vous adresser est-ce que la gauche aujourd'hui peut reconquérir notamment c'est ces électeurs qui habitent loin des grandes villes qui se sentent délaissées ce que réclament notamment François Ruffin mais il est pas le seul êtes-vous en position de le faire je le crois oui d'abord il faut avoir si on veut avoir ce débat tactique stratégique il faut avoir un regard qu'un regard nuancé je connais des départements très ruraux ou Jean-Luc Mélenchon est arrivé en tête à l'élection présidentielle nous avons dans notre groupe parlementaire Catherine couturier qui est député de la Creuse dont on peut pas dire que ça soit un département particulièrement urbain nous avons des élus nous avons la nupesse a gagné les trois députés du département de la Haute-Vienne nous avons trois députés en Dordogne je veux dire il faut avoir un regard qu'un regard nuancé maintenant je n'esquive pas votre question si on veut gagner et mon objectif c'est de gagner il faut être en capacité de regrouper autour de notre proposition programmatique à la fois des gens qui habitent dans les centres-villes à la fois des gens qui habitent dans les quartiers populaires et à la fois sans doute des catégories populaires plus dans des zones qu'on appelle rurales ou périurbaines je pense notamment à une partie des électeurs du rassemblement national ce que Jean-Luc Mélenchon a parfois appelé les les fâchés pas fachos est-ce que vous savez encore leur parler bah je pense que précisément par exemple sur un sujet comme celui qu'on est en train d'aborder aujourd'hui la question des retraites ou la question du pouvoir d'achat ce sont des personnes qui effectivement sont sensibles aux propositions qu'on peut formuler donc notre responsabilité c'est essayer de faire en sorte de leur montrer qu'il existe une alternative possible et que le sujet de conflictualité dans la société il est autour de la question sociale du partage de la richesse entre la caparation des richesses par une toute petite minorité c'est la question principale et que la question principale c'est pas de détester son voisin parce que quand on déteste son voisin on fait quelque sorte on fait le jeu de ceux qui dominent économiquement la société aujourd'hui nous arrivons à la fin de cette émission merci manuel bonsoir je rappelle que vous êtes le coordinateur