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interviewfranceinfo· 7 février 2026 18 min

Municipales, procès de Marine Le Pen, Donald Trump... Le "8h30 franceinfo" d'Aleksandar Nikolic

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Présentateur

Bonjour Alexander Nikolic, bienvenue sur France Info, on va bien sûr parler du procès de Marine Le Pen, procès en appel, des municipales également le mois prochain. Mais d'abord une question d'actualité, l'affaire Jeffrey Epstein qui éclabousse Jack Lang et sa fille. Le nom de Jack Lang est mentionné plus de 600 fois dans les dossiers publiés en ligne par la justice américaine. Et le parquet national financier a ouvert une enquête préliminaire contre Jack Lang et sa fille pour blanchiment de fraudes fiscales aggravées au sujet d'un compte ouvert dans un paradis fiscal. Est-ce que vous vous félicitez que la justice s'intéresse à cette affaire ?

0:42
Marine Le Pen

C'est toujours bien que la justice fasse son travail, enquête, vous venez de le dire, si son nom est cité 600 fois c'est qu'il y a quand même des éléments. Après je vais attendre évidemment la décision de la justice, je fais confiance en la justice. Donc il y a une procédure qui est ouverte et on verra si les faits sont avérés. Mais je ne peux pas me satisfaire d'une décision qui n'a pas encore eu lieu. Et quelle que soit la décision, je pense qu'au regard des éléments, et là on voit qu'il y a beaucoup d'éléments préalables, je pense que ce sera assez simple pour la justice de prendre une décision qui se rapproche des faits avérés. Donc je fais confiance en la justice.

1:24
Présentateur

Vous avez parfois critiqué le parquet national financier, vous vouliez sa suppression à une époque, là vous vous félicitiez qu'il enquête ?

1:31
Marine Le Pen

Peu importe l'organisme judiciaire, je pense que c'est bien quand il y a des éléments qui ressortent et qui sont aussi nombreux, et bien qu'une décision judiciaire soit prise à terme. Donc il y a une enquête préalable, et ensuite je pense qu'on peut faire confiance en la justice française pour prendre la décision qui correspondra aux faits. Voilà, donc je pense qu'il y a à la fois cette affaire, quand on parle de l'affaire Epstein, il y a effectivement deux affaires.

Il y a ces blanchiments d'argent, et puis il y a des affaires peut-être plus graves, et ça sera peut-être notamment à caractère sexuel, et ça sera l'occasion peut-être de lever tout doute sur ce qui a pu se passer autour de Jack Long et sa fille.

2:11
Invité

Il doit démissionner de la présidence de l'Institut du Monde Arabe ? Selon vous, il est convoqué demain par le ministère des Affaires étrangères ? Aujourd'hui, pardon.

2:19
Marine Le Pen

Écoutez, après ça dépendra des faits exactement, s'il y a suffisamment d'éléments, c'est aussi au bureau du comité du Monde Arabe de définir si les faits sont suffisamment graves, et si les éléments sont suffisamment concrets pour lui retirer cette mission-là. Nous, on a tendance effectivement, systématiquement, quand il y a des doutes sur une personne avec des faits qui semblent avérés, si ce n'est pas le cas, parce que parfois il peut y avoir une plainte sans éléments très concrets, mais si les faits semblent avérés, il y a des décisions qui sont prises.

Alors là, moi je n'ai pas tous les éléments en tête, donc si vous voulez, je laisse au bureau du Monde Arabe la décision de le faire démissionner ou pas. Lui-même peut estimer que moralement, au regard des faits qui lui sont reprochés, il peut démissionner, mais la décision lui appartient.

3:14
Présentateur

Et en tout cas, vous avez confiance dans la justice, vous nous l'avez dit. On va parler justement du procès en appel de Marine Le Pen qui se tient jusqu'à la semaine prochaine. Mardi, le parquet a requis grosso modo la même peine qu'en première instance. 4 ans de prison dont 1 an ferme, 100 000 euros d'amende, 5 ans d'inéligibilité, à l'exception de l'exécution provisoire qui n'a pas été demandée par le parquet. Mais si les juges suivent les réquisitions, Marine Le Pen ne pourra pas être candidate à la présidentielle. Est-ce que vous êtes résigné aujourd'hui ?

3:45
Marine Le Pen

Alors, vous l'avez dit, déjà il n'y a pas d'exécution provisoire. Ça montre que la première décision judiciaire ne correspondait pas aux risques qui pouvaient être sous-entendus, c'est-à-dire le risque de récidive, c'est-à-dire le risque de fuite. Là, le parquet estime qu'il n'y a pas ces risques-là. C'est quand même un élément important à souligner. Ensuite, les faits. Écoutez, oui, on l'a dit, il y aurait un arrêt de la Cour de cassation en janvier 2027. Donc, évidemment, même par rapport aux comptes de campagne, si la décision finale judiciaire allait dans le même sens que ce que demande le parquet, évidemment, elle ne pourrait pas être candidate.

Mais moi, je ne crois pas, évidemment, que cette décision judiciaire ira dans ce sens-là.

4:28
Invité

Vous n'êtes pas résigné, vous ne vous êtes pas fait à l'idée que Marine Le Pen ne serait pas votre candidate ?

4:32
Marine Le Pen

Écoutez, c'est important de rappeler les faits. Là, juste avant, on parlait d'accusation de blanchiment, d'enrichissement. Non, là, je rappelle qu'il n'y a, dans cette affaire, ni enrichissement personnel, ni emploi fictif, qu'il n'y a rien eu de volé, contrairement à ce qui peut parfois être dit. Il y a eu des salaires quand même très intéressants pour les personnes qui ont bénéficié. Je rappelle juste les faits, mais je pense qu'il y a d'autres priorités pour les Français en ce moment. Mais juste si je rappelle les faits, il y a une enveloppe qui est allouée...

4:58
Invité

3,3 millions d'euros détournés du Parlement européen, ce sont les faits.

5:03
Marine Le Pen

Il y a des enveloppes qui sont allouées à chaque député européen, je le suis moi-même, pour embaucher des collaborateurs parlementaires et pour servir politiquement le député. Historiquement, en France, il y avait une habitude, c'est-à-dire que le député avait un collaborateur et le collaborateur pouvait faire de la politique, pas forcément d'un point de vue parlementaire.

5:25
Invité

C'est tout l'objet du front. L'effet, justement, Alexandre Darny, on va revenir sur les faits.

5:31
Marine Le Pen

C'est important que les gens comprennent que, de toute façon, quoi qu'il arrive, l'enveloppe était allouée, qu'il n'y a pas eu un vol et le Parlement européen n'a rien perdu. Et qu'il y a eu une divergence de point de vue qui était très floue dans le passé, qu'aujourd'hui, il y a eu une clarification, que tout le monde en a tiré les conséquences, que ce soit d'ailleurs le modem qui était accusé, que ce soit LFI, et c'est important de le dire.

5:52
Invité

Votre ligne, cette différence de point de vue d'interprétation, c'est votre ligne de défense qui, manifestement, n'a pas convaincu les juges. Les plaidoiries de la défense auront lieu mercredi. On ne sait pas ce qui s'y dira. On ne sait pas non plus quelle sera la peine prononcée par les juges en juin. Mais ce qu'on sait, c'est que le parquet n'a pas été convaincu par ses explications, les explications de Marine Le Pen au long du procès. C'est ce qu'a expliqué la procureure générale de la Cour d'appel de Paris, Marie-Suzanne Lequéo, sur France Inter, cette semaine.

6:16
Locuteur non identifié

Je ne suis pas du tout convaincue qu'il y ait un changement de position des prévenus dans ce dossier. L'infraction, donc, elle est toujours contestée. Ils n'ont pas du tout changé leur position de défense.

6:31
Invité

Alexandre Tarnikovitch, c'était si compliqué de reconnaître les faits, justement. L'existence d'un système visant à détourner l'argent du Parlement européen au profit du parti, je n'ai pas parlé d'enrichissement personnel, au profit du parti de salariés qui travaillaient finalement pour Paris et non pour Bruxelles, comme c'est la loi.

6:50
Marine Le Pen

Le parti, ça ne veut rien dire. Il y avait des collaborateurs qui, parfois, ont travaillé politiquement pour défendre les idées politiques du même parti des députés pour lesquelles ils travaillaient. Aujourd'hui, il y a eu une clarification, ce n'est plus le cas, mais faire en sorte que la principale concurrente aujourd'hui au macronisme pour prendre le pouvoir en France, celle qui est favorite dans les sondages de la présidentielle, puisse être écartée pour cette divergence de point de vue, je pense que si c'était dans d'autres pays, on aurait hurlé à un manque de démocratie.

7:24
Invité

Vous parlez toujours de tyrannie des juges, d'assassinat politique. C'était vos propos, votre vocabulaire en première instance.

7:31
Marine Le Pen

Ça ne sert à rien d'être dans la sémantique. En revanche, je pense qu'on a le droit... Je cite vos propres expressions. Je pense qu'en France, on a le droit de prendre position, parfois, sur des décisions judiciaires qui peuvent être plus ou moins dures. Quand vous avez des condamnations... Quand vous avez parfois des condamnations pour viols qui sont moins lourdes que ce que peut avoir Marine Le Pen sur une divergence de point de vue sur l'utilisation de collaborateurs parlementaires, excusez-moi de me dire qu'il y a parfois des décisions judiciaires qui sont très excessives et qui ne correspondent pas tout à fait aux faits.

C'est différent de dire ça et de parler de tyrannie des juges, comme vous le disiez il y a quelques mois. Moi-même, je n'ai pas parlé de tyrannie des juges, mais je pense qu'il est possible de critiquer des politiques, des journalistes et aussi des décisions judiciaires. Il y a une liberté de parole par rapport à ça. Je pense qu'il est important que personne n'est au-dessus de toute opinion et toute critique.

8:25
Invité

Marine Le Pen a annoncé que si elle était condamnée à plus de deux ans d'inéligibilité, elle laisserait sa place à Jordan Bardella. Concrètement, on ne va pas connaître la décision avant le mois de juin. Ça veut dire que d'ici le mois de juin-juillet, il ne se passe rien, on attend, les choses ne s'organisent pas en vue de la présidentielle ?

8:43
Marine Le Pen

On a la chance d'avoir les deux principales personnalités politiques préférées des Français. On a les idées aujourd'hui les plus populaires sur ce qui concerne la vie des gens, enfin vraiment, sur ce qu'on peut proposer en matière de pouvoir d'achat, ce qu'on peut proposer sur l'immigration, ce qu'on peut proposer sur le laxisme judiciaire. Sur tous ces sujets, il y a une vraie attente populaire avec des sondages à peu près à 70% pour nous d'un point de vue idéologique. Et ensuite, vous avez sur les deux personnalités politiques préférées des Français, Jordan Bardella et Marine Le Pen, aujourd'hui, des enquêtes d'opinion qui montrent qu'ils sont favoris pour l'élection présidentielle.

Donc, nous, notre ticket, c'est les deux, c'est-à-dire Marine Le Pen présidente et Jordan Bardella Premier ministre. Mais évidemment qu'on est prêt à se dire que si une décision, on serait fou de ne pas s'adapter et de ne pas se préparer.

9:32
Invité

Mais en attendant le mois de juin, on n'inverse pas les choses.

9:35
Marine Le Pen

Évidemment, puisqu'on reste convaincus, et je vous l'ai dit depuis tout à l'heure, moi j'ai confiance en la justice française et je suis convaincu qu'au regard des faits, il y aura une décision qui permettra à Marine Le Pen de pouvoir se présenter.

9:47
Présentateur

Alexandre Nikolic, avant la présidentielle, l'année prochaine, il y a les municipales le mois prochain. Quel est votre objectif en termes de villes à conquérir ? Est-ce que vous avez un chiffre à nous donner à partir duquel vous considéreriez que vous auriez réussi ces élections ?

10:02
Marine Le Pen

Non, mais après, ce que je peux vous dire, c'est qu'on l'a vu sur la municipale partielle de Roniac l'année dernière, par exemple, c'est la première fois qu'on gagne une municipale partielle comme ça a pu être le cas. On l'a vu encore dimanche dernier avec une législative partielle et la première circonscription avec M. Valentin qu'on a remportée en Haute-Savoie. Aujourd'hui, on est très haut. Ça peut nous laisser évidemment des perspectives dans beaucoup de grandes villes. Il y a également des villes préfectures, à Toulon, à Marseille, à Nîmes, dans des villes moyennes. Donc moi, je ne peux pas vous annoncer un chiffre.

En tout cas, aujourd'hui, au regard, et je ne veux pas être trop optimiste, mais je pense que ce qu'on peut proposer à la fois en termes de candidats où il n'y a jamais eu une telle recherche, justement, d'avoir des candidats pointus implantés sur leur territoire et en même temps des programmes qui correspondent aujourd'hui aux attentes des populations de ces villes respectives, eh bien, on peut vraiment espérer, je pense, prendre beaucoup de villes et ça serait salvateur pour beaucoup.

10:56
Invité

Donc pas de chiffre, beaucoup de villes seulement.

10:58
Marine Le Pen

Écoutez, oui, mais je pense vraiment qu'il y a une vraie attente quand on voit aujourd'hui ces sondages et à quel point on a prévu. C'est pas exactement le but de notre question. Mais je vous réponds aussi juste pour vous dire que, d'ailleurs, le bilan des villes qu'on a pu remporter, qui a vu souvent une baisse de la fiscalité, une baisse de l'insécurité, est bien fait que je peux espérer vraiment, surtout parce que c'est le but de la politique, que pour les populations de ces villes qu'on peut remporter, eh bien, on les remportera pour améliorer leur vie.

11:27
Invité

Il y a le bilan, il y a les candidats aussi que vous déposiez. Vous aviez promis, juré, que les candidats racistes, antisémites, complotistes qu'on avait pu observer pendant les législatives, c'était fini, c'était à cause de la précipitation de la dissolution. Là, vous avez eu six ans pour vous préparer à cette élection, à ce scrutin. Et pour autant, à nouveau, des candidats problématiques. Carpentras, vous avez dû débrancher votre candidat. Dans d'autres villes, d'autres candidats se sont illustrés par des propos problématiques. Comment vous expliquez ?

11:57
Marine Le Pen

Parlez de quelle autre ville ?

11:58
Invité

Par exemple, Marseille, Monique Grisetti, députée des Bouches-du-Rhône, candidate sur la liste de Marseille, qui dit, en 2022 sur Facebook, au sujet du rappeur Maître Gims, qu'il retourne d'où il vient, qu'il amène toute sa tribu avec lui, qu'il aille traire la chèvre. Ça nous fera des vacances. Cette candidate n'est pas débranchée. Pourquoi ?

12:17
Marine Le Pen

Alors, vous avez parlé du candidat Carpentras. Oui, qui lui a été. Il comparait Daniel Obonot à un singe. Notamment, entre autres. Et ça nous a choqués.

12:27
Invité

Et là, ça ne vous choque pas,

12:28
Marine Le Pen

la chèvre et Maître Gims ? Évidemment. On a évidemment fait en sorte qu'il ne soit plus candidat et on aura un autre candidat. Mais vous savez, c'était un candidat qui était LR habituellement. Et à l'époque, au moment où il tient ses propos, il n'était pas rassemblement national. C'est une grande ville Carpentras. Ce n'est pas un village et ça ne choquait personne.

12:44
Invité

Ça vous avait échappé

12:45
Marine Le Pen

avant que Libération ne révèle ses propos. Non, mais vous savez, on a une attention très particulière et pas seulement juste parce qu'il peut y avoir une couverture médiatique négative. Comment vous expliquez que ces candidats sont encore présents chez vous sur vos listes ? Quand un candidat exprime de tels propos, il ne porte en aucun cas les idées du Rassemblement national qui sont notamment antiracialistes et antiracistes. Mais il traîne ses propos de manière publique parce que c'est sur les réseaux sociaux. Oui, des propos d'il y a 10 ans.

13:10
Invité

Ah non, ce n'était pas il y a 10 ans. C'était en 2017. Donc, ce n'était pas il y a 10 ans. Et le propos que vous citiez de la candidate sur la liste à Marseille date de 2022.

13:18
Marine Le Pen

On l'avirait le candidat de Carpentras. Mais moi, je vais vous dire, je pense qu'il y a un regard beaucoup plus... On aura 18 000 candidats en municipal parce qu'il y a 600 listes. Si on prend une moyenne de 30 candidats par ville, ça fait 18 000 candidats. Je sais que tous nos 18 000 candidats vont être fouillés. On va rechercher tout sur leurs réseaux sociaux. Et c'est normal. Et c'est normal. Mais ce qui serait normal, c'est que ce soit fait pour l'ensemble des autres candidats aussi. Parce que quand on cherche bien... Là, vous me parlez de...

13:46
Invité

Vous êtes élu du Rassemblement National. On vous pose des questions concernant les candidats du Rassemblement National.

13:50
Marine Le Pen

Moi, je parle de ces candidats du Rassemblement National, effectivement. Et nous, on n'a pas la main qui tremble systématiquement parce que ce sont des candidats qui ne portent pas nos valeurs et nos idées. Ils sont exclus. Mais j'aimerais, par exemple, que le service public prenne les mêmes décisions quand on le voit. Une comique récemment, Menace de mort, Jean-Dane Bardella ou Marion Maréchal. Quand on voit...

14:11
Invité

Vous comparez les... Je compare, oui. Quand on voit le nombre de personnes de votre rédaction

14:16
Marine Le Pen

qui ont pu être maoïstes, trotskistes et donc qui soutenaient des appels des meurtres de masse en défendant des dictateurs. Quand je vois le candidat du Parti Socialiste... En enchaîné, si vous le voulez bien. Le candidat du Parti Socialiste récemment qui parlait d'un environnement youpin et donc qui va être réélu...

14:37
Invité

Vous êtes élu du Rassemblement National. On vous pose des questions sur les candidats du Rassemblement National et c'est bien normal. Et on va avancer, si vous voulez bien. Il n'y a pas de flash.

14:44
Marine Le Pen

Non, mais je suis désolé. Il nous reste quelques minutes. Je vais juste dire une phrase. Vous insistez sur des candidats anonymes de chez nous. Non, ce ne sont pas anonymes. Ce sont des candidats et je pense que vous n'insistez pas assez sur des candidats de gauche et notamment LFI où là, ce ne sont pas des brebis galeuses mais c'est carrément les bergers quand on voit les propos à Alexandre Nicolich. On posera ces questions

15:00
Invité

aux élus de la France. C'est important pour les auditeurs de comprendre qu'il y a quand même un prisme

15:05
Présentateur

et que nous... Dans un instant sur France Info. Le 8.30 France Info, Thomas Sechier, Camille Vigogne-Locouat.

15:16
Invité

Alexandre Nicolich, vous êtes toujours élu député européen du Rassemblement National. On voulait vous montrer une photo. On va la décrire pour nos auditeurs. On y voit les têtes de Barack Obama et de sa femme posées sur des corps de singes avec la jungle en toile de fond. Elle est issue, on l'entendait à l'instant, d'une vidéo postée à deux reprises par Donald Trump sur son réseau social Trust puis retirée. La Maison Blanche évoque une erreur commise par un employé. Comment est-ce que vous qualifiez ce montage ? Est-ce que c'est un montage raciste selon vous ?

15:45
Marine Le Pen

Oui, ça me semble raciste et c'est choquant. Je voulais que je vous dise de plus évidemment et je l'ai dit tout à l'heure en amont, moi j'ai toujours été cohérent et on est cohérent nous en s'opposant toujours à toute forme de racisme et racialisme parce qu'il y a aujourd'hui et notamment des Etats-Unis une importation de l'idéologie racialiste qui vient...

16:05
Invité

Est-ce que vous considérez toujours que Donald Trump est une chance pour le monde occidental ? Je vous pose cette question parce qu'il y a un empile le 21 février 2025. Jordan Bardella voyait dans l'élection de Donald Trump, je le cite, un message extrêmement positif pour tout le monde occidental. Est-ce que c'est toujours une chance ?

16:23
Marine Le Pen

Écoutez, on a été les premiers à dire justement que face à Donald Trump qui défend les Etats-Unis au détriment parfois d'autres pays et notamment du continent européen mais ça ne remonte pas à rien à un an. Nous, on a toujours dit qu'il fallait qu'on ait une défense française et européenne indépendante pour pouvoir faire en sorte de ne pas dépendre des Etats-Unis que commercialement on ne doit plus dépendre des Etats-Unis que tout ça.

Moi, je parle de ça parce qu'aujourd'hui, évidemment qu'un Donald Trump qui prône la doctrine Monroe et donc, si on prend l'hémisphère occidental où il y a la Guyane, pourrait demain avec les richesses qu'il y a en Guyane et bien peut-être avoir des vues sur un territoire français comme c'est le cas aujourd'hui au Groenland, et bien évidemment que dans ce monde où les rapports de force comptent vachement, il va falloir qu'on incarne ce rapport de force. Il n'est plus un modèle pour vous Donald Trump ? Il a pu être une forme de modèle ? Mais c'est des pays qui sont très différents, c'est absolument pas un modèle.

Donald Trump défend les Etats-Unis et donc si on parle juste d'un modèle patriotique, c'est-à-dire de défendre le patriotisme, il peut y avoir une même vision mais vous savez, 95% des pays du monde ont des dirigeants qui se revendiquent patriotes. C'est quelque chose qu'on a oublié peut-être en France et en Europe où les priorités ne sont pas celles de défendre avant tout les pays respectifs de ces dirigeants. Nous, on a cette vision mais cette vision, elle s'oppose totalement à Donald Trump avec des intérêts qui ne sont absolument

17:55
Présentateur

pas les nôtres. C'est un adversaire de Donald Trump aujourd'hui pour la France ?

17:57
Marine Le Pen

C'est un adversaire sur par exemple les accords commerciaux mais je pense que l'Union Européenne n'en a pas conscience par exemple. Nous, on ne ferait pas en sorte qu'il y ait 15% de droits de douane pour nos produits qui s'exportent contre 0%. On ne s'aplatirait pas devant Donald Trump et je pense que c'est ce qu'il faut. Bonne journée à vous et bonne journée à l'écoute de France Info.

18:18
Présentateur

Merci à vous, Camille Vigogne-Lecouat

18:19
Marine Le Pen

du Nouvelle Obs.