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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 6 mars 2026 24 min

Rapatriement, situation au Liban, prix de l'énergie... Éléonore Caroit dans le "8h30 franceinfo"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Éléonor Carois, bonjour et bienvenue sur France info. Bonjour Camille, bonjour du Nouvels qui nous accompagne ce matin. Vous êtes donc Éléonor Carois, ministre délégué à la francophonie mais aussi des Français de de l'étranger.

Beaucoup de questions bien sûr à vous poser. Cette guerre au Moyen-Orient qui se poursuit. On va commencer par la question des rapatriements.

Euh, vous êtes en charge du dossier euh dans la zone. Hier soir, un avion de rapatriement d'Airfance a été contraint de faire demi-tour en raison de tir de missile. Il ne transportait pas euh de rapatriés, mais il était en route pour aller les chercher.

Euh écoutons le témoignage d'une française, Claudia qui devait monter à bord. Alors, on va l'écouter un petit peu plus tard. Qu'est-ce qui s'est passé avec cet avion ? dites-nous.

Oui, absolument. Comme vous le savez, depuis le début des bombardements, nous avons trouvé des solutions pour permettre aux Français qui se sont signalés, qui le souhaitent et qui sont particulièrement vulnérables de rentrer en France. Nous avons déjà fait rentrer un certain nombre de nos compatriotes et là cet avion avait été affraité par le ministère de l'Europe et des affaires étrangères pour permettre à des personnes qui se trouvent en ce moment aux Émirats arabes unis de rentrer.

Effectivement, les conditions ne permettant pas à cet avion de se poser à Abu Dhabi, il a été dérouté. Raison pour laquelle nous avons dû reprogrammer ces départs, mais c'est ce sont des opérations qui sont en course. Mais il y avait pas pardon de de moyen de garantir sa sécurité à cet avion.

Il y avait pas de moyen à ce moment-là de garantir qu'il pouvait se poser en sécurité et comme vous le savez et le président de la République l'a rappelé, le ministre des affaires étrangères également, la sécurité de nos compatriotes est notre priorité absolue. Évidemment que nous faisons tout, nous déployons tous les moyens pour leur permettre de rentrer au plus vite et nous comprenons leur détresse et leur angoisse, mais il faut qu'ils rentrent en sécurité. Mais ça veut dire que quand l'avion a décollé, vous aviez eu un un feu vert qui vous disait que la voie était libre.

Et entre-temps, qu'est-ce qui s'est passer ? Est-ce que ce sont les Israéliens, les Américains, les Iraniens qui vous disent "Non, n'y allait plus ?" Ce détail là, je ne pourrais pas vous le donner.

En revanche, ce que je peux vous dire, c'est qu'il a été évalué, que les conditions n'étaient pas réunies pour que l'avion puisse se poser en sécurité et repartir avec nos concitoyens en sécurité. Et une fois de plus, nous faisons tout. Nous mobilisons un centre de crise à Paris, à Nant dans nos différents postes, les 15 pays qui sont touchés dans la région pour pouvoir répondre au plus vite pour avoir un centre d'appel 24 he sur 24, 7 jours sur 7 pour pouvoir vraiment répondre aux cas les plus urgents.

Mais tout cela de manière sûre bien évidemment. Justement, on a entendu ce matin sur France info des témoignages notamment d'une mère de famille qui devait embarquer avec ses enfants dans cet avion qui ne l'a pas fait. Ils sont où ces passagers qui devaient monter à bord hier ?

Ils sont encore à Dubaï ? Ils sont encore chez eux ? Vous avez trouvé une solution ?

Oui, absolument. Alors, ils ont tous été informés. D'ailleurs, j'étais moi hier soir au centre de crise et je m'attendais à ce qu'il y a un pic d'appel potentiellement de la part de ces de ces concitoyens.

Mais en réalité, ils avaient déjà reçu l'information parce que nous faisons en plus de répondre aux appels, mais ils sont ils sont où ? Ils sont ils sont dans leur dans les dans les hôtels dans les encore de solutions de nouvelles solutions. Alors ils ont pas encore tous été remis sur des vols mais nous finissons de de les de les mettre de les de les s'attribuer à des vols qui sont déjà en route.

Donc je pense que le message important ce matin, c'est de dire cet avion là dans ces conditions là à cette heurelà sur ce créneau là ne gar ne présentez pas les conditions de sécurité mais nous avons d'autres vols, plusieurs vols qui sont en ce moment en train d'être programmés pour permettre nos concitoyens dès aujourd'hui. Absolument. On voulait faire un point sur les chiffres justement avec vous.

Hier Jean-Noël Barre a déclaré que 5000 français s'étaient manifestés pour rentrer. On sait qu'il y a 400000 Français sur la zone dont à peu près 40000 de passages qui n'y vivent pas, qui n'y résident pas à l'année. Il vient d'où ce chiffre de 5000 ?

Alors comme vous le dites, on a aujourd'hui 415000 Français qui se sont inscrits d'une façon ou d'une autre. Il y a deux façons de s'inscrire. Soit le registre des Français de l'étranger pour les Français qui vivent sur place sur les dans les différents pays, soit le fil d'Ariane qui est normalement destiné aux voyageurs de passage.

Le fil d'Arianne, il faut savoir que dans certains pays aux Émirats notamment, c'est plus de 200 % d'inscription. Aujourd'hui, on est à 41500 français qui se sont inscrits sur le fil d'Arienne. C'est une façon de se signaler auprès des autorités fran françaises en disant "On est là mais sur le nombre de Français qui veulent rentrer." J'y viens, j'y viens, vous inquiétez pas.

OK. Non mais mais c'est important justement c'est important d'être précis sur les chiffres sur euh sur ces sur ce montant-là, sur ces 41500 personnes. Certains en commentaire ont indiqué qu'ils souhaitent être rapatriés, qu'ils ont une condition médicale, une vulnérabilité particulière et d'autres ont également appelé le numéro du centre de crise en indiquant qu'ils souhaitait être rapatriés.

Lorsque l'on regarde ceux qui ont vraiment fait cette demande expresse, c'est ce chiffre qui apparaît. Mais ça pourrait être beaucoup plus si je vous entends. Ça pourrait effectivement être plus.

Mais de la même manière lorsque l'on indique le nombre de personnes qui ont effectivement été rapatriées par le gouvernement français. 750 a déclaré le ministre hier. Ce que le ministre a dit hier exactement et c'est un chiffre qui évolue qui évidemment évolue parce que dès que d'autres avions seront partis ben ça augmentera considérablement.

Et c'est vous dites c'est plus dans les faits. Dans les faits c'est plus aussi parce que ce qu'il faut bien comprendre c'est que ça ce sont des vols avec des places affraitées par le ministère identifié donc donner à des personnes vulnérables. Mais par ailleurs toute la journée, toute la nuit nous trouvons aussi des solutions par des vols commerciaux.

Nous orientons les personnes qui nous appellent pour qu'ils puissent partir aussi par leur dit ce chiffre 750 ça tient pas en compte la débrouille quoi. C'est qui sont pris un taxi un bus qui sont allés dans les pays limitrophes pour trouver un avion. Exement.

Exactement. Et vous dites la débrouille. Mais en réalité, moi ce que j'aimerais transmettre à nos concitoyens comme message, c'est qu'aujourd'hui vous avez certains espaces aériens qui sont encore ouvert.

C'est le cas du sultan Adoman, c'est le cas de la Jordanie, c'est le cas de l'Égypte, c'est le cas du Liban. Et lorsqu'ils le peuvent, lorsqu'ils peuvent partir en sécurité par un vol commercial, nous leur recommandons de le faire, y compris nous avons des concitoyens qui sont arrivés à Londres, qui sont arrivés avec des vols, pas nécessairement à Paris directement, mais il faut véritablement qu'il sachent qu'il qu'il Mais c'est pas un aveu d' puissance, pardonnez-moi, de la part des autorités françaises de dire si vous pouvez vous débrouiller autrement, allez-y parce que nous on n'est pas capable ni de vous affrêter un avion militaire, ni ni d'assurer la sécurité des vols d'Air France. C'est pas du tout c'est pas du tout ce que j'ai dit.

D'ailleurs, nous sommes un des seuls pays qui a affraêté des avions dès le début de la crise et qui justement a des places réservées pour les plus vulnérables. Et vous voyez bien qu'on est en train de parler de dizaines de milliers de personnes qui sont sur la zone, enfin de centaines de milliers de personnes qui sont sur la zone et euh de milliers de personnes qui souhaitent partir. Donc évidemment le temps de les évacuer, même si nous pouvions le faire serait extrêmement long et les personnes veulent évidemment rentrer.

Et notre conseil c'est si vous le pouvez partez. P on dit àessant purement et simplement débrouillez-vous quittez la zone et non pas mis en place dispositifs que nous avons mis en place. Ça fait une semaine que la guerre a débuté.

Vous vous estimez qu'il faudra combien de temps pourrier tous les Français qui le souhaitent ? C'est comme je vous le dis assez difficile à estimer parce que notre objectif ce n'est pas de rapatrier tous les Français. D'ailleurs, ça prendrait effectivement beaucoup de temps.

Notre objectif c'est que tout ceux qui le souhaitent puissent rentrer y compris par leurs propres moyens. C'est pour ça qu'aujourd'hui, tant que des vols commerciaux sont disponibles et nous espérons évidemment que des vols le seront davantage et il y a certains pays qui ont ouvert mais par intermittence comme c'est le cas des Émirats arabes unis, nous leur recommandons de rentrer et c'est toujours la priorité accordée aux personnes qu'on dit vulnérables. C'est ça pour les pour les personnes qui sont rapatriées par le ministère de l'Europe et des affaires étrangères, que ce soit sur des vols commerciaux à frraiter ou sur des vols militaires.

Oui, évidemment, nous prenons en priorité les personnes dites vulnérables. Après, vous avez une question aussi logistique, je vous donne un exemple. Moi, j'étais accueillir à Roissie, un avion qui venait du sultan à Domane mais qui transportait quasiment essen enfin quasiment uniquement des passagers qui étaient en réalité à Dubaï.

Ces personnes-là, lorsqu'on a eu la confirmation qu'on avait un slot pour avoir un vol Air France qui décolle de mascat, on les a informé, c'est ceux qui ont décidé de faire le trajet. Alors, on a mis à disposition des transports, d'autres étaient venus par leurs propres moyens et c'est ceux qui ont accepté de faire à ce moment-là 10h de route. Aujourd'hui, je comprends que les conditions sont améliorées mais tout est très très évolutif et donc ils sont arrivés jusqu'à Mascat et qui ont pris ce vol.

Et donc il y avait aussi des personnes qui étaient présentes parce que l'idée était de remplir évidemment le plus possible les avions. Vous évoqué des vols militaires aujourd'hui ? Il y a des vols militaires qui sont en train d'être organisés pour aller chercher les Français dans la zone.

Le ministère de l'Europe et des affaires étrangères en coopération avec le ministère des armées met à disposition des avions qui permettraient de rapatrier nos concitoyens et comme je vous le disais effectivement aussi des vols militaires. Et vous savez combien dans combien de temps à quel niveau ? Alors justement quand je vous dis que nous sommes en train de d'examiner des situations des solutions y compris pour aujourd'hui, cela fait aussi partie des différentes solutions qui sont qui sont à l'étude.

Et il ce qu'il faut voir aussi, c'est que dans les avions militaires, vous avez différents types d'avions avec des capacités différentes, avec des itinéraires différents. Ce que le message que je peux vous transmettre, c'est que nous faisons tout pour permettre de rapatrier et tous les pays ne le font pas encore une fois, rapatrier nos concitoyens les plus vulnérables et permettre à tous ceux qui les souhait de rentrer à nous donner ce matin sur le nombre d'avions aujourd'hui qui sont éventuellement prévus pourrier des Français. Je peux vous dire qu'il y en a plusieurs déjà et que et que nous souhaitons qu'ils puissent partir au plus vite et qu'il y en a déjà quatre qui sont arrivés.

Donc l'avion qui est venu de Mascat, deux qui sont partis de la base d'Abu Dhabi et puis on en a pas encore parlé mais c'est important de le dire pour nos concitoyens qui sont en Israël et qui peuvent passer la frontière vers l'Égypte et vers la Jordanie, nous avons déjà fait venir un avion qui a été affrêté par le ministère de l'Europe et des affaires étrangères depuis Charmelcher qui nous a permis de rapatrier nos concitoyens qui étaient en Israël et il y en aura effectivement d'autres et on a du personnel de nos consulats de notre consulat de Tela Aviv et de notre consulat du CER qui sont à disposition sur place à la frontière représenté combien de Français ? Ça représente aussi des centaines de Français qui sont effectivement en demande, qui sont plus vulnérables et qui souhaitent rentrer. Éléonore Carois, ministre délégué au aux Français de l'étranger.

Vous restez bien sûr avec nous euh sur France info. On se retrouve dans un tout petit instant juste après l'essentiel de l'actu à 8h45. C'est avec Laura du lieu.

Des [musique] centaines de milliers de Libanais forcés de fuir en ce moment leur maison à cause des bombardements d'Israël sur le sud du Liban et la banlieu sud de Beou. Par ailleurs menacé par un ministre israélien de connaître le même sort que Ranyunes à Gaza ville rasée [musique] par Israël. Des frappes également sur Terran.

L'armée israélienne divisit les infrastructures du pouvoir iranien. En face les gardiens de la révolution annoncent de nouveaux tirs de missile ce matin notamment vers Télavive. Et conséquence de cette guerre au Moyen-Orient, les prix des carburants sont à la hausse.

De 5 à 15 centimes sur le Samplom 95 depuis une semaine et de 15 à 20 centimes pour le gasoil. Mais aucun risque d'approvisionnement ni en gaz ni en essence, répète [musique] le ministre de l'économie. Objectif 18 médailles pour la France au jeux paralympique d'hiver 2001.

C'est ce que vise la ministre des sports. Alors que se tient ce soir la cérémonie d'ouverture, cérémonie boycottée par les officiels et les athlètes français à cause du retour de la délégation russe [musique] et biorse dans la compétition. France info [musique] le 830 France info Thomas Séchier Camille Vigon Leat et nous sommes toujours avec Éléonore Carois ministre délégué des Français de l'étranger auprès du ministère des affaires étrangères et de l'Europe.

L'actualité c'est aussi la situation au Liban où l'armée israélienne a appelé à évacuer la banlieue sud de Beyouth un quartier réputé pour être le bastion du Esbola et des raides aériens israéliens dans le sud du pays. Cette nuit-même, l'ambassadeur libanais à Paris, Rabi Cher était sur France info ce matin. On l'écoute.

La banlieue sud du Liban, elle est en désastre complet. Israël hier a fait à peu près 12 raides et puis elle a poussé, elle a forcé l'évacuation d'à peu près 300000 personnes. Ils se sont arrachés de leur maison, de leur vie.

Alors l'ambassadeur libanais accuse Israël de pousser son pays, je le cite, dans le chaos. Est-ce que c'est aussi votre sentiment ? Ce que nous demandons, c'est euh évidemment euh un arrêt de de ces combats qui euh touchent des populations civiles, y compris une très large communauté française qui est présente au Liban aujourd'hui.

Nous appelons évidemment le Esbola ACC. Exactement. Exactement.

Et probablement davantage qui euh je le rappelle peuvent encore sortir avec des vols commerciaux qui sont encore opérationnels à Beou. Donc évidemment que nous appelons à une désescalade au Liban mais partout au Moyen-Orient et nous appelons le Esbola à cesser ses frappes et euh le et Israël à s'abstenir d'intervenir militairement au Liban. Euh vous savez, il devait y avoir une conférence à s'abstenir d'intervenir mais manifestement euh Israël n'écoute pas la France. ce que nous avions prévu cette semaine au ministère de l'Europe et des affaires étrangères une conférence en soutien notamment à l'armée libanaise et aux populations civile parce que notre objectif c'est de permettre au Liban de combattre justement ces groupes armés, de de les démanteler, de les empêcher d'agir et surtout de permettre à ce pays, à ce pays amis allié si important pour la France francophone d'ailleurs de de de retrouver une stabilité et de retrouver la paix. et nous sommes toujours engagés.

Nous avons envoyé, nous envoyons en ce moment euh de l'aide humanitaire, de du matériel médical pour venir en aide aux populations. Et nous appelons à la désescalade. Le président de la République s'est entretenu avec tous les leaders de la région pour permettre justement euh de désescalader cette situation.

La formulation appelée à la désescalade, est-ce que c'est pas un peu faible compte tenu des enjeux ? Vous êtes avocate en droit international de formation. Vous savez que même dans un conflit armé, les déplacements de civils sont interdits sauf à de rares exceptions pour leur sécurité.

Quel regard vous portez sur l'ordre de l'armée israélienne qui a paniqué la panique, l'exit sur les routes de centaines de milliers de Libanais, y compris des vieux, des jeunes, des enfants sur les routes ? Mais comme je vous dis, la position de la France, c'est véritablement d'être un partenaire fiable dans la région, engagé. Je ne vois pas d'autres pays qui soient engagés à ce point en soutien justement à ces populations.

Il y a pas une façon de condamner plus fortement cette cette ordre d'évacuation ? Mais vous pouvez mais vous pouvez condamner si vous le souhaitez, c'est important. Et d'ailleurs quand lors quand lorsque l'on dit abstenez-vous de d'intervenir militairement, je veux dire le message est assez clair et lorsque l'on dit aussi au Bola de ne pas faire basculer le Liban dans ce conflit, ce que disent d'ailleurs aussi les autorités libanaises, nous le disons aussi très fermement.

Maintenant, ce qu'il faut faire, c'est trouver des moyens concrets pour permettre cette désescalade et pour permettre aux populations d'être en sécurité. Lorsque vous envoyez des militaires militaires du matériel militaire pour renforcer les capacités de l'armée libanaise et lorsque vous venez en aide aux populations civile vous êtes en train d'agir dans la région pour le Liban. Sauf que l'armée libanaise a reçu l'ordre de ne pas intervenir face à l'armée israélienne.

Oui. Non mais là ce que je veux vous dire c'est que on est en train de préparer aussi l'après la stabilité et surtout la souveraineté de de ce pays. Mais à ce stade encore une fois mettez-vous à la place des personnes qui sont aujourd'hui au Liban. ce que nous devons faire je me mets à le ministre le ministre des finances israéliens issu de l'extrême droite qui qui a menacer euh le quartier euh du sud de Beou Bezal Motrich de la même dévastation que celle qui l'a infligé euh à Hanunes, la grande ville du sud de la bande de Casaza dont on sait qu'elle a été détruite.

Est-ce que vous redoutez pas un carnage ? Ce que nous faisons, c'est éviter essayer par tous les moyens, les moyens diplomatiques, par le dialogue, le dialogue avec toutes les parties prenantes que cela nit lieu parce que notre priorité c'est d'assurer la stabilité dans la région, la désescalade. Ce n'est pas ce n'est pas notre guerre.

Je pense que cela a été dit. Ce n'est pas nous qui sommes des acteurs aujourd'hui. Nous sommes des partenaires fiables d'un certain nombre de pays dans la région, des alliés historiques d'un pays comme le Liban.

Et ce que nous voulons, c'est permettre à ces populations, à ces euh pays de retrouver un calme en étant une puissance de dialogue, de diplomatie. Ce que fait le président de la République en ce moment en appelant tous ses homologues, ce que fait aussi le ministre de l'Europe et des affaires étrangères et ce que nous faisons en réalité à tous les niveaux. Ééonore Caroil, l'Espagne a condamné très fermement par la voix de son premier ministre Predro Sanchez la la guerre menée par les Américains et les et les Israéliens.

Emmanuel Macron lui a eu des propos plus mesurés. Euh il a souligné certes l'absence euh de cadre international hein, mais il soulligne aussi la responsabilité première de l'Iran. Est-ce que sa position n'est pas un petit peu trop ambigue ?

Moi, je ne trouve absolument pas qu'elle soit ambigue. Je pense que le président de la République a rappelé que depuis des années, l'Iran ne respecte pas ses engagements internationaux, continue un programme militaire et et n'est pas respectueux du droit international. Et le président de la République a aussi appelé surtout et je pense que c'est important de le dire à une désescalade et ce ne sont pas que des mots, ce sont des actes.

C'est lorsque il s'entretient avec tous ses homologues, lorsqu'il s'entretient y compris avec Netaniaahu avec lequel il n'avait pas eu d'échange depuis déjà des mois, c'est aussi une façon de réétablir un dialogue pour que la situation puisse se calmer, notamment pour protéger nos ressortissants. Je rappelle que c'est notre priorité absolue pour protéger aussi nos emprises dans la région et tous nos intérêts dans la région et puis pour permettre la libre circulation parce que tout cela a évidemment une conséquence très importante dans le commerce international. On va y revenir sur ces conséquences mais avant la question qui se pose c'est quand même vous avez dit ce n'est pas notre guerre la question c'est notre degré d'implication dans ce dans cette guerre.

Dans ce contexte il y a des ravitailleurs américains qui se sont posés sur la base militaire française à Istre dans les bouches du Rô. Votre ministre de tutel Jean-Noël Barreot a évoqué une opération de routine. On l'écoute.

C'était hier soir. Ce sont des opérations de routine dans le cadre de l'OTAN pas avant cette guerre. Si qui permettent aux États-Unis de se poser de temps à autre sur cette base en France.

Mais étant donné le contexte, nous avons exigé de la part des États-Unis que aucun moyen bénéficient de cet accueil à ISTRE ne soit ensuite utilisé dans le cadre des opérations menées par les États-Unis en Iran. Et nous en avons obtenu la garantie. Él Car, on aimerait comprendre les avions américains qui viennent faire le plein grosso modo chez nous dans le sud de la France, comment est-ce que vous allez pouvoir vous assurer qu'il ne ravitaillent pas à leur tour des appareils, des avions qui participent à cette guerre ?

Je pense qu'il faut poser cette question au ministère des armées. Moi, je m'en remets à ce que je viens d'entendre de la part du ministre. C'était pas très très clair, c'est pour ça qu'on pos la question.

Mais c'est un avion de ravitaillement et c'est un avion qui se pose dans le cadre d'opération qui existe déjà. Je pense que c'est important au moment où nous vivons et compte tenu de la gravité de la situation au Moyen-Orient de ne pas faire enfler des polémiques qui n'en sont pas confiance aux Américains qui jusqu'ici ne nous ont pas non plus beaucoup impliqués prévenus dans leurs opérations en ce moment si vous avez un ravitailleur qui se pose que ce sont des opérations qui sont déjà prévues dans le cadre de nos engagements internationaux dans le cadre de nos engagements en matière de sécurité de l'OTAN, je pense qu'il faut surtout être très précis et ne pas donner l'impression que d'une façon ou d'une autre nous participon Nous intervenons aujourd'hui tout ce que nous faisons c'est un peu la question pays on dit on ne surtout pas dans le contexte actuel de présence militaire amément c'est pour ça que c'est important de dire la France aujourd'hui ce qu'elle fait c'est réétablir le dialogue chercher les voies diplomatiques, permettre justement d'assurer la liberté de circulation y compris des marchandises y compris du ravitaillement en énergie protéger ses concitoyens et ça c'est vraiment notre priorité absolue. En aucun cas aujourd'hui nous ne participons à ce conflit.

Élhonore Carois, cette guerre a déjà des répercussions en tout cas sur le portefeuille des Français puisque les prix à la pompe sont en hausse ces derniers jours. 15 case à 20 centimes hein pour le gasoil notamment chiffre avancé par le ministre de l'économie ce matin. Qu'a prévu de de faire le le gouvernement ?

Est-ce qu'il est envisagé de éventuellement bloquer les prix temporairement ? Il est évidemment beaucoup trop tôt pour euh penser à des mesures de long terme. Aujourd'hui, ce que le gouvernement fait et ce sur quoi nous sommes tous pleinement mobilisés, c'est encore une fois la désescalade.

C'est permettre la circulation notamment par le D3 d'Ormose, le président de la République l' rappelé le ministre Jean-Noel Barreau aussi. Vous voyez, il y a 20 % du commerce, du transit qui transite par ce D3. Mais mais vouloir le libérer et sécuriser ce D3, ça n'empêche pas de regarder aussi dans le même temps qu'est-ce qu'on peut faire ici chez nous pour éviter une flambée des prix à la pompe.

Concrètement, est-ce que vous regardez les mécanismes ? Je vous pose la question parce qu'hier chez nous, Dominique Chelcher le PDG de coopérative U à qui ont posé cette question des prix à la pompe notamment dans ces magasins rappelé que plus la moitié du prix à la pompe était constitué de taxes et que donc finalement le grand gagnant de la hausse du prix de l'essence c'était le gouvernement et l'État. L'État n'est évidemment pas le grand gagnant de la hausse des prix de l'essence et nous notre intérêt c'est évidemment de protéger le pouvoir d'achat des Français et de protéger leur portefeuille.

Maintenant, ce que sont en train de faire en ce moment le ministre de l'économie et la ministre de l'énergie, c'est de regarder avec tous les écosystèmes pour qu'il n'y ait pas de d'abus, pour que il n'y ait pas d'augmentation qui ne soit pas liée au contexte international. Lutter contre les abus et contre les abus. Exactement.

Est-ce qu'il y a aussi des outils, je reprends la question de de Thomas, nécessaires qui sont disponibles pour le gouvernement afin de juguler cette hausse des prix ? À ce stade, vous comprenez que les choses évoluent très rapidement et que il est impossible de savoir quel impact ça aura sur le long terme. D'autant que notre ambition à ce stade, là où nous mettons vraiment notre énergie, c'est de faire en sorte que le commerce puisse reprendre et que il n'y ait pas justement cette flambée qui est en tout cas attendue ou crainte.

Donc vraiment dès à présent si on va faire le plein pour sa voiture là, on se rend vraiment compte, on se rapproche des 2 € le litre. Mais aujourd'hui, ce qu'on va faire, c'est véritablement réouvrir ces voies de navigation pour que pour enrayer cette situation là. Au-delà de la question des prix, il y a la question de la pénurie.

Alors, elle a été vraiment écartée par Roland Lcure, votre collègue qui était ici mercredi. En même temps, elle a été écartée temporairement. C'est-à-dire si la question euh si le blocage continue quelques jours, quelques semaines, on avait cru comprendre qu'au-delà de 3 semaines, ça serait compliqué.

Ce que vous nous dites aujourd'hui, si le blocage du D3 d'Ormous se poursuit au-delà de 3 semaines, il y a des risques cette fois de pénurie. Aujourd'hui, il faut regarder qu'on est dans une situation qui est extrêmement régionalisée, dangereuse avec enfin avec des des incertitudes, mais que nous sommes des acteurs et que nous sommes là pour stabiliser, pour faire en sorte justement que la circulation puissent reprendre. Donc je ne vais pas vous faire une projection parce que ce que je peux vous dire c'est que nous sommes dans l'action pour faire en sorte que ce commerce puisse avoir lieu et que ces hypothèses que vous envisagez n'adviennent pas.

On a aucune on est dans l'action mais on a aucune capacité de se projeter si je vous entends. On n'est pas c'est pas qu'on a pas de capacité de se projeter mais c'est que aujourd'hui ce que l'on veut c'est éviter que cela n'ait lieu. Donc nous sommes plutôt en train de faire en sorte que le commerce puisse reprendre comme vous l'avez entendu de la part du ministre de l'économie qu'il n'y ait pas justement cette pénuerie qui est crainte et tous ces scénaris qui sont en train d'être envisagés et que l'on puisse reprendre un commerce normal qui du coup n'affecte pas l'économie et le portefeuille des Français.

Merci beaucoup Éléonore Carois, ministre délégué, chargé de la francophonie euh et des Français de l'étranger. Vous nous annonciez hein il y a quelques minutes que plusieurs vols sont en train d'être programmés euh des vols de de rapatriement à destination du Moyen-Orient. Merci Camille Vigne Leat.

On se retrouve dans quelques minutes pour les informer sur France info.