Bruno Retailleau : "sur le logement, on a fait n'importe quoi ces 15 dernières années !"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Bonjour monsieur. On va inviter tous les candidats à l'élection présidentielle pour leur poser les questions des particuliers qui louent, qui achètent, qui vendent, qui investissent grâce à PAP.
- 0:42OuverteRéponse directe
Est-ce que pour vous on a fait n'importe quoi au cours des 10 dernières années ?
- 2:06OuverteRéponse directe
Comment on fait pour avoir plus de logements ?
- 4:10OuverteRéponse directe
Sans contrainte, comment encourager les propriétaires à faire de la rénovation ?
- 6:46OuverteRéponse directe
Comment allez-vous accélérer les expulsions en cas de squat ou de loyers impayés ?
- 9:33OuverteRéponse directe
Vous développez le statut du bailleur privé avec un amortissement de 4 %. Pour qui ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:27Fait
« le macronisme considérait le logement, l'investissement dans la pierre comme une sorte de rente »
- 2:06Chiffre
« quand Monsieur Macron arrive en 2017, on mettait à peu près 430000 logements en chantier. Aujourd'hui, 270000 »
- 3:28Fait
« À chaque fois que vous administrez une économie, vous créez de la pénurie. Nous, on on est devenus soviétiques. »
- 6:46Promesse
« ce sera une expulsion administrative, ce sera la justice administrative en une dizaine de jours »
- 9:33Promesse
« je veux leur assurer un rendement avec un taux d'amortissement de 4 % »
- 13:46Chiffre
« seulement 57 % sont propriétaires, en Europe c'est 70 % »
- 14:30Promesse
« transmission jusqu'à 104 150000 euros à moins de 30 ans, 100000 à moins de 40 ans »
- 18:43Promesse
« quand un maire construira, je lui restituerai l'équivalent de 9000 euros par logement construit »
- 19:24Promesse
« on aura 1 million de constructions de plus »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Bienvenue dans le studio PAP, aujourd'hui on reçoit un candidat à l'élection présidentielle, c'est Bruno Retailleau. Bonjour monsieur. Bonjour à vous. On est ravi de vous recevoir aujourd'hui, merci d'avoir répondu à notre invitation. On va inviter tous les candidats à l'élection présidentielle pour leur poser les questions des particuliers qui louent, qui achètent, qui vendent, qui investissent grâce à PAP. On a lu votre programme sur le logement, il est assez fourni, il y a 16 propositions et parmi ces propositions il y en a qui concernent directement les propriétaires, les investisseurs. On va d'ailleurs commencer par parler de l'investissement locatif et de la location où là vous voulez tout défaire, les encadrements des loyers, les
interdictions de location. Est-ce que pour vous on a fait n'importe quoi au cours des 10 dernières ? Des 15 dernières années même, deux quinquennats et Manuel Macron et j'ajoute aussi le quinquennat de François Hollande parce que Alur c'est François Hollande, la loi Alur, la loi Elan et on a détruit vraiment une dynamique d'un secteur qui est important. Moi qui suis rural, je sais parfaitement que le logement d'abord c'est ce qui correspond aux besoins des Français mais en même temps c'est pas délocalisable. Ce sont des entreprises qui sont sur nos territoires. Et vous voyez ce qui a détruit en réalité par des mauvaises décisions politiques le secteur du logement, c'est une idéologie, c'est une double idéologie. Il y a d'abord eu des écolos d'Urdingo plus le macronisme parce que le
macronisme considérait le logement, l'investissement dans la pierre comme une sorte de rente. Quand il a supprimé l'ISF pour voir pouvoir faire l'IFI, vous pouviez avoir des lingots d'or, des bitcoins et là vous étiez exonérés. Par contre, si vous aviez de la pierre, on vous tapait avec l'IFI. Donc c'est ce qu'il faut vraiment remettre à l'endroit et et moi justement je veux faire en sorte que on puisse relancer la prospérité française. Il y a un déclin, il y a un appauvrissement des Français et quand on parle du pouvoir d'achat, le problème c'est d'abord le logement qui coûte très très cher dans le pouvoir d'achat aux Français. Si on parle de l'encadrement des loyers par exemple, on peut être d'accord sur le fait que l'encadrement ne crée aucun logement supplémentaire, mais le
supprimer, ça n'en crée pas non plus. Comment on fait pour avoir plus de ? Euh l'encadrement, vous savez, le logement, il pâtit de trop de normes, comme l'économie française en réalité. On sait désormais qu'en réalité, l'offre a beaucoup plus diminué que ce qu'ont diminué les prix, c'est-à-dire les les loyers. Ça n'a absolument rien arrangé. Si on veut vraiment faire diminuer les loyers et les contenir, c'est de faire en sorte de mettre sur le marché beaucoup beaucoup plus de logement. J'ai fait plusieurs propositions. Par exemple, le DPE, je le garde, [raclement de gorge] mais pas comme un outil d'exclusion. Je reviens sur les exclusions, notamment sur les passoires thermiques, pour pouvoir remettre plus de 3 millions de logements sur le marché. Voilà. Autant on peut
après peut-être équiper avec des pompes à chaleur réversibles, du chaud l'hiver et et du froid l'été, mais mais de grâce, les Français aujourd'hui, ils ne notamment les jeunes, ne parviennent plus à se loger. On va revenir sur la question des passoires thermiques tout de suite, mais encore une fois, sur l'encadrement des loyers, on peut pas nier que le loyer pèse de plus en plus lourd dans le budget des des locataires. Votre solution, c'est on donne plus d'offre, on crée plus d'offre et les loyers vont baisser, on va donner de l'air aux aux locataires comme ? Exactement. À chaque fois que vous administrez une économie, vous créez de la pénurie. Nous, on on est devenus soviétiques. Non seulement ça ne crée pas plus de logement, ça fait très très peu baisser
les loyers, mais ça a beaucoup diminué l'offre, ça crée de la pénurie. Donc, mais en plus, ceux qui en ont d'abord bénéficié, ce sont les plus aisés. On marche sur la tête, mais on marche complètement sur la tête. Donc, moi, mon approche, elle est beaucoup plus sereine et et beaucoup plus cash, beaucoup d'une approche de bon sens. C'est simplement que si on veut contenir les loyers, il faut mettre du logement sur le marché. Regardez, quand Monsieur Macron arrive en 2017, on mettait à peu près 430000 logements en chantier. Aujourd'hui, 270000. Donc, on a fait s'effondrer tout un secteur économique et on a créé une pénurie. Or, ce qui est rare est cher. Alors, vous l'avez dit, vous voulez euh revenir sur l'interdiction de location des passoires thermiques, euh mais sans
contrainte, comment encourager les propriétaires à faire de la rénovation ? Je pense que ça peut se faire progressivement. Euh j'en suis même absolument persuadé. Il faut garder, je pense, le DPE comme un outil d'information. Mais pas comme un outil d'exclusion. L'urgence, c'est de faire en sorte que les foyers, que les individus, que les Françaises et les Français puissent avoir un toit. Ensuite, on peut parfaitement créer, notamment sur du crédit d'impôt, par exemple, euh des mécanismes qui permettront de mieux isoler, mais je pense, parce que ça coûte très cher de mieux isoler, euh il faut déjà, c'était un des problèmes d'ailleurs du DPE qui désavantageait l'électrification. Hmm. C'était incroyable. On avait des taux de conversion, pardon, je suis un petit peu
technique, mais qui euh entre deux logements, vous aviez un logement euh qui était chauffé avec de l'énergie classique, fossile, et l'autre à l'électricité, c'était celui qui était chauffé à l'électricité, alors qu'on a l'électricité la plus décarbonée au monde, euh grâce au nucléaire, qui était lui euh considéré comme une passoire. Donc non, franchement, il faut du bon sens, inciter parfois, effectivement, pour des travaux, mais encore une fois, euh faire en sorte que les Français puissent d'abord se loger, et moi, je veux avoir un choc d'offre. Hmm. Je veux avoir vraiment des centaines de milliers, et sur un quinquennat, 1 million de logements de plus sur le marché. Mais il y a quand même une une urgence et peut-être une attente là de la population sur la rénovation, on l'a vu
cet été euh au sujet des bouilloires thermiques, où certains logements euh deviennent invivables. Alors, c'est pas directement le sujet du DPE d'ailleurs, parce qu'on s'est rendu compte à cette occasion que d'ailleurs le DPE ne prenait pas tellement en compte ce confort d'été, mais plutôt la consommation énergétique. Malgré tout, ces sujets-là, consommation énergétique, c'est sont aussi des sujets qui seront intéressants, enfin qui seront dans le débat de la présidentielle, puisque les factures, ça ça compte. Bien sûr. Donc il faut aussi s'occuper de cette rénovation, malgré tout. Je pense, évidemment, mais encore une fois, compte tenu du coût, compte tenu de ce du fait qu'on est ruiné, hein. On est en quasi banqueroute, hein. On est en faillite aujourd'hui. C'est ce qu'il
faut voir. Moi, je pense que pour beaucoup de Français et les propriétaires, quand vous voulez isoler, c'est très cher. Au moins, vous avez des sommes beaucoup plus modiques et vous arrivez à avoir un confort l'hiver et un confort l'été avec des pompes à chaleur réversibles, je dis bien, qui utilisent une électricité, c'est-à-dire une électricité, une énergie décarbonée. Donc, vous arrivez à concilier à la fois l'environnement, le fait que on utilise pas d'énergie fossile, on décarbone, pas de gaz à effet de serre et en plus, on a un confort y compris l'été parce que bah la pompe à chaleur, elle produit du froid. Hmm. Pour redonner confiance aux investisseurs, euh vous voulez aussi accélérer la procédure d'expulsion en cas de squat ou de procédure de loyers
impayés. Comment vous allez vous y prendre parce qu'il y a déjà eu des lois, des réformes pour accélérer ces procédures, c'est notamment la loi Casbarian qui a qui a qui a essayé ça, mais sans vrais résultats, sans vrais avec la Casbarian, ça a été un pas en avant, mais franchement, c'est de la mesure. Je suis pour le droit de propriété. Le droit de propriété doit s'imposer. Je suis ulcéré de voir que des Français, par exemple, retraités est investi pour leur retraite et que des individus qui sont des voleurs, en fait, euh prennent pied dans une maison et que en réalité, la loi, le droit français est plus protecteur vis-à-vis de ces délinquants que vis-à-vis des propriétaires. Donc, moi, j'ai une proposition, elle est très simple, elle est ferme, mais je l'assume. Ce sera une
expulsion administrative, ce sera la justice administrative en une dizaine de jours et si euh l'État n'a pas, comment dirais-je, mis fin à l'occupation illégale dans les 30 jours, l'État se substituera et paiera le loyer. Vous verrez, ça ira beaucoup plus vite, les expulsions seront beaucoup beaucoup plus rapides et là encore, le propriétaire pourra couper l'électricité et l'eau. Voilà. Ces mesures radicales, mais sans ces mesures radicales, on n'y arrivera pas. Je veux rétablir l'ordre pas seulement dans la rue, mais aussi en matière d'occupation illégale, tolérance zéro pour les squatteurs. Alors, pour les squatteurs, on a compris et sur le sujet des loyers impayés, des locataires qui sont parfois en difficulté, c'est pas le même sujet.
Non, c'est pas le même sujet. Non non, là là, on peut discuter, on peut trouver un certain nombre de moyens, il y en a déjà, il y a des procédures, mais il s'agit pas d'appliquer ces mesures de fermeté à des gens qui sont de bonne foi. Moi, je veux d'abord taper la mauvaise foi. Je veux simplement faire en sorte que on distingue euh ce qui est de l'ordre des impayés avec des accidents de la vie, ça peut être le cas euh ou alors des gens qui sont de mauvaise foi. Et que fait-on avec les locataires de bonne foi qui sont dans cette situation et donc qui n'ont pas forcément de solution de relogement parce que bah parfois on manque de logement social aussi. Bah là encore, je pense je pense que on ne peut pas un un locataire qui a un problème ne peut pas le transférer sur
le propriétaire, ça me paraît très compliqué. Il peut y avoir de façon amiable, on peut avoir recours à une médiation Hmm. qui permettent par exemple de rééchelonner quand il y a une difficulté, difficulté financière, un rééchelonnement d'un certain nombre de dépenses. Hmm. Et ce médiateur peut imposer, y compris euh [grognement] pour d'autres, si j'ose dire, factures, euh une sorte de rééchelonnement pour que tout le monde puisse prendre sa part. Mais à un moment donné, le couperet doit tomber, quoi. Hmm. Et vous avez une autre mesure pour les investisseurs, c'est le statut du bailleur privé, vous développez ce statut de bailleur privé avec un amortissement de 4 % en location vide et en location ? Vide euh meublée euh nue euh pour moi, c'est important. Je veux à la
fois construire beaucoup plus, beaucoup beaucoup plus. En supprimant plein de normes, plein plein de normes, y compris une loi Notre-Dame pour que on puisse diviser les délais par deux, pour qu'on puisse euh éradiquer le ZAN, le le zéro artificialisation, voilà. Euh là vraiment, je je passerai au bulldozer euh toutes toutes ces normes-là. Mais là aussi, ce que je souhaite faire, c'est faire en sorte que pour ce qui concerne le les propriétaires qui vont investir pour qui sont des propriétaires bailleurs, je veux leur assurer un rendement avec un taux d'amortissement de 4 % euh évidemment, ceux qui pratiqueront des loyers attractifs, ils auront une bonification euh de taux pour pouvoir relancer la mécanique parce que aujourd'hui en réalité c'est pas
intéressant du tout. Vous n'y retrouvez pas une bonne rentabilité et je vais vous dire ça ne coûtera rien à l'État. Je pense même que l'État récupérera de l'argent parce que chaque logement construit, c'est à peu près 50000 euros de de TVA. [grognement] Vous ? Donc je je pense qu'on peut à la fois être très soucieux et c'est mon cas d'une rigueur budgétaire, l'État peut pas tout donner et au contraire plus de logements, ce sera plus de rentrées fiscales mais il faut assurer sur le long terme avec une stabilité, j'y tiens beaucoup. On peut pas changer à chaque projet de loi de finances les règles. Il faut que sur un horizon qui soit long assurer un taux de rentabilité de 4 % et quel que soit encore une fois meublé ou nu, voilà pour moi c'est fondamental.
Il y a une question un peu précise qui m'intéresse, ces 4 % c'est seulement pour les nouveaux investissements ou pour tous les bailleurs et même pour les investissements qui sont en ? C'était un peu un peu la question qui s'est posée au moment de dispositif Jean Brun où c'est seulement pour les nouveaux investissements et finalement ceux qui sont déjà en train d'investir et qui sont parfois un peu découragés par les contraintes n'avaient pas de bonus finalement. Je prendrai une date légèrement rétroactive mais mais je vais pas remonter à 10 ans, c'est une évidence. Mais mais ce statut du du bailleur, je souhaite qu'il ne soit pas réservé uniquement à ceux qui investissent et qui font construire aujourd'hui pour louer demain. Je veux que on puisse remonter. J'ai pas encore
déterminé sur la longue période mais je souhaite oui, je souhaite que ce soit qu'on revienne en arrière pour pouvoir donner du souffle justement à ces investisseurs et s'ils ont un meilleur taux de rentabilité, ça leur permettra de dégager un certain nombre de sommes, des ressources pour réinvestir, voyez aussi. Je je veux vraiment quand je parle de choc d'offre, je je veux vraiment mettre sur le marché des logements pour que nos jeunes notamment puissent avoir un toit, ne restent pas chez leurs parents. On dit que ce sont des Tanguy, c'est pas du tout des Tanguy, c'est simplement que y compris pour la natalité. Moi je pense qu'une grande partie de la baisse de la natalité en France vient des modes de garde, ça c'est sûr, mais vient surtout de la difficulté de nos jeunes à se
loger. En quelques années, ils ont perdu quasiment à loyer constant, ils ont perdu ou même pour acheter un logement ou un appartement, ils ont quasiment perdu un peu plus de l'équivalent de la surface d'une chambre d'enfant. Et donc pour le financement de cet amortissement, vous l'avez dit, vous misez sur le fait que et bien Ah, c'est un c'est un financement vertueux, hein. On crée une richesse collective, c'est du gagnant-gagnant. Gagnant pour l'État d'un côté, gagnant pour les Français qui vont pouvoir avoir un toit, qui vont pouvoir se loger et gagnant pour l'investisseur. L'investisseur, pardon, il il mobilise de l'argent, il mobilise un capital, il va prendre un risque, ce risque doit être rémunéré par par par des milliers et des cents. Franchement, un amortissement de 4 %
c'est c'est ça reste raisonnable. On va parler maintenant d'un autre sujet, c'est l'accession à la propriété. Vous voulez une nation de propriétaires. Comment permettre aux ménages qui veulent être propriétaires de le ? Ah, ça c'est pour moi c'est fondamental, absolument fondamental. Les Français veulent devenir propriétaires, seulement 57 % sont propriétaires, en Europe c'est 70 % et moi je veux l'encourager. Je veux d'autant plus l'encourager que avec le choc démographique, je parlais de la dénatalité, mais au regard de cette dénatalité, il y a un vieillissement et si on veut faire face à ce vieillissement, croyez-moi, vous prenez deux personnes âgées, quand vient le moment de la dépendance, il y a un vrai sujet. C'est pas du tout la même chose quand on est propriétaire ou quand on
doit payer par dessus le marché, si j'ose dire, un un loyer. Pour devenir propriétaire, les choses sont très simples, je relance le PTZ PTZ, vous étendez sur l'ensemble de la France, pas de ? Pas zonage primo primo-accédants, bien bien entendu. Ensuite [grognement] Maison, collectif, maison, ? Maison, appartement, bien entendu, pas de discrimination. Neuf, ? Neuf et ancien, pas de discrimination là non plus. Deuxième chose, là encore, j'essaie de faire circuler le capital. Je veux une nation qui puisse en même temps parce que aujourd'hui l'âge des héritiers est trop vieux, plus de 50 ans. Donc on sait que et c'est normal, ils ont travaillé toute leur vie. Les seniors ont un capital et je veux qu'ils puissent le passer beaucoup plus vite et dans des conditions beaucoup
plus âgées à des jeunes ou à des petits-enfants par exemple 30 ans, 40 ans, c'est là qu'on a besoin. Et donc j'ai aussi une mesure de transmission jusqu'à 104 150000 euros à moins de 30 ans, 100000 à moins de 40 ans, multiplié par deux s'il y a un couple ou par quatre s'il y a des grands-parents. Et enfin euh Ça excusez-moi juste un instant, c'est en plus de l'abattement de 100000 euros qui existe aujourd'hui ou c'est ça ? Voilà, c'est non non ça sera ça sera en plus et par ailleurs ah oui je veux un choc de transmission important. Et j'ai aussi notamment pour les jeunes couples et pour favoriser la famille je ferai une bonification de taux d'intérêt. Je l'ai connu moi, certains l'ont connu il y a plusieurs décennies, c'est-à-dire que quand quelqu'un veut l'acheter un
appartement, une maison ou faire agrandir, il y a un enfant, les taux sont assez élevés, eh bien je déduirai quand il y a le premier enfant 50 % du coût euh notamment des intérêts d'emprunt. Deuxième enfant, 75 % et au troisième enfant, 100 %. 100 % c'est c'est quasiment huit annuités d'emprunt quand même, ce n'est pas rien. Je veux à la fois permettre aux familles de mieux se loger avec des enfants et relancer la politique familiale. Pour moi c'est c'est très important. Ça veut dire qu'on peut bénéficier du PTZ plus déduction des intérêts d'emprunt donc c'est c'est C'est je pense que c'est quand même quelque chose qui est très très intéressant et qui permettrait là encore pour les jeunes familles, vous savez c'est difficile notamment dans les
grandes métropoles hein mais mais pas que, on a des zones qui sont très tendues où les jeunes se disent bah non on peut pas avoir d'enfant parce que on ne pourra pas avoir une chambre, un espace suffisant pour accueillir le deuxième ou le troisième. C'est un débat qui revient parfois est-ce que les règles du crédit aujourd'hui vous semblent trop ? Beaucoup trop strictes. Mais beaucoup trop strictes. Moi je pense qu'il y a un point qu'il faut absolument garder pour protéger les Français. On n'est pas aux États-Unis, on fait pas de de prêt hypothécaire. C'est-à-dire que on a des taux fixes. Hmm. Mais franchement, quand le le Haut Conseil impose notamment des euh [grognement] conditions très draconiennes euh notamment sur 25 ans la durée des des des des intérêts euh voilà
Voilà. Je suis pas sûr que l'ensemble On en parle sur la chaîne. Ici on parle de toute l'actualité on parle aussi de crédit Voilà. Donc [grognement] on a ces règles qui sont des règles qui portent sur la durée de l'emprunt, qui portent sur le taux d'endettement global 35 % très franchement, je pense que il faut être beaucoup beaucoup plus souple parce que aujourd'hui et compte tenu des taux d'intérêt, compte tenu du fait que les Français s'appauvrissent aussi, on a besoin d'une durée sans doute plus longue aussi. Euh si on veut déverrouiller le système et faire en sorte que les Français puissent accéder à la propriété, on doit pouvoir envisager dans des conditions de sécurité financière évidemment euh beaucoup plus de souplesse. D'accord donc là vous faites confiance
aux banques s'il y a plus de de de règles Je fais pas je fais confiance aux Alors il y aura quelques règles mais on desserre ces règles-là. Bien sûr je Mais attendez, c'est pas faire confiance aux banques hein. Les banques elles ont pas du tout intérêt à faire n'importe quoi parce que ça se retournera contre elles. Donc euh je je je dis simplement que les temps ont changé. Les temps ont changé. C'est difficile. Je je ferai du logement une des mes toutes premières priorités parce que c'est une priorité de pouvoir d'achat. Je pense qu'on est une nation euh qui s'appauvrit parfois même quand on regarde la pauvreté de nos services publics alors que c'est ça le problème. On n'a jamais autant dépensé d'argent, on a jamais autant levé d'impôts et on a des services publics en
souffrance. Regardez l'école, regardez euh l'hôpital, regardez la justice. Donc euh non non si on veut rendre du pouvoir d'achat aux Français, c'est d'abord en faisant en sorte que le logement, que ce soit en location ou propriétaire, soit accessible. J'ai été étonné en fait quand j'ai lu votre programme sur le logement parce que vous vous présentez comme un libéral euh au niveau économique et en fait la politique du logement, elle est plutôt comment dire il y a des dépenses de la part de l'État on l'a on l'a dit le PTZ on l'a dit également sur l'amortissement vous intervenez en fait là. C'est un sujet particulier le ? Oui, j'interviens j'interviens mais j'interviens à avec des perspectives de croissance avec des perspectives de retour sur investissement. Je vais vous
donner un exemple. Moi je pense que on n'a pas assez de logement aujourd'hui en France parce que c'était une erreur d'Emmanuel Macron de supprimer la taxe d'habitation. Total c'est des propriétaires qui qui le supportent aujourd'hui. Et les maires sont plus du tout intéressés. Donc moi par exemple quand un maire construira, je lui restituerai l'équivalent de 9000 euros par logement construit. Et à partir du moment où ils sont beaucoup plus intéressés en terme de recette, bien vous verrez là encore il y a une une motivation. Pourquoi encore une fois c'est parce que je le disais quand il y a un appartement un logement une maison en général l'État va gagner uniquement sur la TVA à peu près 50 60000 euros. Euh ça n'est pas rien. Donc c'est une économie qui qui permet
qui est en dynamique voyez il y a il y a c'est vrai de la dépense d'un côté fiscal mais de l'autre côté il y a de la recette fiscale. Alors justement sur la construction euh vous avez l'objectif de construire 1 million de logements en plus euh en 5 ans euh comment allez-vous réussir là où tous les gouvernements ont échoué pour ? Ben je change justement le bon sens. Par exemple les maires 9000 euros par logement construit. Par exemple euh en passant le bulldozer sur les normes le ZAN zéro artificialisation euh euh nette stupide puisque on récompense les maires qui n'ont pas fait attention qui ont gaspillé de l'espace et ceux qui ont fait justement attention pour ne pas perdre trop de de d'espace vert on on va les taper. Je fais aussi une loi Notre-Dame de simplification pour
diviser par deux les les délais. Euh par exemple on a dans la dans l'Île-de-France dans la région parisienne euh des millions de mètres carrés de bureaux qui seront inutilisés. Aujourd'hui il y a une procédure qui est assez lourde et bien moi je la simplifie je fais une simple déclaration pour que on puisse là aussi faire en sorte que les mètres carrés de bureau, on puisse en faire du logement. Et à partir du moment où en 5 ans, on aura 1 million de constructions de plus, on l'a encore, on va créer un choc d'offre et aussi ça pèsera sur les prix. C'est pas l'encadrement des loyers, c'est pas l'encadrement des prix. Dans le monde entier, à chaque fois qu'on a contraint les prix, on voit qu'il y a de la pénurie. Voilà. Donc on On se tire une balle dans le pied. Donc
on a besoin de de construire mais construire ? Est-ce que vous n'avez pas l'impression que finalement la population se concentre beaucoup dans les métropoles et que certaines zones sont sont ? Or dans les métropoles, on a pas beaucoup de terrain pour construire. Est-ce qu'il y a pas une question d'aménagement du territoire aussi derrière tout ? vous avez raison. C'est fondamental alors. Il faut pas gaspiller donc cette ressource qu'on a pas. J'ai créé moi pour mon département en Vendée un établissement public foncier pour inciter les maires par exemple qui ont des dents creuses, on les rachète pour pouvoir les valoriser, pour pouvoir densifier parce que quand on densifie un centre-bourg, bah les commerces vivent mieux par exemple. Donc il y a il y a une vie, c'est plus humain, il y a un
lien social qui se déplace. J'ai encouragé des divisions parcellaires. Quand vous avez par exemple dans des villes moyennes des personnes qui deviennent âgées qui avaient un terrain de 1200 m², 1300 m², bah on fait une division et ça permet d'avoir une une autre construction. Donc je je pense qu'il y a l'aménagement du territoire, il faut pas il y a une attraction des grandes villes mais ça se positionne dans une vision beaucoup plus générale. Moi je veux réindustrialiser la France. Vous savez, quand on a cassé l'industrie française parce que on ne s'est pas suffisamment protégé notamment de la concurrence déloyale des Chinois et de d'autres, on a vidé la France de ses usines. Mais les usines, elles étaient ? Elles étaient pas dans les métropoles. Elles
étaient dans ce qu'on appelle la France périphérique et je veux réindustrialiser la France et faire en sorte que bien il y a une France après le périphérique parisien, voyez. Et ça permettrait de rééquilibrer la population. Evidemment, il y a une autre question qui se pose, c'est la question de la mobilité. 81 % des Français euh doivent utiliser leur voiture tous les jours. Moi, j'habite dans une commune de 1600 habitants, pensez bien que j'ai pas de métro, hein. J'ai pas de bus, j'ai pas de transport en commun. Donc euh là aussi, il va y avoir des voitures électriques petit à petit. Donc euh là encore, il faut enfin, faut penser à un nouvel aménagement du territoire, parce que ça fait 20 ans qu'on a plus de vision du tout sur l'aménagement du territoire. Bien sûr, il y a les grandes
métropoles, elles sont très attractives, elles doivent continuer, il faut développer cette attractivité, mais de grâce, n'oublions pas 80 % 85 % du territoire français. Merci beaucoup euh Bruno Retailleau d'avoir accepté notre invitation et d'avoir répondu à nos questions. J'espère que cette vidéo vous a plu. L'interview est terminée, mais le débat continue dans les commentaires. Donnez-nous toutes vos remarques sur les propositions de Bruno Retailleau, vos questions, on y répondra. On se retrouve très bientôt pour une nouvelle interview dans le studio PAP et je vous dis à bientôt. Merci encore. C'est moi qui vous remercie. Au revoir.
Bruno Retailleau