Aller au contenu
Tous les transcripts
Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 14 septembre 2026 11 minComplaisantActualité / polémiqueLogementInstitutions & électionsÉducation & rechercheÉconomie & entreprises

"On est à la veille d'un drame sur le logement" (Jean-Louis Borloo)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 15 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que les mécanaux et quel est l'objectif de cette tournée ?

  • 2:05OuverteRéponse directe

    Quels sont les chantiers prioritaires selon vous ?

  • 3:34OuverteRéponse directe

    Marine Le Pen a pointé la difficulté à se loger. Fait-elle un bon diagnostic ?

  • 4:19OuverteRéponse directe

    Comment doubler la production de logements ?

  • 5:45OuverteRéponse directe

    Sonnez-vous l'alarme sur la situation économique de la France ?

  • 6:24OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui nourrit la défiance des Français envers les dirigeants ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:34Chiffre
    « Il nous faut à peu près 450000 à 500000 logements par an pour avoir une offre normale. »
  • 4:19Fait
    « Le système centralisé est dingue, il est complètement dingue. »
  • 7:07Fait
    « Il faut absolument qu'on revienne dans une société de confiance. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Bonjour Jean-Louis Borlot, merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Vous entamez aujourd'hui une grande tournée en France, hein. Ça commence cet après-midi à Épinal. Vous appelez ça alors la tournée des mécanaux. D'abord, c'est c'est quoi les mécanaux et c'est quoi l'objectif de cette tournée ? Je crois qu'il a échappé à peu près à personne que notre organisation ne fonctionne plus. Sauf à penser qu'on est dirigé par des gens pas formés, des involes, tout ce qui est pas le cas. Quand vous échouez dans tous les domaines ou à peu près tous, le logement, l'éducation, la dégradation de l'hôpital, quelle que soit la qualité des équipes enseignantes, l'intégration républicaine, la situation de la jeunesse, l'hyperviolence, la chaîne judiciaire, la chaîne pénitentière,

0:39

c'est probablement vous avez un problème d'organisation. Moi, ma conviction absolue, c'est on est au bout d'un système centralisé, bureaucratisé, qui a une embolie pulmonaire. Il y a du calcaire dans tous les tuyaux, personne ne s'y retrouve. Il est temps de mettre de l'ordre dans l'action publique des territoires. Et je suis très frappé de voir que en gros tous les maires sont d'accord. Quasiment tous les présidents de région sont d'accord. Beaucoup de présidents de département sont d'accord. Les les entrepreneurs sont d'accord, les syndicalistes sont d'accord. Juste c'est à Paris que c'est complètement bloqué. Alors pour réparer la France, il faut des mécanaux. Vous sa les mécano, c'est

1:23

ceux qui voilà qui savent à peu près comment fonctionnent les machines. Ils ont pas fait des très grandes études. Enfin moi pas en tous les cas, mais ils savent comment ça fonctionne. Et et c'est quoi l'objectif ? C'est finalement un état des lieux, c'est un programme présidentiel clé en main pour un candidat éventuel ? Non, pas du tout. Ils savent et tout le monde sait à peu près ce qu'il faut faire. Bon, après, une fois que vous avez l'idée, il faut la confronter hein. Tout le monde comprend bien que notre système ne marche plus. C'est un système de coordination de de contrôle de commission. Enfin, il est ce système est dingue. Il faut réorganiser la France. Voilà. Il faut que la province, c'est-à-dire tout ce qui concerne les les parents,

2:05

les enfants, les soins, l'éducation, le handicap, tout ça se relève de la province avec un parlement de province, un gouvernement de province et l'État central lui, s'occupe des grands enjeux, l'espace, la recherche, la sécurité, l'équité, la justice, la collecte de l'impôt. Voilà, ça c'est l'organisation. Et puis après les chantiers prioritaires, il y en a un avant toute chose vraiment, c'est la jeunesse de France. Donc une jeunesse et une jeunesse qui vit de plus en plus dans la précarité. On a vu également la baisse du niveau des des élèves français à travers le classement mondial PISA. Donc qu'est-ce qu'on fait pour la jeunesse ? Alors d'abord, est-ce qu'on en fait la priorité de la nation ? Le patron du Mélève vient de sortir un bouquin disant lui-même que c'est c'est la situation

2:50

est intennable. Vous n'aurez pas de redressement économique quand vous avez 20 % de la jeunesse qui n'est pas dans le train. Ça n'existe nulle part. Deuxièmement, on voit bien que le le si l'éducation nationale, les profs, ils sont à bout de souffle. Euh vous on peut pas demander à l'éduc de gérer tous les problèmes d'encadrement de la jeunesse de France. C'est une folie. Donc il faut revenir à un système où les enfants de France trouvent l'après-midi et pendant une partie des vacances trouvent leur talent. Alors le talent, il peut être sportif dans des clubs parce que il y a une règle du jeu, il y a une organisation, on gère ses émotions de déception. Ça peut être de la musique, des arts numériques, des arts graphiques, peu importe. Mais ça c'est tout l'encadrement de la nation.

3:34

Il y a aussi une grosse préoccupation des Français et notamment qui est leur premier poste de dépense, c'est c'est le logement. Euh Marine Le Pen hier a mis le doigt he sur ce mal français, sur la difficulté à se loger. Est-ce que euh mettre ça dans une campagne présidentielle, est-ce qu'elle fait Marine Le Pen un un bon diagnostic ? Non, mais elle constate une stricte réalité, madame. C'est exactement la conséquence de ce que je vous disais avant. Il nous faut à peu près 450000 à 500000 logements par an pour avoir une offre normale pour que vous puissiez déménager, pour qu'il y ait pas le droit droit au logement posable qui bon actuellement il y a des gens qui ont dit au trésor non mais plus de 280 c'est pas la peine. Le système centralisé est

4:19

dingue il est complètement dingue. Bon évidemment qu'il faut revenir à 500000. Bon donc la question centrale c'est comment on double la production de de tous les logements des étudiants, des artisans, des commerçant à tout le monde hein, logement social, logement privé parce que c'est une chaîne le logement il faut doubler. Pour doubler, vous pouvez pas continuer à avoir une politique du logement décidée à Paris et non pas en Bretagne par les Bretons avec pour une résidence de 50 logements, 42 organismes, 42 autorisations. Il faut simplifier. Quand vous entendez Marine Le Pen souhaiter la priorité aux Français pour bénéficier de logement social, qu'est-ce que vous en pensez ? Mais ne c'est pas moi, Attendez, c'est amusant, c'est intéressant mais il faut

5:02

doubler la Le problème, c'est pas comment on distribue la pénurie. Moi je Mais le principe vous choque quand même. Mais mais non mais c'est nous on va passer notre temps à discuter de truc théorique choquant dans les concepts. Je vous dis madame, on est à la veille d'un drame sur le logement. Le logement c'est le nid. C'est le nid des parents. C'est le nid des enfants. C'est c'est ce qui structure un couple, une famille, des enfants. Il faut doubler la production. Moi, j'attends, j'attends un programme qu'il double. Ma conviction à moi, c'est laisser les bretons. On supprime la direction des affaires immobilières à Paris. On va laisser les Bretons ou les Associens s'occuper de leur stratégie, de leur lois sur le logement, sur l'urbanisme méthode. Il y a aussi euh la

5:45

hausse du prix de l'énergie, le carburant, le gaz, l'électricité, le mur de la dette, la faible croissance. Est-ce que ce matin vous sonnez l'alarme ? Est-ce que vous dites que la France va dans le mur ? Non, il y a il y a 5 ans, j'ai écrit au candidat Emmanuel Macronzo, ça s'appelait l'alarme et je décrivais malheureusement exactement ce qui allait se passer. Je dois dire que j'ai pas été déçu par l'accélération de la dégradation parce que quand un système ne marche pas, il y a pas d'ébout qui marche. Rien marche. Voilà, c'est c'est comme ça. Notre système n'est plus organisé. Et c'est quoi le principal ressort qui nourrit la défiance des Français pour vous ? Et bien, c'est tout simplement la défiance que les dirigeants ont à l'égard des Français. Voilà. Quand vous

6:24

avez un système tâtillon, regardez même votre métier, il y a même une commission de contrôle des sondages tous les jours. Tous les jours chaque fois qu'il y a un sondage. On est dans un système de contrôle de commission, de régulation, de comité de suivi, de comité de pilotage. On n'est plus un pays qui construit, qui fabrique, qui envoie des des fusées, qui qui fait de l'élevage, de la Non, on est un pays de contrôle. Au fond, il y a 30 ans, on était un pays d'ingénieur, d'agriculteurs, de de scientifiques, de chercheurs. Aujourd'hui, on a un pays d'inspecteur des finances, de contrôleurs d'état, de commissaire, de technocrates. Quand vous entendez par exemple les appels à la mobilisation Fabien Roussell encore ce weekend à la fête de l'huma, est-ce que vous qui

7:07

arpentez un peu le pays, vous redoutez un mouvement gilets jaune, un soulèvement des Français ? Est-ce que c'est un risque qui est fort en ce moment ? Écoutez, vous savez Len disait me demandez pas quand arrive la révolution, c'est elle qui décide. Donc les prévisions, moi je sais pas ce que je sais c'est que il faut absolument qu'on revienne dans une société de confiance, qu'on puisse faire confiance au Breton, au Normand, aux Corses, je veux dire, pour la gestion de du quotidien de leur existence. Et cette idée qu'il y aurait des jeunes gens à Paris à Ber qui vous qui dicteraient notre conduite est une purpelie. On est rentré dans une société de méfiance. Il faut aller dans une société de confiance. C'est il faut bien comprendre que les comptes, les déficits français,

7:46

je les annonçais à l'époque, les déficits français qui sont invraisemblables sont la le la résultante de notre désorganisation. Faut bien comprendre ça, votre remise à plat, votre méthode, euh c'est pour vous une alternative au au duel annoncé Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, c'est l'espace du bloc central. Mais je sais pas ce que ça veut dire. Ah ben il faut que ça se traduise quand même un moment par un objet politique qui soit dans le débat auprès des Français. Non, vous êtes sympa mais euh présentez pas l'adition avant le repas quoi. Bah oui, mais TikTok je me suis le tôt pour venir vous voir. Laissez-moi passer la journée. Non, ce que je constate c'est que Olivier Galziier Avignon lance son mouvement le bon sens des territoires. Olivier Beche fait la même

8:29

chose en Alsace. Vois je je vois qu'à Fort de J'avais un entretien cette nuit avec Serge Lestimi euh de Fort de France. qui a eu l'appel de for ce que ce que personne ne comprend c'est que cette société parisienne complètement bloquée, elle est morte. Il y a qu'ici qu'on ne le sait pas. On vous entend et on comprend que vous souhaitez la la remise en place de la manière dont la France fonctionne jusqu'à présent. Mais quand même, je vais vous poser une question un peu bébette peut-être mais qui pour qui pour l'incarner. Vous savez très bien que la présidentielle, on dit toujours la rencontre d'un homme et d'un peuple ou d'une femme d'ailleurs. Est-ce que ce serait vous ? Est-ce que vous pourriez incarner ça à la présidentielle ? Non et ce n'est pas la question juste vous venez de dire la ch

9:12

Non mais vous avez raison mais euh vous venez de dire une chose incroyablement importante. On est dans ce pays dans une religion de la présidentielle qui est complètement démon le niveau de dégradation dans laquelle nous sommes nécessite une équipe de redressement des mécanaux de la République. Si vous avez pas une équipe attend ultra préparée ultra préparée qui est allé voir toutes les parties prenantes sur tous les sujets bien avant présenter en même temps que la présidentielle pour les législatives et le gouvernement si vous n'avez pas une équipe complète ça ne fonction. Vous avez une équipe vous travaillez avec l'équipe par exemple Thierry Breton, il fait partie de votre équipe mais je n'ai pas mon équipe. Je vois Thierry est un des types qui a le plus

9:54

grand rail sur un nombre de sujets invraisemblables. Évidemment évidemment. Vous pensez qu'à l'arrivée, il y aura une personnalité qui prendra la tête de cette équipe pour traduire ça à la présidentielle ? Oui. Ou ou ou des candidats qui ont voilà qui vont changer leur logiciel ? Enfin tout est open. Ce n'est pas une opération politicienne. Je vais vous dire j'irai jamais ou je ou pourquoi pas parce que vous êtes identifié des français vous êtes pas mon Attendez moi je suis parti il y a 15 ans ou donc si vous voulez des retours en politique ça non mais c'est ben allez discuter avec ma femme puis on en parlera après. Euh donc non mais il faut bien comprendre attendez on peut pas avoir un système où Carole Delg Hervé Morin pas de rapport direct Valérie PCR et et le

10:33

formidable président de Bretagne sur ces sujets là sont d'accord et considérer que c'est pas grave on va continuer l'élection présidentielle comme elle est Est-ce que c'est ça peut pas être porté tout simplement par Édouard Philippe ? Est-ce qu'il fait un bon début de campagne Philippe Je veux je vous ai déjà dit vous m'avez invité je dis madame je commenterai pas les petites phrases et les individus ça ne m'intéresse pas les quelques minutes c'est pour convaincre les fran qui sont ce qui est terrible le sondageop il dit en gros le fédéralisme à la française he l'état fait ce qu'il a faire et que ça et les provinces font le reste. 71 % des Français sont d'accord mais à Paris c'est comme si ça n'existait pas. Ce n'est pas ce n'est pas notre tradition, c'est pas l'histoire de France, c'est

11:15

une blague. Donc je vais essayer de déverrouiller tout ça. Et bien parfait. Merci beaucoup Jean B. Bonne journée à vous et bonne journée. Merci. M.