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Audition parlementaireLCP (sur YouTube)· 24 février 2026 206 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEnvironnement & énergieNumériqueÉconomie & entreprises

[DIRECT] Hugo Clément et Samuel Etienne auditionnés à l'Assemblée nationale - 24/02/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 26 %Attaque 38 %Défensif 36 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Comment expliquez-vous la polarisation du débat sur votre travail ? Quelle est votre déontologie pour garantir l'impartialité dans l'information scientifique ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Comment intégrez-vous le contradictoire dans vos reportages ?

  • 25:00RelanceRéponse partielle

    Quel regard portez-vous sur la hiérarchisation de l'information sur le meurtre de Quentin dans le service public ?

  • 30:00RelanceRéponse directe

    Est-ce que vous trouvez pertinent de parler d'instrumentalisation quelques jours après la mort de Quentin ?

  • 35:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi ne pas être resté salarié de l'audiovisuel public ? Quel degré de liberté cela vous apporte-t-il ?

  • 40:00RelanceRéponse directe

    Est-ce que vos prises de position sur Twitch sont compatibles avec votre rôle dans le service public ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 20:00Hugo ClémentFait
    « On soumet nos émissions à des experts avant diffusion, on les fait visionner par des experts indépendants qui ne sont pas forcément partie prenantes de l'émission. »
  • 35:00Samuel ÉtienneFait
    « Je ne consomme pas la télévision, je ne regarde pas les journaux de 20h, je ne regarde pas les chaînes d'info en continue. »
  • 16:00SPEAKER_XXFait
    « nous avons choisi Winter Production parce qu'il se trouve que c'est une boîte de production dans laquelle travaille Hugo Clément et que Hugo Clément est un référent en matière d'environnement. »
  • 3:10Fait
    « Je ne suis pas salarié du service public, je n'ai pas de lien salarial avec France Télévision et donc je n'ai pas d'obligation de demander à mon employeur. »
  • 5:50Chiffre
    « 80 % des insectes volants ont disparu ces 30 dernières années en Europe. »
  • 0:18Locuteur 2Fait
    « on ne trouve aucune facture qui concerne des dépenses de train »
  • 0:30Locuteur 2Chiffre
    « une centaine de milliers d'euros pour cette émission sur le front qui a été facturée »
  • 2:20Hugo ClémentChiffre
    « il y a à peu près une centaine de milliers d'euros pour cette émission sur le front qui a été facturée, dont notamment près de 20000 € de vol interne »
  • 4:00Hugo ClémentChiffre
    « on a entre 4 et 5 tournages chaque jour »
  • 10:00Locuteur 2Fait
    « Vous produisez une émission de grande écoute, un talk show le samedi soir ou vous intervenez également comme chroniqueur »
  • 1:00Fait
    « ils vont disparaître, je suis d'accord, ils vont mourir. »
  • 48:00Fait
    « on me dit que il faut que je sorte du groupe pour que ce soit euh alors au début je comprends pas pourquoi. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

présenté auprès d'un membre de ma famille en se présentant comme un journaliste indépendant et en disant si vous avez évidemment des choses très à charge concernant même dat, on est prêt même à vous indemniser s'il le faut. Voilà, je le maintiens. La semaine suivante, le jeudi 12 février, notre commission a auditionné les journalistes de complément d'enquête.

Ils ont démenti avoir tenté de monayer de quelque manière que ce soit des renseignements concernant la ministre. aussi en application de l'article 6 de l'ordonnance de 1958. Nous avons demandé avec monsieur le rapporteur à la ministre et à complément d'enquête les documents pouvant étayer leurs propos.

Complément d'enquête nous a fait parvenir des emails. Un proche de la ministre a transmis au rapporteur des échanges venant étayer les propos de la ministre échange que monsieur le rapporteur m'a transmis. Je vais donc examiner de près ces documents et regarder les suites qu'il convient de donner.

Et je rappelle qu'au terme de l'article 6 de l'ordonnance de 1958, il est prévu qu'en cas de faux témoignage, des poursuites sont exercées à la requête du président d'une commission d'enquête et peuvent donner lieu le cas échéant à une peine de 5 ans d'entreprisonnement et à 75000 € d'amende. Je voudrais revenir rapidement sur un incident qui m'a paraît extrêmement grave. D'autant plus grave qu'il émane d'une députée membre de notre commission d'enquête, par ailleurs vice-président de l'Assemblée nationale.

Le 13 avril 2023, monsieur Hugo Clément que nous auditionnons aujourd'hui, vous avez participé à un grand débat sur les valeurs volume 2 organisé par le magazine Valeur Actuelle où vous avez notamment échangé avec Jordan Bardella sur des sujets environnementaux et sur le bien-être animal. Cette participation vous avait été reprochée à l'époque avec un tweet de Raphaël Arnaud qui n'était pas encore député où il vous avait accusé d'avoir discuté avec tout le gratin néofasciste à la suite de la mort de Quentin de Roc il y a quelques jours, du meurtre de Quentin de Roc il y a quelques jours, en marge d'une conférence à science pot de madame Rima Hassan, vous avez réagi sur les réseaux sociaux, monsieur Clément, en écrivant notamment à monsieur Arnaud, désormais député, échanger, discuter, débattre, c'est sûrement imparfait mais c'est toujours mieux que la violence et le lincharge d'un homme à terre. Et c'est à ce tweet que notre collègue madame Abomangoli, député de la France insoumise, vice-présidente de l'Assemblée nationale a réagi en vous qualifiant, je cite, de fachot, pseudo écolo et de sorties.

Je dis très clairement, ce poste est inacceptable, intolérable. Madame Abon Mongolie est membre de notre commission d'enquête et le respect des personnes que nous auditionnons n'est pas une règle négociable. Je l'ai rappelé à plusieurs reprises.

La liberté d'expression n'autorise pas tout. Ma place est de garantir que notre commission d'enquête se déroule dans un cadre digne et respectueux. Et je ne laisserai pas une députée membre de notre commission insulter les personnes que nous auditionnons.

La liberté d'expression à ses limite. L'injure publique en est une. Et je concluraai en disant très solennellement qu'alors que notre pays est fracturé, polarisé, les mots sont des armes, des bombes à retardement.

Quand on est député, on ne plante pas des cibles dans le dos de nos concitoyens. On peut tuer dans notre pays pour un adjectif, un qualificatif jeté à la figure. Traiter quelqu'un de fachaot dans le contexte actuel m'apparaît particulièrement grave.

Quand on est député, le respect doit être une valeur cardinale et tant que je serai président de cette commission d'enquête, j'y veillerai. Je vous invite maintenant et je vous invite à reprendre le cours de nos travaux et d'accueillir en accueillant monsieur Samuel Étienne et monsieur Hugo Clément. Vous êtes tous les deux des présentateurs, des producteurs, des visages connus de l'audiovisuel public et c'est en cette qualité que nous vous auditionnons cet après-midi.

Hugo Clément, vous êtes diplômé de l'ESJ de Lille, vous avez été pigiste pour la dépêche du midi et au sein de 20 minutes. En 2012, vous entrez à France Télévision où vous êtes reporteur pendant 3 ans. Après un passage par le petit journal sur Canal Plus où vous faites connaître du grand public, vous restez dans la même équipe pour devenir chroniqueur dans l'émission quotidien diffusé sur TMC.

Vous quittez TMC pour rejoindre l'équipe de Combini avant de retourner sur France 2 en 2019 où vous animez des émissions consacrées à l'environnement. En 2022, vous confondez le mé le média en ligne que vous qualifiez de médias d'enquête mais également de médias d'action et qui s'est rendu célèbre notamment pour avoir impulsé une mobilisation contre l'importation de l'engrais DAP 1846 et qui a réalisé de très nombreuses enquêtes allant de la face obscure de TikTok au danger de la Spartam. En 2019, vous avez fondé votre entreprise, votre société de production Winter Production qui produit notamment l'émission sur le front diffusé sur France 5 et vous participez à l'émission Quelle époque dans laquelle vous êtes chroniqueur.

Vous êtes connu pour vos combats en faveur du bien-être animal et de l'environnement. Et je dirais simplement à ce stade de ma présentation que certains de vos reportages ont suscité la polémique. On se souvient d'une passe d'arme que vous avez eu avec le président du conseil départemental de l'Ardèche au sujet de la filière de la laine dans ce département ou des enjeux d'accusation de racisme.

Donc vous avez fait l'objet en défendant le militant écologiste Paul Watson. Certains vous ont reproché de conduire des enquêtes à charge et de toutes ces interrogations, de toutes ces polémiques, vous pourrez répondre. Monsieur Samuel Étienne, al on me précise votre origine, je l'ai pas fait pour monsieur Hugo Clément.

On me dit que vous êtes Renéis d'origine. Euh bien qu'ayant poursuivi des études de sciences politiques et de droit, vous avez toujours voulu être journaliste. Vous effectuez des stages à Ouest France à Radio Nostalgie.

Après un un rapide passage par Disney Channel, vous rejoignez la rédaction de Ité. Vous avez l'émission de débat intitulé "N'ayons pas peur des mots." Après avoir rejoint France 3, vous devenez le nouveau visage du jeu question pour un champion.

À la même époque, vous présentez la matinale de France Info et ce pendant 6 ans. En 2021, vous découvrez, paraît-il, pendant le confinement, la plateforme de streaming Twitch où vous créez une émission de revue de presse la matinée et Étienne. Je dirais simplement que vous êtes des visages du service public. audiovisuel que vous multipliez les projets et que nous sommes heureux de vous accueillir dans cette commission d'enquête.

Avant de vous donner la parole pour un propos liminaire et comme vous le savez et comme nous l'imposent les textes, je vais vous demander de nous déclarer tout autre intérêt public ou privé de nature à influencer vos déclarations. Et je vous rappelle que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires impose aux personnes auditionnées par une commission d'enquête de prêter serment de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité. Je vais donc vous inviter chacun à tour de rôle à lever la main droite et à dire je le jure.

Je le jure. Merci. Je le jure.

Merci. Et je vous cède la parole pour un propos liiminaire. Merci monsieur le président.

Merci monsieur le rapporteur. Merci mesdames et messieurs les députés. Je suis ravi d'être ici aujourd'hui pour parler de ce sujet qui nous tient beaucoup à cœur l'audiovisuel public.

J'ai pas écrit de proposiminaires parce que je voulais laisser le maximum de temps pour vos questions. Je suis là pour répondre à vos questions avant tout. simplement euh vous rappelez le le lien très fort qui m'unit à à l'audiovisuel public.

Euh j'ai commencé ma carrière en 2012 en sortant d'école de journalisme à France I en en passant un concours qui s'appelle la bourse Gendarci qui existe toujours aujourd'hui où tous les diplômés des écoles de journalisme euh passent ce concours et le le gagnant celui qui remporte la bourse euh intègre France Télévision en contrat à durée déterminée. Et donc j'ai j'ai gagné ce concours et je suis entré à à la rédaction de France 2, d'abord à Télématin, ensuite au service des informations générales euh qui produit des reportages pour le journal de 13h et le journal de de 20h. Et j'y ai travaillé pendant euh 3 ans de 2012 à 2015.

Ensuite, je suis parti, vous l'avez dit, monsieur le président, dans le privé, notamment au petit journal de Canal Plus euh avant de revenir bien des années plus tard pour produire des émissions de télé pour l'audiovisuel public. Euh vous avez cité sur le front qui est notre émission d'investigation sur les questions environnementales dont on est très fier qui est à la fois un succès d'audience et un succès de fond puisqu'on révèle de nombreuses situations qui sont inconnues de nos concitoyens. Je sais pas si vous avez vu le numéro qui est passé hier soir sur France 5 consacré au métaor rar euh et à la question de la souveraineté de la France sur la question des métaor notamment toutes les réserves de lithium qu'on a chez nous et qu'on pourrait exploiter pour réduire notre dépendance vis-à-vis de la Chine.

Euh on produit également avec Winter Production qu'on a fondé avec mon associé Régie Slamanaroda l'émission Quelle éépoque présentée par Léa Salamé que vous avez reçu ici. On produit aussi des documentaires pour l'audiovisuel public notamment avec Stéphane Bern. On a produit une émission récemment sur le patrimoine.

C'est un sujet qui nous est cher et qui je pense l' aussi pour vous. Euh et euh je précise aussi parce que c'est important que contrairement à d'autres personnes qui ont été auditionnées ici devant votre commission, je ne suis pas salarié de France Télévision. Euh je n'appartiens pas à France Télévision et donc je parle en mon nom évidemment propre, pas au nom de l'audiovisuel public.

Euh je parle en mon nom et en celui de de ma société puisque nous produisons aussi beaucoup de contenu et de reportages pour des chaînes privées, des diffuseurs privés, des plateformes françaises ou étrangères. On produit aussi des formats numériques qu'on qu'on fabrique nous-même et qu'on diffuse nous-même. Je présente notamment un podcast sur le sport d'endurance qui est aujourd'hui le podcast leader sur ces questionsl qui s'appelle Safe Pace qui est diffusé toutes les semaines.

Si vous courez ou vous faites de la natation, vous direz écoutez, ça vous intéressera. Euh ça évidemment c'est une production 100 % privée euh qui n'a aucun lien avec l'audiovisuel public. On opère aussi euh avec mon associé euh le site qui est un site euh qui fonctionne uniquement sur fonds privés et grâce aux abonnements de euh des personnes qui qui nous soutiennent.

Et puis on a aussi euh entre autres activités euh une agence destinée euh aux entreprises qui est une filiale de Winter Production qui s'appelle Première Saison avec laquelle on produit des contenus à vocation publicitaires institutionnelles en marque blanche qui donc là n'ont encore une fois aucun lien avec l'audiovisuel public. Voilà, c'était pour que vous ayez un peu le le panorama de de de des productions qu'on fait aujourd'hui. Et je terminerai juste en disant ma fierté de travailler avec l'audiovisuel public.

J'y ai commencé en tant que journaliste. Donc je sais la rigueur avec laquelle les journalistes du service public font leur travail. Je sais la chance qu'on a nous producteurs privés de pouvoir proposer des émissions comme sur le Front qui est une émission d'investigation sur des questions environnementales.

Je ne sais pas si cette émission pourrait exister aujourd'hui ailleurs que sur le service public. C'est peu probable. Donc on est très fier, très heureux de travailler pour France Télévision, d'être le prestataire de France Télévision.

Euh et on parlera, j'imagine plus en avant de de des détails des émissions, mais voilà, c'était pour planter un peu le le décor. Merci pour ce proposiminaire. Et est-ce que monsieur Étienne vous voulez dire ?

Oui, je m'en excuse. Euh, comparé à mon confrère Hugo Clé, je vais être très scolaire parce que je trouve très intéressant l'exercice du propoliminaire. Monsieur le président, vous avez rappelé la puissance des mots qui parfois peuvent être des armes tout à l'heure et et du coup, je voulais vous proposer un un message que j'ai chronométré à 5 minutes précisément pour dire deux choses.

D'abord, je vous remercie monsieur le président, monsieur le rapporteur, euh mesdames et messieurs députés de cette invitation. C'est la première fois que je suis à à l'Assemblée nationale à mon grand âge et je suis un peu impressionné. Euh on regarde les qualités des personnes auditionnées précédemment parce que j'ai regardé beaucoup de d'auditions.

Euh je suis pas sûr de vous éclairer beaucoup pour vos travaux. Euh je vais faire de mon mieux en toute honnêteté avec riger et avec une grande liberté de parole puisque je ne suis plus salarié de France Tévision depuis près d'un an maintenant donc je parlerai également en mon nom. J'ai écouté avec beaucoup d'attention plusieurs auditions menées par la commission et je voudrais saluer d'abord la qualité des échanges.

Euh je trouve formidable que les citoyens puissent constater un site visu en direct ou en replay. euh le le travail des représentants de la nation avec le travail, la connaissance des sujets traités que cela implique à condition bien sûr d'écouter ces auditions dans la longueur et de pas se contenter parfois de quelques clips de quelques poignées de secondes posté sur les réseaux sociaux hors de tout contexte de toute contradiction qui ferait ça mais voilà je préfère conseiller d'écouter les choses dans la longueur moi qui suis un observateur passionné c'est vraiment l'une de mes passions de de la vie politique de notre pays depuis plus de 30 ans. Je peux vous assurer que cette recherche du buzz de la petite phrase de la polémique qui fait des vues sur internet au profit d'une notoriété numérique médiatique et ou politique est l'un des moteurs à mon sens les plus puissants du fossé grandissant entre les Français et le représentant.

J'incite donc tout à chacun à écouter ces commissions mais à les écouter vraiment sauf quand la même question est posée quatre ou cin fois de suite malgré qu'une réponse a été apportée là parfois on peut on peut se permettre de zapper. Dans mon propos liminaire, je voudrais donc saluer le travail de cette commission et je voudrais dire deux choses précisément. D'abord, souligner l'importance de la coexistence d'un secteur public de l'audiovisuel et d'un secteur privé.

Moi, j'ai travaillé dans les deux univers, donc je crois que je les connais un peu et puis je me permettrais de dire que pour l'heure, beaucoup des questions posées dans le cadre de cette commission me semblent passer peut-être à côté de l'essentiel. D'abord sur la coexistence d'un secteur privé et public de l'audiovisuel. Alors, ils ont tous deux, ça a été rappelé d'ailleurs lors des auditions précédentes, deux missions extrêmement différentes.

Une entreprise privée a d'abord le devoir de faire des bénéfices. C'est sa mission, c'est en quoi elle ferme. Quiconque s'intéresse au monde de l'entreprise le sait.

Elle doit donc faire un maximum d'audience pour vendre le plus cher possible ses espaces publicitaires. Ce faisant, elle peut proposer des programmes de qualité. D'ailleurs, cela arrive très souvent, mais ça n'est pas sa finalité première.

Le secteur public lui se voit imposer un cahier des charges très contraignant par l'État et c'est bien normal puisqu'il est financé à 80 % par l'argent public. dans le caille des charges de France Télévision que je suis allé consulter, on lui demande, j'en dirai qu'une petite partie parce que la liste est immense, de s'engager en matière d'émission culturelle, musicale, scientifique, en matière d'éducation au développement durable, de documentaires, de programmes pour la jeunesse, d'éducation aux médias, d'Europe, d'émission religieuses, de lutte contre les discriminations, de représentation de la diversité à l'antenne, d'accès des programmes aux personnes handicapées, je pourrais continuer ainsi longtemps et le tout, s'il vous plaît, en faisant de l'audience parce que c'est décrit noir sur blanc dans ce cahier des charges. que cette télévision doit aussi être populaire et toucher le plus grand nombre de téléspectateurs possibles.

On lui demande donc beaucoup de choses, de remplir des missions que le privé n'a pas à remplir, de faire des émissions de qualité et de faire de l'audience et le plus fou c'est qu'elle y arrive et résout une forme de cadrature du cercle. D'où ma conviction aujourd'hui, après 30 ans d'évolution dans cet univers que ce système d'une coexistence entre un secteur public de l'audiovisuel et un secteur privé de l'audiovisuel est une bonne chose pour notre pays, notamment parce qu'il a même de tirer les programmes vers le haut. La deuxième et dernière chose que je voudrais dire, c'est que et je le dis avec beaucoup de respect pour cette commission et l'institution qui est l'Assemblée nationale, c'est que nous passons peut-être ici à côté de l'essentiel.

L'audovisuel public aujourd'hui, vous m'avez compris, il a pas besoin d'être affaibli. il a besoin d'être renforcé pour relever un défi parce que vous savez que les médias traditionnels sont confrontés à un défi qui est terrible, la fuite massive des téléspectateurs, des auditeurs, des lecteurs. Moi je suis un amoureux de la presse écrite pour le divertissement comme pour l'information vers les plateformes, vers les réseaux sociaux et essentiellement contrôlés aujourd'hui par des pays étrangers États-Unis et Chine pour ne pas les citer l'eau du v aujourd'hui publique qui doit être renforcé.

Pourquoi ? Parce que si on ne l'aide pas à relever ce défi d'ici quelques années, ce ne sera plus nécessaire de débattre de la privatisation éventuelle de cet a visuel publique parce que il y aura plus rien à privatiser tant il sera affaibli comme le seront d'ailleurs beaucoup d'autres médias traditionnels. Un dirigeant d'une grande télévision française déclaré en juillet dernier "La télé est en train de crever".

Il s'agit pas seulement d'emploi ou même d'investissement public sur des dizaines d'années dans le cas de de l'audovisel public, mais de savoir si demain nous voulons être informés et divertir essentiellement par des plateformes étrangères sans avoir à dire un mot sur la qualité des contenus. À mon sens, c'est surtout de cela dont on devrait parler d'une commission sur l'ovisuel public plutôt que de poser parfois parfois certaines questions en boucle audition après audition alors même que les réponses sont apportées sur tel numéro de tel magazine sur le salaire de tel ou tel sur les petits fours les voitures. Non pas que ces sujets ne sont pas importants puisqu'il s'agit de contrôler une dépense d'argent public mais une fois que des réponses ont été apportées, on puisse peut-être passer à autre chose et se pencher sur l'essentiel.

Et j'en conclus avec ces mots. L'essentiel, ce sont ces défis que doivent relever les médias traditionnels menacés d'un affaiblissement d'une disparition par des plateformes et des réseaux sociaux américains ou chinois sur lesquels un état comme l'État français n'a que peu de moyens pour influer sur la qualité des programmes. Il s'agit donc de défendre cette exception culturelle dont nous devons être fiers et au final c'est une question de souveraineté et merci de votre attention.

Merci. Merci beaucoup. Ça me permet de rappeler que que effectivement le principe d'une commission d'enquête, c'est de mettre en lumière les dysfonctionnements et les manquements et que il y a d'autres instances à l'Assemblée nationale pour effectivement traiter la question des grands défis.

Il y a par exemple une proposition de loi qui est sur la table sur l'audiuel public pour parler aussi de l'avenir de sa gouvernance, de sa stratégie et de sa vision, de sa mission et que c'est aussi le cas d'une commission d'enquête où on peut révéler des dysfonctionnements et des manquements. Je partage avec vous qu'effectivement l'identification des 54 voitures de fonction à France Télévision peut paraître insignifiant et pas être passé à côté du sujet. Je pense que quand même c'est le principe aussi d'une commission d'enquête de révéler certains manquements et certains dysfonctionnements, mais c'est aussi le rôle de ces auditions.

On est heureux de vous accueillir pour pouvoir vous poser des questions et notamment des questions sur le fond et notamment sur l'information puisque vous êtes tous les deux des acteurs aussi de de l'information sur le service public audiovisuel. J'aurais peut-être une une enfin j'aurais peut-être une question pour pour vous, monsieur Clément. Euh à chaque reportage euh que vous euh que vous produisez ou que vous présentez, on voit des polémiques poindres.

Euh certains vous qualifient de lanceur d'alerte, euh saluent votre travail, euh mettant en avant aussi euh la question environnementale, lui donnant de la visibilité sur les antennes du service public. D'autres euh vous critiquant en indiquant que vous participez de la des informations. Certains vous vous reprochent de relayer euh des fausses informations, des chiffres truqués.

Enfin, je cite ce que ce qui est dit à chacun de de vos reportages, peut-être pas à chaque fois mais en tout cas assez régulièrement. Et ma question, elle était assez assez simple. Comment expliquez-vous finalement qu'il y ait une telle polarisation du débat sur votre travail, sur les émissions que vous produisez, que vous présentez ?

Quelle est la déontologie que vous vous utilisez pour garantir justement une forme d'impartialité dans l'information scientifique ? Parce que cette commission d'enquête, elle traite de la neutralité, de l'impartialité de l'information. On l'a beaucoup traité sur la question de l'impartialité de la neutralité politique.

Vous êtes un acteur essentiel de l'information environnementale et là aussi les enjeux d'impartialité de pluralisme euh sont importants. Moi, je crois pas beaucoup au mot de neutralité mais je crois à l'impartialité et je crois et je crois au pluralisme et comment dans l'information environnementale vous garantissez ce pluralisme et cette impartialité ? Est-ce qu'il y a des moments où vous avez reconnu en voyant les réactions là d'un syndicat là d'une association de la presse scientifique ou de la formation scientifique que peut-être il y avait eu des erreurs ou une méthodologie qui avait pas été suffisamment appliquée et si c'est pas le cas voilà peut-être quelques éléments sur votre déontologie la manière dont vous travaillez.

Merci monsieur le président. Écoutez, je serais ravi de répondre sur des frais précis ou des reproches précis. Si vous en avez, je serais ravi d'y répondre parce qu'on a évidemment euh réponse à tous les éléments qui nous sont reprochés.

Euh bienvenue dans le monde merveilleux de l'investigation, monsieur le président. Quand vous faites de l'investigation, vous faites des mécontents. Euh si personne ne réagit à votre enquête, personne ne la critique, s'il y a pas de polémique, c'est que vous avez mal fait votre travail et que vous tombez à côté.

Parce que le principe de l'investigation, c'est de révéler des choses que certains ne veulent pas révéler au grand public. Et c'est bien pour ça que les émissions d'investigation existent. C'est c'est rigolo parce que j'en ai un exemple sous le nez euh d'un des sujets qu'on a traité dans sur le front.

On a fait un une émission qui s'appelle euh carton la fausse bonne idée point d'interrogation. Et euh pendant cette émission, on enquêtait notamment sur ce petit gobelet que vous nous avez mis gentiment à disposition devant nous, la Air Cup. Euh et donc je suis je suis je suis ravi de la de la retrouver aujourd'hui euh puisque c'est un gobelet qui dit "Je suis un gobelet carton sans film plastique entièrement recyclable et compostable à domicile." Et bien figurez-vous que nous avons soumis ce gobelet de l'Assemblée nationale à des chimistes, à des experts, un laboratoire expert qui a analysé sous nos caméras ce gobelet et qu'il contient.

Alors, je ne sais pas si c'est encore le cas aujourd'hui. Peut-être que depuis notre reportage, il y a eu des changements, mais à l'époque du reportage, les chimistes nous ont appris qu'il contenaient du plastique, en l'occurrence du PVC et que la publicité qui en était faite comme d'un gobelet sans plastique était une publicité qui était un peu à côté de la réalité. Alors forcément, ça a fait des mécontents cette révélation. notamment l'entreprise qui fabrique ses ses gobelets n était pas contente, nous a reproché de ne pas donner de bonnes informations.

Il se trouve que nous n'avons jamais jamais jamais depuis l'existence de Surlefront jamais été condamné. Alors, on a eu beaucoup de lettres d'avocats qui nous ont menacé de procès. On a eu quelques procès en diffamation.

Nous n'en avons jamais perdu un seul. Voilà, depuis l'existence de sur le front, nous n'avons jamais perdu un seul procès sur le fond. Euh et donc toutes nos enquêtes sont euh sourcées.

Euh nos enquêtes, je vais vous expliquer rapidement comment ça se passe si vous le voulez bien. Euh d'abord, pendant plusieurs mois, on travaille avec des enquêteurs euh qui sont euh salariés de Winter Production, qui passent des coups de fil, qui lisent la documentation scientifique, qui recueillent les témoignages de lanceur d'alerte, de d'experts, d'ingénieurs et cetera afin de savoir s'il y a matière ou non à enquêter et à aller tourner. Une fois que la phase d'enquête est terminée, nous nous allons sur le terrain sans idées préconçu et ça c'est important de le préciser, sans idées préconçues.

On ne part pas avec une feuille de route en se disant on veut montrer ça. Non, on se part avec un questionnement et on essaie d'apporter des réponses à ce questionnement. Et une fois que la phase d'enquête de terrain est terminée, ça peut prendre plusieurs mois, parfois même plusieurs années.

Et je tiens à préciser qu'il y a beaucoup d'enquêtes qui débutent et qui ne sont jamais diffusées parce qu'on estime que soit il n'y a pas suffisamment de faits corrobor à l'antenne, soit parce que les difficultés d'enquête nous empêchent de tourner des séquences clé. Donc il y a parfois des enquêtes qui ne vont pas au bout, il y en a même beaucoup. Euh mais une fois que les enquêtes sont bouclées, on fait euh je pense ce que quasiment aucune émission ne fait, c'est qu'on fait comme les scientifiques euh on soumet nos émissions à des experts avant diffusion, on les fait visionner par des experts indépendants qui ne sont pas forcément partie prenantes de l'émission d'ailleurs, qui ne sont pas forcément des experts qui vont conclure précisément à chaque fois à la même chose que ce qu'on peut voir dans l'émission.

Euh on soumet ces émissions à des scientifiques, à des ingénieurs, à des experts, à des agriculteurs pour qu'ils puissent nous remonter en amont de la diffusion les éventuelles imprécision, les éventuelles erreurs. Et donc ça c'est un processus qu'on a mis en place et qui nous évite de dire euh des bêtises ou des fausses informations. Euh et donc ça c'est très important.

On le fait sans idées préconçues, on le fait évidemment sans agenda politique puisque c'est un peu le sens de votre question. Il y a des critiques qui nous sont faites comme quoi nous aurions un agenda politique derrière. Euh vous savez, depuis que je fais ce métier, monsieur le président, j'ai l'habitude d'être mis dans des cases.

Alors un peu toutes les cases, hein. Alors vous l'avez dit en introduction, parfois je suis un fachaot, parfois c'est l'inverse, je suis un bobo. Bon, j'entends tout et n'importe quoi à mon sujet.

Ça m'est un peu égal pour pour être honnête. Je laisse les politiciens nous mettre dans les cases qu'ils veulent. Nous, on fait notre travail, un travail d'enquête, sérieux, sourcé, de terrain, un travail qui s'adresse à tous les citoyens, queles que soient leurs opinions politique, quel que soit leur lieu de résidence géographique, leur profession, on s'adresse à tout le monde.

On est une émission grand public qui a pour vocation de mettre ses sujets environnementaux qui sont des sujets d'intérêt général au-dessus des clivages partisan, au-dessus de ce bouillon justement d'affrontement politique parce que ce sont des sujets d'intérêt général. Donc voilà, je pourrais vous parler très longuement, mais on n pas le temps aujourd'hui, mais de toutes les enquêtes et toutes les révélations que nous avons faites, notamment sur la question des lentilles qui a fait beaucoup parler ces derniers mois pour le coup uniquement bien, j'ai pas vu beaucoup de critiques sur cette enquête, mais peut-être que vous m'en m'en ferez part où nous avons montré que nos agriculteurs français qui respectent la réglementation française en matière de pesticides se retrouvent concurrencé dans le cadre d'accord de libre échange par les agriculteurs canadiens, les cultiv cultivateur de l'entadien qui eux ne respectent pas notre réglementation, utilisent des produits qui sont interdits chez nous et on continue dans le cadre de ces accords de libre échange à importer ces lentilles qui sont mises en concurrence avec nos lentilles françaises, ce qui est un cas typique non seulement de mise en danger des consommateurs, de destruction des écosystèmes au Canada et de concurrence desloyales pour nos agriculteurs. Des exemples comme ça, j'en ai 1000.

On pourrait en parler pendant des jours entiers, mais voilà, tout ça pour vous dire que sur le fond des enquêtes, nous n'avons jamais été remis en question sur la le caractère factuel de ce que nous révélons dans sur le front. Et surtout, c'est une émission, et je terminerai là-dessus, pardon, je suis un peu long, c'est une émission où on donne la parole aux gens qui sont sur le terrain. Nous ne tournons aucune séquence dans des bureaux sur le front.

On ne fait pas d'interview dans les rues parisiennes avec des gens qui ne sont pas sur le terrain. On est avec les agriculteurs sur leur exploitation. On est avec les ingénieurs.

Par exemple, dans l'émission d'hier soir, nous avons suivi le bureau de recherche géologique et minière qui est un joyau français de recherche sur notre sous-sol. Nous avons participé au grand inventaire que ces scientifiques font sur nos ressources minières. Voilà, nous sommes sur le terrain, nous donnons la parole aux gens qui se battent pour l'environnement et nous nous en tenons au fait et rien qu'au fait.

Merci. Deux questions complémentaire puis je laisse la parole au rapporteur peut-être pour prendre pour des exemples et comprendre comment vous travaillez. Il y a un principe important dans dans le journalisme et c'est le contradictoire donner la parole effectivement à une vision opposée ou permettre aux personnes qui font l'objet d'une enquête de de se défendre.

On pense au fauteuil rouge de complément d'enquête par exemple qui à la fin d'un reportage permet de de garantir le respect du contradictoire. Euh encore une fois je je je me fais l'éch parfois des polémiques qui ont pu susciter pour justement que vous puissiez aussi vous expliquer. C'est je pense que c'est le but d'une commission d'enquête euh c'est de pouvoir s'expliquer euh devant les Français sur des polémiques.

Euh et encore une fois, vous l'avez rappelé vos vos reportages à chaque fois euh il y a surtout une polarisation des gens qui vous remercient d'avoir mis en lumière des des sujets qui étaient mis sur le tapis et d'autres qui vous reprochent parfois de de contribuer ou en tout cas de ne pas permettre toujours le contradictoire. Je prends deux exemples pour comprendre très concrètement comment vous mettez en œuvre ce principe du contradictoire ou pour faire entendre aussi différentes visions d'un même sujet. un un reportage de sur le front sur les parcs naturels régionaux que vous avez qualifié de grande mascarad en expliquant effectivement que grande mascarade point d'interrogation monsieur le président je tiens à préciser parce que le point d'interrogation est important dans le titre et dans une autre audition en plus on avait on s'était penché effectivement sur cette question là où la sémantique est importante et et la ponctuation également en tout cas vous présenter ces parcs naturels, je crois qu'il y a une voix off au début je l'avais vu, on voit des courses de moto, du glyphosate et des et des rejets des coups et le sujet sujet est important vous expliquer que finalement ces parcs naturels ne sont pas toujours des des réserves naturelles ou des sanctuaires naturel mais qu'il donnent mieux effectivement là à des courses de moto ou à d'autres endroits à des rejets d'égû et vous le montrer dans votre dans votre reportage.

À l'issue de ce reportage, la la Fédération des parcs naturels régionaux s'était émue en vous accusant d'un manque de partialité, d'objectivité et encore une fois, je je la cite, elle regrettait elle regrettait la manière dont vous aviez évoqué cette question des parcs naturels régionaux. Il y a un autre alors c'est un éditorial sur France Inter, c'est différent toute subjectivité sur la 69, l'autoroute et cetera. Certains vous avez reproché de pas faire un éditorial mais d' d'avoir été dans une forme de réquisitoire et je cite la médiatrice de Radiofrance qui avait mis en ligne sur le site de Radiofrance des commentaires d'auditeurs de de Radio France.

Comment vous comment vous prenez en compte cette difficile équation euh de mettre en lumière des sujets importants et donc de faire du journalisme d'investigation, de révéler ce qui apparaît pour vous comme des scandales environnementaux tout en garantissant en même temps le respect du contradictoire, c'est de donner la parole à des à des organisations, à des représentants qui ont une vision différente. Alors euh sur la question de précise des parcs régionaux, euh si vous avez des éléments plus précis, pareil, je pourrais y répondre. Le reproche général et qui se limite au fait de d'impartialité ou de manque d'objectivité, c'est compliqué d'y répondre puisque on ne parle pas de fait, on parle de sentiments.

Là encore une fois, quand vous faites une enquête qui montre par exemple que les égouts de Marseille se rejettent encore aujourd'hui dans le parc national des Calanqu il y a tout un tas de règles qui s'appliquent aux citoyens qui y vont mais par contre on continue à rejeter les égouts de la deuxième ville-de France dans cet écosystème fragile. Évidemment que les gestionnaires du parc en question auraient préféré se passer de ce reportage. On peut les comprendre.

Ça met en cause l'image de leur parc. Donc qu'il n'apprécie pas ou qu'il un manque d'impartialité libre à eux. Mais encore une fois sur les faits, rien ne nous a été reproché.

C'est-à-dire que personne n'a démontré que ce que nous montrions dans l'émission était faux. Ça c'est le plus important sur la question du contradictoire. Et vous avez raison, c'est un un fondement de l'investigation.

Lorsque vous mettez en cause euh quelqu'un ou une entité, vous devez proposer à cette personne ou à cette entité un droit de réponse, une une possibilité de de répondre sur les éléments qui seront exposés dans l'enquête. Et évidemment, nous le faisons systématiquement. Nous le faisons systématiquement avec les entreprises, nous le faisons systématiquement avec les personnes.

Nous prenons des délais suffisamment larges euh pour permettre aux personnes qui figurent dans les enquêtes de nous répondre. euh soit en acceptant une interview avec nous, soit en nous répondant des éléments par écrit, mais nous donnons systématiquement euh la position des personnes qui peuvent être mises en cause dans une enquête de sur le front euh à supposer que les personnes acceptent de nous répondre parce qu'il y a aussi des cas où malgré nos nombreuses tentatives pour joindre telle ou telle entreprise, nous n'avons soit aucune réponse, soit une réponse laconique de quelques mots. Donc voilà, mais évidemment, nous respectons toujours le contradictoire et encore une fois, si ce n'était pas le cas, les personnes qui se sentiraient bé, comment dire, qui se sentiraient non respecté dans leur droit au contradictoire pourraient exiger un droit de réponse, pourrait intenter une procédure, ce qui n'a jamais été le cas.

Voilà, donc nous respectons bien évidemment le contradictoire. Bien sûr, merci de cette cette précision et de cette et cette réponse. L'idée n'était pas de me faire l'écho des reproches, mais plutôt de comprendre comme ça suscitait effectivement des réactions, comment vous l'intégriez en amont dans votre travail.

Ce principe du contradictoire et votre réponse permet de de mieux comprendre la manière dont vous travaillez. Je laisse maintenant le rapporteur vous interroger pour 45 minutes. Ensuite, il y aura, je vous l'indique, des questions des groupes politiques et des députés membres de ces différents groupes politique de 2 minutes avec des réponses de 2 minutes et puis le rapporteur reprendra la parole à l'issue des questions des députés.

Monsieur le rapporteur, je vous laisse la parole. Merci monsieur le président. Merci messieurs pour votre présence.

Merci pour vos propos liminaires, même si j'ai pu y voir quelques critiques sur la tenue de cette commission d'enquête, monsieur monsieur Étienne, c'est là votre droit et j'aurai probablement aussi quelques questions sur votre vision de la neutralité de de l'audiovisuel public. Je vais essayer de vous poser des questions assez rapides si vous pouvez aussi faire des réponses les plus courtes possibles. Je pense que ça donnera aussi l'occasion à l'ensemble des députés membres de cette commission et qui sont présents de de d'avoir un échange nourri avec vous.

Ma première question s'adresse à vous, monsieur Étienne. Vous animez donc aujourd'hui sur YouTube une émission qui s'intitule La matinée Étienne. On lit les journaux ensemble sur Twitch. vous lors de votre revue de presse, effectivement c'est la chaîne Twitch, lors de votre revue de presse, vous commentez l'actualité pendant à peu près 3 he notamment de mails que vous envoi les internautes et à ce titre donc vous avez l'habitude de hiérarchiser les informations comme sur un un journal télévisé.

J'aimerais donc avoir en première question votre regard sur la hiérarchisation de l'information qui a été opérée sur le service public. Vous êtes euh un ancien présentateur du 1213 de France 3. Vous avez présenté pendant longtemps la la matinale de France info.

Vous avez présenté le 6h info de France 2. Aujourd'hui, [grognement] vous êtes aussi une figure du service public avec question pour un champion le weekend. Euh je voudrais revenir sur le traitement de l'information par le service public du meurtre de Quentin.

Le 14 février au lendemain de son agression, le JT de Trésor de France I n'a pas fait mention une seule fois de ce fait. Euh lors du JT de 20h qui a suivi, il y a eu 2 minutes seulement qui ont été consacrées à ce sujet en toute fin du journal télévisé. Alors même que le journal de 20h de TF1 ouvrait son journal sur ce sujet.

Quel regard, vous qui avez été quand même un expert de l'information sur le service public, quel regard est-ce que vous portez sur cette hiérarchisation de l'information sur le meurtre de Quentin qu'on a pu observer sur le service public ? Merci monsieur Rapportur pour cette question. Alors vraiment dans le de cœur de tout ce qui me passionne, la question de la hiérarchie de l'info.

Vous m'avez demandé des réponses courte. Alors j'avais envie de vous répondre ben dans la mesure où je peux répondre brièvement. Alors je pense que vous allez être content parce que je vais vous répondre très brièvement à celle-ci.

Je ne suis pas ça de France Télévision. J'ai fait le choix euh de quitter euh le groupe dans lequel je travaillais pendant 17 ans il y a presque 1 an maintenant et je ne m'autorise pas à commenter le travail d'une entreprise et d'équipe où je ne travaille pas, où je ne travaille plus. Et puis alors j'ai un autre souci, c'est que je ne regarde pas la télévision jamais.

Alors c'est un peu paradoxal parce que j'y travaille. Je je suis un journaliste de l'audiovisuel. J'ai fait de la radio et de la télévision, mais euh moi je suis un amoureux de la presse écrite et je ne vous réponds pas à côté hein, monsieur le rapporteur.

Je je vais vraiment vous expliquer. Moi je suis un amoureux des la la presse quotidienne. Je trouve qu'on a une chance inouie d'avoir une presse écrite quotidienne de cette qualité en France.

Je pense à la presse quotidienne nationale. Et donc moi depuis 30 ans, je lis tous les journaux presse écrite tous les matins. C'est mon plaisir.

Et les revues de presse que vous avez évoqué quand je le faisais en radio et en télévision, c'était mon exercice préféré. paradoxe d'être un journaliste de visuel mais passionné de la presse écrite. Et donc quand je suis arrivé sur Twitch, c'est pour ça que j'ai proposé ce rendez-vous de de revue de presse parce que je me suis dit puisque je fais ce que je veux maintenant on y va.

Et cette revue de presse que je je présentais pendant 3 4 5 6 minutes du grand à l'époque où la revue de presse sur France Inter pouvait faire cette durée avec Yvan Levil par exemple et bien je la fais pendant 3h. Donc je réponds à votre question. Je ne consomme pas la télévision, je ne regarde pas les journaux de 20h, je ne regarde pas les chaînes d'info en continue.

Alors, j'y ai travaillé pendant des années parce que j'estime que la meilleure source d'information parce que juste parce que c'est un média qui prend le temps, qui n'est pas dans la course, dans la précipitation, euh hier matin, pendant ma revue de presse que vous évoquez, j'ai été interpellé par des viewers qui me disaient "Mais tu ne nous parles pas du Mexique, vous savez où il s'est passé des choses en lien avec les cartels et des violences." effectivement les journaux du matin n'avaient pas eu le temps de traiter cette information puisque alors que les médias audiovisuels notamment les chaînes d'fond continuen était emparé et moi je leur rappelé à ce moment-là ce que je rappelle toujours c'est que moi je suis quelqu'un qui freine qui a le pied sur le frein tout le temps sur l'info. Je leur dis qu'est-ce qu'on a à perdre de perdre de 1h 2h 3h voire 24 he pour traiter avec un minimum de recul l'information et le Mexique j'en ai parlé ce matin avec un article du Parisien qui était plutôt bien fait donc je pardon j'ai fait un pas de côté pour vous expliquer mais je ne peux pas répondre à votre question je ne consomme pas les médias audiovisuels et je ne travaille pas à France Télévision je suis la dernière personne à qui vous pouvez poser cette question et vous proposer une réponse euh de qualité quoi.

On regardait jamais questions pour un champion. Alors quand quand j'ai accepté de présenter cette émission il y a 10 ans, j'ai regardé mes premières fois qui étaient pas formidables pour essayer de voir ce que je pouvais améliorer et puis il y a un moment au bout d'un an et demi, j'ai à peu près trouvé mon et mon style et donc j'ai oui, j'ai arrêté de regarder. Monsieur porteur, je vous laisse reprendre.

Pardon ? Ouais, à chaque fois il faudra le Merci. Merci monsieur le président.

Merci monsieur Étienne. Si je vous pose la question, c'est parce que vous avez incarné l'information sur le service public pendant des années. Donc sur cette question qui est une question qui nous occupe nous dans cette commission d'enquête. de la hiérarchisation de l'information, de la sélection aussi des informations à présenter au public.

Je me permettais de vous présenter un un cas d'étude que j'ai pu d'ailleurs poser aussi à d'autres dirigeants de l'audiovisuel public. Votre regard aurait été pertinent. Si je vous pose aussi la question, c'est parce que euh sur Twitch lors de votre émission du 19 février 2026, donc il y a quelques jours à peine, vous avez déclaré au sujet de l'affaire de la mort de Quentin, je vous cite la droite, l'extrême droite, vous faites la même chose, vous instrumentalisez cette affaire de la même manière.

Fin de la citation. Est-ce que vous trouvez vraiment quelques heures seulement, quelques jours seulement après la mort abominable de Quentin que le principal sujet ce soit une éventuelle instrumentalisation ? ou c'est pas au fond l'ultraviolence de certains mouvements politiques qui viennent à tuer des gens pour leur pensé et leur engagement politique.

Et donc c'est à peu près ça en revient à ma première question sur la hiérarchisation de l'information sur le service public. Est-ce que vous vous pouvez peut-être nous nous éclairer sur cette analyse ? sûr en ma réponse en deux temps très court.

La la première chose, c'est que vous faites ce que je reproche justement d'une manière générale aujourd'hui à notre société, c'est que donc vous m'avez cité, je n'ai aucun souvenir de cette phrase puisque mes lives durent 3h. Donc je vous crois sur parole. Euh donc sur des sur des mots que j'ai prononcé.

Alors j'analyse tous les jours en direct sans notes, sans sans à brûle pour point d'actualité. Donc vous m'en voudrez pas de me rappeler précisément de de ces mots. Mais mais c'est vrai que ça ça rejoint quelque chose quelque chose que j'ai dit effectivement.

C'est que moi j'ai regretté que euh la classe politique, une partie importante de la classe politique, alors j'ai vu les déclarations de certains élus, c'est ça ne veut pas dire toute la classe politique justement, mais j'ai recréti que certains élus de tout bord d'ailleurs réagit très très vite à cette affaire, très vite alors que l'enquête était en cours, que le magistrat enfin que le procureur chargé de de l'enquête justement dans sa première conférence de presse était extrêmement prudent sur les informations. Je me suis dit c'est quand même dommage que les que des représentants de la nation, je dis pas les représentants de nation mais que des représentants de la nation de tout bord politique aient déjà une lecture politique à nous apporter du sujet alors même que l'enquête est en cours et que les les premières arrestations n'avaient pas encore eu lieu. Je l'ai regretté parce que c'est effectivement ma vision de l'actualité.

Je pense que on va trop vite nous les médias et parfois aussi les politiques. Merci pour votre Merci pour votre réponse. Euh je je vous pose une question pour réagir aussi à vos propos liminaires.

Vous expliquz que vous n'êtes pas salarié de France Télévision. Bon vous présentez encore question pour un champion qui diffusé le le weekend mais vous n'êtes pas salarié et je crois que vous avez dit dans votre proposiminaire que c'était un un choix. Est-ce que vous pouvez nous nous en dire un peu plus sur ce choix ?

Pourquoi ne pas vouloir rester salarié de l'audis public ? Est-ce que selon vous, il y a au fond une liberté supérieure à ne pas être salarié, être prestateur, à faire notamment vos émissions sur sur Twitch ? Quelle est la différence ?

Quel degré de liberté ça vous apporte aujourd'hui de ne plus être salarié de l'audiel public ? Je pour en parler pendant des heures, je vais essayer d'être court. Euh moi j'ai été salarié pendant 30 ans et c'est 30 ans de bonheur enfant, je voulais être journaliste, c'était ce qu'on appelle une vocation et j'ai eu la chance de faire ce métier.

Beaucoup de beaucoup de chance en radio, en télévision. J'ai adoré toutes les rédactions où j'ai travaillé. Euh tout à l'heure, monsieur le président a rappelé quelques-unes des des rédactions je suis passé, mais il y en a d'autres parce que qui sont été importantes pour moi.

Radio France internationale, j'ai travaillé 5 ans, Itél, l'ancêtre de C News, le groupe Canal Plus pourquel j'ai travaillé. Puis à France Télévision où je suis où je suis resté 17 ans, j'ai eu la chance de c'est un terrain de jeu formidable un groupe audiovisuel comme celui-ci comme TF1 peut l'être pareil ou encore Canal Plus qu'il y a plein de choses du reportage du documentaire des émissions politiques d'histoire et et j'ai adoré tout ça mais j'ai découvert un peu par accident lors de la crise sanitaire cette plateforme Twitch et j'ai découvert cette liberté cette ivresse incroyable d'être de pouvoir enfin euh ben porter ces ces idées finalement ces idées de programmes. Je vous parlais de cette revue de presse qui dure 3 4 minutes en radio ou en télé.

Bah elle là, elle dure 3h. J'ai toujours voulu faire ça. Cette liberté, elle est incroyable.

Je pense que je reviendrai jamais en arrière. Je pense que je ne redeviendrai jamais salarié d'une rédaction ou d'une chaîne. Donc oui, pour répondre à votre question, c'est c'est très c'est c'est très c'est très agréable.

Mais intellectuellement parlant, en gros, en télévision, par exemple, dans des chaînes importantes, quand vous avez une idée, vous la pitchez. vous devez convaincre des des une direction, des équipes, ça dure parfois des semaines, des mois, puis souvent il se passe rien hein parce que les les l'idée a pas été validé sur les plateformes, sur les réseaux sociaux qui sont bien critiquables par ailleurs sur d'autres aspects hein, notamment le le fait qu'elle soit contrôlée par des par des pays étrangers, j'en parlais tout à l'heure, vous avez une idée le matin, le soir elle est à l'antenne parce que les moyens techniques sont extrêmement légers et puis vous êtes le présentateur mais vous êtes aussi le rédacteur en chef et le directeur. Et en général, quand le présentateur Samoten demande l'autorisation au directeur Samuloten de faire une émission, bon la discussion est assez rapide, quoi.

Donc oui, oui, je je trouve ça formidable, mais c'est pas c'est pas c'est pas c'est c'est pas parce que subitement j'ai une tribune. Euh moi ce que je refais sur ma chaîne, c'est que euh la neutralité n'existe pas. C'est un très joli mot.

On aurait envie de d'accéder à une information neutre. Souvent le les jeunes qui me rejoignent sur Twitch et qui sont pas des lecteurs de joint me disent "Mais Samuel, est-ce que tu peux nous conseiller le journal le plus neutre et je leur dis mais ça n'existe pas. Il y a des journaux qui sont engagés déjà.

L'humanité c'est un journal communiste qui l'affirme. Libération c'est un journal qui ne cache pas être engagé à gauche. Le Figaro a fêté ses 200 ans récemment et j'ai beaucoup discuté avec journaliste du Figaro à cette occasion et c'est journalistes qui reconnaissent que leur journal a une ligne éditoriale conservatrice et libérale sur un plan économique.

L'opinion est un journal qui est assez proche des entreprises. La croix est portée par des valeurs chrétiennes et cetera. Et je trouve ça formidable.

C'est-à-dire que il y a des biais parfois qui sont euh assumés et clairs, hein. Ils sont mis en avant. Et puis il y a aussi tous ces bs inconscients selon l'endroit où on est né, la culture qu'on a reçu, les lectures, les rencontres, notre sensibilité à certains euh sujets.

Et moi, je crois beaucoup plus au concept d'honnêteté que de neutralité. Et quand le matin je discute de l'information et que parfois je donne mon avis parce que j'essaie de distinguer les deux. Je dis voilà ce que rapportent les journaux puis je multiplie le regard.

Ce matin, ça fait 2 jours de suite que je parle beaucoup de l'Ukraine puisqu'on est hélas en train de rentrer dans la 5e année de conflit et donc il y a toute une série d'articles depuis de jours là qui sont passionnants sur le fond de de cette histoire. C'est mon principal titre depuis 2 jours, mais je propose le regard du Figaro, de l'humanité, de la Croix, du Parisien parce que les regards sont pas tout à fait différents. Donc je multiplie les regards en expliquant que ces regards sont un peu différents et de temps en temps, je donne mon j'ai la faiblesse de donner mon avis puisquon me le demande puisque je suis interpellé par ma communauté et je dis toujours ce n'est que mon avis et ça ne vaut que ça et ça ne vaut pas grand-chose finalement.

Faites-vous vous votre propre avis par rapport aux infos que je vous donne et puis n'oubliez pas que moi aussi je suis plein de biais. Donc je sais pas si je réponds bien à votre question monsieur le rapporteur mais en tout cas c'est ce que j'essaie de vivre au quotidien. Merci.

Sachant que votre chaîne Twitch rentre pas dans le périmètre de cette commission d'enquête. Je dis parce que on traite de la question de l'audiovisuel public. C'est pas exactement pas exactement dans le champ de la commission d'enquête mais je laisse le rapporteur continuer.

Merci monsieur le le président. Effectivement peut-être une question mais qui va être un peu générale sur les liens entre une expression publique d'un animateur associé au service public parce que vous avez été une grande figure de l'information sur Radio France. Désormais vous êtes une grande figure du divertissement sur le service public sur France Télévision.

Donc ma question va porter vraiment sur ces liens et notamment les respects le respect des obligations qui vous incombent de cette loi léotard d'impartialité d'honnêteté de pluralisme encore plus de neutralité quand on est délégataire d'une mission de service public. Donc euh vous êtes une figure de la télévision publique. Pourtant sur votre chaîne Twitch vous multipliez les prises de position qu'on peut qualifier de personnel.

Le 13 janvier 2026 par exemple. vous avez euh déclaré dans votre émission matinale, je vous cite, vous savez, je n'ai pas beaucoup de sympathie pour les idées euh du RN, fin de la citation. Dans cette même émission en fait, vous référiez aux prises de position d'une streameuse Avamine qui avait des propos quand même très insultants pour le RN qui expliquer je la cite, j'emmerde toujours le Rassemblement national et c'est pas la première fois que vous tenez des propos ostensiblement hostiles à l'égard du Rassemblement national le 15 novembre dernier et je me suis arrêté à il y a quelques semaines, vous affirmiez aussi dans un live Twitch sur votre chaîne, je vous cite "Le Rassemblant national comme le Front National est un parti qui met la préférence nationale et le rejet de la différence de l'autre au cœur de son programme ou encore le RN est un parti qui prône le rejet de la différence.

Fin de vos citation. Ma question en fait part sur quand on a une figure qui incarne une mission de service public qui incarne l'audiovisuel public, est-ce qu'on peut se permettre alors qu'on est soumis à un devoir de neutralité, d'honnêteté, de pluralisme, d'indépendance ? Est-ce qu'on peut sur une chaîne Twitch alors qu'on bénéficie aussi de sa notoriété et de ses contrats avec le service public, tenir de tels propos qui sont des propos éminemment militants et politiques.

Qu'est-ce que vous pensez de de cette contradiction entre vos deux engagements ? La question est longue, je vais essayer d'y répondre de façon brève. Il y a beaucoup de choses, je vous l'ai expliqué à l'instant, je ne crois pas au concept de neutralité.

Vous vous m'appelez la neutralité. C'est un mirage, c'est c'est un attrape gogo. Je crois l'honnêteté en revanche et je crois beaucoup plus intéressant de dire à un public attention à mes propres biaiss.

Quand je dis par exemple quand je rappelle que le RN est à partie d'extrême droite. Voilà, ça c'est c'est quelque chose que je peux exprimer assez régulièrement sur ma chaîne parce que la question m'est posée puisque je parle énormément de politique et donc le RN aujourd'hui a pris une place très importante dans notre paysage politique élection après élection. Donc les viewers euh m'interrogent beaucoup sur le RN par exemple.

Et c'est pas tellement un sujet sur lequel je vais mais comme on m'interroge, j'essaie de répondre avec honnêteté, avec rigueur mais pas avec neutralité. Vous l'avez compris ? Parce que pour moi personne ne l'est.

OK. En revanche, je crois à l'honnêteté intellectuelle. Et votre question, elle dit "Est-ce que euh est-ce que c'est conciliable avec le fait que vous soyez encore une figure de France Télévision euh aujourd'hui à travers euh les deux questions pour un champion que je présente encore le samedi et le dimanche ?

Et je et je je vais vous répondre, je ne suis pas salarié de France Télévision. Euh moi j'ai j'ai été en CDI pendant 17 ans à France Télévision. Euh France Télévision, alors je parlais d'un choix tout à l'heure, c'est un choix contraint.

France Télévision m'a m'a demandé de quitter le groupe pour dire les choses. Donc il y a à peu près un an, enfin il y a 3 ans mais disons qu'on a mis 2 ans à se mettre d'accord. Donc ça a été effectif il y a un peu moins d'un an.

Et donc à mon corps défendant, j'ai quitté le groupe et aujourd'hui quel est mon lien avec France Télévision ? Et bien je à peu près 10 jours par an, un peu moins de 2 semaines par an actuellement, j'ai des sessions d'enregistrement pour Freemantel. Donc la société faut bien comprendre que c'est comme commission c'est important.

Est-ce que vous nous dites que vous avez été licencié de France Tision ? Ben disons que France Télévision il y a 3 ans m'a demandé de quitter le groupe après 17 ans d'ancienneté et le groupe c'est pas très juridique. Vous me permettrez en France il y a la licenciement enfin c'est là où on était pas d'accord.

C'est-à-dire qu'en gros, je pense que eux me demand me me demander de démissionner et puis je leur ai dit "Écoutez, j'ai 17 ancienneté donc on va discuter un petit peu." Cette discussion, elle a duré 2 ans, c'éit pas très agréable d'ailleurs mais c'est comme ça. Je pense que d'autres salariés connaissent le sujet et donc ça s'est fini par une comment on dit une négociation une rupture convention une rupture conventionnelle voilà où il y avait ben le minimum le minimum de lien à mon ancienneté plus si on rentre un petit peu dans les choses techniques, le paiement de mes congés payés, mes arrièés de salaires et mon CET mon compté par temps.

Donc ça ça a été soldé il y a à peu près un an mais c'est pas une discussion que j'ai initié. Vous l'avez bien compris. Donc et du coup par juste une précision, c'est important parce que dans le travail que fait le rapporteur, il y a aussi cette question de comprendre les alertaux entre les salariés de l'audiel public et les sociétés de production.

Ah oui oui. Ce qu'on ce qui était qualifié de pantouflage. Comment ce qui a été qualifié de pantouflage, c'est ça ?

Enfin, c'est-à-dire que ce que c'est c'est des allers-retours effectivement entre effectivement c'estàd entre des sociétés publiques et des sociétés privées. Donc c'est pas nous qui l'avons qualifié. C'est il a il y aura pas d'aller parce que je ne compte pas revenir.

Non. Alors ma question, pardon, je j'essaie de répondre à vos questions. Oui, mais je l'ai pas posé encore si vous voulez. [rires] Je vais vous la poser.

Vous allez y répondre. Ma ma question c'est que parfois ça nous a été remonté que quand France et vision licencie des des salariés euh on leur dit dans le corbeil du divorce si vous me permettez cette expression on va vous maintenir euh deux trois émissions de de trois émissions. Donc soit vous créez votre société de production soit vous allez travailler dans une société de production et on vous licenci vous aurez deux trois émissions.

Est-ce que ça s'est passé comme ça pour vous avec question pour un champion dans votre discussion ? Et est-ce que dans vos discussions on vous a licencié mais on vous a dit en revanche vous pourrez garder quelques quelques émissions de questions pour un champion et vous serez donc salarié du producteur qui produit Français qui produit question pour un champion ? Non non non puis de toute façon moi j'étais j'étais je réponds à votre question monsieur le président.

Moi j'étais j'étais pas j'étais opposé hein cette décision de quitter le groupe hein. Je l'ai les discussions on dirait de 2 ans parce que j'étais pas d'accord avec cette proposition de France Vision de de quitter le groupe. Euh il se trouve qu'après cette rupture conventionnelle le producteur Freemant qui lui avait toujours un contrat avec France Télévision pour produire cette émission m'a proposé de poursuivre euh alors avec beaucoup moins d'émissions parce que quelques semaines après mon départ j'ai appris que question pour un champion passait en disparaissait de de la semaine et ne passait qu'en weekend.

Donc le nombre d'enregistrements s'est réduit fortement et donc Freemanle me propose à pour être encore plus précis à chaque session d'enregistrement, donc à chaque semaine de travail un contrat d'une semaine, voilà que j'accepte ou j'accepte pas jusqu'à ce jour je l'ai accepté pour continuer à à porter ce jeu que j'adore puisque je m'en suis déjà exprimé dans la presse même si j'ai beaucoup d'estime pour l'audiovisuel public, vous l'avez compris dans mon propos liminaire et pour France Télévision, bah parfois les directions prennent des mauvaises décisions. Ce fut une mauvaise décision hein de de passer question pour un champion uniquement au weekend parce que c'est un jeu dont je pourrais parler pendant des heures qui est extraordinaire et qui est justement très service public. Et donc voilà, j'ai un contrat euh d'accord session par session.

Le prochain est en est en mars, j'ai une semaine de travail. Voilà. Merci pour cette présion.

Je laisse la parole au rapporteur. Est-ce que vous pouvez comprendre vous que ça ça peut choquer qu'une entreprise publique licencie ses salariés ? Donc avec des indemnités de licenciement, des négociations tout en maintenant à travers une société de production qui travaille avec France Télévision des contrats.

Voyez c'est B. Moi je c'est pas moi qui a un contrat avec Françision, je suis désolé mais là vous Oui. Non non mais est-ce que vous est-ce que vous trouvez alors si les questions m'est posé pour un autre cas moi je veux pas répondre à je sais que vous avez interrogé certaines personnes notamment Nathalie d'Argan mais moi je suis moi je n'ai pas de contrat avec France Télévision qu'on soit clair Freemant vendrait question pour un champion à M6 TF1 Canal Plus pour question pour un champion vous faisiez vous le faisiez avant comme salarié de France Télévision Oui.

Enfin, est-ce que vous pouvez comprendre quand même que ça pose question ? C'est-à-dire que vous vous animez France juste 2 secondes et après je laisse par le rapporteur monsieur. Vous vous présentez Question pour un champion comme salarié de France Télévision.

France Télévision vous licenciez, vous donne des indemnités de licenciement et ensuite vous présentez question pour un champion plus comme salarié de France Tévision qui vous a licencié mais comme salarié une soutier de production. Bah personnellement je je voulais rester au sein du groupe. Donc si si la question qui m'a posé c'est est-ce que vous vous souhaitiez rester dans votre régime qui a été celui d'être salé de français pendant 17 ans ?

Ma réponse est oui. C'est ce que j'ai souhaité et c'est pour ça que nos discussions ont à choper pendant 2 ans. Ben merci pour cette transparence monsieur rapporteur.

Je vous laisse reprendre. Oui, merci monsieur le président. Mais c'est là où je a une sorte de flow parce que vous expliquez que les propos que vous tenez dans le casre de votre chaîne Twitch n'implique pas France Télévision alors que vous êtes lié à France Télévision en étant une figure animatrice encore de de questions pour un champion.

Euh dans le même temps, je je vous pose la question parce queon a reçu une des représentantes, une des figures de France TV/ash qui n'était pas salarié de France Télévision, elle était prestataire comme vous. Euh elle percevait des indemnités parce qu'elle présentait une émission du service public, elle n'était pas salariée du de de de France Télévision et pourtant elle a tenu des propos sur ses chaînes privées choquants notamment de de décomplexant totalement le le racisme antiblanc. Elle expliquait aussi que tous les policiers étaient des bâtards, que la policier était que que la police était un ramassiste fasciste, de raciste, d'antisémite et de misogyne.

Bon, c'est quelques propos qu'elle a tenu sur ses comptes de réseaux sociaux personnels. Donc encore une fois et ce sera ma dernière question sur le sujet. Quand on est une figure de l'audis public, quand on est rémunéré par le service public, quand on a des contrats, vous êtes rémunéré par une entreprise de production, je vois faire non, mais vous êtes rémunéré par une entreprise, une société de production qui a un contrat avec France Télévision et vous êtes une figure de question pour un champion sur la neutralité qui pourtant est un objectif à valeur constitutionnelle, d'honnêteté, d'indépendance, de pluralisme.

Quelle est la limite qu'on se met ? parce que le fait de ne pas être salarié officiellement du service public mais d'être rémunéré [grognement] par le service public vous permet d'avoir une posture militante sur vos réseaux sociaux privés. Voilà, c'est toute ma question et on a déjà évoqué cette question dans le cadre de la commission d'enquête avec notamment la représentante de France TV/ash.

En fait, le souci dans votre question, c'est que vous parlez de position militante. En fait, ce que vous m'avez reproché tout à l'heure, c'est de quand la question m'est posée de qualifier le RN de partie d'extrême droite. C'est la qualification que donne le ministère de l'intérieur.

C'est la définition que donne le Conseil d'État, c'est la définition que donnent de nombreux hommes de droite comme Xavier Bertrand par exemple pour ne citer que lui. Si la question est Samuel Étienne, vous avez une position militante parce que quand la réponse vous est posée, vous qualifiez le RM de parti d'extrême droite comme le Conseil d'État, le ministère de l'intérieur, Xavier Bertrand et d'autres. Je ne vois je ne vois pas très bien.

Ou alors vous qualifiez cette qualification du ministère de l'intérieur du Conseil d'État de militante pour peut-être, pardon, j'essaie de presser la question du rapporteur. En fait, pour les Français qui nous écoutent qui comprennent peut-être pas tout, l'audiovier le public n'a pas les mêmes règles que les réseaux sociaux. C'est-à-dire qu'en terme d'inform et pas et pas les mêmes rais que la presse écrite en terme de pluralisme, d'indépendance et d'impartialité de l'information.

Je pense que la question du rapporteur, c'est de dire sur l'autel le public, pardon, mais dans mes journaux sur France info et sur France 3 où j'ai travaillé pendant des années, dans tous mes journaux, le RN, le RN et le FN était un parti d'extrême droite. Non, je parle je parle pas du pardon, je parle pas du moi, je OK, je parle pas du RN ou de je parle pas de ça du Oui, mais la question ne porte que sur le RN. Donc non, mais je je me permett Non, je pense que la question qui vous a posé avant du rapporteur, c'était de dire il y a un cadre la loi de 86, le rapporteur cité la loi de 86 sur l'indépendance, l'impartialité qui encadre l'Uel public.

Twitch, c'est autre chose. C'est un réseau social où là il y a pas de pluraliste, il y a pas d'indépendance, il y a pas d'impartialité. Et je crois que la question du rapporteur, je me permet de la reposer, c'est de dire comment on concilie d'un côté les exigences sur le duel public où là il y a l'impartialité, euh l'indépendance, l'honnêteté de l'information.

C'est la loi de 86 et de l'autre Twitch où là on fait ce qu'on veut. Par exemple sur Twitch, il y a une liberté totale, c'est pas du tout les mêmes règles en terme d'information. Et donc je crois que c'était voilà je je commentilie les deux c'était alors je réponds très clairement je les concilie d'autant plus facilement que je m' je m'abstiens la même rigueur c'est-à-dire que le journaliste que j'ai été notamment pour le service public c'est le même sur Twitch.

Alors évidemment le l'expression est un peu différente parce qu'elle est totalement libre. On aime troller, on aime rigoler. Mais moi ce matin pendant des heures, j'ai parlé de de de l'Ukraine, de l'Iran avec les étudiants qui commencent à se soulever de nouveau avec un courage incroyable au vu de la répression qui s'est passé.

Enfin euh donc c'est je je et je n'ai pas changé si vous voulez et je reviens sur le RN puisque la question ciblait quand même beaucoup ce parti. Euh je monsieur le rapporteur, j'ai l'impression que ce ce parti est important à vos yeux. Bah dans mes journaux sur France 3, pardon bah je pour contextualiser puisqueil y a des Français qui nous regardent, vous êtes faites partie d'un groupe d'un parti qui s'appelle l'UDR qui a lieu au RN.

Donc à un moment il faut contextualiser. Moi aussi je peux contextualiser. Donc je réponds à votre question.

Quand j'étais présentateur sur France info sur France 3, dans mes journaux, le FN puis le RN était qualifié de de de partie d'extrême droite, comme c'est le cas dans de beaucoup de médias, comme c'est le cas pour le Conseil d'État, comme c'est le cas pour le ministère de l'intérieur, comme c'est le cas de beaucoup de responsabilités de droite. À aucun moment vous m'avez interpellé ou quiconque pour dire que j'étais un jour militant à l'époque. Pourquoi le serais-je aussi ?

À moins que vous ayez d'autres propos à me reprocher, mais dans ce cas-là, il faut les citer. Je vois que vous vous appréciez revenir toujours au même sujet politique et partisan. Mon point était sur mon point était assez clair.

Comment en étant une figure qui incarne le service public, on peut se permettre et bien de prendre des positions politiques et partisanes assez personnelles même sur une chaîne Twitch. Donc je vais changer de sujet. Est-ce que votre chaîne Twitch a eu d'une quelconque façon une collaboration ou un partenariat ou un contrat avec France Télévision, même au démarrage de cette chaîne-elà ?

Est-ce que c'était une chaîne 100 % privée ou est-ce que vous avez eu un contrat avec France Livion et auquel cas vous conviendrez que la mission neutralité d'évolu était plus importante que celle que vous n'assumez pas aujourd'hui parce que vous avez nombre de commentaires politiques et partisans qui peuvent relever d'une appréciation personnelle qui ne sont pas soumises d'ailleurs à la loi mais qui qu'il va falloir citer monsieur le rapporteur parce que vous parlez de rapport militant de pardon de propos militant à un moment je vais vous demander de les de les citer même si comme tout citoyen d'ailleurs j'ai effectivement des des convictions et quand parfois je je les évoque sur des sujets nationaux internationaux, je dis toujours à ma communauté, ça n'engage que moi et ça ne vaut pas grand-chose. Pour répondre à votre question, oui, j'ai eu un contrat au début de ma chaîne Twitch où France Télévision est apparu comme un sponsor, je les chiffres si vous le souhaitez, sur une émission qui s'appelait l'Ebdo et Tien parce que tous mes noms d'émission sont des jeux de mots assez hasardeux avec mon nom de famille. Donc le vendredi soir où quatre invités, je mélangeais des journalistes traditionnels et des créateurs de contenu venaient débattre de l'actualité.

Et sur un certain nombre de numéros que je peux vous donner si vous voulez, pour un prix que je peux vous donner si vous le souhaitez aussi, euh France Télévision a été euh on va dire le sponsor de cette émission. C'était pour une façon d'explorer Twitch. Vous savez que l'un des défis des médias traditionnels, c'est de comprendre comment fonctionne YouTube, Twitch, TikTok, Instagram pour s'y projeter parce qu'ils ont bien compris que les publics étaient en train de s'y déplacer.

Donc France Télévision m'a demandé si je pouvais être un petit peu leur leur explorateur. Je les ai beaucoup conseillé probono sur beaucoup de leurs projets sur Twitch. J'ai beaucoup j'ai présenté certains lives sur la chaîne Twitch de France Télévision pendant la crise sanitaire lors de la dernière présidentielle aussi des débats politiques, enfin des interviews politique sur leur chaîne Twitch Proono.

C'était une façon de leur envoyer l'ascenseur parce qu'il nous laissait une certaine liberté, c'est d'avoir euh créé ma chaîne. C'était un peu le deal si vous voulez monsieur le rapporteur. C'est-à-dire que il m'avait laissé il m'avait autorisé à créer cette chaîne Twitch parce que j'ai demandé l'autorisation de le faire.

On fait pas n'importe quoi quand on est salarié. il nous avait donné cette autorisation mais en me disant bien si tu pouvais nous accompagner parallèlement sur nos propres projets et développement numérique euh voilà et ce que j'ai fait et puis effectivement ça s'est caractérisé notamment par cet accompagnement pendant 32 émissions de mémoire mais je peux vous le préciser pour un budget que je peux vous préciser qui visait à mettre en avant la marque France Télévision sur Twitch via ce sponsoring. Si vous voulez plus d'informations, je peux vous les donner.

Donc on est d'accord que c'est pas une chaîne privée et personnelle. Ça a été mandaté par France Télévision. Il y a eu un contrat sur cette chaîne Twitch.

France Télévision vous a demandé et d'un command accord, vous l'avez fait avec eux. Ce qui légitime d'autant plus les questions que je vous pose sur ces ruptures vis-à-vis de d'obligation de neutralité. Pour être parfaitement clair, l'année où vous avez créé cette chaîne Twitch, ça a été une demande coordonnée de France Télévision pour mettre en avant aussi leur marque.

Est-ce que vous pouvez nous détailler peut-être les conditions contractuelles ? Est-ce que ça a été une demande de France Télévision ? Est-ce que France Télévision produisait cette émission sur Twitch ?

Est-ce que vous avez été rémunéré ? Parce que c'est aussi cette chaîne qui a eu une grande notoriété assez rapidement. Quel a été le rôle de France Télévision sur cette chaîne ?

En fait, j'ai j'ai je crois que j'ai pas été assez clair. Euh au moment où je découvre l'univers Twitch et l'outil, je décide de créer ma chaîne parce que je je trouve ça fascinant de de pouvoir permettre aux citoyens euh d'interpeller le présentateur euh l' metteur d'information et de divertissement. C'est-à-dire que moi pendant 30 ans, j'ai fait du vertical.

J'ai parlé des téléspectateurs et des auditeurs qui pouvaient pas m'interpeller. Alors oui, de temps en temps, une lettre, un mail, un téléphone sonne à la radio, mais euh globalement euh le citoyen est absent quoi. Et donc on raconte nos trucs un peu comme on veut. et le et les citoyens ne réagissent pas.

Subitement quand vous proposez du contenu, le citoyen, le viewer, lui il interpelle, il pose des questions, parfois il vous maltraite. Moi sur ma chaîne justement monsieur Allong pour revenir à à ce que vous parliez tout à l'heure propos militant sur ma chaîne et ça m'est reproché il y a des gens de toute obédience, il y a des gens de toute sensibilité, il y a des gens très à gauche, il y a des gens qui se qui se revendiquent électeur du du RN et je et j'ai un espace un peu particulier où je donne la parole à tous et je dis on peut on peut ne pas être d'accord mais on peut réussir à en parler ensemble. Je crois que la question cit lien avec France Télévision.

Je donne le contexte pardon monsieur le rapporteur, je réponds à votre question. Donc je crée ma chaîne avec l' faut je demande l'autorisation à France Télévision parce que quand c'est c'est normal, je suis salarié, cette autorisation m'est donnée. Et dans le même temps, on dit "OK, on te laisse explorer cet univers qui par ailleurs nous intéresse beaucoup, voilà comme mais euh tu vas nous aider de temps en temps, tu vas nous renvoyer l'ascenseur en euh nous accompagnant sur nos propres programmes sur Twitch.

Effectivement, je vais animer toute une série de liv pro de de ce deal amical quoi. Et puis à un moment, moi je vais un créateur de contenu, tous les streamers, les youtubeurs vont le vous l'expliquer. Ils ont besoin de moyens financiers pour produire leurs émissions et c'est là où il se rapproche de marques, de sponsors comme il peut y avoir de la publicité la télévision par exemple pour pour avoir les moyens.

Et à un moment France Télévision dans une autre discussion parce que je leur ai proposé m'a apporté un budget pour m'accompagner sur 32 émissions de l'EBDOne. C'est un c'est un deal de sponsoring euh et c'est ça pourrait être ça aurait pu être Bon duel Renault ou euh voilà. L'idée c'était de mettre la marque France Télévision en avant qui était elle le il y avait un logo.

À chaque fois que j'annonçais les invités, le logo était présent sur les visuel euh sur après l'émission partait sur YouTube de la même façon. Il y avait des des remerciements français. Faut bien comprendre juste.

Vous étiez salarié Fran vision et en même temps il sponsorisait vos émissions sur Twitch juste pour bien comprendre. Oui, bien sûr. Donc il y a un lien évident.

Pardon monsieur reporteur. Donc vous vous convenez parce qu'on partait d'une initiative personnelle qui vous laissait plus d'indépendance parce que vous n'était plus vous n'étiez plus salarié de France Télévision. un lien évident entre votre chaîne Twitch et France Télévision qui a sponsorisé des contenus, qui vous en a fait la demande, vous avez rendu l'ascenseur.

Donc il y a un lien, il y a eu un lien en tout cas aux prémisses entre votre chaîne Twitch où vous êtes quand même assez indépendant et France Télévision comme avec tous les sponsors qui euh sponsorisent ma chaîne. Et vous étiez salarié à plein temps de France Tision. Oui, vous comprenez, nous une commission d'enquête, on n'est pas là, c'est pas votre procès, mais on est là pour essayer de comprendre avec le rapporteur des manquements, des dysfonctionnements.

Mais je tout à fait transparent avec ça. Sur le problème, c'est que une un groupe audiovisuel aujourd'hui les les les médias traditionnels, notamment les télévisions et les radios, ne comprennent pas ces univers et ont mobilisé beaucoup de moyens de temps de de temps et de d'argent pour investir ces univers. Pour l'instant la réussite est assez moyenne.

Donc l'idée c'était que comme moi j'explorais Twitch et j'ai eu de la chance avec un certain succès, c'était de leur permettre d'explorer à travers moi cet univers. C'était le sens de ce partenariat. Vous étiez salarié à pleintemps, il pouvait très bien dans votre contrat de travail vous dire "Monsieur Étienne, vous êtes salarié à pleintemps de France Tévision, on souhaite que vous consacez 50 % de votre contrat de travail à explorer Twitch." Ouais, je accep j'aurais adoré cette proposition.

Ouais. Ouais, j'aurais adoré qu'on me propose de de d'accompagner Franvision en tant que salarié. Ça aurait été une aventure formidable.

Elle m'a pas été proposée. J'ai fait beaucoup de proposition à France Télévision pour développer leur propre chaîne Twitch. J'ai devisé des émissions, j'ai fait des projets, aucun n'a été retenu.

Et c'est aussi comme ça progressivement que ben j'ai fini par aujourd'hui dans la situation dans laquelle je suis, mais j'ai fait énormément de propositions à France Télévision pour effectivement œuvrer en ce sens. Oui, on vous pose des questions non pas pour vous mettre en difficulté. On va rééditionner Madame Hernot.

On a besoin de comprendre. Je reviens juste tout sur une seconde sur votre contrat de travail, votre licenciement et ensuite le fait que vous continuez à travailler. Vous savez que dans le droit et peut-être que le rapporteur ou moi-même feront des articles 40, ça peut être requalifié comme un licenciement abusif.

C'est pour ça que c'est pas de votre fait puisque c'est France Tévision. Mais le fait que vous nous vous indiquiez aujourd'hui que vous étiez salarié de Francevision qui pour présenter une émission, vous avez été licencié ou vous avez eu une rupture conventionnelle que vous qu'ensuite vous travaillez pour la même émédition dans une société de production. Ça peut être considéré comme une prem d'œuvre illicite voire même comme du salariat déguisé.

Donc c'est des choses graves qui peuvent donner lieu le cas échéant de ma part ou du rapporteur à un article 40. C'est pour ça que et encore une fois c'est pas vous qui avez fait ça. C'est ce que France Télévision vous a proposé.

Donc c'est pour ça que nous on découvre ça dans cette commission d'enquête et c'est pour ça qu'on va au bout des questions he et encore une fois c'est pas votre décision j'imagine d'avoir été licencié et ensuite d'avoir été salarié une société de production. Mais il se trouve que dans le droit français, ce que vous nous avez indiqué peut s'apparenter à un prêt de main d'œuvre illicite, un licenciement abusif, voir même un salariat déguisé. C'est des des faits pénaux, c'est des délits pénaux.

Pas pour vous, mais pour Je l'entends, j'ai au début de cette commission, je vous ai promis de vous dire tout la plus grande sincérité. Je vous décris effectivement mes relations avec le le groupe France Télévision tel qu'ils ont pu se passer. et je vous remercie de votre transparence et je laisse la la parole au rapporteur.

Donc vous voyez qu'il y a une légitimité aux questions qu'on pose. Quel que soit votre proposeliminaire et les critiques que vous adresser à cette commission d'enquête, je pense que nul n'est au-dessus de la loi et les questions qu'une commission d'enquête pose sont légitimes et ne méritent pas d'être attaqué encore plus vis-à-vis de personnes qui viennent rendre des comptes parce que aussi dépositaires de de mission du service public. Bon, vous vous expliquez que les propos que vous tenez sur votre chaîne Twitch n'ont pas grand-chose à voir avec des missions de service public et des obligations de neutralité.

Je pense qu'on a vu les liens qui euh euh lient euh pardon pour la totologie votre euh chaîne Twitch et France Télévision. Euh dernière question sur cette exigence de de neutralité et de pluralisme. Vous expliquez donc dans dans votre émission sur les chaînes Twitch, le RN pour X raison est un parti d'extrême droite.

Voilà, vous avez la moitié des Français en gros qui sont d'accord 44 % que c'est un parti xénophobe et 40 % qui pensent l'inverse. Bon, vous avez oublié de citer dans ce sondage variant parce que vous expliquez aussi que cette commission d'enquête est assez partiale, qu'elle ne cite que certaines parties de de sujet mais pas l'intégralité. Mais dans ce même sondage euh on voit que 42 % des Français sont en accord avec les idées du du RN.

Une hausse de 13 points en 2 ans. C'est énorme. 13 points en 2 ans.

Il y a 70 % des Français qui considèrent que Jean-Luc Mélenchon est un danger pour la démocratie. 56 % qui considèrent que que Emmanuel Macron est un danger pour la démocratie. Au contraire, Marine Le Pen et Jordan Bardella ne sont pas les des dangers pour la démocratie.

C'est un cas très précis. Vous critiquez notre partialité sur l'exposition des faits. Pourquoi lorsque vous citez le sondage variant du monde et vous expliquez que en fait le RN représente une menace ?

Pourquoi ne pas dire que pour les Français, 70 % des Français considèrent que Jean-Luc Mélenchon est une menace ? Pourquoi ne faire ne pas faire preuve dans une revue de presse qui dure 3h d'une totale exhaustivité alors que vous nous reprochez à nous membre de la commission d'enquête de pas être exhaustif dans les faits qu'on rapporte ? Voilà, c'est c'est juste aussi sur cette approche entre militantisme et journalisme que j'aimerais interroger.

Je ne suis pas sûr que tous les membres de la commission se retrouvent se retrouvent dans le nous. Je moi je je j'ai dans mon propos liminair, je je je ne visais pas la commission quand parfois il me semblait que était mis en avant sur les réseaux sociaux pour reprendre mon raisonnement des petites capsules. Je sais pas si était fait en direct aujourd'hui euh sur Twitter euh sur X, Instagram ou TikTok.

Euh donc là, je pense qu'on s'éloigne un petit peu, mais peu importe. Euh je pense que vous n'avez pas écouté mes lives et mes revues de presse. Euh je ne suis pas aveugle.

Je constate élection après élection la progression du vote RN en France et moi je ne confonds pas euh ce parti avec ces électeurs. Et euh je moi j'aimerais que vous me citiez les propos militants que vous évoquez depuis tout à l'heure. Le seul propos militant que vous finalement vous avez mis dans ma bouche, c'est celui de rappeler comme le ministère de l'intérieur, comme le Conseil d'État le fait que aujourd'hui le RN est considéré comme un parti d'extrême droite.

Si vous vous estimez que c'est un propos militant cela, c'est c'est votre position. Euh je je l'entends hein, c'est des échanges que nous avons au quotidien sur ma chaîne sur euh ces sujets. Je ne pas que c'est un propos euh militant.

D'ailleurs, beaucoup de citoyens qui portent cette sensibilité euh qui proche de ce parti sont dans mes lives, sont sur ma chaîne pour échanger sur mes sujets parce qu'ils estiment justement que je ne suis pas militant, que j'ai évidemment des convictions que je ne cache pas parfois sur des sujets, mais que ce qui est important c'est la discussion. Donc monsieur le rapporteur, je vous demande de citer ces propos militants que vous évoquez et des et je vous invite à écouter mes lives et vous verrez que c'est un c'est un c'est un endroit euh très ouvert à discussion et a toutes les sensibilités. C'est ce n'est pas une chaîne militante rapporteur rebondir.

Après serait bien qu'on avance parce que je précise que votre chaîne Twitch euh n'est pas dans le périmètre de la commission d'enquête puisque c'est pas dans le cadre de duel public. Fran de ce fait c'est ce qu'on apprend c'est que au début vous nous expliquez que c'était une chaîne totalement indépendante de France Tévision. à mesure des questions, on a appris qu'en fait il y avait une sorte de de contractualisation avec France Télévision sur cette chaîne qui a un élément intéressant avec des sponsorisations notamment une monétisation grâce à France Télévision et à l'argent public.

Ou le rapporteur a raison, ils sont toujours partenaires aujourd'hui. Non non, je je vais vous donner le pour être précis le les deux contrats de sponsoring de France sur ma chaîne Twitch. Le premier contrat euh all de janvier 2023 à juin 2023 et le 2e de septembre à décembre 2023.

D'accord. D'accord. OK. 32 émissions, je peux vous donner les budgets.

C'est des budgets très réduits. C'est internet. Non, c'est un c'est un sponsor comme j'en ai beaucoup d'autre d'ailleurs.

Ce qui pose une question beaucoup intéressante, mais c'est pas le sujet de la commission, c'est comment garder son indépendance quand on accepte du sponsoring sur une chaîne notamment qui parle d'information. C'est un sujet passionnant mais c'est pas le sujet de la commission. Et pour vous répondre, monsieur Étienne, je je ne crois pas que des propos quel tels que vous savez, je n'ai pas beaucoup de sympathie pour les idées du Rassemblant national ou encore le Rassemblement national ou le Front National est un parti qui met le rejet de la différence de l'autre au cœur de son programme.

Je ne crois pas que ce soit des propos journalistiques objectifs et qui respectent des obligations de neutralité. C'est c'est voilà, ça reste un mais parce que vous me demandiez vous me demandiez de citer un certain nombre de propos qui pourraient s'éloigner d'une obligation de de journalisme. C'est les propos que je vous cite, que vous avez tenu mais on va s'éloigner de de ce de ce sujet à moins que vous vouliez rebondir peut-être là-dessus parce que j'ai l'impression que vous vouliez Non, puis on a aussi monsieur Clément avec nous donc on va peut-être aussi auditionner monsieur pe aller boire un café si vous voulez hein.

Non non non mais si on vous a fait venir tous les deux, c'est aussi pour vous auditionner tous les deux et je pense que le rapporteur a aussi des questions pour vous monsieur Clément. Mais mais je redis monsieur Ten, je pense que si on insiste, c'est parce que vous étiez salarié de l'el public et nous on essaie de comprendre les règles qui s'appliquent au salariés de duel public qui ont par ailleurs des chaînes individuelles. C'est pas du tout les mêmes règles en terme d'information.

Même si vous nous expliquez que vous avez la même déontologie, la même éthique, il se trouve que c'est pas exactement les mêmes règles en terme de pluralisme, d'imparctualité. Nous, on essaie de comprendre effectivement euh la manière dont France Télévision encadre ses salariés en CDI à plein temps qui par ailleurs peuvent avoir des chaînes dont on apprend qu'ils sont des sponsors. Vous nous l'indiquez, ça peut poser question hein, pardon, je je euh voilà, ça ça peut interpeller, je ne qualifie pas, je ne porte pas de jugement, ça peut interpeller. on apprend qu'il vous licencie et que vous continuez ensuite de de d'être salarié d'une société de production avec laquelle ils sont partenaires.

C'est tout ça qu'on essaie de mieux comprendre pour le moment venu aussi faire des propositions euh très concrètes de réforme de mesures pour essayer aussi d'encadrer ça. C'est le rôle du législateur le cas échéant et puis Delphin nous l'a dit assez régulièrement que c'était le rôle aussi des législateurs d'encadrer tout ça. Monsieur le rapporteur aussi est-ce que vous avez perçu des indemnités de licenciement de la part de France Télévision ?

Oui oui effectivement c'est que donc à l'essu de ces 2 ans de négociation pour arriver à la rupture conventionnelle rupture conventionnelle donc pardon c'est pas quelque chose de très agréable d'ailleurs hein. Donc c'est pour ça que je pense que les mots ne sont pas très très inscrits dans ma mémoire. Euh donc m'ont été versé le le minimum lié à mon ancienneté et le paiement des congés payés CET et salaire en retard.

Voilà. Donc c'était en Vous voulez voulez que je vous donne la date précise de la rupture conventionnelle ? H si vous pouvez nous donner la la date et le montant des indemnités de licenciement.

Je l'ai pas je l'ai pas depuis octobre que je demande ce document. Bon, on demandera mars 2025. Mars 2025.

Voilà. Euh donc je peux effectivement vous transmettre ces euh ce document par écrit si vous le souhaitez, je peux vous l'envoyer. Euh mais par contre ce que je peux vous assurer sousement, c'est effectivement que ça recouvre euh les indemnités euh minimales légales li à mon ancienneté, donc 17 ans en France télévision et puis euh voilà.

Et votre avocat vous a pas indiqué qu'il y avait un risque de J'imagine vous aviez un avocat. Oui, un conseil qui m'a accompagné. Conseil, il vous a pas indiqué qu'il y avait potentiellement un risque en continuant d'animer une la même émission et cette fois-ci en tant que prestataire de d'une société de production de France Télévision sur le montage, il y a pas eu de d'alerte sur le fait que vous vous pouviez être requalifié comme salarié de France Télévision.

C'est c'est pas un sujet qui a été évoqué. D'accord. Non, mais c'est OK.

C'est pas un sujet qui a été évoqué. dans le dans le départ il y a pas ni à l'oral ni à l'écrit cette promesse que France Télévision via Freemant allait continuer à m'employer quoi. Ah oui.

Non non mais c'est c'est pas la promesse qui qui peut engendrer la requalification. C'est l'état de fête. Après non c'est pas c'est pas un sujet qui m'a qui m'a été remonté.

Monsieur Rapport donc dernière question sur le sujet mais monsieur Sam Étienne donc vous animiez question pour un champion en tant que salarié de France Télévision. Vous êtes licencié de France Télévision et vous négociez avec eux. Vous percevez des indemnités de licenciement.

Vous refusez aujourd'hui nous communiquer le montant des indemnités de licenciement et quelques mois après vous continuez à animer question pour un champion mais sous un autre format contractuel via une société de production. Cela d'un point de vue déontologique en ayant perçu des indemnités de licenciement qui sont probablement de plusieurs centaines de milliers d'euros, ça ne vous pose aucun problème déontologiquement. Je comprends pas la question.

Francion m'a demandé de sortir du groupe. Ah oui, non mais j'ai fini par accepter contre Mongré et puis à l'issue de cette sortie du groupe, Freemont m'a proposé de continuer à le rapport de la question là c'est France Télévision. S'il y a eu un délit, j'en sais rien mais enfin si effectivement ce ce licenciement peut être qualifié, il faudra qu'on s'en explique avec votre employeur.

En l'occurrence vous avez été licencié donc je pense que je crois je suis transparent par rapport à la manière donur enviendra. Mais je ne refuse pas de vous transmettre le le montant. Je vous je vous le je moi j'ai demandé à vos équipes qui m'avaient parlé d'un questionnaire à plusieurs reprises que le questionnaire soit envoyé et j'aurais été prêt par exemple à envoyer ces documents.

Ce questionnaire n'a jamais été envoyé. Hugo Clément je sais pas si vous avez reçu le questionnaire, il m'a été promis par deux fois, je l'ai jamais reçu. J'aurais été ravi de vous envoyer ces pièces et je peux vous les envoyer sans souci.

On les demandera et puis on interrogera France Télévision sur effectivement c'est eux qui vous ont proposé ce montage. Donc c'est c'est vous avez j'allais dire la vous nous en faites aujourd'hui la transparence et je vous en remercie très sincèrement et maintenant c'est à votre employeur votre ancien employeur pardon le cas échéant de s'expliquer de ce montage qui vous a été proposé. Bon mais même si sur le sur le montant vous voulez pas répondre à la question mais euh c'est probablement des indemnités de licenciement de plusieurs centaines de milliers d'euros.

D'un point de vue déontologique, vous continuez à présenter question pour un champion. Pourtant, vous bénéficiez entre-temps d'indemnité de licenciement payé par le d'un point de vue déontologique, monsieur le président, si vous voulez éviter de d'un point de vue déontologique, ça ne vous pose pas de problème. Vous ne vous dites pas même en ayant perçu un indemnité de licenciement, ma situation est la même vis-à-vis de France Télévision, je vais les rembourser où ça n'aurait pas dû avoir lieu.

Comment vous le percevez d'un point de vue déontologique si vous voulez pas nous révéler les montants d'indemnités de licenciement que vous avez perçu. Monsieur, on va pour avancer, monsieur monsieur le rapporteur, monsieur Étienne Oui, mais monsieur Étienne nous a indiqué qu'il aurait préféré rester salarié de Français. Non, mais c'est une réponse importante qu'il faut qu'on entende.

C'est mieux d'être pas salarié, ça peut plus grand peut-être. Est-ce que alors reformul alors il faut être je veux qu'on fasse très attention parce qu'effectivement derrière ça tout ça va être repris, peut être déformé, instrumentalisé. Je je je dis encore une fois que sur ce que vous nous révélez, je pense qu'il y a des il y a un vrai sujet et avec le rapporteur, comptez sur nous pour faire la lumière, la transparence avec France Télévision pour comprendre comment tout ce montage est possible céder il y a plein temps.

Enfin, je vais pas répéter mais voilà, je pense qu'il y a quand même des questions qui se posent en terme déontologique mais je pense que c'est votre employeur. Est-ce que vous nous confirmez que vous auriez préféré vous rester salarié de France Télévision et et d'animer question pour un champion comme salarié ? Comme ça le rapporteur entendra la Oui.

Oui, bien sûr. J'ai des j'ai des mails en ce sens écrit à France Télévision qui très clairement depuis le début ne comprend pas qu'on me propose de sortir du groupe puisque pour être encore plus précis au moment au moment où on me propose cela. Donc je suis à la fois le présentateur enfin j'ai été présentateur de la matinale de France à info en même temps question pour un champion mais avant d'accepter la matinale de France info que j'ai animé pendant 6 ans, j'étais en CDI à Francevision pour le seul question pour un champion.

Et donc en en j'ai arrêté la matinale de France parce queau bout de 6 ans de matinale, j'ai souhaité arer arrêter pour des raisons de fatigue et donc je suis revenu à ma situation antérieure qui était de salarié CDI France Télévision question pour un champion. Merci. Je propose qu'on avance.

Je crois que le rapporteur a des questions pour vous monsieur Hugo Clément. Merci monsieur Étienne. Merci monsieur Étienne.

Effectivement monsieur Clément merci pour votre patience. J'ai bien des questions à vous poser et je sais qu'à un moment le président donnera aussi la parole aux autres députés. On a auditionné monsieur Engacha qui vous le savez est directeur des unités de programme à la direction des antennes et des programmes de France Télévision.

Il a déclaré lors de son audition, c'était le 11 février dernier, au sujet du choix de la société pour produire l'émission Urgence océan à Nice le 10 juin 2025, je le cite, nous avons choisi Winter Production parce qu'il se trouve que c'est une boîte de production dans laquelle travaille Hugo Clément et que Hugo Clément est un référent en matière d'environnement. Fin de la citation. En substance, monsieur Engacha nous nous indique que il vous a choisi pour produire cette émission parce que les dirigeants de France Lévision vous ont référencé.

Quelles sont vos vos relations avec France Lévision ? Est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus ? Ça nous intéressera sur les processus d'attribution d'un contrat. comment s'est passé l'attribution du contrat notamment pour cette émission spécifique, s'il vous plaît.

Alors déjà, c'est pas la première émission que je présentais avec Léa Salamé puisqu'on avait déjà présenté deux prime précédemment consacrés aux questions environnementales que nous ne produisions pas euh qui était produite par d'autres d'autres sociétés. Là, il se trouve que les océans, c'est vraiment ma spécialité en tant que journaliste. J'ai beaucoup travaillé sur le sujet.

Euh, il s'agissait d'un sommet très important à Nice sur l'avenir des océans. Donc effectivement, ça faisait sens que ce soit notre société qui produisait ce qui produise ce documentaire puisque on a non seulement une énorme banque d'images sur les questions environnementales et sur les questions liées à l'océan, on a tourné des centaines et des centaines d'heures de rush au au cours de au cours des années sur la la question des océans. Vous êtes pas sans savoir que c'est des tournages qui sont extrêmement compliqués, extrêmement délicats, extrêmement coûteux du point de vue financier, les tournages qui concerne les océans et notamment les tournages sous-marins.

Donc on avait déjà beaucoup de d'images à disposition, ce qui a dû aussi jouer, j'imagine, euh dans le choix de France Télévision de nous confier ce contrat. Mais je tiens quand même à vous dire que euh comme toutes les sociétés privées euh qui travaillent en faisant des contenus pour l'audiovisuel public, mais c'est le cas pour toutes les sociétés privées qui travaillent à un moment ou à un autre pour la commande publique ou pour l'État, euh ce n'est pas nous qui décidons si nous remportons ou pas les contrats. J'aimerais bien que ce soit comme ça, mais c'est pas comme ça que ça fonctionne.

On propose énormément de projets chaque année à France Télévision, mais aussi à nos clients privés. La plupart ne voit pas le jour. Ça c'est quand même important de de le dire. beaucoup de projets sont développés par nous, sont proposés aux chaînes et ne sont jamais mis à l'antenne.

Donc c'est pour ça que les sociétés privées ont cette capacité de création parce que nous pouvons investir sur des projets, nous pouvons proposer des idées en acceptant le risque, y compris le risque financier, que ces idées ne soient jamais mises à l'antenne. Sur cette question des océans, honnêtement euh nous étions légitimes pour faire cette émission et d'ailleurs l'émission a a été un un succès à la fois sur le fond et sur la forme. On a quand même reçu le président de la République pendant plus de 2 heures euh pour parler uniquement des océans, de la question de la préservation des océans.

C'était une première, ça s'était jamais fait dans l'histoire de la télé, qu'un président de la République s'exprime en primèrement sur le sujet de l'environnement. Donc c'est une émission dont dont on est très fier euh et qu'on était tout à fait légitime pour pour produire. Merci pour votre réponse.

Une autre question notamment sur le le statut des journalistes qui présente et qui anime certaines émissions. Je voudrais avoir votre regard. Donc on connaît votre carrière, le président l'a rappelé, vous avez été sur Canal Plus, sur TMC.

À l'époque, vos obligations s'arrêtaient à à la loi les hautards de 1986, au principe aussi de la charte de Munich, un TES de 1971 qui fixe les obligations de déontologiques des journalistes. Aujourd'hui, vous produisez, vous animez aussi des émissions de du service public. Vous bénéficiez aussi d'une chronique sur Radio France.

Vous vous animez plus cette chronique en tout en toute subjectivité, vous l'animez plus ? Non, c'est fini, monsieur le rapporteur, depuis euh juin dernier. Euh je l'ai fait pendant 3 ans et c'est plus le cas aujourd'hui.

Merci. D'accord. Donc sur Radio France, vous étiez encore euh journaliste jusqu'en juin dernier.

Sur France Télévision, vous avez encore plusieurs émissions comme comme animateur et comme producteur. Euh quand on va alors je dis pas du tout que c'est une référence, hein, les pages Wikipédia, honnêtement, il y a beaucoup de choses fausses qui peuvent être écrites. Donc, je vais pas vous accabler pour votre page Wikipédia, mais vous êtes présenté sur cette page Wikipédia comme un comme un militant.

Comment est-ce que vous conciliez à la fois votre exigence professionnelle d'information, votre stature de journaliste que je ne vous enlève pas et en même temps peut-être cette connotation de militantisme qui peut apparaître même sur votre page Wikipédia. Comment est-ce qu'on arrive à concilier ça quand on est perçu comme un journaliste encore plus du service public de l'audiovisuel ? Écoutez, on le concilie en ne s'en préoccupant pas parce que malheureusement on ne maîtrise pas les cases dans lesquelles les personnes vous mettent.

On me qualifie, vous l'avez dit en introduction, parfois d'un côté de l'échiquier politique, parfois à l'autre extrême, parfois au milieu, on me prête 1 et une intention. Euh je vous avoue que j'y fais pas très attention. Ce c'est pas important pour moi ce que certains peuvent euh me la de la manière dont certains peuvent me qualifier.

Moi, je fais mon travail. Je me concentre sur la production des émissions, l'enquête journalistique, euh le développement de ma société aussi puisque je suis journaliste certes, mais je suis aussi entrepreneur aujourd'hui. On est avec Winter Production, une société avec une soixantaine de salariés permanents et on en est très fier.

On fait entre 200 et 300 fiches de paye par mois si on prend en compte les intermittents. Donc on participe à l'économie de ce pays, on crée de la valeur, euh on crée des formats avec les équipes qui sont à mon sens des formats qualitatifs. Donc je vous avoue que les cases dans lesquelles on peut me mettre, que ce soit militant, que ce soit tel mot ou tel mot, me m'importe peu et j'essaie de pas trop m'en préoccuper.

Ce que je peux vous dire, c'est que dans le travail journalistique qu'on fait, c'est un travail factuel, comme je le disais en introduction, basé sur des faits. Et si certains ont des choses à nous reprocher sur le fond, je suis prêt à y répondre. Mais jusqu'à présent, nous n'avons jamais eu à nous dédire sur ce que nous avons dit sur le fond des des émissions.

Il y a une araignée qui me monte dessus, mais comme je suis un défenseur des animaux, je ne la tuerai pas. la mettez pas dans le gobelet non plus. [rires] Merci monsieur.

Merci monsieur Clément. Euh j'ai pu voir que dans un certain nombre de de d'émissions et de prises de position, vous dénonciez régulièrement les l'élevage intensif de de poulet. Le 14 avril 2019, vous travaillez alors pour Combin vous avez passé la nuit dans un poulailler géant.

Vous en avez d'ailleurs fait un reportage sur contre l'élevage intensif. En février 2024, vous avez exposé avec Nagi des cadavres de poulet sur l'esplanade du Trocadero à Paris pour dénoncer les pratiques d'élevage intensif. Le 19 juin 2024 sur France Interre, vous utilisez votre chronique en pleine campagne des élections législatives et c'est votre droit pour dénoncer un décret passé pour simplifier la construction de poulailler.

Je pense qu'ici personne ne n'y a l'importance de maintenir des conditions d'élevage de qualité aussi bien pour des questions de bien-être animal que pour la qualité aussi des produits qui nourrissent les Français. Personne ne le ni. Je pense que même les agriculteurs quand on les interroge sur le sujet seront d'accord avec nous sur le sujet.

Par contre, je pense que vous le convi en conviendrez. Ces exigences doivent être conciliées avec un certain nombre de réalités économiques, celle du monde agricole et aussi celle des consommateurs. Et on a pu voir, on a pu découvrir, c'était le 15 janvier dernier un article de la tribune qui expliquait, c'était son titre, pénurie d'œuf, pourquoi les rayons des supermarchés sont souvent vides.

On apprend notamment que la France a besoin d'un million de poules en plus chaque année, ce qui nécessite de construire 300 poulaillers d'ici 2030. On voit que notre pays demeure très en retard aussi du fait de de la grande sensibilité à ces sujets-là. Est-ce que par votre mise en lumière de ces sujets, par une forme peut-être d'activisme militant et écologiste, vous n'avez pas l'impression de tirer une forme de responsabilité sur cette pignorie qui est en train de se découvrir à l'échelle nationale.

Est-ce que je suis responsable de la pénuerie d'œuf en France ? Non. Plus sérieusement, pour répondre sur le fond de la de la question, euh je pense que si vous veniez avec moi, monsieur le rapporteur, dans un élevage intensif, euh vous tiendrez exactement la même position que celle que je tiens, à savoir que ce n'est pas acceptable et supportable d'élever des animaux dans ces conditions-là.

Euh moi, vous savez, je suis un défenseur de l'agriculture traditionnelle euh et de la paysanerie française. On a fait euh notamment des émissions dans sur le front euh sur le la question du fromage et du terroir. Je reviendrai à la question des poulets, j'y répondrai mais euh pour expliquer comment les races notamment de vaches hollandaises et américaine viennent progressivement remplacer nos races traditionnelles françaises, nos modes de production traditionnelle français qui disparaissent face au rouleau compresseur de l'agriculture industrielle qui détruit à la fois la nature, qui maltraite les animaux mais qui détruit aussi les paysans.

Et les paysans aujourd'hui, c'est les premières victimes de ce système industriel parce que il y a des dizaines d'intermédiaires qui se servent sur leur dos de la grande distribution aux coopératives, aux fabricants d'engrais et cetera et que tout le monde gagne de l'argent sur l'agriculture sauf les agriculteurs. Et c'est ça qu'on met en lumière dans nos émissions. Et si c'est être militant que de dire que l'élevage intensif n'apporte ni qualitatifs, ni rémunération pour les agriculteurs, ni respect de l'environnement.

Alors oui, on peut me qualifier de militant sur cette question, mais je pense que c'est simplement [raclement de gorge] la position de quelqu'un qui est allé dans ses élevages, qui est allé voir le le sujet que vous que vous parlez sur les poulets, c'était un sujet de d'élevage un élevage industriel destiné à McDonald's. C'était des des poulets qui étaient destinés à McDonald's. 21 entre 21 et 22 poulets par mètre carré, ça fait un poulet par feuille à 4.

C'està-dire qu'il y a moins d'un élevage, il y a moins d'un d'une feuille à 4 par poulet. C'est une race de poulet qui a été modifiée de génération en génération pour produire toujours plus de viande en un temps toujours plus court. Ce qui provoque chez ces poulets euh des problèmes de croissance au niveau des pâtes.

Donc ils sont handicapés, ils sont incapables de marcher au bout de quelques temps et ils sont abattus avant 40 jours. Euh oui, je regrette l'élevage traditionnel de poulet fermiers français. Oui, je le regrette.

Oui, je trouve que les banques et les grosses institutions qui encouragent les paysans à s'endetter toujours plus pour des élevages toujours plus gros qui leur dégage toujours moins d'argent, oui, je pense que c'est une politique criminelle pour le monde paysan et je suis fier de défendre les agriculteurs artisanaux, les agriculteurs bio qui proposent une autre manière de de faire des œufs. Alors, pour vous répondre sur la pénurie des œufs, on n'est pas obligé de faire des élevages intensifs pour produire des œufs. Il y a plein d'autres modes de production qui fonctionnent très bien.

Euh le seul problème aujourd'hui, c'est les subventions publiques qui à travers la politique agricole commune sont majoritairement dirigées vers les grosses exploitations. Euh plus c'est gros, plus c'est subventionné et pas vers les éleveurs et les paysans qui essayent de faire les choses bien. Et c'est ça qu'on met en lumière dans nos émissions.

On donne la parole à ces paysans qu'on entend trop peu, qu'on entend en tout cas beaucoup moins que certains représentants du monde industriel et je me tiendrai toujours à côté de de ces paysans qui en France nourrissent les Français avec des produits de qualité. Il y a aussi une question de mode de consommation. Est-ce qu'on peut aujourd'hui manger 86 kg de viande par an et par personne en France ?

Si on veut manger cette quantité de viande, il faut des élevages intensifs. Et c'est là que vous avez raison, c'est que c'est une question de société en fait. Qu'est-ce qu'on veut ?

Est-ce qu'on veut de la viande produite chez nous par des éleveurs français dans des conditions qui respectent les animaux, qui respectent les sols, qui respecte euh les ha, qui respectent la qualité des produits peut-être en en mangeant un peu moins. Où est-ce qu'on veut de la viande importée de l'autre bout du monde qui ne respecte aucune de nos règles, aucune de nos normes, qui rend les gens malades et qui détruit les agriculteurs français ? On a perdu un nombre incalculable d'exploitations parce qu'on a voulu concentrer ces exploitations, moins d'agriculteurs, beaucoup moins dans des exploitations toujours plus grosse.

Et ça, on peut faire d'autres choix politiques. Mais ça c'est votre travail, vous les responsables politiques, qui pouvez légiférer pour inverser la tendance et sauver la paysannerie française de la ruine et les animaux de la souffrance. Merci monsieur Clément. compter sur nous en tout cas pour être sensible à ces sujets-là aussi bien de la souffrance animale que des conditions de vie et d'exploitation des agriculteurs qui sont peut-être probablement ceux les plus exposés au plus grand plan social des dernières décennies et je je le dis avec d'autant plus de peut-être de solennité que soutient en ce moment même le salon de l'agriculture et je pense que vous ignorez pas toutes les difficultés qu'il traversent.

Vous évoquez l'émission sur le front. Je voudrais simplement vous poser une question sur une édition. C'était le 17 février qui était intitulé "Faut-il avoir peur de nos glaciers" ?

Vous vous êtes rendu sur les débris du hameau de la berarde en IER qui a été ravagé en seulement quelques heures par de brusques intempéries, des inondations. Vous avez expliqué d'ailleurs à cette occasion que la catastrophe aurait pu être évitée si le lac du glacier de bonne pierre avait été vidangé préventivement et que rien n'a été fait parce qu'en fait cette commune n'était pas une commune dotée suffisamment dotée. Or, le 25 février suivant, il y a un article du Dauphiné qui vous met en cause dans cet article intitulé "Des glaciologues accuse le journaliste Hugo Clément de sensationnalisme et de complotisme." Fin de la citation.

On apprend que vos conclusions vont à l'encontre du consensus qui est établi par une trentaine d'experts. Ces derniers vous accusent accusent votre documentaire de présenter une image déformée. Ce sont leurs mots et juge votre raisonnement, je le cite encore, mensonger et démagogique.

Fin de la citation. Est-ce que c'est un exemple, mais est-ce que il vous est arrivé dans certaines présentations d'émissions que vous avez faites d'être accusé par la communauté scientifique ou par des experts mandatés de déformation, de complotisme, de propos mensonger et démagogique ? Et comment est-ce que vous faites pour que chacune de vos émissions soit parfaitement en ligne avec le consensus scientifique ?

Alors sur cette question de de des glaciers qui est très intéressante déjà euh sur le la catastrophe qui aurait pu être évitée sur la vidange, ce n'étaient pas des propos que nous tenions nous nous relayions euh les propos à l'époque des habitants de la Berérde qui dénonçaient le manque d'action de l'État et on peut les comprendre puisqu'ils ont tout perdu. Ils ont tout perdu euh toute leur maison, toute leur vie, ils ont tout perdu et ils ont été traumatisés durement. Donc, on peut les comprendre et il est normal, il me semble, pour un média de relayer la détresse et les questionnements que se posent les habitants.

Sur la question de des glaciologues que vous évoquez, oui, il arrive que nos émissions soient critiquées par quelques scientifiques isolés. Ça arrive. Mais en l'occurrence pour la question des glaciers, le consensus scientifique dit l'inverse de ce que vient de dire le l'article du Dauphin libéré.

Euh nous avons euh été soutenus par beaucoup plus de glaciologues que les quelques glaciologues qui ont remis en question euh les conclusions de l'enquête, notamment par une glaciologue qui s'appelle ID Svestre, qui est une des plus grandes spécialistes des glaciers et qui a euh estimé que notre enquête était une enquête de qualité qui avait le mérite d'attirer l'attention sur un danger réel. Et puis par ailleurs, vous savez localement euh certains scientifiques qui travaillent avec des institutions locales qui dépendent de financement d'institutions locales, notamment de communes, notamment de régions, euh peuvent aussi être instrumentalisés pour défendre un point de vue politique et défendre les subventions dont ils dépendent. Donc quand il y a quelques critiques isolées, il faut les écouter, il faut y répondre.

Mais en l'occurrence et j'ai envie de dire malheureusement, la suite nous a donné raison. Faut-il avoir peur de nos glaciers ? Euh pas plus tard que l'été dernier, c'est tout un glacier en Suisse qui s'est détaché, qui a dévalé la vallée et qui a englouti la moitié d'un village.

On sait aujourd'hui que beaucoup de lacs glaciaires menacent un certain nombre de communes, y compris en France. Euh on a vu pour élargir au-delà de la question des glaciers, la question de la montagne, malheureusement ces dernières semaines, les nombreuses catastrophes dramatiques qui ont touché la montagne avec beaucoup de victimes à la clé. Donc évidemment que le changement climatique euh est un danger pour les habitants de la montagne.

Ça ça fait ça fait consensus justement du point de vue scientifique. On pourra jamais mettre tout le monde d'accord, ça c'est sûr. Il y aura toujours des critiques qui seront faites, ça c'est sûr.

Mais encore une fois, notre documentaire avant diffusion, comme je le disais en introduction, a été vu par un certain nombre d'experts, un certain nombre de glaciologues qui n'ont rien trouvé à y redire et nous l'avons donc diffusé. Une dernière question puis je passe la parole à monsieur Massia puis madame Souet. Merci monsieur le Merci monsieur le président.

Alors une autre question sur un autre sujet c'est au sujet du du pluralisme notamment sur les chaînes du service public. Bon vous avez une société Winter Production qui produit un talk show qui est très suivi que je suis moi aussi régulièrement chaque samedi en deuxème partie de soirée avec Léa Salamé. Vous animez coproduisez cette émission.

Donc vous partagez aussi la responsabilité éditoriale de cette antenne. Le 11 mai 2025, vous avez invité un docteur, le docteur Raphaël Piti. Lors de cette émission, Léa Salamé l'a présenté comme, je la cite, un médecin humanitaire.

Bon, Raphaël Piti, il se trouve qu'il n'est pas simplement un médecin. Il a été conseiller municipal à messe. Il s'est présenté en 2024 il y a quelques temps seulement.

C'était la dernière élection que nous avons pu vivre comme candidat aux élections législatives dans la 5e circonscription des hautes scènes. Euh monsieur Piti était candidat sous l'étiquette du nouveau front populaire, membre de place publique, le mouvement fondé et dirigé par Raphaël Gulsman, conjoint d'ailleurs de Léa Salamé. À la suite de cette émission, d'ailleurs de votre émission, le 15 décembre, l'ARCOM vous a adressé un rappel à la loi au regard des exigences d'honnêteté et de rigueur de l'information.

Les directeurs de l'information qu'on a interrogé de France Lévision nous expliqué qu'il y avait un impératif d'annoncer chaque étiquette politique des personnes invité en plateau. C'est la raison pour laquelle je me permets de vous poser la question. Pourquoi est-ce que vous avez invité monsieur Piki et pourquoi est-ce que vous avez pas choisi avec Léa Salamé d'annoncer qu'il était membre du mouvement de Raphaël Gulsman et candidat au aux élections législatives précédentes ?

Alors, monsieur Pitty a été invité à l'époque en qualité de médecin humanitaire pour parler de ce qui se passait à Gaza. Vous pouvez vérifier, je vous invite à le faire. Il a été invité à de très nombreuses reprises avant qu'à l'époque, y compris sur des chaînes privées euh sur lesquelles il n'a jamais été présenté autrement que par médecin humanitaire.

Il est reconnu sur ces questions-là et le seul sujet du plateau concernait la situation à Gaza. Il n'y a eu aucune question à caractère politique euh pardon. C'est politique.

Oui. Alors là, c'était la situation humanitaire. Il y avait pas de débat politique autour de la perception du conflit israélo-palestinien en France.

C'était vraiment un témoignage de de terrain. Euh et pour être tout à fait transparent avec vous, euh je ne savais pas et nous ne savions pas euh qu'il avait été candidat euh aux élections législatives. Euh donc évidemment si aujourd'hui la situation se représentait et que nous avions cette information, nous la donnerions sans aucun problème.

Et je tiens quand même à rappeler euh que euh dans quelle époque, si vous regardez l'émission, monsieur le rapporteur, vous savez qu'on reçoit absolument toute la classe politique euh de Jordan Bardella à Jean-Luc Mélenchon en passant par Alain Jupé, Xavier Bertrand euh et euh tous les camps politiques euh sont les bienvenus et sont invités dans quelle époque ? Euh donc il y a absolument aucun souci avec notre transparence et notre volonté de défendre le pluralisme. Merci.

C'est important parce que dans la à votre place la semaine dernière, on a posé la même question et et on nous a fait la même réponse en nous disant "O'était pas au courant que cette historienne, je crois, monsieur le rapporteur, avait été une députée engagée." Donc c'est c'est je crois que c'est à l'heure où les Français ont quand même une une méfiance grandissante vis-à-vis des responsables politiques que nous sommes et des et des médias. Je crois de savoir d'où les gens parlent, c'est essentiel et c'est vrai que que voilà, il se trouve qu'il a été candidat, il a été battu par notre collègue qui vient nous quitter temporairement, madame Calvet euh qui est membre de cette commission.

Mais mais je crois que c'est essentiel que le service public euh pour pas qu'il y ait de suspicion puisse quand les personnes ont un mandat ou se présentent à des élections puissent le dire, ce qui n'enlève en rien l'engagement de ce médecin humanitaire ou de cette historien en l'occurrence. Vas-y, je m'en prie. Ensuite à pardon, excusez-moi, monsieur le président, si je peux juste me permettre de de de préciser pour que vous compreniez bien le fonctionnement d'une émission comme qu'à l'époque, on reçoit entre 7 et 10 invités chaque semaine.

Euh il y a un volume d'invités énorme avec beaucoup de travail de préparation. Non non, vraiment monsieur le rapporteur, je vous assure. Euh et euh et évidemment parfois il peut y avoir euh des informations qui nous échappe.

Ça peut ça peut arriver. En tout cas, il n'y a aucune volonté, il n'y a jamais aucune volonté de dissimuler quoi que ce soit. Euh c'est pas du tout comme ça qu'on travaille.

C'était pas le sens de ma question, mais je pense effectivement c'est toujours essentiel de de faire ces vérifications sur le service public qui se doit d'être d'être de présenter, j'allais dire, les personnalités dans l'ensemble de leurs engagements, y compris politiques. Heureusement qu'un engagement politique résume pas l'engagement de des personnes, mais il fait partie aussi des engagements des personnes que vous interrogez, que vous invitez. Je pense que c'est une information importante euh à à indiquer aux Français qui écoutent.

Je laisse la parole pour 2 minutes à Marceau pour le groupe Ensemble pour la République. Merci beaucoup. Merci messieurs de votre présence.

Alors, on en a déjà parlé longuement. Je vais plutôt m'adresser à vous monsieur Clément, mais je je vous laisserai enfin on laissera monsieur le président dire les les réponses des de l'un ou de l'autre. Donc, vous, on en parle depuis un moment, vous avez un engagement plutôt écologiste et vous l'avez encore dit tout à l'heure fort et moi je ça je ne le reproche absolument pas. incarné bien sûr dans vos documentaires et euh vous êtes donc une voix du service public mais aussi un journaliste engagé.

Donc c'est un peu ça que je veux interroger à travers la loi du plomb et euh et ce que vous avez euh euh acté à la fois dans vos différents réseaux sociaux personnels, pro avec aussi. Euh [grognement] donc sur vos différents médias en appelant à participer, à signer la loi euh euh non et puis pour la deuxième loi du plomb, non c'est non monsieur du plomb pour la signer le lien est en bio. Et donc c'est vrai que euh indirectement dans tout ce que vous nous avez dit, on on peut on peut interroger l'idée de cette impartialité quand on est un une voie du service public, mais aussi qu'on a des engagements.

Peut-être que la la frontière est un peu complexe aussi, peut-être pour nous aussi hein. Et donc comment on peut à la fois être engagé et avoir cette règle d'impartialité ? Et et du coup ça me ça m'amène à une question, c'est comment vous garantissez votre ligne éditoriale avec de la rigueur, la contradiction, la place de l'équilibre dans vos reportages que personnellement je alors je ne les ai pas tous vu, je vous suis quand même depuis quelques années mais j'ai pas tout vu.

Mais c'est vrai que parfois on peut se poser des questions. Alors, il y a la loi du plomb et puis il y a aussi vous avez été entre guillemets épinglés parce qu'ils ont voulu vous faire un droit de réponse sur une émission que vous aviez donc diff qui a été diffusée en juin sur le front sur la production de maïs et l'irrigation. Et c'est vrai que on on vous a accusé d'avoir de de faire un procès à charge et de pas de pas regarder vraiment quelle était la production de maïs en France.

Et moi tout ça m'interroge sur à la fois vous êtes une voix du service public, vous avez donc d'autres statuts et vous êtes effectivement militant et moi ça m'interroge. J'aimerais qu'on en discute un petit peu. Merci chers collègues.

Je vous laisse répondre monsieur Clément pour 2 minutes. J'ai plein d'autres trucs à dire. Pardon.

Alors juste pour répondre sur la fin de votre question sur la question du maïs, on peut nous reprocher beaucoup de choses mais pas de nous être intéressé de pas de ne pas nous être intéressé à la question du maïs en France puisqu'on a enquêté dessus pendant 1 an et que tous les intervenants de cette émission, je sais pas si vous l'avez vu celle-ci, tous les intervenants de cette émission quasiment étaient des agriculteurs. Et ça c'est important de le souligner parce que présenter comme ça, c'est sûr qu'on pourrait penser que c'est une émission avec seulement des militants qui dénoncent telle ou telle industrie. On prend toujours les intervenants de terrain et la question de l'irrigation du maïs, c'est une question passionnante et une question assez majeure dans la dans dans la gestion de l'eau en France puisque le seul maïs représente une part très importante de toute l'eau qui est consommée en France, y compris dans des régions où la culture du maïs n'est plus du tout adaptée à la réalité climatique.

Et quand vous écoutez les agroclimatologues sur cette question, on sait qu'il y a certaines régions en France où il n'est plus possible de cultiver du maïs sans irrigation puisque c'est une plante tropicale le maïs et pas de bol, elle a besoin de beaucoup d'eau pendant l'été au moment où on en manque le plus. Si elle avait besoin d'eau en ce moment, ça irait mais c'est pas le probl c'est voilà mais c'est c'est pas le cas. Donc le le sujet du maïs, c'est un vrai sujet qui divise le monde agricole.

Il y a énormément d'agriculteurs qui sont opposés à l'irrigation du maïs parce que certains estiment qu'il y a un accaparement de la ressource en eau par un tout petit nombre de producteurs et il faut quand même dire que une part importante de notre maïs est exportée. C'est pas du maïs qu'on mange dans nos salades ou qu'on utilise pour nous nourrir. C'est du maïs qui est utilisé en bonne partie.

Si si vous pouvez vérifier les chiffres qui est utilisé totalement irrigé du tout. Pardon ? Il est pas totalement non, il est irrigué en il est irrigué en faible partie mais cette faible partie irriguée représente une part énorme de la consommation totale de l'eau en France.

Mais c'est pas en fait ça c'est pas un comment dire c'est pas un débat pour compte. Ce sont les chiffres de l'État du ministère de l'agriculture du ministère de l'écologie. Euh le maïs irrigué représente une part, je veux pas vous dire de bêtises parce que j'ai pas tous les chiffres en tête, mais représente une part très importante de il va vous répondre de représente une part très importante de de l'eau qui est utilisée en France.

Et il est pas question d'arrêter de cultiver du maïs, il est question dans cette émission d'interroger les régions dans lesquelles ce maïs est cultivé. Et encore une fois, ce sont des questions qui sont portées par des agriculteurs. Et si vous regardez l'émission, et j'invite tous les gens qui nous écoutent à le faire, à regarder les gens qui sont dans cette émission, ce sont des agriculteurs qui mettent en question cette irrigation euh du maïs.

Euh sur la question de la loi euh du plomb, alors je sais pas quelle a été vous votre position personnelle sur cette loi. Vous avez voté pour. Voilà, je je l'avais compris dans la question, mais euh je ne suis pas salarié du service public, je n'ai pas de lien salarial avec France Télévision et donc je n'ai pas d'obligation de demander à mon employeur euh qui n'est pas mon employeur.

Le seul employeur, c'est moi. Oui. Oui.

Mais certes, mais je ne suis pas salarié du service public. Donc voilà, je je suis libre, je dis ce que je veux que ça plaise ou non. Ça c'est important.

Et pour moi, c'est très c'est vraiment cardinal dans ma manière de travailler. Euh, on me qualifie de plein de choses. Euh, on apprécie ou onaprécie pas ce que je dis, mais moi, je suis libre et je dirai toujours ce que j'ai envie de dire euh sans me poser la question de savoir si j'ai le droit de le dire ou pas.

Je suis très attaché à la liberté d'expression. Je sais que c'est le cas aussi dans cette commission et je le défends au quotidien. euh sur la question de la loi du plomb.

Oui. Euh ça me semble indispensable lorsqu'on a une voix médiatique qui porte comme la mienne de porter euh le discours de euh des scientifiques, de porter le discours euh pardon nous aussi. Oui, mais vous savez que par exemple sur euh la question de la loi du plomb, l'ordre des médecins s'est prononcé contre.

C'est pas une Ah si si. Ah si si. Véfier l'ordre l'ordre des médecins s'est prononcé contre un certain nombre de scientifiques, un certain pardon, on va peut-être pas faire le le on va peut-être pas si si si l'ordre des médecins s'est prononcé contre.

Un certain nombre de scientifiques reconnus qui font l'unanimité sur la question des pesticides se sont prononcés contre. Euh je pense notamment à monsieur Bon Matin qui est un des plus grands chercheurs sur la question des néonicotyoïdes qui font partie des produits que la loi du plomb réintroduire et qui sont euh catégoriques sur euh le danger que font euh peser euh ces produits notamment sur les insectes pollinisateurs. Donc euh oui, euh être journaliste euh et présenter des émissions n'empêche pas par moment de faire porter sa voix de citoyen sur des sujets qui moi me semblent importants.

Et vous savez quand on fait des reportages et qu'on va rencontrer des parents qui ont perdu des enfants à cause des pesticides, à cause des cancers pédiatriques. Mais c'est la réalité. Vous pouvez vous pouvez souffler, vous pouvez souffler mais c'est la réalité.

Je peux vous présenter si vous voulez une dame qui était fleuriste, qui était qui était fleuriste et qui a perdu malheureusement sa fille euh suite à un cancer dont le lien a été reconnu avec les pesticides qui a été reconnu par le fond d'indemnisation des victimes de pesticides. Donc il y a pardon de France les fleurs non justement ell venaient de l'étranger. C'est bien le problème.

Donc les les les fleurs les fleurs qu'on vend en France. Mais attendez attendez attendez chers c monsieur monsieur Clément chers collègues je pense que ici c'est pas le lieu. On va refaire le débat sur la loi du plomb.

Ah moi je veux bien c'est passionnant. Non non mais je pense que peut-être monsieur Clément pour préciser la question de madame Mars peut-être la question qui est important pour qu'on reparte un peu de de zéro. Il se trouve que les salariés duel public effectivement sont tenus de respecter les la loi notamment Non mais justement [grognement] mais justement oui mais justement c'est un élément qui est important parce que ce que vous nous dites est assez grave d'une certaine manière.

C'est-à-dire que et c'est d'ailleurs parfois les questions du rapporteur, c'est de nous expliquer que finalement euh puisque France Télévision travaillerait avec des sociétés de production et que vous-même vous êtes soit salarié, soit actionnaire d'une société de production, vous n'êtes pas forcément tenu des mêmes règles. Euh euh non, mais c'est pour ça que je veux préciser les choses parce que vous voyez par exemple les émissions d'information de France et vision politique, c'est politique, c'est ce soir, c'est dans l'air, c'est à vous. Elles sont produits par des sociétés de production mais les journalistes qui y travaillent doivent respecter la loi de 86-à dire le pluralisme, l'indépendance, l'honnêteté, l'impartialité et cetera.

Donc tout ça nous le respectons. Voilà. Voà.

Mais c'est pour ça que je pense que la question tout ça nous le respectons bien sûr. Euh et vous savez dans tous les médias aujourd'hui qu'ils soient public ou privé, il y a des journalistes qui sont embauchés par les chaînes qu'on appelle des éditorialistes et dont le métier est de venir donner des avis sur les plateaux de télévision. Euh c'est le cas sur les médias privés, c'est le cas sur les médias publics et ces personnes-là quand c'est sur les médias publics sont rémunérées pour donner leur avis et ce sont pas moins des journalistes.

Donc moi, si vous voulez, je ne souscris pas au point de vue qui considérerait à dire que parce qu'on est journaliste ou animateur, on ne doit jamais donner son avis sur aucune question de société et j'ai aucun problème à dire que la question des cancers pédiatriques me touche beaucoup et et que et que voilà et que c'est ça fait partie des questions sur lesquelles j'ai envie d'accompagner les familles. Je pense que monsieur pardon monsieur Clément, je pensais pas exactement la question. La question c'est en fait que le service public audiovisuel qui appartient à tous les Français a pour mission et c'est dans le sens de la loi euh le pluralisme c'est-à-dire finalement y compris sur la question scientifique et environnementale c'est-à-dire la la question c'estàd de donner l'ensemble des points de vue et d'éclairer le débat c'est c'estàd c'est un vrai je vais juste poser si vous permettez je pose juste ma question jusqu'à la fin et je vous laisse répondre c'est un vrai débat de fond qui est je pense très important et c'est toute la limite de l'exercice c'est la difficulté de notre commission d'enquête c'est que bien sûr sûr que vous êtes citoyen et heureusement que vous avez des convictions et heureusement que vous les défendez.

Mais il se trouve pas moi qui ai fait la loi, enfin je l' fait aujourd'hui mais en 1986 pas moi qui l'ai fait, j'étais pas né. En 1986 François Léotard à l'époque ministre propose une loi adoptée qui dit le service public l'audiovisuel en général pas que public doit respecter l'honnêteté, l'impartialité, le pluraliste de l'information et le duel public à force théorie doit respecter cette règle. Je pense que ce qu'on essaie ce qu'on essaie de de comprendre et d'analyser dans cette commission d'enquête, c'est que euh le service public est tenu à une forme d'impartialité de pluralisme de l'information, mais il se trouve que par ailleurs vous par exemple monsieur Étien al il est plus salarié mais vous avez une chaîne Twitch où c'est pas du tout les mêmes règles et là vous êtes finalement totalement libre et tant mieux. vous-même, vous n'êtes pas salarié, vous êtes un producteur mais mais vos émissions sont diffusées sur le service public audiovisuel et on essaie de comprendre si v cette articulation, comment on concilie l'exigence d'impartialité qui est la loi, c'est pas une loi qui date d'il y a 40 ans et en même temps votre liberté, votre liberté d'expression, votre liberté de citoyen.

Et c'est c'est cette articulation là et je vous laisserai répondre monsieur Étienne qu'on qui est pas évidente. Voilà, admettez voilà. Alors la la frontière est très simple.

Il y a les productions qui sont diffusées par le service public audiovisuel et pour lesquel nous cochons toutes les cases de ce que vous dites. L'impartialité, le contradictoire, nous respectons notre seule limite c'est la loi en fait. Nous respectons la loi.

Voilà. Euh et il y a par ailleurs euh mon expression personnelle sur mes réseaux privés qui préexistaient à ma collaboration avec le service public euh et sur lesquels je dis absolument ce que je veux et je continuerai à le faire. Voilà.

Et donc ce sont deux choses totalement différentes. Euh et peut-être pourquoi, alors pardon, je vais dans le détail, pourquoi sur votre compte Twitter, la seule mention c'est sur le front, c'est-à-dire finalement vous invoquez votre statut de de de producteur pour le service public. Et et alors j'ai posé de question à ce que je vais vous dire le fond de ma pensée, c'est que je pense qu'on est dans un moment où les gens il y a une telle confusion entre euh d'où l'on parle finalement.

Est-ce qu'on parle comme journaliste ? Est-ce qu'on parle comme militant ? Est-ce qu'on parle comme responsable politique ?

Euh est-ce que parce que voilà c'est c'est et et il y a cette confusion là je pense abîme et dévoile la démocratie. Je pense que c'est c'est cette confusion là, elle est elle est dangereuse. En tout cas, c'est mon avis, pardon, je vous le donne.

Et et la question des réseaux sociaux peut contribuer à cette confusion où les gens ne savent plus sil parlent finalement si ce compte Twitter c'est un compte personnel. D'Hugo Clément qui comme tout citoyen a le droit quand même d'avoir des réseaux sociaux, on est encore en démocratie et d'avoir une liberté d'expression. Mais en même temps, quand souvent je regarde les réseaux sociaux des figures de public, c'est très souvent par un compte privé.

En l'occurrence, votre compte, il est sur le front. Donc, on se dit que c'est le compte finalement du go Clément. comme présentateur et producteur d'une émission importante du service public audiovisuel.

Moi, je ne comprends pas pourquoi euh on n'en revient pas à ce qui se faisait avant. Mes tweet n'engage que moi, c'est un compte personnel. Enfin, pour bien dire qu'il y a deux choses très différentes.

Il y a vos activités sur le service public audiovisuel et vous l'avez dit, vous respectez la loi et et là vous il y a de l'impartialité du pluralisme de l'indépendance et à côté il y a votre engagement personnel militant que personne peut vous nier. Vous voyez ce que je veux dire ? Parce que quand on on regarde ce compte, on se dit bah on sait plus si c'est finalement le compte d'Hugo-Clément citoyen indépendant libre de ses idées ou est-ce que c'est le compte du GOC Clément sur le front service public émission de service public.

B, je pense que je vous laisse répondre et puis ensuite on on va quand que ce soit sur les réseaux ou dans les émissions, je m'en tiens toujours au fait et à l'honnêteté à l'honnêteté à l'honnêteté journalistique. Euh et je crois pas trop je crois que personne ne ne croit plus à cette espèce de dissociation entre d'un côté un compte privé, d'un côté un compte public. les gens ne sont pas dup enfin je veux dire on est une seule et même personne et par ailleurs, aujourd'hui mes activités dépassent largement le cadre de France Télévision.

Si vous allez voir sur Instagram, je suis aussi animateur d'un podcast hebdomadaire qui me prend beaucoup de temps sur le sport et le sport prend de plus en plus de place dans mes activités. J'ai même un compte qui est dédié au sport euh et qui me prend énormément de de temps. Euh j'ai beaucoup d'activités de producteur en dehors des des contenus de services public, le notamment le site Vakita.

Donc évidemment, mon compte Instagram et mes comptes sur les réseaux sociaux sont un medl de toutes les productions que je fais. Euh et encore une fois euh je m'en tiens toujours au fait, je euh fais quoi qu'il arrive, que ce soit pour le sport, que ce soit pourquita, que ce soit pour France Télévision, France 2, France 5, peu importe. Je fais mon travail en me basant sur les faits et euh les personnes en face d'ailleurs souvent des politiciens interprète interprète en fonction de leur positionnement politique euh le message qu'il croit voir dans les émissions.

Mais ça ça en dit souvent plus sur les personnes qui interprètent que sur la personne qui fait les comp. En tout cas, moi je je vous donne je et on verra les recommandations. Moi je pense que c'est pas anodin quand on a et encore une fois d'avoir un compte Twitter où il y a marqué sur le front, c'est-à-dire d'une certaine nous notre boulot, pardon, je vous le dis franchement, nous notre boulot c'est de garantir l'impartialité du service public parce que si on veut le protéger, il faut garantir qu'il est impartial sinon sinon on le protège pas.

Quand vous avez un compte Twitter où il y a marqué sur le front, c'est-à-dire votre émission de service public audiovisuel et que c'est un compte et c'est vos droits, vous partagez par exemple le fait que le gouvernement ne devrait pas soutenir le lois du plomb. Donc vous donnez votre avis sur du plomb et c'est votre droit. Pourquoi le faire euh sous l'ombrelle sur le front ? dites vous-même que vous avez plein d'activités et je pense ça vous paraît en fait vous ça vous paraît totalement anecdotique et vous dites c'est pas grave mais moi je vous dis que notre rôle qui est de garantir l'impartialité du service public auprès de français qui aujourd'hui on voit bien cette commission d'enquête et cetera parfois en doute c'est parfois instrumentalisé et cetera, je pense qu'il faut être d'une exigence absolue et et et je pense que s'abriter derrière une fonction que vous occupez pour le service public audiovisuel alors que c'est un compte Enfin, je veux dire voilà privé dans lequel personne peut vous reprocher de dire que vous êtes contre la loi du plomb.

Je veux dire, c'est votre droit. Mais dans ces cas-là, faites-le en en ne mettant pas votre émission de service public. Faites-le en disant c'est mon compte personnel.

Vois c'est ça vous paraît anecdotique ? Moi, je pense que c'est très important. Ça ça me paraît pas anecdotique.

C'est simplement que vous parlez du compte Twitter où en l'occurrence j'ai pas changé la description depuis 6 ans. Euh moi, je suis beaucoup plus actif sur Instagram et sur Instagram, vous voyez qu'il y a toutes les activités qui sont décrites euh étape par étape. Euh mais si vous voulez, on on on se concentre nous sur le travail de fond. et euh ce que les gens peuvent en penser, pardon, mais euh c'est pas ça qui me préoccupe.

Euh je cherche pas à plaire à tout le monde. Je sa pas à ce que à ce que tout le monde soit satisfait ou non du travail, c'est pas ça qui me guide. Euh ce qui me guide, c'est le fond [grognement] et les faits.

Voilà. Monsieur Clément, allez, on va avancer. Mais monsieur Clément, c'est pas Monsieur Clément, pardon, c'est pas du tout ce que j'ai dit.

Moi, que vous aidiez des reproches, j'en ai aussi. Moi aussi, on me dit que je suis d'extrême droite puis d'extrême gauche. C'est pas la question.

La question c'est je vous dis comment dans un moment de confusion on garantit l'impartialité à chaque instant du service public et et et donc voilà il faut faut faut vous-même et je pense que vous l'intégrer parfaitement en même temps. Vous êtes garant de cette impartialité c'est votre rôle parce que vous êtes un un acteur du service public audiovisuel et c'est la loi et en même temps et c'est aussi votre droit vous êtes un citoyen qui a des convictions, qui a envie de les défendre qui a envie de les porter dans le débat public et nous notre rôle c'est d'essayer de réfléchir non pas de vous juger ou de commenter. Moi, je me méfie beaucoup des politiques qui julent les lites éditoriales.

En revanche, c'est notre rôle de vérifier, de garantir les moyens d'accéder à une forme d'impartialité et de pluralisme dans dans l'information. C'est la loi et demain peut-être qu'il faudra la faire évoluer pour la renforcer. Voilà, c'est tout.

Mais donc à votre sens, est-ce que le service public doit organiser des débats d'éditorialistes par exemple ? Des des débats d'éditorialistes, est-ce que ça rentre dans le le cadre de l'impartialité d'avoir des C'est le pluralisme ? C'est le pluraliste.

Bien sûr, bien sûr. Donc je comprends pas le problème. Bah non, mais j'ai je comprends pas le problème.

Si c'est simplement la description du compte, euh mon compte Twitter, c'est mon plus petit compte que j'utilise quasiment jamais. Euh mon compte principal c'est Instagram sur lequel toutes les activités, je vous invite à vérifier sont bien précisées. Le le c'est pas un problème, c'est qu'en fait un journaliste, il n' fait aucune référence à France Télévision, un journaliste du service public, un journaliste politique, on va dire clairement après j'avance, un journaliste politique du service public, il ne va pas sur son compte Twitter ou ses comptes réseaux sociaux partager ses convictions politiques.

Voyez, vous vous êtes un journaliste environnemental, donc vous avez aussi le même devoir d'impartialité sur ces question là d'éclairer le débat public, de faire de l'investigation, ça c'est parfaitement vrai de de faire de l'investigation, de mettre en lumière des sujets qui fâchent, ça on est d'accord, mais le fait de rentrer dans le débat politique en appelant sur votre compte Twitter par exemple à à un point de vue sur des lois, ça peut interroger sur l'impartialité. C'est tout ce que je dis. Voilà, je veux pas rapporter plein de questions.

Le le pardon mais euh l'impartialité c'est pas 5 minutes pour les climatosceptiques, 5 minutes pour les scientifiques. C'est pas ça l'impartialité. Sur les les sujets sur lesquels je il m'arrive de prendre position, notamment la question des pesticides, ce sont des sujets sur lesquels il y a un consensus scientifique sur la nocivité de ces produits et mais vous pouvez dire mais non mais non mais c'est la réalité.

Si si si il y a si si il y a un consensus scientifique sur la question des pesticides chimiques et des engrais de synthèse. question c'est comment réussir à en utiliser moins comment aider les agriculteurs à en sortir mais le consensus scientifique sur la nocivité de ces produits sur le fait que 80 % des insectes volants sur la le fait que 80 % des insectes volants ont disparu ces 30 dernières années en Europe sur le fait que nos oiseaux et des planes agricoles ont décliné de 30 % ces 30 dernières années sur l'explosion d'un certain nombre de cancers qui sont clairement liés au pesticides à un certain nombre de cancers pas tous des maladies neurodégénératives comme Parkinson pour lesquelles le lien a été prouvé avec les pesticides des agriculteurs qui sont malades aujourd'hui à cause des produits qu'ils ont utilisés et qu' bien sûr que si bien sû les agriculteurs sont plus malades sur un certain nombre de pathologies qui sont liées au pesticides. Donc si vous voulez face à ce négationnisme scientifique, mais c'est le cas, face à ce négationnisme scientifique, moi j'ai aucun problème à défendre les faits et à défendre la position des scientifiques et des personnes qui sont sur le terrain.

Parce que quand vous avez en face de vous un agriculteur, et c'est le cas dans une émission qu'on va bientôt diffuser, qui toute sa vie a utilisé des produits, qui aujourd'hui a un cancer très grave et qui vous explique et qui vous explique et qui vous explique que le système politique porte une responsabilité sur les maladies que développent les personnes. Non non, le négationnisme scientifique, attention, je préf de dire que les pesticides n'ont pas de lien avec les cancers, pardon, mais c'est fermer les yeux sur les faits scientifique. Vous pouvez pas dire que les pesticides n'ont pas de lien avec les cancers.

Les cancers ne sont pas liés uniquement aux pesticides. Loin de là, il y a des causes qui sont bien plus qui sont bien plus génératrices de de cancer, notamment l'alcool, notamment la cigarette. Et figurez-vous que je porte et l'alimentation et figurez-vous que je porte également figurez-vous que je porte également le combat contre la consommation d'alcool euh qui est banalisé en France et qui cause un certain nombre de maladies et de cancers.

Donc je porte aussi ces combats-là parce que je pense que la santé publique mérite oui qu'on s'y engage. Merci. Merci pour cet échange riche madame Souet pour 2 minutes qui va amener de laisement j'imagine dans cette commission.

Président euh monsieur Clément vous êtes un journaliste phare du service public en matière d'écologie alors que vous soyez salarié ou non. Ça vous donne quand même une grande responsabilité et moi ce que j'observe c'est que ces dernières années vous avez malgré tout effectué un glissement politique. Vous avez encensé monsieur Rasheline le maire de Fréjus maire Eren ouvertement xénophobie antisémite pour avoir défendu Paul Watson.

Vous avez débattu avec monsieur Bardella sur valeur enfin dans valeur actuelle en essayant visiblement de le convertir à l'écologie. Alors vous avez avancé pour cela que le réchauffement climatique va engendrer des de enfin des mouvements massifs de population. Alors, si vous vous permettez de discuter avec l'extrême droite, c'est parce que selon vous, ce sont vos termes, l'écologie appartient à tout le monde et vous, vous êtes prêt à tout vous, dites-vous, pour faire triompher l'écologie.

Mais moi ce que je pense, c'est que vous ne faites pas triompher l'écologie en agissant en ce livre. Vous vous réhabilitez l'extrême droite. En vérité, vous réhabilitez l'extrême droite d'autant qu'en parallèle, vous tapez sur d'autres groupes politiques et en particulier la France insoumise.

Vous avez une responsabilité morale, monsieur Clément, dans la montée de l'extrême droite en France. extrême droite qui rappelons-le est raciste et je peux pas finir mon définition mais je crois que sur la responsabilité morale raciste et d'un point de vue économique rappelons que le réchauffement climatique les premières victimes ce sont justement les femmes les pauvres et les personnes racisées. Donc vous comprendrez bien où est le problème.

Vous qui êtes considéré par beaucoup monsieur Clément comme une figure majeure de l'écologie est-ce que vous avez qu'est-ce que vous est-ce que vous avez conscience d'opérer cette réhabilitation de l'extrême droite ? Est-ce que cela vous semble compatible avec la mission de service public à laquelle vous contribuez que vous soyez salarié ou non encore une fois et avez-vous par ailleurs perçu un cachet dans le cadre de votre débat avec Jordan Bardella ou avec un membre de tous autres partis politiques ? Mam Souet, je sais pas si vous étiez là, vous direz quand même à votre collègue Nadj à bon Mongolie de la France insoumise euh euh que tout ce que vous avez dit, c'est pas une raison.

Déjà, je pas une raison pour qualifier monsieur Hugo Clément de fachaud. Donc vous lui direz euh et je me permets de de vous demander de de de Oui, enfin là, j'ai pas j'ai pas dit ça monsieur. Comme vous appartenez au même groupe, vous en direz vous direz ça à madame à Mangolie.

Comme vous appartenez au même groupe, je vous permet je me permets de vous demander de lui relayer le fait que je tiens à ce qu'on respecte les personnes qui sont auditionnées dans cette commission d'enquête. On peut leur poser toutes les questions, aller au fond des sujets. On a des échanges très riches depuis tout à l'heure, mais je demande le respect absolu des personnes que nous auditionnons.

Monsieur Clément, je vous laisse répondre rapidement. Oui, merci madame Souet pour votre question. Euh alors sur le cachet, non, je n'ai pas perçu de cachet de valeurs actuelles pour aller débattre avec Jord Mardella.

J'avais conditionné ma participation au fait que Valeurs actuelles fasse un don à une association de défense des animaux. en l'occurrence c'était la fondation Brigitte Bardau à l'époque et donc ils ont accepté de faire un don à la fondation Brigitte Bardau en échange de ma venue. Donc je n'ai rien touché par un centime.

Évidemment, vous savez, je pense que cette période nous montre que le débat, l'échange, la confrontation d'idées, de points de vue est toujours préférable à la violence, au lynchage, au déchaînement de violence politique contre les gens qui ne pensent pas comme vous et contre les gens qui ont d'autres opinions. Et moi, je défendrai toujours ce dialogue et cette capacité à se parler. Alors oui, ça m'a été reproché beaucoup effectivement, mais c'est le sens même d'un débat que d'aller rencontrer des gens qui peuvent porter un discours qui diffère du vôtre.

Si débattre, c'est simplement débattre avec les gens qui pensent comme vous, ça n'a strictement aucun intérêt. Donc le débat est important et surtout pour l'écologie qui subit aujourd'hui l'aspect partisan. Euh l'écologie n'appartient à personne.

L'écologie c'est une science avant d'être un positionnement politique. Euh et il faudrait effectivement que tous les partis politiques, quels qu'ils soient, s'empare de ces questions. Et moi, j'assume le fait de parler de sujets environnementaux, de porter des faits, de porter des informations auprès de tous les électorats euh qu'ils soient du Rassemblement national, de la France insoumise, de la République en marche et cetera.

Merci et je pense que c'est très important d'arrêter d'opposer les gens et d'être dans une logique un peu sectaire qui consiste à dire que soit on est d'accord sur tout, soit on est d'accord sur rien. Il faut essayer de se parler. Je pense que c'est toujours préférable.

Merci monsieur Clément. Monsieur Massga pour une minute et je redonne la parole au rapporteur. Merci monsieur le président.

Je vais tâcher d'être court. Je veux d'abord revenir sur les propos de monsieur Étienne pour dire que ces propos liminaires, je les partage dans son intégralité. Euh rappeler également mon regret de la fin de question pour un champion en semaine.

C'est une très très belle émission qui aurait mérité de continuer. Euh je me propose à à la commission et à monsieur le rapporteur, je crois qu'il y a un manque de connaissance de Twitch et je me tiens à la disposition de monsieur le rapporteur pour expliquer comment fonctionne la plateforme et d'expliquer également l'histoire de pourquoi monsieur Étienne est sur la plateforme Twitch. Ça n'a aucun lien avec France Télévision.

C'est juste quelque part une rencontre avec une personne de grande qualité passionnée par question prend champion qui est lui-même un grand animateur si je peux prendre ce terme que vous connaissez sur Twitch, un grand streamer. Pardon, je venais de mettre en cause de rapporteur. On s'est ému du fait que monsieur Zétienne était en même temps salarié à pleintemps en CDI à pleintemps avec France Télévision que par ailleurs France Télévision sponsorisait des émissions.

Donc voilà, c'est c'est pas du tout ce que fait monsieur Samuel Étien sur Twitch. Je le regarde. Je pense que le rapporteur s'il l'a pas regardé, il le regardera aussi.

Personne remet en cause le travail de monsieur Étien sur Twitch. Non, je le dis très clairement, on va pas débattre. Justement, je me propose d'apporter l'expertise du fonctionnement de Twitch dans le débat.

Il me semble qu'il y a une fragilité et comme on veut que les travaux soient le plus juste possible, il faut prendre la compétence là où elle est et forcer de constater que certains propos montrent un manque de connaissance de comment fonctionne un ch Twitch. Mais on va revenir sur le fond du sujet puisqu'on est là pour parler de l'ail public et moi je voudrais échanger sur les obligations d'elle public qui sont d'ailleurs défini entre autres par le com le contrat d'objectif et de moyens dont je rappelle ces contrats d'objectif et de moyens n'ont pas été votés au niveau des commissions parlementaires à l'Assemblée nationale et donc ils ne sont pas forellement adoptés. Et ma question est celle-ci.

L'elépublic a des obligations légales d'investissement en pourcentage du chiffre d'affaires. Mais à un moment où le budget de la République et de France Télévision baisse, la conséquence directe, c'est que les investissements dans leur création vont être amenés malheureusement, je le pense, à baisser, mettant à mon sens un grand risque sur le gel public. Et moi, j'aimerais bien avoir la vision de monsieur Athen, mais également de monsieur Clément peut-être sur la possibilité de changer le pourcentage d'obligation à un montant ferme permettant donc de ne pas être imputé demain s'il y avait des baisses de crédit pour le duel public.

Merci et je rappelle que vous êtes le rapporteur du budget euh audiovisuel public pour la commission. Exactement. Et je réfléchis à venir dans cette commission parce que je trouve les débats parfois un peu clivants et je m'interroge potentiellement si demain il serait pas judicieux dans un débat apaisé de voter contre la publication de ce rapport et donc peut-être intégrer la commission d'enquête pour prendre connaissance du rapport avant et potentiellement voter contre sa publication.

Bien, on va laisser d'abord le rapporteur l'écrire tranquillement. Monsieur Étienne et monsieur Clément, je vous laisse je vous laisse répondre rapidement parce que je laisserai Hugo Clément répondre sur le côté producteur parce que je ne suis pas producteur moi-même he d'émissions son strict du terme, je suis créateur de contenu. Je pense que la réponse du go sera plus intéressante.

Je vouis revenir juste sur la question parce que la question que telle que la commission le monsieur le président et monsieur le rapporteur le pose sur euh l'exigence d'impartialité, je la trouve très pertinente réellement. C'est un vrai sujet euh et c'est ma définition. Pour moi, l'impartialité, c'est donner la parole à toutes les sensibilités.

C'est comme ça que je voyais mon rôle de joint sur le service public que je ne suis plus. C'est aujourd'hui comme ça que je vois mon rôle aussi sur Twitch et sur ma sur ma propre chaîne où la liberté du viewer est totale. Parfois c'est assez animé et bien on me traite à 18h49 d'être un dangereux gauchiste, à 18h50 d'être un soutien du Rassemblement national parce que je donne la voix à ces électeurs parce que pour moi toutes les sensibilités puent s'exprimer.

Parfois, je suis un audio macroniste qu'on est à peu près accusé de tous et qu'on est à peu près dans dans [raclement de gorge] ce qu'on doit faire, quoi. Euh à aucun moment euh je pense que je n'ai je n'ai laissé penser à un viewur de ma chaîne depuis 5 ans que je parlais au nom de France Télévision, hein. Ça c'est important.

Il vous a pas sur France Télévision. Je suis pas journaliste politique, je suis animateur de jeux et j'en suis très fier. D'ailleurs, j'adore ce jeu.

Si vous voulez qu'on vienne à un moment très brièvement sur pourquoi le jeu a été arrêté parce que France Tision me l'a expliqué aussi et c'est une question de moyens, c'est une question de budget et c'est très et pour le coup c'est au cœur de notre réflexion. Ouais, c'est vraiment intéressant. B je je vous en parlerai tout à l'heure euh dans l'animation [raclement de gorge] de questions pour un champion.

Évidemment que je ne parle pas d'actualité, ça n'est pas le sujet. Je ne donne pas mon avis sur l'actualité, je ne l'analyse pas. Je pense qu'il faut faire confiance aussi à l'intelligence des viewers et des téléspectateurs en 5 ans sur Twitch.

Jamais je n'étais interpellé par personne à ce jour sur Mais monsieur Étien, vous vous rendez compte ? Euh de temps en temps, vous donnez votre avis sur l'actu avec beaucoup de prudence encore hein euh sur votre chaîne Twitch et en même temps vous êtes animateur de questions pour un champion. Euh quelle influence incroyable vous allez voir sur les esprits des explicateurs de questions.

Non parce que tout le monde a bien compris que à aucun moment en question pour un champion, je me mettais en position d'influer sur les opinions des uns des autres en matière d'actualité. Donc tout est tout ça est assez compartmenté. Je voulais le rappeler puis je serais très heureux à de répondre à une question sur pourquoi à un moment la baisse des dotations de du service public de l'audiovisuel a pu aussi amener à l'arrête et des émissions.

Alors on n'est pas d'accord là-dessus monsieur n en parlera. Je laisse peut-être répondre monsieur Hugo Clément sur la question de que posait monsieur le le député. Je suis désolé je suis désolé j'ai pas très bien compris la question.

Est-ce que vous pouvez l'expliciter ? On va on va avancer. Je je vais expliquer rapidement.

Aujourd'hui, c'est un pourcentage du chiffre d'affaires pour la quelque part la le financement des créations de contenu. Quand le chiffre d'affaires de France Télévision baisse, forcément le budget pour l'investissement, la création baisse. Est-ce qu'on devrait pas quelque part garder un montant minimum de budget dans la création pour que quand le budget de la public baisse, on reste sur les mêmes montants d'investissement dans la création ?

Je suis pas sûr que monsieur Clément enf je vais laisser répondre toi. Ouais. Alors, je je suis désolé là, ça dépense dépasse un peu le ça dépense, c'est le cas de le dire.

Ça dépasse un peu le cadre de mes compétences. euh de vous répondre là-dessus. Je suis pas en charge de du budget de l'audiovisuel public.

Je voudrais pas dire de bêtises. Donc il y a d'autres personnes qui seraient mieux placées pour euh pour vous répondre. Je suis désolé, ça ça dépasse mes compétences.

Merci. Je redonne la parole à monsieur le rapporteur. Merci monsieur le président.

Euh avant de vous poser une question monsieur Étienne, effectivement j'avais des questions sur questions pour un champion et j'y reviendrai un peu plus tard. Monsieur Hugo Clément, j'aimerais vous poser quelques questions sur votre style, sur votre méthode. On a parlé de la loi du plomb et en juillet 2025, en juillet dernier, François Xavier Bellami vous qualifiez d'être un agent de désinformation sur le sujet sur Instagram plutôt que lui répondre sur le fond "Vous avez préféré la dérision".

Je vous cite "Quelle surprise ! François Olavier a encore raconté n'importe quoi à la télé. Vous continuez au chouidou." Il ne supporte pas qu'on lui dise que lui et ses copains ont voté une loi qui rétablit un poison.

Fin de la citation. Alors, j'ai suivi un peu cet échange avec François Xavier Benami. Il vous répond sur le fond ensuite il vous propose un débat mais visiblement vous l'avez pas accepté et vous avez d'ailleurs poursuivi un peu sur le même ton de la dérision.

Je vous cite "Mon amoureux toxique m'a encore envoyé une vidéo. Tu me fais un peu flipper François Xavier pour être honnête. Surtout que quand tu m'invites à venir débattre chez toi, je n'ai pas envie de finir découper dans une bâche en plastique.

Fin de la situation." Bon, au-delà des des de la légèreté du propos qui a pu être tenu, pourquoi est-ce que vous avez refusé ce débat avec François X Balami sur un sujet quand même de fond ? On peut pas l'accuser d'ailleurs de de de manque de sérieux et de profondeur sur le sujet.

Il a quand même beaucoup de compétences. Euh si vos arguments sont scientifiquement prouvés et prouvés, pourquoi est-ce que vous refusez une confrontation avec lui sur le sujet ? Alors, je vous avoue, monsieur le rapporteur, que c'est beaucoup plus drôle dans votre bouche que dans la mienne ces propos.

Non, mais écoutez, ça c'est mon style. Je vais pas me justifier sur mon style, c'est l'école du petit journal. C'est ce que j'ai appris à l'époque chez Yan Bartes et Laurent Bon que que j'embrasse.

Et voilà, c'est c'est mon style. C'est comme ça que je je fais. Je pense que on peut faire les choses sérieusement sans se prendre trop au sérieux et en mettant une petite dose d'humour dans tout ça.

Et c'est jamais méchant. C'est toujours avec de la de la dérision et un et et un petit clin d'œil. sur le fond, on avait longuement fait une interview avec François Xavier Bellami notamment sur les questions des dauphins parce qu'en fait l'histoire part de là, c'est c'était pas vraiment sur la question de la loi du plomb à la base.

Ça ça partait de la question de de des captures accidentelles de dauphin dans le golfe de Gascogne. Et nous avions fait une longue interview avec monsieur Bellami sur sur cette question où il remettait un peu en en cause encore une fois le consensus scientifique sur le fait que la majorité des mortalités de dauphins dans le golfe de Gascogne euh sont liées à la pêche euh et aux captures accidentelles des dauphins dans ces filets. Euh on avait fait un long reportage dessus.

On était allé avec les scientifiques de l'Institut Pélagis pratiquer des autopsies de dauphin que nous avions filmé pour constater de nos propres yeux la réalité du phénomène. Et François Xavier Bellami lors de cette interview avait un remis en question euh cette réalité scientifique en laissant entendre que ce n'était pas le cas, que nous n'avions pas de preuve, que les dauphins étaient vraiment victimes de la pêche et cetera. Euh et à la suite de cette interview, il nous avait reproché de d'avoir monté cette interview euh de manière déloyale.

Euh et du coup, nous avions ensuite publié l'intégralité des rush. Euh ce que je fais sans aucun problème quand il y a des personnes qui est que euh le montage n'est pas représentatif, on avait publié l'intégralité des rush euh qui avait permis de voir que non, le montage n'était pas déloyal euh et que François Xavier Béami avait bien tenu ses propos. Et donc ensuite, si vous voulez euh si je réponds positivement à chaque débat que me propose chaque homme politique qui réagit à mes émissions, c'était le cas de François Xavier Bellami, ça a été le cas de monsieur Vauquier, ça a été le cas aussi de personnalité de gauche, euh je passerai mon temps à faire ça et euh c'est pas mon travail.

Je réponds sur le fond par un travail d'enquête. J'ai pas vocation à débattre avec tous les responsables politiques et vous avez bien vu que quand je le fais, on me le reproche. Donc c'est un peu c'est un peu tout et son contraire. [rires] Voilà.

Merci pour votre réponse. Dernière question sur le sujet. Effectivement, c'était le 8 juin 2024.

On était euh à la veille de la campagne des européennes dont monsieur d'ailleurs Benami était tête de liste. Vous avez publié, vous l'avez expliqué sur votre médiaquita un montage d'une interview de François Xlavier Bellami. Il explique que vous avez coupé au montage une partie de l'interview dans laquelle il estime que les autopsies de ces de dauphin ne sont pas assez poussées.

Il a jugé ce montage malhonnête. il a pas pu vous répondre parce queil était déjà à l'époque dans une période de réserve électorale à quelques heures d'ailleurs du du premier tour je crois des élections européennes enfin du du premier et seul tour des élections européennes. L'ARCOM vous a donc obligé à retirer je crois ce ce cet extrait.

Pourquoi ? Quel a été votre choix ? Quelle a été votre décision dans le fait d'exposer publiquement une tête de liste aux élections européennes à un moment où lui-même ne pouvait pas se défendre dans une période de réserve électorale ?

Pourquoi avoir choisi de le faire à ce moment précis ? Alors, je crois qu'il y a une petite confusion, monsieur le rapporteur, parce que ce n'était pas un contenu de sur le front ni de France Télévision. C'était c'était un contenu de de qui ne il me semble he rar de ma part, je suis pas spécialiste juridique mais ne dépend pas de l'autorité de l'arrcom il me semble.

Donc enfin, vous me direz si je me trompe, mais euh nous avions effectivement publié cette vidéo et lorsque François Xavier Bellami nous a contacté pour nous dire qu'il ne pouvait pas y répondre parce qu'il était dans une période de réserve électorale, nous l'avons nous-même retiré des plateformes pour la reposter une fois que l'élection était passée. Et comme je l'ai expliqué à l'instant, nous n'avons pas fait que reposter la vidéo en elle-même. Nous avons publié, je pense que vous pouvez toujours le retrouver sur mes réseaux sociaux, nous avons publier l'intégralité des rush de l'interview sans montage du début à la fin de l'interview pour que tout le monde puisse se faire son idée sans aucun point de montage dans les rush.

Donc on ne nous a pas contraint à la supprimer. Nous l'avons retiré nous-même lorsqu'il nous a expliqué qu'il ne pouvait pas euh se défendre et nous l'avons republié après l'élection. Mais euh vous me direz mais peut-être que je me trompe mais il me semble pas que que les sites internet d'information dépendent de la juridirection de l'ARCOM ou alors je ne suis pas au courant mais je vous remercie pour euh pour votre réponse.

Un autre sujet c'est sur la partie fonctionnement et financement de l'audiovisuel publique notamment de France Télévision. Depuis le début de la commission d'enquête on en a parlé allègrement. Ça a été reproché par monsieur Étienne dans son propoliminaire alors que je pense que le fonctionnement et le financement sont des sujets fondamentaux et vous pouvez considérer que c'est anecdotique qu'il y ait 31 au cadre payés plus que le président de la République chez France Télévision qui gagne plus de 200000 € que c'est anecdotique qu'il y ait une cinquantaine de cadres qui bénéficient d'une voiture de fonction que le salaire moyen chez France Télévision souhaite 72000 € ce qui les place parmi les 9 % des salariés les mieux payés en France.

Vous pouvez peut-être considérer que c'est anecdotique que 14 semaines de congé payés soient attribué à des journalistes de Radio France, que des suites au majesti à Cann soi attribué à des dirigeants de l'audiuel public comme Delphine Airn à 1700 € la nuit. Vous pouvez expliquer ou penser que c'est anecdotique de dénoncer une entreprise au bord de la faillite qui par exemple rénove une piscine du CSE pour 1 million d'euros sur fond public. Tout ça, ce sont vos propos en proposinaires.

Je les regrette parce que je pense que la légitimité de cette commission d'enquête, c'est aussi de faire toute la transparence sur l'usage des fonds publics et je pense que des millions de Français soutiennent cette exigence et ces questions qui appellent à la transparence. Bon, ma question ne vous concerne pas, monsieur Ettian, mais je je me permettrai je effectivement je me permettrai de vous répondre simplement. Alors, je vais vous poser la question à tous les deux.

Comment est-ce que vous estimez ces GABG, ces dérives financières que la commission d'enquête a mise en lumière depuis le début, depuis le début de nos travaux à peu près fin octobre. Est-ce que vous pensez que c'est un fonctionnement sain du service public de l'audiovisuel ? Avant, je vais vous demander pourquoi vous travestissez mes propos.

Mon propos liiminaire, c'est justement de dire que tous les sujets que vous venez d'évoquer n'étaient pas des sujets anecdotiques, mais que moi personnellement, entre ces deux univers des médias traditionnel et des médias de demain qui sont en train de grignoter les premiers, je me dis effectivement, mais monsieur le président m'a expliqué que c'était peut-être pas le sujet de cette commission, effectivement que il y avait des questions qui me semblaient plus importantes, mais l'utilisation de l'argent public, c'était un sujet essentiel et je n'ai seulement dit, je n'ai pas dit que c'était anecdotique, mais j'ai dit strictement l'inverse. Donc monsieur le rapporteur, je trouve il y a il y a un replay, on regardera les images, vous les regarderez. J'ai dit strictement l'inverse.

Donc je mais je en revanche ce que je trouve dommage c'est que ces questions vous les avez posé quasiment à chaque audition de cette commission que des réponses vous étaient apportées mais que vous voulez mais c'est c'est pas c'est pas un refrain d'une chanson mais que vous voulez malgré les questions qui vous les réponses qui vous ont été faites sur tous ces sujets voulez citer à nouveau ces mêmes questions y compris aux gens qui sont pas en responsabilité c'estàdire Hugo et moi sur ces questions les voitures, les le salaire moyen. Alors, vous voyez ce que je veux dire ? Bon, je propose je propose monsieur monsieur sujet important, c'est des sujets importants, mais je je ne dirai jamais que sont des sujets anecdotiques, c'est de l'argent public.

On va avancer. Quelle est votre position du coup pour répondre à la question sur tous ces faits qui ont été CL ? et et pour répondre effectivement le le micro pardon pour pour répondre à à ma question précisément, quelle est votre impression vous qui avez été une grande figure de l'audiovisuel public quand on soulève autant de lièvres sur des gabis fondamentals de l'audiovisuel public.

Quel est votre avis sur le sujet ? Je suis pas la personne la mieux placée et en responsabilité pour vous répondre. Je ne suis pas président de France Télévision. vous l'aurez remarqué, c'est mais en revanche dans vos échanges que j'ai su avec beaucoup d'attention et encore une fois, je trouve ça passionnant que les Français puissent voir en direct le travail comme ça de d'élus sur des sujets aussi essentiels.

Parfois, j'ai pas été convaincu par les arguments quand vous parlez par exemple, je prends qu'un exemple de la quarantaine ou la petite cinquantaine de véhicules à disposition d'une entreprise de 9000 salariés. Moi, pour avoir échangé sur le sujet avec des viewers qui travaillent dans des entreprises, le rapport entre le nombre de voitures et le nombre de de salariés, il est plutôt très en dessous de la norme. Et puis surtout propose monsieur, pardon, je propose qu'on avance.

Ça appartiendra au députés de décider si c'est des manquements ou pas des manquements. Moi, je pense que on peut faire autre chose et je dis au rapporteur que de vous demander de réagir à la commission d'enquête parce que franchement là, on s'éloigne du sujet. Vous êtes bien aimable de de commenter notre commission d'enquête.

Je pense que voilà mais je pense que non mais je pense que vous avez eu un propinaire. Je vous ai répondu, monsieur le rapporteur vous a répondu, on ira au bout de cette commission d'enquête, chacun pensera ce qu'il veut. Moi je pense que 54 salariés qui ont une voiture de fonction alors qui travaillent à Paris, qui vivent pour la plupart à Paris, ça peut poser question y compris pour un adjoint au maire qui s'en sert à titre politique et à titre personnel et qui a pas été capable de nous répondre sur l'utilisation de son véhicule.

Maintenant, on va pas faire toute la commission d'enquête euh pour parler de la manière dont vous jugez cette commission d'enquête et si le rapporteur l'accepte, je propose qu'on a plein de questions à vous poser. Cel ne me posez pas la question et c'est pour ça que ma mon intervention ne vous visait pas absolument et je propose au rapporteur et à vous d'avancer et on a des questions à vous à vous poser pour mieux comprendre la manière dont l'uel public fonctionne. Je pense que c'est l'objet de cette commission plutôt que de la commenter.

Merci monsieur le président. Si je vous pose cette question, c'est aussi pour pouvoir étudier la conciliation entre vos engagements de journalistes et notamment parfois de de militant notamment écologiste et ce qu'on a pu découvrir. J'ai pu lire une interview de vous, monsieur Clément, le 15 juillet 2022 dans le magazine L qui vous interroge sur le dernier geste green que vous avez adopté.

Vous expliquez alors je vous cite, j'ai complètement arrêté de prendre l'avion pour mes déplacements personnels. Je m'applique cette discipline quit à ce que ce soit galère. Ce n'est pas un petit geste car quand vous prenez l'avion régulièrement, c'est la chose qui passe le plus lourd.

Fin de la citation. On a pu voir que dans les comptes de votre émission sur le front, une émission écolo que vous prédisez, que vous animez pour France 2, il y a quand même des factures qui interpellent. Notamment, je vais citer un ordre de grandeur parce que on m'explique qu'il faut pas que je je donne des montants trop précis pour éviter de violer soi-disant le secret des affaires qui ne tient pas en tout cas dans l'ordonnance de 1958.

Mais en tout cas sur les billets d'avion, il y a à peu près une centaine de milliers d'euros pour cette émission sur le front qui a été facturée, dont notamment près de 20000 € de vol interne, de vol français. Euh par exemple, on ne trouve aucune facture qui concerne des dépenses de train. Euh il y en a aussi de location de véhicules.

Comment est-ce que vous expliquez ce décalage entre et c'est louable une exigence personnelle de ne pas prendre l'avion ? Vous l'expliquez dans un dans une interview au magazine L. et en même temps pour le service public sur les comptes qu'on peut lire des lignes importantes plus d'une centaine de milliers d'euros qui concernent notamment des des dépenses d'avion notamment des des vols internes.

Alors sur les l'absence de train, ça je peux vous confirmer monsieur le rapporteur que soit c'est une coquille, soit vous n'avez pas bien regardé mais la grande majorité euh des trajets pour cette émission se font évidemment en train puisqu'on tourne l'essentiel de nos séquences en France. Euh il y a évidemment une différence entre euh ce que j'essaie de m'appliquer dans ma vie privée, notamment pour mes vacances en réduisant le plus possible le recours à l'avion et euh ce qui est rendu obligatoire par un travail d'enquête et par une émission d'investigation qui doit notamment remonter des filières internationales. Euh je vous donne un exemple très concret, celui de l'émission d'hier soir.

Je sais pas si vous l'avez vu, monsieur le rapporteur, l'émission d'hier soir, je sais pas si vous l'avez Non, vous l'avez pas vu. Ben je vous invite à la regarder parce qu'elle est vraiment très intéressante où nous avons notamment remonté une filière d'exportation illégale de déchets électroniques français. En l'occurrence, nous avons retrouvé des ordinateurs de la collectivité du département des bouches du rô en Afrique au Ghana à proximité d'une énorme déchargge sauvage.

Euh pour faire cette investigation et démontrer par les faits et faire notre travail de journaliste que ces déchets avaient bien été exportés illégalement en Afrique puisque c'est illégal hein. La loi européenne impose que les ordinateurs hors d'usage ne soient pas exportés en dehors de des pays de l'Union européenne et de l'OCDE. Et bien évidemment, nous devons envoyer des équipes au Ghana euh pour filmer et pour récolter les preuves.

Donc euh il est indispensable par moment d'avoir recours à l'avion pour compléter ces enquêtes, mais elles ont toujours un lien avec la France. On part jamais à l'étranger pour se faire plaisir ou faire des belles images. On remonte des filières et on envoie des équipes à l'étranger quand c'est nécessaire pour démontrer par A+ B une situation sur laquelle on enquête.

Et je pense qu'on pourrait nous faire le reproche inverse, à savoir de nous contenter de récupérer des images que nous n'avons pas filmé nous-mêmes par des gens euh que nous ne connaissons pas sans aller vérifier sur le terrain euh pour des enquêtes aussi importantes. Euh voilà. Mais en tout cas, ce que je peux vous assurer, c'est que sur les trains, enfin on vérifiera les documents ensemble si vous voulez.

Peut-être qu'il y a une erreur ou une absence de d'information, mais la grande grande majorité des tournages en France se font se font en train. Et juste pour que vous ayez une idée, on a entre 4 et 5 tournages chaque jour. parce qu'évidemment on produit une émission inédite de 52 minutes tous les mois et donc on a en permanence entre 5 6 ou sep émissions en production simultanée et donc nous avons au moment où on se parle des équipes qui sont un peu partout en France pour tourner.

D'ailleurs, je je j'aurais dû, si j'étais pas là, être en tournage aujourd'hui. Donc évidemment, nous avons parfois recours à l'avion parce queon peut pas aller au Ghana en vélo, on peut pas aller en Amazonnie pour montrer l'impact de la déforestation importée. Euh on peut pas y aller à la voile euh et on peut pas aller au Bangladesh pour l'exportation illégale de certains déchets plastiques à la rame.

Donc voilà, nous avons recours à l'avion quand c'est nécessaire, mais ça n'a pas vraiment de comparaison possible avec le fait moi personnellement Hugo Clément de prendre l'avion pour aller à l'autre bout du monde pour un weekend quoi. C'est pas tout à fait comparable. Voilà, merci pour votre réponse.

Bon, je je vous confirme et je pourrais vous montrer le document que m'a transmis France Télévision. C'est un document de d'audit interne sur l'ensemble des différentes lignes qui viennent justifier les dépenses liées à votre émission. On voit avion, avion vol interne, location véhicule, taxi Paris, taxi étranger, mais il y a pas d'autres lignes, il y a pas notamment de de lignes de train.

C'est probablement une erreur hein, je je je vous crois. Euh simplement voilà, c'est le document que j'ai que je pourrais vous montrer, vous expliquer que parfois il y a pas le choix. Vous évoquez des pays lointains comme le Bangladesh et et vous évoquez une forme de de nécessité.

Bon, il y a pourtant 16000 € de vol interne de vol français qui je pense peuvent en tout cas être compensés par des par des trains. Deuxème et dernière question sur le sujet puisque je veux pas que cette audition ne tourne qu'autour de ça mais ça permet de bien comprendre cette conciliation entre exigence personnelle et aussi professionnelle de votre de votre mission et en même temps ce que vous appliquez au titre de France Télévision. Dans l'audit que France Télévision m'a transmis, on voit que pour cette même éimission sur le front, vous avez semble-t-il dépenser 13 fois plus de frais de taxi à Paris que le montant qui avait été validé au devis.

Je vais pas forcément révéler les montants mais ça représente une augmentation de 1200 % de vos frais de taxi parisien par rapport au devis que vous avez présenté à France Lévision. Là encore, on parle pas de déplacement au Bangladesh ou dans des pays très lointains. On parle de déplacement parisien.

On peut lire d'ailleurs dans le thème de l'émission sur le front qui est présentée par France Télévision. Je cite "Hugo Clément nous emmène au plus près des femmes et des hommes qui se battent pour défendre la planète. Comment est-ce que vous expliquez cette augmentation aussi importante de frais de taxi parisien alors que la thèse et le sens de votre émission, c'est d'aller rencontrer des gens pas forcément à Paris qui se battent pour défendre la planète ?" Alors, j'ai pas le détail de tout ce que vous de tout ce que vous dites.

Il faut simplement comprendre la réalité d'une émission de télévision. Quand vous vous déplacez [grognement] euh et c'est le cas pour les équipes avec énormément de matériel par équipe de deux ou trois avec 4 5 6 sacs à transporter, des éclairages, des pieds de caméra et cetera, on peut pas imposer aux équipes d'y aller en métro, d'y aller en vélo parce que c'est tout simplement logistiquement pas possible la plupart du temps. Est-ce qu'on essaie d'y être attentif ?

Évidemment, on essaie d'y être attentif. On fait pas de déplacement juste pour s'amuser, c'est pour le besoin des enquêtes. On fait en sorte de réduire le plus possible notre bilan environnemental.

Et je vous invite à regarder les émissions parce que aujourd'hui la quasi-totalité des séquences à quelques exceptions près comme celle du Ghana que je vous ai cité sont tournées en France. Euh et c'est vraiment une émission qui a vocation à parler de ce qui se passe en France et et des Français. Donc on y est attentif, on essaie de faire en sorte d'avoir le moins de dépenses possible sur ces taxis, sur ces avions et cetera.

Parfois, malheureusement, c'est indispensable pour le tournage. Et si vous voulez, c'est toujours un peu le même bon, le même reproche qu'on peut faire aux gens qui s'engagent sur les questions environnementales. C'est oui, tu défends l'environnement mais tu as un iPhone ou tu défends l'environnement mais tu as mangé de la viande le weekend dernier.

Bon, c'est une forme de course à la pureté dans laquelle je m'inscris pas forcément. Je pense que euh l'idée c'est de savoir de quoi on parle, d'informer les gens, d'essayer chacun à notre niveau de faire des efforts sur les domaines qui nous semblent accessible sans aller pointer chez l'autre systématiquement euh ce qui nous semble incomplet ou ou insuffisant. C'est vraiment pas dans cette posture qu'on est nous dans cette émission.

Et je vous invite vraiment à regarder les émissions, monsieur le rapporteur, parce que vous verrez que que je parle pas en l'air. Euh c'est c'est une émission d'enquête qui parle des faits et de grands enjeux industriels. Euh par exemple euh dans l'émission d'hier soir, on est allé rencontrer le directeur du BRGM pour savoir éventuellement quelle mine de métau pourrai rouvrir en France pour réduire notre dépendance par rapport à la Chine. ce qui est pas forcément une posture classique de l'écologie de parler de réouverture de mines de métau ou de parler de centrale nucléaire en tournant à l'intérieur avec EDF.

On est en dehors des des idées reçues et on on on essaie de faire juste notre travail le mieux possible. Merci monsieur Clément. Je comprends totalement votre réponse.

Simplement si je vous pose la question, c'est parce que j'étais très étonné de l'écart constaté entre ce qui était projeté dans le devis, ce qui était prévu dans le devis et ce qui a été finalement appliqué pour les taxis parisiens. Cette augmentation de de 1200 % de frais de taxi parisien par rapport à ce qui était prévu initialement dans le dans le devis. Donc c'était la raison de ma question.

On sait pas tant qu'il y ait des frais de taxi qu'il soi dépensé. C'est plus cet écart qui me paraît significatif en comparaison avec beaucoup de contrats que j'ai pu j'ai pu lire. C'est la raison de de ma question.

Et encore une fois peut-être deuxème question, on clôturera ce sujet-là. Pourquoi des dépenses de taxi à Paris ? Sachant que votre émission ne concerne pas en tout cas des enjeux environnementaux à Paris et que bon, il y a une vertu écolog écologiste et écologique que vous assumez.

Donc voilà, il y a il y a peut-être aussi cette dissonance que que qui me permettait de de vous poser cette question. Mais parce qu'un certain nombre d'interlocuteurs, notamment de spécialistes de scientifiques se trouvent à Paris ou en région parisienne et qu'on inclut beaucoup dans nos émissions des interviews de spécialistes ou des ce qu'on appelle des raccords de séquences entre deux séquences pour faire des transitions. Les plateaux de lancement aussi, ça nous arrive de les tourner à Paris.

Donc, il y a euh beaucoup de de de tournages qui nécessitent de transporter du matériel à travers la capitale et on peut pas imposer aux équipes de tout porter à dos d'homme pour réduire les déplacements en taxi. Après, honnêtement, je j'ai pas le le l'audit en tête. Donc, cet écart entre ce qui est prévu et ce qui est réalisé, je peux pas vous en dire plus, mais il arrive très régulièrement qu'on se rende compte qu'on a sous-estimé une dépense ou qu'on en a surestimé une autre.

Et c'est bien pour ça que les audits sont utiles parce que ça nous permet ensuite de réajuster pour les saisons suivantes. Et en tout cas, vous le voyez que c'est totalement transparent et que nous sommes audité sur les dépenses qui sont liées au contrat avec France Télévision. Et je vous remercie effectivement d'avoir envoyé ces ces documents et de vous soumettre aussi à cette transparence parce que je constate que c'est pas le cas pour bon nombre d'interlocuteurs qui viennent dans cette commission d'enquête et qui se retranchent d'ailleurs qui refusent de répondre. vous répondez mais beaucoup refusent d'y répondre argant d'ailleurs de de facteurs et d'arguments souvent falacieux secret des affaires et de droits à la vie privée même invoquant des articles de la constitution.

Donc c'est pour ça que je me permets de vous remercier aussi pour la clarté de vos réponses. Je vais avancer sur d'autres sujets. Je me suis permis de vous poser juste ces deux questions sur cette partie là parce que c'est montant moins interpellé dans ces contrats.

Autre sujet, autre thème. Vous avez au-delà des questions écologiques mené quand même un certain nombre d'enquêtes dans bien des domaines. Vous avez notamment dénoncé les publics communiqués déguisés, les partenariats cachés entreprises et influenceur.

Vous avez raison de le faire, je pense. À titre d'exemple, le 22 janvier 2021, vous avez révélé sur Twitter la dimension [grognement] mercantile d'une vidéo publiée par un influenceur qui a été présenté comme un reportage. Cette vidéo défendait l'utilisation du Bonalan, un herbicide utilisé sur des cultures dandives de chicoré et de haricot qui était en fait le résultat d'un partenariat rémunéré à l'avant avec une agence de communication de Louise Compagnie.

À la suite de ces révélations, l'agence a reconnu que cette campagne avait été commanditée notamment par deux firmes agrochimiques commercialisons ce produit. Quel regard est-ce que vous portez sur cette multiplication des partenariats souvent déguisés entre des influenceurs et des firmes privées notamment pour venir faire la promotion de certains produits nocifs ? Quelle est la frontière vous que vous percevez entre information et communication notamment promotionnelle ?

Mais euh déjà euh il faut bien comprendre que le modèle économique aujourd'hui sur les réseaux sociaux et euh Samuel pourra peut-être en dire un mot aussi parce que il le connaît euh est euh intégralement dépendant soit d'abonnés payants, c'est-à-dire de personnes qui s'abonnent à votre site ou à vos réseaux sociaux pour suivre votre contenu, soit de partenariat avec des marques privées. C'est l'intégralité du modèle de diffusion de l'information sur internet est bâti là-dessus. Donc, on peut pas reprocher euh aux influenceurs ou aux journalistes qui travaillent sur les réseaux sociaux de faire des partenariats avec les marques parce que c'est leur seule manière de financer leur contenu. sur évidemment la frontière qui existe.

Je pense que la limite c'est que ces partenariats doivent être annoncés tel quel affichés de telle sorte que la personne qui suit ce contenu a un moyen de savoir s'il s'agit d'une publicité ou d'une enquête journalistique. Et je le dis d'autant plus tranquillement que sur mon podcast euh Safe Pace qui est consacré au sport d'endurance, euh nous fonctionnons avec un modèle euh basé sur le partenariat avec les marques. Donc nous avons régulièrement des partenariats avec des marques de sport qui sont les annonceurs du podcast qui sont annoncés comme tel au début des émissions par une formule qui qui consiste à dire que cet épisode est présenté en partenariat avec telle ou telle entreprise de telle sorte que les auditeurs soient très au clair sur l'entreprise ou la marque qui finance le contenu.

Donc pour moi, il n'y a pas de honte à travailler avec des marques et c'est pas ça que du tout que je reproche aux influenceurs et je le fais moi-même, mais il faut que ce soit affiché et clairement indiqué. Merci pour votre réponse. Donc je note que vous expliqué qu'un partenariat doit être clairement affiché et communiqué quand il y a une une entreprise derrière ou une une association, une organisation.

Si je vous pose la question, c'est aussi parce que en décembre 2018, vous avez présenté à l'époque vous travaillez pour le média numérique combini, vous avez tourné une vidéo dans un abattoir qui mettait à mort des chevaux de course une fois leur carrière terminée. En février 2022, c'est un peu plus récent, une enquête d'arrêt sur image a révélé que cette enquête relevait en fait d'un partenariat entre Combini et l'association L214. Alors même que ce partenariat n'avait jamais été explicitement mentionné au public.

Selon arrêt sur image, des contenus auraient été produits par combin sur la base de vidéos et de textes fournies par l'association A214. La vidéo aura été d'ailleurs montée à partir de séquences présélectionnées par l'association et l'angle éditorial aussi aurait correspondu très exactement à la stratégie communication de l'association qui aurait en outre demandé à voir la vidéo avant qu'elle soit mise en ligne. Bon, il s'agissait pas visiblement d'une enquête parfaitement journalistique mais plutôt d'une opération de communication. euh mené par L214 par votre biais par le biais de de Combine.

Euh la direction de Combin ensuite a affirmé indiquer ne pas avoir eu connaissance de votre collaboration avec cette association. Donc vous avez vu ma question précédente. Euh pourquoi est-ce que vous avez d'une certaine façon caché à votre hiérarchie à l'époque cette ce partenariat avec une association ?

Est-ce que vous avez pas l'impression que ça a rompu règles élémentaires du de la déontologie et du journalisme ? Alors déjà, je précise que euh pour que ce soit clair pour tout le monde, ça n'a strictement aucun lien avec l'audiovisuel public, hein, queil y ait pas de malentendu. Euh c'était donc une période qui remonte à 8 ans maintenant où je travaillais pour un site combiné qui était 100 % détenu par des capitaux privés.

Donc il n'y a pas d'argent public impliqué dans cette dans cette affaire. Comme nous sommes dans une commission sur l'audiovisuel public, je préfère que ce soit dit. Je pense qu'il y a une confusion sur la notion de partenariat.

Ce n'était pas un partenariat avec l'association L214. L214 n'a n'a pas payé Combini pour euh ce contenu. À la différence des partenariats que vous avez OK juste avant où les influenceurs sont rémunérés, où les journalistes sont rémunérés pour faire la promotion d'une marque.

Euh L214 a fourni des images euh évidemment sans aucune rétribution et on sait que pour accéder à certains un certain nombre de lieux notamment les abattoirs, les demandes de tournage sont systématiquement refusées. Je le sais parce que j'en ai fait des dizaines et que aucun abattoir n'a jamais dit "OK, pas de problème, venez filmer ce qui se passe au moment de la mise à mort". Et que pour savoir ce qui s'y passe, nous avons effectivement recours à des associations qui vont dans les abattoirs poser des caméras euh pour dévoiler ce qui s'y passe.

Et donc dans le cadre de cette enquête, c'est c'est ce qui s'est passé. Cela reste une enquête journalistique qui n'est pas une une opération de communication ou une opération de partenariat. On utilise des images de lanceur d'alerte et on l'a fait encore récemment dans une enquête sur l'entreprise Insecte.

Je sais pas si vous avez suivi le le le fiasco économique de cette entreprise qui promettait de produire des protéines à base d'insectes où des lanceurs d'alerte ouvriers de l'entreprise ont filmé à l'intérieur de l'entreprise pour nous montrer la situation et nous avons diffusé ces images dans le cadre d'une enquête de Vakita après nous être évidemment assuré qu'elles étaient véridiques après avoir recoupé les sources euh et ça a donné lieu à une enquête. Donc il faut pas confondre les images tournées par des lanceurs d'alerte où il n'y a pas de but lucratif derrière puisque ce ne sont pas des marques qui rémunèrent le journaliste pour faire l'enquête et les partenariats commerciaux entre des journalistes et des marques ou des agences publicitaires. Voilà donc qui est pas de mal entendu.

Il n'y a eu aucune rémunération et aucun partenariat commercial sur cette enquête. On a utilisé des images de L214 comme on le fait régulièrement pour les enquêtes qui concernent les abattoirs. Je préférerais y aller moi-même et filmer moi-même malheureusement c'est toujours impossible. et je ne souhaite pas y aller sans qu'on m'y autorise.

Je vous remercie pour votre réponse. J'en déduis que vous n'avez jamais accepté de partenariats commerciaux ou de rémunération dans le cadre de ces reportages ou peut-être qu'il y en a eu. Non, dans le cadre des reportages que vous citez sur sur ces abattoirs.

Non, non, il y a jamais eu de partenariat commerciaux. J'ai jamais perçu à titre personnel une rémunération. D'ailleurs, à l'époque, j'étais salarié de de Combin et euh et ce n'était absolument pas un partenariat commercial.

C'était des images de de lanceur d'alerte. Cela dit, aujourd'hui en tant qu'animateur d'un podcast sur le sport d'endurance, je fais [grognement] des partenariats avec des marques qui permettent de financer le podcast et qui sont clairement affichés comme tel. C'est juste une question pour prolonger celle du rapporteur sur le passé, peut-être pour parler d'aujourd'hui.

Donc vous produisez des émissions pour le service public audiovisuel dans votre proposiminaire, peut-être que j'ai mal compris, vous nous avez indiqué que votre société de production par ailleurs pouvait travailler pour des entreprises privées et leur et leur produire des contenus. Bon, il y a un sujet qui nous anime beaucoup dans cette commission d'enquête he puisqu'on parle des liens entre les sociétés de production et les France Télévision, on parle d'impartialité et cetera. Est-ce qu'à un moment donné euh cette multiplicité des engagements des figures du service public, des figures de l'information du service public ne crée pas une forme de confusion et et et ne remet pas en cause d'une certaine manière cette cette impartialité.

C'est-à-dire que on parlait tout à l'heure avec monsieur Étienne finalement de l'intérêt peut-être que les figures qui informment les Français sur le service public audiovisuel soient salarié et qu'à un moment donné leur activité principale soit celle de de Mais c'est une question ouverte hein. C'est c'est est-ce qu'à un moment donné on crée pas une confusion quand on a une des figures de l'information scientifique environnementale de France Télé que vous représenter que vous incarnez et qu'en même temps parce que vous n'êtes effectivement pas salarié, vous avez votre société de production et que par ailleurs votre société de production produit aussi des contenus, je sais pas des émissions, des formats, vous nous direz pour des entreprises privées. Est-ce qu'à un moment donné, il y a pas un yatus ?

Est-ce qu'on arrive à chaque instant à séparer totalement les activités, à être totalement cloisonné ? Et est-ce qu'il y aurait pas un intérêt quelqu'un comme vous soit pas finalement salarié comme Laurent de Laousse ou comme d'autres comme les Salamé ou parce que certes c'est pas de l'information politique pardon du terme c'est de l'information environnementale mais vous faites quand même de l'information. Élise Lu par exemple nous a indiqué que elle elle était attachée au fait d'être salarié de de France Télévision.

Euh vous savez, nous avons fondé une une entreprise privée euh et euh notre objectif en tant qu'entreprise privée, c'est euh d'arriver à croître pour embaucher des gens, euh pour investir et pour gagner de l'argent. Et c'est le principe d'une entreprise privée. Et euh moi, je viens d'une famille de profs, j'ai hérité de rien.

On a monté cette entreprise de zéro avec mon associé. On est très fier aujourd'hui de la réussite de cette entreprise et on espère qu'elle va continuer à croître. Euh mais si vous voulez, pour vous faire une analogie, on est un peu une boîte du BTP.

On fabrique des routes euh sur demande de l'État, mais on fait aussi des immeubles pour des promoteurs privés. Et notre activité est une activité créative. Notre expertise, c'est la création, la production et nous avons différents clients, certains privés, certains publics, mais on n pas vocation à travailler uniquement pour le service public. comme les entreprises de ménage qui viennent faire le ménage à l'assemblée.

Euh ce contrat, j'imagine est financé par des fonds publics, mais par ailleurs, elles ont d'autres contrats avec des entreprises privées. Bon, c'est le principe de la libre concurrence, c'est le c'est comme ça que fonctionne notre économie et et nous, on est très très heureux et très fier de pouvoir travailler à la fois pour le service public et aussi pour des partenaires privés. C'est d'ailleurs ce qui permet à des entreprises comme la nôtre de prendre des risques financiers.

Parce que pour vous répondre à votre question, monsieur le président, si vous dites vous dites "Mais pourquoi il faudrait pas mieux que tout le monde soit salarié et que tout soit fait en interne ?" Je vous prends un exemple très concret. Attends, attends, pardon, non, je me suis m' exprimé, pardon.

Et puis après je donne Non, je me suis m exprimé euh que France Télévision et recours à des sociétés de production, c'est pas la question. Ma question c'est que vous êtes présentateur. Je là je parle pas au je parle au journalistes, je parle pas au au producteurs.

Euh là on aura on a un débat, on a pas forcément la même vision avec le avec le rapporteur, mais peu importe queil y ait des sociétés de production avec lesquelles travaill Fran vision nous expliquz qu'en plus ça peut coûter moins cher que de produire en interne. Mais non, ma question c'est que vous êtes pas simplement producteur, vous êtes aussi journaliste soumis aux exigences d'impartialité de pluraliste. J'ai pas radoté.

Et donc est-ce qu'à un moment donné les journalistes du service public, là je parle en tant que journaliste, je parle pas en tant que producteur, vous portez des des émission d'information scientifique soumise à des exigences d'impartialité. Est-ce queil y a pas un moment donné un yatus d'être à la fois un producteur qui a d'autres activités ? Je comprends bien que quand on a une société de production, on a plusieurs clients et j'ai fait quelques petites études d'économie il y a quelques années mais mais bon ça je comprends bien mais vous êtes pas que producteur, vous êtes aussi journaliste, vous êtes à la tête d'une émission d'information d'investigation.

Lise Duen nous disait moi par exemple pour garantir ma totale impartialité dans les émissions d'investigation politique et financière que je mène, je veux être salarié du service public et j'ai refuser d'être productrice. Donc c'est ça ma question, c'est là je parle au journalistes et vous avez raison, vous êtes en même temps producteur parce qu'à moment donné il y a pas un yatus euh parce qu'on a des grandes exigences vis-à-vis de nos journalistes du service public audiovisuel. Alors ça c'est une question qui doit être tranchée par France Télévision.

Moi, je suis prestateur. J'ai pas à commenter sur les choix faits par mes clients. En l'occurrence, France Télévision décide de faire appel à nous en tant que production aussi en tant qu'incarnation qui est une prestation qui est facturée à France Télévision.

Euh c'est leur choix et euh ce que je peux vous dire c'est que ça euh n'entche en rien le sérieux des enquêtes qui sont menées. Euh d'ailleurs, nous on demande qu'être jugé sur les faits euh et sur le fond des émissions. Donc euh je pense pas que d'avoir différentes activités euh soit synonyme de risque d'impartialité.

J'ai même plutôt envie de vous dire le contraire, d'avoir une liberté, de ne pas être dépendant financièrement que d'un seul client, bah ça vous donne une liberté peut-être supplémentaire encore. Et et puis il y a aussi peut-être quelque chose de générationnel, monsieur le président, là-dedans, c'est que non, je alors je parle pas de notre différence de génération parce qu'on fait partie prob on fait on fait partie probablement de la même génération, mais aujourd'hui on moi j'ai pas envie d'être dans une case prédéfinie où je dois rester toute ma vie. Et ah mais après vous poserez la question à France Télévision.

Est-ce que c'est le service public ? Vous disait monsieur Guot Clément, les journalistes, même ceux qui font de l'information environnementale scientifique doivent être salariés parce que les exigence vous l'z dit vous-même, je suis pas salarié donc finalement je suis un peu plus libre. Vous refuseriez d'être salarié ?

Monsieur Étien nous a indiqué qu'il l'aurait préféré continuer d'animer France quelque personnel et chacun est voilà chacun a des envies différentes. Il y a des gens qui ont une âme d'entrepreneurs qui ont envie d'être à leur compte et de ne pas avoir de supérieur au-dessus d'eux. Je fais plutôt partie de ces gens-là.

J'aime bien avoir ma propre société, être libre de lancer des projets, de me planter, de recommencer. Euh et aujourd'hui, c'est comme ça que je suis heureux et que j'ai envie de travailler. Si un jour France Télévision me demande, "Écoutez, on verra à ce moment-là, mais pour l'instant c'est pas le cas." Et encore une fois, nous on présente des projets d'émission libre à nos clients privés ou publics de les accepter ou de les refuser.

Voilà, je donne la parole au rapporteur. C'est normal de vous interroger. Nous, voilà, on essaie de comprendre.

Moi, je suis moi je suis entrepreneur aujourd'hui. J'ai j'ai cette âme d'entrepreneur. J'ai envie de lancer des nouveaux projets un peu tout le temps et euh je suis très bien dans cette manière de travailler.

Je pense aussi qu'elle est plus efficiente mais après chacun voilà chacun trouve on vous pose la question aventurire parce que nous on essaie de comprendre effectivement euh on est à la fois journaliste, présentateur, producteur. On travaille pour vous travaillez pour des sociétés privées, des entrevistes privées. Vous produisez une émission de grande écoute, un talk show le samedi soir ou vous intervenez également comme chroniqueur.

Voilà. Et donc et donc on se dit est-ce que tout ça que ça se concilie bien dans votre agenda et dans votre vie ? Ça, j'ai pas de doute.

Est-ce que ça se concilie bien totalement dans les exigences effectivement de garantie de de lutter contre toute forme de conflit d'intérêt, de lutter enfin de garantir le respect des exigences d'impartialité de plisme ? C'est ça nous notre question, c'est est-ce que que vous vous conciliez toutes ces casquettes là avec talent ? Pas de sujet.

Ouais, bien sûr. Moi, je moi je fais pas partie de de ceux qui pensent que euh parce qu'une entreprise est forcément privée ou qu'un groupe de presse est forcément privé, euh les journalistes ne sont pas libres d'exercer leur métier parce qu'il y a des annonceurs ou parce qu'il y a des liens avec des entreprises. Je pense que c'est euh deux choses totalement différentes.

Euh la réalité nous montre qu'il y a des grands médias privés qui font un travail journalistique très sérieux alors qu'on pourrait se demander s'il y a des liens économiques avec des annonceurs. les journalistes montent tous les jours de grandes rédactions privées que c'est pas le cas et que on peut faire très bien son travail de journaliste tout en étant dans le privé. Oui, mais c'est pas ce que j'ai dit he pardon.

Non, mais je je ça rejoint un peu ce que vous dites. C'est-à-dire le fait de travailler par ailleurs avec des entreprises n'enthant rien le sérieux du travail qu'on fait. Non, mais elle comprenait que le service public audiovisuel comme on lui a donné cette exigence d'impartialité que et que c'est le service public, donc c'est de l'argent public, on se on se pose quand même la question des liens avec des outils de production, la manière dont ça fonctionne qui en plus par ailleurs travac des entreprises privées.

On se dit il y a pas des limites et un cadre. Euh, peut-être qu'on peut se dire à un moment donné quand on travaille pour le service public, on l'a fait pour les politiques. Je dis pas que euh les salariés de l'EL public ou les prestataires ou les acteurs de public euh c'est la même chose que l'engagement politique.

Mais vous voyez, on a des un cadre très très strict pour les haut fonctionnaires, on a un cadre très très strict pour les politiques. On peut se poser la question euh pour les acteurs du service public audiovisuel. Je pars je voilà par s mais nous on respecte la législation qui est en cours qui est en vigueur.

Si vous estimez vous les législateurs, que la loi doit changer là-dessus et que les incarnations du service public doivent être forcément salarié de transvision, on respectera la loi comme on l'a toujours fait. J'en doute pas monsieur le rapporteur. Merci monsieur le président, merci pour pour vos réponses.

Je voudrais revenir sur la jeunèse de votre média en ligne vacitale. Je suis je suis abonné sur sur les réseaux sociaux. Euh bon, vous avez une ligne éditoriale assumée autour de sujets environnementaux et sociétaux.

Parmi les personnes qui ont participé au financement de Vakita se trouve le groupe Artémis fondé par François Pinot mais aussi la société de production Méia. On en parle beaucoup dans cette commission d'enquête de Méia. Euh les fondateurs sont Pierre-Antoine Capton, Xavier Niel et Mathieu Pigas.

On les entendra d'ailleurs après-demain dans le cadre de cette commission. Et dans une interview pour l'informer, vous avez indiqué, je vous cite, Xavier, probablement Niel, Marc Simoncini ou Pierre-Antoine Capton utilise peut-être parfois des avions privés. C'est leur choix, mais ils mettent leur réseau, leur notoriété et leurs moyens financiers au service de nombreux combats environnementaux.

Alors oui, ils ne sont pas exemplaires, je ne le suis pas non plus, mais ils changent et s'engagent alors qu'il pourrait décider de ne rien faire. Fin de la citation. Question un peu générale, est-ce que c'est c'est-à-dire que tous les soutiens financiers, quel que soi leurs valeurs, quel que soit leur positionnement, quel que soit aussi leur incarnation, se valent pour défendre des combats que vous portez qui sont honnêtes et légitimes.

Est-ce que au fond l'argent n'a pas d'odeur ? Alors, je vais rendre hommage aux autres actionnaires que vous avez pas cité parce que il y a pas que Mediawan et Artémis, on a aussi Jean-Sébastien Deco, on a aussi la famille Pariso, Marc Simon Sini, Jacques-Antoine Grangon, le fond Florac, on a également Bijet, autre grand groupes de production, Xavier Niel et j'en oublie peut-être. Ce qui est important de noter, c'est que nous restons avec mon associé actionnaire majoritaire de de la société.

Donc, ce sont des entrepreneurs, des entreprises qui nous ont fait confiance pour lancer un média parce que lancer un média, ça coûte de l'argent et quand on n'est pas héritier comme nous, on n pas d' fortune personnelle à investir pour embaucher des des journalistes et et tous les frais qui s'en suivent. Donc, on est très reconnaissant envers ces investisseurs et ces entrepreneurs de nous avoir fait confiance. Et quand vous dites que euh les valeurs ne comptent pas, je suis pas tout à fait d'accord avec vous parce que ce sont que des gens euh qu'on connaît, qu'on apprécie, avec lesquels on partage un certain un certain nombre de de valeurs.

Ce que je voulais dire dans cette citation dont dont je retire pas une virgule, c'est que encore une fois, moi je ne suis pas dans la course à la pureté et je considère pas qu'il y a les gentils d'un côté et les méchants de l'autre et que seules les personnes parfaites à tout point de vue devraient pouvoir se saisir des questions environnementales. Donc on est très heureux de les avoir à nos côtés et c'est évidemment Régistre la Manaroda, mon associé et moi qui décidons de la ligne éditoriale et qui contrôlons le média aujourd'hui. Mais sans eux comme c'est le cas dans beaucoup d'entreprises en France, nous n'aurions pas pu lancer ce média et c'est comme ça que marche le monde de l'entrepreneuriat.

Je vous remercie. Je vous en pardon monsieur le rapporteur, je précise que nous ne percevons aucune subvention publique euh pour le média contrairement au titre de presse écrite. Nous n'avons aucune subvention publique, aucun euro d'argent public euh n'est injecté dans dans Vakita.

Je vous remercie. C'est c'est bien de le préciser. Question très courte, j'en aurai aussi deux dernières derrière celle-ci tout aussi courte par rapport à Méia one.

Comment est-ce que vous jugez ? Donc ils sont actionnaires de votre média. Comment est-ce que vous jugez ce phénomène de concentration Media One et le premier acteur privé, la première société de production privée à bénéficier des contrats avec France Lévision ?

Ils ont une stratégie notamment de croissance externe et d'acquisition de nombres de sociétés de production et de médias. Comment est-ce que vous percevez cette position monopolistique mais en tout cas cette position de croissance et de concentration d'un acteur où il y a des soupçons d'ailleurs de détention capitalistique américaine ? le fond Cac.

On ne sait pas exactement quel est le montant exact. Sur les derniers mois, on a pu voir qu'il y avait une plainte qui avait été déposée par des syndicats de producteurs qui dénonçaient la majorité capitalistique aux main Kaker fond d'investissement américain. Quelle est votre vision sur ce sujet ?

Alors, je ferai pas de commentaire, monsieur le rapporteur, sur la stratégie ou les décisions de mes concurrents. Euh ça leur appartient de notre actionnaire minoritaire dans qui n'a strictement rien à voir avec l'audiovisuel public. Donc je commenterai pas ce que font mes concurrents.

Je pense que Mediawan fait de de très belles productions et et a une stratégie économique qui visiblement est payante, hein. Il ils suivent les règles qui sont imposées en France dans le cadre de la compétition commerciale entre les entreprises. Donc c'est une grande réussite.

Ils peuvent en être fiers mais moi je ferai pas de commentaire sur la stratégie qu'ils choisissent de mettre en place ou une éventuelle concentration. C'est c'est pas mon c'est pas mon domaine. Euh en revanche, ce que ce que je peux vous dire euh parce que ça ça me concerne, c'est que à Winter Production euh nous sommes une société 100 % française détenue intégralement par Régis Lamanaroda et moi-même euh et que nous nous avons 100 % de nos actifs en France.

Merci pour votre réponse. Et deux toutes dernières questions pour monsieur Étien. Je vous les avais promises, c'est concernant Question pour un champion émission que je et des millions de Français je pense ont suivi avec une certaine passion.

Vous êtes publiquement opposé à la décision de de France Télévision de limiter la la diffusion de Quel sont pour un champion à une diffusion le weekend. C'était une quotidienne sur France 3 pendant de de nombreuses années. Est-ce que vous pouvez nous en détailler la raison euh transmise par France Télévision ?

Il y a un certain nombre de d'anciens animateurs qui ont fait aussi les frais de l'arrivée de Delphine Arnold qui l'a assumé et qui a expliqué que pour elle la télévision d'homme blanc de plus de 50 ans, il fallait passer à autre chose. Est-ce que ça a été l'une des raisons de cette décision ou est-ce que ça a été une décision purement prise sur l'audience ? Ça c'est ma première première question.

D'abord, cette prise de position que vous évoquez, elle a été difficile à faire parce que [raclement de gorge] je me suis je me suis déclaré quand cette décision a été annoncée en opposition, ne la comprenons pas et je m'en suis ouvert. C'est pas naturel pour un salarié de de de faire de de prendre cette position général. Moi, j'ai souvent changé de rédaction ou d'entreprise dans ma vie.

J'ai un peu la bougotte. J'aime bien quand je maîtrise un exercice changer et en général quand je me sens pas bien une entreprise, je m'en vais parce que jei beaucoup fait d'ailleurs. Sauf qu'à France, vous l'avez compris, moi j'ai été très très bien.

Donc effectivement, je ça a été compliqué, juste une petite parenthèse pour le dire et mais je l'ai fait parce que ce jeu est incroyable. Ce jeu est pour moi le plus beau, le plus exigeant en matière de culture générale de du paysage audiovisuel français. Il a une histoire incroyable et au moment où il a été pas arrêté mais presque passé en weekend, il faisait des audiences incroyables.

C'est-à-dire qu'on était numéro 1 ou numéro 2 de notre case horaire tous les soirs. Donc un jeu extrêmement puissant malgré son exigence de culture générale. Alors oui, évidemment, on pouvait me des gens ont dit "Oui, mais quand on regarde les chiffres, l'audience en nombre de téléspectateurs, elle baisse au fil des années depuis si on compare par rapport à certaines années de le nombre de téléspectateurs de la télévision a diminué.

Ce qui est important, c'est la part relative." Et donc, je le répète, au moment de cette décision, question pour point champion est numéro 1 ou numéro 2 euh des audiences de sa case. Donc, ce n'est pas une raison d'audience parce que je parce que j'ai eu un échange avec France Tévision.

Donc et on ne me dit pas d'ailleurs que c'est une raison d'audience. Donc ça n'est pas une raison d'audience et frança vi en convient. Ça n'est pas une raison de coût pour avoir changé le producteur Freemontal que vous allez peut-être peut-être recevoir un représentant peut-être dans je ne sais pas.

D'après Freemontel le producteur question pour un champion était l'un des programmes de France Télévision rapporté à son audience les moins chers si on rapportait le coût de l'émission et son audience. Donc ce n'est pas une question de coût. Donc j'ai interrogé France Télévision sur ces sur cette question et la réponse une réponse m'a été apportée et elle est assez claire elle est assez intéressante et vous allez voir monsieur Allon n'est pas d'accord sur quelque chose c'est à la baisse de la dotation publique.

Donc quand j'ai posé la question à la direction, on m'a dit trois choses. On m'a dit que d'abord le groupe était en recherche de fortes économies donc il fallait faire les économies. Personnellement, moi j'ai vu un producteur qui est Freemantalle qui année après année me dit "Écoute Samuel, moi je suis obligé de faire la même émission que l'an dernier avec un budget en baisse parce que France me donne un budget en baisse par rapport à l'impression de pour faire le même jeu." Et oui, on faisait des économies sur différents postes pour continuer à à proposer le jeu.

Et puis et puis une coupure pub est arrivée par exemple, moi quand j'ai commencé question pour champion, il y avait pas de coupure pub en question. Il y en a une qui est arrivée au bout de quelques années au milieu, bon ben pour trouver de l'argent. Et puis il y a quelques rediffusions qui se sont mis en place aussi sur les dernières années.

Il y a des rediffusions notamment pendant les vacances scolaires et notamment l'été qui n'avaient jamais eu lieu avant. toujours pour les raisons d'économie parce que quand vous rediffusez une émission bah évidemment ça ça coûte rien. Donc je l'ai constaté moi de l'intérieur je savais que c'était vrai que cette recherche d'économie et je j'ai entendu j'ai écouté vos échanges avec attention sur notamment avec madame Mernote sur euh vous monsieur le rapporteur qui expliquait que la dotation publique de France ne baisse pas au fil des années et madame qui vous dit si à euros constant est compte tenu de l'inflation au contraire elle baisse énormément.

Moi mon vécu de l'intérieur c'est plutôt effectivement d'une baisse de budget. En tout cas c'est la première explication qui m'a été donnée. La deuxième c'est que en gros il faut faire les économie.

On a plusieurs jeux et question pour un champion est le plus ancien. Alors je peux l'entendre c'est un argument comme un autre. On arrête parmi les jeux on décide d'arrêter le plus ancien.

Je peux entendre cet argument. Le premier il est pertinent aussi. Alors que onut il doit faire on doit faire les économies. de on arrête le plus ancien et enfin et c'est celui qui m'a convaincu le moins, le cahier des charges de France Télévision, très important, on en parlait tout à l'heure ensemble, leur demander de privilégier la création de jeux originaux français européens.

Je suis allé vérifier, c'est vrai. Dans le cahier des charges de Franceision, on demande de privilégier la création de jeux originaux français et européens. Donc du coup question prochaine n'est pas vraiment une création puisqu'il existe depuis très longtemps et le concept de question pour un champion à l'origine n'est pas français mais les britanniques.

Alors comme nos amis britanniques sont sortis du via le Brexit de notre ensemble, peut-être que question pour un champion était victime du Brexit. Merci. Une dernière question du rapporteur puis on va suspendre cette audition.

Et juste pour finir, juste finir, on peut ne pas être d'accord à un moment avec une une décision d'une direction d'une entreprise et on peut ne pas être d'accord avec une gestion RH d'un d'un dossier, mais ça ne remet pas en cause moi mon attachement à ce service public et l'audiovisuel, vous l'avez bien compris, et à sa coexistence avec le privé. C'est deux choses qui n'ont rien à voir. Merci pour votre réponse.

Toute dernière question de de ma part. En fait, je m'étonne et je l'ai déjà dit à plusieurs reprises parce que France 2 par exemple consacre à peu près entre 7 et 9 cases par jour en comptant aussi la nuit de case de jeu. Euh c'est une grande différence par rapport aux chaînes privées commerciales.

Je crois que sur TF1, il y en a qu'une, c'est les 12 coups de midi. Donc je m'étonne de la surreprésentation des jeux sur le service public. Est-ce que c'est vraiment une des missions fondamentales de l'audiovisuel public ? surtout quand je constate qu'une émission comme question pour un champion qui a une vocation un peu de culture générale de rassemblement des français qui a une vraie vocation culturelle qui est indéniable en fait on supprime sa diffusion en semaine pour la mettre que le weekend pas d'ailleurs pour des motifs d'audience donc j'aimerais avoir votre vision vous qui incarnez cette figure un peu des des jeux sur France télévision pourquoi une surreprésentation des jeux quelle est la vraie différence par rapport aux chaînes privées et pourquoi supprimer des jeux en semaine qui ont une vocation un peu culture général utile pour rassembler les Français et et leur permettre de donner aussi des clés sur la compréhension du monde.

Pourquoi faire ces choix-là à rebour de ce qu'on pourrait attendre quand même d'une mission de service public ? Je vais vous donner un avis de citoyen et pas de spécialiste. Je suis pas analyste du paysage poésque français.

Euh lapsus intéressant, pardon, monsieur à l'oncle du paysage audiovisuel français. Je suis pas dirigeant de chaîne. Par contre, en tant que citoyen, je peux avoir un avis.

Notamment regardant le cahier des charges de France Télévision. Je vous l'ai rappelé en proliminaire tout à l'heure euh France enfin l'audiuel public, on lui demande la cadrature du cercle, on lui on lui demande de répondre à des missions qu'on demande pas au privé. Euh on lui demande de faire les émissions de qualité, ce qui est bien normal, mais on lui demande aussi d'être une télévision populaire et qui fait de l'audience et elle le fait.

Il se Je pense que c'est un un élément de réponse à votre question. C'estàd que France les Jeux de France Télévision sont d'une qualité. Là, on a parlé de question pour un champion, mais franchement, prenons tous les jeux de France Télévision, enfin compar comparons-les avec leurs homologues sur le privé.

Alors, je je veux pas je veux pas me lancer sur ce, c'est pas très sympa pour mes homologues du privé, mais voilà, on est c'est pas la même chose. Voilà ce que fait Cyril Ferot. Voilà.

Donc je je trouve que ce sont des de belles émissions, des émissions de culture, de connaissance parfois où l'accent est plus porté sur le jeu et l'ambiance et parfois plus sur la culture. Voilà comme dans question pour un champion. Mais je pense que c'est un début de réponse.

Ce sont des programmes qui sont peu coûteux. Il y a des études qui ont été faites dans le passé là-dessus qui sont très très claires. C'est que un jeu c'est pas cher à produire.

Pourquoi ? Parce qu'on les enregistre en salve et avec une équipe de télévision vous vous enregistrez par exemple six émissions dans la journée. Ça baisse le coût unitaire. du jeu.

Voilà. Et il peut potentiellement faire de très belles audiences. Vous connaissez les audiences de notamment de des jeux dont on parle.

Je pense que c'est un élément de réponse. France Tévision se voit en capacité de faire une émission de qualité qui est dans le domaine de la connaissance et de la culture, un coût unitaire qui est assez peu élevé et et qui fait de l'audience. Ben en ce sens, ça répond à une partie importante du cahier des charges de Francevision.

Mais c'est un avis encore une fois de citoyen et pas forcément de spécialiste de la question. Merci. C'est peut-être une dernière question de ma part et puis on va conclure cette audition.

Dans les années 90, il y a eu un scandale qui avait conduit à la démission entre autres de Jean-Pierre Cabache sur la question des producteurs, animateurs, présentateurs. Au terme de cette audition, on comprend effectivement et monsieur Clément, vous l'avez très bien expliqué, que vous êtes à la tête d'une société de production diversifiée, qu' a des clients privés, peut-être des chaînes privées, en tout cas des entreprises privées, vous travaillez pour le service public, vous êtes en même temps animateur, présentateur, chroniqueur, producteur d'une émission dans laquelle vous êtes chroniqueur. Monsieur Étien, vous nous avez indiqué que vous étiez salarié à pleinttemps de de France Télévision et qu'en même temps vous aviez créé une chaîne Twitch dans laquelle France Télévision vous sponsorisait.

Donc vous receviez de l'ar un petit peu mais dans laquelle France Télévision à la fois était votre employeur et en même temps votre partenaire et votre sponsor. Le moment venu, on fera des recommandations, des propositions, mais on s'éclairire aussi de vos avis. En tout cas, je le fais de manière très très sincère en en espérant que les personnes qui qu'on auditionnent puissent aussi nous éclairer et nous permettre le moment venu de d'établir des de formuler des recommandations qui seront utiles pour le service public audiovisuel.

Est-ce que avec l'expérience qui est la vôtre et et et le recul je pense que que vous avez, est-ce que vous considérez que quand et votre attachement au service public audiovisuel, est-ce que vous considérez que quand on travaille pour le service public audiovisuel, il doit y avoir entre guillemets des limites aux activités euh qu'on peut avoir par ailleurs, pas aux activités en terme de liberté d'expression, mais aux activités, j'allais dire financières. Parce qu'à un moment donné, c'est pas plus simple pour éviter tout soupçon. Si dans le service public audiovisuel, on n pas un statut clair et presque unique.

Est-ce que ça ça crée pas la confusion ? Est-ce que ça peut pas contribuer à une forme de suspicion si on est à la fois salarié et partenaire, si on est à la fois animateur, chroniqueur, présentateur et producteur ? Est-ce qu'à un moment donné tout ça peut bien fonctionner et garantir à chaque instant euh j'allais dire le respect total des règles déontologiques ? euh ou en tout cas du du cadre.

Je vais vous répondre clairement. Oui. Oui, je suis d'accord.

D'ailleurs, c'est déjà la règle euh euh qui est qui est France Télévision. Quand j'ai créé ma chaîne Twitch, j'ai dû demander une autorisation par écrit à ma direction pour créer cette chaîne Twitch parce que euh c'est dérogatoire. Et d'ailleurs dans le mail qui m'a envoyé, c'est bien à titre exceptionnel, nous t'autorisons à créer cette chaîne Twitch.

Et comme je vous le disais, il y avait un côté, je pense pour Franc Vision exploratoire. Ça leur permettait et ça leur a permis longtemps d'explorer cet univers inconnu à l'époque euh qui qui était qui était Twitch à travers mon expérience. C'est que pour que je puisse explorer ce ce continent, cette terrain incognita, il fallait que je sois créateur de contenu.

Ce qui est ce qui est un statut dérogatoire euh de créer sa chaîne Twitch de France Télévision. Donc oui, mais il y a des règles. La preuve c'est que j'ai dû demander une autorisation.

Si cette autorisation m'avait été refusée à l'époque, je n'aurais pas pu créer ma chaîne Twitch. Et vous voyez, par exemple, un professeur, pardon, c'est pour discuter. Un professeur par exemple, le le rectorat va lui imposer par exemple de travailler à temps partiel s'il veut avoir une activité à côté.

En considérant qu'il y a un risque que ces activités qu'on appelle complémentaires ou accessoires, je sais plus le terme exact, juridique, mais comme il y a un risque que ces activités accessoires soient organisées sur le temps de de de travail, on va lui demander de travailler à temps partiel. Et on est très exigeant par exemple avec les fonctionnaires. Vous voyez ce que je dis avec les fonctionnaires il il d'ailleurs c'est un vrai sujet de complément d'activité où on est très très strict et on a tous les jours dans nos permanences de députés euh des aides soignants, des infirmières qui viennent nous voir en nous disant on nous interdit d'avoir une activité complémentaire, on nous limite et ça nuit à notre pouvoir d'achat et cetera et dans le service public effectivement vous êtes pas des fonctionnaires.

Donc la loi est de votre côté hein, mais est-ce que ça pose pas mais c'est quand même une délégation, c'est une mission de service public, c'est quand même de l'argent public. Est-ce que ça pose pas des questions quand même à mon déontologique ? Voilà, vous allez me dire "J'ai travaillé c'était fait le weekend, c'était fait le soir, mais ils auraient pu très bien faire évoluer votre contrat de travail en vous disant tu vas monter une une chaîne Twitch et tu du coup on va te passer ton contrat de travail à de tiers temps et pas à plein temps." Vous voyez ce que je veux dire ?

Voilà. Je Oui, j'aille aux toilettes, je je peux Oui, 100 % et on me et on me l'aurait demandé, je l'aurais accepté parce que comme je suis curieux de de me lancer de nouvelles aventures professionnelles, si on m'avait fait cette propression, je l'aurais accepté. Mais ça va vous faire rire et sourire, je pense.

Je pense que France Vision était dans l'incapacité de me proposer ça. Je vous explique à l'époque quand de tout cela, je cumulais la rédaction en chef et la présentation de la matinale de France info tous les jours en semaine. Donc lever 2h, arriver 3h, antenne 6h 9h.

Voilà, je présentais question pour un champion euh un tournage de 7 jours par mois une grande partie de ces né en cumule. C'est-à-dire que quand je quittais France info, euh je je prenais la direction des studios pour enregistrer grosso modo de 10h à 19h et j'enchaînais. J'avais en fait je cumulais deux emplois quasiment à temps plein.

Donc il aurait été amusant et intéressant de voir Franon par exemple se trouver dans l'obligation de me proposer un temps partiel alors que je faisais quasiment déjà deux temps pleins. Donc je le dis en en plaisant mais sur le sur le fond vous avez raison et je pense que j'aurais accepté la proposition. Après il aurait fallu négocier parce que moi ma réponse de salarié soit écoutez les amis vous êtes sympas.

Je j'exercise j'exerce déjà deux postes, quasiment deux postes à temps plein avec des amplitudes de travail qui étaient gigantesques. Comme je suis un fou de travail, je l'assume complètement, c'est mon choix et depuis toujours, je m'en suis trouvé un troisème petit. Mais en aucun cas euh non mais je comprends ce que je veux dire.

Mais oui, je vous pose la question parce que vous voyez, je vais prendre un exemple, vous allez dire qu'il est caricatural mais on on pourrait imaginer une aide soignante salarié à pleintemps d'un hôpital qui crée à côté une petite société d'aide à domicile, d'axilère de vie et son employeur, l'hôpital public serait à la fois son employeur parce qu'elle est fonctionnaire à pleinttemps de la fonction hospitalière et à côté viendrait entre guillemets la sponsoriser certes modestement mais dans son activité privée. Je veux dire tout ça pose quand même des questions et c'est pas vous qui l'avez décidé. Donc on va demander des comptes à France Télévision, mais ça pose quand même des questions à moment donné de se dire c'est à la fois votre employeur, il vous salarie à plein temps, il vous verse un salaire et en même temps il est votre partenaire, votre sponsor, enfin tout ça quand même.

Alors vous l'avez rappelé, je suis pas fonctionnel mais vous l'avez rappelé vous-même. Non mais il y a autre chose. C'estd que je vais moi je j'aime bien l'exercice de vérité dans lequel on à laquelle on se livre et je crois que vous avez je pense que vous voyez que je vous réponds très sincèrement et certaines de mes réponses vous ont surpris.

Concrètement, quand je vous ai dit tout à l'heure euh que j'ai dû demander l'autorisation à Françaison de créer ma chaîne Twitch, si la réponse avait été négative, non mais c'est c'est pas que j'aurais pas créé ma chaîne Twitch en vérité, c'est que je serais parti de France Télévision et je ne l'ai jamais dit à France Télévision, c'est un petit scoop que je vous donne, il y il y a pas eu de pression de ma part mais en fait j'aurais arrêté mon aventure à France Télévision parce que j'avais très envie d'explorer Twitch. Or, si je n'exploris pas Twitch, je n'explorez pas Twitch non plus pour France Télévision. Et je vois aujourd'hui que régulièrement, ils font appel à des visages de créateurs de contenu qui sont entrepreneurs par ailleurs et qui interviennent, je pense que vous l'avez noté de plus en plus dans les programmes de France Télévision, par exemple pour les programmes sportifs et les Jeux Olympiques.

Donc vous voyez bien qu'il y a des hybridations des mariages qui se créent et qui posent des questions, je l'entends, mais qui aussi sur le fond sur la création de programmes de contenu en attirant par exemple des nouveaux talents, des nouveaux visages, des nouvelles façons de faire est extrêmement intéressante. Tout à l'heure, on m'a dit gentiment que j'étais un peu hors sujet, mais ce défi fou de d'accompagner le départ des téléspectateurs, des auditeurs, des lecteurs vers les plateformes et les réseaux sociaux qui se posent au aux médias traditionnels, s'il est pas relevé, c'estes ces chaînes, ces médias dont on parle avec beaucoup de passion aujourd'hui, ils vont disparaître, je suis d'accord, ils vont mourir. Donc et que France Télévision demande à ses salariés payés à pleintemps de le faire.

Vous voyez ce veut dire ? Ils ont pas obligé de salarier quelqu'un à pleinttemps et en plus vous venez de nous dire pas à pleintemps mais deux plainttemps et en plus de lui dire va mais ce que vous demandez est quasiment impossible parce que un salarié à à temps à pleintemps normalement ne peut pas justement euh explorer cet univers fou des plateformes et des réseaux sociaux parce qu'il a besoin d'une liberté pour le faire. Donc c'est un statut extrêmement hybride ce que je vous décris.

Ce que vous décrivez ne marche pas. les les pardon très les initiatives des médias traditionnels pour explorer Hugo, je pense que tu le sais aussi bien que moi, les nouveaux les nouvelles plateformes et les réseaux sociaux, c'est beaucoup d'investissement, beaucoup d'argent, beaucoup de temps à ce jour. Il n'y a rien de très très convaincant.

Non, mais je suis mais je comprends très bien, mais je je comprends très bien l'opportunité. Admettezit avec moi que si un inspecteur du travail se penchait sur la question euh il regarderait, il verrait qu'il y a deux plaintants en un et que par ailleurs, il y a une autorisation qui est accordée alors que déjà vous êtes de plein temps. Je dis tout ça crée des situations un peu baroques et vous avez l'honnêteté, la transparence en plus de nous en parler en toute franchise.

Donc voilà, ça nourrit aussi nos réflexions hein. Je je peux pas bien sûr. Monsieur Clément, est-ce que vous acceptez juste de répondre à ma question et je redonne la parole pour une dernière question ?

Alors je veux bien que vous la répétiez du coup parce que je vous avoue que j'ai un peu perdu le fil. [rires] Non, mais la question c'était est-ce qu'à un moment donné euh quand on travaille pour le service public audiovisuel et on a la fois chroniqueur, présentateur, animateur, producteur, on travaille aussi pour les entreprises privées. Est-ce que tout ça à moment donné euh tient d'un point de vue déontologique ?

Est-ce qu'on est-ce qu'on est-ce que est-ce que ça garantit à chaque instant, j'allais dire, une un respect du cas de la déontologie ? Est-ce qu'on peut voilà, je doute pas qu'on peut tout faire à la fois, mais est-ce que finalement il y a aucune limite quand on travaille pour le service public audovis ? En fait, c'est ça ma question, elle est un peu directe dans ma dans sa formulation, mais est-ce queil y a aucune limite quand on travaille pour le service public audovisuel ?

Est-ce qu'on peut tout faire à côté ? Oui, il y a une limite euh c'est la loi et euh la loi nous la respect et si vous le législateur décidez de changer cette loi pour mettre de nouvelles règles en place en tant que société privée, nous nous plierons à cette nouvelle législation et nous la respecterons. Oui, mais vous ne donnez pas les conséquences parce que vous nous dites pas par exemple du coup je j'arrêterai de travailler pour c'est important nous si on fait des choix demain et qu'on se rend compte qu'en fait tous les gens les incarnations les figures comme vous vous nous dites bah en fait nous voilà si si le cadre se se durcit on va arrêter de travailler pour le service public et on va plutôt faire prospérer nos sociétés de production vous voyez je comprends votre réponse et je l'entends c'est c'est on s'adapte à la loi mais là je c'est une question que je vous pose en on peut pas demander à des sociétés privées d'être dépendantes d'un seul client enfin si si Si si la question c'est de savoir si une société privée devrait travailler uniquement pour France.

Non, c'est vous si on vous disait vous êtes présentateur, animateur mais vous pouvez pas en même temps être producteur, travailler pour les entreprises privées. Vous voyez ? Écoutez, si si un jour la situation se présente, permettez-moi de prendre quelques jours pour y réfléchir [rires] avant de vous répondre.

On vous la quelque chère question du rapporteur et je suspense 20h je vous libère. Vousz toute dernière question monsieur monsieur Étienne première question vous. Non non toute dernière question.

Non, mais je vais être rapide. Première question parce que j'ai pas vraiment eu la réponse. Vous expliquz que France Télévision vous a licencié.

Euh, je suis pas je suis pas juriste. Est-ce que une Excusez-moi, je suis pas je suis pas spécialiste du droit du travail, mais une ce que j'ai signé avec France vision, c'estàd une Est-ce qu'une rupture conventionnelle est un licenciement ? Pardon, je ne suis là, j'ai un vrai doute.

Non, mais effectivement mon point c'était vous expliquer que il y a eu un un départ qui a été acté par France Télévision, ça a duré je crois à peu près 2 ans pour les négociations. Quelle a été la motivation de la part de France Télévision pour que vous quittiez l'entreprise ? Ça c'est ma première question.

Et ma deuxième question vous expliquer que France Lévion vous a laissé un long temps pour explorer notamment sur Twitch cette nouvelle plateforme, c'est ces nouveaux horizons, mais je vois que vous lancez votre plateforme Twitch le 21 décembre 2020 et euh seulement 2 mois après, c'était le 22 janvier 2021, on apprend que France Télévision va réaliser sa première émission sur sur Twitch. l'annonce a été faite d'ailleurs par vous-même. Vous avez été d'ailleurs l'invité de ce T show.

Donc j'ai du mal à comprendre. Vous expliquer que Franison vous a laissé longtemps pour explorer un peu cette plateforme avant de prendre une décision. Mais en fait je je j'apprends dans les faits qu'il n'a suffi que de 2 mois seulement pour que France Télévision se positionne et vous soutienne sur cette plateforme.

Est-ce qu'il y a pas une contradiction par rapport à ce que vous venez de nous dire ? Franc vi ne me soutient via le petit contrat qu'on a évoqué tout à l'heure pas du tout de moi après la création de ma chaîne hein. C'est pas ce que vous voulez dire.

Vous voulez dire que j'apparaisse sur la chaîne Twitch de France Tévision. C'est ça que vous voulez dire ? Oui.

Oui. Mais là il y a pas de il y a pas de il y a pas de d'aspect commercial ni de contrat si vous voulez. Ça faisait partie vraiment du qu'on s'est donné avec la direction notamment de l'information de l'époque, c'est on te laisse créer ta chaîne Twitch de façon exceptionnelle mais en échange, tu nous accompagnes pour développer notre propre chaîne Twitch sans qu'il y ait aucun aspect de contrat ou commercial là-dedans si vous voulez.

Effectivement, sur mon temps, et je me rajoute un job. Sur mon temps, je vais animer des streams sur la question des vaccins par exemple pendant la crise sanitaire. Le le premier stream dont vous parlez, c'est celui-ci.

C'était avec un journaliste par ailleurs médecin de France Télévision et on a évoqué, on répondait aux questions des internautes sur les vaccins. Vous vous rappelez toutes les questions qu'on se posait sur les vaccins sur le Covid. Donc c'est ça.

Et en fait, ils vont ils vont se servir de moi et mais à mon et j'en suis très heureux pour développer leur leur chaîne Twitch et à su à su animer ces streams puisque personne en interne à l'époque ne savait le faire. Et sur la première question, le motif de la rupture France Télévision, c'est très c'est compliqué par c'est douloureux. C'est moi j'ai bon c'est une séquence que j'ai pas souhaité.

Je pense que si vous posez la question à France Vision, il ils l'auront pas vécu comme moi. Ça a été beaucoup de d'incompréhension je pense. En gros, quand j'apprends que on me demande de sortir du groupe parce que c'est comme ça que je l'apprends, euh je pose la question euh pourquoi ?

Et on me répond pas. Voilà. Mais ça veut dire pardon, on vous notifiez un licenciement.

Enfin, on a l'impression que tout ça est enfin pardon, enfin il y a c'est un employeur comme on a non mais pas contre vous mais on a l'impression que tout ça est un peu baroque. Enfin quand un employeur veut licencier quelqu'un, il le convoque. Çaappelle un entretien préalable de licenciement.

Enfin il y a des règles quand même dans dans Ouais. Alors je je peux pas répondre. On vous fait comprendre que vous voulez qu'on veut que en gros on vous fait comprendre ça suit votre départ.

Ça suit mon départ de France info je j'assure la matinale pendant 6 ans et puis à un moment je dis je suis fatigué physiquement j'en peux plus. J'avais des vertiges. Ça les matinales c'est un peu particulier.

J'en ai présenté plus que 6 ans et donc il y a un moment je savais que cette année arriverait ben l'année de trop et je sens que physiquement je suis à bout je suis aussi père de famille et donc donc je je j'annonce en en avril où je pense que ben à la fin de de juin ben ce sera ma dernière matinale quoi. Dernière année de matinale. Je l'annonce et c'est à la suite de ça que on me on me fait on me dit mais oralement c'est que je reçois pas de mail ou de courriers on me dit ben dans ce cas-là on souhaite que tu sortes du groupe.

Mais là, je dis mais je comprends pas parce que j'ai été en CDI pendant 17 ans puis surtout j'ai déjà été en CDI en ne présentant que question pour un champion hein. Donc je me retrouve dans la position que qui était déjà ma situation contractuelle avant que j'accepte la médinal de France info 6 ans plus tôt. Donc il y a une incompréhension de ma part.

Ben je finis par prendre un conseil parce que je trouve je comprends pas. Et puis là bon ben c'est je m'en charge plus. Mon conseil échange avec les RH de France Télévision.

Ça dure 2 ans. Euh, j'ai beaucoup de questions, j'ai pas de réponse. Je j'avoue que je me suis réveillé pendant 2 ans tous les matins en me demandant en me posant cette question.

Je n'avais pas la réponse. C'était pas très très agréable. Ça arrive, c'est la vie du monde.

C'est la vie c'est la vie du de l'entreprise. Parfois c'est simple, parfois c'est pas simple. Et puis euh et au fil des discussions parce que ça a duré 2 ans, on finit par me dire euh "Oui, mais c'est vrai toute façon comme avec ta position de créateur de contenu maintenant, c'est les questions que vous posez, monsieur le président, ben il faut qu'on essaie de trouver un contrat qui qui cadre un peu tout ça, vous voyez ?" Donc la question est posée par France Vision, mais c'est c'est pas la question liminaire, c'est une question qui va venir au bout d'un an de discussion et je suis totalement d'accord avec ça et un responsable RH à un moment rentre dans le dans le jeu au bout de presque un moment de discussion, il me dit "Bah, on va essayer de faire de l'ingénierie RH, on va essayer de tu es tu es un peu à part, tu as tu as tu peut-être ce qui préfigure des nouvelles façons de travailler demain, mais il faut qu'on trouve un il faut qu'on trouve un contrat de travail qui encadre un peu ce que tu es créateur de contenu d'un côté et ben tu souhaites toi rester salarié de France Télévision et au bout de quelques mois en fait c'est un conseil d'échec c'est qu' on ne trouve pas de de solution notamment validé par le contrôleur d'état parce que tout ça est très encadré et c'est là où la seule solution des deux parties qui semblent possible c'est effectivement que je sorte du groupe et arrive cette cette convention enfin pardon cette et quand quand il y a cette rupture conventionnelle vous présentez question pour un champion à ce momentl Oui.

Et dans vos discussions et c'est important, vous êtes sous serment, est-ce qu'on vous est-ce qu'on vous garantit ou on vous indique que vous allez pouvoir continuer de présenter question pour un champion ? Donc on vous dit que vous allez arrêter question pour un champion. Non, on me dit rien mais l'émission elle est bien tournée une semaine là.

Enfin, il y a bien des émissions. Euh mais en gros euh on ne dit rien et il y a bien des séquences de produit. Je connais un peu le fonctionnement, c'estàd que quand vous licenciez ou quand vous mettez d'accord, il y a bien des émissions à produire pour les prochaines pour les prochaines semaines de questions pour un champion.

Oui, à l'époque c'était une semaine par mois à peu près. Donc euh c'est ça n ça ne fait pas partie de la discussion. Non.

Mais du coup alors je je comprends moi que puisque depuis tout au long de la discussion, on me dit que il faut que je sorte du groupe pour que ce soit euh alors au début je comprends pas pourquoi et puis au final on finit par me donner cette explication mon statut un peu particulier. Je comprends moi que que je vais pouvoir poursuivre question pour un champion. Je le comprends puisque c'est pas question pour qui pose problème.

Non mais donc au moment où on va licenci vous savez Freemontal vous dit vous continuerez de proposer vous continuerez de présenter question pour un champion. Freemont me le dit. Oui c'est ça oui bien sûr.

Oui oui ouais d'accord mais ça fait ce n'est pas une promesse de France Télévision. Non mais c'est dire qu'à un moment donné vous il négocie avec vous une rupture conventionnelle vous avez la garantie de la enfin vous avez des éléments de la part de Freemontel. vous allez continuer de prendre enfin en tout cas garantie non parce que je vous le rappelle c'est très important dans notre discussion que tous les contrats que j'ai signé avec Freantel sont des contrats qui sont qui n'engagent sur aucune durée de temps.

C'est des contrats de tournage sur une semaine de tournage. Donc même du côté de Freemantel il n'y a aucune promesse que je vais continuer à poursuivre question pour un champion. Je moi on me dit est-ce que tu vous savez c'est la même chose à Cuber c'est la requification du travail du travail mais pardon je suis pas juge he je suis pas aucune promesse ne m'est faite que je vais continuer à poursuivre question pour un champion je sais qu'en gros la prochaine semaine je vais la faire quoi et puis et à chaque fois que qu'on a besoin de moins donc de moins en moins maintenant puisque oui mais c'est une forme d'érisation du travail c'est que vous êtes salarié et finalement maintenant vous présentez la même émission alors 2 jours par semaine de 7 dans un contrat précaire bon je suis pas inspecteur du travail je suis pas jug J'en ai pas au prudom et je pense et je le dis si le rapporteur est d'accord, je propose de saisir France Télévision pour mieux comprendre pour mieux comprendre la manière de les conditions de votre départ, la manière dont il a été négocié, les indemnités qui vous ont été proposées et le cas échéant, le contrat précaire qui vous est aujourd'hui euh garanti, en tout cas qui est mise en œuvre avec avec Freemontal Media parce que je pense que là il y a il y a il y a il y a eu un vrai dysfonctionnement et un vrai un vrai manquement.

C'est c'est pas de votre fête hein, c'est pas vous l'employeur. Et je pense que cette commission d'enquête, c'est aussi son rôle. Si monsieur le rapporteur est d'accord, je propose d'écrire à la présidente directrice générale de France Télévision pour obtenir les éléments relatifs à votre départ, à votre licenciement et comprendre si effectivement on vous a demandé d'une certaine manière de partir pour à la fin continuer de présenter une émission et de passer donc d'un statut de salarié à un statut de précaire intermittent.

Je sais pas quelle est la nature de votre contrat, mais en tout cas une forme de de précarisation de votre statut à France Télévision. Comme moi, je n'ai jamais eu de réponse à mes questions sur ces points-là. Et ben peut-être que je serais très heureux de que que vous les obteniez.

On va écrire en ce sens et je vous remercie tous les deux d'avoir répondu à à nos questions pendant plus de 3h30. Merci à tous les deux. Merci beaucoup.

Merci à vous.