Nicolas Dupont-Aignan invité de Bourdin Direct
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 40 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:16OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous appelez à de nouvelles manifestations samedi prochain ?
- 4:07RelanceRéponse partielle
Le week-end prochain, est-ce responsable ?
- 7:52RelanceRéponse directe
Est-ce qu'il faut donc interdire toute manifestation dans Paris le week-end prochain ?
- 9:24ComplaisanteRéponse directe
Souvent, malheureusement, c'est de la politique.
- 10:30OuverteRéponse directe
Moratoire sur la hausse des taxes des carburants... Annulation.
- 10:43OuverteRéponse partielle
Dissolution de l'Assemblée nationale.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:20Invité politiqueChiffre
« 12 millions de Français ne peuvent pas se chauffer. »
- 1:36Invité politiquePromesse
« coup de pouce au SMIC, rétablissement des emplois d'insertion, baisse de la CSG pour notamment les retraités, remise en place de l'indexation des salaires, des pensions de retraite et des pensions familiales sur l'inflation. »
- 2:13Invité politiqueFait
« On peut taxer le fuel des bateaux qui amènent des marchandises qui polluent. »
- 2:21Invité politiqueFait
« L'Allemagne le fait. »
- 2:55Invité politiqueFait
« On vient de voter 2 milliards supplémentaires, sans aucune traçabilité des fonds. »
- 3:29Invité politiqueFait
« ça implique un dialogue avec l'Union Européenne. »
- 3:40Invité politiqueFait
« Il y aura la révolution en France. »
- 8:51Invité politiqueChiffre
« la plupart des gilets jaunes, 99%. »
- 13:42Locuteur 2Chiffre
« 18% de votants. »
- 13:45Locuteur 2Chiffre
« 19% de votants dans votre département. »
- 15:50Invité politiqueFait
« leur pouvoir d'achat, il s'est effondré »
- 16:23Invité politiqueFait
« Les entreprises du CAC 40 pillent le pays aujourd'hui ? »
- 17:43Invité politiqueFait
« M. Berger, il ne vaut pas un clou. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan70 %
- ?17 %
- Locuteur 213 %
≈ 85,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Nicolas
Dupont-Aignan, bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous. L'heure est sérieuse, elle est même grave.
Est
-ce que vous appelez à de nouvelles manifestations samedi prochain ?
J
'appelle tous les Gilets jaunes à continuer de manifester pacifiquement, à continuer d'être présents sur le terrain, en dialogue avec les Français, car les Gilets jaunes, ce sont les Français.
Et
j'appelle surtout le gouvernement
à
entendre ce qui se passe.
Et
j'appelle le gouvernement
à
prendre des mesures, à répondre concrètement, précisément, avec des mesures financières,
à
changer de politique. Et je le ferai pour montrer que c'est possible. Je dépose demain sur le bureau de l'Assemblée nationale une proposition de loi
avec
un certain nombre d'éléments très concrets. Lesquels
? Premier
élément, arrêter la hausse des taxes au 1er janvier. Arrêt.
Ce
n
'est
pas simplement les carburants, c'est le fuel, c'est le gaz, c'est l'électricité, pour que les gens puissent passer déjà un hiver au chaud, si je puis dire. 12 millions de Français ne peuvent pas se chauffer. 12 millions. Je ne
sais
pas si vous réalisez.
Deuxième
mesure fondamentale, relancer les salaires par une grande
conférence
sociale
où
on va discuter salaire, c'est-à-dire
coup
de pouce au SMIC, rétablissement des emplois d'insertion, baisse de la CSG
pour
notamment les retraités, remise en place de l'indexation
des
salaires, des pensions de retraite et des pensions familiales sur l'inflation. Équivalence du statut des travailleurs détachés avec les charges sociales que pèsent nos artisans. Et des mesures pour financer cela. Car je suis un homme sérieux et je veux des comptes en ordre. En un mot, ce que je veux vous dire, Jean-Jacques Bourdin, et ce que je vais dire à Edouard Philippe tout à l'heure, c'est qu'il y a une possibilité d'agir.
On
peut taxer le fuel des bateaux qui amènent des marchandises qui polluent. On peut taxer les camions étrangers qui traversent la France. L'Allemagne le fait. On peut taxer les GAFA qui ne payent pas un centime d'impôt et qui produisent en France. Non, on ne peut pas.
C'est l'Europe qui
l'empêche pour l'instant. Non, ce n
'est
pas vrai. Comment ce n
'est
pas vrai ?
Ce n'est pas vrai, Jean-Jacques Bourdin. L'Europe l'empêche, mais la France peut tout à fait dire, maintenant, ça suffit. On met une taxe sur le chiffre d'affaires. Les GAFA
vendent
beaucoup de choses sur un pays de 65 millions d'habitants. On peut commencer. Si on ne commence pas, personne ne commencera. On peut mettre en place la taxe sur les transactions financières. On peut lutter contre la fraude à la TVA. On peut réduire le financement de l'Union Européenne. On vient de voter 2 milliards supplémentaires, sans aucune traçabilité des fonds. Donc,
il
y a de l'argent à récupérer dans beaucoup d'endroits sur ceux qui, je dirais, importent des produits. Et il faut détaxer le travail en France. Il faut baisser les charges sociales à concurrence des augmentations de salaire
sur
les PME. C'est un plan d'ensemble. On se met autour de la table. Mais dans l'urgence, dès le lendemain, syndicats, gilets jaunes, partis politiques, union nationale pour changer d'orientation politique. Alors oui, ça va bouger. Oui, ça implique un dialogue avec l'Union Européenne.
On
dit stop.
Mais
les Italiens le font. Les Anglais s'en vont.
Donc,
si on ne réforme pas ce qui nous interdit d'agir, on ne fera rien. Il y aura la révolution en France. On veut la révolution. Ce qui s'est passé à l'étoile,
on
le veut dans toute la France ? On veut des morts demain ?
Nicolas Dupont-Aignan, je vais revenir sur vos propositions, sur ce que vous allez proposer au Premier ministre, quand vous allez la rencontrer
cet après-midi. Avec un texte écrit,
que je vais lui remettre à 16h, qui fait 15 pages. Oui. Donc, j'ai travaillé ce week-end.
Nicolas Dupont-Aignan, je reviens à ce qui s'est passé. Manifestation. Vous appelez à de nouvelles manifestations. J'appelle à une
nouvelle présence. Le week-end prochain, est-ce
responsable ?
Je vous pose simplement la question.
Ne confondez pas présence sur les ronds-points, sur les péages, en province.
Présence avec
quoi ? Avec blocage, avec barrage,
avec quoi ? Filtrage,
comme ça se fait depuis. Oui. Tant que le gouvernement n'évoluera pas, les gilets jaunes doivent rester pacifiques comme ils le sont, tranquilles. Mais je n'appelle pas manifestation aux Champs-Elysées. Soyons clairs. J'ai toujours... Vous dites pas de manifestation
sur les Champs-Elysées. Non, non, bien évidemment.
D'ailleurs, je n'ai jamais appelé à une manifestation sur les Champs-Elysées. Certains l'ont fait. Leur responsabilité. Je ne l'ai jamais fait. Pourquoi ? Parce que j'ai toujours manifesté légalement.
Et,
à deux reprises, j'ai été saluer les gilets jaunes. Je n
'ai
pas manifesté moi-même. Et je leur ai dit, vous pouvez retrouver les images, je leur ai dit, vous allez sur les endroits légaux.
Vous
allez au Champs-Elysées.
Entre
les casseurs
et
rien, il y a la manifestation pacifique de citoyens français qui travaillent, qui n'ont jamais manifesté de leur vie, qui sont des retraités, des artisans.
Et qui doivent faire entendre... Qui
doivent faire entendre au gouvernement l'urgence d'un plan global pour redonner de la dignité par le travail.
C
'est une crise
de
dignité du peuple français.
Ce
mouvement des gilets jaunes,
dans
ses bons côtés,
parce
qu'il y a eu des mauvais, dans ses bons côtés, c'est l'appel à la dignité
politique. Je vais revenir sur cette
idée communautaire,
il faut une réponse humaine, sur cette idée de solidarité, qui
est née à travers le mouvement des gilets jaunes. Je vais y revenir, Nicolas Dupont-Aignan, mais sur les responsabilités des violences. Qui est responsable des
violences
? Le gouvernement. Uniquement. Totalement. Uniquement. 100%. Uniquement. 150%. Ce matin, j'avais...
Je vous le dis, et je l'assume, et c'est grave ce que j'ai dit. J'avais un
auditeur sur RMC qui s'appelle Abdel. Oui. Je le cite volontairement, il s'est exprimé publiquement. Que disait-il ? Il disait, moi,
j
'en peux plus. Moi, je gagne 1300 euros par mois, je n'en peux plus. J'ai cassé, samedi, et j'irai casser s'il y
a
une nouvelle manifestation. Il est gilet jaune,
hein.
Eh bien,
je dis à Abdel qu'il a tort. Ni Black Bloc, ni d'extrême droite, ni d'extrême gauche.
L
'art de triomphe n'a pas été cassé par des gilets jaunes.
La violence contre les
policiers a été exercée par des extrémistes de droite et de gauche, mais aussi par des gilets jaunes. Je le savais,
il
était excédé. Mais bien sûr.
Comme
Abdel. Peut-être. Mais attention,
Jean-Jacques Bourdin. Oui.
Je ne condamne
pas, je dis la
réalité des choses. Je vais
vous dire une chose, très claire. On a vu des images horribles ce week-end, réelles, inadmissibles, insupportables.
Mais
on a vu une image qu'on a peu vue. Et heureusement,
on
l'a vue sur Internet, et on a vu l'image de ces gilets jaunes qui ont protégé la tombe du soldat inconnu. C
'est vrai.
On l'a vu, on
l'a vu. On l'a vu, mais pas beaucoup. On l'a
retransmis sur les chaînes de télévision. Un peu, heureusement.
C
'est symbolique. Quand on pousse... Non. Les violences, les casseurs, soyons clairs. L'arc de triomphe n'a pas été protégé ce week-end.
Je
demande, comme le Sénat, une commission d'enquête. Je veux savoir pourquoi,
deux
week-ends de suite, on a laissé des casseurs professionnels qui sont recensés, connus les blagues machin, à Nargin.
Ils
n'étaient pas seuls. Ils
n'étaient pas seuls, mais ils
étaient une majorité.
Et,
comme toujours, le gouvernement a cru au départ, il a été dépassé, a cru,
qu
'il suffissait de laisser le désordre sur les Champs-Elysées pour déconsidérer un mouvement profondément pacifique. Et
je dis au gouvernement
qu'il a été complètement inconscient.
Est
-ce qu'il faut donc interdire toute manifestation dans Paris le week-end prochain ? Il faut interdire les
manifestations aux Champs-Elysées. Il faut que les gilets jaunes, comme je le fais aujourd'hui, mais c'est leur rôle...
S'ils veulent manifester à
Paris, comment font-ils ? Eh bien, on peut déclarer une manifestation, on peut tout à fait l'encadrer. Et vous allez m'expliquer pourquoi... Mais qui va l'encadrer ? Vous allez m'expliquer pourquoi la préfecture de police est tout à fait capable de le faire. Pour la COP 21. Tout à fait capable d'empêcher les anarchistes d'agir. Et pourquoi on les a laissés faire à l'arc de triomphe ? Expliquez-moi. On
sait que la police s'est déjà laissé
faire.
Je pense que le gouvernement a été inconscient et s'est laissé déborder. Je ne veux pas faire d'accusation plus grave, mais il y a beaucoup de témoignages très curieux.
Et
la manipulation consistant
d
'abord à faire passer les gilets jaunes pour des fascistes. Souvenez-vous le week-end d'avant, l'ultra-droite. La
peste brune. Il y en avait des ultra-droites. Mais comme
partout, il y a de tout. Mais la plupart des gilets jaunes, 99%. Et vous savez pourquoi les gilets jaunes sont si en colère aujourd'hui ? se sentent atteints
dans
leur dignité de français ?
C
'est parce qu'ils ont été amalgamés par le gouvernement qu'a cru s'en débarrasser comme ça à la peste brune. Mais on sait ce que c'est que la
peste brune ?
Nicolas Dupont
-Aignan.
Souvent, malheureusement, c'est de la politique. Alors arrêtez, pas vous, pas moi.
Non, Jean-Jacques Bourdin. Alors Nicolas Dupont-Aignan.
Jean-Jacques Bourdin. Alors,
la France
de la fiche
de paix. Jean-Jacques
Bourdin. Cette France de la
fiche de paix. Jean-Jacques Bourdin. Pas vous, pas moi.
Alors,
je
vous m'avais
reçu ici, je vous en remercie, en février. Oui. J'ai sorti un site internet, la vraie facture Macron.
Mes
collaborateurs ont travaillé des nuits entières pour reprendre tous les chiffres. Dès février, j'ai alerté. S'il y a un homme politique
qui
alerte
sur
le fait qu'à force de tirer sur la corde,
elle
va péter
depuis
des années. C'est bien moi. Je ne cherche en rien à récupérer. Je cherche à dire, Jean-Jacques Bourdin, ne faites pas vous aussi.
Parce
que ce n
'est
pas le cas. Tous les journalistes ne sont pas pareils. Vous n'êtes pas comme les autres obligatoirement. Tous les hommes politiques ne sont pas pareils. Et moi, je cherche à apporter comme homme politique, parce que c'est mon devoir. J'ai été élu au suffrage universel.
Je
cherche à apporter des solutions. Et mon devoir, dans
une période de crise...
Vous
vous démarquez,
parce que j'entends... Pardon, vous vous démarquez des autres responsables politiques. Oui, mais
vous le savez bien. Parce que j'entends
quoi ? Moratoire... Alors, moratoire sur la hausse des taxes des carburants... Annulation. Mais non, annulation. Bon, j'entends quoi ? Motion de censure, de la part des communistes ou
de la France insoumise. Et alors, ça fera quoi, puisqu'on sait qu'elle ne va pas passer ? Bon,
j'entends quoi ? Dissolution de l'Assemblée nationale. Trop tôt. Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.
Eh bien, je leur
dis,
politiciens.
Pourquoi ? Attendez, attendez. Pourquoi,
politiciens ? Non, mais
je vais m'expliquer.
On
peut dissoudre demain matin,
s
'il n
'y
a pas de changement de mode de scrutin,
s
'il n
'y
a pas le référendum d'initiative populaire,
s
'il n'y
a
pas le vote blanc, que je propose depuis des années. Eh bien, rebolote,
on
aura le même phénomène, un parti, quel qu'il soit, qui aura la majorité et qui recommencera avec les mêmes travers.
Ça veut dire que
la réponse n'est pas politique ? La réponse, elle est double. Si, elle est toujours politique, mais elle est double. Elle est d'abord économique et sociale. Changer radicalement de politique. Détaxer le travail en France. Protéger de la concurrence déloyale. D'accord.
Mais dans l'urgence, qu'est-ce qu'on fait ? On
augmente les salaires
de 10
% ?
Dans l'urgence, on baisse
les charges de 10
% ? Eh bien, évidemment, pour pas que les entreprises se débrouillent pour faire des économies. Eh bien, vous
soyez un très bon ministre de l'économie,
Jean-Jacques Bourdin. Mais non, mais je... Qu
'est-ce qu'a fait Georges Pompidou après mai 68 ? Le fameux Grenelle. C'est un homme
qui
a pris ses responsabilités sociales. Mais je vais vous dire une chose, Jean-Jacques Bourdin. Il ne suffit pas de dire on augmente les salaires, on baisse les charges.
Il
faut changer de cap économique global. On ne
peut
pas... Je veux insister. Changer de cap, ça veut dire quoi ? Je vais vous dire très clairement. Ça veut dire qu'on quitte
le libéralisme
? Non, ce n'est pas ça. On
ne peut pas être en concurrence avec des esclaves, payer 200 euros par mois pendant 30 ans et avoir un système social. Donc, si on ne met pas un minimum en place de barrières douanières
au
niveau européen ou national, comme le font tous les pays du monde, pour servir d'écluse, non pas du protectionnisme intégral, simplement rétablir la loyauté de l'échange. Car qu'est-ce qui se passe, Jean-Jacques Bourdin ? Ça fait 20 ans
qu
'on signe des traités de libre-échange avec des pays où le SMIC est à 200 euros, 100 euros, 50 euros.
Eh
bien, arrive ce qui devait arriver.
On
a plongé les Français dans la misère. Donc, reconnaissez
que
j'ai de la suite dans les idées.
Et
je dis aux Français qui m'écoutent, il n'y
a
aucune fatalité
à
crever la bouche ouverte.
On
peut changer de politique sans excès, sans démagogie. Il faut détaxer le travail en France, baisser les charges des PME. Je l'avais proposé pendant la présidentielle.
On
m'avait dit que ce n'était pas réaliste. Et c'est réaliste aujourd'hui, d'avoir la révolution en France
? Parce
que,
moi
j'ai vu les images de la France qui ont fait le tour du monde. Vous croyez que c'est bon pour la France ?
Et
je veux dire aux Français que ce qui est important, c'est d'avoir des hommes politiques sérieux qui vont changer le système. Vous êtes décrédibilisés. Pas tous. Eh bien, peut-être.
Décrédibilisés, les Français ne
vous croient plus ? Eh bien, attendez, attendez. Les Français, beaucoup ne nous croient plus. Eh bien, c'est à nous de rétablir la confiance.
Regardez dans les zones, une dernière élection, 18% de votants. Eh bien oui. 19% de votants dans votre département. Eh bien
oui.
Nicolas Dupont-Aignan. Eh bien,
c'est pourquoi il faut absolument changer le système politique aussi. Ce n
'est
pas la dissolution, le référendum, même la démission de Macron. Référendum d
'initiative populaire. Vous demandez la démission
d'Emmanuel Macron ?
Mais jamais je ne demanderai aujourd'hui la démission d'Emmanuel Macron. Mais je dis à Emmanuel Macron, et je le dirai à Édouard Philippe,
que
s'il n
'y
a pas un changement radical de politique, cette démission pourra arriver. Avant la fin du mandat. Mais bien évidemment, je le pense. Vous pensez que si...
Mais
s'il n'y a pas de changement... Vous pensez que s
'il n'y a pas de mesures fortes dans les
jours... Je pense que les jours du président
sont comptés. Les jours du président
sont
comptés ? Et je pense qu'ils sont inconscients.
Et
je leur dirai en ces termes, et j'aurais aimé d'ailleurs que mon entretien soit filmé avec Édouard Philippe. Je lui dirai la vérité. Parce
que... On
ne peut pas
donner
des milliards d'euros à une minorité,
accabler
le peuple français de taxes, et laisser rentrer sur notre territoire des services et des produits détaxés,
qui
ruinent notre économie.
Tous
les pays du monde se défendent. Que ce soit Trump, que ce soit l'Allemagne, le Japon. La France ne défend pas les Français, les dirigeants français. Il est temps de reprendre le pouvoir. Ça veut dire des mesures économiques, sociales et politiques. Référendum d'initiative populaire.
Cela
veut dire proportionnel. Cela veut dire
vote
blanc. Cela veut dire casier judiciaire vierge. Mais ça Jean-Jacques Bourdin, je le dis depuis un certain temps malgré tout.
Bon,
Nicolas Dupont-Aignan, donc la
nationalisation
des autoroutes,
pour rendre
les autoroutes
aux Français. Ça coûterait des milliards et des milliards, non ? Non, non, ça coûterait.
Mais ce n
'est
pas... Est-ce l'urgence
? L'urgence, c'est la fin du mois. L'urgence, c'est la fiche de paix. C'est la colère de la fiche de paix. Non, ce n'est pas de la démagogie, ça. Si, je vais
vous dire une chose.
Et
pourquoi, c'est
de la démagogie
? Et les Français sont capables de comprendre.
Et moi, je leur parle en adieu. Allez
-y. Je ne
vais
pas tomber non plus dans la démagogie de bas étage. C'est pourquoi leur pouvoir d'achat, il s'est effondré ? C'est parce qu'on a donné les autoroutes à des groupes privés qui raquettent les Français. Pourquoi leur pouvoir d'achat s'est effondré ?
C
'est parce qu'il
y a
une taxe sur l'électricité qui alimente des éoliennes qui ne servent à rien et qui sont détaxées pour des investisseurs étrangers. Pourquoi leur pouvoir d'achat s'effondre ? C'est parce qu'il y a des oligarques
qui
pillent le pays. Donc, il y a des
causes.
Mais qui sont ces oligarques qui pillent
le pays
? Les amis de M. Macron, à qui il a vendu Alstom. Qui, qui, qui sont ces oligarques ?
Vous les connaissez, des grandes entreprises qui se font du beurre
en situation
de monopole. Qui pillent le pays
? Qui pillent le pays, oui.
Les entreprises du CAC
40 pillent le pays aujourd'hui ? Oui, beaucoup.
Vous
trouvez normal que Nissan, j'ai découvert, tiens, vous trouvez normal que Nissan-Renault ait son siège social aux Pays-Bas ?
Et
que M. Carlos Ghosn a été soutenu avec des salaires ? Qui s'est élevé contre les salaires de M. Ghosn ?
Le gouvernement,
qui
a fait baisser son salaire chez Renault de 30%. Non, mais je ne défends pas le
gouvernement, mais c'est une
réalité, vous le savez.
Quand vous tirez sur la corde, elle lâche. Ça fait des années que je le dis. Alors oui, vous pouvez dire tous les hommes politiques pareils, et ça fera avancer le schmimlick comment. Non, non, je ne dis pas ça. Il n
'y
a pas tous les hommes politiques pareils. Et d'ailleurs, je remarque, cher Jean-Jacques Bourdin,
que
quand j'ai appelé à voter contre Macron au second tour de la présidentielle, j'étais accablé par tout le monde. Maintenant, c'est curieux, tous ceux qui ont voté Macron, ils ont disparu,
ils
n'ont jamais voté Macron.
Tous
ces leaders qui se succèdent, M. Mélenchon qui vient gueuler toute la journée.
Il
a voté Macron, ou il a appelé à voter Macron, ou il n
'a
pas voté Macron, mais il ne s'est pas battu contre Macron. Tous ces syndicalistes, tiens, où sont passés les syndicats
?
Tiens, expliquez-moi où sont les syndicats ? Est-ce qu'ils ont aidé les Gilets jaunes
? Parce
que si les syndicats avaient aidé les Gilets jaunes au
début...
Et les Gilets jaunes s'en méfient des syndicats.
Oui, en tout cas, ils auraient bien aimé que les
camions des syndicats et des syndicats de routiers les aident à bloquer.
Et
je peux vous dire que la crise, elle aurait été résolue en deux jours.
Mais
les syndicats, ils sont vendus.
Ils
sont en train de faire des ronds de jambes à M. Macron. Et M. Berger, il ne
vaut
pas un clou. Voilà la réalité. Et les Français le savent. Et vous savez, si les Français se secouent aujourd'hui... C'est en
tenant des propos violents, comme ceux de Ruffin, comme les vôtres, là, il ne
vaut
pas un clou. Mais il ne vaut pas
un clou, mais c'est la réalité.
Laurent, vous vous rendez compte que c'est nourrir la violence ? C'est nourrir une autre forme
de
violence.
Mais
vous trouvez que c'est normal que les syndicats... Il y
a
une crise sociale.
Il
y
a
des gens qui n'ont jamais manifesté. J'ai vu des artisans, des chauffeurs de taxi, des mères de famille, des auxiliaires de vie. Vous ne croyez pas qu
'ils auraient aimé
que les syndicats les aident un peu
? Et
où ils sont, les syndicats
? Où
ils sont
? Bien,
Nicolas Dupont-Aignan, merci beaucoup, dans tous les cas, d'être venu nous voir ce matin. RMC, BFM TV.
Et
j'espère recevoir demain la garde des Sceaux. Nicole Belloubet. Bon courage. C'est 8h53.
Nicolas Dupont-Aignan