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Podcast / conversationFrance 24 — Politique (sur Podcast)· 17 septembre 2026 39 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSolidarités & familleInstitutions & électionsEnvironnement & énergie

Prix des carburants : La colère monte, le gouvernement sous pression

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:57OuverteRéponse partielle

    Le contexte géopolitique fait monter le prix de l'essence. Les Français demandent des comptes. Est-ce l'imminence de la présidentielle qui a déclenché cette colère ?

  • 2:20OuverteRéponse directe

    Ce qui déclenche la colère, c'est la perte de pouvoir d'achat.

  • 4:16OuverteRéponse directe

    Y a-t-il une colère généralisée ou seulement catégorielle ?

  • 5:22OuverteRéponse partielle

    Si les Français votent avec leur colère, quel isoloir choisiront-ils ?

  • 8:15ComplaisanteRéponse directe

    Valérie, vous êtes architecte. Comment les candidats pourraient-ils capter cette colère ?

  • 9:18OuverteRéponse directe

    Marine Le Pen capitalise-t-elle sur la colère des Français ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 13:18InvitéChiffre
    « La France est le second pays au monde pour les dividendes versés. »
  • 13:31InvitéChiffre
    « Sanofi a versé 5 milliards pour un trimestre. »
  • 16:26InvitéChiffre
    « 53 milliards d'euros à trouver pour le prochain budget d'économie. »
  • 31:45InvitéFait
    « on peut toujours mettre un gouvernement provisant. »
  • 31:49InvitéFait
    « le 49-3, si ça saute, le budget saute avec. »
  • 31:56InvitéFait
    « les ordonnances n'ont jamais été utilisées dans ce pays. »
  • 32:37InvitéFait
    « la gauche ne peut pas voter un mauvais budget. »
  • 32:39InvitéFait
    « On a pris la suspension de la réforme des retraites. »
  • 34:13InvitéFait
    « Boris Valo a dit que si on lui présentait un budget qui ressemble à un budget de Le Cornu, ça allait droit à la censure. »
  • 34:34InvitéFait
    « François Hollande fait une campagne très centriste. »
  • 35:13InvitéFait
    « Elle avait versé dans le fossé avec son complotisme autour de l'Ukraine. »
  • 36:03InvitéFait
    « le fait que Raphaël Glucksmann ne soit pas socialiste pour certains vieux de la vieille etc. »
  • 37:03InvitéFait
    « il a quand même débloqué un joli crédit. »
  • 37:15InvitéFait
    « une des forces de Gabriel Attal, c'est qu'il a Renaissance qui est quand même un parti assez structuré. »
  • 37:53InvitéFait
    « Le juge de paix, ce seront les électeurs du Bloc central. »
  • 38:25InvitéFait
    « un ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron peut être l'alternative au macronisme. »
  • 38:44InvitéFait
    « il n'y a personne qui soit en mesure de battre Marine Le Pen. »

Temps de parole

  • Invité28 %
  • Invité 226 %
  • Invité 321 %
  • Présentateur17 %
  • ?7 %

≈ 19 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:17
Locuteur

C

0:17
Présentateur

'est l'heure du magazine politique. Bienvenue à vous. La colère n'est plus seulement dans les sondages, elle est dans les blocages, ceux des pêcheurs,

0:24
Locuteur

elle

0:24
Présentateur

est dans les fins de mois. La pompe à essence avec cette impression que l'on paie toujours davantage pour vivre toujours moins bien. Certains voient revenir le spectre des gilets jaunes dans un certain fantasme, mais à la différence que leur émergence était arrivée sans crier gare pendant le premier mandat d'Emmanuel Macron. Aujourd'hui, elle tombe au plus mauvais moment. Nous sommes à 8 mois de la présidentielle et des partis comme le Rassemblement national où la France insoumise compte bien capitaliser sur le refrain d'une France en déclin. Aujourd'hui, la colère n'est plus seulement un problème pour le pouvoir, elle est devenue une matière première électorale.

Le RN veut transformer le ras-le-bol en priorité nationale. Elle est fiée en rapport de force dans la rue et le PS avec sa primaire cherche encore comment ne pas regarder passer les trains. Aujourd'hui, la question qui est au sommet de toutes les autres, qui saura raisonnablement transformer cette frustration et cette colère en projet ? Et puis pour certains, bien sûr, comment faire pour contrecarrer Marine Le Pen puisqu'elle est en tête de tous les sondages absolument inamovibles ? On en parle avec nos invités, EES, Valérie Nattaf, éditorialiste à LCI. Bonsoir à vous. Bonsoir. Valérie Le Cable, éditorialiste au Libre Journal.

1:42
Locuteur

Bonsoir. Merci d

1:42
Présentateur

'être avec nous. Et Catherine Tricot, directrice de la revue Regards. Merci à vous. C'est un club de femmes ce soir. On commence à parler de colère ou de révolte sociale. Il y a le contexte géopolitique qui fait monter furieusement le prix de l'essence. Mais les Français ont compris que la bataille électorale a commencé et qu'ils demandent en quelque sorte des comptes. Est-ce que parce que c'est, on va dire, l'imminence d'une présidentielle, d'une bataille présidentielle, que les Français se bougent en disant qu'il faut soit renverser la table, soit montrer notre mécontentement

2:19
Locuteur

? Je

2:20
Présentateur

ne crois pas que

2:20
Invité

ce soit l'imminence de la campagne présidentielle qui ait déclenché cette colère. Ce qui déclenche la colère, c'est la perte de pouvoir d

2:26
Locuteur

'achat,

2:27
Présentateur

c'est le prix de l'énergie à des niveaux... Non,

2:29
Locuteur

mais bien

2:29
Présentateur

sûr, mais le fait d'être, de manifester, d'être dans la rue, de montrer son mécontentement... Je pense que le désespoir et

2:35
Invité

le, pardon de ce mauvais jeu de mots, est le carburant. La présidentielle viendra ponctuer ou conclure ou, au contraire, repoussera à plus tard leur décompte. Je ne crois pas à une colère qui se met en scène pour forcer les candidats à venir s'aligner sur des positions.

2:54
Locuteur

Je

2:55
Invité

suis assez d'accord avec ça parce qu'en général, à l'approche d'une présidentielle, les Français sont rentrés très tôt dans la campagne.

3:01
Locuteur

Ils

3:01
Invité

sont très intéressés. Les audiences des chaînes sont bonnes et on voit qu'ils sont déjà en train... Tout le monde en parle et toi, t'es pour qui, etc. Et du coup, au contraire, c'est un exutoire. C'est une forme d'exutoire. C'est quand il n'y a pas de parole que les gens sont le plus en colère. Et je pense, comme Valérie, qu'ils sont plutôt dans l'attente de ce qui va se passer ensuite. Et s'ils veulent donner leur point de vue, c'est plus pour essayer d'influencer et de trouver le bon candidat qui va les écouter que d'aller forcément manifester, tout détruire, etc. Et d'ailleurs, pour l'instant, si vous voulez, ce qu'on a, c'est des professions qui sont en colère. Pourquoi ?

Parce qu'elles n'en peuvent plus. Je veux dire, les pêcheurs n'en peuvent plus. C'est un métier extrêmement difficile. Le prix du diesel et du gazole, pour eux, a complètement explosé et ils travaillent à perte maintenant. D'autant qu'ils vont de plus en plus loin pour trouver

3:53
Locuteur

du poisson. Ils sont obligés d'aller en eau profonde,

3:54
Invité

assez loin pour trouver du poisson. Ils travaillent en perte. Et donc, travailler beaucoup pour gagner peu, il y

4:00
Locuteur

a

4:00
Invité

un moment où ça ne marche pas. C'est comme les agriculteurs. Donc, on est plus dans des colères catégorielles, me semble-t-il, pour l'instant, que dans quelque chose de généralisé. Parce que, justement, cette présidentielle permet de se projeter. C'est dans sept mois, ce n

4:14
Locuteur

'est

4:14
Invité

pas tant que ça.

4:15
Locuteur

Alors,

4:15
Invité

Catherine. Moi, je crois qu

4:17
Locuteur

'il y a

4:17
Invité

une colère qui est plus générale que ça, mais qui ne va pas forcément se traduire par des manifestations massives dans la rue. En revanche, je pense que la demande, qu'il y ait une solution très globale et très profonde, elle est enregistrée à peu près par tous les instituts de sondage qui ont sondé le cœur des Français. Ça ne veut pas dire que les Jeux sont complètement faits, parce qu'en même temps, ils veulent à la fois que ça change, mais ils ne veulent pas que ce soit le bazar. Ils ne veulent pas être déstabilisés davantage encore dans leur propre existence.

Ils veulent être rassurés par le candidat ou la candidate qu'ils vont élire et qui aura la capacité de faire ces transformations en profondeur. Mais je pense, en revanche, qu'il y a vraiment une attente de transformation très profonde et, bien sûr, pour les questions de pouvoir d'achat, mais un peu plus globale que ça.

5:10
Locuteur

C

5:10
Invité

'est-à-dire que c'est vraiment une inquiétude sur l'avenir et une inquiétude sur l'avenir de notre pays. C'est-à-dire qu'il

5:15
Locuteur

y a

5:15
Invité

vraiment un doute sur la capacité de la France à faire face et à rebondir.

5:22
Présentateur

Mais si les Français votent avec leur colère, on voit à peu près quel isoloir ils vont choisir. Celui, forcément, peut-être, je dis ça, mais au regard des sondages, bien évidemment, de Marine Le Pen. Alors, quand certains candidats font la tournée des bistrots, Marine Le Pen, elle était aujourd'hui en Gironde, au Porsche, pour rencontrer les sinistrés des feux et tirer les leçons des incendies de cet été. C

5:50
Locuteur

'était

5:50
Présentateur

une stratégie qui est plutôt maligne, puisqu'elle vient récolter les doléances du terrain. Oui, si j'ose dire, vous

5:59
Locuteur

avez raison,

5:59
Invité

Roselyne, mais c'est une figure obligée de la campagne présidentielle. Elle est aujourd'hui au Porsche. Peut-être demain sera-t-elle, pardon, là encore du mauvais jeu de mots, dans un port, puisqu'il y en a un certain nombre qui sont bloqués. Elle va aller au-devant de ceux qui souffrent, dit-elle, et donc essayer d'apporter ses solutions et de convaincre ceux qui sont dans la revendication qu'elle est la seule qui peut s'occuper de leurs problèmes. Aller au Porsche, je crois qu

6:28
Locuteur

'il

6:28
Invité

y a d'autres candidats qui y sont allés, et d'autres, évidemment le Premier ministre,

6:34
Locuteur

mais

6:34
Invité

il me semble qu'Edouard Philippe aussi est allé au Porsche. Donc il y a une volonté, on va le dire, d'instrumentalisation des choses terribles qui se sont passées cet été. Et évidemment, Marine Le Pen, comme d'autres, essaye de capter cette colère-là très particulière. D'ailleurs, Edouard Philippe doit présenter aujourd'hui, je crois, son plan pour l'écologie. Et donc il y a aussi un petit match à distance. On sait bien que Marine Le Pen a choisi son adversaire principal. Elle avait choisi Edouard Philippe. Donc aller au Porsche aujourd'hui, alors qu'Edouard Philippe doit présenter son plan sur l'écologie, ce n

7:14
Locuteur

'est

7:14
Invité

pas tout à fait à

7:14
Présentateur

noter.

7:14
Locuteur

Oui,

7:15
Présentateur

je suis sur le terrain pendant que l'autre fait ses tableaux XL. C

7:19
Invité

'est vrai, mais en même temps, moi j'ai écouté avec précision son discours d'Aina Beaumont qu'elle a fait sur le

7:25
Locuteur

logement.

7:27
Invité

Absolument, un des fils rouges de son discours, c'est défaire toutes les protections et les exigences environnementales qu'elle accable de tous les maux. Et là,

7:37
Locuteur

elle

7:37
Invité

va donc en Gironde, qui a quand même été

7:39
Locuteur

victime

7:42
Invité

d'un incendie considérable qui est lié à la sécheresse, au type de culture et à la chaleur. Enfin, je veux dire qu'il y avait tous les éléments du dérèglement climatique, de la surchauffe de notre terre. Et là, elle n'en dira rien, comme elle n'en a absolument rien dit pendant le discours qu'elle a fait sur le logement, alors que les gens ont vécu, ont souffert profondément dans leur logement. Elle n'a rien dit. Elle a juste dit qu'elle ferait un prêt à taux zéro pour que les gens puissent acheter des climatisations, ce qui n'est pas une réponse, évidemment.

8:15
Présentateur

On reviendra sur le logement, peut-être un petit instant, parce que ce qui est intéressant, vous ne dirigez pas seulement un journal, votre vrai métier, votre deuxième métier, enfin

8:24
Locuteur

votre premier

8:25
Présentateur

métier, c'est

8:26
Locuteur

d

8:26
Présentateur

'architecte. Valérie, là-dessus. Si les Français n'essayent pas de capter l'attention avec leur colère des candidats, en revanche, certains candidats savent

8:40
Locuteur

récupérer leur colère. Oui,

8:42
Invité

c'est dans l'autre sens. Marine Le Pen, ça fait longtemps qu'elle a choisi la fin du mois plutôt que la fin du monde. Ce n'est pas nouveau, c'est son fonds de commerce. Marine Le Pen, elle déroule ses propositions sur le pouvoir d'achat. Et peut-être qu'elle a été tardivement, d'ailleurs, sur ses histoires de feu, c'est parce qu'elle est rentrée tardivement de vacances et que quand c'est arrivé, elle était en train de se reposer comme elle aime le faire à chaque fois. Mais cette histoire de colère est très importante parce qu'on en discutait.

Quand vous analysez le vote du Rassemblement national, en fait, vous vous rendez compte que sur les dix dernières années, le Rassemblement national a gagné 4,5

9:22
Locuteur

millions

9:22
Invité

de lecteurs, alors que sur 30 ans, ils n

9:25
Locuteur

'en

9:25
Invité

avaient gagné que même pas la moitié. Donc, il y

9:28
Locuteur

a

9:28
Invité

une espèce d'accélération extrêmement importante qui s'est passée et qui est effectivement, vous avez totalement raison là-dessus, liée à la colère. Tout à l'heure, on ne parlait pas de colère, on parlait de manifestation de rue. La colère peut s'exprimer de tas de façons. Et certes, cette possibilité de voter Rassemblement national pour les Français qui sont en colère catalyse et les pousse à voter et aller dans les urnes voter pour ce mot de changement qu'ils ont mis en énorme, qui est passé, qui était celui de François Hollande en 2012 et qui est devenu celui aujourd'hui de l'extrême droite.

Donc, on voit bien que cette colère alimente très directement le vote du Rassemblement national, davantage même peut-être que celle de la France insoumise, que celui de la France insoumise. Et qu'il y a... Après, la colère, elle provient de difficultés qui sont réelles chez les Français. C'est aussi ça l'histoire. C'est-à-dire qu'il

10:26
Locuteur

y a des croissances, il y a un

10:28
Invité

déficit énorme, on va demander dans le budget aux gens de faire des efforts. Ils ont l'impression que depuis 30 ans, on leur explique la vie, que les hommes politiques ont tout tenté dans tous les sens et qu'au bout de la chaîne, c'est eux qui vont aller payer ce qu'il va y avoir à payer. Donc, ils n'en peuvent plus. Et voilà où on en est aujourd'hui.

10:47
Présentateur

Effectivement, vous avez raison de lisser tout ça. Mais aujourd'hui, la colère part aussi de ras-le-bol quand les gens vont faire leur plein à la pompe, bien évidemment. Mais ça, ça ne dépend pas du gouvernement. Ça dépend du prix du baril. Ça dépend de Trump qui fait des folies. Maintenant, il y a deux détroits qui sont fermés par les Iraniens et l'autre par les Houthis. Donc, il y a une situation aussi internationale qui est là et qui, contre toute la bonne volonté du monde, le

11:24
Locuteur

gouvernement

11:24
Présentateur

ne peut rien faire. Vous

11:25
Invité

avez raison. Et si j'ose dire, vous avez tort en même

11:28
Locuteur

temps. Vous

11:28
Invité

avez raison parce que ce n'est pas le gouvernement qui est responsable de la montée des prix du pétrole. Mais pour la plupart des Français, trois quarts, je crois, considèrent que les taxes appliquées au litre de carburant sont une décision du gouvernement et que c'est à eux de le défaire. Par ailleurs, vous avez raison. Quand vous dites qu

11:47
Locuteur

'il

11:47
Invité

y

11:47
Locuteur

a

11:47
Invité

une colère qui s'exprime parce qu'en France, etc., mais il n

11:50
Locuteur

'y a

11:50
Invité

pas que la France. Vous avez vu la vague populiste européenne qui s'est levée et qui n'est pas prête de s'arrêter, semble-t-il. Donc, il faut comprendre que ces colères, que je préfère appeler personnellement le ressentiment, il y a un sentiment de profonde injustice, qu'on vous a fait du mal.

Et donc, c'est ce ressentiment qui s'exprime aussi bien chez Marine Le Pen que chez Jean-Luc Mélenchon, mais évidemment beaucoup plus fort chez Marine Le Pen parce que, d'une certaine manière, son assise populaire est plus large et donc lui permet d'engranger beaucoup plus à la fois ce qui est du ressentiment, de la colère, mais aussi, évidemment, de la défiance à l'égard du monde politique, le fameux « on ne les a pas essayés »

12:32
Locuteur

et

12:33
Invité

aussi une forme de jalousie.

12:36
Présentateur

Oui, je voulais vous poser une question, Catherine. C'est que... J'ai oublié... Parce que je

12:44
Invité

sens que

12:45
Locuteur

vous vouliez parler, donc vous vouliez répondre. Je vais retrouver ma question.

12:48
Invité

Je voulais prolonger ce que vous disiez sur le ressentiment. Dans le ressentiment, il y a aussi le sentiment de ne pas être écouté, que la difficulté de la vie n'est pas vue, n'est pas perçue, qu'il y a un univers de dirigeants, C'est eux et nous. C'est eux et nous.

13:04
Locuteur

Et

13:04
Invité

que les « eux », c'est-à

13:06
Locuteur

-dire

13:06
Invité

qu'en fait, l'accroissement des inégalités, elle est

13:09
Locuteur

tangible.

13:12
Invité

Enfin, je veux dire, il se trouve là qu'on a eu hier le résultat des entreprises françaises. La France est le second pays au monde

13:21
Locuteur

pour

13:21
Invité

les dividendes versés. C'est-à-dire que c'est beaucoup plus que la Chine. C'est beaucoup plus que l'Allemagne. On est juste derrière les États-Unis. Donc,

13:29
Locuteur

en

13:29
Invité

fait,

13:29
Locuteur

il

13:29
Invité

y a quand même... Moi, j'ai calculé, par exemple, pour Sanofi. Sanofi a versé 5 milliards pour un trimestre.

13:36
Locuteur

Ils

13:37
Invité

ont 90 000 actionnaires. J'ai fait la moyenne, ça fait 55 000 par actionnaire. Ça n'a pas de sens parce qu

13:42
Locuteur

'il y a

13:42
Invité

des petits actionnaires, des gros

13:43
Locuteur

actionnaires.

13:44
Invité

Mais enfin, ça donne quand même la mesure qu'il y a des endroits où il y a beaucoup d'argent. Et Sanofi fait un gros bénéfice aussi parce que la sécurité...

13:52
Locuteur

C'est ce

13:52
Invité

que

13:52
Locuteur

disait Marchais. Il

13:53
Présentateur

fallait chercher l'argent là où elle est.

13:54
Locuteur

Eh bien, oui.

13:56
Invité

Mais, je veux dire, le sentiment que, un, on ne peut pas toujours demander

14:01
Locuteur

aux

14:02
Invité

petits de payer quand les gros sont exonérés d'impôts. Et on sait que les

14:10
Locuteur

grandes... Et on sait les gros comme Total, ils ont des efforts. Rien

14:13
Invité

du tout. Au Total, ça fait des années qu'ils ne payent pas d'impôts en France.

14:17
Locuteur

C'est moi, le seul effort qu'il

14:19
Invité

faut reconnaître à Total, c'est d'avoir maintenu le prix de l'essence.

14:22
Locuteur

D'accord.

14:24
Invité

Ce qui leur fait... Dans le monde à le faire. D'accord. Ce

14:26
Locuteur

qui leur fait une super pub et qui

14:32
Invité

fait que ça assèche toute la concurrence. Mais ceci étant,

14:35
Locuteur

ce

14:35
Invité

que je veux dire, c'est qu'il y a quand même un problème et ça, c'est assez documenté. La partie la plus riche paye moins que la moyenne. Proportionnellement. Proportionnellement, bien sûr. Proportionnellement. Et je termine par là. Et le deuxième aspect, ça, c'est l'aspect économique, mais c'est l'autre aspect symbolique, c'est qu'il faut mettre les mots sur cette situation. C'est-à

14:58
Locuteur

-dire

14:58
Invité

qu'en fait, là, je pense, vous avez parlé de la vague populiste en Europe, mais je pense à ce qui s'est passé aux États-Unis. Joe Biden était tellement fier de ses résultats

15:08
Locuteur

qu

15:08
Invité

'il n'a pas vu la souffrance du peuple américain, qui est allé voter en masse pour Donald Trump, qui était un milliardaire. Donc,

15:16
Locuteur

ils

15:16
Invité

ont... Je veux dire, ce décalage...

15:19
Locuteur

Il a fait un

15:20
Présentateur

immense plan de relance

15:21
Invité

qui a... Qui a mis... Qui a fait une inflation de dingue et qui a

15:25
Locuteur

mis

15:25
Invité

dans la misère...

15:26
Locuteur

Qui a

15:26
Invité

permis de faire des investissements. Mais oui, mais les gens

15:29
Locuteur

ont

15:29
Invité

super mal vécu. Non, mais je veux dire, on ne peut pas comprendre... Ce que

15:33
Locuteur

je veux dire, c'est qu'on ne peut... Les États-Unis,

15:34
Invité

c'est aussi la colère et la crainte qui a animé les électeurs américains. Pourquoi ? Parce que les Américains de souche qui sont aux États-Unis depuis des années, qui ont oublié qu'eux-mêmes étaient des émigrés

15:45
Locuteur

parce que c'est un pays... Les Américains de souche c'est chez eux. Les Américains

15:48
Invité

ont voulu conserver leur position acquise et se protéger de la nouvelle immigration parce qu'ils ont peur du déclassement et ça. Mais ce que je voudrais dire,

15:58
Locuteur

c

15:58
Invité

'est que je suis

15:58
Locuteur

d'accord avec vous. Moi, je ne crois pas que l'explication soit le cœur du

16:00
Invité

sujet.

16:00
Locuteur

Je

16:00
Invité

suis d'accord... Non, non, mais ce n

16:01
Locuteur

'est

16:01
Invité

pas le cœur du sujet. Mais le cœur du sujet, c'est la peur. C'est la peur et c'est la crainte et c'est la colère. Je suis assez d'accord avec ça. Ce que vous dites, que proportionnellement, les riches payent moins que les autres, vous avez tout à fait raison. Mais malheureusement, là où on en est aujourd'hui, je pense que tout effort supplémentaire des riches qui sera bienvenu de façon exemplaire ne sera pas forcément suffisant. Parce que maintenant qu'on a 30 milliards d'euros à trouver juste pour le

16:26
Locuteur

budget... 53 milliards,

16:26
Invité

vient de dire Sébastien Lecornu.

16:28
Locuteur

Ah,

16:28
Invité

ça vient de

16:28
Locuteur

changer. Il dit dans une interview au Figaro...

16:32
Invité

À l'issue du féminaire, d

16:33
Locuteur

'accord.

16:33
Invité

53 milliards d'euros à trouver pour

16:35
Locuteur

le prochain budget d'économie.

16:37
Invité

Oui, et ce qui est vrai, c'est que la situation internationale accélère la pente de façon absolument vertigineuse. Et le problème, c'est quand on allait bien, c'est l'histoire de la cigale et de la fourmi. Quand la France allait bien, qu'est-ce qui s'est passé ? Elle a donné du quoi qu'il en coûte, elle a distribué des chèques,

16:57
Locuteur

elle

16:57
Invité

a été extrêmement généreuse avec les uns et les autres. Et maintenant que ça va extrêmement mal, la caisse est cramée et il

17:04
Locuteur

n

17:04
Invité

'y a plus d'argent dans la caisse. Et on affronte cette situation internationale gravissime quand même parce que le détroit d'Hormuz,

17:13
Locuteur

ça

17:13
Invité

va durer. Et quand on aura passé les 3 euros d'essence à la pompe, là, les gens, ils vont vraiment se dire mais je ne vais pas y arriver, je ne

17:21
Locuteur

vais

17:21
Invité

pas m'en sortir. Et on n'a plus de marge de manœuvre dans nos finances publiques, c'est ça le problème.

17:25
Présentateur

Alors, on va écouter justement Maud Bréjon à ce sujet qui est la porte-parole du gouvernement.

17:31
Invité

Le président de

17:32
Locuteur

la

17:32
Invité

République a demandé à son gouvernement la totale mobilisation sur l'approvisionnement d'une part et bientôt, bien sûr, sur la maîtrise des prix d'autre part. L'objectif, c'est vraiment, dans les jours et dans les semaines qui viennent, pour le président de la République, de sécuriser ces approvisionnements, sécuriser des volumes comme on l'a fait en début de semaine sur l'Irak.

17:59
Présentateur

Voilà, donc, on a eu la réponse. Demain, Emmanuel Macron va réunir les chefs de parti à l'Elysée, Valérie, pour évoquer la situation au Moyen-Orient qui répercute, avec le prix de l'essence répercuté dans le monde entier, sur les automobilistes et la vie chère. Il sera aussi question de l'Ukraine, mais en ce qui concerne les prix du carburant, on le revoit là encore. Vous en parliez quelques instants,

18:29
Locuteur

c

18:29
Présentateur

'est-à

18:29
Locuteur

-dire,

18:29
Présentateur

on pourrait diminuer certaines taxes. Demain, qu'est-ce que Emmanuel Macron aura comme levier ? Quel argument ? Parce qu'en plus, je crois que demain, il ne sera pas seulement question du prix de l'essence. Il y aura la

18:43
Locuteur

situation

18:44
Présentateur

internationale avec les renseignements extérieurs, intérieurs. Voilà. Moi,

18:50
Invité

je

18:50
Présentateur

ne crois

18:50
Invité

pas que demain, le président de la République essaiera de toucher à des leviers. L'idée est de faire un point. Tout n'a pas vocation, d'ailleurs, à être répété en dehors de la réunion. On verra ce qu'il en sera. L'idée est, d'une certaine manière, d'impliquer toutes les forces politiques, sauf reconquête, qui n'est pas représentée au Parlement français, mais seulement au Parlement européen. et donc, d'impliquer tout le monde dans les graves dangers, j'imagine, que doit affronter notre pays. Donc, l'idée, c'est d'impliquer un peu tout le monde. J'allais dire, ce n

19:26
Locuteur

'est

19:26
Invité

pas très joli, mais de mouiller un peu tous les responsables politiques pour tenter de faire un peu redescendre la fièvre revendicatrice de certains partis. à mon sens, c'est au-delà de la com', mais il y a forcément des arrières-pensées.

19:42
Présentateur

Oui. Parce que, quand on écoute, vous y étiez, je crois, à la fête de l'humain, Catherine, Fabien Roussel dit, à lancer à tout le monde, allez sur les ronds-points, révoltez-vous, etc. Est-ce que c'est raisonnable ? Est-ce que c'est une bonne idée ? Est-ce que ce n

20:01
Locuteur

'est

20:01
Présentateur

pas mettre

20:01
Invité

de l'huile sur le feu ? Moi,

20:03
Locuteur

je

20:03
Invité

pense que, alors là, je vais faire court, sur le sujet, je pense que c'est vain, je pense qu'il n'en a absolument pas la force ni l'audience, et que la préoccupation de Fabien Roussel, c'est de se trouver un espace politique, alors que Jean-Luc Mélenchon a pris l'espace traditionnel du Parti communiste. Donc, il essaie de prendre Mélenchon par la gauche. Donc, il dit, il faut faire la

20:26
Locuteur

révolution.

20:30
Invité

Il emploie des expressions assez étranges. Il faut faire la révolution dans la rue avant les urnes. mais on se demande de quoi il parle. Franchement, tout le monde sait, en France, que comme la France est un peuple, un pays politique, les grandes crises se résolvent politiquement et elles ne

20:46
Locuteur

vont

20:46
Invité

pas se résoudre. Enfin, franchement, je pense qu'aucune d'entre nous l'a dit. On mesure bien la colère, mais personne ne croit que nous sommes à la veille d'une insurrection de rue. ça, je ne crois pas. Par contre, je pense que nous sommes à la veille d'une insurrection dans les urnes. Ça, pour le coup, peut-être pas la bonne, même sûrement pas la bonne, mais c'est ça qui menace. Et en effet, je pense qu'Emmanuel Macron, il va essayer de mouiller, comme vous dites tout le monde, mais je pense que c'est vain parce qu'on ne fait pas ça six mois avant les élections présidentielles.

Chacun voudra faire porter à Emmanuel Macron la responsabilité de la situation dans laquelle on se trouve et il y a quelques arguments pour cela.

21:27
Locuteur

Mais

21:28
Invité

peut-être aussi que l'enjeu pour lui, ça va être de mobiliser les partis sur la situation internationale qui est en elle-même extrêmement menaçante. À l'Est, maintenant, il y a Poutine qui n'arrête pas de venir tester les résistances de l'OTAN en voyant en Lituanie, en Allemagne, etc. À chaque fois, jusqu'à où chacun va pouvoir aller. Aux États-Unis, on a un président qui a complètement perdu la main, qui ne contrôle plus rien sur ce détroit d'Hormuz et où sa guerre avec l'Iran, finalement, a donné la main à l'Iran sur la scène économique internationale avec cette crise énergétique qu'on est en train de vivre. On a une Europe qui est attaquée de toutes parts jusqu'à se rapprocher du Canada.

22:16
Locuteur

C

22:16
Invité

'est quand même... Non, mais il faut se rendre compte. Dans quelle situation on est aujourd'hui ? Et il me semble, parce qu'il y a aussi les militaires qui vont être présents, qui vont certainement dérouler leur scénario de guerre puisqu'ils les préparent

22:30
Locuteur

forcément. il y a le

22:31
Présentateur

chef d'état-major.

22:32
Locuteur

Forcément.

22:33
Invité

Et on se dit peut-être que le président de la République va essayer de dire écoutez, vous avez chacun effectivement, comme vous avez dit, vos revendications catégorielles, mais si la France n

22:43
Locuteur

'a

22:43
Invité

pas de budget, on va à la catastrophe. Donc, soyez un petit peu responsable. C'est un peu ça l'enjeu. Et je trouve qu'il y a quand même une forme de gravité. Cette réunion n'était pas du tout prévue. C'est un format à la Saint-Denis, ce qu'ils avaient fait à Saint-Denis avec absolument tout le monde. Effectivement, ils auraient dû inviter Reconquête aussi. Enfin bon, l'histoire du Parlement, ça leur permet d'enlever les ligues, les machins. Mais je pense qu'il y a quand même une forme de gravité là-dedans, de dire écoutez, on n'est pas dans la cour de récré, on est dans un monde dangereux.

La France est vraiment menacée dans son essence même parce qu'on n'a pas parlé de la situation économique. Mais imaginez qu'il baisse les taxes sur l'essence

23:25
Locuteur

pour

23:25
Invité

aller dans le sens de ce que les gens demandent. Que vont dire les marchés ? On est déjà à 4,5 de taux d'intérêt. On a l'écart entre la France et l'Allemagne, le fameux spread qui ne cesse d'augmenter chaque jour qui atteint 100 aujourd'hui. On risque une crise sérieuse.

23:42
Locuteur

Mais enfin, pardon, mais

23:44
Invité

ce que je veux dire c'est qu'il ne peut pas être le professeur qui éduque ses élèves. Enfin, je veux dire,

23:49
Locuteur

il nous laisse une... Non, mais il peut c'est de responsabiliser. Non, mais je dis

23:54
Invité

juste qu'il a mis le pays dans une situation catastrophique et que les candidats qui se présentent à l'élection présidentielle ont conscience de cette situation et ont des propositions avec lesquelles on est d'accord ou pas d'accord. Mais en tout cas, l'idée que la seule solution c'est de continuer dans la voie qu'il a ouverte grâce à son génie mozartien, eh bien, non, quoi. Je veux dire, moi, je trouve que l'idée qu'il va venir responsabiliser les responsables politiques, non.

24:26
Locuteur

Les responsables politiques... Il a des

24:27
Présentateur

informations que

24:28
Locuteur

le monde n'a pas. Peut-être, mais

24:30
Invité

il peut y avoir du désaccord. Il peut y avoir du désaccord

24:33
Locuteur

sur la réponse.

24:34
Invité

Oui, mais donc, ce n'est pas le professeur qui vient enseigner aux autres la

24:39
Locuteur

responsabilité. C'est le chef

24:41
Invité

de l'État qui vient donner les vrais enjeux à tout le monde.

24:44
Locuteur

Non,

24:44
Invité

pas du tout. Valérie. Moi, je ne

24:45
Locuteur

suis

24:45
Invité

pas d'accord avec ça. Moi, je ne crois pas qu'il est là pour les responsabiliser. Je crois qu'effectivement, il va leur donner des informations dont peut-être nous ne nous posons pas. Il y a forcément des informations que nous

24:58
Locuteur

n'avons pas. Oui, parce qu'il y a le

24:58
Invité

chef d'État-major,

24:59
Locuteur

il y a les

25:01
Invité

représentants de l'armée, de la défense, il

25:03
Locuteur

y a

25:03
Invité

le Premier ministre, il

25:04
Locuteur

y a

25:04
Invité

les chefs d

25:04
Locuteur

'État

25:05
Invité

-major particuliers, etc. Et puis, il y a les représentants des partis. Il va, à mon sens, pour poursuivre ce que je disais tout à l'heure, je pense qu'il va essayer de dire que la politique aura son moment,

25:20
Locuteur

mais

25:20
Invité

que pour l'instant, la situation est tellement grave qu'il leur demande... Je vous vois au chef de la tête, Catherine. Je ne dis pas que c'est ce que je pense. Je dis juste qu'il va leur demander de... Il va essayer de trouver une temporalité qui permet de faire redescendre la fièvre qui s'empare de notre pays

25:38
Locuteur

en

25:38
Invité

disant vous aurez une élection présidentielle, vous ferez votre campagne. Je vous demande de ne pas en rajouter

25:46
Locuteur

au

25:46
Invité

nom des intérêts supérieurs de la nation. Ça marchera, ça marchera peut-être pas, mais dans son rôle, je trouve qu'il est dans son rôle d'essayer de faire redescendre un petit peu le niveau de cette campagne qui a démarré quand même sur les chapeaux de roue. Oui, ça c'est tout à fait vrai. Mais il veut faire descendre la pression. Mais par exemple, je veux dire, quand même, ils prennent des décisions genre de décider ce qui a été voté au mois de juin ou au mois de juillet, d'augmenter de 36 milliards l'argent qui a déjà été voté

26:14
Locuteur

en

26:15
Invité

plus de tout ce que l'on a décidé de mettre sur l'armement. Je veux dire, pardon, mais on a une loi de programmation militaire sur 5 ans qui est augmentée de 180 milliards, donc 36 milliards par an. Bon, c'est un choix. Mais ça a été voté. Non, mais ça

26:30
Locuteur

a été voté. Ça a été voté à l'Assemblée. Non,

26:31
Invité

mais il n

26:32
Locuteur

'y

26:32
Invité

a pas un consensus. Personne ne s'est exclué.

26:34
Locuteur

Non, mais ça a été.

26:35
Invité

Par exemple, la France Insoumise ne l'a pas voté, le Parti Communiste ne l'a pas voté. Donc on ne peut pas

26:38
Locuteur

dire qu'il y a un consensus. Et les

26:40
Invité

socialistes...

26:40
Locuteur

Ça

26:40
Invité

a été voté. Oui, mais c'est

26:41
Locuteur

possible.

26:41
Invité

La loi de

26:41
Locuteur

la majorité,

26:42
Invité

ça

26:43
Locuteur

marche encore un peu quand même. Mais il y

26:44
Invité

a plein de choses qui ont été votées. Par exemple, il y a 220 milliards qui sont donnés, et ça c'est un rapport du Sénat qui sont donnés aux entreprises en aide sociale sans contrepartie.

26:53
Locuteur

Vous

26:53
Invité

savez que ça a été voté. Mais non, mais le président LR, lui, il dit ah non, ce n

26:57
Locuteur

'est

26:57
Invité

pas 220, c'est 120. Mais enfin, bon, sur 10 ans, ça fait quand même un peu de sous. Non, mais ce que je veux dire, c'est que ce n

27:02
Locuteur

'est

27:02
Invité

pas vrai que c'est neutre. Ce n'est pas vrai que lui, il a... Non, mais qu'il

27:07
Locuteur

a des bonnes propositions raisonnables. Ce n'est pas raisonnable. C'est un point de vue. Il a un point

27:11
Invité

de

27:12
Locuteur

vue.

27:12
Invité

Sur le bilan d'Emmanuel Macron, je pense que... Enfin, en tout cas, moi, je ne

27:15
Locuteur

suis

27:15
Invité

pas du tout en désaccord avec ce que vous êtes en train de dire. Ce qu'essaye de dire Valérie, là, c'est que le moment est particulier. Merci de me traduire. Non, mais je veux dire, personne n'avait imaginé cette guerre avec l'Iran. Personne n'avait imaginé le blocage du détroit d'Hormuz. Et ça donne une accélération de la dangerosité économique, politique, internationale, sociale, qui était imprévisible, en fait.

27:44
Locuteur

Oui, comme on... C'est juste ça, le sujet. Et le réchauffement climatique... Non, mais le réchauffement

27:49
Invité

climatique était imprévisible. Il y a tellement de choses qui sont imprévisibles chez Emmanuel Macron que donner 200 milliards aux entreprises, ça fait un trou dans le budget. Ça, il n'avait

27:57
Locuteur

pas non plus prévu. Catherine, heureusement

27:58
Invité

que vous n'êtes pas demain à La Réunion, parce qu'avec vous,

28:00
Locuteur

ça

28:00
Invité

va être difficile de faire rebaisser la fièvre. Parce que je ne le crois pas. Je ne crois pas qu'Emmanuel Macron soit l'homme qui porte un regard neutre.

28:08
Locuteur

Ça, je crois qu'on

28:08
Invité

l'avait compris. Voilà. Ni un regard neutre, ni un regard sachant. Il n'est pas sachant. Il est un homme politique engagé. Tous les

28:15
Locuteur

partis

28:15
Invité

politiques,

28:16
Locuteur

ils

28:16
Invité

vont... Même Marine Tondelier interrompt, pour rire un peu, interrompt son congé maternité pour participer. Qui venait de démarrer la veille, je crois. J

28:26
Locuteur

'espère que ce n'est pas son accouchement. Pour participer à cette réunion. Donc, elle doit trouver

28:28
Invité

ça important.

28:29
Locuteur

Bien

28:29
Présentateur

sûr. Un mot sur le budget. Ce budget, donc... Il faut un budget, bien évidemment. On va revivre les mêmes scènes qu'il y a quelques mois. Il y

28:42
Locuteur

a

28:42
Présentateur

un risque que, par exemple, les socialistes votent la censure. Les filles, bien évidemment. Le Rassemblement national, elle était chez LCI hier, chez vous. On n

28:53
Locuteur

'a

28:53
Présentateur

pas compris. C'était tout et son contraire.

28:54
Invité

Marine Le Pen dit à la fois qu'elle votera contre un budget qui s'attaquerait à la désindexation des retraites ou à l'abattement de 10% pour les retraités. Et en même temps, elle dit nous avons besoin d'un budget aussi imparfait soit-il pour que, dès que j'arrive aux affaires, si les Français m'en donnent le mandat, on puisse tout de suite travailler et faire un budget rectificatif à l'automne. Bon, c'est vrai qu'elle a dit, à mon sens, une chose et son contraire. Est-ce que ce budget va passer ? Franchement, là, bien malin qu'il serait parce que

29:29
Locuteur

tous

29:30
Invité

les socialistes ne voteront pas une censure ou ne voteront pas. Il va y

29:34
Locuteur

avoir un certain nombre, beaucoup,

29:36
Invité

mais il va y

29:36
Locuteur

en

29:36
Invité

avoir un certain nombre qui auront à ce moment-là un rendez-vous très très important, je pense,

29:40
Locuteur

en

29:40
Invité

dehors de

29:40
Locuteur

l'Assemblée

29:41
Invité

nationale. Le Rassemblement national va-t-il, d'une manière ou d'une autre, faire monter les enchères

29:48
Locuteur

pour

29:49
Invité

permettre à Sébastien Lecornu de présenter ce fameux budget imparfait mais opérationnel. C'est toute la question. Avec Marine Le Pen, il faut se méfier

29:57
Locuteur

parce

29:58
Invité

que souvent, elle dit, ben oui, bien sûr, on va

30:01
Locuteur

le voter, etc. Ça arrête au milieu du guet. Et puis, au dernier

30:03
Invité

moment, Michel Barnier en est encore tout endolori.

30:07
Locuteur

Et

30:07
Invité

donc, il faut regarder ce qui se passe et quelles sont les exigences absolues.

30:13
Locuteur

elle

30:13
Invité

a accordé hier, lors de l'émission de LCI, un bon point à Sébastien Lecornu, c'est la réduction de la contribution à l'Union européenne. Elle a fait une demande, il l'a fait, ce n

30:24
Locuteur

'est

30:24
Invité

pas les mêmes mots, mais il a accédé à ma demande. C'est aussi une manière de piéger le Premier ministre assez habile. Les exigences

30:33
Présentateur

absolues, justement.

30:34
Invité

Le budget, il est assez introuvable parce que moi, je vous trouve assez optimiste sur la socialité. je pense vraiment que la plupart

30:41
Locuteur

vont quand même

30:42
Invité

et

30:42
Locuteur

ils

30:44
Invité

ont déjà annoncé, Fort l'a annoncé, Vallaud l'a annoncé, qui est quand même le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale. S

30:51
Locuteur

'il y avait de la discipline

30:51
Invité

dans ce groupe, ça se saurait.

30:53
Locuteur

Le seul

30:53
Invité

qui a dit bon, quand même, un petit peu, le seul qui a dit qu'il ne voterait pas la censure, c'est François Hollande. Je ne sais pas combien ils peuvent emmener de députés derrière eux, mais c'est à voir. Donc, tout ça pour dire qu'effectivement, vous avez raison de dire que ce budget va dépendre en grande partie de l'attitude du Rassemblement national. Après, s'il s'abstient, je pense que ça peut pouvoir passer quand même. Il suffit d'une abstention, il n

31:18
Locuteur

'a

31:18
Invité

pas besoin de le voter. Mais on connaît la stratégie de Marine Le Pen, c'est tu me donnes ça, puis je voudrais ça, puis je te demande ça, puis au bout du compte, ce n'est toujours pas suffisant. Donc, ça sera un petit peu en fonction de son horloge intérieur à ce moment-là. Mais cela dit, le scénario dont on parle, alors est-ce que c'est celui-là qui se dessinerait ou pas, c'est que le plus important c'est le budget et le gouvernement, là, il passe derrière parce qu'il

31:43
Locuteur

n

31:43
Invité

'y

31:43
Locuteur

a

31:43
Invité

plus beaucoup de temps à tenir et on peut toujours mettre un gouvernement provisant.

31:46
Locuteur

Il faut faire

31:46
Présentateur

un 49-3.

31:48
Locuteur

Oui, mais

31:48
Invité

alors il paraît que le 49-3, si ça saute, le budget saute avec. Ça, c'est à vérifier. C'est à vérifier et donc ça oblige à faire des ordonnances et les ordonnances n'ont jamais été utilisées dans ce pays. Donc, ça nous promet un beau débat constitutionnel dans tous les sens, ordonnances,

32:06
Locuteur

c

32:06
Invité

'est ce qu'on peut faire. Mais je pense qu'effectivement le plus important c'est d'avoir ce budget parce que s'il n'y avait pas de budget, je pense que, excusez-moi, mais pour les marchés ça serait un signal quand

32:18
Locuteur

même extrêmement inquiétant.

32:18
Invité

Mais il y

32:19
Locuteur

en

32:19
Invité

aura un comme à chaque fois.

32:21
Présentateur

Ça va être du tuyade,

32:22
Locuteur

ça va être des soubresauts, des trafalgards.

32:24
Invité

Juste pour terminer, je termine là-dessus, les enjeux de la présidentielle vont radicaliser les positions des uns et des autres. Ça, c'est sûr. Oui, la gauche ne peut pas voter un mauvais budget. Ça,

32:34
Locuteur

c

32:34
Invité

'est la première chose. Et la deuxième chose, c'est que ce que dit la gauche,

32:37
Locuteur

c

32:37
Invité

'est qu'on a déjà tout pris. On a pris la suspension de la réforme

32:40
Locuteur

des retraites.

32:40
Invité

Qu'est

32:41
Locuteur

-ce qu'ils vont nous donner ? Ils n'ont plus rien à doudoud. Pardon, je vous

32:44
Invité

laisse d'un mot. La suspension de la réforme des retraites,

32:47
Locuteur

c

32:47
Invité

'était pour le budget, pour la sécurité sociale. C'était le PFLSS.

32:51
Locuteur

Le

32:51
Invité

budget même, il a été reporté par une loi spéciale. Donc, la prudence est vraiment de mise

32:59
Locuteur

sur

33:00
Invité

ce qui va se passer. Moi, je suis d'accord avec ce que vous venez de dire, Valérie. Ce qui sera déterminant, c'est la campagne d'élection présidentielle. Et en l'occurrence, le positionnement sur le budget, par exemple à l'intérieur du Parti socialiste, va varier en fonction de qui va sortir de la

33:16
Locuteur

primaire.

33:17
Invité

Et en fait, au-delà de la personne,

33:19
Locuteur

c

33:19
Invité

'est au fond, quel est le périmètre que cette candidature dessine ? Quelle

33:26
Locuteur

stratégie politique ? Voilà, c

33:27
Invité

'est ça. Quelle est la stratégie politique qui

33:29
Locuteur

est

33:29
Invité

derrière ? Si c'est un candidat qui vise à rassembler les socialistes raisonnables et les macronistes raisonnables, ce n

33:38
Locuteur

'est

33:38
Invité

pas pareil que si c'est quelqu'un qui dit « Moi, je suis en phase avec la colère et avec

33:43
Locuteur

l'insatisfaction. » Valo est avec

33:45
Invité

soutien Glucksmann. Tout à fait. Mais je m'en souviens très bien.

33:49
Locuteur

Et

33:49
Invité

d'ailleurs, Valo n'avait pas

33:50
Locuteur

fait

33:50
Invité

voter l'ascension la dernière fois. Donc Valo n'est pas très à gauche. Il ne fait pas partie de

33:56
Locuteur

la gauche. à vous de donner

33:58
Invité

aussi les certificats

33:59
Locuteur

de gauche. Non,

34:00
Invité

ce que je veux dire, c'est qu'il n

34:01
Locuteur

'est

34:01
Invité

pas positionné à

34:02
Locuteur

l

34:02
Invité

'intérieur du Parti Socialiste comme dans la partie. Il n'est pas un soutien d'Olivier Faure. En

34:07
Locuteur

l'occurrence, il

34:08
Invité

soutient...

34:10
Locuteur

Moi, je n'étais pas

34:10
Invité

à la fête de l'humain,

34:11
Locuteur

mais j

34:11
Invité

'étais à Blois. Et à Blois, Boris Valo a dit que si on lui présentait un budget qui ressemble à un budget de Le Cornu, ça allait droit à la censure. Enfin, il est beaucoup plus radical que la dernière fois. Je suis d'accord avec vous, mais ce que je veux dire, d'ailleurs, Glucksmann ne fera pas une campagne, à mon avis. Il ne va pas faire une campagne équivalente à celle qu'esquisse François Hollande. François Hollande fait une campagne très centriste.

34:38
Locuteur

Centre droit même. il ne prononce pas et passe la patate chaude à... Oui, mais

34:42
Invité

bien sûr. Mais Glucksmann va quand même essayer pour la primaire du Parti Socialiste et probablement pour ensuite d'avoir une campagne plus située à gauche quand bien même on peut faire confiance à la France insoumise pour lui dénier absolument toute référence à la gauche. Mais pas seulement la France insoumise, je pense que Ségolène Royal va vraiment être là en position de sniper sur cette primaire. Il faut regarder ce que fera Ségolène Royal. Elle a un sens politique aigu. C'est vrai. Elle a des palpeurs, on l'a toujours dit. Voilà. Elle avait versé dans le fossé avec son complotisme autour de l'Ukraine. Elle s'est amendée. mais il faut regarder très précisément la position qu

35:23
Locuteur

'on

35:23
Invité

va prendre pendant les débats et dans cette campagne de Ségolène Royal parce qu

35:27
Locuteur

'elle

35:28
Invité

est tout à fait capable de bandéliser

35:32
Locuteur

ce

35:33
Invité

thème. Mais pas forcément

35:34
Présentateur

de gagner.

35:36
Locuteur

Elle peut décrédibiliser Glucksmann mais elle ne peut pas gagner. Il y avait un papier

35:39
Présentateur

dans le Figaro qui disait qu'elle était là pour aller chatouiller les pieds du petit prince. Je ne

35:44
Locuteur

sais

35:44
Présentateur

plus comment c'était écrit le petit prince étant

35:46
Locuteur

Raphaël Glucksmann. C

35:47
Présentateur

'est-à-dire le déstabiliser pour peut-être...

35:51
Locuteur

Oui, apparemment

35:52
Présentateur

elle ne le

35:52
Invité

porte pas dans son cœur. Je ne connais pas la raison qui porte-elle dans son cœur.

35:58
Présentateur

Mais en tout cas

36:00
Invité

cette...

36:00
Locuteur

Il y a un

36:00
Invité

sujet excusez-moi mais c'est une incise mais le fait que Raphaël Glucksmann ne soit pas socialiste pour certains vieux de la vieille etc. Ou même pour des plus jeunes ça reste un sujet de discussion aussi. Il a mené la liste européenne

36:15
Locuteur

à la demande d'Olivier Faure et par deux à deux fois. C'était la liste européenne mais ce n'était pas

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Invité

la présidentielle. Ça avait un peu renaclé puis finalement

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Locuteur

ça s'était aligné surtout vu les

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Invité

résultats

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Locuteur

qu'il a eu. Ce n'était pas la présidentielle. Mais

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Invité

les militants socialistes vont quand même aussi avoir à cœur de trouver un candidat qui est capable de faire un résultat.

36:32
Présentateur

Exactement.

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Locuteur

Rappelez

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Présentateur

-vous en 2016 tout le monde poussait Emmanuel Macron à aller à la première socialiste. Et il n'a pas voulu. Ça lui a porté

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Locuteur

une chance.

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Présentateur

Et on dit beaucoup que Raphaël Glucksmann s'est un peu autopiégé en y allant parce qu'il ne maîtrise rien. Enfin, il ne maîtrise pas l'appareil, on va dire. Il est obligé. Il

36:51
Locuteur

a

36:51
Présentateur

besoin

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Locuteur

de l'argent et de la signature.

36:53
Invité

Oui, et puis...

36:54
Locuteur

Non, mais pour faire une campagne

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Invité

présidentielle... Vous ne pouvez pas faire de campagne présidentielle si vous n'avez pas un parti politique derrière vous. Il

37:00
Locuteur

y

37:00
Invité

a l'histoire du financement. Ça coûte très cher.

37:02
Locuteur

Alors

37:02
Invité

apparemment, il a quand même débloqué un joli crédit, mais quand même. Et puis, il

37:06
Locuteur

y

37:06
Invité

a les militants, il y a les troupes, les gens. Il faut avoir du monde. Et d'ailleurs, on n'en parle pas.

37:11
Locuteur

Oui, mais bien sûr. On n'en parle pas souvent. Mais si on fait l'analogie

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Invité

à droite, une des forces de Gabriel Attal, c'est qu'il a renaissance qui est quand même un parti assez structuré et horizon d'Édouard Philippe les moins.

37:22
Présentateur

Mais Gabriel Attal qui d'ailleurs, lui, à un moment, sera sans doute tenu de se retirer. Sinon, il sera un peu le chevènement de 2002 d'avoir empêché... La question, c'est quand

37:34
Locuteur

? Que

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Invité

ça soit Gabriel Attal ou Édouard Philippe, on ne sait rien.

37:37
Locuteur

On

37:37
Invité

verra.

37:38
Locuteur

Oui, il y a une échéance

37:39
Invité

tout le temps. C'est décembre, janvier maintenant. La question, c

37:42
Locuteur

'est qui

37:44
Invité

mettra un pied à terre et à quel

37:47
Locuteur

moment

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Invité

pour ne pas obéir les chances de son camp. Et

37:51
Locuteur

va

37:51
Invité

beaucoup jouer... Le juge de paix, c

37:53
Locuteur

'est

37:53
Invité

les sondages ? Le juge de paix, ce seront les électeurs du Bloc central qui, s'il y en a un qui joue trop avec le feu, diront, vous êtes responsable de ce qui va nous arriver. Ça va être très tendu à partir de décembre, janvier. Il va y avoir une pression quand même. Il va y avoir, vous allez voir, les débats sur les chaînes infos, dans les journaux, les tribunes, sur le thème, halte au feu, mettez-vous d 'accord et très, très vite. La seule question qui, aujourd'hui, commence à émerger, c'est est-ce qu'il y a une solution du Bloc central ? Est-ce que, finalement, un ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron peut être l'alternative au macronisme

38:29
Locuteur

? Alors qu'il y a une demande de rupture et de radicalité. Vous avez raison. Vous avez raison. Vous avez raison. Je suis tout à fait d'accord. Moi, je pense que

38:34
Invité

c'est très, très compliqué pour eux que ce soit l'un ou que ce soit l'autre.

38:38
Locuteur

C

38:38
Invité

'est pour ça qu'à mon avis, aujourd'hui, les choses ne sont pas du tout stabilisées parce

38:42
Locuteur

qu

38:43
Invité

'actuellement, à l'instant T, il n'y a personne qui soit en mesure de battre

38:47
Locuteur

Marine Le Pen.

38:48
Invité

Et donc, c'est ça qui se cherche encore. Et je ne suis pas sûre que l'alliance des présents suffira à trouver la solution. Non, parce qu'un plus un, ça ne fait pas deux. Exact. En l'occurrence. Merci beaucoup. Merci à

38:58
Locuteur

vous

38:58
Invité

trois.

38:58
Locuteur

Merci à vous

38:58
Invité

trois. Ce consensus. Oui.

39:01
Présentateur

Mathématiques. Un plus un ne fait pas deux. Merci à Flore Simon d'avoir préparé cette émission. Merci à toute l'équipe technique.

39:08
Locuteur

A

39:08
Présentateur

très vite.

39:16
Invité

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