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Conférence de presseBFM TV (sur YouTube)· 4 septembre 2026 35 minFond programmatiqueAgriculture & alimentationÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergie

Plus d'un milliard d'euros pour soutenir l'agriculture: les annonces du gouvernement

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Quand les agriculteurs peuvent-ils espérer toucher les premiers montants annoncés ?

  • 16:00RelanceRéponse partielle

    Quels secteurs seront impactés par les gels de crédit pour financer le plan ?

  • 18:00FerméeRéponse directe

    Le budget de l'ISN est-il doublé ou s'agit-il d'un complément ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Pouvez-vous préciser le volet incendie du fonds de réarmement agricole ?

  • 22:00OuverteRéponse directe

    Y a-t-il des fléchages d'aide pour la transition agroécologique ?

  • 24:00FerméeRéponse directe

    Combien d'exploitations sont menacées de faillite ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Chiffre
    « Certaines productions sont à - 50 % voire plus. »
  • 4:00Chiffre
    « J'annonce aujourd'hui au monde agricole le déploiement d'un plan à plus d'un milliard d'euros. »
  • 5:00Chiffre
    « Nos premières estimations chiffrent cela à 520 millions d'euros pour faire face aux conséquences directes liées à la sécheresse. »
  • 10:00Fait
    « Ce fond comportera une enveloppe dédiée aux différents incendies qui ont frappé des exploitations agricoles cet été. »
  • 12:00Promesse
    « Le guichet d'aide à l'achat d'engrais sera prolongé jusqu'au 31 décembre 2026. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

sécheresse, incendie, toutes les filières ont été frappées de plein fouet. Cela s'est traduit par des récoltes perdu, des prairies qui ne repoussent pas, des stocks de fourge qui s'épuisent et des élevages fragilisés, mais surtout des agriculteurs épuisés et prouvés. Vous connaissez les chiffres, nous les avons déjà communiqués.

Certaines productions sont à - 50 % voire plus. Dans de nombreuses régions, les stocks fouragés sont inférieurs de plus de 50 % et l'absence d'eau a durement frappé les productions maréchères et les cultures. De même qu'elle a parfois rendu difficile l'abreuvement des animaux et la production agroalimentaire.

Tous ces chiffres nous sont remontés directement du terrain par l'ensemble des préfets tout au long du mois d'août. À ces difficultés de l'amont agricole s'ajoute aussi celle des coopératives et du maillon industriel frappé par la réduction de l'approvisionnement, des coûts en hausse et des restrictions d'eau qui touchent leur équilibre économique. Et derrière ces conséquences désastreuses, il y a des femmes et des hommes qui pour certains se demandent aujourd'hui s'ils continueront leur activité.

Le pays a donc un double impératif devant lui. Indemiser les pertes pour éviter les faillites et relancer la production agricole pour ne pas perdre de la souveraineté. Car si nous perdons structurellement un potentiel productif, nous perdrons des paysages, des parts de marché, de la souveraineté, des produits de qualité.

Face à ce constat, j'annonce aujourd'hui au monde agricole le déploiement d'un plan à plus d'un milliard d'euros. C'est une réponse forte, un effort conséquent de solidarité de la part de tous les Français dans une situation budgétaire difficile. Deux axes irriguent ce plan.

Premièrement, nous devons indemniser rapidement les pertes pour éviter les faillites. Pour ce faire, je prends l'engagement d'abonder autant que de besoins l'indemnisation de solidarité nationale qui couvre une partie des pertes exceptionnelles. Nos premières estimations chiffrent cela à 520 millions d'euros pour faire face aux conséquences directes liées à la sécheresse. afin que l'aide arrive au plus vite, nous accélérons les avances et les paiements.

J'ai demandé une célérité particulière de la part de tous les services de l'État et nous avons modifié le système pour gagner en vitesse. Par ailleurs, les accommisation ont été portés à 80 % au lieu de 70 %. Deuxièmement, des dégrèvements de taxes foncières sur la propriété non bâtie auront aussi lieu pour soulager immédiatement la trésorerie des exploitations les plus touchées.

Cela représente un engagement d'environ 330 millions d'euros. Je vous annonce également qu'à partir de 2027, le mode de calcul de l'indemnisation des pertes sera modifié pour mieux protéger encore les agriculteurs. Concrètement, les pertes d'une année seront comparé au rendement des h dernières années et non pas aux 5 dernières années.

C'est plus protecteur, c'était très attendu et je suis allée négocier cette victoire à Bruxelles pour nos agriculteurs. Deuxièmement, nous devons relancer la production agricole. C'est le deuxième objet de ce point. nous assurer que nous ne perdrons pas d'animaux, que les semis seront bien réalisées pour l'an prochain, car il en va de notre souveraineté agricole et de la pérennité de toute la chaîne économique.

Pour cela, j'annonce la mise en place d'un fond de réarmement agricole doté de 235 millions d'euros pour l'hexagone et les antilles. C'est un fond que je veux territorialiser à la main des préfets. Chaque filière est différente, chaque territoire est différent et donc chaque réponse pourrait être différente et surtout adaptée aux besoins du terrain.

Ce n'est pas à Paris que l'on décide comment on indemnise du grain du maïs grain dans un département et des pertes de fruits et de légumes dans un autre. Nous fixons les grandes lignes certes, mais il y aura réellement d'une certaine façon un fond d'aide par département. Ce fond comportera une enveloppe dédiée aux différents incendies qui ont frappé des exploitations agricoles cet été. en Gérond, dans le Var, les Pyrénises orientales bien sûr, mais aussi dans d'autres territoires.

C'est une réponse inédite adapté aux différentes réalités locales. Ce fond permettra de poursuivre la production agricole et de la redémarrer quand c'est nécessaire en aidant les agriculteurs à acheter du fourrage, des semences, différents introns. Sécuriser la production agricole française permet à la fois d'aider nos agriculteurs mais aussi toute la chaîne économique, les transformateurs, les coopératives, la distribution et fin tous les français. car il n'y a pas de souveraineté alimentaire, il n'y a pas de production et de vente sans des approvisionnements suffisants, sans des volumes suffisant.

Chaque préfet va désormais très rapidement consulter les organisations agricoles dès la semaine prochaine pour définir les publics cibles et le montant d'aide individuel. Nous mobiliserons également 20 millions d'euros supplémentaires pour la campagne de prise en charge des cotisations sociale dès cette aoctom. Enfin, parce que sans un tran essentiel accessible, il n'y a pas de production, le guichet d'aide à l'achat d'engrais sera prolongé jusqu'au 31 décembre 2026.

Je rappelle que ce guichet d'aide qui comporte une partie de fonds venant de l'Europe et une partie d'argent national, ce guichet d'aide doit être bien sollicité par les agriculteurs. Il demandait sa prolongation, nous y demanderons. Et puis le guichet d'aide à l'achat de carburant agricole sera reconduit en septembre et en octobre pour un total de 106 millions d'euros.

J'ai également souhaité passer de 70 à 75 % le montant des avances de la PAC que toucheront très bientôt les agriculteurs. Cela représente 420 millions de trésoreries qui arriveront plus vite dans les comptes des exploitations par rapport à la date initialement prévue. Pour faciliter la vie des agriculteurs, j'ai demandé aussi à accélérer le déploiement du contrôle unique, c'est-à-dire la suppression des contrôles redondants ou successifs.

Partout où nous pouvons le faire légalement, nous réduions le nombre de contrôles PAC et nous privilégierons les contrôles sur pièces plutôt que dans les fermes. Ces mesures viennent s'ajouter à d'autres décisions que j'ai prises depuis le début de la crise en juin. J'ai en effet validé des dérogations pour valoriser les jaires, pour exonérer les agriculteurs de certaines règles pâqu liées à la rotation des cultures devenues impossible à respecter.

J'ai également piloté un schéma de solidarité agricole pour que les départements et du fourage avec du fourage puissent dépanner ceux qui en manque. Et j'ai cherché auprès de tous mes homologues européens les disponibilités de fourge qu'il pourrait avoir. Et puis surtout la loi d'urgence agricole cet été quasi intégralement validée par le Conseil constitutionnel contient plusieurs mesures qui seront directement utiles aux agriculteurs.

Je pense que personne ne peut plus dire de bonnes fois qu'il faut continuer à s'interdire le stockage de l'eau. L'été l'a montré, les cultures, les fruits, les légumes vont avoir besoin de plus en plus d'eau sans même parler du fait que les parcelles irriées ont été de bon. Cette loi contient plusieurs mesures qui faciliteront le stockage de l'eau, accélération des procédures, allègement des règles pour les petites retenu collinaire et les petits plans d'eau.

Possibilité de déroger à certains documents de planification trop ancien. Le stockage n'est pas l'alpha et l'oméga de tout, mais avec 20 % de pluie supplémentaire en hiver et 20 % en moins en été, la question du stockage de substitution est tranché par les faits. Mesdames et messieurs, ce plan porte un message politique très clair.

Quand notre agriculture est frappée, la nation répond présente. Près d'un milliard d'euros, plus d'un milliard d'euros, c'est un effort massif dans le contexte budgétaire que nous connaissons. C'est la solidarité de tous les Français qui s'expriment.

Et cette solidarité doit désormais se concrétiser très rapidement dans les exploitations. J'y veillerai personnellement. Pour ce faire, j'ai mis en place une cellule dédiée au sein de mon ministère pour coordonner et accélérer le plus possible les décaissements.

Ces cellules sécheresses sont aussi pour vocation des très attentifs à l'état psychologique de nos agriculteurs. Je suis particulièrement préoccupée par les épreuves, les faits des épreuves que nos agriculteurs ont traversé. C'est la raison pour laquelle tous les dispositifs de veille seront sont activés d'ors et déjà euh de façon à identifier les plus fragiles de nos agriculteurs.

Et puis parce que il faut aussi penser à l'avenir. [raclement de gorge] J'annoncerai dans les prochaines semaines un plan pour le rebond qui lui aussi sera massif notamment avec les contrats d'avenir. Je vous remercie et je suis disponible pour vos questions qui ne devraient pas manquer. [grognement] Bonjour madame la ministre Martin Baumer pour France info canal 16.

Deux questions. Quand est-ce que les agriculteurs peuvent espérer toucher les premiers montants que vous venez d'annoncer ? Et par ailleurs, vous avez vous parlé d'un effort de tous les Français ?

Matignon évoque des gels de crédit pour financer vos mesures. C'est donc quels sont les secteurs qui seront touchés, impactés par ces chaînes de de crédit. Merci.

Oui, bien sûr. C'est un effort de tous les français puisque le budget c'est le budget de la nation. Alors moi, je ne peux pas entrer dans le détail. par exemple que des crédits qui étaient gelés sur mon ministère seront dégelés de sorte que les premières disponibilités budgétaires seront dès la semaine prochaine à la main des préfets.

Donc ils vont réunir rapidement leur commission pour pouvoir évaluer. Moi, je veux un plan surmesure. Tous les territoires ne s'équivalent pas.

D'ailleurs, quand j'ai fait la réue avec les préfets, il y a des territoires où on m'a dit bah la situation n'est pas catastrophique chez nous. En revanche, dans d'autres, elle l'est. Euh et donc ce sera une adaptation, donc ça demande un petit peu de d'ajustement et ça dès la semaine prochaine les préfets vont réunir les organisations professionnelles et syndicales, les banques, les chambres pour pouvoir opérer.

Nous, on donnera euh la doctrine générale mais après chaque préfet aura la responsabilité de pouvoir déployer au plus vite. Ça le le dégel par exemple de des crédits qui seront à la main des préfets se se rendra disponible l'argent dès la semaine prochaine. Il faut aller vite.

Oui. Oui. Pardon.

Bonjour Mathieu Robert Agra sur votre gauche. Vous avez annoncé 520 millions d'euros pour l'ISN. euh de souvenir le budget annuel de l'ISN, c'est à peu près ça.

Est-ce que c'est du coup un doublement ou vous parlez de l'enveloppe classique ? Alors sur ce fond, il restait 130 millions d'euros. Donc pour le porter à 530, il faut abonder.

Il faudra abonder. Quand je dis un plan de plus d'un milliard d'euros, c'est de l'argent nouveau, c'est pas du recyclage. Bonjour Florian Fin de Contexte.

Est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus sur le volet incendie de l'un des fonds que vous avez évoqué ? Et je voulais aussi savoir en matière de transition agroécologique, est-ce que vous avez prévu certains fléchages d'aide comme le demande les jeunes agriculteurs ? Parce que on peut imaginer que ce qui s'est passé cet été, ça va se reproduire l'an prochain.

Je sais pas si l'État aura un milliard chaque année à consacrer aux agriculteurs. On parle beaucoup du maïs. Est-ce que il y a des choses à faire sur notamment la relocalisation de certaines productions ?

Bien sûr. Euh je je pense qu'il faut mesurer que évidemment on espère tous que cet été calamité ne se reproduira pas. Mais on voit bien qu'on est dans un une tendance au réchauffement, à la sécheresse, aux inondations aussi.

Donc il faut travailler à l'avenir. C'est l'objet du rebond dont je parlais. C'est l'objet de certaines dispositions qui perdurront dans le futur budget.

Je pense au fonds agricoles, au renouvellement des vergers, au Parsada. Et puis il est clair que mais les agriculteurs n'ont pas attendu qu'on leur fasse la leçon en la matière sur les assolements, sur le choix des cultures, sur la relocalisation de certaines cultures, sur l'adaptation des cultures. C'est le plan méditerrané.

On voit apparaître des cultures qui n'existaient pas dans notre pays. Certains fruits exotiques, les oliviers, les amandiers. les pistachiers.

Voilà, il y a il y a une il y aura nécessairement dans les années qui viennent une adaptation à la fois dans la localisation et dans le choix des cultures. Il faut aussi choisir des cultures qui permettent d'enrichir les sols. Naturellement, le plan protéine, il pourvoit.

Il faut aussi des modes de de culture qui permettent de conserver l'eau dans le sol et et ça c'est fondamental. Donc c'est toute une conversion de l'appareil de production agricole qu'il nous faudra faire dans les années qui viennent. S'attacher en particulier à la qualité du sol.

On sait que ça détermine très clairement la qualité et le volume des productions. On cite toujours le maïs, mais enfin je rappelle que la moitié de la production du maïs sert à alimenter les animaux, hein. Donc c'est une culture importante.

Toutes les cultures sont importantes. Donc et moi je pense que la montée en puissance de l'eau agricole, je rappelle que dans la loi d'urgence agricole, il y a l'objectif de doublement du stockage de l'eau agricole. La France irrite très peu, stock très peu.

Il y a tout un p sur la réutilisation des eaux usées qui est en qui qui est à à à pousser évidemment parce que ça ne préleve pas sur le milieu naturel. Donc voilà, il faut là l'objectif immédiat c'est de traiter l'urgence, c'est d'éviter les faillites, c'est de redonner de l'espoir au producteurs, c'est d'assurer la prochaine campagne. Ça c'est aujourd'hui maintenant cet effort considérable.

Je veux quand même assister sur le caractère considérable de cet effort. Plus il y a une forme quelquefois d'un peu de déréalisation de de ce que représente l'argent public mais plus d'un milliard d'argent public que le premier ministre a souhaité affecter au monde agricole. C'est un effort très conséquent, très conséquent mais qui suppose aussi que chacun y prenne sa part.

C'est le consommateur quand il achète des produits français et qui accepte d'acheter des légumes et des fruits qui sont pas tout à fait calibrés comme il en a l'habitude. C'est la distribution qui accepte de contenir l'augmentation des prix. C'est ce sont les collectivités locales et territoriales qui pour certaines ont déjà commencé à déployer des aides pour leurs agriculteurs.

C'est le système bancaire qui doit évidemment faire des propositions aux agriculteurs, faire des efforts la matière. c'est le système assurel également. Donc c'est un effort considérable de l'ensemble de la société française mais évidemment au premier rang desquels l'État donne l'exemple en quelque sorte avec plus d'un milliard d'euros d'efforts pour sauver pour le sauvetage de notre agriculture pour le soutien à nos agriculteurs sur les incendies.

Alors dans le le fond d'urgence, le fond de réement agricole, il y a une bonification pour les territoires qui ont été incendiés. Bonjour Marine Chumette pour M6. Combien d'exploitations sont menacées de faillite justement ?

Alors nous estimons d'après les remontées qui nous ont été faites qu'on est aux alentours de 30 à 35000 exploitations qui sont particulièrement en fragilité ou qui menacent de naître. Bonjour Boris pour le journal [raclement de gorge] Le monde vous dites 30 à 35000 qui sont particulièrement menacé. À combien est-vous celles qui pourront toucher l'Ne aujourd'hui ?

Et toujours sur l'ISN, comment seront mesurer les pertes puisqu'on a entendu ces derniers jours beaucoup d'inquiétude sur le fonctionnement notamment pour le le les l'évaluation de l'état des prairies et sur le fonctionnement du satellite Airbus qui est censé le mesurer. Est-ce que vous allez demander au préfet de diligenter des enquêtes sur place pour s'assurer ce que mesure le satellite est en conformité avec le terrain ? Alors, d'abord euh sur la l'assurance puisque c'est essentiellement l'assurance récolte, hein, qui est concernée.

Bon euh je voudrais dire d'ailleurs euh que je déplore que seul 68000 agriculteurs sont assurés. C'est trop peu, même si cela a augmenté grâce à la réforme de 2023. Je ne peux que les encourager à s'assurer d'autant que l'État prend en charge 70 % de la cotisation d'assurance avec l'Europe.

Aujourd'hui, un agriculteur assuré est indemnisé pour la quasi totalité des pertes. J'entends le débat sur le satellite qui mesure les pertes en prairie. rappelle que si descontestations ont lieu, les préfets peuvent réunir des commissions qui n'alertent immédiatement et le concepteur du satellite peut-être amené à expliquer le paramétrage et éventuellement à le modifier.

Si des erreurs ont eu lieu, l'indemnisation pourra être modifiée. Mais cette réforme est avant tout utile aux agriculteurs. Elle est plus juste car chaque exploitant peut-être indemnisé et non plus en fonction de la moyenne du territoire. ce qui se faisait avant, elle est automatique puisque le satellite voit tout.

Certains agriculteurs touchent l'aide sans même savoir qu'ils avaient franchi le seuil de perte. Donc il y a des dispositifs qui permettent de recaler les choses. Donc il faut il faut le le savoir.

Puis votre deuxième question, c'était le nombre d'exploitation selon vos. Alors bon, l'ISN vous le savez sert à deux choses. d'abord à permettre la prise en charge des cotisations abondé par le budget de l'Union européenne.

Et puis pour les exploitants qui sont assurés, c'est ça vient abonder l'assurance classique payé par les assureurs et pour les non assurés, il y a quand même un une aide qui est qui est délivrée au titre de moindre. C'est là l'intérêt de l'assurance bien sûr. Bonjour Nicolas Joli pour ici.

Deux questions. Est-ce que vous êtes en mesure aujourd'hui de chiffrer [grognement] les dégâts de la sécheresse sur les exploitations de de maïs ? Et deuxièmement, est-ce que vous redoutez un nouveau mouvement des agriculteurs cet hiver qu'on a pu le voir dans le sud-ouest ?

Alors, on est, vous savez que les récoltes ne sont pas encore totalement achevées, mais on est euh dans des proportions importantes entre 35 et 50 % je crois selon qu'on est en maïs grain ou en maïs enage en toute tête de cause. C'est une culture qui a beaucoup souffert, qui souffre beaucoup. Là où les parcelles n'étaient pas irriguées, les rendements sont très faibles, très très faibles.

Donc ça c'est une préoccupation. C'est pourquoi nous sommes dans les évaluations là dans la mesure où tous les toutes les cultures toutes les récoltes ne sont pas faites sur les mouvements. Bon écoutez, on connaît le monde agricole, on sait qu' il peut réagir vivement surtout quand il est dans une situation de détresse et d'inquiétude.

C'est la raison pour laquelle le premier ministre a souhaité très vite montrer que la nation était au rendez-vous dans un contexte terriblement difficile. Chaque français le sait. La situation budgétaire de notre pays est très tendue.

Nous sommes en train de travailler les différents arbitrages. Le premier ministre avait déclaré "L'agriculture est ma priorité". il le démontre aujourd'hui en donnant un droit à un plan très conséquent.

Mais je veux dire que l'État lui tout seul, c'est pourquoi je parlais d'un engagement de la nation tout entière, doit être au chevé de nos acroondes. Après, moi je suis en interlocution constante avec des agriculteurs et j'ai demandé au préfet de région et de départements d'être vraiment les interlocuteurs constants et dans les aides qu'ils délivreront d'être vraiment à l'écoute et adapté à l'attente des agriculteurs. Ce que nous mettons sur la table est considérable.

C'est c'est un gros effort que fait l'État dans le contexte que nous connaissons et vraiment les préfets seront les les vraiment les chevilles ouvrières qui vont permettre d'apaiser et de redonner de l'espoir à cette profession qui a tant souffert. Bonjour Mathilde Dumazel pour l'AFP juste ici. Vous avez évoqué les non assurés pour l'ISN et un certain nombre de maréchés soulignent que c'est leur cas puisque il y a très peu de contrats pour le maréchage et parl de enfin demandait une un réhaussement du seuil pour pouvoir indemniser leur perte plus facilement.

Euh quelles mesures sont ciblées sur les maréchés dans ce plan puisqu'ils ont particulièrement souffert comme vous l'avez souligné bien sûr. Alors rehausser enfin modifier les règles assurantielles ne peut pas être le seul fait de l'État puisque les assureurs sont aussi de la partie. Donc on ne peut pas bouleverser le système unilatéralement.

Ça c'est la le premier niveau de réponse. Le deuxième niveau de réponse est celui de l'aide d'urgence. qu'il est clair que dans les territoires et j'ai pu le constater dans mes déplacements, le maréchage a beaucoup souffert.

En gros, nous avons trois secteurs qui ont particulièrement souffert. Le maréchage, les céréales de printemps, les cultures de printemps et le fourage. L'élevage, c'est pas exclusif naturellement, mais c'est ce que j'ai pu observer.

Dans certains départements, la viticulture a souffert, mais globalement dans beaucoup de départements, les récoltes ne sont pas catastrophiques comme on le craignait. euh à l'exception de de de quelques territoires. Donc l'aide d'urgence, l'outil de réarmement agricole, il est là aussi pour tenir compte de la réalité agricole des territoires.

Les territoires maréchés devront évidemment être privilégiés dans l'affectation de ces budgets. Bonjour, Judit Chrip pour politicipau. Vous annoncez donc ce fond de réarmement agricole à 235 millions d'euros.

Est-ce que les sommes ont déjà été euh définies en fonction des des départements ? C'est en cours. OK.

Vous êtes pas capable de dire les tr départements les premiers récip c'est c'est en cours. Euh c'est d'ailleurs la raison pour laquelle on procédera en deux temps. D'abord 200 millions d'euros puis après il y aura peut-être des ajustements en fonction des régions.

Mais cet argent sera disponible dès la semaine prochaine si vous dire la rapidité avec laquelle je veux agir parce que c'est maintenant qu'on va emblaver certaines parcelles agricoles. Parmi les mesures contenues dans ce plan d'urgence que vous annoncez aujourd'hui, puis du plan de rebond, quelles sont les mesures qui dépendront l'adoption d'un budget en 2027 ? Bah, d'abord, il y a des mesures générales qui dépendent de l'adoption d'un budget effectivement et et le plan de rebond le rebond dont dont je parlais évidemment sera à discuter dans les dans les semaines et les mois qui viennent.

Donc en tout état de cause, en tout état de cause et c'est la difficulté que nous avions eu après la censure du gouvernement barnier. Euh il y a des choses qui sont qui peuvent être reconduites, il y a des choses qui ne peuvent pas être budgettées si nous n'avons pas de budget. Il est bien évident et ça je l'ai je l'ai dit en son temps et je le redirai.

Il faut un budget à la France pour l'agriculture notamment, mais pas que. Bonjour madame la ministre Éric de la Genette du Figaro. Deux petites questions.

Vous avez parlé des coopératives agricoles, c'est important dans les agriculteurs. Comment allez-vous les aider ? Est-ce que elles estiment qu'elles sont dans l'angle mort de ce plan ?

Donc qui concerne avant tout, c'est un plan d'urgence, la trésorerie des agriculteurs, mais comment allez-vous aider les les coopératives ? et une précision par rapport au versement des Z PAC. Donc c'est 80 % de la compte et ça sera quand ?

Ça sera septembre, octobre. Alors l'an dernier, nous avons dès les premiers jours délivré la quasi totalité des accomtes. Les accomes seront portées à 75 %.

Voilà, 75 % 80 % pour l'ISN 75 % pour la PAC et dans des délais que que je veillerai à être les plus rapides possible parce que ça c'est de l'argent fait qui arrive dans les exploitations. que tout si vous voulez entre l'ESN, la PAC, le fond d'urgence, le fond en le GNR, c'est d'apporter le plus possible, le plus vite possible de la trésorerie dans les expations pour qu'ils puissent assumer leur charge. la TFNB, la taxe sur Franci bâti, les PEC, prise en charge de cotisation, tout ces dispositifs n'ont qu'un objectif, c'est amener de l'argent frais sur le compte des exploitants pour qu'ils puissent soulager leurs trésoreries quand elles sont exemples.

Quand vous avez pas de production, vous avez pas de revenu. Les petits fruits rouges, c'est quasiment 100 % de perte. Euh par exemple euh certains fruits d'automne ce sont des pertes à venir sans doute très importantes.

Donc amener de l'argent frais pour soulager les trésoreries et puis pour pouvoir relancer [grognement] la production. Et ça croise la question que vous posez monsieur de la chaînes, sur les coopératives. Là en quelque sorte l'État en se substituant aux coopératives parce que d'habitude elles sont le tampon qui permet de de de d'amortir les chocs.

L'État s'y substitue à ce que les coopératives ne sont pas en capacité de le faire. On le sait. Mais euh au-delà euh il faut permettre aux coopératives qu'il y ait de la production.

S'il y a pas de production, il y a pas de transformation et accessoirement, il y a une perte de souveraineté alimentaire. Ce qu'on mange est déjà fourni par l'importation à 30 %. C'est ça l'enjeu aussi.

C'est la souveraineté alimentaire. Il faut produire de l'alimentation. Donc c'est c'est en fait c'est toute une chaîne de valeur qu'il faut protéger mais le début de cette chaîne de valeur c'est le producteur c'est la production initiale.

Bonjour madame la ministre Morgan Ben pour TFCI plus largement comment finance-ton ce milliard ? E bien euh nous avons euh je l'ai dit euh le dégel euh de certains crédits qui vont permettre d'amener le fond d'urgence euh sur euh les différents départements. Il y a euh bien sûr euh des efforts qui seront faits sur l'ensemble du budget.

Ça c'est en cours de de calage, hein. Je je peux pas vous à ce stade vous donner le détail, mais je voudrais vraiment assister sur le le point que euh bien sûr les pertes sont très importantes et l'État fait l'effort le plus significatif. C'est un effort que constant chaque français pour son agriculture, pour ses agriculteurs.

Et le gouvernement a dit qu'il en faisait une priorité. C'est la traduction que la priorité que le premier ministre en tant donner euh à l'aide à l'aide aux agriculteurs et à l'agriculture. Rebonjour. sur le forlé de d'échange avec des pays européens et des départements qui en auraient qui a aujourd'hui du fourage pour pouvoir dépanner ailleurs et quel pays serait capable vu que la sécheresse été un phénomène européen de fournir du courage pour les 15 millions de Alors j'ai écrit à tous mes homologues, trois trois pays de mémoire ont répondu, certains un peu lointains, mais enfin on verra comment la solidarité européenne peut s'opérer.

Il y a euh et ça c'est les chambres me disaient qu'ils sont en train de de travailler sur cette question des stocks qui existent ferait qu'on puisse faire un état des stocks existants. Il est clair que dans certaines régions, il y a pas de stock et il y aura pas de deuxième coupe et il y a très peu de fourrages disponibles et on tape déjà dans les fourrages d'hiver. Mais ça euh nous on estime qu'une part importante d'ISN va être consacrée à l'indemnisation du manque de d'air de dans les prairies.

Mais il faut pouvoir nourrir les animaux. Quand vous n'avez plus pas assez de maïs en silage, pas assez de peu de betterraave et pas assez de fourrage se pose la question effectivement de l'alimentation des animaux. Alors on peut mélanger pas entrer dans la technique mais du tourteau avec de la paille.

Voilà. Bon euh là, on attend de d'évaluer précisément les choses parce que les retours sont un peu contradictoire. On nous dit il y aura peut-être moyen de faire.

Donc j'attends de voir comment les choses vont vont évoluer. Mais il est clair que c'est une question que j'ai bien à l'esprit dans la mesure où ce que nous voulons éviter c'est la décapitalisation. Qu'on ne vende des animaux pour l'abattoir précocément. ce qui serait préjudiciable pour notre élevage et qui risquerait d'ailleurs de d'affaiblir les prix de vente.

Oui. Euh on n pas encore parlé de la PAC et du plan stratégique national. Il y a eu il y a 2 jours un rapport très critique de la cour des comptes.

Euh je voulais savoir si vous alliez justement vous saisir de cet instrument qui est à votre main euh sans atteindre le PLF 2027 pour flécher certaines aides vers les cultures et les productions qu' en ont le plus besoin. Et je voulais savoir par ailleurs, est-ce que vous comptez donner suite à la demande de la FNSE de suspendre la redevance pesticier la RPD euh des comme ça a été voté par les parlementaires cet été. la redevance pour pollution diffuse, c'est ça ?

Bon, vous savez que c'est une mesure qui n'a pas été validée dans la loi d'urgence agricole. Donc cela suppose cela supposerait une décision des parlementaires. Euh pour l'instant, nous n'avons pas nous n'avons pas prévu ce type de dispositif.

Quant à l'évaluation de la Cour des comptes, je vous avoue que j'ai lu comme vous les le résumé de leur positionnement, c'est c'est compliqué, vous le savez, la Pâque, il faut pouvoir satisfaire des demandes qui sont parfois contradictoires. Donc c'est un travail que nous avons initié, que j'ai commencé à la fois avec les services centraux de mon ministère, mais aussi avec un certain nombre de partenaires dont j'ai recueilli la vie. Nous avons pu évaluer ce qui était convergent, ce qui était divergent.

Donc on est au début de la de de la discussion. Ce qui est clair, c'est que là on est très concentré sur le budget général. Il faut sauver le budget de la PAC.

Donc là, on est très à la manœuvre à Bruxelles pour se faire. Il faut sauver aussi ce qui est commun dans la PAC, par exemple, les définitions communes. Est-ce que tous les pays européens parlent de la même chose quand ils parlent de prairie permanente ou d'actifs agricoles ?

Ça ce sont des questions fondamentales mais c'est un peu technique donc je ne vais pas entrer dans ces considérations. Oui, vous avez une dernière question sur le évoqué la révision de la moyenne olympique. Est-ce que vous pouvez préciser ce que ça concerne exactement ?

Est-ce que c'est une mesure qui est franco-française ou européenne ? Toute elle a été validée par l'Union européenne. Je n'aurais pas pu prendre cette décision unilatéralement mais l'Union européenne y a donné droit.

Donc qu'est-ce que c'est que la moyenne olympique ? C'est la période de référence qui sert à calculer l'indemnisation. Quand sur 5 années vous avez quatre mauvaises années, évidemment les références de production sont faibles et donc l'indemnisation est faible.

Lorsqu'on étend la période de référence à 8 ans, on a davantage de de chance d'être plus équilibré parce que sur 8 ans, on a moins d'années de perte que sur 5 ans. Mais je répète que ça n'est pas rétroactif. Donc ça concernera les productions de 202.

Et c'est tout système d'assurance récolte qui est concerné pardon c'est tout système d'assurance récolte pas seulement seulement. Je je sais pas vous dire là, je sais pas répondre précisément à votre question. C'est oui, on ne fait que bien mesdames et messieurs, je vous remercie et je vous souhaite une bonne journée.