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Podcast / conversationUnion Populaire Républicaine· 10 mars 2019 42 minAutoproduitActualité / polémiqueEurope & internationalInstitutions & électionsDéfenseSolidarités & famille

Dimitri de Vismes, notre délégué pour le Royaume-Uni

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00FerméeRéponse directe

    Vous avez quel âge ?

  • 2:01OuverteRéponse directe

    Depuis quand vous êtes à l'UPR ?

  • 4:02OuverteRéponse directe

    Et vous regrettez d'avoir été influencé ?

  • 6:03OuverteRéponse directe

    Donc vous êtes au Royaume-Uni depuis 2015.

  • 8:04OuverteRéponse partielle

    Pourquoi vous êtes allé travailler dans une entreprise anglaise, d'ailleurs, et en Angleterre ?

  • 10:05OuverteRéponse directe

    Donc vous vivez à Londres. Est-ce que c'est une catastrophe, est-ce que les gens sont effarés de ce qui se passe ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 10:05Dimitri de VismesFait
    « Le Brexit est un problème à partir du moment où on ouvre les journaux. Et quand on les ferme, il n'y a plus de problème. »
  • 12:06Dimitri de VismesFait
    « En France, on va adopter une position qui est très très idéologue, voilà. « Le Brexit, c'est mal, parce que c'est finalement... Vous quittez l'UE. Donc vous voulez la guerre, vous voulez plus être amis avec les Européens ». »
  • 14:07Dimitri de VismesChiffre
    « Ce qui va se passer dans le pire du pire des cas, c'est que l'Angleterre va être soumise aux tarifs douaniers en vigueur dans le monde entre tous les pays qui sont pas membres de l'UE et qui seront – je crois – de l'ordre de 3%. »
  • 18:09Dimitri de VismesChiffre
    « Selon les dernières informations que j'avais la semaine dernière, donc il y aurait une probabilité de 60% que le Brexit ait lieu le 29. »
  • 22:11Dimitri de VismesFait
    « On a Lord Hamilton. On a aussi David Heathcoat-Amory. Et puis donc John Redwood, qui était ministre, mais il y a quelques temps, maintenant. »
  • 24:12Dimitri de VismesFait
    « Il y a un gros suspense en ce moment. Donc j'ai réussi à entrer en contact avec son ancien chargé de communication, qui m'a donc dit qu'il allait en parler à Nigel Farage. »
  • 26:13Dimitri de VismesFait
    « Je suis très très optimiste sur effectivement la présence de grands médias, a priori en tout cas des médias britanniques, et puis très certainement des médias français. »
  • 30:15Dimitri de VismesFait
    « Je pense... Je suis sûr qu'on sera les seuls. »
  • 32:16François AsselineauFait
    « Les Britanniques sont en train de se libérer d'un empire dominé par l'Allemagne. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

— Eh bien bonjour à toutes et à tous. Nous sommes aujourd'hui le 5 mars 2019. Alors c'est une petite innovation aujourd'hui.

Je vais faire un entretien. Je reçois l'un de nos responsables, un de nos responsables à l'étranger : Dimitri de Vismes, qui est notre responsable délégué de l'UPR pour le Royaume-Uni. Bonjour, Dimitri. — Bonjour, François Asselineau.

Merci de m'accueillir dans ce studio. — Vous avez quel âge ? — J'ai 31 ans, bientôt 32. — 31 ans, bientôt 32.

Depuis quand vous êtes à l'UPR ? — Alors je suis à l'UPR depuis, je crois, juin 2012. Donc à l'époque où j'ai adhéré, je devais être le 1600e adhérent. — 1600e. — Voilà.

Donc j'ai connu l'UPR par un ami qui m'a pas convaincu directement mais qui a montré les vidéos à mon papa qui, lui, a tout de suite adhéré à vos analyses. Et du coup, ça m'a beaucoup influencé. Et donc j'ai adhéré. — Ah bon ?

C'est par votre père que vous avez... — Exactement, voilà. — Assez souvent, c'est plutôt l'inverse.

On dit assez souvent que ce sont les enfants qui convainquent leurs parents ou leurs grands-parents. Vous, c'était... — J'ai été influencé. — Bon.

Et vous regrettez d'avoir été influencé ? — Non, pas du tout, non, non. Alors je dirais pour être tout à fait honnête que j'ai pas suivi avec autant de constance l'UPR pendant toutes ces dernières années.

J'ai habité un temps dans le Loiret, où j'ai animé partiellement la délégation locale. Et puis voilà, j'ai un petit peu perdu de vue le parti politique. Et depuis que je suis arrivé en Angleterre, donc c'est-à-dire en 2015, donc le Brexit était vraiment d'actualité puisque le référendum a eu lieu en 2016.

Et là, je me suis dit vraiment : « Là, oui. C'est la liberté qui est en marche. Et il faut vraiment faire quelque chose ». — Ne dites pas « en marche ». (Rire).

Donc vous êtes au Royaume-Uni depuis 2015. — Oui. Je suis au Royaume-Uni depuis 2015.

Donc j'ai un background – si je puis dire ce mot-là – d'ingénieur aéronautique. Donc j'ai fait une école d'aéronautique à Toulouse et j'ai poursuivi donc en tant qu'ingénieur produit chef de projet dans le secteur aéronautique. Et puis depuis 1 an maintenant, je suis dans le secteur ferroviaire, voilà, en qualité de chef de projet chez un constructeur de trains. — Dans un environnement, donc, totalement anglophone. — Totalement anglophone.

Très industriel aussi. Donc c'est ça qui est intéressant, parce qu'on a des usines – donc – au Royaume-Uni. Donc il y a beaucoup de gens qui expliquent que le Royaume-Uni n'est pas industrialisé.

Mais c'est pas tout à fait vrai. Et donc c'est d'ailleurs quelque chose qu'on observe aujourd'hui. Il y a une réindustrialisation.

J'ai un exemple très intéressant. Dans mon entreprise, donc, on fabrique des trains. Et on répond à des appels d'offres.

Et depuis que l'histoire du Brexit a eu lieu, il y a quelque chose qui est assez constant chez les clients. C'est que maintenant, ils demandent...

Donc le client final, c'est souvent le Department for Transport. Et il demande maintenant... — Le ministère des Transports, donc. — Voilà, c'est ça.

Qu'il y ait un certain pourcentage du train qui soit fabriqué au Royaume-Uni. Et donc là, sur l'appel d'offres sur lequel je travaille en ce moment, on a une exigence de...

Voilà, 60% doit être fabriqué au Royaume-Uni. Donc c'est tout à fait intéressant d'imaginer la dynamique qui pourrait résulter de ces... — Oui, parce que ça, c'est contraire aux règles européennes.

Normalement, on peut pas exiger qu'il y ait une part qui soit...

Par exemple, en France, on est dans le marché commun. Pourquoi vous êtes allé travailler dans une entreprise anglaise, d'ailleurs, et en Angleterre ? Qu'est-ce qui vous y a amené ? — Donc ça, c'est ma femme qui m'a amené en Angleterre. — Ah ! — Donc j'ai bougé là-bas parce qu'elle avait trouvé un travail intéressant à Londres.

Donc en premier lieu, j'ai bougé à Cambridge pour travailler dans une boîte anglaise. Et depuis donc un an, je travaille chez ce constructeur de trains qui est un japonais, voilà, qui s'appelle Hitachi. — D'accord.

Et vous vivez à Londres. — Je vis à Londres depuis un an. Je vis à Londres.

Donc j'ai vécu le référendum depuis Cambridge, qui était une ville très très anti-Brexit. Et donc j'ai bougé à Londres où on est assez plutôt anti-Brexit. Mais Londres est une ville où il y a énormément énormément d'étrangers.

Il y a probablement plus d'étrangers que d'Anglais. Donc ça expliquerait aussi, voilà... — Oui, l'univers...

Parce qu'Oxford et Cambridge, ce sont des universités dans lesquelles...

On considère en général que les universitaires, les gens qui ont fait des études supérieures sont statistiquement plus tournés vers la construction européenne alors que c'est plutôt les classes populaires qui ont plutôt voté pour le Brexit, parce que c'est elles, d'ailleurs, qui s'appauvrissent le plus vite, en fait. — Et puis c'est elle qui, probablement, a un meilleur sens des réalités, quoi, qui vivent les effets néfastes de la construction européenne au jour le jour. Voilà. — Alors moi, je suis très content de vous recevoir, parce que nos téléspectateurs savent que nous allons organiser bientôt, le 29 mars et le 30 mars, un grand week-end à Londres à l'occasion du Brexit.

Et Dimitri a été et est la cheville ouvrière de cette préparation. Alors avant de lui faire parler de ça, je voudrais auparavant lui poser une question qui vient dans tous les esprits. C'est que moi, quand je suis interrogé...

Je l'ai été sur CNews il y a quelques jours. Le journaliste m'a dit : « Vous vous rendez compte, vous êtes pour le Frexit alors que le Brexit se passe terriblement mal. Comment vous pouvez faire ça ? ».

Et on reçoit des courriers, j'ai reçu des courriers même d'un adhérent aujourd'hui qui me dit : « Mais enfin, c'est une catastrophe, le Brexit », comment est-ce que l'on va faire pour vendre ça, etc. Alors je voulais vous poser une question. Vous vivez au Royaume-Uni depuis 3 ans.

Vous vivez à Londres. Honnêtement, est-ce que c'est une catastrophe, est-ce que les gens sont effarés de ce qui se passe ? — Alors j'ai vu une très bonne expression dans un journal récemment qui disait : « Le Brexit est un problème à partir du moment où on ouvre les journaux.

Et quand on les ferme, il n'y a plus de problème ». Donc en fait, non. Aujourd'hui, au Royaume-Uni...

Un très bon exemple du fait que le Brexit, pour l'instant, se passe pas si mal, c'est qu'il y a une augmentation des salaires en ce moment parce qu'il y a effectivement un certain nombre d'Européens ou de professions plus qualifiées qui ont peur du Brexit qui ont tendance à ne plus émigrer vers le Royaume-Uni. Et du coup, ça a pour effet qu'on a beaucoup plus de mal à trouver de la main-d'œuvre qualifiée. Et ça, c'est un vrai effet qu'on observe aujourd'hui.

C'est qu'il y a une augmentation des salaires au Royaume-Uni. Donc c'est quand même assez étonnant, quoi. — D'accord.

Alors moi, le sentiment que j'ai...

Mais vous allez me confirmer ou infirmer ce que je dis. C'est qu'en fait, beaucoup de...

En France, on a le sentiment que le Brexit, ça piétine, que ça n'arrive pas à déboucher, que l'affaire n'arrive pas en fait à accoucher, quoi. Et on a le sentiment que c'est lié à des problèmes extraordinaires de sortir de l'UE. Alors que moi, le sentiment que j'en ai, c'est pas du tout ça.

C'est que s'il y a des problèmes de sortie, c'est pas parce qu'il est difficile d'en sortir. C'est parce qu'en fait, les 48% de Britanniques qui ont voté contre le Brexit ou plus exactement leurs leaders, en fait refusent le suffrage universel et ne cessent de mettre des bâtons dans les roues et d'empêcher Mme Theresa May, en fait, d'avoir une majorité. C'est qu'en fait, c'est une guérilla politicienne entre deux camps adverses.

Mais ça n'a finalement pas de rapport particulier avec la sortie de l'UE. Est-ce que je me trompe ? — Non, pas spécialement.

En fait, ce qui se passe, c'est qu'il y a quand même une différence de traitement très différente sur le sujet entre la France et l'Angleterre. En France, on va adopter une position qui est très très idéologue, voilà. « Le Brexit, c'est mal, parce que c'est finalement...

Vous quittez l'UE. Donc vous voulez la guerre, vous voulez plus être amis avec les Européens ». C'est vraiment...

Il y a une espèce de position, un peu un argumentaire émotionnel qui est développé là-dessus. — La France, donc. — En France, en France.

Et aussi, également, on a des analyses qui sont complètement délirantes. Enfin moi, j'ai vu je sais pas combien de fois des articles qui expliquaient qu'il allait y avoir un nouveau référendum. Donc ça, c'est complètement... — Vous ne croyez pas qu'il y aura un deuxième référendum ? — Non.

Et d'ailleurs, c'est pas...

La position dans les médias britanniques est complètement différente. Évidemment, il y a un camp qui défend un second référendum. Mais les médias ne sont pas en train d'expliquer jour et nuit que demain, il y aura un nouveau référendum et, ça y est, s'il y en avait un, la majorité britannique renverserait leur vote.

C'est pas du tout le cas. Donc ce qu'on observe plutôt en Angleterre, c'est qu'il y a une approche qui est très pragmatique. Quand vous écoutez...

Moi, je suis impressionné quand j'écoute les débats au Parlement britannique et qu'on compare avec des non-sujets, en fait, qu'on peut écouter tous les jours à l'Assemblée nationale. C'est vraiment impressionnant, parce qu'on se rend compte que les Anglais, ce sur quoi ils débattent, c'est vraiment la démocratie, la souveraineté, voilà. On débat sur la souveraineté.

Alors oui, il y a deux camps qui s'affrontent, qui s'affrontent assez violemment. Effectivement, Theresa May, est-ce qu'elle est à sa place en tant que...

Voilà. C'est pas une fervente partisane du Brexit. Donc on peut se demander ce qu'elle fait là.

Mais toujours est-il qu'il y a un vrai débat d'idées, et qu'on sent que la question qui est au cœur, c'est vraiment la question de la souveraineté. Et là, on peut d'ailleurs mentionner que le peuple britannique, il a quand même un rapport par rapport à son Parlement qui est très différent du Parlement français. Le peuple britannique, c'est le Parlement britannique avant tout, et il n'y a pas de supra-Parlement qui devrait imposer sa volonté.

Donc ils acceptent aussi très difficilement le fait qu'une entité étrangère prenne contrôle, en fait. — Donc en fait, ils posent le vrai problème : le problème... — Oui. — Voilà.

Ils se sont déclarés sur le problème de fond. — Exactement, oui. — Je vois ça parce que j'ai vu la tribune que M.

Macron s'est permis d'écrire et de diffuser dans un certain nombre de journaux d'Europe où, naturellement, Macron prend encore la pose de celui qui donne des leçons à la planète entière. J'ai lu cette tribune qui est truffée de mensonges, d'énormités et d'erreurs. J'ai vu en particulier d'ailleurs qu'il disait que voilà, le Brexit était un désastre, une catastrophe, qu'on avait menti aux Britanniques et qu'on n'avait pas dit, on avait caché aux Britanniques qu'ils allaient perdre leur accès au marché européen.

Alors est-ce que c'est vrai qu'ils vont perdre... — Ça, c'est pas du tout vrai.

Ce qui va se passer dans le pire du pire des cas, c'est que l'Angleterre va être soumise aux tarifs douaniers en vigueur dans le monde entre tous les pays qui sont pas membres de l'UE et qui seront – je crois – de l'ordre de 3%. — C'est ça. Ça veut dire qu'en fait...

Parce que M. Macron fait croire aux Français qu'à partir du moment où le Royaume-Uni serait sorti de l'UE, il ne pourrait plus vendre en Europe, voilà. Donc les amateurs de whisky, par exemple, ou de cheddar pourront vérifier très rapidement qu'on va toujours importer du whisky ou du cheddar.

Simplement, il y aura sans doute un petit tarif extérieur, un droit de douane de 3 ou 5%, je ne sais pas combien c'est, qui sera imputé sur le whisky et le cheddar, de même qu'on va continuer à vendre des produits français au Royaume-Uni. C'est-à-dire que lorsque les Britanniques vont passer commande de champagne, de vin de Bordeaux ou de roquefort, je suppose que les producteurs vont les vendre. — Exactement.

Et il y a aussi un élément qui va être plus de ce qu'on appelle du soft power. Vous avez en Angleterre des universités comme Oxford, comme Cambridge qui ont un rayonnement mondial. Et Brexit ou pas Brexit, elles vont continuer d'attirer les meilleurs talents.

Il y aura de la recherche qui va se développer. Il y aura l'industrie qui va se greffer à cette recherche. Et ça va être forcément bénéfique, en fait, en même temps. — D'ailleurs, on a eu – je crois – des entreprises qui ont investi au Royaume-Uni. — Oui.

Donc je crois qu'on a Google. J'ai visité un site à côté de...

Enfin il y a une ancienne usine – il me semble – qui a été transformée en siège. Je crois que c'est Google. À côté de Battersea Park.

Et puis on a...

Oui, on a plusieurs entreprises qui viennent. Là, c'est vraiment intéressant, parce que mon exemple du train, c'est exactement ce qui se produit en ce moment. C'est qu'on réalise qu'il y a tout un tas de choses qui sont produites en Italie, qui sont produites en France, qui sont produites en Allemagne.

Et ces choses-là, maintenant, on cherche des fournisseurs en Angleterre. Et il y a vraiment une dynamique – voilà – de réindustrialisation. C'est vraiment le sentiment que j'en ai aujourd'hui.

Donc c'est vraiment intéressant. À cause de cette histoire du Brexit. Enfin à cause...

Oui, voilà. — Donc finalement, le désastre annoncé n'existe pas. — Pas du tout, non, non.

Alors les gens...

Pour eux, déjà, le Brexit a déjà eu lieu, puisqu'en fait, depuis le vote en 2016, la plupart des entreprises s'y sont préparées, puisque voilà, c'est prévu que le Brexit ait lieu le 29 mars. Bon, peut-être il serait décalé. J'ai tendance à penser qu'il aura plutôt lieu le 29 mars.

Mais voilà, les entreprises – si vous voulez – ont eu le temps de se préparer à ça. Et du coup, le Brexit, dans la réalité, a déjà eu lieu. Voilà.

Ce qui va se passer entre le 29 (NDLR : mars) et puis le 1er avril...

Voilà. C'est rien. Voilà.

Rien. — Il va pas se passer grand-chose. — C'est pareil. — Vous avez évoqué tout à l'heure l'hypothèse d'un deuxième référendum.

S'il y avait un deuxième référendum...

Vous pensez qu'il n'y en aura pas. Effectivement, j'ai l'impression, quand je vois...

Moi, j'essaie de suivre un petit peu. Je suis ça beaucoup moins bien que vous, puisque vous êtes sur place. Mais on a quand même l'impression que l'idée est quand même assez odieuse à l'esprit britannique de faire revoter le peuple britannique une fois qu'il s'est déjà exprimé. — Oui. — Mais imaginons qu'il y ait un deuxième référendum.

Qu'est-ce qui se passerait ? — Alors s'il y a un deuxième référendum, il est très probable que le Brexit l'emporte quand même, parce que maintenant, c'est devenu quand même assez évident aux yeux des Britanniques qu'il y a des forces quand même très très très puissantes...

Vous les appelez des forces euro-atlantistes qui poussent pour que ce Brexit n'ait pas lieu à n'importe quel prix. Et ça, ça devient de plus en plus évident aux yeux des Britanniques. Et donc j'expliquais tout à l'heure...

Enfin j'expliquais plutôt à un ami que nous connaissons des gens qui ont voté sans grande conviction pour le Brexit... — Des Britanniques. — Des Britanniques, des Britanniques, et qui aujourd'hui, quand nous les avons interrogés pour savoir s'il y avait un nouveau vote qu'est-ce qu'ils voteraient, ils ont dit : « Mais je voterais encore plus le Brexit, parce que je suis excédé de ces manœuvres politiciennes pour essayer de changer mon vote ».

Voilà. — Voilà. De ces atermoiements. — De ces atermoiements. — Voilà.

Donc en fait, c'est ce que je disais tout à l'heure. En fait, le Brexit lui-même, c'est pas seulement ça qui pose problème. Ce qui pose problème, c'est surtout le refus de la minorité européiste d'admettre le verdict de la majorité qui ne veut que sortir.

Plus – moi, je l'ai souvent expliqué – le fait que le gouvernement britannique est un gouvernement monocolore conservateur à l'intérieur duquel la majorité est anti-Brexit, ce qui n'a pas simplifié l'affaire. — Voilà. Après, si jamais...

Donc j'ai vu le leader du Labour Jeremy Corbyn, qui est un petit peu revenu sur ses positions, qui était prêt à proposer un second référendum. Si jamais d'aventure il y avait un second référendum, il faudrait déjà qu'il y ait un vote dans la Chambre des communes qui avalise. Et si jamais d'aventure il y avait un deuxième référendum, je pense que...

Déjà, à mon avis, ce vote ne passera pas. Ça, c'est sûr et certain. Et s'il passait, c'est très probable que le Brexit l'emporterait à nouveau. — Ce serait quand même assez extraordinaire. — Oui. — Assez extraordinaire.

Remarquez, c'est déjà arrivé. Je crois que la Norvège...

J'en suis même sûr. En 1972, le peuple norvégien avait déjà dit non à entrer dans le marché commun. On l'a forcé à revoter.

Je me demande si c'est pas en 1979. Il a dit non une deuxième fois. Et puis il était question dans les années 2000 de le faire voter une troisième fois, jusqu'à ce que...

Voilà. En réalité, la dictature européenne, les dictateurs européistes ne considèrent qu'il n'y a qu'un seul vote sans retour. C'est le vote qui va dans leur sens.

Mais tout vote qui est contraire est présenté par eux comme un accident de l'Histoire, un « hoquet des masses », comme avait dit l'éditorialiste de « L'Expansion » Jean Boissonnat en 1992, et en fait sur lequel il faut revenir. Alors ça va avoir lieu le 29, finalement, ou pas ? — Donc très certainement.

Alors je suis en contact avec des gens au Parlement, donc des gens qui sont quand même au cœur de la politique. Donc selon les dernières informations que j'avais la semaine dernière, donc il y aurait une probabilité de 60% que le Brexit ait lieu le 29. Et j'ai entendu dire d'autres personnes que ça pourrait même atteindre 80%.

Voilà. — Parce qu'en réalité, si on a bien compris...

Je parle sous votre contrôle. Le 12 mars, il y a un vote. Mme Theresa May soumet au vote le nouvel accord qu'elle aura obtenu.

Je sais pas ce qu'elle...

Elle a obtenu quelque chose de nouveau, d'ailleurs ? — Non. Pas à ma connaissance. — En fait, elle va remettre au vote le même accord que celui qui avait déjà été rejeté.

Donc ça, c'est le 12 (NDLR : mars). Donc si j'ai bien compris, si c'est accepté le 12 mars, toc, ... — C'est réglé. — ...ça sort le 29 mars à 23 heures.

Et c'est cet accord qui avait été rejeté puisque le Royaume-Uni restait en fait dans le marché commun par l'intermédiaire de l'Irlande du Nord. Si l'accord n'est pas substantiellement modifié, on se demande pourquoi les députés, d'un seul coup, se mettraient... — Ce serait peu probable, oui, qu'ils valident l'accord s'il n'a pas changé. — Voilà.

Donc si les députés rejettent ça le 12 mars, le 13 mars, elle soumet au vote la question : est-ce qu'ils sont d'accord pour un Brexit sans accord ? — Sans accord, oui, un no deal. — Voilà, un no deal.

Et donc si les députés votent en faveur de ça, il y a un Brexit sans accord le 29. Mais s'ils sont contre un Brexit sans accord, à ce moment-là, le 14 mars, elle leur soumet un troisième vote pour leur demander : est-ce qu'ils sont d'accord pour qu'il y ait un report du Brexit de quelques semaines, sachant que de toute façon, comme il y a les élections européennes, ça ne pourra pas être plus d'un mois ? — Voilà.

Il y aura les él...

Et alors ce qui se passe ici, c'est qu'on a tout un tas de gens en Angleterre, à commencer par les entrepreneurs, qui commencent à en avoir un petit peu « ras la casquette » de ces atermoiements, de ces hésitations. Et donc c'est quand même assez mauvais pour le business. Et donc la plupart des gens veulent que ça se termine.

Voilà. Ils veulent que le Brexit...

Quelle que soit l'issue, ils veulent que cette histoire se termine. Et donc il y a des gens qui accepteraient très mal le fait que le Brexit soit reporté pour, finalement, en fait, quoi ? Qu'est-ce qui se passerait si le Brexit était reporté ?

Parce que s'il est reporté de 3 semaines, qu'est-ce qui nous donne la garantie qu'un meilleur deal sera obtenu, qu'est-ce qui nous donne la garantie que l'UE va pas bloquer...

Enfin... — Sauf que, si j'ai bien compris les déclarations de Michel Barnier et de Macron, ils ont dit qu'il y avait rien de nouveau, qu'il n'y avait aucune raison de modifier l'accord.

Parce que moi, ce que je comprends pas, en fait...

Il y a vraiment un truc que je comprends pas dans la position de Mme Theresa May. Mais il doit y avoir des raisons politiques savantes derrière. C'est que ce qu'elle propose n'épuise pas le champ des possibles.

C'est qu'imaginons que les députés rejettent le 12 mars l'accord qu'ils ont déjà rejeté, le même accord. Ils le rejettent. Très bien.

Que le 13 mars, ils rejettent le principe du Brexit sans accord, et le 14 mars, ils rejettent le principe de la prolongation. Alors ils font quoi ? — Bah oui.

Je retourne la question. — C'est dingue ! — Et je pense qu'ils ont bien compris ça.

C'est quand même des gens qui sont assez concrets. Et oui, je pense qu'ils ont bien compris ça. Et ce serait pas du tout bénéfique à un certain... — Parce qu'à ce moment-là, ils vont arriver le 29 mars, et comme il n'y a pas la possibilité de négocier, ils seront acculés – si j'ose dire – au Brexit sans accord. — Alors là, toute la stratégie...

Donc ce qu'on lit dans les médias, c'est qu'elle a cherché à gagner du temps en espérant que les députés finiraient en fait par peur d'un Brexit sans accord, finiraient par voter son accord qui est quand même pas terrible. Et maintenant, c'est vrai qu'en fait, sa stratégie fait qu'aujourd'hui, on est vraiment dans une impasse, parce qu'il reste très peu de temps et on a quand même une situation au Parlement qui est assez bloquée, parce qu'il n'y a pas de majorité claire qui se dégage. Et il y a quand même...

Quelque part, ça reflète un petit peu quand même le 48/52% du Brexit. — D'ailleurs, pour qu'il y ait report de l'échéance, encore faudrait-il que l'Union... — ...que l'UE accepte. — Et donc que les 27 autres soient d'accord.

Parce que moi, j'imaginais dans mes pensées que peut-être, il pourrait y avoir des pays qui refusent la prolongation. — Ce serait même assez logique. Si on suit un petit peu le discours qu'on a entendu de volonté de punir l'Angleterre, ce serait pas surprenant qu'il y ait des pays qui refusent d'étendre la période. — Ça pourrait même peut-être faire le jeu des brexiteurs sans accord, qui de façon assez sournoise en fait s'arrangeraient pour que Mme Theresa May se retrouve dans une seringue, dans une impasse, et que s'il n'y a pas d'acceptation de l'UE de prolonger (NDLR : l'échéance), il n'y a pas d'autre solution que de sortir sans accord. — Tout à fait, oui. — Bon alors, vous êtes le grand manitou.

Je suis en contact avec vous quasi quotidiennement depuis plusieurs semaines. Je tiens à vous en remercier. Je tiens à féliciter Dimitri devant tout le monde parce qu'il a fait un gros travail pour préparer notre opération « La France libre de nouveau à Londres » qui va avoir lieu le 29 et le 30 mars, donc dans maintenant 3 semaines.

D'abord, vous avez fait ça tout seul, vous êtes... — Alors oui, j'allais le dire, justement.

Donc je ne suis pas le grand manitou, parce que je coordonne les opérations, effectivement, mais je suis appuyé par une équipe de militants très actifs sur place à Londres. — On a combien d'adhérents au Royaume-Uni ? — Au Royaume-Uni, on a 150 adhérents. — 150, c'est pas mal. — C'est pas mal, ouais, ouais.

Et la plupart...

Alors je connais pas le chiffre exact mais on en a pas mal qui sont à Londres. Donc là, je travaille de manière très proche avec un militant qui s'appelle Michael, que je voudrais remercier ce soir, parce qu'il a fait vraiment un énorme travail. C'est lui qui a trouvé la salle du Church House, notamment. — Ah oui.

Bravo Michael. Moi, je ne cesse de dire...

Tout le monde est très très content parce que nous allons avoir cette soirée à Church House Westminster. Donc je renvoie ceux qui ne le savent pas à l'article que nous avons publié, tout le dossier. C'est un lieu historique dans lequel se sont tenues d'ailleurs certaines sessions de la Chambre des lords au moment du Blitz, en 1940, lorsque les avions nazis essaient de bombarder Westminster.

Et ça se trouve à quelques centaines de mètres... — Exactement.

Ça se trouve à – oui – 200 mètres du Parlement. — C'est formidable. — C'est vraiment l'endroit parfait.

Il y a eu aussi un meeting préliminaire lors de la création des Nations unies qui s'est tenu dans une des salles. — Ah oui, oui, oui. J'avais vu ça, oui. — Dans une des salles qu'on a d'ailleurs réservées pour le dîner.

Donc ça sera intéressant. Vous verrez, il y a une plaque en bois qui est... — C'est là que s'est tenue, je crois, la première session du Conseil de sécurité des Nations unies. — Ah oui, oui, c'est ça.

Oui, c'est ça, oui. Exactement. — J'avais vu ça.

Alors on est très fiers de ça, parce que c'est un endroit magnifique. Alors on a loué le grand hall qui fait à peu près 650 places. On va essayer peut-être de porter à 700 parce qu'on a un grand succès dans les réservations. — Voilà.

Il y a une galerie aussi qui peut accueillir je sais plus combien, peut-être 100 personnes. Et le grand hall fait effectivement 650 places. Et donc ce qui se passera, c'est qu'on tiendra donc ce meeting avec les discours dans ce grand hall.

Et au moment du dîner, on bougera dans des salles annexes. Donc pour l'instant, on en a deux de réservées. Mais au rythme où vont les inscriptions, je pense qu'on va rapidement avoir besoin d'en louer une troisième.

Voilà. — D'accord. Donc à ce moment-là, on pourra augmenter peut-être un petit peu le nombre de places... — La capacité.

Alors si jamais on dépassait les 650, on pourrait augmenter un petit peu la capacité en mettant des participants dans des salles annexes, ce qui veut dire qu'on aurait une retransmission avec des écrans. Donc ce serait peut-être un peu moins sympa pour les gens qui sont dans les petites salles. Mais bon, c'est possible.

Donc voilà. — D'accord. — C'est quelque chose qui vous a... — Donc on va rester...

Parce que si effectivement, là, les réservations sont parties très très fort, je crains que...

Enfin « je crains »...

Non, je crains pas. Je me félicite qu'on soit à guichets fermés d'ici une semaine ou une dizaine de jours. On va voir si possible...

Essayer de louer d'autres salles annexes avec peut-être un système de retransmission avec peut-être...

On facturera peut-être quelques euros de moins pour les gens qui seront contraints à avoir cette situation. Enfin ça restera quand même un grand événement. On va avoir du monde, alors, du côté britannique. — Et du côté britannique, oui.

Alors là, certainement. Donc j'espère...

Ah oui ! Du côté britannique pour les participants, on aura déjà...

Alors on en a 4 confirmés, je crois, que vous avez mis en ligne sur le site internet. — Dont 3 anciens ministres. — Dont 3 anciens ministres.

J'attends aussi des réponses de vraiment d'autres poids lourds. Alors pour l'instant, plutôt des Tories, mais on a des travaillistes... — Des Tories, c'est-à-dire des conservateurs. — Des conservateurs.

On a aussi quelques personnalités de gauche qu'on voudrait inviter. Voilà. Donc là, c'est en cours.

Je suis en train d'envoyer des invitations. — D'accord. On sait qu'il y a des gens qui ne viendront pas, déjà, qui nous ont répondu ? — Alors on a eu des réponses malheureusement négatives vraiment d'un poids lourd des conservateurs qui s'appelle Jacob Rees-Mogg, et qui est un personnage très connu en Angleterre parce qu'il est le chairman du groupe ERG (European Research Group), et qui est un groupe en fait qui rassemble des députés eurosceptiques. — Il n'a pas pu venir. — Et lui n'a pas pu venir.

Il a a priori une journée extrêmement chargée. Donc j'imagine qu'il y a peut-être d'autres rassemblements certainement qui vont se produire. Il est probable aussi que dans la plupart des cas, les députés vont aller fêter le Brexit, les députés qui étaient pro-Brexit vont aller fêter le Brexit dans leur circonscription. — Ah oui. — Donc ils sont pas nécessairement à Londres le jour du Brexit. — Ah oui.

David Davis... — Alors David Davis n'est pas là.

On a eu une réponse négative. Dominic Raab non plus. Donc tous ceux-là, ce sont des anciens ministres du Brexit qui ont démissionné.

D'ailleurs, ça me fait penser...

C'est quand même très intéressant de voir un petit peu...

Je parlais tout à l'heure de l'aspect débat au Royaume-Uni, à quel point le débat parfois est plus avancé, plus centré sur des questions essentielles. C'est intéressant de voir quand même qu'après le référendum, on a eu des démissions en cascade de gens qui n'étaient pas d'accord avec la manière dont Theresa May voulait gérer le Brexit. Ce qui prouve quand même, quelque part, que voilà, les politiciens ont un petit peu le sens de l'honneur.

Et quand ils sont pas d'accord...

Voilà. — Voilà. Ils ont plus de droiture.

Voilà. Quand ils sont pas d'accord, ils claquent la porte. — Ils sont pas d'accord, ils s'en vont.

Voilà. Et d'ailleurs, c'est très frappant, je trouve, entre la France et l'Angleterre. — C'est pas des politicards véreux.

Ce sont des gens qui ont des idées quand même auxquelles ils tiennent. Et puis ils claquent la porte s'ils ne sont plus d'accord. — Ça, c'est vraiment un signe, je trouve, assez fort. — Mais on a aussi 3 anciens ministres qui viennent nous voir. — Exactement. 3 anciens ministres.

Donc on a Lord Hamilton. On a aussi David Heathcoat-Amory. Et puis donc John Redwood, qui était ministre, mais il y a quelques temps, maintenant. — David Heathcoat-Amory, c'est lui qui a été ministre des Affaires européennes, je crois. — Oui, exactement.

Donc il nous a envoyé un petit mot en disant...

C'était intéressant, d'ailleurs, parce qu'il nous a dit qu'il serait très content d'assister à l'événement et qu'il pourrait témoigner un petit peu de son expérience et surtout de la manière dont il a « resigned », il a quitté le gouvernement parce qu'il n'était pas d'accord justement avec la politique de l'UE. — Ce qui est quand même bien, ... — C'est intéressant. — ...c'est que depuis que j'ai créé l'UPR, on n'a jamais eu 3 anciens ministres qui sont venus à une manifestation de l'UPR.

On en a même eu 0. Voilà. 0 ancien ministre qui soit jamais venu, de ministre français.

Donc là, on voit d'un seul coup 3 anciens ministres qui viennent nous voir, ce qui montre d'ailleurs à quel point ils respectent ce que l'on fait, d'ailleurs, puisque...

Alors la question, c'est : « Est-ce que Nigel Farage va venir ? ». — Alors ça, c'est... — Parce qu'il y a beaucoup de gens d'ici qui disent : « Ah, il faudrait qu'il y ait Farage ». — Alors il y a un gros suspense en ce moment.

Donc j'ai réussi à entrer en contact avec son ancien chargé de communication, qui m'a donc dit qu'il allait en parler à Nigel Farage et qui m'a demandé de lui donner tous les arguments pour vendre notre meeting. Donc voilà. J'ai fait un e-mail de 2 pages où j'ai surligné, mis en gras. — D'accord.

Vous avez parlé des 3 anciens ministres ? — Oui, oui, oui. — Ah, d'accord, qui vont venir.

Et on va avoir un petit peu de médias ? — On va avoir...

Alors je suis très très optimiste sur effectivement la présence de grands médias, a priori en tout cas des médias britanniques, et puis très certainement des médias français, en particulier grâce à justement la présence de ces personnalités. C'est quasi-certain dans la mesure où on est juste à côté du Parlement, où si vous avez un député qui vient, la presse parlementaire peut venir aussi. Elle est juste à côté.

C'est quasi certain. Donc je suis plutôt... — D'autant plus qu'en effet, c'est parti pour qu'on ait vraiment du monde.

On doit avoir 700 Français. — Voilà. Alors c'est évident que si 700 personnes il y a, ce sera un événement énorme.

Ce sera quelque chose qu'on ne pourra pas manquer. Donc tout Westminster sera au courant qu'il y aura un événement de 700 personnes. Et donc il y a des chances qu'au dernier moment, peut-être qu'un député décide de passer pour...

Voilà. — Ils seront les bienvenus. Ils seront les bienvenus. — Et donc là, ça, c'est le programme public.

Et vous aurez aussi le jeudi soir une rencontre avec des parlementaires, donc au cours d'un meeting au Parlement. Donc là, les noms sont encore à confirmer, parce que ça va dépendre de qui est là. Et puis vous aurez un dîner avec un certain nombre de personnalités qui ont confirmé leur présence.

Je peux penser par exemple, là, au contre-amiral Lane-Nott. Vous avez aussi quelques vétérans. Vous avez le colonel Kemp, qui a dirigé les opérations en Afghanistan.

Vous avez le député Owen Paterson qui pourra peut-être aussi nous faire l'honneur de venir le (NDLR : jeudi), donc qui est aussi un poids lourd conservateur et très eurosceptique. — Donc alors là, vous expliquez...

Parce que ça, je le signale à nos adhérents, c'est la partie privée de mon séjour. J'arriverai donc – moi – le mercredi soir, parce que le jeudi, Dimitri et son équipe vont organiser donc un rendez-vous, si j'ai bien compris une réunion de travail à Westminster, à la Chambre des communes elle-même, dans une salle de commission, ... — Exactement, oui.

Oui. Oui. — ...dans quelque chose comme ça en petit comité.

On essaiera de filmer. On verra si on peut filmer pour que vous soyez informés. Nous, on essaie de faire la transparence.

Mais on peut pas toujours tout filmer. On essaiera quand même de filmer au moins le début de la réunion. Et puis il y aura un dîner après entre nous.

En fait, c'est l'entente cordiale de 1904 de Théophile Delcassé entre la France et le Royaume-Uni. — À deux pas du Parlement aussi, puisque le restaurant sera le restaurant où les parlementaires ont l'habitude d'aller. Donc voilà.

On a réservé une table pour cette occasion. — Je vous tiendrai informé. Et puis alors on aura aussi d'autres visites le samedi.

Alors ça, c'est un peu touristique. Mais ça, c'est...

C'est vous qui avez trouvé ça aussi ? — Oui. Donc ça, j'ai pu trouver ça.

Oui, oui. C'était par un grand hasard. J'ai participé il y a un an à une visite guidée d'un tour, alors « De Gaulle in London », qui est fait par quelqu'un qui est féru d'histoire, qui – je crois – travaille dans la banque et qui est passionné de De Gaulle.

Et donc il a créé ce tour pour faire découvrir – voilà – la présence de la France libre à Londres en 1940. Voilà. Et avec les lieux d'intérêt.

Donc on voit par exemple l'endroit où il y avait les services secrets français, parce qu'il y avait un endroit avec des services secrets français pendant la guerre. Et puis aussi le QG de De Gaulle, qui était à Carlton Gardens, donc pas très loin de Westminster, en fait. Et voilà.

On passe par tout un tas d'endroits d'intérêt. On fait le tour des mares à Curzon Square, là où De Gaulle a rédigé son appel du 18 juin. — L'appel du 18 juin. — Et vous allez passer par tous les endroits les plus intéressants de Londres, donc... — Alors je voudrais dire que s'agissant de cette visite de 2 heures qui est programmée tous les quarts d'heure, le problème, c'est que c'est une petite société, en fait, qui fait ça.

C'est un petit... — Oui, oui, c'est vrai.

Oui, oui... — Ils sont 2, 3 guides. 3, 4... — C'est une association, en fait. — C'est une association.

Le problème que nous avons, c'est qu'on leur a demandé de tout réserver pour nous le samedi et même le dimanche, mais que comme c'est des groupes de 25, on a déjà tout vendu. Donc on est en train de voir...

Parce qu'il y a des gens qui nous écrivent, qui regrettent de ne pas pouvoir le faire. On est en train de voir si on pourrait pas avoir la même chose soit le vendredi matin... — Exactement.

Donc là, j'ai eu un contact avec celui qui organise aujourd'hui. Et il m'a confirmé qu'il pourrait y avoir deux tours supplémentaires le dimanche après-midi... — Ah !

C'est bien. — ...et potentiellement un tour supplémentaire le samedi après-midi.

Voilà. Donc en on a un à 16h30. Et on pourrait peut-être en mettre un à 16h45. — Voilà.

Pour qu'il y ait pas trop de mécontents. — Donc ça ferait 100 personnes de plus. Voilà.

Oui, c'est ça, oui. — Voilà. On est partis pour faire un truc... — Donc c'est très positif. — Et si le Brexit a vraiment lieu le 29 mars à 23h00, ça va être la fiesta. — Là, ça va être la fiesta. (Rire).

Et ça va être d'autant plus la fiesta qu'on sera avec des Britanniques qui eux aussi vont célébrer le Brexit. Et ça va être vraiment... — Nous, on est en train de négocier le fait de venir avec notre champagne UPR. — Difficile, mais on a bon espoir que ça va passer. — C'est pas si facile que ça, parce qu'il y a des droits de bouchon, il y a des tas de trucs.

Enfin bon bref, le lieu est prestigieux, vous avez une équipe formidable. — Oui. D'ailleurs, je voulais un petit peu parler des autres, parce que je n'ai parlé que de Michael. (Rire).

Donc j'ai été assisté par d'autres adhérents. Je peux penser notamment à Jonathan, qui a rédigé une liste avec des auberges bon marché pour les adhérents que j'envoie occasionnellement aux gens qui me demandent. Il y a Alan, aussi, qui m'a bien aidé pour le musée, le (NDLR : Churchill Museum).

Il y a aussi Philippe. Philippe aussi, oui, qui m'a bien aidé pour aller rechercher les médias et pour rédiger une description sur vous-même en anglais que j'ai pu communiquer donc à nos invités. Voilà.

J'en oublie certainement plein. Je pense à José. Voilà.

Nicolas également. Donc je voulais les remercier tous. — Il y a quand même un noyau dur... — Oui, il y a un noyau dur, oui. — ...qui vous a donné...

C'est un gros boulot. C'est aussi un gros travail, d'ailleurs, à Paris, parce que nous, on a...

Là, je voudrais remercier tous ceux...

Je vais pas citer des prénoms mais ça mobilise beaucoup de temps aussi chez nous, à la fois certains de nos salariés plus des bénévoles pour faire notamment les formulaires d'inscription, vérifier...

Parce qu'il faut faire un petit peu du tailor-made, sur-mesure. Voilà. Donc répondre aux questions.

Enfin pour l'instant, le succès semble être au rendez-vous. — Certainement. — Je demande à toutes celles et à tous ceux, d'ailleurs, qui ont des problèmes de faire preuve d'indulgence s'ils ont un petit souci, qu'ils nous en parlent.

On essaie de régler ça au mieux. Mais c'est quand même une opération...

Est-ce qu'il y a un autre parti politique français qui va faire la même chose ? — Je pense...

Je suis sûr qu'on sera les seuls. Voilà. — Et est-ce qu'il y a un autre parti politique étranger, non français qui va faire la même chose ? — J'ai vraiment beaucoup de doutes qu'il y ait aucun groupe pro-Brexit qui se réunira avec autant de monde ce jour-là en Angleterre, et à Londres.

Voilà. Je pense qu'on sera les seuls. — Et l'angle d'approche qui est le nôtre, donc « La France libre de nouveau à Londres », je pense que c'est un angle d'approche qui est intéressant, qui émeut les gens, qui retravaille...

Parce qu'il y a quand même derrière tout ça l'idée que les Britanniques sont en train de se libérer d'un empire dominé par l'Allemagne. Et je pense que dans la psyché collective, il y a quelque chose où on se tourne quand même vers les Britanniques qui nous montrent le chemin un peu comme en 1940. Nous, de notre côté, il y aura Vincent Brousseau, Charles-Henri Gallois, d'autres personnes de l'UPR.

Il y aura moi, bien sûr. Qui prendront la parole. Mais il y aura aussi Édouard Husson, qui était à l'université de Vallères, qui est spécialiste de l'Allemagne, qui nous parlera du Brexit vu d'Allemagne.

Et puis je pense qu'on aura encore une ou deux ou trois autres bonnes surprises de participants français... — Certainement. — ...qui vont venir.

Donc tout va bien, alors. — Tout va bien. Et j'ai envie de dire que c'est vraiment un énorme signe d'espoir, j'allais dire aussi bien pour les Britanniques que pour nous.

Et je pense qu'il y a beaucoup de gens qui commencent à réaliser en fait ce que c'est que l'UE, qui commencent à réaliser dans quoi elle nous enferme, et en fait en quoi elle nous empêche d'exercer notre liberté en tant que peuple souverain. Voilà. — Merci, Dimitri. — Merci à vous. — Merci à toutes celles et tous ceux qui feront le voyage.

J'en profite pour m'adresser aussi à toutes celles et à tous ceux qui n'ont pas le temps ou qui n'ont pas l'argent de faire le déplacement, parce que ça coûte quand même un peu d'argent, même s'il y a des moyens de se rendre en Angleterre qui ne sont quand même pas trop onéreux. Mais ça coûte quand même de l'argent. Ça coûte de l'argent aussi pour être hébergé, même si on peut trouver des formules quand même pas trop lourdes.

Donc à toutes celles et tous ceux qui ne peuvent pas venir, je prends ici l'engagement non pas de faire une retransmission en direct, parce qu'on ne connaît pas les conditions exactes de fonctionnement, notamment savoir si le wifi fonctionnera bien, etc. Mais je prends quand même l'engagement devant toutes celles et tous ceux qui vont regarder ça de loin que dans les heures qui suivront, disons dans les 3 ou 4 jours qui suivront, ils auront un reportage sur exactement tout ce qui s'est passé. Notamment cette soirée, mais aussi la visite, pour qu'ils ne soient pas trop déçus.

Nous essayons de faire plaisir un petit peu à tout le monde. On a oublié de parler aussi de la soirée dans le pub. — Ah oui !

Oui, oui, d'accord. (Rire). — Le samedi soir. — Donc là, c'est encore une trouvaille de Michael.

Ce pub, qui est... — Ah oui !

Merci Michael. — (Rire). ...qui est absolument énorme.

Alors aujourd'hui, donc, on a dit 500 personnes. Il faut que je vérifie si on peut pas par hasard accueillir un peu plus, parce que je suis allé dans ce pub, il est vraiment énorme. Et je serais pas étonné qu'on puisse accueillir plus de gens si nécessaire.

Voilà. — Alors là, ça sera l'opération « Les Français à Londres ». Donc il y aura les Français venus du continent, les Français résidant sur place.

Vous pensez qu'on va avoir des petits reportages dans la presse francophone qui est à Londres ? — C'est très possible, oui, oui. Il suffit de les prévenir. — Demander, faire une petite...

Du moins qu'ils soient au courant de l'événement. — En tout cas, ce qui est sûr, c'est que vous allez pouvoir goûter les spécialités culinaires anglaises et les pubs londoniens. — Alors on a aussi...

Je voudrais le signaler. Parmi les gens qui se sont inscrits, nous avons des adhérents qui sont des Français expatriés, mais qui vivent dans des pays parfois très lointains ou pas très lointains. Donc parmi les gens qui se sont d'ores et déjà inscrits, nous avons certains de nos adhérents qui vivent en Belgique, en Suisse, en Italie, en Espagne, en Bulgarie, en Irlande, en Islande, aux États-Unis, au Canada et dans nos départements d'outre-mer, notamment à la Réunion, à Mayotte, en Nouvelle-Calédonie, et en Chine : on a même des adhérents français qui vivent à Shanghai qui seront présents.

Donc en fait, on va faire une grande fête le samedi soir. Alors le vendredi avec les Britanniques. Mais le samedi soir, ça sera la fête des Français, puisqu'on en profitera pour fêter le 12e anniversaire de l'UPR avec un petit peu de décalage.

C'est le 25 mars. Mais on pouvait pas faire tous ces événements séparément. Donc nous fêterons l'anniversaire de l'UPR le 30 mars dans ce pub dans lequel on fera des animations.

Et d'ailleurs, on fera sans doute une petite tombola comme j'en ai le secret, comme on a fait aux universités. Voilà, pour tout dire, comment les choses vont se passer. Un dernier mot.

Si le Brexit n'a pas lieu le 29 mars à 23h00... — On fera la fête quand même. — On fera la fête quand même.

Et je pense qu'on dira aux Britanniques que nous sommes là malgré leur adversité, adversité passagère, puisque personne ne remet en cause le Brexit. Donc ça sera reporté de quelques semaines. Mais je pense qu'ils seront sensibles au fait que nous avons tenu bon et que même si le Brexit est reporté de quelques semaines, nous serons là pour fêter le Brexit avec eux. — Merci beaucoup, François Asselineau. — Merci Dimitri.

Et puis God Save the Queen. Et vive la République et vive la France !