"Si on continue comme ça, il y aura une guerre civile en France" - Pierre Martinet
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 13 %Attaque 63 %Défensif 24 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 77 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:32OuverteÉludée
Vous, André Bercov, vous en dites quoi exactement ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Pierre Martinet, où en est-on aujourd'hui ?
- 5:45OuverteRéponse directe
Pierre Martinet, quand vous parlez de perdants et de vainqueurs, c'est qui les perdants et c'est qui les vainqueurs aujourd'hui ?
- 6:45OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a une culture de l'excuse en France ?
- 12:37OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous entendez par répression au sens légal ?
- 13:47OuverteRéponse directe
Pourquoi dites-vous qu'il y a la racaille d'en bas et la racaille d'en haut ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:04Invité politiqueFait
« Je ne parle pas seulement des commentateurs professionnels. Je parle effectivement du peuple, du peuple. »
- 3:39Invité politiqueChiffre
« On a trouvé 3 000 enseignants en plus en 24 heures. »
- 7:32Invité politiqueFait
« C'est la première fois dans l'histoire, Dieu sait s'il y a eu des invasions depuis des millénaires, c'est la première fois qu'on paye les envahisseurs. »
- 9:29InvitéFait
« On a oublié que notre ADN initial, c'est ne pas se laisser aller à la facilité, à la médiocrité, avoir le goût de l'effort, avoir l'importance de la sélection, de la notation. »
- 11:49InvitéFait
« Je travaille sur un sujet qui me tient à cœur depuis de nombreuses années, c'est l'islamisation de notre société. »
- 14:06InvitéFait
« Ça fait 50 ans que nous avons des dirigeants qui sont sans substance, qui viennent de temps faciles et qui nous amènent vers des temps très difficiles. »
- 15:01InvitéFait
« À la fin du siècle, de ce siècle, la France a de grandes chances d'être dirigée par l'idéologie islamique. »
- 19:16InvitéFait
« Bruno Attal agace l'Élysée. »
- 31:00Invité politiqueChiffre
« monsieur Macron nous en avait promis 15 000 qu'on est à 3000 »
- 30:59Invité politiqueChiffre
« il a construit entre autres 80 000 places de prison »
- 34:37InvitéFait
« si on continue comme ça, il y aura une guerre civile en France »
- 40:07InvitéFait
« ce que fait Jean-Luc Mélenchon ça s'appelle de la manipulation des masses »
- 42:26AuditeurFait
« on m'avait proposé d'acheter une kalachnikov »
- 43:01AuditeurFait
« les stands de tir étaient bourrés à craquer »
Temps de parole
- Invité38 %
- Invité politique32 %
- Invité 216 %
- Présentateur6 %
- ?4 %
- Auditeur3 %
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Midi 13h, Sud Radio, faut qu
'on
s'organise. André Bercov. Et oui, ces manifestations des lycéens en France sont le signe de la plus grande révolution depuis mai 68, a dit Jean-Luc Mélenchon. Ce n'est pas en brûlant les lycées, en agressant professeurs et pompiers qu'on résoudra le problème, a dit Bruno Rotaillot. Vous, André Bercov, vous en dites quoi exactement
? Ce
que j'en dis, c'est ce qu'en disent énormément de gens. Je ne parle pas seulement des commentateurs professionnels. Je parle effectivement du peuple, du peuple. Qu'est-ce qui se passe ? Est-ce que c'est intéressant de voir, vous avez cité Jean-Luc Mélenchon, mai 68. Comparaison n'est pas raison, on ne
va
pas s'attarder là-dessus. Bruno Rotaillot qui dit effectivement les lycées, les agressions de professeurs, de policiers, de pompiers, c'est la solution. Oui, ça me paraît effectivement, on ne m'aide pas à la solution, mais on va en parler justement. Évidemment, on va en parler et au-delà, au-delà de ce qui se passe avec les lycées, les facultés, d'ailleurs, vous avez vu même Sciences Po, le même Assas, l'université d'Assas est bloquée. Qu'est-ce qui se passe ? Et au-delà de ça, est-ce que c'est, comme le disait, on a beaucoup cité un certain maire de Lyon, paix à son âme, Gérard Collomb. Est-ce que la France est désormais face à face et non plus du tout côte à côte ?
On va en parler avec Pierre Martinet, qui est l'ancien agent du service Action de la DGSE, qui a écrit plusieurs livres à ce sujet, on va prendre le temps de le faire. Et puis, nous allons parler aussi d
'un
ex-policier qui est redevenu policier, réintégré après avoir gagné son procès contre Gérard Darmanin, alors ministre de l'Intérieur. En fait, cette France,
on
est où ? Est-ce qu'on est au bord du gouffre ? Est-ce qu'on fait un grand pas en avant ? On en parle tout de suite.
Et
oui, on en parle tout de suite après cette petite pause sur Sud Radio, et on va vous donner aussi la parole, chers auditeurs, au 0826 300 300, intervenez France encore côte à côte, ou définitivement face à face. On attend vos appels au 0826 300 300. Sud Radio, parlons français. Midi 13h, Sud Radio, faut qu
'on
s'organise. André Bercoff.
Et
aujourd'hui, André Bercoff sur Sud Radio, votre premier invité est Pierre Martinet, ancien agent du service Action de la DGSE. Il est aussi fondateur et président du cercle patriotique Hermès, une association qui promet et défend les valeurs civilisationnelles de
la France. On y arrive, on
y arrive.
Bonjour à vous, bienvenue sur Sud Radio.
Pierre Martinet.
Bonjour, bonjour
madame, bonjour monsieur,
bonjour André.
Alors, Pierre Martinet,
intéressant,
là on a un... est-ce que c'est un coup de fièvre ? Est-ce que c'est une maladie ? Est-ce qu'on est au bord du gouffre et on fait un grand pas en avant
?
Au fond, justement, je vous ai demandé de venir parce que... d'être avec nous, parce qu'un état des lieux s'impose aujourd'hui, enfin il s'impose tout le temps, mais là particulièrement, où on a vraiment... c'est le face-à-face entre un certain nombre de gens qui disent c'est pas possible, il faut faire la révolution, etc. Bon, ce n'est plus possible et on part de la situation d'éducation nationale qui est évidemment assez catastrophique pour en arriver à la révolution, le renversement, etc. Et puis d'autres qui disent, non, non, non, écoutez, tout va bien, et sinon tout va bien, d'ailleurs regardez, on a trouvé 3 000 enseignants en plus. En 24 heures,
on
a suscité, alors qu
'il
n
'y
avait plus d'enseignants, 3 000 enseignants arrivent et vont arranger le problème.
Mais
au-delà de ça et plus sérieusement, Pierre Martinet, au fond, on en est où aujourd'hui
?
Eh bien, moi je pense que vous parliez de maladie et de fièvre, moi je pense que c'est les deux, c'est une montée de fièvre dans une maladie qui ronge notre société depuis des décennies,
pour
essayer de faire une rime. Dans ce domaine aussi, il y a une déliquescence des esprits, il y a une perte de repères.
Alors,
vous parliez de côte à côte ou de face à face,
c
'est une expression de feu Gérard Collomb, je pense qu'on est face à face dans beaucoup de domaines. Je pense qu'on est face à face non pas uniquement parce qu'il manque 3 000 professeurs ou alors parce que les portables sont Sainte-Cardie, c'est deux sociétés qui se font face à face. Et j'ajouterais encore plus, c'est qu'il y a deux cultures qui se font face à face. Et tout ce qui se passe aujourd'hui, selon moi, est une agrégation de toutes ces composantes idéologiques, civilisationnelles. Et on est en train de perdre la bataille qui fait notre grandeur, notre force,
c
'est la bataille de faire nation, de la cohésion. On perd tous nos repères parce qu'on a mis en avant depuis quelques décennies, voire je dirais 50 ans, on a plus mis en avant les perdants que les vainqueurs. On a oublié que notre ADN initial, c'est ne pas se laisser aller à la facilité, à la médiocrité, avoir le goût de l'effort, avoir l'importance de la sélection, de la notation. Et tout ça, on est en train de tirer tout le monde vers le bas et de faire une société qui est au ras de la moquette et qui n'a plus ces valeurs-là.
Vous voulez dire à tous les
étages, mais Pierre Martinet, quand vous parlez de perdants et de vainqueurs, c'est qui les perdants et c'est qui les vainqueurs aujourd'hui ? Aujourd
'hui,
il n
'y
a qu'un perdant justement avec cette mentalité-là, c'est la France.
Parce
qu'à force de vouloir toujours excuser ceux qui ne sont pas... Vous savez, la société, elle note tout le temps. J'ai des enseignants dans ma famille et quand je leur ai demandé pourquoi ils ne voulaient pas mettre de notes dans les classes, pour ne pas stigmatiser les mauvais, voilà où on en est aujourd'hui. On préfère tirer les bons vers le bas plutôt que pousser les mauvais
à
les mauvais entre guillemets. Parce qu'il n
'y a
pas de mauvais, il n
'y a
que des gens qui sont, comment dirais-je, perfectibles. Tout est perfectible et on peut amener tout le monde où on voudrait, avec un peu de volonté. Et surtout, la culture de l'excuse, la flagornerie, ça ne fonctionne pas.
Parce qu'on le
paye aujourd'hui.
Alors justement, parlons de la culture de l'excuse, etc. Est-ce qu'il y
a,
vous savez, il y a un auteur franco-américain, Gadsad, pour ne pas le nommer, qui a écrit un livre qui n'est pas encore traduit. Et quand il sera traduit, je conseille à tout le monde de le lire. Ça s'appelle l'empathie suicidaire.
L
'empathie suicidaire, c'est-à-dire que nous, enfin nous, je veux dire, ce qu'on appelle l'Occident en général, la France en particulier, où les élites ont été très bienveillantes en disant, écoutez, voilà, très bien, il faut accueillir, oui, etc. Mais quand l'immigration devient immigration de masse, que la qualité se transforme en quantité, quand aussi, etc., et on le voit effectivement à tous les étages, on dit, on va excuser. Vous parlez de la culture de l'excuse, effectivement. Donc les sommaires de haine, c'est quelque chose. Mais les fabricants, les trafiquants d'excuses, c'est aussi pas mal dans le genre. Mais qu'est-ce qu'il y
a
fait ? Vous savez, un historien disait, c'est la première fois dans l'histoire, Dieu sait s'il y a eu des invasions depuis des millénaires, c'est la première fois qu'on paye les envahisseurs, en tout cas qu'on paye les gens qui ont une idéologie, ou une civilisation, ou des croyances, etc., très différentes de celles qui ont fait, effectivement, ce pays. Qu'est-ce qui fait que, je vous parlais, effectivement, c'est pas d'hier, c'est il y a 50 ou 40 ou 50 ans, mais qu'est-ce qui fait ça ? C'est du masochisme ? C'est
du...
Voilà, il faut accepter, c'est quoi ? Qu'est-ce qui fait que, tout d'un coup, les digues se sont rompues, et on a dit, voilà, open bar, allez-y les gars.
Alors, il y a deux... Là, on aborde un autre domaine qui vient aussi s'ajouter à ce qu'on subit depuis de nombreuses années. Qu'est-ce qui fait que nous avons commencé à avoir une courbe qui nous amène vers le bas
? Il
y
a
une date importante que vous connaissez bien mieux que moi, parce que j'étais jeune à cette période-là, j'avais 4 ans, mai 68. Mai 68, ça nous a apporté quoi ? Ça nous a apporté... Il est interdit d'interdire, tout le monde a le droit de faire tout ce qu
'il
veut, il n'y
a
plus de règles. On a commencé à créer des enfants rois, ces enfants rois sont devenus des salariés rois, des patrons rois, ils ont fait des enfants, ils sont devenus exactement la même chose, etc., etc., jusqu'à aujourd'hui. Ça, on est en train de le payer cash, on paye la facture, on paye tout en même temps.
Et parallèlement, vous faisiez allusion à une contre-culture, une autre culture qui s'est installée sur notre territoire avec l'aval de nos dirigeants depuis de nombreuses années, avec l'aval, et peut-être provoqué par nos dirigeants depuis de nombreuses années, et ça, ça vient s'ajouter à ce qu'on a depuis la fin de la colonisation française, c'est-à-dire cette culture de l'excuse qui vient s'ajouter à la culture de la repentance qui amène ceux qui viennent sur notre territoire à avoir tous les droits. Donc, si vous voulez, on est en train de s'effacer, de s'excuser d'exister et d'avoir eu une histoire.
Donc, ça, en parallèle, c'est deux chocs de culture, un choc de culture qui s'affronte, plus ce qu'on a généré depuis 1968. Eh bien, aujourd'hui, le volcan est en train d'exploser, la coquette minute est en train d'exploser, et on subit ce qu
'on
subit. Je suis désolé, mais il y a aussi un phénomène dont les médias parlent, mais c'est que
ce
qui se passe aujourd'hui dans les rues avec les glissiers, mais c'est une minorité.
En
fait, 96%, 90% des lycées fonctionnent. Donc, vous voyez, ce n'est qu'une minorité d'individus qui parlent fort, qui sont agressifs, qui ont des revendications parfois incompréhensibles. Bon, je suis désolé, mais quand on entend certains qui disent que d'aller à l'école, d'aller en cours de 8h à 17h, ce n
'est
pas vivable, ou qu'ils n
'ont
pas de portable, ou qu'ils ne sont pas payés, pourquoi ceux qui travaillent seraient payés, et pas ceux qui seraient à l'école, etc. Bon,
vous
voyez, tout ça, c'est un globi-boulga de grand n'importe quoi, et moi, je suis désolé, il y a une... Et là, je l
'ai
vécu dans l'entreprise quand j'ai quitté l'institution après 20 ans, il y a une expression qui me fait bondir, c'est quand j'entendais dans les entreprises françaises la souffrance au travail. Et aujourd'hui, j'entends les étudiants qui me disent la souffrance des étudiants. Mais vous vous rendez compte, aujourd'hui, on vit dans un pays, certes, qui est exsangue, enfin,
qui
est exsangue, philosophiquement et civilisationnellement, il est exsangue.
Et
même économiquement, ça ne marche pas si bien que ça, vous le savez.
Il
est en train d'exploser économiquement, on est en train de passer en dessous après la Grèce, après l'Italie, etc. Eh bien, tout ça, les gens pensent qu'ils vivent en enfer. Et donc, le moindre petit coup de vent, ils ne supportent plus d'être contrariés, ils ne supportent plus la frustration. On ne peut pas leur dire non. Si un adulte interdit à un enfant, il ne supportera pas l'interdiction. Donc, si vous voulez, on est en train de payer tout ça. Et donc, moi, je travaille, sur un sujet qui me tient à cœur depuis de nombreuses années, c'est l'islamisation de notre société. On a déjà eu l'occasion d'en parler avec vous sur cette radio. J'écris là-dessus depuis bien longtemps. Eh bien,
on
est en train d'effacer ce que nous sommes face à cette civilisation qui vient sur notre territoire. Et également, on est en train de s'effacer face à une minorité de collégiens, d'étudiants, de lycéens qui veulent nous, comment dirais-je, faire leur loi. Donc, je pense qu'avant de vouloir refaire nation et d'essayer de créer un semblant de cohésion, il va falloir qu'on ait quand même une vraie, alors je vais utiliser un terme qui est assez fort, une vraie répression, mais au sens, comment dirais-je,
au sens légal.
Un choc d
'autorité. Oui,
c'est un choc d'autorité. C'est mon ami de Montbrial qui l'utilise régulièrement. Mais quand je parle de répression au sens légal du terme, c'est-à
-dire
de la fermeté. Et en fait, quand on dit non à quelqu'un, eh bien, ce quelqu'un, il va apprendre à accepter ce non et à vivre avec sa frustration et à développer cette frustration en positif. Et ça, ça va lui permettre d'avancer
dans la vie.
Parce que vivre en permanence dans la frustration, eh bien, on crée des générations de, comment dirais-je,
de violentes
et de pessimistes. Et de pessimistes, absolument. Et
vous
savez, en France, et j'ai remarqué aussi en France, et ça, c'est quelque chose sur lequel il m'a toujours étonné, c'est qu'on met beaucoup d'énergie à être contre plutôt qu'à mettre de l'énergie à essayer d'être pour. On est toujours contre en France. Et ça, je pense que c'est une perte de temps, une perte d'énergie et ça n'a pour but que de tirer tout le monde vers le bas.
Et c'est vrai qu'il faudrait peut-être essayer la positivité.
Mais
justement, je voudrais juste se concentrer sur quelque chose.
Nos
dirigeants sont responsables de ce qui se passe aujourd'hui.
Donc,
ce
que vous dites, justement, je le dirais peut-être brutalement, Pierre Martinet, il
y
a la racaille d'en bas et il y
a
la racaille d'en haut.
Alors,
parce que vous l'avez... Non, mais c'est...
C
'est très imagé, mais vous avez absolument raison parce que, quel que soit le vocabulaire et le verbe que l'on emploie ou la violence, le résultat est le même. Ça fait 50 ans que nous avons des dirigeants qui sont sans substance, qui viennent de temps faciles et qui nous amènent vers des temps très difficiles. Ils n'ont pas de courage, ils n'ont pas la volonté de s'affirmer, ils n'ont pas la volonté d'imposer leurs convictions et leur... S'ils en ont déjà, et d'imposer leur vision d'une France qui pourrait... En vérité, ils voient à 5 ans. C'est le court-termisme aujourd'hui qui...
Ils voient à l
'onde de leur prochaine réélection, c'est ça ?
Exactement. Donc, il n
'y
a aucune vision à 100 ans aujourd'hui, à 50 ans aujourd'hui. Et moi, quand je parle de notre perte de civilisation, quand je dis que la France, si on ne fait rien, si on reste dans ce schéma-là, si on continue à s'abaisser, à s'agenouiller devant la contre-culture qui est chez nous, je parle de... Je passe dans l'autre domaine. À la fin du siècle, de ce siècle, la France a de grandes chances d'être dirigée par l'idéologie islamique. Voilà. Donc, on en est là. Et ces dirigeants-là, dans ce domaine, ont été des lâches. Dans le domaine de l'éducation et dans le domaine de la cohésion, dans le domaine de la philosophie du peuple français, ils ont été tout autant lâches.
Et bien évidemment, aujourd'hui, c'est aussi des dirigeants qui dirigent, qui sont à la direction d'un État qui est surtout dirigé par Bruxelles. C'est ça le sujet aussi. Oui, vous voulez dire l
'Europe,
l'Union européenne... On devrait retrouver une forme... Alors, je ne suis pas forcément pour sortir de l'Europe, mais on devrait retrouver une forme de... Au moins d'une certaine autonomie, vous voulez dire. J'allais utiliser le terme d'autonomie, mais c'est quand même fort de parler d'autonomie alors qu'on est déjà un État, comment dirais-je, nation. Enfin, je veux dire, on n'a pas besoin d'être en plus autonome. C'est quand même incroyable de prôner l'autonomie de la France aujourd'hui.
Oui,
mais c'est bien le problème.
Pierre
Martinet, restez avec nous. Évidemment, on va continuer d'en parler de ça et on va en parler aussi avec quelqu'un qui a connu un certain nombre de mésaventures et qui aujourd'hui va être réintégré dans la police.
C
'est intéressant,
c
'est quand même... Ça dit long dans le miroir que c'est devenu un certain État des lieux et de la France c'est devenu avec Bruno Attal. Mais restez avec nous Pierre Martinet et surtout vous 0826 300 300 vous en parlez.
Et oui, réagissez tout de suite au 0826 300 300 comment combattre la montée des extrémismes en France ? Comment refaire nation ? Appelez-nous tout de suite on vous donne la parole en direct sur Sud Radio juste après cette petite pause.
Sud
Radio Parlons Midi 13h Sud Radio Faut qu'on s'organise André Bercoff
De
retour sur Sud Radio il est midi 27 et vous êtes en direct avec André Bercoff et on parle aujourd'hui de la montée des extrémismes en France et du danger qu'il représente pour notre pays. Comment gagner cette guerre contre ceux qui veulent nous diviser ? Vous en débattez André Bercoff avec Pierre Martinet ancien agent de la DGSE et Bruno Attal policier nouveau policier qui viendrait intégrer plutôt la police il vient de nous rejoindre sur Sud Radio bonjour à vous Bono.
Bonjour. Alors effectivement on continue d'en parler avec Bruno Attal avec Pierre Martinet parce que on a parlé de l'état des lieux mais on va parler aussi de que faire du fameux que faire mais alors Bruno Attal c'est intéressant vous voyez vous avez 53 ans je rappelle vous avez été effectivement par un arrêté du 23 juin 2023 je rappelle les faits le ministère de
l
'Intérieur vous a révoqué effectivement pour un certain nombre de choses de tweets que vous avez écrits alors que je rappelle que vous êtes non seulement policier depuis 22 ans 25 ans 25 ans c'est ça vous avez été syndicaliste des policiers en colère et touche pas à mon flic etc et donc en tant que syndicaliste vous aviez droit à la parole et vous avez toujours droit à la parole et effectivement vous aviez dit un certain nombre de choses et carrément enfin on va vous allez en parler on vous a révoqué oui carrément allez on arrête il est plus policier terminé etc donc voilà et je rappelle alors pourquoi alors on a regardé un peu c'est intéressant vous avez contesté le rapport sanitaire au niveau du Covid-19 c'était pas possible et vous dites que c'était pas ça du tout ah bon je crois qu'un je crois qu'on a le droit en tant que citoyen de s'exprimer sur le rapport sanitaire vous avez critiqué un certain nombre de choses concernant le traitement fait aux gilets jaunes alors Twitter effectivement X aujourd'hui on le sait vous avez été convoqué par la police des polices l'IGPN j'avais un bureau là-bas presque et alors ça s'est passé paraît-il très rapidement racontez-nous
oui
c'est c'est une entreprise de démolition
une
entreprise de démolition orchestrée au sommet de l'état moi j'ai eu mon premier article dans le parisien Bruno Attal agace l'Elysée
bah
carrément alors ça ça vient d'où quand même et moi le petit le minuscule petit gardien de la paix que je suis parce que j'ai refusé tous les grades j'estimais que quand on est
vous êtes resté
gardien de la paix on
m'a fait un pont d'or on m'a dit tu peux être majeur très vite puisque t'es syndicaliste il y
a
une voie royale pour les syndicalistes et que vous passez devant tout le monde je suis le seul syndicaliste qui passe à la télé
et
qui est encore gardien de la paix demandez à Linda Kebab demandez leur gradition tous majeurs rupes 4000 balles par mois sans compter tout ce qu
'il y a
donc moi je mange pas de ceux par là et voilà vous voyez ce que je viens de dire là il faut pas le dire surtout
on le dira pas on le dira pas
et donc et donc voilà il a fallu nous démouillir d'abord parce que j'ai travaillé avec Eric Zemmour donc il y a pas de syndicalisme de droite et il faut le détruire vous savez que tous les monopoles sont pris par la gauche et il faut surtout pas empiéter sur leur terrain
et
puis et puis et ben alors
pourquoi vous avez exprimé justement vous avez tweeté vos
opinions
vous
n'êtes pas la grande lettre
non non quand vous êtes syndicaliste vous êtes là pour représenter vous êtes représentant du personnel et moi par exemple je vous donne un exemple quand je vois des policiers qui me disent mais Bruno je veux pas me faire vacciner je veux pas me faire vacciner moi je suis vacciné oui et je suis là pour le défendre je suis son avocat et quand vous avez 10 20, 50, 1000 policiers qui vous envoient des mails en disant mais moi ils m'ont mis garde détenu parce que je veux pas je veux pas me vacciner
je
dois les défendre même si je suis pas d'accord avec eux je dois les défendre
et
donc
et
des policiers me disaient aussi mais te rends compte on nous envoie faire la chasse sur les terrasses et d'aller contrôler les gens en forêt au bord de mer etc partout mais surtout que dans la rue d'à côté là ça deal
on
veut aller interpeller
et
voilà on va plutôt embêter les braves gens qui bossent parce qu'en plus eux peuvent payer mais par contre les petites racailles qui dealent ou qui polluent la vie de millions de gens ceux là on les laisse tranquillons ouais c'est ce genre de déclaration que j'ai faite
qui
me semble pour un délégué syndical on peut pas être d'accord avec moi il n
'y a
pas de
problème alors
qu'est-ce
que vous avez dit l'IGPN quand vous l
'avez
reçu vous avez dit quoi vous exagérez vous avez attaqué le gouvernement vous êtes sulfureux vous êtes un
c'est bien pire que ça puisqu'ils ont pris 4 policiers de l'IGPN
et
puis ils se sont mis sur mon dope les 4 pendant combien de temps ? pendant 2 ans
2
ans pendant 2 ans j'ai
été surveillé pendant
2 ans et puis donc on me disait alors ça c'est aussi dans le rapport du tribunal donc je suis comme c'est comme un voyou et puis le policier me dit de l'IGPN me dit mais
tu
es un opposant d'Emmanuel Macron
? et
il vous pose la question c'est sidérant c'est
à
dire qu'on me demande des idées politiques et le tribunal le relève et vous avez dit quoi en fait vous avez répondu quoi ? je vais vous donner ma préférence sexuelle aussi après et puis après peut-être ma religion je ne sais pas donc voilà après j
'ai
un petit côté l'arquois qui me joue beaucoup de tours et j'essaie mon avocat me dit Bruno, Bruno surtout, surtout calme-toi je pense qu'on ne change pas des gens et je me suis toujours battu comme ça dans la police même quand je n'étais pas syndicaliste moi le
but c'était
de donc il vous révoque
?
alors affaire Naël donc il n
'a
rien à voir en plus c'est interdit vous savez qu'il y
a
des droits quand vous êtes fonctionnaire et même il
y
a le code du travail mais nous on est régi par un autre droit vous commettez une erreur ce qui peut m'arriver on doit vous suspendre faire une enquête passer en commission de discipline tout ça alors M. Darmanin affaire Naël bon allez on le vire celui-là
c
'est interdit c'est inacceptable et surtout en pleine affaire Naël vous savez j'avais mon nom sur toutes les cages d'escalier de Nanterre Bruno Attal machin voilà donc j'ai été doxé mes adresses ont été divulguées j'ai été outragé j'ai été agressé physiquement j'ai tout subi j'ai pris j'ai pris ça a été très dur parce que là je suis le gaillard mais bien sûr ça a été très dur heureusement que j'avais le soutien de mes collègues heureusement que j'avais le soutien de ma famille heureusement que voilà parce que c'est un combat et le combat ne fait que commencer puisqu'on va passer à la partie judiciaire maintenant
alors
justement partie judiciaire d'ailleurs le tribunal effectivement c'est intéressant parce que ce tribunal administratif de Paris en première instance disent écoutez bon on a vu voilà c'est intéressant juste je ne
veux
pas faire il dit voilà il ressort des pièces de dossier que monsieur Attal âgé de 50 ans la date d'ici ont attaqué donc vous
avez
53 ans aujourd'hui n'avait au cours de sa guerre jamais fait l'obligence de sanctions disciplinaires avait toujours donné pleine satisfaction dans sa manière de servir étant même décoré de la médaille d'honneur de la police nationale le 31 décembre 2020 médaillé d'honneur dis donc voilà alors bon nombre des procheux qui le reprochaient c'était en qualité de représentant syndical donc dans ces conditions je résume si les fautes commises par monsieur Attal lui faisaient une sanction il n'était pas question ce n'était pas le comportement n'était pas incompatible à la qualité de policier et on lui a infligé la sanction la plus élevée parmi celles disposées le ministre de
l
'Intérieur a commis une erreur d'appréciation mot exact du tribunal donc vous revenez enfin vous devez être réintégré ils ont trois mois pour effectivement vous réintégrer vous demandez les arriérés donc on vous dit les arriérés je ne demande pas c'est le tribunal qui me l
'est
donné le tribunal c'est ça c'est-à
-dire
vous n'avez plus touché quoi que ce soit depuis 23 après
ils ont
fait des
prélèvements
sur
mes comptes
voilà et alors vous savez que c'est intéressant vous avez un commentaire d'Antoine Léomont Antoine Léomont député la France Insoumise qui a tweeté ceci hier voilà qu'il ne va pas arranger l'image de cette institution en parlant de la police comment la police réintègre ce pelé ce galeux d'où nous vient tout le mal Bruno Hattal c'est très grave en fait ça signifie quoi ça signifie d'ailleurs que bon ben la justice elle est indépendante elle dit ce qu'elle a à dire et c'est une bonne chose de le savoir même si des fois on peut contester telle ou telle ou telle chose mais surtout Bruno Hattal ça vous dit quoi ça veut dire qu'aujourd'hui il y a véritablement on le sait les deux points de mesure mais ça va plus loin que ça il y a quelque chose qui consiste à dire ceux-là on les touche les autres on les touche pas
c'est ce qui m'est arrivé et moi je peux le prouver c'est pour ça qu'on irait au pénal puisqu'il
y
a une entreprise de démolition il y a des policiers il y
a
toute une chaîne de commandements qui est arrivée de haut de très haut et qui me sont tombés dessus donc tous ces gens-là auront des comptes à rendre je ne
suis
pas dans un esprit de revanche je suis dans un esprit de justice je veux que ces gens-là et je m'adresse même aux tout petits parce que moi j'étais chez Reconquête combien de gens de chez Reconquête
ont
perdu leur emploi
?
combien de personnes combien de
petits parce
qu'ils étaient à tel ou tel
parce qu'ils étaient voilà
et je me fais un peu le porte-voix de tous ces petits gens qui prennent des coups qui sont révoqués qui sont insultés on perd son travail on perd son honneur comme
un
certain
nombre de lycéens sont empêchés d'entrer dans leur lycée comme un certain nombre d'universitaires dans la faculté comme un certain nombre de professeurs qui sont empêchés d'exercer etc
etc tout à fait ces minorités qui sont instrumentalisées par la France Insoumise et par M. Léomand M. Léomand vous savez qui a été attrapé sur une vidéo en train de traiter les policiers de gros bâtards je m'adresse à M. Nunez lancez-moi une procédure contre LFI et les filles qui traitent de gros bâtards les policiers bon alors c'est vrai que moi je leur donne des sueurs froides j'ai gagné tous mes procès avec les filles alors policiers
de
droite juifs
en
plus je suis le cauchemar de Jean-Luc Mélenchon c'est très grave je
suis son cauchemar je ne sais pas comment on a le
courage de vous inviter vraiment et justement je voudrais Pierre Martinet qu'est-ce que vous pensez de cette séquence de Bruno Hattal qu'est-ce qu'elle dit un peu de l'état des lieux dont nous parlions avec vous juste avant
Pierre
Martinet
bonjour et
bravo pour ta réintégration
merci
ça dit quoi ça dit ça démontre
un
état à la dérive sans repère sans fondement
une
déliquescence idéologique
et
parfois quand on prend des décisions comme celle-ci comme à l'encontre de Bruno ça démontre une certaine fuite en avant et je pense que ça démontre aussi une certaine plus qu'une frilosité de nos dirigeants donc
tous
ceux qui prônent le comment dirais-je la tolérance et le pas d'amalgamisme
le
font au quotidien dans tous les domaines dans le domaine sur lequel je travaille c'est exactement la même chose ce qu'on voit aujourd'hui c'est que quand les gens attaquent par exemple le rassemblement national pour certains le rassemblement national ce n'est qu'une bande d'antisémites néo-nazis fachos de néo-nazis fachos et tout ce que vous voulez donc ce sont ces gens qui demandent de ne pas faire d'amalgame par exemple
entre
tous les terroristes islamiques et les musulmans sont les premiers à le faire avec
parfois
quelqu'un qui sort des clous dans un parti et qui n'entache pas tout ce parti qui font un amalgame évidemment avec le passé le présent et le futur donc en
fait il ne faut
pas faire d'amalgame
ni entre tous les musulmans et l'islamisme c'est idiot
ni entre ce que vous dites
exactement donc en fait moi je n'en fais pas du tout bien évidemment mais ce que je reproche à ceux qui ne veulent pas qui nous disent de ne
pas
en faire c'est qu'ils en font au quotidien on le voit avec également avec Bruno donc voilà on est dans une pente très glissante on est
au
fond d'un gouffre je pense que tant qu'on n'aura pas un choc dans tous les domaines un vrai choc quand on n'aura pas remis à plat toute cette France qui est en train de se perdre pour essayer de remonter on ne s'en sortira jamais donc je pense qu'on est au-delà des partis politiques et on est au-delà c'est aussi pour ça que j'ai créé cette association parce que je pense je suis passé aussi chez Reconquête j'ai été délégué départemental de la Drôme j'ai démissionné de toutes mes fonctions pour me consacrer à mes conférences et à mon association parce que je pense aujourd'hui que le système politique français est arrivé au bout d'un cycle
nous
sommes arrivés au bout d'un cycle alors est-ce que la cinquième République est en fin de course c'est possible également mais je pense qu'on doit faire confiance aux associations aux médias alternatifs au peuple français qui doit prendre son destin en main et ne pas faire comment dirais-je et ne pas donner tout son avenir à une seule personne je pense que le Messie n'existe pas il n'existe plus il
faut arrêter de penser que
quelqu'un va changer je pense que il faut arrêter de penser que quelqu'un va changer votre vie c'est vous qui allez changer votre vie
oui
alors justement alors ça c'est la grande question dont on va discuter avec Bruno Attal et avec vous Pierre Martinet parce que le problème on dit c'est vous qui allez changer votre vie vous voulez la paix au peuple etc mais regardez tous les exemples je voudrais vous faire discuter vous deux là-dessus tous les exemples montrent voyons soyons clairs en tout cas c'est mon opinion personnelle après chacun sera d'accord ou pas d'accord mais s'il y avait eu Kamala Harris et Tom Vols à la place de Trump et Elon Musk s'il n'y avait pas eu Naïb Bukele au Salvador on sait ce qui se passe au Salvador moi j'y suis allé il y a 10 ans c'était le pays vous ne pouvez pas sortir à 8h du soir parce que vous aviez trois kalachikov trois gardes du corps en train de vous entourer et qui est aujourd'hui l'un des pays les plus sûrs du monde parce qu'il a construit entre autres 80 000 places de prison alors que monsieur Macron nous en avait promis 15 000 qu'on est à 3000 est-ce que quand même malheureusement regardez ce qui se passe en Argentine regardez ce qui se passe en Hongrie ou en Pologne est-ce que ce n'est pas je ne dis pas une personne vous avez raison mais est-ce que ce n
'est
pas l'action de quelques-uns quand ils sont au pouvoir ils auront les moyens de faire et sinon nous aurons quoi les gilets jaunes les lycéens le ceci et on va vers quoi est-ce qu
'on
ne va pas vers une espèce de lente je dirais pourrissement de la situation effondrement de la situation sans personne ne veut l'apocalypse mais est-ce que ce n'est pas ça le problème quand même Pierre Martinet je voudrais parler aussi Bruno
oui
oui c'est ça il faut prendre le pouvoir en fait il faut prendre le pouvoir d'une autre façon je pense qu'aujourd'hui mettre tout dans la main d'un seul homme dans le pouvoir d'un seul homme on voit le résultat aujourd'hui aujourd'hui on est arrivé au bout d'un cycle c'est pas possible ce
qui va se
passer en 2027 dans quelques mois il y aura un nouveau président ou une nouvelle présidente si il y a une nouvelle présidente je n'ose imaginer les réactions dans la rue ça va être ce qui se passe aujourd'hui c'est peanuts par rapport à ce qui pourrait se passer si Marine Le Pen arrive au pouvoir et donc c'est aussi cet appel à l'insurrection
je
suis désolé mais le maire de Saint-Denis a appelé clairement à l'insurrection il a appelé clairement à l'insurrection il a appelé clairement à l'insurrection il y a quelques si si il a appelé à l'insurrection il a
utilisé
exactement ce terme oui il a parlé il a parlé de l'insurrection ou violences légitimes c'est autre chose non non moi je vous parle de l'insurrection il y a un petit moment déjà il a parlé d'insurrection il n
'a
pas parlé vous pouvez le vérifier c'est vérifiable
justement
ça m'avait choqué parce que j'avais sorti la définition de l'insurrection ça parle exactement de soulèvement et de violences
donc vous dites
s'il y a telle personne donc
ça
veut dire oui mais dans votre esprit ce que vous êtes en train de me laisser entendre c'est que
l
'explosion pourra nous amener autre chose que ce que nous avons aujourd
'hui
non je ne
dis
pas
ça
je ne dis pas ça pardon pardon juste pour vérifier pour préciser pardon Pierre Martinet c'est pas ça c'est que vous pouvez avoir un changement de personnalité et de groupe qui font qui pourront appliquer parce que c'est le courage vous l'avez dit c'est le courage qui manque c'est la colle vertébrale qui manque qui pourra appliquer des choses que personne
mais il
faudra réformer dans tous les domaines parce qu'effectivement si on a un choc d'autorité dans la police dans l'institution dans les forces de l'ordre s'il ne se passe rien dans la magistrature c'est un coup d'épée dans l'eau s'il
ne
se passe rien dans l'éducation nationale c'est un coup d'épée dans l'eau si vous voulez la réforme elle doit se faire dès la base la réforme soit elle se fait dans la paix dans la compréhension et dans la comment dirais-je dans la cohésion soit elle se fait par la violence et la violence ceux qui ne connaissent pas la guerre veulent la guerre sur notre territoire mais ils n'ont pas conscience que ce qu'est une guerre civile j'ai vécu plusieurs guerres civiles et je peux vous dire qu'il y aura des morts dans les rues il y aura des morts ça sera le chaos ça sera un pays qui sera peut-être exsangue et vous avez fait une parenthèse entre la Pologne Bukele et la possibilité d'avoir Kamala Harris aux Etats-Unis
mais
je suis désolé
on
prend les extrêmes avec Bukele et nous sommes de l'autre côté avec notre laxisme permanent donc en fait qu
'est
-ce qu'on fait on prend un juste milieu où on continue à aller vers le bas et il y aura explosion parce que je peux vous dire que si on continue comme ça il y aura une guerre civile en France le déshonneur
et la guerre
vous avez choisi le déshonneur pour éviter la guerre
on aura les deux le déshonneur
et la guerre incertain on en parle tout de suite je vais donner la parole à Bruno Attal et à vous-même Pierre Martinet on continue
et oui
et on vous donne la parole au 0826 300 300 selon vous la guerre civile en France est-elle proche appelez-nous tout de suite on vous donne la parole dans un instant sur Sud Radio en direct et vous échangez avec André Bercoff et ses invités
où va
la France pourrissement ou affrontement vous en débattez André Bercoff avec vos invités Bruno Attal policier et Pierre Martinet ancien agent de la DGSE
oui
et nous avons Audrey qui est avec nous qui nous appelle de Nîmes bonjour
Audrey bonjour tout
le monde bonjour bonjour bonjour
et
bien Audrey on vous écoute
alors
les lycéens comment expliquer ils ont certainement des revendications qui sont entendables comme le fait qu'il n
'ait
pas de moyens qu'il n
'ait
pas de prof et tout ce qui s'ensuit par contre la violence et le fait qu'ils détruisent le peu
qu
'ils ont pour moi c'est inadmissible ce n'est pas possible et je pense que dans les rangs des lycéens qui sont plus ou moins de bonne volonté et qui veulent juste se faire entendre il y a des casseurs voilà ils sont certainement sans étiquette parce que je pense que c'est des idées et que ça ne peut pas aller plus loin que ça donc ils sont là juste pour casser mais je pense que ça c'est un problème sociétal je pense qu'en France on a un problème de fond et de justice mais bon après ça c'est voilà
oui
c'est une autre histoire mais elle est effectivement liée mais alors Bruno Rattal vous êtes gardé de la paix je rappelle depuis 25 ans vous avez eu à partir sur le terrain effectivement c'est pas la première manifestation c'est pas les premières manifestations y compris lycéens écoles black blocs on a beaucoup parlé des black blocs des casseurs etc
en
fait c'est quoi il y a des lycéens qui ont effectivement proteste à juste titre qui ont un certain nombre de conditions et puis il y a les autres où en fait c'est plus compliqué que ça
de
toute façon les statistiques sont claires je crois que c'est 90% de lycéens qui veulent travailler et vous avez les cancres qui alors qui vont vous dire qu'ils n'ont pas ses moyens qui vont brûler et qui vont casser donc c'est pas très très légitime c'est quelque chose de très bizarre mais en plus je pense que ce sont des gamins qui sont manipulés par la France insoumise
vous pensez que
la France insoumise a vraiment un rôle moteur
ceux qui ont
déclenché sur d'abord je crois que c'est Créteil bien sûr ils sont dans toutes les manifs
ils
sont là et puis surtout ils légitiment quand vous dites à un gamin je me souviens il y a 20 ans pendant les émeutes de Villiers-le-Bel il légitimait des gamins qui brûlent des voitures et ces gamins ils veulent pas les sauver ils veulent les instrumentaliser quand vous dites à un gamin que quand tu fais des conneries c'est pas de ta faute c'est pas toi puis tu as même raison de le faire le gamin n'est pas construit ça c'était avant la France insoumise c
'était
Besancenot c'était Besancenot exactement mais c'est les mêmes idées et donc ce gamin qui est là qui dit je casse je crache sur les flics je jette et on me dit mais t'es un révolté d'ailleurs c
'est
même le syndicat de la magistratière qui ne sont pas des émeutiers ce sont des révoltés donc c'est une toute petite frange qui sont encouragés vous voulez dire plus
qu
'encouragés oui bien sûr mais de toute façon les filles le revendiquent mais encore une fois on ne voit pas tous ces gamins moi je suis passé à côté de dans le cinquième et j'ai vu des gamins qui avaient des pancartes on veut étudier arrêter le blocus donc c'est souvent les minorités vous savez qui font l'histoire et la France insoumise est très très forte pour manipuler ces gamins souvent pro-palestiniens souvent à l'extrême gauche souvent radicalisés voire islamisés enfin voilà donc moi je n
'ai
pas de doute sur la manipulation de LFI de toute façon ils le disent ils veulent bordéliser la haine du flic et surtout regardez-les même comment ils se réjouissent quand un môme a la main arrachée vous
les voyez tous tweeter ils ne se réjouissent pas non
mais attention ils ne
se
réjouissent pas je pense qu
'ils se disent ils
voient le gain politique
c'est
une évidence d'ailleurs la première chose qu'on a dit c'est qu'il aurait reçu cette fameuse grenade dans la main le gamin bon maintenant c'est prouvé qu'il l'a ramassé et ils sont là tweeter violence violence donc ils excitent ils excitent les gamins qui sont en face ils font comme le Hamas ils utilisent les gosses ils en font de la chair à canon pour voilà pour quelques voix c'est la France insoumise
Pierre
Martinet est-ce que c'est vraiment est-ce qu'on est là on est dans une espèce on sait bien sûr on est à l'aune des présidentielles c'est 18 avril le premier tour c'est pas c'est pas si loin que ça et est-ce que c'est instrumentalisation politique ou ça traduit aussi un malaise encore plus profond d'ailleurs le fait qu'il soit besoin le fait qu'il y ait toujours voilà les gens vous savez vous avez parlé de mai 68 mais c'est bien moi je suis plus âgé que vous j'ai vécu mai 68 effectivement c'était aussi plus compliqué que ça c'est pas du tout ce que disait Mélenchon c'est la répétition de mai 68 ça n'a strictement rien à voir ne fut-ce que parce que les ouvriers ne rejoignent pas du tout de la même façon ce qui se passe aujourd'hui comme ce qui s'est passé il y a 50 ans alors Pierre Martinet aujourd'hui Poulet est-ce que c'est un problème effectivement de manipulation d'instrumentalisation ou ça va encore plus loin
je
l
'ai
écrit récemment ce que fait Jean-Luc Mélenchon ça s'appelle de la manipulation des masses ça s'appelle de l'endoctrinement de certains cerveaux
de
la lobotodisation chez certains étudiants également et ça permet ça permet aussi de faire monter une révolte par la partie étudiante par les enfants par les adolescents et il y a aussi une autre manipulation qui vient de l'extérieur c'est-à-dire que parmi certaines associations d'étudiants il y a des associations qui sont très proches des frères musulmans qui sont voire affiliés aux frères musulmans et qui sont manipulés par ils sont comment dirais-je dirigés par le Qatar la Turquie et on est en train de chercher un rôle de certains chez certains de ces manifestants de ces manifestants un rôle de l'Iran aussi parce que l'Iran il
y a
une certaine période manipulait aussi les sous-lêtements pro-palestiniens dans certaines facultés françaises et donc vous voyez si vous voulez
ça c'est
prouvé ça c'est prouvé c'est vérifié je
parle ancien de la DG ça c'est vérifié oui
non mais moi ce dont je vous parle les associations oui c'est prouvé elles sont proches des frères musulmans qui sont manipulés qui sont bien sûr ça a été peu le disent il y
en
a 2-3 qui l'ont dit des spécialistes comme Michel Fayard d'ailleurs qui est aussi sur cette ligne et donc si vous voulez voilà il y
a
tout ça mis bout à bout ça vient s'ajouter au désordre ambiant mais vous savez pour qu'il y ait une explosion nous avons la poudre nous avons déjà la poudre nous avons l'essence et il nous manque quoi ?
il
nous manque cette étincelle si demain
il
y a un policier qui pour sauver sa vie store son arme de service tire
tue
un adolescent ça mettra le feu aux poudres ça va dégénérer ou même l'inverse
avec un
policier qui est tué Pierre
Martinet
nous avons Patrick de Toulouse qui nous appelle bonjour Patrick
oui
bonjour André bonjour Pierre Martinet donc je voulais rebondir sur l'aspect guerre civile ça fait quelques années que certains se préparent effectivement à la guerre civile moi quand j'habitais donc il y a 5
ans
j'habitais encore du côté de Salon de Provence et un peu avant donc on m'avait proposé d'acheter une kalachnikov donc ça venait des quartiers sud d'Avignon donc ces armes étaient en vente libre j'ai même le choix de modèle soit un modèle des pays de l'Est soit un modèle chinois qui était plus économique
donc
ça c'est le donc c'est à dire qu'effectivement ces armes ces armes de guerre sont en vente libre et disponibles je suis sûr qu'au niveau de Toulouse au Mirail à Bagatelle on peut en trouver facilement
ça
c'est le premier point le deuxième point donc il y a 5 ou 6 ans j'étais en contact avec j'avais des collègues qui étaient chasseurs et tout donc on discutait et ils me disaient que tous les clubs de tir tous les stands de tir étaient bourrés à craquer donc on ne pouvait plus on ne pouvait plus rentrer dedans prendre une carte pour aller s'entraîner les gens s
'armer
les gens s'arment et s'entraînent
écoutez merci Patrick je ne sais pas si c'est ce n'est pas très réjouissant tout cela mais c'est vrai qu'il faut le dire il y a un climat très très très très violent et que certains mettent de l'huile sur le feu vous l'avez dit Pierre Martinet vous l'avez dit Bruno Attal et je crois qu'il faut faire très très très très attention et non seulement calmer le jeu mais changer changer ce système cette machine actuelle merci à vous deux et à très bientôt merci
André
Bercoff
dans
un instant sur Sud Radio Génération Bercoff l'émission qui vous raconte la France d'hier pour comprendre celle d'aujourd'hui alors en quoi les années Giscard ont-elles ou pas contribué au chaos actuel on va tout vous raconter dans un instant sur Sud Radio juste après le journal de 13h voilà