Le Grand Jury de François Bayrou
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Présenté par Olivier Bost
Bonjour à tous, bonjour François Bayrou Bonjour Merci Monsieur le Premier Ministre d'avoir accepté notre invitation pour ce grand jury exceptionnel Après 6 mois à Matignon, avez-vous épuisé votre méthode ?
Favoriser en toutes circonstances le dialogue Certains disent gagner du temps Les socialistes après vous avoir épargné veulent vous faire tomber C'est la conséquence directe de l'échec des négociations sur les retraites Le Rassemblement National vous menace sur le budget Vous cherchez toujours 40 milliards d'euros d'économie Et pendant ce temps-là, le socle commun se délite et le Président s'impatiente Bienvenue dans ce grand jury, François Bayrou A mes côtés pour vous interroger, Perrine Tarnot de Public Sénat Jim Jarassé du Fidiaro Et nous serons rejoints par Pauline Buisson de M6
Le grand jury, l'actualité de la semaine
Je le disais donc, les négociations sur les retraites se sont achevées sans accord Les socialistes vous lâchent, le Rassemblement National vous menace Avez-vous cette semaine, François Bayrou, touché les limites de votre méthode ?
En aucune manière D'abord, ce que vous avez annoncé ou présenté n'est pas tout à fait exact Mais remarquons, pour commencer, que c'est exactement comme ça depuis le premier jour J'ai été nommé Premier ministre par le Président de la République Alors que le gouvernement de Michel Barnier avait été censuré Que la France n'avait ni budget pour son action publique Ni budget pour son action sociale Qu'il n'y avait aucune majorité disponible Ni d'un côté ni de l'autre, si je puis dire C'est quand même une situation sans précédent sous la Ve République Que de n'avoir ni majorité absolue, ni majorité relative Et donc c'était la déliquescence En quelques semaines, nous avons pu faire voter un budget pour l'action publique Nous avons pu faire voter un budget pour l'action sociale Nous avons passé des textes très importants La loi contre le narcotrafic La loi d'orientation agricole La loi de reconstruction de Mayotte Qui était, vous vous en souvenez, depuis la première heure Un souhait...
Non, non, laissez-moi
Oui, mais vous repassez les six premiers mois Mais vous oubliez la dernière semaine Pas du tout Non
Et peut-être ça serait bien qu'on s'écoute pendant l'émission
Je vous en prie
Donc, il y avait depuis la première semaine Cette question des retraites Qui est, comme vous le savez La question même sur laquelle était tombé Michel Barnier Et une question lancinante depuis...
Depuis, j'allais dire, des décennies Et lorsque j'ai été nommé J'ai rencontré l'ensemble des partenaires de la vie économique et sociale Et tous m'ont dit une chose qui m'a beaucoup frappé Ils ont dit, mais on aurait vraiment pu améliorer ce texte Il a été adopté par le 49-3 Et je ne crois pas qu'Elisabeth Barnier En avait beaucoup d'autres moyens de faire Que de le faire passer sous cette forme Mais on pouvait vraiment l'améliorer Et je les ai pris au mot J'ai dit, eh bien, si vous pensez que c'est améliorable Je crois C'est une raison essentielle de mon engagement Que la démocratie politique ne peut pas tout Et qu'il faut ce qu'on appelle la démocratie sociale C'est-à-dire, les représentants des Français dans leur métier Dans leurs entreprises Par les syndicats Par les associations Tout cela doit avoir leur mot à dire Et j'ai pris l'engagement de leur confier cette responsabilité Et vous dites, ça a été un échec Pas du tout Vous vous trompez Excusez-moi
La CFDT ne veut plus discuter
Non, pardon La CFDT a dit qu'elle ne voulait plus de cette forme Pour les deux ou trois semaines qui viennent Elle n'a pas dit qu'elle ne voulait plus parler Pas vrai du tout
Est-ce que vous avez un rendez-vous avec la CFDT ? Est-ce que vous remettez autour de la table Les partenaires sociaux Dans les dix jours ou quinze jours qui viennent ?
Excusez-moi J'ai donné une conférence de presse Devant tous vos journalistes Sur ce sujet Et j'ai dit très précisément les choses Ça n'a pas été un échec On a été au contraire A l'extrême bord d'un accord
Oui, mais vous avez annoncé une reprise du dialogue Vous avez donné qu'un jour Non, non, s'il vous plaît Laissez-moi Je veux bien faire une émission
Dans laquelle on se coupe à toutes les secondes Comme dans toutes les autres émissions Ce qui est profondément lassant Pour ceux qui ne vous écoutent
Je ne fais pas ça, François Bayrou Mais sur la situation actuelle Les syndicats ne veulent plus parler sous cette forme
Vous vous trompez complètement Et du tout au tout sur la situation Ce qu'on a appelé le conclave C'est-à-dire les organisations Représentant des entreprises Et représentant des syndicats Ont travaillé pendant quatre mois Ils ont progressé de manière spectaculaire Sur les trois grands sujets Qui faisaient pour moi Depuis le début Je l'ai rappelé La question des retraites Le sujet des femmes Le sujet de la pénibilité Et le sujet du financement D'une amélioration de la réforme
Trois grands sujets Il reste même, François Bayrou Des blocages qui n'ont pas évolué Depuis quatre mois Que ces négociations ont commencé Je ne le crois pas On voit que le MEDEF Le patronat reste intransigeant Notamment sur le financement De la pénibilité Alors que les syndicats Eux ont bougé Comment vous expliquez D'une part cette intransigeance Du MEDEF Et comment pensez-vous Que les choses puissent encore évoluer ?
Alors vous avez raison De dire qu'il y a eu Des mouvements très importants De la part des syndicats Qui ont accepté Et le principal mouvement Comme vous le dites C'est qu'ils ont accepté Que l'âge soit désormais Un des cadres De l'évolution du système de retraite Les 64 ans Et ils l'ont accepté Je ne sais pas si on se rend compte De la révolution que ça représente Ils l'ont accepté Et ils ne sont pas les seuls Puisque le conseil d'orientation des retraites Le corps A publié un rapport Dans lequel il explique précisément Que l'équilibre financier Du système de retraite Ne peut être atteint Ne peut être acquis En particulier Que si on respecte Ces limites d'âge-là Parce qu'autrement C'est de nouveaux prélèvements Sur les entreprises C'est-à-dire l'augmentation Du coût du travail Que je crois Personne de raisonnable Ne voudrait Soit de nouvelles taxes Et de nouveaux impôts Que je ne crois pas Les français souhaitent Et donc Cette prise de décision Impressionnante En tout cas A mes yeux Que vous rappelez Périne Tarnot Sur Accepter le cadre De là J'ai travaillé A partir de là Et sur les trois autres Sujets Que j'ai indiqués Mais ce que vous avez souligné Est une révolution Sur les trois autres sujets
Mais le MEDEF Reste intransigeant Ça n'avance pas
Je ne le crois pas Il peut encore bouger ? Je ne le crois pas Ça n'est pas le MEDEF Qui a bougé maintenant C'est le gouvernement Ça veut dire quoi ? Il y a eu Il y a eu une séquence Mais je vais revenir aux femmes Il y a eu une séquence Démocratie sociale Qui est arrivée Presque A quelques centimètres D'un accord Au bout du compte Pour mille raisons Ça n'a pas été possible Mais Il demeure Que des pas Vous le rappelez Essentiels Ont été faits
Pour bien comprendre François Bayrou Ça veut dire que le dossier Revient entre les mains Du gouvernement Oui Comme il est normal D'accord La démocratie sociale
A sa responsabilité La démocratie sociale A sa responsabilité Et ensuite Les pouvoirs publics Le gouvernement A la responsabilité De trancher Donc concrètement Les trois semaines
Que vous avez accordées Aux partenaires sociaux Pour se mettre d'accord Sur les derniers points Évoqués C'est caduque
C'est pas caduque du tout Si en parlant entre eux Ils avancent très bien Mais dans quel cadre ? Je prendrais compte Dans quel cadre ? Dans le cadre des conversations bilatérales Comme on dit C'est-à-dire Ils n'ont pas Les yeux dans les yeux Informels Et ils discutent tous les jours
Sur ce point
Vous l'ignorez Vous faites semblant de l'ignorer Expliquez-nous Pour dire la vérité Mais il parle tous les jours Mais de toute manière Le gouvernement va faire deux choses D'une part Prendre en compte Les avancées Qui ont été faites Sur les femmes C'est très important Il y a des millions de femmes Qui ont été A la vérité Désavantagées Désavantagées Par la réforme de 2023 Et la pénibilité Parce qu'il y a des métiers Sur lesquels il faut traiter Alors si vous voulez bien On va traiter les deux sujets
Qui coûtent un peu d'argent Or vous aviez Oui j'y viens Vous les basez Cet accord Sur au moins Un équilibre financier
Heureusement Mais l'équilibre financier Ça ne veut pas dire Qu'on ne fait aucun effort Ça veut dire que A l'intérieur du financement Comme il est On peut déplacer Des financements D'une action Sur une autre action Et j'y viens L'argent est là Et j'y viens Dans une seconde Mais je veux Pour ceux qui nous écoutent Parce que Je suis sûr que c'est Ce qui les intéresse le plus Je veux rappeler Les progrès Qui ont été faits Et qui ont été faits Je ne suis pas en train De vendre du rêve C'est la vérité Des situations La vérité des évolutions Qui ont été traitées Premièrement sur les femmes C'est un sujet Absolument Central Parce que En raison des maternités La carrière des femmes Fait qu'elles sont pénalisées Dans le mode de calcul De la réforme Comme elle était Il va y avoir Deux évolutions majeures Sur les femmes La première C'est Vous savez que La pension était calculée Sur les 25 meilleures années Dans le privé Pour les femmes Qui ont un enfant On ne calculera que Sur les 24 meilleures années Et pour celles Qui ont deux enfants Ou plus On calculera Sur les 23 meilleures années Ça veut dire Qu'elles gagnent Un an Ou deux ans Pour la prise en compte De leur pension de retraite Et c'est pas rien Et deuxièmement Les organisations syndicales Ont obtenu aussi Que Au lieu de 67 ans Pour partir à la retraite Comme on dit Sans décote C'est à dire Avec ses droits pleins On redescend cet âge A 66 ans et demi Et si vous combinez Les deux Alors vous vous rendez compte Que pour les femmes Qui ont eu des enfants C'est C'est un C'est un progrès Considérable En tout cas Très important François Bayroux Ensuite il y a la pénibilité C'est ça que Vous alliez me demander Olivier Boss C'est la pénibilité La pénibilité Vous savez Dans la réforme de 2023 Il y avait eu On avait écarté Un certain nombre de critères Qui je crois Sont pourtant essentiels Critères Est-ce que vous avez apporté Des charges lourdes Il y a des métiers Dans lesquels Vous savez Ça compte beaucoup Deuxièmement Est-ce que vous êtes exposé Aux vibrations Les marteaux-piqueurs Et Troisième critère Est-ce que dans votre métier Il y a des postures pénibles Je pense Aux ADSEM Par exemple C'est plus souvent Tes femmes Qui s'occupant Des petits enfants Sont obligés De se mettre à genoux Dans les crèches Vous êtes en accord
Avec les organisations syndicales Sur ces aspects-là
Et ces aspects-là Tout le monde a accepté Qu'ils soient réintégrés Dans le calcul De la pénibilité C'est pas une petite chose Deuxièmement Ce que demandaient Les organisations syndicales C'est que On puisse A partir de ces critères Et notamment Des trois critères Que je viens de t'évoquer On puisse faire Une cartographie Des métiers à risque Sur la pénibilité Et tout le monde A accepté ça Troisième question Sur laquelle Il y a eu Un accord partiel C'est A partir de Cette cartographie Des métiers à risque Qu'est-ce qu'on fait ?
Alors il y a Deux réponses possibles Ou deux réponses Nécessaires La première De ces réponses C'est On construit Une politique De prévention Et là Tout le monde Est d'accord Sur ce point Et la deuxième De ces réponses C'est On recherche Une politique De réparation Et là Il y a deux Options Et c'est vrai Qu'il n'y a pas eu Un accord encore Et c'est pourquoi Le gouvernement Va prendre ses responsabilités Ces deux options Ces deux options Sont D'un côté On réserve La réparation A ceux qui ont Une visite médicale Qui peut montrer Qu'ils ont été atteints Et de l'autre Position syndicale On fait au contraire Des mesures plus générales Sur ce point Il n'y a pas eu D'accord C'est le dernier point Qui reste Et vous avez un point de vue Sur ce point là ?
Et j'ai un point de vue Que je vais Oui puisque vous m'interrogez Vous dire mon point de vue Il se trouve que Hier Enfin pardon Cette semaine Le lendemain De la séparation Les organisations Syndicales et professionnelles Ont continué à travailler Sur un autre sujet Et cet autre sujet C'est C'est la recherche D'une transition Pour une réorientation Quand un métier est pénible Ils ont continué à travailler Et ils ont trouvé Une réponse Qui commence par Une visite médicale A 45 ans Alors vous voyez C'est un raisonnement Qui est entre nous Extraordinairement utile Puisque Il me semble Que ce que nous devrions dire Tous ensemble C'est Quand un métier est pénible On ne maintient pas Les femmes et les hommes Dans ce métier Sans leur offrir Une possibilité De réorientation précoce Il n'y a aucune raison De laisser 33 ans Puisque c'est ça Le seuil qui a été fixé Proposons des changements Travaillons C'est vrai Pour les collectivités locales aussi Parce que je pense Au personnel Des écoles Je pense au personnel De la voirie On peut proposer Des réorientations précoces Une visite à 45 ans Une visite à 50 ans
D'accord
Et puis vous voyez Que nous avons un chemin Il n'y a pas eu D'accord sur ce point Mais le chemin existe François Bayrou
D'un point de vue concret Vous avez dit Que le gouvernement Reprenait le dossier en main Vous allez faire des annonces Quand ? Est-ce que ça sera Autour du 15-16 juillet Lorsque vous parlerez Du budget Puisqu'il y a une question budgétaire Et bien évidemment Derrière cette question des retraites Ou est-ce que c'est au moment Du budget de la sécu C'est-à-dire beaucoup plus loin Dans l'année
Oui beaucoup plus loin Pas tellement plus loin D'ici la fin de l'année en tout cas C'est la rentrée C'est septembre octobre Je pense qu'en effet C'est la bonne date Parce que je me suis engagé A présenter un texte Que le parlement examinera Sur ce sujet Le démocratie sociale Qui a beaucoup avancé Pas tout à fait jusqu'au bout Pardon monsieur le premier Un texte indépendant
Un texte ad hoc Ce sera des éléments Du PLS Je pense que Du projet de loi Alors les juristes
Sont en train de discuter Je vais vous épargner Les discussions des juristes Non mais c'est important politiquement Je pense que Le cadre le plus facile C'est le PLFSS Mais vous n'exprimez pas Un projet de loi C'est-à-dire le projet de loi De financement De la sécurité sociale Mais peut-être Y a-t-il des dispositions J'en discutais hier soir Avec Elisabeth Borne Peut-être y a-t-il des dispositions Qui nécessiteront Jim Gerassé Disait que c'était aussi
Un texte indépendant politique Parce que c'est pour ça Que les socialistes Déposent une motion de censure Qui sera discutée La semaine prochaine Il vous reproche De ne pas avoir fait de loi Sur les retraites Olivier Faure Le patron du PS Parle même ce matin Chez nos confrères de LCI De trahison
Oui c'est une blague Le parti socialiste Fait pas une censure Sur la question De l'inscription du texte législatif Ils font une censure Pour montrer qu'ils sont Dans l'opposition Ils font une censure En expliquant Pour les plus éminents d'entre eux Que ça ne sera pas voté
François Hollande
Que c'est un coup de semence Bon Il y a des raisons internes Au parti socialiste Sur lesquelles je ne me pencherai pas Mais vous avez remarqué Très précisément Qu'ils ont annoncé la censure En disant On dépose une motion de censure Parce qu'il n'y a pas de texte législatif Et que Ayant annoncé un texte législatif Ils maintiennent La motion de censure En disant Nous on veut Un texte législatif Qui porte sur l'âge Comment N'est-ce pas
Est-ce que politiquement Vous considérez Que vous êtes aujourd'hui Lâché en quelque sorte Par les socialistes Jusque-là Il y avait Sinon Une forme de soutien En tout cas Une mensuétude On l'a vu au moment De l'adoption du budget Au début de l'année Non
Je vous rappelle Qu'ils ont déjà Déposé une motion de censure Oui Qui a donné lieu A une explication Un peu vigoureuse A la tribune Et donc Que vous ne regrettez pas
Que vous ne regrettez pas aujourd'hui
Non je regrette rarement les choses Parce que Quand je l'ai fait C'est avec respect Vous savez Le parti socialiste A été Un très grand parti politique français
Ça ne l'est plus aujourd'hui
Il a eu la responsabilité du pouvoir
Alors Olivier Forch Et nos collègues Il dit à l'instant Plus aucune intransigeance avec vous
Non Plus aucune indulgence Indulgence pardon
L'intransigeance Indulgence pardon
Je pense qu'il y a leur dose Indulgence Indulgence Mais Ça a été un très grand parti politique français C'est fini aujourd'hui Et c'est un grand courant politique français L'organisation partisane Qui répond de ce courant Je n'ai pas à la juger Mais vous voyez bien Qu'elle arrive à des errements Que Y compris Ses propres membres Dénonce Et donc Quelle est ma vision de l'avenir ? Est-ce que vous pouvez gouverner sans eux ? Nous gouvernons sans eux Depuis Six mois Et trois semaines Oui Mais avec une forme de non-censure Non Il n'y a pas de forme de non-censure Ils ont déposé une motion de censure
Essayons de voir les choses Cette question socialiste Elle ne passera que si le Rassemblement national ne la vote Est-ce qu'aujourd'hui vous avez l'assurance Au-delà des déclarations du MQRN Que les députés du Rassemblement national Ne la voteront pas Madame Tarno
Je n'ai aucune assurance D'aucune sorte Le gouvernement Son prédécesseur a été censuré Il n'y a pas de majorité Et je sais mieux que personne Quelle est la difficulté de la situation Et la fragilité de la position du gouvernement
Et vous avez entendu les menaces de Marine Le Pen Ce gouvernement ne vivra pas très longtemps
Oui
Vous l'avez pris pour une menace
Tout le monde menace Mais qui s'occupe de la situation du pays ? Que font les partis qui menacent de censurer ? Mais où est votre Pour que la situation du pays avance ?
Où est encore votre chemin François Bayrou Dans cette situation politique ?
Eh bien ce chemin Je le montre Et je vous dis A quoi je pense qu'il faudra arriver Je pense que pour gouverner la France Dans les difficultés où elle est Il conviendra de constituer Un vaste courant De responsables Qui va Du parti socialiste Comme il devrait être Laissez-moi de dire ça A quelle échéance ? Juste en passant par Les mouvements du centre politique français Jusqu'aux gaullistes Je pense que là il y a Vous parlez de quelle échéance ? Là Je ne sais pas quelle est l'échéance Mais je sais quelle est la voie Concrètement ça ne fonctionne pas aujourd'hui
On voit bien que C'est cette situation-là Dans laquelle on est déjà Et qui montre ses limites
Mais vous êtes journaliste Vous êtes observateur Vous savez très bien Quelle est la situation du pays Depuis la dernière élection présidentielle Depuis la dissolution Vous voyez bien que En effet La division est à l'ordre du jour A tous égards Vous suivez les débats De l'Assemblée nationale Par moment c'est effrayant
Y compris dans votre propre socle central On a vu que les choses se délitaient un peu en ce moment
Oui mais Nous sommes un pays Dans lequel Tous les cadres habituels Se délitent Et peut-être on peut aller plus loin Nous sommes une planète Dans laquelle tous les cadres habituels Se délitent C'est ce moment-là Et quelle est notre responsabilité En tout cas la mienne C'est dans ce monde Où tout se divise D'essayer de faire Les trois choses nécessaires Pour conduire une politique La première de ces choses C'est stabiliser La deuxième C'est remettre de l'ordre Et la troisième C'est aller de l'avant Parce qu'on ne peut pas se contenter De calmer les choses Il faut traiter les questions Vous avez évoqué A très juste titre Les questions budgétaires
Justement c'est votre prochain défi
Monsieur le Premier ministre Non c'est pas le prochain J'en ai un entre temps Alors je vais vous l'expliquer Puisque vous m'interrogez sur ce sujet
On arrivera au budget après Mais vous avez un défi avant le budget
Oui Nous allons Donc Mais le budget Vous voyez bien C'est le cadre de tout ça Comment est-ce qu'on peut laisser Un pays comme le nôtre Une nation comme la nôtre Une histoire comme la nôtre Livrée au surendettement Tous ceux qui nous écoutent Ils savent très bien Ce qu'est le surendettement Pour une famille Courir après Un nouveau crédit
C'est que ça fait partie S'attaquer à l'endettement C'est le budget de l'année prochaine C'est effectivement Votre prochain défi Est-ce que les 40 milliards d'euros D'économie C'est un point de départ Pour discuter Ou c'est le point d'arrivée
C'est un point nécessaire Mais peut-être C'est pas précis comme réponse Il faut expliquer Mais je vous répondrai Sur le nouveau défi aussi
Non mais est-ce que ça reste Votre objectif 40 milliards d'économie Pour le budget de l'année 2020 Non
Mon objectif est très précis C'est que nous prenions Une pente Des dépenses publiques Des dépenses publiques Qui nous permettent De nous retrouver Dans 4 ans A un niveau tel
Que la dette n'augmente plus Et est-ce que le point De cette pente C'est 40 milliards d'euros D'économie l'année prochaine
C'est 4,6 Comme objectif De déficit C'est-à-dire Actuellement nous avons
Donc ça correspond A 40 milliards
Quand j'ai été nommé Nous avions Presque 6% De déficit Pour le pays 5,8 On va passer cette année A 5,4 Et c'est très difficile Parce que tous les jours Vous avez vu que Hier on a eu Une alerte Officielle Sur les dépenses Sociales
Les 40 milliards Sont un objectif Intangible Et à tenir
Le 40 milliards La pente Que je décris C'est ce que nous allons Suivre et atteindre Je l'espère On va faire tout ce qu'on peut Mais on ne sait pas S'il n'y a pas une guerre On ne sait pas S'il n'y a pas une crise Mais ceci est notre objectif
Vous avez donné un rendez-vous Au pays Dans 15 jours Vous allez annoncer Les grandes mesures Je vais annoncer
Exactement Ce qui me paraît Nécessaire de faire Et ça sera Tout sauf simple Et Je dis Qu'il y a Un critère C'est que Tout le monde participe
Alors justement Sur la méthode Tout le monde participe Monsieur le Premier ministre
Mais Vous me permettrez De dire que Olivier Bost M'a gentiment invité A ignorer l'étape Que je voulais décrire maintenant Mais je vais la décrire Cependant Nous avons un rendez-vous Mardi Très important A Chartres Où je réunis Tous les préfets Pour Une Refondation De l'Etat Dans sa vie locale Il y a Comme vous savez De très grands Désordres Dans l'expression De l'Etat Il y a Mille Interventions Mille agences Mille organismes Qui ont chacun Leur propre logique Et leur manière De voir les choses Qui se parlent Très peu entre eux Ou pas du tout entre eux Il y a des ministères Qui conduisent Chacun leur politique Et on a
Ça l'annonce Une grande réorganisation
Absolument Et on a Un très grand besoin De remettre de l'ordre Dans tout ça Et pour cela Les préfets Les préfets de départements Seront Que je rencontrerai A Chartres Mardi matin Vont devenir Les fédérateurs Et les coordinateurs De toute l'action De l'Etat Parce qu'on a besoin De mettre De la cohérence Dans tout ça On a besoin De faire des économies On a besoin De mieux utiliser L'argent public Car je ne crois pas Que faire des économies Ça veut dire Qu'on ne fasse plus rien
C'est ça c'est une vision Quand même à moyen terme
Non non non
Pour avoir des économies Pour produire des effets Avant il y a des choix Douloureux à faire Pour le budget On parle notamment D'une année zéro Zéro augmentation Pour la plupart Des budgets Des retraites Des ministères Mains sociaux Du barème des impôts Est-ce que ça va être Votre choix ?
Nous parlerons de ça Autour du 14 juillet Après le 14 juillet Ça sera probablement Le 15, 16 ou 17 juillet Quelque chose comme ça
Un mot sur la méthode Même Est-ce que vous allez chercher Un accord avec les partis politiques Comme l'avaient fait Michel Barnier Lors du précédent budget Ou alors vous allez Poser vos objectifs Et laisser les partis politiques Prendre leurs responsabilités Sur ce budget Quitte à ce que ça ne fonctionne pas Quelle est votre méthode Sur cette épreuve Cette Himalaya Qui se présente à vous ?
Merci de rappeler La définition que j'avais faite Et franchement Au bout de 6 mois Et 3 semaines Je pense que c'était assez juste De voir un Himalaya Dans les défis Qui étaient devant nous Et je vous rappelle L'Himalaya C'est une chaîne de montagne Avec une dizaine De 8000 mètres Et donc Est-ce que je vais rechercher Les accords ?
J'ai toujours pensé Que c'était En rassemblant les gens Qu'on pouvait avancer Je pense qu'un pays Je pense qu'un pays Comme le nôtre Dans l'extrême difficulté Où il se trouve Il est en proie A des dizaines De forces de division Il y a des dizaines D'organisations De toute nature Politiques Qui ne veulent que Le fait qu'on se batte Les uns contre les autres Qui pensent Que La France C'est un ring Un champ clos Dans lequel Par exemple Les syndicats Et le patronat Doivent s'affronter Et les uns gagnent Ou les autres perdent C'est ce qu'on a vu Dans les commentaires Autour du conclave Et puis A l'Assemblée nationale Vous voyez Qu'on voit Des forces politiques Et certaines De manière Choquante Des forces politiques Qui veulent abattre Leurs adversaires Ou ceux qui ont Des différences Avec eux Je pense Exactement le contraire La France Ce n'est pas Un ring De boxe Ce n'est pas Un champ clos Dans lequel Les uns Doivent battre Les autres La France C'est un bateau Dans lequel Nous sommes tous Embarqués Et nous y arriverons Ensemble Ou nous coulerons Ensemble Et la division Je dis cela Avec L'engagement De toute une vie La division C'est le plus sûr Moyen De couler Tous ensemble Et c'est pourquoi Je plaide Pas depuis Aujourd'hui Mais depuis Les premiers pas Que j'ai fait Dans la vie publique Je plaide Pour la réconciliation Et pour la mobilisation Des énergies Pour les gens Qui se rassemblent Plutôt que les gens Qui se divisent Et qui se séparent
Après ce plaidoyer François Bayrou On va faire Une toute petite pause Dans ce grand jury Nous retrouvons Le premier ministre Dans un instant Pour ce grand jury Exceptionnel A tout de suite
Du grand jury Présenté par Olivier Bost
François Bayrou Le premier ministre Et maire de Pau Et notre invité Exceptionnel Dans ce grand jury A mes côtés Perrine Tarnot De Public Sénat Et Pauline Buisson De M6
Le grand jury Tout est politique
Monsieur le premier ministre La France aura Très chaud La semaine prochaine Avec un nouvel épisode De canicule Bruno Retailleau Le ministre de l'Intérieur Vient d'annoncer Une réunion interministérielle Cet après-midi On voit Les fermetures d'écoles Se multiplier Quelles décisions Faut-il prendre ?
D'abord il faut être prudent Lorsqu'il y a Exposition A une chaleur Excessive Les maires Qui sont sur le terrain Savent Qu'il y a des précautions A prendre Mais la vraie politique Elle est à plus long terme Comment faire en sorte Pour lutter Contre ces épisodes De chaleur excessive Il y a une partie Du travail Que la France Est à peu près La seule dans le monde A avoir fait C'est à dire Baisser Réellement Ses émissions De gaz à effet de serre Pour donner l'exemple Parce que la France Ça n'est que 1% Des émissions De la planète Donc si on les baisse De 10% Ça fait 1 pour 1000 Et c'est pas Tout à fait suffisant C'est bien Pour donner l'exemple Et c'est bien Pour découvrir nous Les chemins De la production Et de l'activité
Vous avez vu cette semaine L'avertissement du Haut Conseil Pour le Climat Qui dit Nous ne sommes pas prêts Selon cette instance indépendante Le plan d'adaptation Au changement climatique Qui a été présenté En mars N'est pas suffisant Pour protéger La population Est-ce qu'il faut accéder ?
Ils ont raison Parce qu'on ne s'intéresse pas Aux actions Qui peuvent permettre De protéger la population J'en vois deux principales La première C'est le verdissement Qu'on travaille Et les maires des villes Je sais ce qu'il en est Ils travaillent Vous avez de grandes places minérales Et chaque fois qu'on peut Il faut les végétaliser Et puis il y a un travail Tout à fait important Pour ce qui est des logements Vous savez On s'est jusqu'à maintenant Beaucoup intéressé A l'énergie pour le chauffage Mais il va falloir s'intéresser A l'énergie aussi Pour le rafraîchissement Et on a une source d'énergie Extraordinaire Je suis allé ouvrir le congrès Je me passionne pour Cette source d'énergie Depuis des années La géothermie Pourquoi la géothermie ?
D'abord la géothermie Quand il s'agit de se chauffer Ça permet d'économiser Beaucoup 80% Mais quand il s'agit de rafraîchir La géothermie Ça permet de rafraîchir En économisant plus de 90% De l'électricité disponible C'est sous nos pieds
Oui c'est une source d'énergie intéressante Mais est-ce que politiquement Il n'y a pas quand même une ambiance Anti-écologie ? On a vu que tout ce mois de juin Il y a eu plusieurs reculs Majeurs sur l'écologie Au Parlement Les aides et feux Les âmes Le stop and go Sur la prime rénov' Est-ce que ce signal politique Globalement n'est pas mauvais Pour agir Contre les aléas climatiques
Mais je plaide devant vous A l'instant Au contraire Pour des solutions Bioclimatiques Le N'est-ce pas La géothermie Une étude que j'avais publiée Lorsque j'étais au commissaire au plan Montrait pour la première fois Que ça pouvait Représenter L'équivalent De 5, 6 ou 8 tranches nucléaires
Alors qu'est-ce qui pose problème Dans ces renoncements sur l'écologie ? Que ce sont vos partenaires Qui ne sont plus si fiables ? On pense notamment aux républicains Par exemple
Oui je pense que Que l'attention se déplace Mais il faut arriver A partager avec nos concitoyens Et avec les élus L'idée que Des chemins énergétiques Des chemins pour l'écologie Sont à portée de la main Ce que pensent la plupart des élus Assez souvent C'est que l'énergie Que l'écologie va imposer Un recul dans nos modes de vie Et moi je crois le contraire Je pense qu'il est absolument Évident et nécessaire Y compris en allant à contre-courant Je vais le faire dans une seconde Moi je pense que Nous devons reprendre en main Prendre en main La politique de l'eau On est devant En raison du réchauffement climatique Des zones entières De notre pays Des départements entiers Des régions en terre Qui vont manquer d'eau Or Depuis Depuis La Rome antique Et depuis l'Egypte antique On sait que L'eau Il faut la réguler La capter Quand il y en a trop La distribuer Quand il n'y en a pas assez Et vous savez Les actes ducs Que les romains ont fait Pour Alimenter en eau Des provinces Dans lesquelles Les agriculteurs Les paysans Ne pouvaient plus travailler On a à reprendre Une politique Qui fasse que L'eau Ce bien précieux Puisse être Mise à disposition Sans que nous abandonnions Les paysans Par exemple
Vous nous annoncez un grand plan De travaux De grands travaux
Oui je pense Mais il y en a quelques-uns De lancés Pour Pour Pour des régions entières De notre pays Et Il se trouve que Que je relis En ce moment Je relis C'est ce que les gens disent Quand ils veulent faire semblant D'avoir lu avant Je ne l'avais pas lu avant C'est l'histoire de France De Michelet En entier Il y a des chapitres entiers Qui sont Qui sont Consacrés A ces départements français Notamment dans le sud De la France Qui manquent Cruellement d'eau Qui sont des espèces De déserts Et On les a alimentés en eau On a fait le canal du Midi Par exemple Le canal du Midi Et Et ça date De plusieurs siècles Et de mon ami Henri IV En particulier Et donc C'est Cette distribution De l'eau là On l'a abandonnée Avec le temps Il y en avait suffisamment Donc on considérait Que Et bien Définir une politique De l'eau Pour que On préserve La nature Les milieux naturels Et la biodiversité Et en même temps Pour que les agriculteurs Puissent avoir Une vision De leur avenir Au lieu de Les condamner Perpétuellement De les cibler Perpétuellement Comme s'ils gaspillaient L'eau Gaspillent pas Ils font Ce que Le monde De la terre A fait Depuis des siècles Et des siècles Mais maintenant Il faut le faire De manière moderne Parce que Ces conduites là Elles perdaient Beaucoup d'eau Elles se dispersaient Dans la net On peut avoir Maintenant Un plan Qui soit Un plan Des plans Qui soit Des plans Sérieux François Bayrou
On a évoqué De manière un peu furtive Les divisions De votre coalition Parmi les sujets Qui divisent Il y a la proportionnelle Quand allez-vous Déposer le projet de loi Pour modifier Les élections législatives
Alors je vais vous parler Franchement Oui Comme je le fais habituellement Il y a une majorité Pour la proportionnelle A l'Assemblée nationale Et donc Vous pouvez présenter Un texte de quand Mais Cette majorité là Elle passe Au sein du socle commun Il y a Une majorité large
Une majorité large
Mais au sein du socle commun Il y a des sensibilités différentes Et donc Je présenterai ce texte Après que nous aurons eu Le travail budgétaire
Donc début de l'année prochaine
2026 Par exemple Oui Ou à la fin de cette année
Vous aviez prévu Plutôt de le présenter En septembre Vous le reculez donc
Le mot de recul N'appartient pas A mon vocabulaire Je pense que Comme on va avoir Les discussions budgétaires Il est nécessaire De ne pas Diviser
Ça veut dire que Vous pensez convaincre Les réticents du socle commun
J'ai parfois Assez confiance Dans mes capacités Pédagogiques On va dire Pas sur tous les sujets Mais je veux dire Quelque chose D'assez simple On ne peut pas Continuer comme ça Je ne sais pas Si vous avez assisté Au débat A l'Assemblée nationale Cette fin de semaine C'était effrayant De violence D'injure De D'accusation De mise en cause Les mots Qui sont utilisés
Au moment de la niche parlementaire D'Eric Schiotti
Je ne veux pas les répéter ici Ce sont des mots Effrayants Et inacceptables Et pourquoi ça ? Parce qu'il faut toujours S'intéresser aux causes Pourquoi ? Parce qu'on a pris l'habitude Et le scrutin majoritaire Donne cette habitude Qu'il faut toujours être Les uns contre les autres Jamais dans un rapport De pluralisme Jamais dans un rapport De coopération Jamais dans un rapport De consensus Mais que pour être Entendu par l'opinion Il faut être
Violemment contre D'où votre plaidoyer Pour la proportionnelle François Bayrou Une autre question Périne Tarnot Il y a une chambre Qui est plus stable Vous avez une majorité Qui est assez forte C'est le Sénat Et pourtant Vous avez décidé D'aller quand même Au conflit Avec les sénateurs Sur la modification Du scrutin Du scrutin des municipales A Paris Lyon Et Marseille Vous avez choisi De donner le dernier mot A l'Assemblée nationale Pourquoi vous opposez Ainsi au Sénat
Périne Tarnot C'est drôle Parce que vous êtes Public Sénat N'est-ce pas Vous êtes sur la même chaîne Que LCP La chaîne parlementaire Vous appartenez Au même ensemble
Vous avez besoin De cette chambre Le Sénat
Et donc Vous respectez J'imagine Les deux chambres Tout à fait Nous allons examiner Un texte Sur l'audiovisuel public Qui est une initiative Sénatoriale On a examiné Cette semaine Un texte Sur Sur La facilitation Des activités agricoles D'initiatives Sénatoriales Et je pourrais Citer ainsi Décliner Une dizaine de textes Dont l'initiative Est au Sénat Il se trouve Que cette initiative Sur Le mode d'élection Municipale A Paris Lyon Et Marseille Qui sont Les seules Trois villes En France Où on n'élise Pas le maire Ce qui est quand même Singulier Et où 90% De la population Consultée par sondage Dit régulièrement Qui sont Pour pouvoir Élire leur maire Et ce texte Est d'origine Assemblée Donc il part De l'Assemblée Il va au Sénat Le Sénat
Votre d'autres textes Qui viennent de l'Assemblée Là Gérard Larcher Vous avez quand même Mis en garde Cette semaine Attention Le Sénat Est la seule Assemblée Où vous avez Une majorité Claire
Oui J'apprécie Beaucoup Votre défense Du Sénat Et vous êtes D'une certaine Manière Voué A cette Défense Mais Il se trouve Que Je pense Qu'on doit Examiner Les propositions Je répète 90% Des Parisiens Des Lyonnais Et des Marseillais Disent On veut élire Notre maire En même temps Que notre maire D'arrondissement On élit Les deux Avec deux bulletins De vote Est-ce que c'est Quelque chose De choquant Il se trouve Que Rachida Dati Et Gérard Larcher Appartiennent Au même parti politique Non Oui Et Rachida Dati Est un défenseur Avec d'autres élus Parisiens De ce changement De mode de scrutin Bon Le parlement Dans ses deux chambres Va s'exprimer Et il n'y a rien De plus simple On n'est pas obligé D'être d'accord Sur tout Mais Pour moi La vie parlementaire Elle nécessite Qu'on puisse examiner Des textes Qui viennent de l'Assemblée Et du Sénat Ce changement
De scrutin Ce changement de scrutin Sera valable Pour les prochaines élections Municipales
Ou pas Ah oui Ça c'est votre objectif S'il est adopté S'il n'est pas adopté On gardera le mode de scrutin Qui fait que Il y a des villes en France Trois seulement Où on n'élit pas directement Le maire Ce qui est absurde
Un autre projet de loi Il y a celui sur l'audiovisuel Qui revient demain A l'Assemblée nationale La radio publique Est en grève Contre ce projet Est-ce que Vous pouvez Nous donner Un bon argument Pour Pour cette Cette loi audiovisuelle Qui veut faire Un J'allais dire L'ORTF Mais en tout cas Faire un grand ensemble Avec tous
Alors je répète Qu'il ne s'agit pas D'un projet gouvernemental Oui tout à fait Il s'agit Pour faire plaisir A madame Tarnot D'un texte D'origine sénatoriale
M. Laurent Laffont
Puisque c'est Laurent Laffont Le président de la commission De la culture Qui a présenté ce texte Quel est l'argument De ce texte Ceux qui le défendent Disent Mais on On ne peut pas Continuer comme ça Est-ce que Vous vous rendez compte De l'assaut De Des Des Des Des Des Des Des Des Des Des Des Des Des Des Des Des Des Des Des Des Des Des Des Des
Donc vous Vous défendez ce texte
Netflix Par exemple Qui sont en train De De De Contraindre Et je suis devant Une chaîne de télévision Très importante Ils sont en train De contraindre Donc vous défendez François Bayrou ce texte
Il sera voté avant la fin Est-ce que je puis finir
Mes phrases Je sais bien que c'est un privilège Excessif que je demande Mais Bon Que voulez-vous Avec le temps
Avant la fin de cette session Extraordinaire
J'espère Que le parlement Va s'en saisir Et va s'en saisir De manière Positive Parce que Ou bien on considère Que la situation actuelle Est très bonne Et on reste Où on en est Mais qui peut soutenir ça Ces déséquilibres Ces affaiblissements Avec Des métiers Semblables Qui sont faits Chacun Dans son organisation Et en Et en Et en vivant D'une certaine manière En vase clos Regardez ce que vient de faire L'audiovisuel public C'est très intéressant Il y avait France Bleu Et il y avait France 3 Région Deux chaînes L'un faisait de la télévision L'autre de la radio En vérité Ils font tous les deux La même chose Ou à peu près Ils ont décidé De se réunir Dans une chaîne commune Qui s'appelle Ici Qui réunit
On a bien compris Votre soutien A cette réforme
Qui réunit La radio Et la télévision Pourquoi l'ont-ils fait A votre avis ? Puisque vous m'interrogez Olivier Bos Bah non c'est vous Qui défendez Oui mais on peut Avoir une conversation Un échange Pourquoi l'ont-ils fait ? Ils l'ont fait Parce qu'ils ont considéré Qu'ils n'étaient pas assez forts Et qu'ils avaient besoin Je ne dis pas Qu'ils y soient encore Qu'ils avaient besoin De se regrouper Pour être plus forts
Vous défendez radio Et télé La loi du monde
Dans lequel nous sommes C'est qu'il y a Tellement de puissances Menaçantes Qui paraissent Irrésistibles Qu'il faut bien A un moment donné Qu'il y ait une réponse Dans un pays Comme le nôtre Et cette réponse Elle est A faire travailler ensemble Les métiers Qui sont cousins Parents Les entreprises Qui sont cousines Et parentes Et les associations Et les gens
On a beaucoup parlé De l'audiovisuel Monsieur le Premier ministre On va parler un peu De la presse écrite On a beaucoup lu D'articles Plutôt sévères A votre encontre Sur votre travail A Matignon Déjeuner Qui s'étire en longueur Apéro politique Tous les soirs Avec cette idée En fait Que vous ne travaillez Pas beaucoup Trouvez-vous ça Désagréable Ou ça ne vous touche Absolument pas
Est-ce que vous êtes Intéressé Une seule seconde Vous monsieur Bost A la question De savoir Si c'était vrai Ou pas Par exemple Est-ce que Vous m'avez au téléphone A peu près deux fois Par semaine Est-ce que vous m'avez Une seule fois Posé cette question Non mais je vous la pose Non non non non C'est pas que vous la posez Vous insinuez
Et moi j'aime bien Moi j'aime bien Qu'on ait des conversations Franches d'homme à homme Je cite des choses Qui sont écrites Je viens d'un pays Dans les Pyrénées
Dans lequel on se parle Franchement Est-ce qu'une seule fois Vous m'avez dit Est-ce que vous avez Des apéros Je n'ai jamais d'apéros Et je n'insinue rien Non non non Je vous rapporte Ce qui est lu Et ce qui est écrit Par un certain nombre Vous avez Sous forme de question Vous portez Des insinuations Est-ce que j'ai Des dîners politiques Tous les soirs Qui traînent en longueur Je n'ai jamais De dîners politiques Est-ce que Est-ce que On travaille De 7h du matin De 7h30 du matin Jusqu'à minuit Tous les jours Donc vous vous êtes fait Sciemment Parce que vous savez très bien Que c'est pas vrai Ce que vous dites Vous vous êtes fait Sciemment Comment dirais-je L'expression D'accusations Qui sont des accusations Destinées à nuire
Derrière tout cela
Et moi je n'aime pas Je sais bien Que vous essayez De le sortir du ring Mais puisqu'il est monté Sur le ring Il faut bien Qu'on accepte Ce genre de choses Ce genre Des choses Non mais Ne vous mettez pas à deux Ça n'est pas la peine Donc je dis A monsieur Bost Qui vient de poser Une question déloyale Je lui dis Excusez-moi Renseignez-vous Avant de poser les questions Venez voir S'il y a des apéros Jamais Il y a des dîners Qui traînent en longueur Jamais C'est pas comme ça Je vis frugalement De la manière la plus Et d'ailleurs je peux vous annoncer Que les dépenses de Matignon Que les dépenses de Matignon Oui n'essayez pas de biaiser Non non non Je biaise pas Non non non Quand on entre dans ce type de rapport Il ne faut pas essayer de biaiser Non non pas du tout Et donc vous dites Que vous avez très bien
Mais comment vous avez perçu La petite phrase d'Emmanuel Macron Qui était en déplacement à Oslo Cette semaine Qui a dit La stabilité ne doit pas nous coûter l'immobilisme Est-ce que vous l'avez perçu Comme un avertissement Comment vous l'avez analysé
Bah écoutez Je travaille avec le président de la république Je parle avec lui Et toute tentative De mettre entre nous De ces acides Dont le monde entier est friand Qu'on ne s'entendrait pas Ou qu'il chercherait A déstabiliser le premier ministre Tout ça vous pouvez essayer Vous n'y arriverez pas En tout cas de ma part Je ne suis pas là
Je ne suis pas là
Pour un intérêt personnel Je ne suis pas là En pensant à d'autres échéances Je suis là Parce que j'ai très tôt Depuis 20 ans Pris conscience De la gravité Des menaces Dont nous ne savions pas Nous protéger Que nous n'identifions Même pas Souvenez-vous J'ai depuis 2007 Fait une campagne Même présidentielle Sur la dette Tout le monde s'en foutait Tout le monde Et les journalistes Se gaussaient Et mes adversaires politiques Disaient Mais ce garçon franchement Il croit qu'il va réunir des gens En parlant de la dette J'ai fait ça J'accepte J'accepte d'être Seul contre tous Par moment Mais la seule chose Qui m'intéresse C'est que Toute notre action Tout notre travail Toute notre réflexion Soit portée sur le seul sujet
Qui compte Qu'est-ce qui mesurera Votre succès Monsieur le Premier ministre C'est d'avoir sensibilisé La France A cet enjeu de la dette Ou d'arriver A faire passer un budget Pour l'année prochaine
Oui
Quel est le plus important Vous croyez que c'est un jeu Moi pas Non pas du tout Ah non non Je pose pas que ça Comme un jeu Est-ce que vous avez l'impression Que les français vous suivent Dans cette question de la dette Parce que quand on regarde Les sondages de popularité Je sais bien Que vous ne faites pas attention Au sondage On n'a pas l'impression Que les français Prennent conscience De ce que vous essayez De faire expliquer
Je crois qu'ils Commencent à prendre conscience Si vous observez bien Les sondages Sur leur sujet De préoccupation Depuis le mois d'avril Où j'ai fait Une conférence de presse Entièrement Destinée à ce sujet Ce sujet a progressé Beaucoup Dans l'opinion Mais Il faut comprendre Peut-être Les gens ne comprennent pas assez
Mais dans quel état
Mais moi En tout cas Le gouvernement Toute Mon équipe Il serait indigne Et déshonorant Que nous ne regardions pas Les français dans les yeux En leur disant Ceci est un danger Mortel Pour vous
Et si votre discours De vérité Sur le budget N'est pas entendu Notamment par la classe politique Si vous ne trouvez pas De majorité Est-ce que vous pourriez partir
Vous aussi Vous me faites Une motion de censure Périn Tarno Vous avez raison Toutes les forces politiques Font une motion de censure
Votre état d'esprit
Sur ce discours de vérité Il se trouve que Il y a eu un sondage Cette semaine Qui dit Il n'arrivera pas A la fin de l'année Et C'est peut-être vous Qui m'aviez posé la question Et J'ai répondu Que Lorsque nous avons été Nommés Au mois de décembre Il y avait aussi Un sondage Dans lequel 84 4% des français Ne croyaient pas Que j'arriverais A la fin de l'année 2024 Bon Est-ce qu'on va arriver A la fin de l'année 2025 Je vais vous dire Simplement Il n'y a jamais eu De gouvernement Qui ait une situation Aussi fragile Que celle-là Pourquoi ?
Parce que le pays Est dans une situation Fragile Et que Son monde politique Au fond Ressemble au pays Divisé Incertain Avec des affrontements Qui sont des affrontements Insensés Indignes Que Aucun Père de famille Ou mère de famille N'accepterait de ses enfants Aucun professeur N'accepterait de ses élèves Et là ce sont des adultes Et des adultes représentatifs Et qui se comportent Avec une violence Un mépris de l'adversaire Un désir d'écraser Un désir de faire tomber Qui sont le plus mauvais signal Pour la vie du pays François Bayrou Et pardonnez-moi de dire Il y a peut-être peu de gens Qui s'intéressent A réconcilier les gens Qui s'intéressent A les concilier A les fédérer A les rapprocher Pour qu'ensemble On choisisse Un chemin Qui nous conduira A un avenir Moins terrible Que celui Qui me menace Mais j'en suis Et mon équipe En est Tous ceux qui m'entourent Ce sont des gens Qui veulent Qu'on arrête Avec l'affrontement perpétuel Et les divisions De chaque instant Pour ensemble Que nous réussissions A trouver Un chemin Dont on puisse être fier
Merci beaucoup François Bayrou Pour ce grand jury Exceptionnel Bon dimanche à tous Bonne semaine On se retrouve la semaine prochaine
François Bayrou