Blocus des lycées: "Nos enfants sont en danger dans la rue", affirme le ministre de l'Éducation
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Quelles réponses à la colère lycéenne ou aux violences urbaines ? Situation ce matin ?
- 0:33FerméeRéponse directe
Combien de lycées bloqués ou fermés ce matin ?
- 1:08OuverteRéponse partielle
Comment voyez-vous la journée qui vient ? Retour au calme ou poursuite des mouvements ?
- 1:42OuverteRéponse directe
Pensez-vous que la plateforme de concertation est à la hauteur ?
- 2:20RelanceRéponse directe
Comparaison avec le grand débat des Gilets jaunes : risques similaires ?
- 2:48FerméeRéponse directe
Bilan des dégradations : nombre de lycées touchés et coûts ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:12Edouard GeffrayChiffre
« Nous n'avons pas de chiffres de lycées bloqués ce matin, pas encore. »
- 0:20Edouard GeffrayChiffre
« Nous aurons un peu plus de 400 lycées qui seront fermés aujourd'hui. »
- 2:48Edouard GeffrayChiffre
« Il y a 1 207 lycées qui hier ont été perturbées ou bloquées. »
- 3:23Edouard GeffrayChiffre
« Depuis le début de la semaine, il y a probablement au moins plusieurs dizaines, voire plus d'une centaine de lycées qui ont connu des dégradations, on va dire sévères. »
- 5:17Edouard GeffrayChiffre
« On a eu 65 personnels blessés, on a eu 40 proviseurs parmi eux qui ont été blessés. »
- 5:55Edouard GeffrayFait
« Les mortiers c'est pas en vente libre vous les trouvez pas à l'épicerie à côté de chez vous. »
- 6:30Edouard GeffrayFait
« Gérald Darmanin dit qu'il va falloir que les casseurs payent, voire même y compris les parents. »
- 8:17Edouard GeffrayFait
« Les événements commencent le 18 septembre au lycée Saint Exupéry à Créteil. »
- 8:48Edouard GeffrayFait
« Le lundi 21, vous avez un député LFI qui vient sur site, qui harangue la foule et qui incite sur les réseaux sociaux ensuite à propager le mouvement. »
- 9:24Edouard GeffrayChiffre
« J'ai la responsabilité de 12 millions de mineurs. »
- 11:18Edouard GeffrayFait
« Je suis ravi qu'il appelle à la non-violence parce qu'il est temps. »
- 19:23Edouard GeffrayFait
« Hier, ils ont mis feu à un établissement dans lequel j'avais 160 internes. »
Temps de parole
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il est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV bonjour Edouard Geffray merci d'avoir accepté de répondre à mes questions ce matin vous êtes bien sûr le ministre de l'éducation nationale colère lycéenne ou violences urbaines quelles réponses, quelle situation ce matin Très nombreuses questions, évidemment. On vous attend sur toutes ces questions-là et en particulier sur la situation ce matin. Est-ce que vous avez des nouvelles ? Est-ce que vous savez combien de lycées bloqués, combien de lycées fermés Nous n'avons pas de chiffres de lycées bloqués ce matin, pas encore. En revanche, nous aurons un peu plus de 400 lycées qui seront fermés aujourd'hui. Soit parce qu'il y a eu des dégradations matérielles qui empêchent l'accueil des lycéens.
Je pense par exemple aux destructions de systèmes incendies et donc on ne peut plus accueillir des lycées tant qu'ils n'ont pas été réparés, soit parce qu'il y a des personnels qui ont été directement et délibérément visés. Et dans ce cas-là, il y a aussi mon devoir d'employeur qui est de protéger non seulement les élèves mais les personnels et dans ces hypothèses là, les établissements ont été fermés aujourd'hui. Comment vous voyez la journée qui vient et vous aurez une rencontre on va y revenir évidemment avec les organisations syndicales mais est-ce que les éléments que vous avez elles laissent imaginer un retour au calme ou au contraire une poursuite des mouvements ? Ce stade c'est difficile à dire, notamment parce que ce qui circule sur
les réseaux sociaux est généré par IA et généré par des élèves, enfin par des gens qui ne sont pas les élèves des établissements. Et donc ils peuvent laisser croire qu'il y a beaucoup d'élèvements concernés quand ce n'est pas le cas. Donc c'est difficile à saisir. En revanche, vous l'avez dit, j'en ai de dialogue, ça c'est sûr. Je vais avoir aujourd'hui les organisations syndicales des personnels, les associations de parents d'élèves, les associations lycéens, les associations
Tout est parti de revendications locales, d'ailleurs assez diverses. Et en réalité, moi ma conviction profonde, c'est qu'il y a des réponses qui pourront être trouvées très concrètes au niveau local. Et ça on a déjà commencé à le faire. Mais quand je vous entends hier dire, dès lundi, une grande plateforme de concertation permettra à tous les lycéens qui le souhaitent d'exprimer leurs attentes, leurs inquiétudes et leurs propositions individuellement ou collectivement. Chaque voix pourra être entendue. Les contributions seront analysées localement et j'en organiserai une restitution nationale. Pensez-vous que ce soit à la hauteur ? Moi, je pense qu'aujourd'hui, nos jeunes, ils ont besoin de se sentir écoutés. Et donc, une plateforme ? D'abord, c'est quand même... Pardon, mais...
Non, mais ça me fait penser au grand débat. Vous vous souvenez ? Après les Gilets jaunes. Non, mais en fait, il y a deux... On ne sait pas ce que sont devenus les cahiers de doléances. On ne sait même pas s'ils ont été lus. Là, en l'occurrence, tout sera publié, mais surtout, il y a deux éléments. Et soumis à l'IA, ce qui fait que, justement, les gens pourront aussi interroger par eux-mêmes la base. Donc ça, c'est la première chose. Deuxième élément, ça rentre pour le coup dans les codes de nos jeunes parce qu'ils ont l'habitude d'aller très vite sur leur téléphone, etc. Et donc, j'ai à dire, on utilise un outil qui est à l'heure portée. Puis troisième élément, c'est C'est que moi, je tiens à ce que l'expression puisse être à la fois individuelle et collective.
Il y a des cadres collectifs organisés, notamment les conseils de ville lycéenne, qui sont actuellement réunis dans tous les établissements concernés. Il y a des instances académiques, il y a des instances nationales qui sont réunies en ce moment eux-mêmes. Mais il y a aussi des individus qui peuvent avoir besoin de s'exprimer sur ce qui ne va pas. Et ça donnera la possibilité comme ça d'avoir une photographie, si je puis dire exacte, puisque tous auront la possibilité de participer. Les lycées, qui, pour de nombreux d'entre eux, ont vécu des dégradations, des scènes de chaos, de cases, d'incendies, de jets de mortiers. Si on en vient d'abord à la question du bilan, on sait qu'il y a de nombreuses villes, que ce soit Nice, Dijon, Besançon, Valence, Toulouse, Bordeaux, Montpellier, Rennes,
Saint-Etienne, Orléans, Strasbourg et Rouen, ainsi que leurs agglomérations. Nantes évidemment avec le lycée Nelson Mandela. Est-ce que vous avez une idée du nombre de lycées qui sont véritablement dégradés et même j'allais dire de la facture ? Alors, il y a 1 207 lycées qui hier ont été perturbées ou bloquées. Ça, c'est la première chose. Depuis le début de la semaine, il y a probablement au moins plusieurs dizaines, voire plus d'une centaine de lycées qui ont connu des dégradations, on va dire sévères. Grilles renversées, loges incendiés parfois. Il y a même des logements de fonction qui ont été incendiés, il faut quand même le savoir. Des logements de fonction dans lesquels il y avait... Il y a un logement de fonction dans un lycée à Lyon qui était donc occupé
par un personnel d'éducation nationale qui a été saccagé par des individus extérieurs qui ont véritablement saccagé l'établissement. Est-ce qu'il y a d'ailleurs des endroits où des incendies ont eu lieu alors que il y avait des élèves, des professeurs qui ont été mis en danger ? Hier à Nantes, vous avez vu le lycée Mandela dont l'entrée le lycée Mandela qui avait 10 ans dont l'entrée a été ravagée par les flammes il y avait au moment où l'incendie s'est déclaré 160 élèves en internat 160 élèves qui étaient à l'intérieur à l'intérieur, en internat, qui ont été évacués évidemment par les personnels, auxquels je rends hommage d'ailleurs parce que depuis une semaine on a des personnes de l'éducation nationale qui sont parfois visées et qui protègent une chose
à laquelle je crois qui s'appelle le service public de l'éducation. Et actuellement ce qu'on voit c'est une tentative de destruction dans certains endroits du service public d'éducation. Quand on s'en prend au bâtiment, quand on s'en prend au personnel et que c'est un service public et que ce sont des agents publics, on cherche à détruire un service public. On va en venir à la question de la responsabilité politique, puisque vous imputez notamment une forme de de responsabilité à LFI et ses proxys, c'est les mots utilisés par Matignon hier. Mais comment vous distinguez ? Vous dites qu'il s'agit d'individus extérieurs au lycée. Comment vous faites pour distinguer les casseurs ou ces individus dont vous dites qu'ils viennent pour détruire le service public de l'éducation et les lycéens ?
Quand on regarde ce qui se passe, et notamment j'appelle les proviseurs qui ont été blessés. Pour savoir comment d'abord prendre leurs nouvelles. Combien de proviseurs blessés ? Alors à ce stade on a eu 65 personnels blessés, on a eu 40 proviseurs parmi eux qui ont été blessés. 40 quand même. Donc je les appelle au fur et à mesure pour avoir évidemment de leurs nouvelles et puis pour leur apporter mon soutien. La plupart me disent, les personnes que j'avais en face de moi, ce n'étaient pas mes élèves. Quand même, au moment des faits violents. Donc on a des individus violents, ça a été aussi documenté par le renseignement territorial, qui ont été prennent en otage le mouvement, infiltrent les groupes de lycéens, et ensuite évidemment des lycéens qui,
j'allais dire, dans la chaleur du moment, suivent. Mais au départ on n'a pas forcément de lycéens violents ont très très peu on a des individus extérieurs très clairement ça c'est documenté qui sont là pour pour nuire actuellement quand même qu'on faisait des tirs de mortier je rappelle que les mortiers c'est pas en vente libre vous les trouvez pas à l'épicerie à côté de chez vous donc ces gens -là aussi ont une logistique qui leur permettent de faire ce qu'ils font. Une logistique ça veut dire une organisation, ça veut dire une volonté, une anticipation, on va y venir mais vous parliez des dégâts, un certain nombre de présidents de régions, Grand Est, Auvergne-Rhône-Alpes, Île-de-France disent que les chiffres sont considérables, qu'il se chiffre à plusieurs millions d'euros de dégâts.
Gérald Darmanin dit qu'il va falloir que les casseurs payent, voire même y compris les parents. Quelle est votre position là-dessus Moi là-dessus, d'abord c'est effectivement les collectivités ECA qui engagent des financements potentiellement énormes et c'est autant d'argent qui n'est pas mis dans la rénovation des bâtiments. Donc c'est quand même un peu embêtant parce que par ailleurs il y a quand même un gros travail fait par les régions pour rénover les bâtiments. On parle du lycée Paul-Éloire de l'autre jour à Saint-Denis, il y a 45 millions d'euros qui sont engagés pour des travaux qui ont commencé cet été quand même. Donc il y a de l'argent qui est mis sur la table par les régions. Et donc tout ça c'est de l'argent et des moyens qui sont distraits.
Deuxième élément qui paye, ça ce sera d'abord un cadre légal. C'est-à-dire que je rappelle que quand on attrape un casseur et qu'il a cassé quelque chose, il peut être condamné à réparer ce qu'il a payé. Et après il y a effectivement des débats entre les régions et les us locaux. Mais ça c'est une autre Et certains évoquent, c'est le cas de Bonneur-Retailleau, je crois que ça a été évoqué aussi par une partie de la droite et du centre, l'idée de revenir à la loi Casseurs, qui était une loi qui a été en vigueur jusqu'en 1981, qui est une loi qui disait que tous ceux qui participe sont co-responsables et d'ailleurs se partagent en quelque sorte la facture. C'est une loi à laquelle François Mitterrand avait mis fin, mais l'idée que ce n'est pas parce que vous n'êtes pas celui
qui avait vraiment tenu le marteau pour casser par exemple une barrière, eh bien que que vous n'êtes pas aussi responsable et qu'il faut partager la facture de manière à ce que ce ne soit pas le contribuable qui paye. Qu'est-ce que vous pensez de cette idée ? Moi, le principe du « qui casse-paye », je n'ai pas de problème. Après, dans ce genre de mouvement, on a beaucoup de lycéens qui sont à moitié des spectateurs ou se font surtout confisquer leurs mouvements, c'est le cas quand même actuellement. Ils sont en train de faire confisquer le mouvement par des individus. Je suis plus prudent. Vous avez parlé, c'est Matignon précisément, d'un mouvement de blocage des les lycées, par manœuvre organisée par LFI et ses proxys de l'ultra-gauche. Qu'est-ce que vous voulez dire ?
Quand on regarde le film de ce qui s'est passé, les événements commencent le 18 septembre au lycée Saint Exupéry à Créteil, où il y avait objectivement des problèmes notamment de ressources humaines. Et c'est d'ailleurs notamment les professeurs qui, à ce moment-là, sont soutenus par leurs élèves dans ce mouvement. Il y avait un mouvement réel et avec objectivement une situation qui n'était pas normale. Au
septembre, le lundi 21, vous avez un député LFI qui vient sur site, qui harangue la foule et qui incite sur les réseaux sociaux ensuite à propager le mouvement. Ensuite, vous avez des députés LFI. Louis Boyard. Vous avez des députés LFI ensuite qui font le autour des établissements, en incitant au blocage, aux manifestations, etc. Et au moment où les choses dégénèrent, et c'est là que pour le coup, il y a quand même un sujet, au moment où les choses dégénèrent ou des individus extérieurs commencent à tirer des mortiers, etc., au risque de blesser les élèves, ces mêmes élus incitent à l'extension des blocages. Et c'est là que moi je dis que c'est irresponsable, c'est quand on a la responsabilité mineure, pardon, moi j'ai la responsabilité de 12 millions de mineurs.
Aujourd'hui il y a une chose que je sais, c'est que les envoyés sur des lieux de blocage, c'est les mettre en danger compte tenu des éléments qu'il y a autour. Et ça fait une semaine que je le dis. Je rappelle pour ceux qui nous rejoignent que vous êtes le ministre de l'éducation nationale. Vous dites, si je vous écoute bien, qu'ils ont organisé ces blocages c'est-à-dire le premier créteil vous dites ça c'est un mouvement spontané de professeurs et d'élèves et j'ai le sentiment que vous donnez à ce premier mouvement une certaine légitimité mais vous laissez entendre que la suite aurait été orchestrée organisée à la manœuvre qui au fond le fait la poule qui commence, qui incite une fois encore au départ on a un mouvement qui est un mouvement
que je considère comme, j'allais dire, vraiment audible et auquel je réponds en plus. Mais après, il y a une part de mobilisation spontanée et puis il y a aussi une part de structuration, c'est tout de légitimation d'un mouvement. Quand vous avez des élus qui font autour d'un centre d et qui incitent publiquement au blocage, on ne peut pas dire qu'ils n'ont pas joué un rôle. Aujourd'hui, chercher à se défausser en disant « Non, non, non, ce n'est pas nous », ce n'est pas possible. Ils ont contribué très clairement à la cristallisation du mouvement. – Jean-Luc Mélenchon estime que c'est aussi l inverse, que c'est les policiers, que c'est d'abord la responsabilité du gouvernement et des élus depuis longtemps d'avoir abandonné les lycées.
Mais il dit ensuite que la sauvagerie policière, je le cite, avec aussi des accusations de racisme à l'endroit de l l'État, ont envenimé les choses avant de dire hier que les insoumis appellent, je cite, à la non-violence des méthodes de lutte. Écoutez, je suis ravi qu'il appelle à la non-violence parce qu'il est temps. Parce que quand on emploie un vocabulaire de type discipline de combat, lutte, bloquer tout etc avec des mineurs il faut pas se demander ensuite si les interprétations sont subtiles et donc je suis très heureux qu'il appelle enfin la non-violence ça c'est une C'est une bonne nouvelle. Mais de manière générale, si vous voulez, on peut chercher après ça la responsabilité indéfiniment. Il y a eu très clairement, et c'est leur choix politique,
qu'ils ont assumé dès le départ de vouloir cristalliser, reprendre et étendre le mouvement. C'est comme ça. Maintenant, ce qui compte, parce que moi, je suis responsable honnêtement, et notamment de mes élèves. Maintenant, ce qui compte, c'est de faire en sorte que nos enfants ne soient plus dans la rue parce qu'ils sont en danger. Ça veut dire qu'il faut que tout le monde se mobilisent. On est une communauté éducative. Les parents, très clairement, doivent se mobiliser et doivent dire à leurs enfants de ne pas être là-dedans. Vous estimez que les parents ont une forme de responsabilité ? Non, mais je pense qu'actuellement, c'est assez intéressant, la façon on s'est traités, c'est comme si c'était un tête-à-tête entre l'État et les mineurs.
Mais l'école, ce n'est pas un tête-à-tête entre l'État et les mineurs. L'école, c'est une communauté éducative. Vous avez des parents, vous avez des élèves, vous avez des professeurs. Donc vous leur dites « calmez vos enfants Surtout aidez-nous à les protéger Aidez-nous à les protéger J'avais Émilie tout à l'heure, une mère de famille Son fils est en première au lycée Balzac à Tours Elle était en larmes quand elle m'a appelé sur RMC Ça fait trois jours qu'elle demande à son fils de rester chez elle, parce qu'elle a peur pour lui. Elle dit « j'ai peur et je ne sais pas où on va ». Et elle accusait d'un côté l'extrême-gauche, disait-elle, d'une forme de responsabilité, mais elle disait de l'autre côté « l'État n n'est pas capable de tenir les choses ».
Elle vous sentait complètement débordée. Et elle disait « par ailleurs, il n'y a aucun plan B ». Moi, je lui disais « mais est-ce que votre fils a au moins des cours à distance ? » Elle me disait « non, il a reçu un polycopié en PDF, ça ne sont pas des cours à distance ». Elle était désespéré. Alors il y a plusieurs choses d'abord je comprends qu'elle soit évidemment inquiète mais il faut reprendre les choses dans l'ordre aujourd'hui il existe dans tous les établissements comme au niveau national des instances de dialogue qui sont en train de se réunir et qui il fonctionne. Et donc, il faut dire à nos jeunes qu'ils sont représentés, qu'il y a des discussions, qu'il y aura des solutions et qu'ils pourront tous s'exprimer dès lundi, y compris individuellement,
pour pas, j'allais dire, être pris dans un moment... – Mais honnêtement, j'ai l'impression que c'est quasiment un numéro vert que vous nous mettez en place, c'est-à-dire que je ne sais pas si c'est audible, si ça peut même passer le mur du son. Il y a une question de savoir si la démocratie est encore audible quand tout le monde appelle à la contourner. C'est ça le problème. Si vous faites un court circuit de la démocratie par la violence, évidemment la démocratie est au moins audible. Mais dans un état de droit, c'est ce à quoi je crois et ce que je sers, c'est quand même la démocratie qui permet d'en sortir. La démocratie, c'est se réunir dans des instances avec des élus ou ou même sans élus, d'ailleurs. Les gens que je reçois cet après-midi ne sont pas tous élus,
mais ce n'est pas grave. Mais est-ce que vous ne regrettez pas de ne pas... Justement, vous dites que vous croyez au dialogue et à la démocratie. Est-ce que vous ne regrettez pas de ne pas leur avoir parlé plus tôt ? La difficulté qu'on a eue, si vous voulez, c'est qu'une fois encore, si je prends le cas de Saint texte du Péry, nous avons traité un certain nombre de sujets. Depuis, le mouvement s'est étendu et on voit bien que l'une des difficultés c'est que c'est un mouvement qui n'a pas de revendication nationale. On n'est pas sur quelque chose de classique, il n'y a pas un gros objet contre lequel l'histoire sera mobilisée et dont on pourrait discuter. Il y a un ensemble de revendications souvent d'ailleurs très ancrées dans une réalité locale
et donc aujourd'hui en jeu c'est à la fois de répondre à ces revendications locales et puis pour ce qui est du national de distinguer les sujets, de l'apprendre avec eux. Mais quand on regarde hier soir vous Vous avez annoncé que vous alliez renoncer dans le budget à remettre des frais d'inscription à l'entrée des BTS. Ça veut donc dire qu'ils ont bien fait de se mobiliser ? Alors ça en l'occurrence, ce n'est pas le fruit de la mobilisation lycéenne et c'était quelque chose qui était parti bien avant évidemment dans le projet de loi, dans les travaux du projet de loi et d'ailleurs l'idée c'était quand même là aussi dans un cadre démocratique qu'on ait un débat parlementaire sur une vieille question qui est que notamment en classe préparatoire
aujourd'hui vous avez un certain nombre d'élèves qui sont très favorisés, on ne parlait pas des boursiers et qui ne payent pour autant aucun frais. Bon, j'ai parlé hier avec les organisations syndicales, je parlais avec les filles, je parlais avec les organisations syndicales en conseil de superéducation parce qu'il y avait le conseil de superéducation il y avait une inimité pour dire que c'était pas une bonne idée et donc j'ai annoncé dès hier soir que bien sûr on prendra l'initiative de le retirer. Sur les APL, est-ce que vous le ferez aussi ? Ça n'est pas forcément votre domaine du logement mais ça touche beaucoup les jeunes. Moi je parle de ce qui me concerne mais et c'est une autre question mais sur ce sujet là en tout cas très clairement j'ai dit
qu'on retirait la question mais une fois encore d'un moment le cadre démocratique doit permettre de traiter tout ça. Cet après-midi vous allez leur promettre quoi ? Vous allez leur dire quoi ? Ils appellent déjà à une journée décisive mardi prochain le 6 octobre. Alors d'abord je vais les écouter pardon mais c'est quand même ça la base parce qu'aujourd'hui je suis pas sûr d'ailleurs qu'ils soient très écoutés y compris médiatiquement on les montre beaucoup on monte beaucoup la casse. Nous on a reçu beaucoup j'ai reçu plusieurs des leaders syndicaux enfin vous dites vous allez les écouter j'ai su par mes confrères d'RTL que hier matin alors que vous étiez physiquement dans les mêmes locaux vous-même ainsi que le leader lycéen vous ne vous êtes même pas parlé ça vous n'avez pas profité de
cette occasion en vous disant je vais aller le voir je vais lui parler vous vous ditiez quoi que ce n'était pas le moment que vous attendiez quoi alors déjà c'est personnellement dans l'entrée de d'un studio de commencer à avoir une discussion de fonds. Donc je l'ai salué et à l'entrée et à la sortie, mais on n'a effectivement pas eu une discussion de fonds. Il se trouve que je le reçois cet après-midi s'il le souhaite. Enfin, tu vois, je l'ai invité cet après-midi, donc je pense qu'il sera là. C'est l'Européen de l – Vous n'avez pas répondu encore ? – Écoutez, je ne l'ai pas valifié ce matin avec mon secrétariat. – Mais en tout cas hier, il ne vous avait pas vendu. – Normalement, il est invité en tout cas et je pense qu'il sera là et qu'on pourra avoir une vraie discussion.
Comme d'ailleurs avec les autres associations lycéennes, parce qu'il n'y en a pas qu'une, et comme avec les élus lycéens, je rappelle qu'il y a des élus lycéens partout en France. Et donc, pour reprendre ce qu'on disait tout à l'heure, parce que c'est comme ça qui est important. Un, on écoute. Deux, on voit ce qui relève de sujets nationaux et on traite les sujets nationaux. Et après, au niveau local, et tous les recteurs sont en train de le faire, et tout château de l'éducation sont en train de le faire, on regarde ce qui relève du niveau local et on traite ce qui relève du niveau local. Il faut traiter les sujets que l'IC1 nous communique, ça c'est C'est clair. Mais ça se traite dans un cas de fois encore démocratique. Est-ce que vous aviez anticipé, on a quand même l'impression
que ce mouvement vous a largement échappé ? Pour reprendre les mots d'Émilie, cette mère de famille, elle estimait d'ailleurs que ça avait échappé à tout le monde, y compris aux lycéens de l'origine du mouvement. Mais est-ce que ce mouvement ne vous a pas largement échappé ? Est-ce que vous ne l'avez pas sous-estimé ? Vous disiez, ça a commencé le 18 septembre. C'est vendredi dernier. Je n'aime pas beaucoup tweeter, encore moins en mode d'alerte, vendredi dernier. J'ai publié expliquement sur les réseaux sociaux en disant « n'appelons pas à la génération des blocages, c'est irresponsable parce qu'on va mettre nos enfants en danger ». Simplement, à ce moment-là, toute la France était publiée par un autre événement, de Moron d'ailleurs qui s'est bien passé. Le pape ?
On a presque envie qu'il revienne là, honnêtement pour apaiser les choses. Oui mais enfin je veux dire, moi vendredi dernier, j'étais déjà en train de le dire et on était tous en train de dire « attention, il y a quelque chose qui est en train de se passer, ce mouvement est en train de se faire récupérer par des tiers ». Donc vendredi, vous avez l'impression de ne pas être entendu ? Non, ce n'est pas que je n'ai pas été entendu, c'est qu'il y a des gens qui ont continué sciemment à aller faire le tour des blocages et à attiser les flammes. Donc qu'effectivement, maintenant on a une situation qui s'est dégradée parce qu'en fait le mouvement a changé de nature, parce qu'il a été pris en otage très clairement par des groupuscules violents et c'est à ça qu'il faut mettre fin.
Aujourd'hui, la question des lycéens n'aime au fond, l'urgence, c'est la question de la lutte contre la violence. Quand vous dites des groupuscules violents, vous avez parlé, Matignon a parlé de LFI, de ces proxys d'ultra-gauche. Je recevais tout à l'heure le président de la région Grand Est, qui disait qu'il y avait y compris des éléments internationaux, des gens qui venaient notamment d'Allemagne ou de Suisse, comparables, disait-il, à des situations de black bloc, où on a des personnels, des personnes qui sont effectivement d'une sorte de lutte internationale ? Est-ce que c'est aussi ce que vous constatez ? Qui sont les profils ? Je crois juste un point. L'urgence pour moi en termes de l'éducation nationale, c'est les élèves et c'est les lycéens.
Ça, c'est mon urgence. Et par ailleurs, il y a une nécessité d'ordre public qui relève du ministère de l'Intérieur, qui est de faire en sorte que des éléments ultra violents, et donc là-dessus, je n'ai pas d'éléments à vous donner pour savoir s'ils viennent de l'étranger ou pas, mais Enfin, a priori, ils sont quand même essentiellement du territoire national. Mais ça, c'est un sujet intérieur pour faire en sorte que ces éléments ultra violents ne puissent pas nuire ni à nos services publics, ni aux biens, ni aux personnes. Edouard Geffray, comment vous voyez la suite ? Vous avez dit tout à l'heure, j'ai alerté sur le fait que nos enfants étaient en danger. Est-ce que vous redoutez un drame ? Quand vous avez des éléments violent, enfin ultra-violent, comme ceux qu'on a vus.
Hier, ils ont mis feu à un établissement dans lequel j'avais 160 internes quand même. Quand même ! Il faut se rendre compte de ce qui se passe. J'ai des personnels de la région à Marseille qui ont ont été aspergés d'essence parce qu'ils tentaient d'éteindre un incendie. Et on leur a tiré dessus des pétards. Donc, si la question est de savoir si dans un contexte de violence comme ça, il est possible qu'il y ait un drame qui à la fin se tourne contre nos élèves ou contre le personnelle. Moi pardon, je considère déjà que des drames certes pas ultimes mais enfin quand même il y a eu des situations dramatiques et c'est pour ça qu'une fois encore je rappelle et j'appelle vraiment tout le monde au calme et à l apaisement. La classe politique, les élèves, les jeunes qui essayent de les récupérer,
il faut que tout le monde s'apaise et discute. Vous estimez que la réponse policière a été proportionnée ? C'est ce qui leur avait été demandé, proportionné. Mais on sait que quatre enquêtes de l'IGPN ont ont été ouvertes au moins 4. Je crois que vous dites vous-même les chiffres, et d'ailleurs les termes. Laurent Nunez a demandé une réponse policière qui soit évidemment et strictement professionnée et qui tienne compte notamment de nos élèves pour les protéger. Ensuite, vous avez des gens qui s'infiltrent, qui sont ultra violents. Et c'est là que les choses deviennent évidemment plus compliquées. D'où l'importance pour les élèves d'être en cours ou d'être chez eux. Et puis, il y a effectivement une 4 enquêtes qui ont été ouverte pour, j'allais dire, mettre à jour des éventuels
manquements de certains policiers aux obligations qui passent sur eux. Merci beaucoup Edouard Geffray d'avoir répondu à nos questions ce matin. Ministre de l'éducation nationale, face à cette situation vous n'avez pas
Édouard Geffray