Budget : l’absence de vote met-elle la France « en péril » ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Est-ce que sonner l'alerte comme l'a fait Lecornu est la bonne méthode ?
- 5:00OuverteRéponse partielle
Les sénateurs LR supprimeront-ils des taxes ajoutées par la gauche ?
- 7:00RelanceÉludée
Le 49.3 était-il nécessaire pour éviter l'enlisement ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Un budget imparfait est-il préférable à aucun budget ?
- 11:00OuverteRéponse directe
La dissolution est-elle un épouvantail justifié ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Sébastien LecornuFait
« ce qui malheureusement peut avant tout se produire dans les temps à venir, c'est le fait qu'il n'y ait pas du tout de budget avec tout ce que ça peut vouloir dire sur la part d'incertitude politique, économique, financière que cela peut suggérer. »
- 1:00Sébastien LecornuChiffre
« Et donc là, c'est pas de savoir si on sera en dessous de 5 % du déficit, c'est 6 % du déficit garanti. »
- 2:30Sébastien LecornuFait
« On fait peur actuellement à une partie du pays avec des taxes qui n'auront jamais d'application parce qu'elles ne sont pas constitutionnelles, parce qu'elles n'ont pas d'assiette. »
- 7:30Antoine ObdorfChiffre
« une dissolution, c'est 15 milliards. »
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Une France sans budget à la fin de l'année. Voilà le principal péril qui pèerait aujourd'hui sur l'économie française prévient Sébastien Lecnu. Parce que ce qui malheureusement peut avant tout se produire dans les temps à venir, c'est le fait qu'il n'y ait pas du tout de budget avec tout ce que ça peut vouloir dire sur la part d'incertitude politique, économique, financière que cela peut suggérer.
Et en plus l'absence du budget peut se faire sous fond d'une crise politique beaucoup plus grave. Et donc là, c'est pas de savoir si on sera en dessous de 5 % du déficit, c'est 6 % du déficit garanti. Et j'ai pas besoin de vous faire de schéma sur qui payera l'addition et la facture à la fin.
Invité à s'exprimer au sommet de Tus France, grand messe des investisseurs, le premier ministre a tenté cependant de rassurer les patrons quit à égratigner le parlement en taclant sans les nommer les recettes fiscales votées par la gauche pendant le débat budgétaire. On fait peur actuellement à une partie du pays avec des taxes qui n'auront jamais d'application parce qu'elles ne sont pas constitutionnelles, parce qu'elles n'ont pas d'assiette. Alors comme moi je suis garçon assez rationnel, je me suis dit que tout le monde l'avait vu.
En tout cas nos opposants qui l'ont vonté l'ont vu parce que eux-mêmes ne veulent pas voter le texte final. Sébastien Lecornu qui affirme ne pas regretter d'avoir renoncé au 493 redonnant la main au Parlement au risque de voir les débats s'enliser. Une manière de renvoyer la responsabilité aux oppositions.
Et on va en parler avec vous. Bonjour Auror Malval, merci d'être là. Grand reporter au service politique de Marianne.
Bonjour Antoine Obdorf. Merci également d'être avec nous. Journaliste politique à l'opinion Antoine sonner l'alerte comme l'a fait hier à nouveau Sébastien Lecorn en employant le mot péril.
Est-ce que c'est la bonne méthode ? Ben en tout cas, au regard euh du grand bazar budgétaire qu'on a vécu à l'Assemblée nationale, il serait peut-être temps de commencer à sonner le toxin. Euh, on sait que Sébastien le Cornu au début de l'examen budgétaire avait déjà donné une marge supplémentaire.
On était parti de 4,7 % de déficit. Il avait desserré un petit peu les taux à 5 % de déficit. Mais il voit bien Sébastien le cornu qu'à mesure que les débats avancent, euh qu'une taxe se succède à une autre, qu'au contraire une économie est supprimée et puis une autre.
Euh et bien le compromis pourrait se faire sur le dos du déficit. C'est pour ça que Sébastien Lecnu euh le Premier ministre évoque le fait que ça pourrait dévisser et aller vers les 6 %. Là on entame clairement une autre phase de redressement et de correction du budget au Sénat avant le passage en commission mixte paritaire.
Euh et il est vraisemblable que par contre vous aurez euh des sénateurs LR euh qui y compris parce que Bruno Raillot sera de retour et par une forme d'excès de zel euh et bien euh supprimeront euh euh des taxes qui ont été rajoutées par la gauche. Mais eux-mêmes les sénateurs voudront préserver les collectivités territoriales par exemple. Donc chacun dans cette affaire euh par il faut bien le dire démagogie bien souvent euh supprime des économies par-ci et rajoute des taxes par là.
Ce qui on entendait que Sébastien Lecnu ne ne regrette pas l'abandon du 493, mais moi ça me fait dire quand même que cet instrument extrêmement populaire qui était l'article 493 de la Constitution, passage en force, brutalisation de l'Assemblée nationale, n'était pas si inutile parce qu'il permettait à un gouvernement, un exécutif d'endosser l'impopularité de certaines mesures mais des mesures nécessaires au redressement de nos comptes. Ça veut dire qu'il va peut-être devoir y arriver au final à ce 493. Ben en tout cas, moi je me dis que effectivement tout tout est possible pour à la fin au bout du chemin.
Alors effectivement Sébastien Lecornu répète qu'il n'y aura pas d'ordonnance, qu'il n'y aura pas de 493 rejette vraiment t tous ces instruments qui ont été perçus pour le 493 parce que les ordonnances, on en a encore jamais eu mais le 493 qui était un instrument de brutalisation un petit peu de la de la vie politique et puis qui a été un petit peu dévoyé aussi ces dernières années justement sous les gouvernements successifs d'Emmanuel Macron où il a été détourné un petit peu de son objet et servit tout simplement à pas s'embêter à à débattre à l'Assemblée nationale et à essayer de convaincre du bien fondé des propositions mais tout simplement les les imposer. Donc Sébastien Lecornu, peut-être qu'il devra s'y résoudre en disant "Écoutez, vous me mettez devant le fait accompli, si la France doit avoir un budget, et bien il va falloir que j'en passe par là." On n'est pas encore au bout de ce chemin.
En tout cas, ce qu'on voit, c'est que Sébastien Lecnu, il est toujours sur sa mission. Sa mission, c'est avoir un budget. Parce que pourquoi il dit tout ça aussi ? parce que à l'intérieur de son propre campagrogne.
On dit "Oui, Sébastien Lecnu est habile mais Sébastien Lecnu n'a aucune consistance idéologique. Il accepte tout et n'importe quoi." Bien sûr, c'est les socialistes qui tiennent le stylo.
Alors, peut-être que sur le projet le budget de la sécurité sociale, les socialistes ont un peu imprimé leur marque. Sur le projet de loi de finance, je vois pas honnêtement en quoi ce sont vraiment les socialistes qui sont à la manœuvre. Ils ont pas eu beaucoup de victoires et celle qu'ils ont eu en tout cas sur des des amendements comme la taxe sur les multinationales qu'une partie a aussi voté, ce sont des des amendements qui sont enfin qui vont tomber de toute façon au Sénat et qui seraient peut-être tombés de toute façon parce qu'ils sont inconstitutionnels.
Donc effectivement Sébastien Lecornou doit voilà faire le service aprèsvente de sa méthode et un petit peu je dirais entraîner avec lui ses propres troupes qui ruent dans les brancards. Il est pas vraiment aidé par son par son bloc et ni par le président de la et Sébastien Lecou, il a parlé justement de ces taxi hier qui ont été votées mais qui ne seront pas appliqués. Est-ce qu'en voulant rassurer les entrepreneurs, ils risquent de braquer les oppositions et notamment les socialistes ?
Forcément, bien souvent euh vous perdez d'un côté ce que vous gagnez de l'autre. Ça c'est valable avec la droite et la gauche, c'est valable avec syndicat et patronat et c'est l'habileté du politique de savoir ménager les uns et les autres et que personne à la fin ne perde la face parce qu'il s'agit bien de cela. Mais sur l'alpha et l'oméga qui est celui de de Sébastien le Cornu, c'est-à-dire doter la France d'un budget, on peut même interroger cet objectif là.
Naturellement euh il n'est pas du tout optimal pour la France de fonctionner par exemple comme ça a été le cas sous Michel Bernier par loi spéciale et avec la reconduction au 12e du budget de l'année précédente. Ça n'a rien d'optimal. Ça ne permet pas le redressement de nos comptes.
Mais lorsque j'entends Sébastien Lecnu grandir l'argument devant le patronat devant les entrepreneurs d'autres choses France qu'il vaudrait mieux un budget imparfait que pas de budget du tout. On peut s'interroger là-dessus. On peut s'interroger sur le fait de savoir est-ce que la stabilité institutionnelle est une valeur en soi ?
Est-ce que cela euh suppose de euh et bien d'avaler toutes les couleuvres de la terre euh de passer par-dessus bord ses convictions en matière fiscale, en matière de ce qu'il faudrait faire pour renouer avec l'attractivité du pays ? Parce que aujourd'hui la facture qui est avancée d'une dissolution et qui sert du coup à à cette appuyer cet argument qu'il vaut mieux un budget imparfait, c'est 15 milliards. On nous dit une dissolution, c'est 15 milliards.
D'accord. Mais encore une fois, si à la fin dans ce budget parce que euh les oppositions n'auront pas voulu du gel des prestations sociales, du gel des pensions de retraite, euh du doublement des franchises médicales, si au global ce budget et d'ailleurs il faut parler du budget de l'État mais aussi du budget enfin du la sécurité sociale au vu de la dette sociale, euh si au global ça dévisse complètement, moi j'en viens à me demander si la stabilité institutionnelle peut constituer une valeur en soi parce que ce budget et peut-être sera peut-être on verra la copie qui sortira tout aussi anxiogène pour les milieux économiques qu'aurait été une dissolution. Vous êtes d'accord ?
Alors euh en tout cas, je quand euh quand j'entends euh notamment au MEDF Patrick Martin se plaindre un petit peu de notamment d'avoir renoncé à à la enfin euh d'avoir plutôt accepté la la suspension de la réforme des retraites et Sébastien Lucornu lui dit euh si vous aviez été un petit peu euh plus habile euh et plus diplomate euh pour le lors du conclave, on n serait pas là et je pense que tous les observateurs de cette séquence ne peuvent que lui donner raison. effectivement le MF est resté sur ses positions. Là encore d'ailleurs c'est ouvert un sorte de conclave bis mais alors sans obligation de résultat pour rediscuter des pistes qui peuvent être qui seront portées au débat lors de la prochaine élection présidentielle sur la question des retraites et à nouveau le MEDEF a rué dans les bancards et a claqué la porte.
Donc c'est vrai que c'est c'est un peu ce côté de de tout ou rien du côté en tout cas des grands patrons qui effectivement digère mal en tout cas le retour sur un certain nombre de principes de la politique de l'offre et parce que c'est bien ça c'est bien ça qui est en jeu dans ce dans ce budget et notamment c'est ça que veulent corriger les socialistes. Alors est-ce que pas de budget est préférable à un budget imparfait ? Je suis pas sûr.
Je pense en tout cas que cette que la facture la dissolution doit pas être agitée effectivement comme un épouvantail qui doit dissuader en fait de tout simplement appliquer le jeu démocratique. C'était déjà ce qui avait été le cas avec on se souvient de la de la dernière fois Eisabeth Born qui disaient voilà les cartes vitales ne fonctionneront plus. Enfin, je pense que voilà, le le le Français peuvent pas s enfin se satisfaire du d'une façon de faire de la politique comme ça par la terreur et en disant "Regardez la facture que vous allez payer." D'ailleurs, c'était la même chose pour le fait de devoir tout simplement censurer le gouvernement.
Quand c'était le gouvernement Barnier, on disait "Mais regardez la facture derrière, facture qui s'est tout simplement alourd parce qu'Emmanuel Macron a mis quasiment un mois à renommer un autre gouvernement." Donc attention effectivement raison gardé par rapport à ça mais je pense pas que le coût soit si dissuasif. Est-ce que qu'il aboutisse ou pas ce budget il aura des conséquences politiques ?
Est-ce qu'il va laisser des traces notamment à gauche ? Est-ce que ces discussions budgétaires Antoine elles ont irrémédiablement fracturé la gauche ? C'est sûr que quand on voit les noms d'oiseaux euh échangés euh dans la je sais même pas si je dois appeler ça l'hémicycle du palais Bourbons ou peut-être la fosse du palais Bourbon en réalité entre euh des socialistes euh et euh les insoumis mais pas seulement parce que vous avez les les écologistes qui font pas au milieu et qui ne sont pas en reste.
Il faut bien voir que quand les socialistes ont tricoté avec le gouvernement l'impôt sur la fortune improductive sur la base d'un amendement déposé par Jean-François Matri du Modem, vous avez Philippe Brun le un petit peu le monsieur budget du PS qui amende cette impô sur la forme improductive le faisant passer pour un ISF qui ne l'est pas vraiment mais enfin on s'arrange voyez et vous avez mais alors là des hurlements sur les bancs et des insoumis et des écologistes. Cyriel Châelin, présidente du groupe écologiste qui va le soir même à la télévision dire "Je ne comprends plus les socialistes." Or, on sait qu'à la fin, vous avez besoin précisément de l'abstention des d'une partie au moins des écologistes et des communistes si les socialistes ne veulent pas être contraints d'endosser le poid de ce budget et d'avoir à le voter, ce qu'ils ont toujours exclu et récus.
Donc évidemment, oui, ça va laisser des traces. Ça va laisser des traces d'autant que une fois que ce budget sera passé, queles que soient les modalités d'ailleurs, même si Sébastien le CCnu avait à recourir à des ordonnances, vous pouvez être certain d'une chose, les chevaux seront lâchés vers la présidentielle de 2027. Ce sera mais le seul le le la seule ligne d'horizon, la seule ligne de mire qu'auront en tête les différents partis. les municipales elles-mêmes de mars 2026 seront nationalisés et donc à gauche évidemment on lâchera les coups et ça sera plutôt un pugil et justement est-ce que ça va laisser des traces pour les scrutins à venir ?
On va voir ce qu'on dit Olivier Fortron du Parti socialiste. Nous allons nous nous battre ensemble malgré nos différences d'approche elles existent. Nous sommes parfois sur certain nombre de sujets même parfois en en discussion et même parfois en désaccord.
Mais malgré tout, ce qui reste entre nous, c'est cette volonté commune de faire en sorte de donner un avenir à ce pays qui ne soit ni la Macronie ni l'extrême nouraté. Et donc comptez sur nous pour aller jusqu'au bout de cette démarche et de faire en sorte que à l'automne prochain, nous puissions ensemble réveiller l'espoir. Est-ce que après ce qui s'est passé pendant ces discussions budgétait, ils pourront à nouveau se battre ensemble comme le dit Olivier Fort ? alors ça il y a il y a deux toujours deux aspects.
La gauche quand on y croit le moins, c'est parfois se battre ensemble. Vu on l'a vu à plusieurs reprises mais en fait moi je pense que effectivement au moins à court terme pour pour la pour les élections municipales il va y avoir des moments compliqués. Il va y avoir des moments compliqués.
Pourquoi ? parce que finalement le le Parti socialiste est tellement engagé dans ce budget pour pour y arriver pour pour montrer qu'ils étaient la gauche de compromis, la gauche qui arrache des petites victoires, la gauche qui n'est pas celle du tout ou rien. Que ce budget va de toute façon, quel que soit je dirais l'atterrissage de ce budget, il va porter leur marque et je pense que leurs anciens alliés ne manqueront pas de faire peser la responsabilité de ce budget sur les socialistes.
Et lorsqu'on va, je dirais déplier ce budget et lorsqu'il va être vécu par les Français, quand ça va se traduire par bah des fermetures de services à l'hôpital, par des postes en moins dans des écoles, par toutes ces enfin toutes ces économies qui vont être faites en fait parce queon va y arriver. En plus, le budget va être largement, on l'a dit tout à l'heure, réécrit par le par le Sénat qui va qui va d'ailleurs faire du zel. Et bien euh tout ça va peser euh sur le bilan en fait du Parti socialiste et le Parti socialiste va se retrouver à devoir endosser un peu un un bilan de presque gouvernement.
Euh c'est cette fameuse gauche de gouvernement, ben elle se retrouve à à finalement gouverner un petit peu en mode très très dégradé euh et avec un budget qui à mon avis va être assez impopulaire, assez durement euh vécu et ils vont devoir s'en débrouiller dans une période très compliquée. Et pour faire la transition avec je pense le sujet qui va nous occuper un petit peu après sur la présidentielle, Raphaël Luxman, Bernard Casneu, regardez Olivier Fort l'implication que va avoir le débat budgétaire sur sa stratégie à lui. Olivier Fort, il a été l'homme de la Nupesse, l'homme du nouveau Front populaire, présenté par ses oppositions comme le paillasson de Jean-Luc Mélenchon, une carpette prêt à se coucher devant les insoumis pour des sièges.
Aujourd'hui, il est l'homme de la non censure. Là, à date, il est l'homme et même par deux fois de la noncensure et de François Baou et de Sébastien Lecornu. Regardez l'implication que ça peut avoir sur la primaire à Trappe.
Les images qui ont été prises étaient à trappe ce weekend où ils étaient réunis samedi pour parler de primaire acté avec Marine Tondelier. Euh François Ruffin, Clémentin Notin que oui à l'automne 2026, il y aura un processus de désignation, un vote pour trancher quel sera les candidats de cet espace à gauche. Et bien Olivier Fort aujourd'hui l'homme de la noncensure et non plus Olivier Fort l'homme de la NUPES.
Vous croyez qu'il a envie euh d'aller se faire tondre euh par euh Marine Tondelier, François Ruffin peut-être dans une primaire où il serait en réalité Manuel Vals dans le rôle de Manuel Vals et Marine Tandelier dans le rôle de Benoît Amont. C'est pas très enviable en réalité comme condition. Donc moi je pense que cette primaire est quand même assez mal partie.
Alors il y en a un qui est pas pour la primaire, c'est Raphaël Gluxman. On va écouter Bernard Jaumier qui est le sénateur place publique euh le mouvement de Raphaël Gluxman. On va écouter ce qu'il dit.
C'était ce matin sur notre antenne. Je crois que Raphaël Gluxman, les Français l'ont bien compris, il leur parle directement et il parle du fond et il porte des valeurs. Et ça me paraît essentiel dans notre société qui est un peu déboussolée d'avoir un discours de valeur et on l'a bien vu au moment de la campagne des européennes.
Les Français entendent ce discours de valeur et on verra après les accords politiques. Vous pouvez faire une primaire quand vous portez un projet politique similaire. Sinon la primaire elle ne débouge sur rien.
Donc il faut procéder autrement et à partir d'un discours sur les valeurs et le projet pour le pays. C'est ce qu'essaie de faire Raphaël Guxman. Il y a pas il y a pas de valeur commune, c'est c'est [rires] un cap clair.
Est-ce que du coup on va vers des divisions à gauche et forcément plusieurs candidatures ? Il y a en tout cas deux blocs qui s'affrontent. Je mets Jean-Luc Mélenchon de côté parce que de toute manière Jean-Luc Mélenchon il est il est parti.
Euh ça y est, la tortue Saga s'est mise en en mouvement vers la présidentielle. Il a commencé à opérer Samu, à se faire plus rond, euh plus euh plus séduisant euh dans les médias et pour les électeurs en tout cas plus modéré. Euh mais après pour le reste, il y a un affrontement de bloc à gauche euh et en particulier qui se joue au Parti socialiste.
D'un côté, ceux qui pensent que c'est l'Union qui fera la force. Ça c'est tous les partisans de la primaire. C'est Olivier Fort, c'est Marine Tondelier convaincu d'une chose que la gauche, au vu de ce qu'elle représente aujourd'hui dans le pays, c'est-à-dire invariablement au maximum lorsqu'elle est unie 28 30 % des voies, ne peut pas faire le choix de la division quand vous avez une extrême droite qui est à plus de 40 %.
Euh ça c'est un premier paris mais c'est un paris au fond de un paris comptable presque, c'est-à-dire vous additionnez des forces écologistes, les anciens insoumis, on sait pas encore vraiment ce qu'il pèse, des socialistes. Et ces logos mis bout à bout vous donnent voilà une force fédérative qui ira puis dans l'électorat de gauche et chercher cette corde sensible de l'unité. De l'autre, ceux qui croient que la force fera l'union.
On trace un cap clair, Raphaëlman dans l'espèce. euh on marque cette distinction par de valeurs euh de principes par rapport à la France insoumise. On se dit pour européens euh pas non plus hostile à l'entrepreneuriat, à l'activité économique, euh on euh on on a un discours au fond assez assez moral d'une gauche assez démocratique pour reprendre le le langage de Raphael Gman.
Et à ce moment-là, parce que il y aura une primaire sauvage dans les sondages parce que vous mettrez le double dans la vue à à vous poursuivant de gauche et bien ils seront bien contraint de se raller. C'est le paris de Raphaël Gman. Il a encore quand même beaucoup à faire pour monter en puissance, pour sortir de sa zone de confort, son entourage en a conscience et lui-même en a conscience.
Ouais. Bravo. Bah Raphaël Gluxman euh on a un peu de mal.
J'écoutéis tout à l'heure attentivement le sénateur Jaumier qui dit Raphaë Guxman, il parle de programme, il parle de valeur, on l'a vu pendant la campagne européenne. C'est vrai que depuis la campagne européenne, moi je ne sais pas ce que pense Raphael Guxman. Alors, il s'est tenu prudemment à l'écart de ce débat budgétaire effectivement qui qui ne qui je crois comme le dit Clémentin c'est quoi sa formule ne provoque pas de d'unité d'unité [rires] mais effectivement ce ce il rassemble pas ce débat budgétaire bien au contraire et puis il force chacun à se dévoiler sur des sur des positions qu'on a pas vraiment envie mais Raphaël Gluxman à part dire je suis l'antiélenchon à part ce se se projet comme ça d'ailleurs ce que je crois qu'on sait c'est marqué sur [rires] mais on le sait les deux d'ailleurs jouent de de cette opposition c'est-à-dire que même Jean-Luc Mélenchon dit voilà Raphaël Gluxman c'est une autre une autre vision même alors qu'il ne considère pas de de gauche mais en tout cas une autre proposition radicalement différente et en fait ce qui se passe un petit peu au milieu dans le Marigo c'est même pas digne de son intérêt et donc les deux se sont trouvés pour proposer effectivement un peu en miroir qu'est-ce que ça dit euh pour les pour les électeurs.
En fait, moi je suis pas persuadé qu'on puisse additionner comptablement comme ça le le paris des unitaires, il est compliqué. Mais celui de de Gluxman aussi parce qu' il pas les mêmes. Gluxman il va aller chercher le bloc central et des macronistes et on suivra évidemment tout ça.
Merci Antoine Merci Aurore d'avoir été avec nous. On va terminer par l'histoire du jour. Un peu de légèreté.
C'est celle d'Ivette Moigné 93 ans Ivette en ces temps de crise politique. Elle a trouvé un moyen de se remonter le moral. Elle saute à l'élastique.
On est plutôt sur l'occupation à sensation forte que le remettre tranquille. Elle s'est mise sur le tar à 90 ans. C'est une de ses sœurs qui l'a emmené voir des sauteurs à l'élastique.
Elle a eu des clics. Il y avait que des jeunes. Je me suis dit que c'était fait pour moi.
Tel croire ses soit répétitions ont un effet sur son moral et sur sa santé. Elle en est à son 11e saut déjà. Alors, elle a aussi un autre secret de longévité heite chicoré matin, midi et soir et un petit calva de temps en temps.
Voilà, c'est ça. Rem [rires] Merci beaucoup. Merci à tous de nous avoir suivi.
À demain. [musique]
Sébastien Lecornu