Suite au Brexit, la nécrose de l'UE s'accélère
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« le virage est à 180°. Et puis plus récemment, il y a quelques jours, le 5 février 2020, 4e déclaration, dans le magazine français Valeurs actuelles : Emmanuel Macron qui s'exprime sur le Brexit et qui a cette phrase absolument extraordinaire : « On peut craindre... » – craindre, craindre ! – « ...que le Royaume-Uni n'affiche des résultats pas si mauvais ». »
- 3:24Invité politiqueChiffre
« la France, par exemple, engrange un excédent commercial géant vis-à-vis du Royaume-Uni... Nous vendons 32 milliards d'euros au Royaume-Uni et nous en achetons 20. Donc ça fait un excédent de 12 milliards d'euros. »
- 10:11Invité politiqueFait
« le SMIC va augmenter en avril de 6,2% au Royaume-Uni parce que Boris Johnson l'a décidé »
- 10:50Invité politiqueChiffre
« une augmentation de 50 000 du nombre des infirmières : 50 000 infirmières en plus, et 6 000 médecins généralistes en plus »
Temps de parole
- François Asselineau100 %
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Mes chers compatriotes. Nous sommes ce soir le dimanche 9 février 2020. Et je voudrais vous parler de quelque chose que je trouve vraiment réjouissant. C'est que les esprits évoluent de plus en plus rapidement suite au Brexit, que ce soit en Europe en général (ou) en France en particulier. Je voudrais revenir sur quelques articles de presse ou déclarations quand même qui ont émaillé les dernières semaines, et qui sont assez spectaculaires. Première déclaration le 7 novembre 2019, dans le journal britannique The Economist. Emmanuel Macron, président de la République française, a révélé que selon lui, l'Europe était menacée de disparition géopolitique.
Et dans ce même entretien, il expliquait que l'OTAN était selon lui en état de mort cérébrale. Voilà de quoi réjouir un parti comme celui que j'ai créé il y a bientôt 13 ans. Depuis bientôt 13 ans, j'explique qu'il faut sortir de l'UE et de l'OTAN. Ça n'est pas tout. Suite aux élections générales qui ont fait un triomphe pour Boris Johnson, qui a pu mener à bien le Brexit le 31 janvier 2020... Suite à ces élections, une quinzaine de jours avant le Brexit, on a eu cette déclaration vraiment tout à fait extraordinaire du chef de la diplomatie européenne M. Josep Borrell. C'était dans le magazine français Le Point du 16 janvier 2020.
Celui qui est le haut responsable de la politique étrangère de l'Europe a dit : « Les choses nous échappent », « Les choses nous échappent ». Il était complètement désespéré. Il a fait un bilan épouvantable de l'impuissance européenne face aux défis géopolitiques du monde. Et – cerise sur le gâteau – il s'est exprimé devant un Parlement européen qui était quasiment vide. C'est-à-dire : on assiste à la fin, la nécrose d'une idéologie. Troisième déclaration, publiée dans Le Figaro du 21 janvier 2020, (reprise) dans d'autres journaux : cette déclaration du FMI, situé à Washington, qui confirme en fait eh bien qu'il n'y aura pas d'apocalypse au Royaume-Uni suite au Brexit.
Le FMI a publié les nouvelles perspectives économiques mondiales pour début janvier, et qui prévoyaient pour la croissance britannique une croissance supérieure pour le Royaume-Uni... Supérieure à celle de la zone euro. Ce qui est tout dire, puisque c'est le FMI qui prévoit ça. Or, le FMI, du temps où il était dirigé par Mme Christine Lagarde, avait mis en garde, avait fait des prophéties absolument apocalyptiques. En définitive, le virage est à 180°. Et puis plus récemment, il y a quelques jours, le 5 février 2020, 4e déclaration, dans le magazine français Valeurs actuelles : Emmanuel Macron qui s'exprime sur le Brexit et qui a cette phrase absolument extraordinaire : « On peut craindre...
» – craindre, craindre ! – « ...que le Royaume-Uni n'affiche des résultats pas si mauvais ». Et pour Macron, la priorité du futur partenariat entre l'Europe et le Royaume-Uni ne doit pas être trop généreuse avec Londres pour ne pas donner d'idées à d'autres pays. Ça, c'est la position française, qui ne résistera d'ailleurs pas aux négociations, puisque je rappelle – je l'ai déjà dit – que la France, par exemple, engrange un excédent commercial géant vis-à-vis du Royaume-Uni... Nous vendons 32 milliards d'euros au Royaume-Uni et nous en achetons 20. Donc ça fait un excédent de 12 milliards d'euros.
C'est notre premier excédent commercial mondial, devant celui que nous avons avec Singapour, qui est moitié moindre, qui est de l'ordre de 5,8 milliards d'euros. Ajoutons à ça que nous avons également un excédent en matière de services. Ça veut donc dire que si on veut embêter le Royaume-Uni, celui-ci – et Boris Johnson l'a d'ailleurs déjà dit – augmentera brutalement les taxes, notamment sur les vins de Champagne, les vins de Bordeaux, le cognac, etc., parce que les Britanniques peuvent aller acheter du vin en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Afrique du Sud, et ont un moyen de substitution.
En d'autres termes, nous ne devons pas quand même tuer la poule aux œufs d'or que représentent pour nous les exportations vers le Royaume-Uni. Ce point de détail étant mis de côté, je reviens sur ces déclarations. Elles signifient quoi ? Elles signifient qu'en fait, nous venons de changer de monde. On est en train de faire un basculement, un de ces basculements historiques très importants dont les Français doivent prendre conscience. Le Brexit témoigne de la fin de l'idéologie européiste. Depuis le traité de Rome, dans le préambule du traité de Rome, il était marqué que c'était pour une union sans cesse plus étroite des peuples d'Europe.
Il y avait donc une idéologie qui posait le principe que c'était irréversible, exactement comme la construction du socialisme soviétique était censée être irréversible. Et puis en 1989, lorsque la Hongrie a commencé à démanteler le rideau de fer, ça a été le début de la fin de cette construction du soviétisme. Eh bien là, le départ du Royaume-Uni montre que l'idéologie qui était fondée sur le principe qu'il n'y avait pas de retour en arrière possible... Eh bien cette idéologie est fausse. Elle est atteinte au cœur même de la pensée européiste.
Alors quand je dis que les Français doivent en prendre conscience, – et c'est ça, la bonne nouvelle – c'est que j'ai remarqué qu'ils sont en train d'en prendre conscience. Et si je le dis avec beaucoup d'assurance, c'est parce que depuis maintenant quelques jours, je me déplace beaucoup en France pour aller soutenir nos candidats pour les élections municipales. On a des candidats... Je suis allé dans l'Ain. Je suis allé près de Lyon. Je suis allé en Seine-Saint-Denis. Je suis allé dans l'Essonne. Et je soutiens nos candidats, qui ont beaucoup de mérite, parce que c'est la première fois qu'ils se présentent à des élections municipales.
C'est la première fois que l'UPR, d'ailleurs, se présente à des élections municipales. Mais personnellement, c'est aussi la première fois qu'ils se présentent à des élections municipales pour la plupart d'entre eux. Et donc il faut du mérite, il faut du courage. Mais ce que je vois, c'est que l'accueil sur le terrain, notamment quand je suis là, est quand même très sympathique. Pas toujours. Il y a des gens qui sont un peu renfrognés. Mais quand même, il y a un accueil réellement sympathique. Et beaucoup de gens qui viennent me voir... Et j'entends une nouvelle musique. Et je suis quand même bien placé pour connaître la musique depuis plus de 12 ans que j'ai créé l'UPR.
Pendant les premières années... Les premières années de l'UPR ont été très très très difficiles. En fait, personne n'accrochait, et l'idée de sortir de l'UE paraissait complètement dingue, paraissait complètement décalée. Les gens comprenaient pas : « De toute façon, on pouvait pas en sortir. Qu'est-ce que c'était que cette histoire ? ». Donc c'était les premiers... Les débuts de l'UPR ont été extrêmement difficiles. À partir du moment où il y a eu la crise en Grèce, suivie de la crise à Chypre, un déclic, un premier déclic a commencé à apparaître dans l'esprit des gens, comme quoi l'euro pouvait pousser des pays comme la Grèce dans un état de délabrement, de décrépitude totale.
Et quand même, les gens ont commencé à... L'opinion a commencé à se réveiller, mais très très légèrement. Et puis ensuite, il y a eu le référendum de juin 2016 sur le Brexit au Royaume-Uni. Et là, de ce point de vue là, les Français ont commencé à comprendre qu'en effet, le problème se posait. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'ai pu être candidat à l'élection présidentielle de 2017 : parce que lorsqu'on avait commencé à chercher les parrainages, dans un premier temps, beaucoup de maires qui ne m'avaient jamais vu – et pour cause – à la télévision française ni entendu – et pour cause – à la radio... Ils disaient : « On va pas donner un parrainage... On ne connaît pas ce monsieur.
Et puis – vous comprenez – sortir de l'UE... ». À partir de juin 2016, nos démarcheurs, allant voir les maires, avaient beaucoup plus de facilité à expliquer qu'il était normal de donner la parole au candidat du Frexit, au candidat qui voulait sortir de l'UE comme venaient de le faire les Britanniques. Donc il y a eu un nouveau petit progrès dans la conscience, mais qui restait encore très modeste.
Pendant les élections européennes de l'année dernière, où nous avons fait un résultat en légère progression – ce qui n'a pas été le cas de la plupart des autres partis politiques –, mais en progression quand même très modeste, qui nous a déçus, eh bien nous avions noté que beaucoup de gens s'intéressaient quand même à ce que nous pouvions dire. Ma notoriété personnelle avait quand même beaucoup augmenté. Mais beaucoup de gens sur le terrain nous expliquaient : « Bah oui, vous avez raison de critiquer l'Europe. Mais en fait, on peut pas en sortir. Vous voyez bien, les Britanniques n'y arrivent pas eux-mêmes. Donc on ne peut pas faire autrement ».
Et puis je peux dire avec beaucoup de plaisir... Je peux dire que depuis quelques semaines, depuis que le Brexit s'est réalisé, eh bien on entend une toute nouvelle chanson. Je vois... Je l'ai encore vu aujourd'hui notamment, sur le terrain, à Rosny-sous-Bois, à Saint-Denis, la veille à Montgeron dans l'Essonne. J'entends des gens qui viennent me voir et qui me disent : « Ah, M. Asselineau, on vous connaît.
J'apprécie beaucoup vos analyses », mais des gens qui vont plus loin, et qui me disent : « De toute façon, hein, moi, j'ai toujours été contre l'Europe », « De toute façon, j'ai toujours été convaincu que l'euro nous appauvrissait », « De toute façon, moi, je suis d'accord avec l'idée qu'il faut en sortir », « De toute façon, moi, je regarde ce qui se passe. Bah Boris Johnson, il se débrouille pas si mal ». Ces propos, que j'entends ici ou là, sont encore minoritaires. Mais je vous assure que depuis 12 ans, je n'avais jamais entendu autant de propos de Français qui commencent à dire : « Il faut en effet faire comme les Britanniques ».
Donc c'est la grande leçon que je tire de mes passages sur le terrain depuis le vote du Brexit et... Enfin depuis les élections générales de décembre (NDLR : 2019) et puis depuis que le Brexit est devenu effectif il y a une semaine. C'est que les Français examinent ce qui se passe. Et quand ils voient, quand ils entendent ce que l'on explique : que le SMIC va augmenter en avril de 6,2% au Royaume-Uni parce que Boris Johnson l'a décidé... Il y a aussi quand Boris Johnson annonce une augmentation spectaculaire des dotations budgétaires au service de santé britannique : le NHS : ce service de santé gratuit auquel les Britanniques sont extrêmement attachés.
C'était dans le discours de Sa Majesté Elizabeth II, dans ce qu'on appelle le discours de la reine que Boris Johnson, le Premier ministre, en charge du Brexit, qui était en train de conduire le Brexit, qu'il a annoncé que l'augmentation du budget versé au NHS serait de... Écoutez bien : de 33,9 milliards de livres sterling par an d'ici à 2023-2024 : l'équivalent à peu près de 35 à 36 milliards d'euros. Il a annoncé du reste une augmentation de 50 000 du nombre des infirmières : 50 000 infirmières en plus, et 6 000 médecins généralistes en plus. Voilà ce qui est décidé. Quand on voit comment, en France, les hôpitaux, les services d'urgence, les maisons médicales...
Le désert médical se développe, goûtons et comparons. Quand on explique que les subventions dites européennes versées aux agriculteurs anglais, maintenant, comme le Royaume-Uni est sorti de l'UE, c'est le gouvernement qui va les verser directement aux agriculteurs, et il va favoriser les agriculteurs qui font des exploitations avec de l'agriculture raisonnée, de l'agriculture bio, avec une montée en gamme des produits... C'est exactement ce que souhaitent les Britanniques, comme souhaitent les Français, d'ailleurs.
Quand on explique que désormais, au Royaume-Uni, Boris Johnson a décidé de renationaliser une compagnie de chemin de fer qui avait été privatisée sous Margaret Thatcher, quand on découvre que le Royaume-Uni s'apprête à lever certaines des sanctions contre la Russie imposées par l'UE, et tout ça en l'espace de quelques jours, on commence à comprendre ce qui est en train de se passer.
Ce que craint Emmanuel Macron, ce que craignent plus que tout les européistes, c'est que le Brexit se passe bien et que dans 6 mois, 1 an, après la négociation pour l'accord de commerce avec l'UE qui devrait s'achever le 31 décembre, qu'en 2021, de plus en plus, le Royaume-Uni connaisse une croissance, connaisse une prospérité, connaisse un engouement pour la liberté retrouvée qui rende KO l'idéologie européiste. Et je pense que c'est ce qui va se passer. Ça va pas être... Il y aura des problèmes – bien sûr – au Royaume-Uni, comme partout. Mais ce qui est fondamental, c'est que le Royaume-Uni, les Britanniques sont en train de redécouvrir le goût délicieux de la liberté.
Ils arrivent maintenant à se projeter dans l'avenir en tant que pays libre et souverain, en tant que Royaume-Uni. C'est-à-dire que l'existence même du Royaume-Uni n'est plus désormais en cause. Au contraire, le Royaume-Uni se retrouve... Est sûr de rester le Royaume-Uni au XXIe siècle. Du coup, eh bien c'est tout un peuple qui se retrouve, dans une espèce de communion nationale pour défendre son pays. Or, c'est la base même d'une économie puissante : lorsque les gens sont confiants dans l'avenir. Je l'ai suffisamment expliqué : l'économie n'est pas une science exacte. C'est une science humaine.
La confiance dans l'avenir, la confiance, la certitude que son pays va continuer à se développer, à exister, qu'il a résisté aux forces qui voulaient l'asservir et le démolir... Eh bien cette force-là, c'est une force qui fait que les parents incitent les enfants à bien être éduqués, que les enfants ont envie d'apprendre parce qu'ils ont confiance dans l'avenir, que les investisseurs investissent et que tout le monde regarde l'avenir de façon positive. En revanche, nous, en France, nous sommes sous le poids d'une idéologie mortifère, hein, qui désespère Josep Borrell : le ministre des Affaires étrangères de l'UE, qui... Il sent que les choses lui échappent.
Qui désespère Emmanuel Macron, Emmanuel Macron qui en est réduit à craindre que ça se passe bien ailleurs. Comment peut-on redresser un pays sur la détestation de soi-même, sur la détestation de la France et sur l'envie et la jalousie par rapport à ceux qui viennent de se libérer ? La messe, en fait, est dite. En réalité, l'avenir nous appartient, appartient à ceux qui veulent appliquer le Frexit. Et dans la rue, sur le terrain, je note cette toute nouvelle musique. De plus en plus de Français commencent à s'en rendre compte.
Je suis absolument convaincu que les semaines et les mois qui viennent vont marquer une nouvelle progression de l'UPR et surtout une nouvelle progression du camp du Frexit, de tous les amoureux de la France, les partisans de la France, les patriotes, les gens qui veulent s'inspirer du CNR, les gens de droite, les gens de gauche, etc., que tous ensemble, nous allons progressivement imposer au minimum un référendum sur la sortie de l'UE. Je suis plein d'espoir pour la suite. Ce qui me permet de conclure comme à l'accoutumée : vive la République et vive la France : la France que nous aimons, la France éternelle.
François Asselineau