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Interviewyoutube.com· 7 septembre 2025 43 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSécuritéSolidarités & famille

En toute franchise LCI, dimanche 7 septembre | Laurent Wauquiez

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 30 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:46FerméeRéponse directe

    François Baou demande un vote de confiance sur la dette demain. Est-ce un suicide politique ? Oui ou non ?

  • 1:30FerméeRéponse directe

    Pour les prochaines élections, prochaines échéances, est-ce que l'Union des droites est inévitable ?

  • 2:10FerméeRéponse directe

    Faut-il taxer davantage les Français les plus aisés, les plus riches ?

  • 2:49OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il va avoir lieu ce vote des adhérents LR sur la confiance au gouvernement ?

  • 3:34OuverteRéponse partielle

    Combien de députés LR vont voter contre le budget Baïou ?

  • 4:16OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui ne va pas dans le budget proposé par François Baïou selon vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:34Laurent WauquiezChiffre
    « On a fait 15 % de baisse sur les dépenses de fonctionnement, pas une augmentation d'un seul impôt. »
  • 6:52Laurent WauquiezFait
    « Je vote pour sans enthousiasme mais avec responsabilité. »
  • 8:47Laurent WauquiezPromesse
    « Le redressement budgétaire, c'est 100 % d'économie, aucune augmentation d'impôts. »
  • 9:26Laurent WauquiezFait
    « Un gouvernement de gauche le renvoqué en affirmant qu'il n'y aura pas de censure automatique euh par votre groupe. »
  • 10:06Laurent WauquiezPromesse
    « Un gouvernement d'Olivier Fort avec le programme socialiste, nous ne voterions pas pour, nous ne le soutiendrions pas et nous ne participerons pas. »
  • 10:49Laurent WauquiezFait
    « La France insoumise est le premier danger pour la République et que c'est une menace pour l'avenir de notre pays. »
  • 11:30Laurent WauquiezFait
    « Il n'y a pas de censure automatique. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Non speech

[Musique]

0:03
Locuteur

et bienvenue en effet dans en toute franchise l'émission politique dominicale de LCI avec le Parisien. Soyez tous les bienvenus. Bonjour leur voqué. Merci d'être notre invité ce matin. Vous êtes le président du groupe LR à l'Assemblée. Vous êtes très attendu. Vous avez mis votre parti en en ébullition, en effervescence après votre déclaration avec votre déclaration sur la non censure a priori du Parti socialiste. Est-ce que vous maintenez vous allez avoir le temps largement de vous expliquer car vous n'avez pas été compris notamment dans votre famille politique. Ensuite, nous parlons bien sûr de la confiance réclamée par François Baou demain à l'Assemblée.

Comme voyez-vous la suite le invoqué si le premier ministre tombe quel rôle pour aller participer ou pas avec qui pour quoi faire la dissolution est-elle évitable ? Beaucoup beaucoup de questions que vont vous poser Arlette Chabot éditorialiste de LCI. Bonjour Arlette, bonjour Olivier Baum du service politique du Parisien. À la fin de l'émission, c'est Julien Julien Arnaud qui viendra vous poser cinq questions du tacot. Mais d'abord, c'est la règle. Vous me répondez par oui ou par non et nous prendrons le temps, ne vous en faites pas, de développer ensuite le renvoquer. François Baou a demandé donc à l'Assemblée demain un vote de confiance sur la dette. Est-ce un suicide politique ?

Oui ou non ? Non. Pour les prochaines élections, prochaines échéances, est-ce que l'Union des droites est inévitable ? Pas inévitable, mais souhaitable. Faut-il d'une façon ou d'une autre taxer davantage les Français les plus aisés, les plus riches ? Non. Voilà, trois questions, on va y revenir. Vous allez pouvoir donc vous expliquer. On revient à la situation politique critique en France. François Baou demande la confiance aux députés pour un diagnostic partagé sur la dette. Vous aviez réclamé leur invoqué dans les premières heures un vote des adhérents mais il reste quelques heures. Est-ce qu'il va avoir lieu ce vote ? Je crains que non.

Euh je pense que c'est dommage parce que dans le fonctionnement d'un parti, c'est bien qu'il y ait ça. Euh nous avions fait campagne Bruno et moi là-dessus. Je pense que c'est important que les adhérents puissent avoir leurs paroles, qu'il puissent s'exprimer. Enfin, c'est on est au 21e siècle, un parti politique euh c'est important qu'il y ait cette expression. Voilà, ça pu ça a pas pu être possible, je le regrette. J'espère que par la suite on changera ça parce que si on veut un parti qui soit dynamique, qui soit attractif, bah quand les gens adhèrent, ils ont envie aussi de s'exprimer, de donner leur point de vue. Ça fait partie de ce qui est pour moi une politique moderne.

Donc rendez-vous manqué Harlette. Alors demain évidemment ce sont vos députés, votre groupe droit de républicaines qui vont voter. Vous savez comment ils vont vooquer voter c'est 49 députés. Certains vont s'abstenir, certains peuvent même voter contre. Vous avez une idée précise ? Alors, ils auront une liberté de vote et je vais vous expliquer pourquoi. Depuis le début, dès que François Baïou a annoncer euh cette ce vote de confiance, j'ai indiqué tout de suite qu'il n'y aurait pas de chèque en blanc des députés républicains et que pour nous, c'était important que soit écouter la voix de la France qui travaille et corriger des choses qui ne nous semblaient pas bonnes.

On n pas été dans une posture, on n pas fait partie de ceux qui ont dit non, on s'opposera systématiquement. On a essayé d'être constructif et de mettre des idées sur la table. Qu'est-ce qui à nos yeux ne va pas dans ce qui est proposé par le premier ministre ? C'est pas l'effort de redressement budgétaire. J'ai géré ma région Verdronal pendant 8 ans. Je n'ai pas augmenté d'un % le poids de la dette. On a fait 15 % de baisse sur les dépenses de fonctionnement, pas une augmentation d'un seul impôt et donc je n'ai évidemment aucun problème avec le sujet du redressement budgétaire. Mais là, dans ce qui est proposé, qu'est-ce qui va pas ? Qu'est-ce qui a choqué les Français ?

Bah, c'est le sentiment que à nouveau, il y avait peu d'économie et beaucoup d'augmentation d'impôts déguisés. Et pour être même plus précis, que ça allait être à nouveau toujours les mêmes qui payent, c'est-à-dire la France qui travaille ou qui a travaillé toute sa vie. Ça s'incarne dans une mesure qui à mes yeux est très injuste, c'est celle de la suppression des deux jours ferniers sans que ce soit payé parce que on s'attaque aux deux jours ferniers de ceux qui travaillent et on ne traite pas le sujet des 365 jours ferniers de ceux qui profitent du système. Ça aurait pu donner lieu à un débat purgétaire avec des des amendements et cetera.

La question c'était effectivement combien de députés pour les raisons que vous développez, c'est-à-dire c'est un budget qui nous convient pas, combien de députés LR ont voté contre ? Je pense que ça va se partager à peu près en moitié. C'estàd vous Oui, je pense à peu près vous aurez vous aurez une majorité vous aurez une majorité de députés qui vont voter pour Ouais. Et vous aurez une autre une autre moitié sans doute un peu moins et auquel je donne la liberté de vote. Pourquoi ? Mais parce que François Barrou ne les a pas écouté. C'est-à-dire vous avez un premier ministre auquel on est venu voir en lui disant on demande pas moins d'économie mais plus d'économie.

On demande juste que ce ne soit pas concentré sur ceux qui travaillent et qui ont travaillé, mais qu'il y a un projet de loi de lutte contre l'affrod et l'assistana. Je l'ai demandé dès janvier, c'est-à-dire ça fait 9 mois qu'on fait cette proposition. Vous avez en face de vous quelqu'un qui en plus mardi quand j'étais en rendez-vous avec lui m'avait dit très bien, c'est une très bonne proposition, je suis prête à la reprendre et depuis rien. Je demande jamais à mes députés de voter contre leur conscience parce que là aussi bah c'est pas ma conception de la façon de faire de la politique. L'ADN de notre groupe, c'est la défense de la France qui travaille.

Et donc à l'arrivée, bah je le regrette parce que je pense que ça aurait pu être différent et pourtant et que si le premier ministre avait écouté, ça aurait été autre chose. Oui, mais demain c'est pas le vote sur le budget, c'est pas sur le proposition de budget de François Baï. Donc qu'est-ce qu'il comprennent vos électeurs ? Vous participez à un gouvernement et vous refusez la confiance au Premier ministre. Enfin, certains d'entre vous en tout cas, franchement, ils doivent avoir du mal à suivre quoi. Bah non, je pense qu'au contraire, c'est très clair. Et ce qui est clair, c'est que les Républicains ne sont pas des godillot.

qu'on n'est pas dans un gouvernement avec les difficultés qu'on sait pour signer des choses qu'on considère être contraires à l'intérêt du pays et qu'on essaie de peser pour réorienter dans la bonne direction. Il n'y aura pas, comprenez-moi bien, de redressement du pays s'il est acquis au prix d'augmentation d'impôts toujours sur ceux qui font la richesse de la France. Et je crois très profondément à ça. C'est-à-dire que pour que ça marche le redressement budgétaire, il faut qu'il y ait un contrat. Ce contrat, il doit être avec les Français. Oui, on va faire des efforts mais la contrepartie, c'est que vous n'aurez aucune augmentation d'impôts.

Et on va y revenir tout à l'heure parce qu'on veut savoir vous quel serait votre budget. Vous votez quoi vous ? Parce que après vous on vous entend, on se dit va voter la confiance le voquer. Moi personnellement j'ai fait ce choix. Je voterai la confiance et vous l'avez compris sans aucun enthousiasme. Ça c'est moi qu'on puisse dire. C'est ce que vous pourriez être cohérent ne pas la voter compte tenu Non. Et je vais et je vais vous dire pourquoi. Parce que il y a d'un côté cette préoccupation qui est la nôtre de la France qui travaille, mais il y a de l'autre côté ce qui pour moi pèse plus lourd en ce moment, la question de l'instabilité. H et donc je me suis toujours exprimé dessus.

Vous savez que j'aime l'histoire. H George Pompidon, on l'a oublié, a été pendant 6 ans premier ministre. 6 ans. Période extraordinaire pour notre pays. Pourquoi ? parce que l'action politique s'installait dans la durée là en moins de 2 ans et moi ça me met quand même enfin c'est désespérant de voir ça. On va avoir éclusé quatre premier ministres quatre premier ministres en 2 ans. Donc dans ma position la stabilité avant dans ma positionnelle et c'est pour ça que je l'ai dit je vote pour sans enthousiasme mais avec responsabilité. D'accord.

Mais le renvoquier François Baou demain ne demande pas un vote sur les solutions plutôt sur le constat s'entendre sur la gravité de la dette aujourd'hui en France. Il a voulu créer un électrochoc, je reprends ces mots. Visiblement, sa stratégie n'a n'a pas convaincu. En tout cas, pas à ce stade. Ça veut dire quoi ? C'est qu'il s'y est mal pris ou alors que les Français ne veulent pas comprendre la gravité de la dette aujourd'hui. Je crois pas ça du tout. Je ne crois pas que les Français ne veulent pas comprendre.

Je pense qu'ici est très mal pris parce que je suis sûr, enfin et je le vois chez moi, les Français ont très une très grande conscience, beaucoup plus que ce qu'on croit, euh de ce qui a été l'augmentation de la dette, des dangers. qui sont face à nous. Et je ne crois pas à ce qu'on dit en disant ils sont pas prêts à faire des efforts. Ils veulent juste un contrat qui soit clair. Quand vous donnez le sentiment que vous avez des politiques qui viennent sur un plateau et qui disent "C'est la faute des Français si on en est là" et qui ne sont pas capables d'assumer et et je me mets dedans la responsabilité des mauvaises gestions qui se sont accumulées. Ça peut pas fonctionner.

Quand à l'arrivée vous voulez entraîner les gens, il faut donner une vision. Hm. C'est ce que j'ai fait dans ma région Vinronalpe et la vision que je demande et pour moi ça vaut pour le lundi et vous l'avez bien compris, ça vaut pour les débats budgétaires qu'on va avoir et pour ce que sera la suite. C'est quoi ? On va en parler de la suite. La vision, elle doit reposer sur deux piliers très simples. Le redressement budgétaire, c'est 100 % d'économie, aucune augmentation d'impôts.

On avance et la deuxième chose, on ne fragilise pas la France qui travaille parce que tout le problème de notre pays et c'est mon diagnostic, le poison qui ronge la France, c'est qu'il n'y a plus d'équilibre entre l'assistana et le travail. Celui qui travaille se dit "Je paye pour que d'autres touchent des aides sociales alors qu'il pourrait travailler." On va parler d'autres allocations sociales d'ailleurs unifié tout à l'heure. On avance parce que évidemment on vous attend sur une déclaration euh qui a mis le feu au poudre. La semaine dernière, vous avez ouvert la porte. Un gouvernement de gauche le renvoqué en affirmant qu'il n'y aura pas de censure automatique euh par votre groupe.

On a pris un engagement, on ne censure pas, c'est-à-dire qu'on ne censurerait pas un gouvernement socialiste, on ne censurerait pas un gouvernement non plus. Tant mieux si le renvoqué d'ailleurs ne nous censure pas, a dit Olivier Fort. Est-ce que vous maintenez votre affirmation ? Alors, un, je la maintiens et je vais surtout euh on va en discuter pour que je vous explique sur quoi elle repose. Évidemment que je ferme la porte à un gouvernement de gauche.

Je l'ai dit jeudi si vous êtes précis sur les propos que j'ai tenu en disant tout de suite de façon très claire qu'un gouvernement d'Olivier Fort avec le programme socialiste, nous ne voterions pas pour, nous ne le soutiendrions pas et nous ne participerons pas. En revanche, j'ai dit quelque chose qui est important pour moi sur ce qu'est la censure automatique et je vais essayer de vous expliquer ce qu'est notre position. Cette position n'est pas nouvelle. Nous l'avons exprimé tous ensemble avec Bruno Rotaillot, Annie Jeunev à la sortie de l'Élysée il y a un an. Quelle est-elle ?

Si c'est un gouvernement avec des ministres de la France insoumise ou pour appliquer le programme du nouveau Front populaire, les députés de la droite républicaine sont sur rond immédiatement, automatiquement. Pourquoi ? Parce que dans ce qui est aujourd'hui le paysage politique français, je considère que la France insoumise est le premier danger pour la République et que c'est une menace pour l'avenir de notre pays. Et donc dès le début, vous connaissez mes combats, j'ai voulu que le groupe des députés de la droite républicaine soit le premier barrage.

La deuxième chose que j'ai dite, c'est que bien évidemment dans la configuration qu'on connaît aujourd'hui d'Olivier Fort avec les idées socialistes qu'il a exprimé au cours des derniers jours, c'est-à-dire quand même un budget avec des augmentations d'impôts, ne s'occupe pas du redressement budgétaire, plus d'immigration, évidemment qu'il est hors de question pour nous d'y participer, de le soutenir et de le cautionner. Dans tous les autres cas de figure, je considère que nous devons juger sur pièce. Ça veut dire oui et vous l'avez rappelé, c'est ce que j'ai dit je dis, je le redis aujourd'hui. Je ne change pas d'avis moi. Ça signifie qu'il n'y a pas de censure automatique. Pourquoi ?

Parce que il faut juger sur leur cadre de travail, il faut juger sur ce que va proposer un gouvernement. Et pourquoi ? Mais vous le savez, vous il y a un programme mais c'est précisément mais vous posez exactement la bonne question, c'est tout le problème. Vous voulez donc qu'on vienne sur un plateau et qu'on dise parfait dans le contexte actuel de ce qu'est l'Assemblée nationale avec l'explosion du paysage politique quoi qu'il arrive vous allez faire tomber des gouvernements qui se présentent sans même savoir ce qu'ils veulent faire. Pourtant c'est ce qu'ils veulent. Il y a eu un contreprojet qui a été présenté la semaine dernière. 22 milliards de d'efforts budgétaires.

C'est moitié moins que ce que propose François Byrou. Vous êtes prêt à regarder les propositions budgétaires du Parti socialiste ? C'est très mal compris de la part de votre base militante de de des cadres du DLR. Ça été rappelé d'ailleurs hier lors du du congrès de rentrer à Port Marley. Les militants et les sympathisants du parti. Mais si vous les retracez tel que je les ai exprimé, il n'y a aucune raison. Qu'est-ce que j'ai dit ? Je dis vous m'avez entendu. J'ai dit que avec le programme exprimé par Olivier Fortniste, c'était évidemment inenvisageable pour nous. Mais je voudrais qu'on se mette un peu au niveau. Je comprends. Il va pas arriver avec votre programme.

Il va pas arriver avec votre programme. Olivier Fort à Matignon, il C'est pour ça que je suis d'une clarté totale. Je vous l'ai dit très clairement, on ne participera pas et on ne soutiendra pas un gouvernement. Mais pourquoi est-ce que je vous dis ça ? pas immédiatement priori un gouvernement socialiste mais on censurera immédiatement un gouvernement socialiste. Voilà qu'aliste. Après, pardonnez-moi, est-ce que vous pouvez est-ce queon peut faire collectivement l'effort de regarder ce qui est la situation politique actuelle ou oui et ne pas raconter de carabistouill aux français ou d'être dans des postures ?

J'entends bien tous ceux qui en ce moment disent "Ah attention, aucune compromission, pas de discussion". Mais sauf que c'est quoi l'Assemblée nationale aujourd'hui ? Elle est explosée. Vous avez des groupes qui sont de partout, il n'y a pas de majorité. Ceux qui viennent en disant il n'y aura aucune discussion avec qui que ce soit. Nous allons vous proposer un gouvernement chimiquement pur qui sera soit uniquement de droite, soit uniquement socialiste, soit uniquement macroniste. Mais mente. On ment au français quand on dit ça. Il y a déjà suffisamment de confusion dans la situation politique actuelle pour qu'on ne rajoute pas de l'hypocrisie ou des mensonges. Évidemment, pardon.

François, vous avez l'ami mis hier dans le Figaro, il a été très direct. Il vous a dit "Nous censurons un gouvernement PS qui en immédiatement." Bah voilà, c'est de l'hypocrisie ça. Alors, je vais répondre sur François Xavier Benami, mais je voudrais juste d'abord bien expliquer ce qu'est la position. Je la répète pour qu'on la comprenne bien. Un, un gouvernement LFI ou avec le programme du Nouveau Front populaire, c'est une censure automatique. De il y a aucune ambiguïté de ma part, je l'ai déjà dit, je le redis. Le gouvernement d'Olivier Fort avec le programme socialiste tel qu'il l'a exprimé au cours des derniers jours, c'est évidemment non.

Dans tous les autres cas de figure, parce que c'est notre devoir, vu ce qu'est le chaos de la vie politique, ça supposera de choisir entre quatre postures. Soit participer dans le meilleur des cas, on va soit se contenter de soutenir, soit s'opposer, soit censurer. Je vais répondre sur François Xavier. Oui. François Xavier est député européen. Le seul gouvernement qu'il peut censurer, c'est celui d'Ursula Vlen. S'il veut censurer à l'Assemblée nationale, et bien c'est très simple. Il faut qu'il se présente à l'élection de députés. aux législatives pour pouvoir siéger au sein de l'Assemblée nationale. Il aura l'embarras du choix puisque dans son département, nous n'avons aucun député.

Pas légitime à faire cette déclaration. Non, ce que je veux dire par là, pourquoi je le dis, c'est que aujourd'hui nous les députés, nous nous sommes présentés à des élections difficiles dans un contexte où on a défendu nos valeurs. Si aujourd'hui barrage républicain pour ce qui vous concerne en Non, pas pour ce qui nous concerne. Nous n'avons jamais participé à ces négociations de Front républicain. Euh nous avons défendu nos idées, nos convictions. S'il y a aujourd'hui des ministres républicains dans le gouvernement, c'est parce qu'il y a des députés qui se sont engagés.

Et j'invite à l'esprit de responsabilité tous ceux qui en ce moment font des grandes déclarations avec des postures très affirmées qu'ils n'auront pas assumé. C'est d'abord les députés qui vont être amenés à faire ces choix. C'est eux qui sont confrontés à ça. Et dans le fonctionnement de notre parti, je ne veux pas revivre ce qu'on a vu il y a 10 jours où le parti s'est précipité pour expliquer que bien évidemment on allait voter la confiance sans même que les parlementaires soient consultés. Charlotte, pardonnez-moi, je voudrais rajouter quelque chose pour qu'on se comprenne bien. Pourquoi je dis ça aussi ?

Parce que quand vous faites des grands discours avant la constitution d'un gouvernement dans le contexte de chaos politique, que vous donnez l'illusion aux gens, que vous allez pouvoir défendre une ligne 100 % droite et qu'ensuite on siège dans un gouvernement qui a été celui de François Baïou avec quelqu'un qui a appelé à voter contre Nicolas Sarkozy pour François Hollande avec un programme de gouvernement pardon mais qui est très loin de l'idée que je me fais de ce que devrait être le programme de la droite. Et ben vous nourrissez des déceptions. Donc moi je veux qu'on dise la vérité sur ce plateau. Je le répète.

Oui, la situation actuelle suppose de discuter avec des gens avec lesquels vous ne partagez pas forcément toutes les idées et c'est en fonction de ça et seulement de ça et pas avec des postures qui en réalité sont très déconnectées de ce qu'on peut faire qu'il faut décider. Donc on juge sur pièce en fonction du programme de travail qui nous sera proposé. Si c'est possible des réponses un tout petit peu plus courtes parce qu'on a des tonnes de questions à vous poser. Cont d'avoir le temps de m'exprimer et de défendre mes idées, mes convictions.

Petite précision alors après votre déclaration émotion non effectivement chez n aucune raison d'être c'est juste la position qu'on a toujours eu depuis un an. Franchement, Bruno Rotaillot, c'est le président euh du parti qui a dit effectivement si le gouvernement socialiste devait mener une politique concrète aux intérêts de la France, le devoir serait de l'empêcher. D'autres disent il faut censurer immédiatement. Mais alors si vous allez nous dire "Non, mais voyez une opposition sur les mêmes". Mais vous vous parlez, non ?

Vous auriez pu vous téléphoner avant pour dire parler de chabo 1, on se parle et on discute mais il ne peut y avoir aucune surprise puisque c'est la position qu'on avait déjà exprimée il y a 1 an avec Bruno Retaillo et Annie Jeunev. Vous vous êtes expliqué tous les deux, vous vous êtes dit "Mais Bruno, tu as pas compris ce que j'ai dit." Et Bruno a dit "Mais pourquoi tu as dit ça ?" C'est un truc de fou ça. C'est dans ce que vous-même vous avez cité. Vous voyez bien qu'il n'y a aucune contradiction avec ce que je dis.

Je n'ai pas entendu Bruno Retaillot dire il y a une censure automatique d'un gouvernement autre que avec des ministres et le programme du On voit bien que Bruno Roy ait très vite dans la de vos propositions. Vous avez annoncé l'annoncensure sur le social X. Donc on a le sentiment de voir revenir à nouveau de se raviver une guerre des chefs au sein de la droite. Il n'y a aucune raison à ça. Il y a pas de guerre des chefs. Et c'est pour ça que je rappelle que la position que je viens d'exprimer et celle que nous avons déjà arrêté il y a 1 an. Alors pourquoi il vous a répondu avec ses promptitudes immédiatement pour clarifier ? Non non pas de sens. Pos question posez-lui la question.

Je vais même aller au C'est lui qui est en contradiction avec l'engagement pris il y a un an. Vous aviez dit nous ne sommes pas dans la stratégie du pire par exemple. Non, je je veux juste que tout le monde soit dans une d'un état d'esprit qui soit celui du sang froid et qui permett de bien poser les diagnostics et je vais aller jusqu'au bout avec y compris une nouvelle proposition que je souhaite faire dans le contexte actuel. Il ne faut pas refaire ce qu'on a fait avec François Bayrou où on s'est précipité, j'étais contre, pour immédiatement allaider dès que François Bayerou a été nommé dans un gouvernement sans même savoir pour quoi faire. Je vais vous dire ce que je pense.

Si on nous avait dit à l'époque que le programme législatif se résumerait en réalité à une seule loi qui est la loi sur la fin de vie et qu'il n'y aurait quasiment rien d'autre dans le programme législatif, et bien je pense que la position des députés républicains aurait été autre. Donc ma proposition c'est quoi ? Donc c'est un bilan négatif de la participation des ministres dans le gouvernement de Bairou. En tout cas pas la hauteur de ce que je me fais comme ambition pour le travail de redressement du pays. Oui. Et donc qu'est-ce que je souhaite qu'on fasse ? prochain gouvernement, il faut qu'il y ait un pacte de gouvernement avant avec un programme de travail.

Je suis cohérent avec ce que je vous dis. On juge sur pièce en fonction de la feuille de route qui sera celle du gouvernement qui nous sera proposée et qu'on sache pourquoi on y va. Parce queon est quand même dans un fonctionnement de démocratie étonnamment immature. Si vous regardez ce qui se passe en Allemagne, ce qui se passe en Italie, ce qui se passe dans toutes les autres démocraties, vous y allez pas comme ça parce qu'il y a des postes qui sont sur la table. Vous y allez pas pour prendre des ministères. Vous y allez parce que on définit ensemble qu'est-ce qu'on veut faire pour le redressement du pays.

Dans un cadre que j'ai rappelé qui est contraint, on ne peut pas faire tout ce qu'on veut où malheureusement on ne peut pas aller aussi loin. et pour enfin que ma position soit exprimée jusqu'au bout de ce que je souhaite. Évidemment que je préfère un premier ministre issu des républicains et que dans ce qui serait pour moi souhaitable, si on peut avoir par exemple un premier ministre tel que Xavier Bertrand qui fait partie des noms qui sont en ce moment évoqués, bien sûr que je préférerais parce qu'ensuite pour défendre l'opposition c'est beaucoup plus facile. Xavier Bertrand, premier ministre, c'est votre choix mais avec qui pourriez-vous également gouverner ? On voit ça dans un instant.

tout de suite le renvoquer dans en toute franchise.

20:20
Non speech

[Musique]

20:23
Locuteur

La renvoqué Lavoqué notre invité dans en toute franchise. Merci encore d'être avec nous ce matin monsieur le président du groupe LRDR à l'Assemblée Olivier. Une question sur les socialistes juste pour revenir en quelques mots. Oui parce que leur Bqué vous venez dire que Xavier Bertrand ferait un bon premier ministre mais il y en a qui sont en campagne aujourd'hui pour Matignon. sont le c'est le Parti socialiste, Olivier Fort le premier secrétaire du du parti et ce matin François Holland l'ancien président de la République qui a interrogé dans la tribune dimanche dit d'Olivier Fort qu'il est légitime à revendiquer le pouvoir. Est-ce que c'est ce que vous pensez aussi ?

Est-ce qu'il serait un bon prier ministre ? Est-ce qu'il serait capable de faire parler autour d'une table des élus aussi de la droite et du bloc du bloc Renaissance ? Je n'y crois pas. Pourquoi ? Et je vais vous dire, je pense qu'en ce moment tout le monde fait semblant. Hm hm. Je ne crois pas du tout à l'hypothèse d'un gouvernement socialiste avec Olivier Fort. Je pense que c'est je pense que c'est une simère ou un épouvantail. Et je vais vous dire pourquoi. La France insoumise et Jean-Luc Mélenchon déjà expliqué queil ne soutiendrait pas. Je vous ai dit que évidemment les députés républicains n'apporteraient pas leur soutien et ne participeraient pas.

Je crois pas que le RN fasse autre chose et j'ai beaucoup de doutes sur ce que serait la position en tout cas d'horizon et de renaissance. Ça veut dire qu'on est en train de parler d'un gouvernement qui commencerait avec un socle de députés déjà inférieur à celui de François Baou. Donc je pense que ça fait un peu partie de ces scénario, que la classe politique et médiatique en ce moment est bien agitée dans lequel c'est bien ça fait une histoire à raconter. Je n'y crois pas et moi j'aime bien que dans cette période très confuse on dise les choses clairement. Je ne crois pas du tout à cette hypothèque. Dis qu'ils se préparent qu'ils sont prêts à exercer le pouvoir à Matignon.

Je pense que eux-mêmes n'y croient pas et que quand ils vous en parlent, qu'est-ce qui vous fait dire ça ? Parce que je pense que les socialistes sont très lucides sur le sujet et qu'ils savent eux-mêmes qu'il n'y a pas d'option dessus. Je pense d'ailleurs que quand vous échangez avec eux en toute franchise, je pense qu'ils le disent aussi. Ils jouent à quoi ? À exister dans le paysage comme tout le monde montrer qu'ils sont un parti responsable de gouvernement. Il mettent un projet sur la table. Oui, mais je pense que dans cette période où on joue quand même avec le destin du pays, mais il faut essayer d'avoir une parole qui soit au moins sans histoire et sans carabistouille.

Voilà, c'est ce que j'essaie de faire en vous expliquant bah ce qu'est le cadre contraint. en vous disant que dans la constitution d'un gouvernement, pour moi ce qui compte c'est qu'on définisse le programme de travail en amont en essayant aussi bah de reconnaître tout simplement devant ceux qui nous écoutent le fait qu'on a un contexte politique imparfait dans lequel il faut pas chercher à jouer à dire on va pouvoir faire du chimiquement politiquement pur parce que c'est faux. Alors sur la base d'un programme qui aurait été élaboré, est-ce que vous Emmanuel Macron par exemple a demandé à son commun de travailler avec la gauche ?

Est-ce que vous seriez prêt à faire un deal vous sur le budget pour que la France est un budget avec un gouvernement qui comprenne des socialistes y compris et et avec le socle commun jusqu'où pour y aller ? Mais juste est-ce qu'on peut se poser un instant dans le gouvernement de monsieur Baou ? Je n'y suis pas h mais mes collègues qui sont ministres républicains siègent à côté de qui ? Manuel Vals, à ma connaissance, il vient pas de la droite. François Repsaman, il m'a échappé qu'il venait de la droite. Monsieur Lombard qui est à Ber qui vient et qui est a toujours revendiqué son attache socialiste.

Et donc c'est là où je dis à un moment bah les masques, il faut arrêter de faire des postures pour qu'un gouvernement tienne dans ce qui est le contexte actuel, il faut à mes yeux 1 définir le programme de travail sur lequel vous avez le noyau dur des députés qui vont travailler ensemble. Et oui, acceptez de discuter avec des gens avec lesquels vous ne partagez pas toutes les idées pour au moins définir ce qui permettra un gouvernement de durer jusqu'à l'élection présidentielle. Je redis ce que je vous ai dit. Pour moi, la base c'est de changer ce qu'on a fait la dernière fois.

On ne part pas des personnes, on part du programme de travail et nous en fonction on décidera est-ce qu'on participe ? Est-ce qu'on se contente de soutenir, est-ce qu'on s'oppose ou est-ce qu'on censure. On a bien compris que vousiez effectivement un certain nombre d'exigences sur la table. Ça sera mis sur lors de la discussion que vous pourriez avoir avec quelqu'un facile avec Xavier Bertrand sans doute, mais si c'est quelqu'un qui vient du bloc central, ce sera plus compliqué sans doute. D'abord, question préalable. Le budget présenté par François Baou, son projet, on le déchire, on le met à la poubelle, c'est fini. Compte tenu de ce que vous dites, c'est oui ou non.

Bah moi, j'aime bien là aussi avoir de la constance. Nos lignes rouges, c'est quoi ? Un, pas d'augmentation d'impôts. Ouais. De pas de baisse des pension sur la France qui a travaillé. tr en revanche le maximum en allant le plus loin possible d'économie sur le fonctionnement de l'État et tout ce qui est la dépense publique. Donc ça c'est ce que je défends et le chemin auquel je crois c'est celui qui permet de garder le social dans notre pays, d'arrêter l'assistana et de revaloriser le travail. C'est ça la vision que je veux qu'on porte. Oui. 44 milliards l'objectif effectivement de François Bairou c'est trop. Il faut aller peut-être un peu moins. Il y a un risque effectivement discertin.

Bah oui, devoir petit stop sur effectivement la croissance. Il y a un risque. On n'est pas obligé d'aller aussi vite. Il faut trouver 110 milliards pour revenir à 3 % et on a un peu le temps. Moi le plus on fait d'économie, le mieux je me porte. Mais madame Chabot des vraies économies. Tu as pas des augmentations d'impôts déguisés. Et là ce qui ne va pas c'est que dans ces 44 milliards, il y a beaucoup de milliards qui sont juste le vieux réflexe français. On va chercher dans la poche et c'est le bon niveau 44 milliards. Moi ça me va. Je suis même prêt à assumer plus. Je l'ai toujours dit critique vous pourriez faire bien sûr. J'ai toujours assumé ça.

C'est c'est soutenable pour les Français pour l'économie française c'est soutenable à une condition c'est que ça passe par des économies sur la dépense publique et pas des augmentations d'impôts. Je l'ai fait dans ma région où j'ai fait mo- 15 % sur la dépense de fonctionnement et aucune augmentation du poids de la dette. Donc ce que je veux dire au français c'est faisable. Il y a beaucoup de gaspillage et beaucoup de dépenses publiques improductives. Je vais prendre un exemple très simple. Toutes ces agences, toutes ces autorités administrative qui aujourd'hui contribuent à 80 milliards d'euros à la dépense publique, la plupart du temps font des normes inutiles, mais là il faut y aller.

C'est là-dessus où on peut faire des économies. Pas sur les aides soignantes, les infirmières libérales, mais toute la bureaucratie administrative qui est en train de tuer la France. Là, il faut libérer au socialistes pas touche à la réforme des retraites. Eux veulent mettre une c'est que j'aimerais bien qu'on explique aux gens comment est-ce qu'on fait alors qu'on a plus de personnes à la retraite pour baisser l'âge de la retraite, pas baisser les pensions, pas toucher sur les cotisations, les charges de ceux qui travaillent, ça n'existe pas. Vous l'avez compris, j'aime bien que ce soit clair.

Et donc revenir dessus sur la réforme des retraites, bah il faut venir sur un plateau et expliquer en fait, on va faire payer beaucoup plus ceux qui travaillent où on va baisser la pension des retraités. Moi, c'est pas le chemin que je veux pour mon pays. H alors juste un mot parce que vous avez dit tout à l'heure, tout le monde fait semblant. le Parti socialiste mais avec votre euh vos lignes rouges, on les rappelle la location sociale unique euh qui serait plafonné à 70 % du SMIC, 1,6 SMIC, on va pas entrer dans le détail, mais qui pourrait rapporter jusqu'à 7 ou 8 milliards euh l'AMER remplacé par laAMU, pas de d'augmentation d'impôts et cetera. Mais avec qui vous gouvernez ?

Et ben vous dites moi je veux bien discuter puis après on forme un gouvernement sur la base de mon programme en fait avec qui ? Alors juste pardon ça vous choque ? Je ne vois pas qui ça peut choquer ? Non ça me choque pas je puisqu'on cherche une voie de sortie pour un budget mais c'est pour ça que je vais l'exprimer. C'est-à-dire que qu'est-ce que je propose sur cet équilibre entre le travail et l'assist ? C'est bien parce que moi on est concret. H le salaire médier en France aujourd'hui vous savez combien c'est ? 2200 €. En cumulant toutes les aides sociales, un couple avec trois enfants va toucher 2300 € sans travailler. Est-ce que c'est juste ? Hm.

Tout le monde peut se retrouver autour de ça. C'est pas des idées de droite, c'est pas des idées de gauche, c'est des idées de justice. Et je ne dis pas que je veux faire sauter toutes les aides sociales, je dis juste que je souhaite qu'on mette en place une allocation sociale unique fusionnant la vingtaine d'aujourd'hui et qui dans tous les cas de figure soient plafonné à 70 % du SMIC pour qu'on ne gagne jamais plus d'argent en France en restant chez soi qu'en allant travailler. Et je suis prêt à ce qu'on discute à côté pour garder le social pour ceux qui en ont vraiment besoin pour mieux accompagner le retour au travail.

Je viens évidemment moi en mettant mes propositions sur la table mais je suis prêt à discuter. Il faut dans cette période qu'on discute sinon ce sera le chaos. Et donc bien sûr que je viens sur ce plateau en défendant ce qui me tient à cœur mais après il faut échanger dans la période et dialoguer. Alors on avance Olivier on voit bien aujourd'hui qu'on est dans une situation de de blocage politique. Bon courage président de la République pour trouver le mouton à 5 pates pour pour Matignon. Vous avez des lignes rouges vos adversaires politiques en ont aussi.

Finalement, il y a une musique aussi que d'autres portent, hein, notamment à la France insoumise l'Assemblée nationale, c'est la la petite musique de la de la dissolution. Euh même Nicolas Sarkozi, hein, l'ancien président de la République qui vient de votre part famille politique euh prône cette solution. Est-ce que vous y êtes favorable ou est-ce que c'est une erreur ? Est-ce que les les mêmes causes produiraient les mêmes effets ? J'ai beaucoup échangé avec Nicolas Sarkozy sur ce sujet et vous savez, j'ai énormément d'affection pour lui. Je fais partie de ceux qui continuent à le défendre et à défendre ce qu'il a fait. Mais sur ce point, j'ai une divergence. Voilà. il se trompe.

Non, il défend ses positions. Après, j'ai pas la même analyse. Pourquoi ? Bah, tout simplement, je regarde les intentions de vote. Si on fait une dissolution, on retrouvera à peu près exactement la même assemblée nationale. Ce serait l'intérêt de ma famille politique parce qu'on aurait sans doute plus de députés. Mais je n'y suis pas favorable parce que je pense que ce sera une dissolution pour rien. Voilà, ma réponse est simple.

Et alors pour ceux qui vont même encore plus loin qui demandent une démission du président de la République, on voit bien hein aujourd'hui dans différentes forces politiques, certains se préparent alors à des élections législatives anticipées et pourquoi pas une présidentielle anticipée. Euh là-dessus d'ailleurs, comment ça se passerait pour les Républicains ? Vous ne manquez pas de de leader de on parlait de de guerre des chefs il y a quelques instants encore. Est-ce que vous seriez par exemple favorable à l'organisation d'une primaire au sein de votre formation politique ? D'abord, je suis totalement opposé.

première volet de votre question à ce qu'on pousse à une démission du président de la République. Pas parce que c'est Emmanuel Macron, pas parce qu'il est impopulaire, mais à partir du moment où dans nos institutions, on va écrire le fait qu'on peut pousser un président à la démission, on aura achevé de perdre la 5e République. Donc je suis totalement contre. La 5e République, c'est le général de Gaulle qui nous a sorti de l'instabilité de la 4e République aller là-dedans. Nous en pairons les conséquences pendant suite des années parce que dès qu'un président sera impopulaire, tout le monde se dira, il suffit de le faire tomber.

Maintenant, à l'intérieur de ma famille politique, vous l'avez dit, je vois beaucoup de discussions en ce moment sur comment désigner le candidat des Républicains à l'intérieur du parti, avec des gens qui votent de l'extérieur, à main levée, avec des chapeaux à plumes, sans chapeau à plume. Je crois que c'est pas le sujet. Moi, le sujet qui m'obsède, c'est comment est-ce qu'on fait pour avoir un seul candidat de la droite ? Je l'ai dit au début quand vous m'avez interrogé sur le rassemblement de la droite, donc pas du socle communard déjà, j'ai dit de la droite. On est donc voilà, de la droite.

Et donc la question pour moi c'est pas d'avoir un candidat des républicains, c'est d'avoir un seul candidat de la droite. Parce qu'aujourd'hui l'électorat de la droite, vous en trouvez une partie chez des macronistes de droite, vous en trouvez une partie chez les républicains, vous en trouvez une partie chez Reconquête. Et donc ce que je souhaite, c'est qu'il y ait un seul candidat de tous ceux qui partagent la vision de la droite dans un pays qui penche à droite parce que sinon ce qui se passera c'est qu'au second tour, on aura la France insoumise. Ceux dont vous avez parlé qui sont pour le chaos, qui sont pour la révolution qui se réjouissent du fait que cette instabilité s'installe.

Et donc pour moi, le vrai sujet, c'est mettre en place un système de désignation pour un seul candidat de la droite, pas uniquement des républicains mais de la droite. Donc une primaire ouverte à à Horizon. à agir à une partie de renaissance aussi et à reconquête aussi parce que je l' parce que je l'ai dit pour moi le rassemblement de la droite il va de Gérald Armana à Saraknafo mais il faut être clair pas un programme politique qui consiste à faire un espèce d'entre deux somatâtre dans lesquels on met un bout de centre gauche et un bout de centre droite parce que ça je n'y crois pas moi je crois à la reconstruction d'une offre politique qui soit le rassemblement de la droite.

Il reste quelques minutes. Vous avez changé d'habit donc sur la primaire hein. C'était un poison. Je ne vous ai pas dit une primaire. Ah bon ? Je ne vous ai pas dit une primaire. Je souhaite Je souhaite qu'on trouve un Je souhaite qu'on trouve un système qui nous permette d'avoir un seul candidat de la droite. Alors à part pour l'instant on dit soit les sondages soit la primaire. Donc vous avez trouvé une troisième voie. Non mais ce que je veux parce que j'ouvre le j'ouvre le débat et puis c'est bien qu'on a un échange dessus. J'ai toujours dit que j'étais pas favorable à une primaire fermée à l'intérieur des républicains.

Après ce que je vous dis aujourd'hui, c'est que je pense que le débat uniquement républicain n'est pas au bon niveau et que la question qu'on doit se poser, c'est sur l'ensemble de la droite. Une primaire ouverte à toute la droite, ça peut être une des options qui sont sur la table et qui s'arrête au rassemblement national. Oui, parce que vous dites le rassemblement la droite c'est de Gérald Armana à Sarak Nafo. Donc effectivement le RN est à part. On évoquait le problème de la dissolution ou l'hypothèse de la dissolution plutôt.

Si il y a quand même une dissolution que le Rassemblement national revient avec peut-être plus de députés, ah oui, ça vous fait sourire mais c'est quand même une hypothèse, plus de députés euh que le Front républicain fonctionne beaucoup moins bien qu'il y a un peu plus d'un an. Est-ce que vous vous dites bah il y a une majorité relative, attention d'URN, il faut les aider. Vous pouvez travailler avec le Rassemblement national au nom de la stabilité politique. Mais vous voyez bien déjà la difficulté dans laquelle on est. Si si, je m'emploie déjà à C'est c'est quand même une on regarde des enquêtes d'opinion. On voit bien que le tab arrivera à nouveau.

Mais pardon, je vais répondre très simplement. Là, on est dans de la politique fiction donc j'essaie déjà de résoudre et c'est suffisamment compliqué la politique réelle dans laquelle on est et qui avec beaucoup de confusion et d'y mettre un peu de clarté. Donc de grâce me demandez pas en plus de répondre à des questions de politique fiction. Je vous ai dit que j'étais contre la disolution la politique fiction. C'estàd quand vous dites de Gérald Armana à Snarak Nafo, ça veut dire que demain vous ne pouvez pas effectivement travailler avec le Ren. Moi je comprends, il y a toujours un cordon sanitaire autour du RN. C'est il fait partie de l'arc républicain du Nicolas Sarkozy.

Vous aussi je n'ai jamais je n'ai jamais utilisé l'expression de cordon sanitaire à l'égard du RN. J'ai toujours détesté cette formule. J'ai toujours dit, je n'ai aucun problème avec ça. Je le redis sur votre plateau. Pour moi, évidemment que l'ERN est dans un arc républicain. Il se présente à des élections. C'est un parti légal, ils sont à l'Assemblée nationale. S'il était amené à gouverner, est-ce que vous pourriez participer ici ? Mais je ne vais pas répondre à des questions de politique fiction que eux-mêmes excluent. Que eux-mêmes excluent, pardon.

Mais quand vous interrogez Marine Le Pen et Jordan Bardella, eux-mêmes disent "Nous ne sommes pas de droite." Donc ce que je regarde eux-mêmes, c'est et donc ce que je regarde, c'est ce qui est pour moi déjà le premier rassemblement de la droite que je souhaite faire et ça va pas être une tâche facile. C'est celui qui a de Gérald Armana à Saraknafo déjà commencez par ça. Si s'ils veulent une majorité, ils auront besoin de vous tendre la main et chercher des soutiens du côté de votre groupe droit. Jordan Bardella lui-même a dit qu'il ne prendrait jamais un poste de premier ministre s'il n'avait pas tout seul la majorité absolue.

Et c'est pour ça que ce scénario sur lequel vous m'interrogez relève de la politique fiction. En cas de législative anticipé, pardon, mais c'est un scénario aussi crédible. Que doit faire LR en cas de duel LFIN dans les circonscriptions ? Bah moi, je vous ai toujours dit ce que je pensais. Euh je ne mets jamais mes voix avec la France insoumise. Voilà, c'est je peux pas être plus clair. Et donc ça veut dire que reste bah les options, c'est d'abord j'aime pas les consignes de vote mais moi je ne vote jamais pour la France insoumise. Je pense que c'est le premier danger pour la République. Un dernier mot avant la série de de questions de Julien Arnaud qui va nous rejoindre.

On parlait de Bruno Retaillot tout à l'heure. Vous avez dit c'est un bilan plutôt négatif de la participation en terme en terme de résultant François Baou et donc la participation de du LR n'a pas permis d'améliorer le bilan. Bruno Rayot, est-ce qu'il a été un bon ministre de l'intérieur s'il s'il devait tomber demain avec François Baotou ? Mais évidemment, c'est quoi son il a été mais il a été un excellent ministre de l'intérieur. Et c'est quoi son bilan ? Je pense qu'il a posé déjà l'ons notamment sur la question de la drogue. Il a secoué aussi euh les discours sur cette espèce de laxisme qui s'était installé. Ne comptez pas sur moi ici pour critiquer le bilan de Bruno Rotaillot.

La seule chose que je dis, c'est qu'on est allé dans un gouvernement sans programme de travail. Je ne veux pas que ça se renouvelle. Voilà. Et donc il faut qu'on ait un programme de travail sur tous les sujets. L'éducation, sujet essentiel pour notre pays si on veut le redresser, les questions budgétaires et économiques et les questions sécuritaires et régaliennes. Ça évitera les déceptions. Moins de grands discours de rodomontade avant, un travail plus sérieux. On juge un gouvernement sans prendre des postures mais sur la base de ce qui sera proposé de travailler ensemble et en fonction des sides. La ligne de la droite républicaine.

Vous connaissez Julien Arnaud, il a ses questions ou bonjour. Bonjour monsieur Arnaud. La garre en Ukraine. Est-ce que vous soutenez le plan des Européens ? Le plan d'Emmanuel Macron, l'envoi de troupe sous garantie américaine si c'est le feu, il y a Oui, et je l'ai toujours dit. Je veux que la France s'engage en Ukraine pour faire la paix, pas pour faire la guerre, mais pour faire la paix. Et on est sur des sujets qui sont sérieux. On voit bien qu'on a basculé dans une époque géopolitique de prédateurs. Je ne fais pas partie de ceux qui vont critiquer les positions du président de la République.

Pas parce que c'est le président de la République, mais parce que c'est la position de la France. Et dans cette période, je pense qu'on a besoin d'une France qui soit forte. Et si on veut être une France forte, une Europe forte, bah il faut qu'on assume d'opposer. Le gouvernement réfléchirait à remettre en cause l'exonération fiscale des pourboirs. Faut-il taxer les pourboirs ? Non mais non. H enfin c'est tellement absurde. Vous avez des gens qui travaillent. Ils travaillent au moment où les autres se reposent.

Ils sont dans les restaurants, ils sont dans les cafés et vous allez en plus leur dire tiens, on a une bonne idée, on va aller vous prendre le petit plus que vous aviez et qui vous motivait. Je m'opposerai radicalement à ça. C'est c'est toute ma cohérence. C'est la France qui travaille. Attaquons-nous d'abord à l'assistana. Attaquons-nous à la fraude, attaquons-nous à ce poison qui est cœur tous ceux qui travaillent. Moi, je veux au contraire qu'on encourage ceux qui travaillent. Et je suis pas un fan particulier de Trump mais je pense que dans le débat présidentiel quand il a dit on défiscalise la totalité des pourboirs, bah au moins c'est une incitation à ceux qui travaillent.

C'est un signe de déconnexion ce genre de proposition total. C'est un signe de déconnexion total et c'est surtout un signe de mauvaise compréhension du problème du pays. Ceux qui tuent notre pays qui était un pays qui reposait sur le travail, sur l'enthousiasme, sur l'énergie, c'est d'avoir petit à petit fait dériver notre système social vers l'assistana. C'est ça qui est en train de tuer la France. Et et le chemin de reconstruction il est là Julien, c'est pour ça qu'il faut être aussi positif. Si on fait ça, ça repartira. Hop une pièce 1 € c'est un cadeau pour un Auvernien. Non er Sioti qui propose une adhésion à 1 € et offre l'asile politique aux adhérents. Même pas peur ?

Non même pas peur. Mais je prends la pièce de 1 € en bonne ouverniance. Vous allez contribuer au dritement budgétaire. OK. 2014, regardez boîtes à archives, vous l'envoquiez à l'époque sur les partis. Ces histoires de partis m'intéressent pas. Euh je pense que les la question de savoir qui tient le parti, qui est en position, qui verrouille le dispositif, tout ça c'est de la vieille politique dont les Français en ont assez. Vous faites de la vieille politique aujourd'hui. J'essaie d'éviter. Je pense que je viens de vous dire exactement l'inverse ce matin. Voilà. Je viens de vous dire bah précisment faut travailler ensemble mais avec des partis politiques.

Je viens de vous dire il faut dépasser les partis politiques pour reconstruire le rassemblement de la droite. Hm. Je viens de défendre la cohérence de ce que sont mes convictions sur la France qui travaille et l'assistana. Vous auriez pu d'ailleurs sortir des images d'archives de ce que je disais il y a plus de 15 ans et j'ai été beaucoup attaqué dessus. Je n'ai jamais cédé dessus. J'ai toujours dénoncé le cancer de l'assistana. J'ai pas changé. Allez dernière petite question dans la famille. Par contre peut-être un peu plus de barbe de ce que j'ai dans la famille Sarkozi. Je demande le fils Louis Sarkozi.

Oui, il va présenter vrais dans les prochaines he à petit conseil de vous Laurentier l'aîné rester soi-même et j'ai appris ça au fur à mesure du temps. Ah ça fait partie parfois d'erreurs que j'ai faite rester soi-même du tac au tac. C'est une question pour finir à Orange la la déclaration d'une habitante a beaucoup frappé. Des dealers ont proposé de l'argent pour aider la rentrée scolaire des enfants. Elle a accepté. Elle dit oui parce que ça apporte le calme et c'est bon pour le pouvoir d'achat. Quand vous entendez cela à Orange, qu'est-ce que vous dites de où en est la France ? Votre reportage était scotchant et je tiens à le dire céit un reportage très fort.

Et moi ma crainte c'est que les gens le regardant parce que il y avait un sentiment de sincérité dans la façon dont cette dame s'est exprimée se disent "Ah tiens non, il faut le redire avec la plus grande fermeté, la plus grande clarté. C'est révoltant. On ne peut pas rentrer là-dedans. On ne peut pas rentrer dans un système où vous avez quelqu'un qui vous dit "Bah pour infier le cartable de mes enfants, je vais prendre le l'argent du trafic de drogue qui met le deal dans mon quartier, qui peut tuer, qui peut aboutir à des crimes ?" Jamais, jamais, jamais. Si vous rentrez là-dedans, c'est un engrenage dont la France ne sortira pas. Donc il faut le dire sur votre plateau.

Des propos comme ça sont révoltants, inacceptables. Je viens d'un département qui est pauvre, la Haute Loire, dans laquelle il y a des gens très modestes, parfois des retraités qui ont des tout petits salaires, des tout petites retraites, des gens qui travaillent pour rien. Pour eux, jamais ils ne concevrait de faire ça parce que ce serait l'inverse de toute leur conviction. On ne se soumet pas, on ne se compromet pas avec l'argent du narcotrafic. Maintenant, non seulement ils tuent, ils fragilisent notre sécurité, mais ils veulent corrompre les âmes en instrumentalisant la misère. Stop. Alors une fois qu'on a dit ça, on fait quoi ?

Et ben précisément ce que je vous ce dont je vous parle, reconstruire la méritocratie républicaine autour du travail. Vous savez, j'ai eu sans doute un des échanges qui m'a le plus touché au cours des derniers mois avec une dame qui habitait à Villeurbane dans la périphérie de Lyon, quartier difficile, qui travaillait dans une maison de retraite et qui était venue avec les bulletins scolaires de son fils. Un fils fabuleux qui visiblement avait des résultats exceptionnels avec une mère pourtant très modeste.

Elle me disait "Le problème que j'ai c'est d'arriver à le garder motivé parce que le sentiment qu'on a dans notre quartier c'est que pour réussir faut faire le guer pour les traficants en drogue." Et bien ce que moi je veux qu'on retrouve, c'est un pays dans lequel on dise à nos enfants quand ils travaillent à l'école, vous êtes une fierté. La République va vous payer des bourses au mérite et l'ascenseur social se fera par le travail et l'effort. C'était ça la France. On a supprimé toutes les bourses au mérite. C'est ça ce que je veux retrouver. En face de ce modèle catastrophique de soumission au narcotrafic, il faut mettre l'autre.

Une dame qui réussit et qui peut élever ses enfants correctement par son travail. Une école qui dit à ses enfants la fierté c'est la réussite par l'envie, l'effort.