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Conférence de presseLes Écologistes (sur YouTube)· 26 août 2026 21 minAutoproduitFond programmatiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesSolidarités & familleInstitutions & élections

Conférence de presse de Marine Tondelier et Eva Sas : les gros héritages pour financer la transition

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:44Chiffre
    « plus de 9000 milliards elle est transmis d'ici 2040 en France »
  • 4:13Fait
    « les 1 % les plus riches payent proportionnellement à leur revenus moins d'impôts que vous, que moi, que l'ensemble des Français. »
  • 6:03Chiffre
    « le fond vert a été divisé par 4 en 2 ans par les gouvernements Atal. »
  • 6:41Chiffre
    « l'inaction climatique selon les économistes coûte au moins cinq fois plus cher que l'action. »
  • 12:48Chiffre
    « il y a 187 milliards d'aides aux entreprises. »
  • 16:19Chiffre
    « plus de 9000 milliards qui vont être transmis d'ici 2040. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Merci beaucoup de de vous être déplacé. Voilà, on est encore au mois d'août. Je n'ai toujours pas accouché, c'est imminent, mais tant que je n'ai pas accoucher, je continuerai à faire des propositions dans cette campagne. On a encore beaucoup de choses à dire avant la maternité. Donc donc nous enchaînons et aujourd'hui on avec Eva Sas que je remercie sincèrement de s'être libérée elle aussi au mois d'août pour parler de la grande transmission qui doit financer la grande transition. C'est euh un projet dont on parle ensemble depuis longtemps puisqueon sait que euh dans le budget euh dans le cadre du budget 2027 que tu pilotes EVA pour le groupe écologiste à l'assemblée euh on a repéré que les flux successoraux étaient en train d'augmenter très fortement et que

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plus de 9000 milliards elle est transmis d'ici 2040 en France et qu'il y avait là du coup dans le cadre de celle transmission Voilà, une partie qui devait être mobilisée pour financer ce que nous on appelle la grande transition qui est essentielle à l'avenir de nos enfants. Donc c'est ça qu'on veut vous présenter aujourd'hui. Évidemment dans un moment où l'été qu'on a passé à bien souligné à quel point la place de l'environnement dans les priorités des partis dans les politiques publiques n'était clairement pas la bonne. Alors je parle pas de nous ici. Vous avez compris que nous hier, aujourd'hui, demain, on sera toujours là sur le sujet qui est notre sujet central, notre ADN, notre boussole et sur lequel on est toujours présent, pas juste quand les

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forêts brûlent en Gironde, mais on voit bien que les moyens n'ont pas été à la hauteur, ni sur l'atténuation, c'est-à-dire qu'est-ce qu'on met en place pour que le changement climatique soit moins intensif que que prévu, notamment par exemple, respecter les accords de Paris, ça peut être pas si mal, ni sur l'adaptation, c'estàdire comment on prépare nos écoles, nos transports, notre société à vivre avec 1 2 3 degrés de de plus selon l'efficacité de notre de notre atténuation et puis qu'on était pas non plus à la hauteur sur les moyens concernant le le combat par exemple des feux, le fond vert qui a baissé et cetera et donc à un moment voilà admettre qu'on était vraiment pas prêt. Et à ce sujet, on fera vendredi avec Sandra Régol qui est député du groupe écologiste aussi et qui a déposé

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une proposition de loi, enfin celle que l'État du porté après le beau de la protection civile, on sera avec elle et avec toute l'intersyndicale des pompiers pour vous faire des propositions aussi là-dessus. Mais donc là, on est sur la grande transmission et la grande transition. Et je voulais commencer par quatre constats. Le premier constat, c'est que notre nation est en situation de surendettement écologique. Ce que j'appelle le surendettement écologique, c'est le fait de souligner premièrement que depuis des décennies, on vit en fait à crédit sur la planète. On puise plus de ressources qu'elle ne peut en renouveler. On émet plus de carbone que nos écosystèmes ne peuvent en absorber. on prélève dans nos sols, dans notre eau, dans nos forêts comme si on

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disposait d'un découvert sans limite. Ce qui évidemment n'est pas le cas. Je vous rappellerai pas tout le concept des limites planétaires, mais on sait que ça n'est pas vrai. Et ce surendettement écologique, le fait qu'on vive à crédit sur la planète, il finit aussi par devenir un surendettement très concret dans le portefeuille de beaucoup de de Français, mais aussi dans le portefeuille des collectivités et de l'État puisque on a en fait une dépendance aux énergies fossiles qui endett à la fin tout le monde et on a organisé en fait notre économie qui vit à crédit sur les limites de la planète et qui dans le même temps nous enferme dans le remboursement perpétuel de notre dépendance au prix du gaz, au prix du pétrole, au prix de l'électricité. Et donc notre pays, il est dans un cette

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situation de surendettement climatique euh et celles et ceux qui nous dirigent finalement nous proposent de continuer à crédit. C'est ça qui se passe. J'avais dit dans mon discours euh aux journées Téléat de Grenoble la semaine dernière que c'était pas un gouvernement qu'on avait, c'était Cofidis et que Cofidis au moins ils étaient obligés d'afficher les taux. Eux en fait ça fait 50 ans qu'il nous cachent les intérêts les intérêts que nous allons devoir payer. Le deuxième point sur lequel je voulais insister en introduction, c'est la particularité de cette dette climatique qui frappe d'abord celles et ceux qui en sont le qui en sont le moins responsables. Donc il y a il y a un truc comme ça où les moins responsables sont les plus exposés et les plus responsables les plus protégés des

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conséquences du changement climatique. qui a un problème en politique publique puisque je pense qu'on on a tous vocation à viser la justice et qu'une politique juste, elle doit jamais demander les mêmes efforts à des gens qui n'ont ni les mêmes moyens, ni les mêmes responsabilités dans la situation, ni les mêmes alternatives. Euh CF proposer à tout le monde d'abandonner sa voiture quand certains ont accès à des transports en commande, des bus et ont pas des grandes distances à faire et d'autres d'autres non. Donc aujourd'hui euh en France, on voit bien qu'il est indéfendable que les 1 % les plus riches payent proportionnellement à leur revenus moins d'impôts que vous, que moi, que l'ensemble des Français. C'est c'est pas acceptable. Et c'est aussi un levier qu'on doit pouvoir mobiliser euh

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pour en finir avec situation qui est injuste, intenable et intolérable et qui finit par déliter le pacte social. parce qu'en fait les gens tout le monde comprend qu'on doit payer des impôts mais quand tu dis bah moi je paye des impôts sur le revenu et euh lui lui proportionnellement le revenu en paye moins que moi alors qu'ils sont très très riches et incompréhensible. Troisème point sur lequel je voulais insister en intro, la bataille climatique, elle se gagne avec un plan et de l'argent et ce gouvernement manifestement n'a ni l'un ni l'autre. On a bien vu que cet été c'était catastrophique et au moment où on en avait le plus besoin arrive sur la table du débat public le fait que Gabriel Atel a annulé des commandes de Canada. arrive sur la table le fait que la base dans

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les landes à Montmarsan, une base de protection civile notamment pour faire que des Canadaires, des Bombardiers puissent arriver beaucoup plus vite s'il y avait un nouveau feu en Gérond des Dans le ça avait été décidé après les gros incendies de 2002. On apprend que monsieur Retaillot a annulé ce projet par exemple là aussi pour des questions budgétaires. On apprend que enfin ça on disait depuis longtemps que ma prime rénove euh c'est ce ce dispositif il a quand même été euh saccagé, suspendu, remis, ça change tout le temps. Plus personne ne comprend rien. Il y a quand même moins de moyens globalement dessus. Et ce qu'on avait aussi beaucoup dénoncé à chaque fois, le fond vert a été divisé par 4 en 2 ans par les gouvernements Atal. Alors lui, c'était un décret par

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un trait de plume mon des gel de crédit. Puis je sais jamais l'ordre, je crois que c'était Barnier, puis Bairou puis le cornu. C'est ça. Ça a tellement bougé qu'on qu'on qu'on s'y perd mais chacun, on les a combattu chacun sur ce point précis et aujourd'hui on en est là, on n'est pas prêt. Et à chaque fois pour justifier ces renoncements sur les questions environnementales, c'est le même argument qui revient, c'est oui mais bon tout ça ça coûte très cher. L'écologie ça coûte très très cher. Et nous ce que nous répondons c'est oui. L'écologie a un coût mais l'écologie n'a pas de prix. Et c'est ça le 4e point de mon intro. l'écologie a un coup mais elle n'a pas de prix. Euh ou alors faut m'expliquer, faut m'expliquer combien coûte une forêt qui brûle, combien coûte une récolte

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perdue, combien coûte une maison fissurée par la sécheresse, combien coûte une ville inondée ? Combien coûte une journée de travail rendue impossible sur la canicule, combien coûte une santé perdue ? Combien coûte une vie ? Et c'est là l'absurdité fondamentale de leur raisonnement. Il compte toujours le coût de le coût de l'action, combien ça coûterait d'agir, mais il coûte jamais la facture de l'inaction. et les économistes depuis très longtemps et je pense que s'il devait refaire ce cette démonstration aujourd'hui, ce sera encore plus. Le chiffre que je cite depuis des depuis des années, c'est que l'inaction climatique selon les économistes coûte au moins cinq fois plus cher que l'action. Donc là, vous pensez faire une économie parce que vous baissez le fond vert, en fait, vous le

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payez cinq fois plus demain. Et voilà pourquoi je dis et je redis l'écologie n'a pas de prix en ajoutant que la France, elle sait ce que c'est prendre une menace au sérieux. Vous voyez quand Vladimir Poutine a envahi l'Ukraine, notre pays, l'Europe, ils ont su réagir. Ils ont, on les a soutenu d'ailleurs, ils ont débloquer des moyens exceptionnels, ils ont modifié nos priorités, ils ont accepté de bouleverser ce qui encore la veille. Il paraissait intangible parce que quand l'essentiel est menacé, on com pas on commence pas par se demander combien coûte la défense de l'essentiel. On défend instinctivement et après on trouve on trouve des solutions financières. Mais ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi nos dirigeants, ils sont capables de faire ça sur la guerre

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en Ukraine qui est une vraie menace concrète à nos portes pour nos libertés. Donc il faut évidemment agir, mais ils arrivent pas à le faire sur le dérèglement climatique qui continue à traiter comme une politique sectorielle. Et pourtant, ce sujet-là, il engage notre sécurité, notre souveraineté, notre alimentation, notre santé et jusqu'à l'habitabilité de nos territoires. [raclement de gorge] Voilà, c'est vraiment une menace vitale au même titre que les guerres qui ravagent le monde à nos portes et c'est une question existentielle pour les générations futures mais aussi un sujet de sécurité nationale dès à présent. Et c'est vrai dans une campagne présidentielle jusqu'à cet été, lisez les papiers hein, c'était écrit l'environnement maintenant tout le monde s'en fout, les Français s'en

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préoccupent pas, les politiques non plus. Et donc euh le suspense c'était les écologistes ont-ils réussi à imposer leur sujet dans la campagne présidentielle parce qu'on va pas en parler. Bon aujourd'hui c'est c'est c'est ça la magie. C'est c'est c'est arrivé déjà en 2019 quand il y avait des marches climat. Aujourd'hui c'est euh y a-t-il besoin d'écologiste puisque tout le monde est devenu depuis 3 semaines. Donc enf c'est c'est assez vertigineux pour nous de le vivre. Mais c'est ça qui se passe. En tout cas euh ce que ce que je constate moi, c'est que dans la présidentielle jusqu'à cet été, on a beaucoup parlé de souveraineté, de sécurité, d'indépendance, de protection. Mais en fait, tout ça dépend de l'écologie qui est la mer de toutes les batailles. Vous avez pas de souveraineté

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pour un pays qui dépend des énergies fossiles des autres. Vous n'avez pas de sécurité quand des territoires deviennent inhabitables plusieurs semaines par an, que l'eau, l'air, le sol, l'alimentation rentre malade. Vous avez pas d'indépendance quand notre agriculture, elle peut plus produire. L'écologie, voilà, c'est pas une politique parmi d'autres, c'est celle qui rend toutes les autres possibles et donc c'est la mère de toutes les batailles. Et si on perd cette bataille-là, on sera tout simplement plus en mesure de mener les autres. Donc c'est c'est les comistes, c'est la condition même de notre existence et de notre liberté. Donc bref, on a l'impression que beaucoup se réveillent sur le sujet en cette rentrée. On n'est pas dupe, c'est-à-dire que euh on on

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n'est pas dupe de celles et ceux qui mettent tout d'un coup le sujet en priorité quand il est haut dans les sondages d'opinion. Euh nous c'est notre priorité tout le temps, mais au moins que ça serve à l'action et à des décisions là dès la rentrée. Euh maintenant que la classe politique semble bien réveillé sur le sujet, euh voilà, parlons des de de concrètement ce sur quoi on peut se mettre d'accord pour euh la France, pour les Français et pour l'avenir de nos enfants. C'est pour ça qu'on a demandé un rendez-vous à Matignon. Euh on l'avait dit dans notre conférence de presse fin juillet, on a refait un courrier là la semaine dernière. On a pas encore de réponse mais je pense vraiment que c'est le moment de mettre toutes les forces politiques autour de la table pour avant

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qu'un sujet en chasseelotte, vous savez comment l'actualité va reprendre à la rentrée, on prenne des décisions et nous ce que l'on met sur la table outre notre plan d'adaptation qui est sorti fin juin, outre notre plan pour la sécurité civile qui est sorti fin juin, je pense qu'on a été le seul parti à de manière très réactive sortir ces deux plans tout simplement parce qu'on y a pas réfléchi cette nuit-là mais qu'ils étaient prêt dans les cartons. Et bien là, la proposition supplémentaire que nous mettons sur la table, c'est euh euh après des décennies d'inaction, voilà, de de le le moment de la réaction et euh un budget qui réponde aux besoins de protection des Français. Donc c'est cette euh grande transmission que l'on veut affecter à la grande transition.

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C'est Evassas qui vous le présentera dans le détail. Euh mais en fait nous ce qu'on souhaite c'est que ce budget 2027 il dégage des moyens pour répondre aux enjeux de sécurité de notre temps qui sont comme je vous l'ai dit tous liés aux enjeux écologiques. Sécurité sociale des Français donc par le renforcement des services publics et de la défense de notre modèle social. Vous savez qu'on a beaucoup parlé d'un état providence climatique. On vous fera des propositions très précises en sens dans le mois, mais voilà, il y a une sécurité sociale qui existe. Si on veut qu'elle qu'elle qu'elle soit adaptée au 21e siècle, il faut y intégrer tous les nouveaux risques, ceux qui n'étaient pas présents en 1945. Et donc l'état providence écologique climatique qui doit comprendre les les évolutions du

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droit du travail, les catastrophes naturelles, les retraits gonflements argiles, la sécurité sociale de l'alimentation. Enfin, c'est beaucoup de sujets sur lesquels on doit pouvoir avancer. Donc sécurité sociale, première sécurité, 2è sécurité, la sécurité géopolitique euh à l'âge des empires fossiles. C'est-à-dire que le budget de la dépense de la défense, le budget de la dépense, c'est beau. Le budget de la défense par exemple, il va progresser de 6,4 milliards d'euros grâce à la loi de programmation militaire et et la défense va avoir ses moyens de bondir de 11 % et nous soutenons ça aussi. Et 3è sécurité, la sécurité écologique avec des moyens pour la transition, pour l'adaptation qui peuvent pas être inférieurs à l'augmentation des moyens de la défense

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parce qu'il s'agit, je vous l'ai dit, de protéger les Français euh comme l'a démontré cet été caniculaire. Et pour répondre à ces enjeux-là, [grognement] on va vous présenter euh euh un budget euh qui pour nous est est juste, efficace et orienté vers le climat. Juste parce que je vous l'ai dit tout à l'heure, notre fiscalité de permettre de réduire les inégalités. C'est comme ça le concept de la redistribution et c'est pas toujours le cas. Euh, on est quand même devenu euh plus inégalitaire que la moyenne des pays de l'Union européenne. Donc ça devrait nous alerter. Deuxièmement, notre fiscalité doit être efficace. On voit par exemple, je serai au MDEF demain, je pense ça fera partie des sujets que je poserai sur la tête comme j'avais d'ailleurs fait l'année

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dernière. On y sera toutes les deux avec Eva. D'ailleurs, il y a 187 milliards d'aides aux entreprises. Euh le sujet est pas tant le volume que comment elles sont distribuées, tout comme les aides aux agriculteurs, donc 80 % sont distribué à 20 % des agriculteurs les plus riches. On a quand même un petit sujet, voilà de de d'efficacité des des dépenses. Et donc pour ce qui est des entreprises par exemple, c'est on donne de l'argent, OK, mais de manière ciblée et conditionnée à leur contribution réelle à l'emploi, la dynamique salariale et l'impact environnementale. Et puis donc je vous disais juste efficace et orienté climat. Et ben sur l'orientation climat c'est simple, c'est 10 milliards pour le climat dès 2027 et évidemment c'est pas one shot en 2027 il

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y a de l'argent qui do en place en plus tous les ans pour la transition, l'adaptation et cetera. Et il faut aussi accepter le acter le fait entre nous qu'il est plus acceptable que dans ce qu'on appelle le budget vert, pas nous mais dans la dans la nomenclature, il y a ce qui compte sur le budget vert, il y ait des dépenses fiscales et budgétaires qui soient néfastes au climat et c'est à peu près 8 milliards d'euros quand même chaque année. Donc ça c'est un c'est un problème aussi. On propose notamment une TVA écologique à 20 % sur les biens et les services à fort impact environnemental. le trafic aérien par exemple qui est aujourd'hui euh moins taxé euh que que d'autres et puis euh réduire à 5 à 55 euh ce qui contribu à la transition comme le train, le bio,

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les services de réparation. Donc c'est aussi le but de la fiscalité qu'elle soit euh incitative. Eva vous expliquer euh euh tout ça, revenir sur la situation budgétaire de l'État actuelle parce qu'on ne raisonne pas dans un monde abstrait. On part d'une situation réelle qui est l'héritage du macronisme et puis vous précisez ce qu'on imagine plus précisément en terme de recette et de dépense. À toi Eva. Bon courage. Merci Marine. Effectivement le bilan du macronisme de 10 ans de macronisme c'est d'avoir fait passer le déficit de 2,6 % à 5,1 [raclement de gorge] %. On voit que le Mozart de la finance a a bien géré les finances publiques. C'est ironique. La question des déficits, c'est une question que on ne balaye pas du revers de la main, ne serait-ce que parce que 74 milliards de

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charges de la dette, et bien ça obère notre capacité à mener d'autres politiques publiques et c'est le principal problème. Donc on adresse cette question du déficit mais pour nous évidemment on doit le faire en retrouvant des marges de manœuvre fiscale ne serait-ce que parce que les 10 ans de macronisme c'est 62 milliards de recettes fiscales en mo- 2,2 points de PIB. Euh donc on a besoin de retrouver euh ces marges de manœuvre fiscal et nous nous abordons toujours les questions fiscales et budgétaires avec ce double prisme. D'une part, la réduction des inégalités et d'autre part la lutte contre le dérèglement climatique. D'ailleurs, l'un nourrit l'autre. Les pays les plus inégalitaires

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sont ceux qui ont le plus euh l'empreinte carbone la plus élevée. C'est comme ça que vous l'avez vu, nous avons déjà défendu depuis 2022 la l'ISF climatique dans un premier temps, la taxe Zucman ensuite contre cette politique inégalitaire des gouvernements macronismes qui ont fait, tu l'as dit, que ce pays dont l'égalité et portant la devise est devenu plus inégalitaire que la moyenne des pays européens. Donc l'enjeu désormais euh au-delà de la fiscalité sur les plus hauts patrimoines et les plus hauts revenus, c'est maintenant la question de l'héritage. Pourquoi ? parce que tu l'as dit, il y a une forte augmentation des flux successoraux qui sont à venir, plus de

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9000 milliards qui vont être transmis d'ici 2040 2040, ça fait de l'ordre de 500 milliards d'euros par an avec une montée en charge et c'est à notre sens une opportunité historique en fait au vu des besoins de financement en particulier pour la transition écologique. C'est pour ça que nous disons que la grande transmission doit financer la grande transition. Les générations actuelles ne peuvent pas léguer euh aux générations futures seulement un monde qui brûle. Elles doivent aussi leur léguer les moyens de la transition. Et c'est la raison pour laquelle ce que nous proposons, c'est une contribution génération future sur les patrimoines les plus élevés, sur les 1 % des héritages les plus élevés avec

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une contribution donc exceptionnelle de 10 % sur les héritages qui dépassent 4 millions d'euros et 10 % supplémentaires sur les 0,1 % des héritages les plus élevés, donc ceux qui dépassent 13 millions d'euros. Et pour que le rendement soit au rendez-vous, il va il faut travailler pas seulement donc sur le barem, mais aussi sur les niches fiscal car vous le savez, il y a beaucoup de niches fiscales sur l'héritage en France, ce qui fait que les plus riches payent à peine 10 % de droits de succession alors que les taux sont d'ailleurs facialement élevés. C'est pour ça que au-delà de cette contribution génération future, nous proposons aussi de resserrer le du tril euh en baissant le taux à 50 % au-delà de 50 millions d'euros par exemple et

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aussi de taxer les plusvalues l'attente puisque là c'est l'un des euh l'une des niches fiscales qui est la plus coûteuse en fait pour le budget de l'État. On estime que ça pourrait rapporter de l'ordre de 15 milliards d'euros en régime de croisière, plutôt 10 milliards d'euros dès le premier budget 2027. Et c'est bien les 10 milliards d'euros que nous voulons affecter au climat. Tu l'as dit, nous avons su faire un effort important pour la défense. Il faut faire un effort qui n'est pas moindre pour l'écologie et le climat parce que dans les deux cas, il s'agit de protéger les Français. Et on a euh affiché deux priorités dans ce budget 2027. D'abord, un plan de rénovation du bâtisolaire.

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Vous avez vu que les écoles et nos enfants ont souffert lors de la canicule et on a besoin d'accélérer très fortement sur la rénovation thermique des écoles et un plan fraîcheur pour les écoles. On sait que rénover les écoles de et les collèges et les lycées de France sur 10 ans, c'est à peu près 4 milliards d'euros par an. Nous proposons que l'État contribue à hauteur de la moitié, c'est-à-dire 1 € mis par l'État, 1 € financé par les collectivités. Donc 2 milliards d'euros dans ce budget 2027 financé par l'État et à même hauteur par les collectivités. Le deuxè la deuxème priorité, tu l'as dit, c'est un plan de financement de la sécurité civile pour aller en en l'occurrence vers un

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doublement de la taxe sur les contrats d'assurance qui sont affectés directement au service d'incendie et de secours au travers des départements. Donc c'est le la le moyen à notre sens de financer ce grand plan de sécurité civile. Les pompiers sont très en colère du manque de moyens et nous devons absolument y répondre. Cela vaut pour les incendie. Cela vaudra aussi pour les inondations qui malheureusement sont peut-être aussi à venir dès cet automne. Donc vous le voyez, notre proposition c'est euh de taxer les héritages les plus élevés. Je vous ferai trois remarques. D'abord, on ne taxe pas dès le premier euro, on ne taxe pas 99 % des héritages. On ne

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touche pas à la science vie. C'est peut-être un un un élément important. Par contre, oui, nous assumons euh une contribution volontariste sur les 1 % les plus aisés qui continue à s'enrichir et de génération en génération. Et nous ne venons pas d'une France qui devienne une société d'héritier. Donc voilà les propositions, une des propositions, une priorité pour le budget 2027. Nous en aurons évidemment bien d'autres à développer lors de l'examen du projet de loi de finance. C'est la proposition phare. Voilà formuler comme ça. [grognement]