Les prix battent des records, la colère prête à éclater (19/09)
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« Le prix moyen d'un litre de gazole a dépassé les 2,39 euros selon un calcul de l'AFP à partir des prix affichés dans plus de 9000 stations-service. »
- 1:55PrésentateurChiffre
« L'inflation, donc la hausse générale des prix, est repartie à la hausse à 2,4% sur un an en août. »
- 2:34PrésentateurFait
« Le RN et le Parti communiste défendent notamment une baisse de la TVA qui passerait de 20% à environ 5%. »
- 3:06PrésentateurPromesse
« Jean-Luc Mélenchon propose quant à lui de bloquer les prix à 1,70€ le litre en allant chercher de l'argent dans les marges des pétroliers. »
- 3:41PrésentateurChiffre
« Selon lui, ça permettrait de gagner 15 à 17 centimes par litre. »
- 4:34PrésentateurChiffre
« C'est donc une indemnité de 100 euros, 100 euros en une fois, pas 100 euros par mois, mais 100 euros donc pour acheter du carburant. »
- 5:05PrésentateurFait
« La hausse des prix, je cite, n'est pas la conséquence des décisions gouvernementales, mais de la situation internationale. »
- 10:48InvitéChiffre
« En 2025, 335 258 chiens et chats ont été abandonnés en France selon l'association Solidarité Peuple Animal. »
Temps de parole
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Des appels à manifester le 17 octobre circulent sur les réseaux sociaux alors que les prix des carburants atteignent des records et que la colère face au coût de la vie grandit. Beaucoup annoncent par ailleurs le retour des gilets jaunes. Mais alors, comment expliquer cette situation ? Quelles réponses sont proposées au sein des différents partis ? Salut c'est Hugo, j'espère que vous allez bien. C'est donc le sujet à la une de ces actualités du jour, disponible sur YouTube et en podcast audio sur toutes les plateformes de podcast. On va donc commencer par les chiffres parce que ce vendredi, un nouveau record a été battu.
Les carburants frôlent désormais les 3 euros le litre dans certaines stations-service. Plus précisément, le prix moyen d'un litre de gazole a dépassé les 2,39 euros selon un calcul de l'AFP à partir des prix affichés dans plus de 9000 stations-service. C'est plus haut que le pic précédent. Il y a aussi plus de 700 stations qui affichent un gazole à plus de 2,50 euros. Une centaine dépasse les 2,70 euros. Quant au SP95 E10, qui est le carburant le plus vendu en France, il a atteint 2,17 euros le litre. C'est un record depuis 2022 et plus largement évidemment au-delà de ces prix.
C'est des conséquences directes, je ne vous apprends rien, pour des millions d'habitants aujourd'hui en France et un impact donc considérable. Alors comment expliquer une telle flambée des prix ? Eh bien c'est principalement dû aux tensions au Moyen-Orient depuis les premières frappes et les premiers bombardements israélo-américains contre l'Iran et la riposte iranienne ensuite dans la région. Si vous suivez la chaîne, vous avez suivi évidemment le blocage du T3 d'Hormuz, qui est le principal passage pour transporter du pétrole depuis cette région et qui est extrêmement perturbé.
Mais ce n'est pas tout puisqu'il y a aussi le passage de Babel Mandeb, dont on a parlé il y a quelques jours sur la chaîne, qui est lui aussi perturbé par les avancées des outils dans la région. Là-dessus, on aura l'occasion d'en reparler. Et puis il y a aussi le débat autour des raffineurs ou encore des distributeurs. On a eu l'occasion là aussi d'en parler. Résultat donc, les prix de l'énergie s'envolent, ça se répercute directement sur le prix à la pompe. Et en parallèle, eh bien c'est pas qu'une question liée au carburant, puisque l'inflation, donc la hausse générale des prix, est repartie à la hausse à 2,4% sur un an en août.
Et elle pourrait atteindre 2,9% d'ici la fin de l'année, selon l'INSEE. Alors face à cette situation critique, qui impacte forcément directement toute la population, Emmanuel Macron a réuni ce vendredi les chefs de parti et les candidats à la présidentielle à l'Elysée. L'objectif affiché, c'était de parler des conflits au Moyen-Orient et en Ukraine et de leurs conséquences sur l'énergie en France. Alors maintenant, quelles propositions ont été faites par les différents partis ? Alors il
y a
d'abord plusieurs partis, comme le Parti communiste, le Rassemblement national de Marine Le Pen ou encore Éric Zemmour, qui proposent une baisse des taxes sur les carburants et notamment une baisse de la TVA. La TVA étant donc une taxe ajoutée automatiquement sur le prix de vente des produits et des services. Le RN et le Parti communiste défendent notamment une baisse de la TVA qui passerait de 20% à environ 5%. Sauf qu'il faut noter qu'une telle baisse ne respecte pas les règles européennes qui fixent un taux minimum de 15% pour ces produits. Donc il faudrait en théorie, et je dis bien en théorie, puisqu'on a déjà vu dans d'autres pays européens que c
'est
des choses qui ont été contournées, un accord à l'échelle européenne pour y parvenir, ou alors donc assumer de ne pas respecter ces accords. Chez La France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon propose quant à lui de bloquer les prix à 1,70€ le litre en allant chercher de l'argent dans les marges des pétroliers. Alors c'est quelque chose qui est techniquement possible à titre temporaire, le seul enjeu étant de gérer celui du risque de pénurie.
En effet, cette question des pénuries avec des plafonds, c'est ce qui s'était passé dans certaines stations-service, même si attention, là il faut nuancer, puisque dans le cas d'un plafonnement pour toutes les stations-service, le risque est potentiellement moins important, en tout cas tant que l'offre de pétrole suit de son côté, et c'est donc l'enjeu qu'il faudrait surveiller. De son côté, le candidat Les Républicains à la présidentielle, Bruno Retailleau, a expliqué être pour la suppression des certificats d'économie d'énergie. Il s'agit d'un dispositif qui contraint les fournisseurs d'énergie à financer les travaux de rénovation énergétique.
Selon lui, ça permettrait de gagner 15 à 17 centimes par litre. Mais là, vous l'imaginez, des partis s'opposent à cette mesure, car ils estiment que cela freinerait le développement de ces rénovations énergétiques qui sont importantes. D'autres, enfin, pour terminer, comme Raphaël Glucksmann ou Olivier Faure, qui sont tous les deux candidats à la primaire du PS, ou encore Marine Tondelier, qui est la candidate des écologistes, proposent d'élargir les aides ciblées qui sont aujourd'hui pour les gros rouleurs. Alors, quelle est la réponse du gouvernement ? Pour le moment, le gouvernement exclut toute baisse générale des taxes ou tout plafonnement des prix à la pompe.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a aussi promis de ne pas augmenter les impôts. Par contre, on vous en parlait hier, un nouveau dispositif d'aide pour les Français les plus précaires va être proposé par le gouvernement dès le 1er octobre pour faire face à la hausse des prix du carburant. Alors, les modalités exactes n
'ont
pas encore été déterminées, mais le gouvernement a annoncé que ça pourrait être une prolongation de l'aide grand rouleur telle qu'elle existe déjà aujourd'hui. C'est donc une indemnité de 100 euros, 100 euros en une fois, pas 100 euros par mois, mais 100 euros donc pour acheter du carburant, et elle
est
réservée aux ménages modestes qui ont besoin d'utiliser leurs véhicules dans le cadre de leur travail. Autre élément aussi qu'on peut noter, les aides ciblées pour les secteurs les plus touchés sont elles aussi prolongées jusque la fin de l'année. C'est le cas notamment des pêcheurs, dont on a beaucoup parlé ces derniers jours et dont on va continuer à parler, mais aussi du BTP ou encore de l'agriculture. Alors, pour en revenir à cette réunion organisée par Emmanuel Macron, Le président de
la
République a prévenu que la hausse des prix des carburants risquait de continuer dans les prochaines semaines. Il estime que la hausse des prix, je cite, n'est pas la conséquence des décisions gouvernementales, mais de la situation internationale. Là-dessus, donc, c'est évidemment tout l'élément qui fait débat. Évidemment que la situation internationale a un impact immense sur cette hausse des prix, mais certains partis estiment que le gouvernement a une responsabilité dans le fait d'apporter potentiellement des réponses.
Le président de la République, qui a par ailleurs affirmé que la France cherchait, je cite, à sécuriser ses volumes et son approvisionnement concernant le gaz et certains types de carburants. Dernier élément, il a aussi annoncé une réunion du G7 consacrée à l'énergie dans les prochaines semaines. Le G7, c'est donc un groupe qui rassemble sept grandes puissances mondiales dont fait partie la France. En tout cas, ce qui est sûr, et c'est ce que je vous disais en introduction, c'est que cette hausse des prix, notamment des carburants, mais pas que, elle rappelle pour certains le contexte de 2018. À l'époque, ça avait contribué au déclenchement du mouvement des Gilets jaunes.
Actuellement, vous l'avez sûrement vu sur les réseaux sociaux, il y
a
des appels à manifester qui circulent massivement, notamment pour le 17 octobre. Il y
a
aussi eu donc des appels à un retour des Gilets jaunes, en tout cas de ce mouvement-là. On a l'occasion, vous l'imaginez, de suivre tout ça dans les prochains jours. Ça nous paraît essentiel, que ce soit sur la question de mobilisation, que ce soit sur les actions du gouvernement, que ce soit sur les propositions aussi donc des différents partis. On continue à suivre tout ça très attentivement. Courage, en tout cas, si vous êtes impacté par ces hausses importantes ces derniers jours. On va continuer à vous informer. Je vous laisse avec Antoine pour le reste de l'actualité importante du jour et je reviens juste après pour la bonne nouvelle du jour.
Merci Hugo et bonjour à toutes et à tous. On commence avec cette actualité. Donald Trump affirme avoir conclu un accord avec le Danemark et le Groenland qui donnerait aux États-Unis un contrôle permanent sur la sécurité de ce territoire autonome danois situé entre l'Atlantique Nord et l'océan Arctique. Alors attention, le texte n'est pas encore signé. Son contenu précis n'a pas été rendu public et il devra ensuite être approuvé par les parlements groenlandais et danois.
Selon Donald Trump, cet accord empêcherait tout adversaire des États-Unis d'installer une base ou une présence militaire au Groenland ou encore d'y réaliser des investissements jugés sensibles sans l'accord écrit des États-Unis. Sans les nommer, ils visent principalement la Russie et la Chine. Donald Trump a aussi annoncé le lancement, je cite, du processus de développement d'une importante présence militaire sur ce territoire. Les États-Unis souhaiteraient notamment ouvrir trois nouvelles bases militaires dans le sud du Groenland selon plusieurs médias.
De son côté, le Danemark a salué un accord jugé bon pour l'OTAN et l'Europe et le Groenland s'est félicité d'un compromis qui garantit et renforce la sécurité du Groenland, du royaume du Danemark, des États-Unis et de l'alliance occidentale. Ce dossier était devenu une priorité pour Donald Trump qui avait même menacé de s'emparer de l'île par la force en janvier dernier. La raison,
c
'est que la position du Groenland est stratégique, située sur l'itinéraire le plus court entre la Russie et les États-Unis. Le territoire pourrait jouer un rôle essentiel à mesure que la glace polaire fond à cause du réchauffement climatique et que de nouvelles voies maritimes apparaissent. En tout cas, cet accord devrait être signé la semaine prochaine à New York en marge de l'Assemblée générale de l'ONU. Deuxième actu, un adolescent de 15 ans soupçonné d'avoir préparé une attaque au couteau dans un lycée du centre-ville de Lyon a été mis en examen ce vendredi pour entreprise individuelle terroriste.
Le jeune homme qui adhère au test de l'extrême droite avait déjà été placé en garde à vue en mai dernier après avoir publié sur Internet des messages haineux et des appels à la violence visant certaines minorités selon le monde. Lors d'une perquisition dans sa chambre, les enquêteurs avaient découvert plusieurs couteaux, une tenue militaire et un espace consacré à la mémoire de Quentin de Ranque, un militant d'extrême droite radical tué à Lyon en février lors d'un affrontement entre groupes radicaux d'extrême droite et d'extrême gauche.
Interrogé à l'époque, l'adolescent aurait décrit en détail l'attaque qu'il envisageait de mener dans son ancien lycée, précisant vouloir cibler des élèves en fonction de leur couleur de peau. Il aurait expliqué vouloir passer à l'acte en réaction à un racisme anti-blanc qu'il aurait subi pendant sa scolarité. Après sa garde à vue, il avait été hospitalisé dans un établissement spécialisé. Mais son comportement décrit comme dangereux et la découverte sur son téléphone de discussion très détaillée sur ses projets de tuerie ont motivé son interpellation ce jeudi à sa sortie de l'hôpital. Il a été placé dans un centre éducatif.
Troisième actu, au moins 31 personnes ont été tuées et plus de 100 autres blessées lors d'une attaque terroriste contre un poste de police au Pakistan, un pays d'Asie du Sud. Cette attaque, revendiquée par le groupe islamiste Terik et Taliban Pakistan, aussi appelé TTP, est plus précisément un attentat suicide qui a eu lieu dans l'enceinte d'un poste de police à Khoat, une ville d'environ 220 000 habitants dans le nord-est du pays. C'est dans ce poste de police que se trouvent les principaux bureaux du département de lutte contre le terrorisme et de nombreuses autres unités de police.
Plusieurs combattants seraient toujours retranchés dans le poste de police, mais leur nombre est incertain selon un responsable policier. En fait, pour le contexte, cette ville connaît une insurrection de plus en plus importante. Ce jeudi, 6 soldats ont été tués dans l'explosion d'une bombe au passage de leur convoi et 10 combattants présumés du TTP ont été tués lors d'opérations de forces de sécurité. Ce groupe terroriste, formé en 2007, veut renverser le gouvernement élu du Pakistan afin d'établir un émirat fondé sur son interprétation de la loi islamique selon les Nations Unies.
L'attaque a été condamnée par le premier ministre pakistanais qui a exprimé, je cite, sa profonde tristesse et ses regrets face aux blessures subies par plusieurs personnes à la suite de l'explosion. Et enfin, dernière actu, la fondation 30 millions d'amis demande l'interdiction ferme et définitive des salons du chiot et du chaton. Elle dénonce des pratiques malhonnêtes et illégales. Selon elle, ces salons favorisent notamment l'abandon et la maltraitance animale après des achats coup de cœur irréfléchis des visiteurs. La fondation s'appuie sur une enquête de terrain menée en caméra cachée entre mai et août dans différents salons.
Concrètement, elle dit y avoir vu, je cite, des animaux à peine sevrés, transportés sur des centaines de kilomètres pour être présentés pendant plusieurs jours sur des stands, exposés au courant d'air, à la chaleur et au bruit. L'association demande de privilégier des filières d'adoption plus respectueuses du bien-être animal et a lancé une pétition pour interdire ces salons. Cette enquête intervient alors que fin juillet, le premier ministre Sébastien Lecornu a demandé à son gouvernement de lancer d'ici le 1er octobre une série d'actions contre la maltraitance animale, prévoyant justement de durcir la réglementation et de renforcer les contrôles dans ces salons.
En 2025, 335 258 chiens et chats ont été abandonnés en France selon l'association Solidarité Peuple Animal.
Merci
Antoine, on termine donc avec ce bon plan. C'est un pass patrimoine qui a été lancé ce vendredi pour visiter plus de 500 sites culturels en France. C'est une initiative qui a été lancée par la Fondation du Patrimoine. Alors pour en bénéficier, il faut être adhérent à la Fondation du Patrimoine et acheter un pass valable un an. Il y a 4 formules qui sont disponibles de 6,50€ par mois pour une personne seule et ça peut aller jusqu'à 14,50€ par mois. Et parmi les sites à visiter ensuite, il y a des sites de grande renommée comme le Château de Versailles, celui de Chambord dans le Loir-et-Cher ou encore des dizaines et dizaines d'autres.
Bref, c'est une façon potentiellement pour vous de découvrir ou de redécouvrir le patrimoine français. Et si même si ça vous intéresse, je vous mets des liens directement en description. Écoutez, voilà donc pour les actualités aujourd'hui. On vous tient au courant évidemment de tout ça dans les prochains jours. Pour plus d'actualités demain, rendez-vous sur Instagram. Le nom du compte, c'est HugoDécrypte. Et pour découvrir ma nouvelle interview qui sort demain, rendez-vous en podcast. Je vous mets le lien du podcast en description. Autrement, vous tapez HugoDécrypte sur Spotify, Apple Podcast, Deezer ou autre. Prenez soin de vous, passez un bon week-end et on se dit donc à demain en podcast.