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Discours / meetingFMES FRANCE· 12 janvier 2024 15 minAutoproduitFond programmatiqueDéfenseEurope & internationalInstitutions & électionsEnvironnement & énergie

Discours de clôture, Alice Rufo DGRIS [RSMed 2023]

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %

Temps de parole

  • Alice Rufo100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Alice Rufo

merci beaucoup bon c'est c'est évidemment l'exercice le plus pas le plus difficile mais mais pas un exercice facile que de conclure d'abord du fait de la richesse des débats que j'ai entendu aujourd'hui je m'excuse pour mon absence hier je la regrette parce que ce que j'ai vu aujourd'hui j'aurais bien aimére là hier et puis aussi parce que je suis entre la la fin des débats et l'apéro ce qui ici est quand même une vraie challenge pour tenir l'auditoire et je le dis d'autant plus tranquillement que je suis né ici et que à Toulon et je sors d'un d'un d'un panel avec la jeunesse qui était extraordinaire extraordinairement intéressant et la première question qui a posé l'animateur était quel est votre ancrage méditerranéen je vais y revenir donc moi il est très net je suis né ici mais au fond mon mon parcours et en tout cas les enjeux stratégiques internationaux m'y ramènent et on vient de se le dire je crois que enfin d'abord ce qui me frappe je je je veux vous le dire de manière très sincère c'est le nom nombre que vous êtes ici euh et qui confirme ce que je pense c'est-à-dire que les débats stratégiques et les étude stratégique uniquement depuis Paris ou Bruxelles c'est c'est c'est plus possible c'est pas pertinent et donc dans mon rôle en tout cas à la direction général des relations internationales et la stratégie vraiment on est à on est à l'appui du fait que cet ancrage méditerranéen du débat stratégique dont vous êtes collectivement la démonstration aujourd'hui est essentiel je pense que cette deuxème édition confirme la la pertinence de ce type de format et de ce type d'ouverture et le fait de le faire ici aussi sur les rives de la Méditerranée donc il faut continuer il faut internationaliser il faut que ça devienne des rencontres de référence et là là-dessus vous pouvez compter sur moi je je je vous y aiderai et et parce que je d'abord j'y crois dans l'absolu et puis maintenant j'y crois en pratique en écoutant vos débats bon je vais pas redire ce qui a été dit c'est c'est il y a énormément de choses qui ont été dites et ce serait ridicule de revenir sur tout je voulais juste vous dire que ce qui m'a frappé dans les échanges enfin c'est ça se voit beaucoup c'est que au fond l'espace méditerranéen quand on regarde les évolutions générales de la conflictualité d'aujourd'hui en fait l'espace méditerranéen concentre ces évolutions et il y a rien d'étonnant à ça parce que au fond la Méditerranée est un creusé de culture donc aussi un creusé de de tension par moment c'est aussi un un espace géostratégique d'une richesse incroyable il y a énormément de menaces mais il y a aussi beaucoup d'atouts donc ça concentre énormément des tendances stratégiques comme on dit au ministère des armées de de de de notre temps je voulais juste très rapidement parce que je l'ai retenu en synthèse je vais essayer de de de de de vos échanges vous le décrire la le contexte stratégique contemporain est est d'abord marqué par une un accroissement de la conflictualité c'est un fait et cet accroissement de la conflictualité il se traduit uit par une augmentation de l'intensité de la conflictualité et là malheureusement l'actualité de la région méditerranéenne le montre on voit depuis le choc qui a représenté pour l'ensemble de la région les attaques terroristes contre Israël les souffrances qui sont aujourd'hui subi par le par les Palestiniens et puis le risque qu'on a tous en tête et qui a qui a animé les débats d'escalade régional sur lesquel bien sûr on on on essaie de d'agir pour pour pour pour pour pour l'éviter euh cette intensité dans dans dans l'accélération de la conflictualité évidemment elle a été marquée par la guerre en Ukraine et je crois que natthalie Loiseau a eu raison en fait de commencer une intervention sur la Méditerranée ce matin en évoquant la guerre en Ukraine parce que ce serait une faute une erreur de lecture du contexte géopolitique que d'opposer encore le nord au sud l'est à l'ouest quand on regarde le contexte géopolitique tout simplement parce que ce n'est pas vrai si on prend par exemple la la guerre en Ukraine bon c'est le retour d'une guerre de Hae intensité sur le continent européen ce qui était évidemment un choc et un accroissement extraordinaire de la de la conflictualité mais cette guerre qui a une dimension maritime qui a été évoquée je crois dans dans dans les échanges aussi en fait déjà elle concerne tout simplement des pays Riverin de la Méditerranée très directement quand on regarde le flan est de l'Alliance atlantique des pays sont directement concernés en première ligne si j'ose dire face à la guerre en Ukraine ensuite cette guerre c'est une rupture par un membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies de la Charte des Nations Unies et je je pardon si si ce que je dis est un peu direct mais par j'ai entendu beaucoup de débats sur la posture de l'Occident par rapport au reste du monde et cetera mais s'il y a un pays aujourd'hui qui ne respecte pas les choix souverains d'un autre pays ni son système politique ni ce qu'il veut construire pour son avenir c'est la Russie qui par cette guerre au fond dénie à l'Ukraine la possibilité de faire ses propres choix souverains et dénis son intégrité territoriale contre la charte des nations- Unies et donc les principes qui là sont nous réunissent au sein des au sein des nations- Unies donc elle nous concerne tous pour ça cette guerre aussi et enfin et elle concerne directement l'espace méditerranéen parce qu'elle a tout de suite été hybride euh et et et tout de suite utilisé euh la déstabilisation qui s'ensuit un peu partout dans des régions qui sont dans l'espace méditerranéen dans le Caucase dans les Balcans tout ça a été évoqué dans vos échanges euh en Afrique euh et au Moyen-Orient est utilisé par la Russie pour au fond améliorer son effort de guerre face à l'Ukraine et démontrer les divisions de l'Occident démontrer que au fond son le le modèle qu'elle veut déployer et le et le bon et finalement se nourrit de cette déstabilisation c'est utilisé aussi ça a été beaucoup évoqué dans le panel que dont on vient de sortir dans l'espace informationnel dès le départ la guerre en Ukraine elle considnait pas que l'Europe quand on allit en en Afrique je pense que beaucoup d'entre vous l'ont l'ont vécu juste après le déclenchement de la guerre en Ukraine on entendait beaucoup dire mais en fait euh ce sont les sanctions qui font qu'il y a des difficultés terribles et qui sont réelles et objectives y compris sur le plan alimentaire c'est la guerre qui a qui a qui a provoqué cette situation et c'est la Russie qui a décidé de de faire la guerre à l'Ukraine donc vous voyez tout de suite cette guerre a été construite pensé comme hybride et au fond elle concerne directement la région méditerranéenne elle nous impacte directement donc augmentation de l'intensité de la de la conflictualité qu'on voit très directement en fait en Méditerranée et augmentation bien sûr géographique en fait élargissement géographique de la conflictualité je l'ai dit au conflits qui existaiit qui étit là ou au déstabilisation qui existait déjà on a parlé de Syrie on a parlé de Libye se sont ajoutés les les la déstabilisation au Sahel qui avec une succession de coups d'État voit la menace terroriste dans la région augmenter parce que les les les les pays du Sahel qui ont décidé de de de d'avoir recours à à nos compétiteurs comme comme Partena ne combattent plus le terrorisme avec un vrai risque et ça a été démontré aussi dans des dans des panels que auxquels j'ai pu assister que ce constiue une forme de nouveau sanctuaire terroriste au fond au Sahel donc extension géographique de la de la conflictualité instabilité dans des régions voisines et dans la totalité de l'espace méditerranéen allant évidemment et ça a été dit ce matin du Caucase en fait au Sahel en passant par la Libye donc vraiment la Méditerranée est au fond au carrefour de cette extension de la conflictualité à la fois en intensité et en et en et en et au plan géographique et puis élargissement aussi de la conflictualité par le fait que au menace pardon de le dire ainsi mais enfin qui existait le terrorisme je l'ai cité la prolifération nucléaire le sujet de l'Iran a été abordé ce sont ajouté une compétition accrue sur les les flux énergétiques et les flux commerciaux ce sont ajoutés des nouveaux domaines de conflictualité c'est souvent évoqué par l'amiral ossur les fonds marins le le cyber et je l'ai dit l'espace informationnel et ça évidemment ça se déploie en Méditerranée dans un contexte de confétion accrue qui va jusqu'à la conflictualité donc on voit bien finalement que cet espace méditerranéen il est stratégique et au fond quelque part il est un il est au neœud si je puis m'exprimer ainsi de de la de l'évolution de la conflictualité contemporaine donc je crois qu'il y a absolument pas dézoomer la Méditerranée c'est notre avenir on est à Toulon et c'est là que se joue beaucoup au fond des enjeux stratégiques contemporains et il s'y joue dans un moment où il y a c'est la troisième tendance stratégique qu'on identifie très clairement une fragmentation de l'ordre international fragmentation qui se traduit et c'est pour ça a été très bien évoqué aussi aujourd'hui par une un accroissement de de la de la rivalité sino-américaine qui structure de plus en plus au fond les relations internationales mais rend difficile les cadres traditionnels de coopération laffir formation de puissance régionale très assertive sur sur la scène méditerranéenne aussi on peut penser à la à la Turquie par exemple ou à l'Iran qui ont des des positions de plus en plus affirmées dans la région rôle de la Chine bien je je l'ai pas dit mais j'aurais dû le dire qui s'affirme également dans la région avec les compétitions de puissance qui jouent et puis un affaiblissement je le disais des cadres habituels de coopération avec des oppositions nord- sudud qui sont en train de s'approfondir et qui qui font que cette fragmentation en même temps que ce produit cet accroissement et cette extension de la conflictualité rend difficile plus difficiles les solutions alors une fois que j'ai tracé ce tableau qui est pas très rassurant mais qui est un peu le vôtre hein parce que c'est ce que j'ai entendu aujourd'hui je pense très sincèrement que à cette fragmentation du monde à laquelle au fond nous assistons il faut vraiment se ne pas se résoudre à la fragmentation de de l'espace Méditerrané parce que ce serait se résoudre au fond à ce que la Méditerranée devienne une frontière entre le Nord et le Sud géopolitique qui qui qui qui qui serait une forme de trahison du destin commun Méditerrané et je crois que à la fois il faut pas avoir d'angélisme sur la réalité de la situation géopolitique et stratégique à laquelle nous sommes confronté mais il faut pas non plus avoir une espèce de fatalisme qui condamnerait l'espace méditerranéen au fond à naître que le lieu où ce ce se sédimente quelque part tous les toutes les difficultés contemporaines un changement climatique contre lequel on ne saurait pas lutter parce qu'on se divise trop des menaces qui s'accroissent une conflictualité qui se joue dans notre m commune il faut pas s'y résoudre et il faut en fait faire notre choix nous méditerranéens on les tous ici c'est pas parce qu'on même quand on n est pas né on peut quand même se revendiquer méditerranéen et donc je je crois vraiment qu'il faut pas s'y résoudre et au demeurant on on ne s'y résout pas on on on on a des des des des axes stratégiques d'effort que je voulais quand même évoquer ici rapidement en conclusion d'abord j'entendais ce matin que nous avons été une forme d'autocritique qui était faite par Nathalie Loiseau sur le fait que il y avait eu beaucoup de naïveté bon je crois que en tout cas sur le plan stratégique nous en sommes largement sortis avec deux lois de programmation militaire qui quand même nous ont permis de considérablement augmenter les moyens de notre de notre défense avec une priorité stratégique sur la Méditerranée qui est qui est très claire et des et des axes qui sont qui sont portés en Méditerranée qui nous conduisent évidemment à y défendre aussi nos intérêts à protéger nos territoires et nos citoyens les lignes d'approvisionnement et de communication et à travailler à la stabilité régionale quand d'autres puissances et il faut se le dire aussi en toute transparence ne travaille pas à la stabilité mais à l'instabilité régionale c'est parfois plus difficile de stabiliser que de déstabiliser donc il faut aussi pouvoir se dire que on a un agenda qui est positif dans la région même si on peut évidemment et j'ai entendu aussi se dire qu'on pourrait améliorer telle ou telle façon de faire on a quand même un agenda qui vise à la stabilité et aux équilibres régionaux donc nous défendons je l'ai dit la liberté de navigation on maintient un très haut niveau par ces moyens accrus de de compréhension de la zone on déploie ça a été abordé dans un des des ateliers tout à l'heure une présence maritime quasi permanente on travaille avec les pays membres de l'OTAN avec l'Union européenne on est des grands défenseurs vous le savez de l'investissement européen en Méditerranée à la fois dans le domaine qui concerne les questions de défense et de et de stratégie mais pas que au-delà et donc on porte cet agenda là et on le porte aussi je crois que c'est important au plan bilatéral au cours des dernières années il y a eu quand même beaucoup de de rapprochement de traités même bilatéraux qui ont été signés avec l'Italie avec l'Espagne de partenariats stratégiques renouvelés avec la Grèce je pense que c'est ce travail de pays à pays est très important et il n'est pas ce sub enfin comment dire il n'est pas on n pas choisir entre ce travail bilatéral et ce qu'on fait dans des organisations plus régionales ou ou au sein de l'Union européenne il faut ça alimente en fait les deux et on a aussi des cadres régionaux de discussion bien sûr il y en a qui marche pas bien sûr tout est compliqué dans la région tout est compliqué en Méditerranée mais le 5 + 5 qui a été cité est un cadre de dialogue efficace qu'il nous faut investir et que nous investissons et puis il y a d'autres formats qu'il faut qu'il faut peut-être inventer mais qui existe aussi le med9 est un format qui existe pour pour pour les pour les questions méditerranéennes il y a eu le sommet des deux rives il il y a eu le forum je crois que Karim amamellal était était là hier des sociétés civiles dont vous êtes les représentants qui s'est organisé et puis il y a et je conclus là-dessus parce que je vois ma chef de cabinet qui me dit qu'il faut que j'aille prendre mon train le le le les rencontres stratégiques de la Méditerranée alors je dis juste un mot là-dessus ce qui est extraordinairement important je crois dans tout ce qui s'est dit aujourd'hui c'est que le registre des perceptions c'est-à-dire la manière dont on se parle la manière dont on on on dit on Arve arrive à se parler je crois que c'était que vous vous disiez se parler sans se fâcher et cetera on est fort pour se fâcher parfois en Méditerranée mais là sur les sujets très difficiles qui ont été abordés pendant toute la journée très difficil qui qui engagent beaucoup de choses moi j'ai vu des débats extrêmement apaisés extrêmement ouvert extrêmement serein et objectivement c'est ça la clé parce que et je reprends ce que disait un jeune qui intervenait tout à l'heure au fond à la question qui était posée qu'est-ce que nous partageons parce que c'était c'était ça que ce que nous pouvons partager entre la rive nord et la rive sud et entre les pays méditerranéens la réponse a été il nous faut un dialogue sans interférence et j'ai trouvé ça euh très intéressant comme comme comme comme concept parce qu'au fond c'est ce que vous faites ici c'est-à-dire que c'est un dialogue entre méditerranéens pour Nord Sud pour la Méditerranée qui n'est pas finalement fait par d'autres mais qui est fait à la fois par les sociétés civiles méditerranéennes que vous représentez et par les pays méditerranéen et ça c'est l'axe d'effort sur lequel j'espère pouvoir vous aider pour que ce soit de plus en plus international et porté à l'échelle européenne parce que je trouve que ces débats sont absolument essentiels pour lutter contre toutes les incompréhensions tous les malentendus qui contribuent à la fragmentation de ce qui doit être pour nous commun je vous mercie