JEAN-PHILIPPE TANGUY face à PATRICK COHEN dans « C à vous » sur France 5 !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteÉludée
Vous prenez ce risque-là, un feuilleton judiciaire ?
- 0:03OuverteRéponse partielle
C'est ce qui provoque cette décision de se pourvoir en cassation qui écrase la campagne présidentielle ?
- 1:00RelanceRéponse partielle
Les manifestations soient de quelques énergumènes.
- 1:02OuverteRéponse directe
Enfin, il y a un sondage, il est là pour BFMTV, qui explique que 59% des Français désapprouvent la décision de Marine Le Pen.
- 1:46OuverteRéponse directe
Et compris au sein de votre base.
- 2:16OuverteRéponse directe
Et donc le risque valait le coup d'être pris ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:13Invité politiqueFait
« Non, moi je ne pense pas du tout que ça va écraser la présidentielle. »
- 0:21Invité politiqueFait
« De toute façon, vous savez, le fait que quelques énergumènes de gauche radicale viennent perturber nos manifestations, c'est tout le temps, depuis 25 ans, même à Debout la France, on avait moins d'influence politique. »
- 0:44Invité politiqueFait
« Je rappelle qu'il y a un candidat qui est définitivement condamné aujourd'hui, c'est M. Mélenchon, qui est condamné pour révolte, outrage. »
- 1:35Invité politiqueChiffre
« Non, non, notre base, elle est très favorable à Marine Le Pen. Il y a 20% qui désapprouvent au sein des électeurs. Oui, donc ça fait 65% qui approuvent. »
- 1:58Invité politiqueChiffre
« Le Figaro. Le Figaro, oui, et aussi Harris. Donc il y a l'IFOP et Harris. Et les deux font une montée de Marine Le Pen de 4 points à 36% au premier tour, quelle que soit la configuration, et qui gagnent aussi tous les deuxièmes tours avec des ampleurs très différentes. »
- 2:11Invité politiqueFait
« Ce qui prouve que notre électorat est parfaitement mobilisé derrière Marine Le Pen. Elle ne l'a jamais été aussi haute. »
- 3:15Invité politiqueFait
« C'est la procédure judiciaire. Donc la Cour de cassation, les magistrats font ce qu'ils veulent. Ils sont totalement libres. »
- 3:29Invité politiqueFait
« Alors si utiliser la Cour de cassation pour injusticiable, c'est faire un guérillage judiciaire, la M. Attal a un vrai problème avec l'État de droit. »
- 4:12Invité politiqueFait
« Bah non, c'est-à-dire que quand on utilise un recours de l'État de droit et qu'on dit c'est la guérilla, la guérilla c'est ce qu'a fait M. Trump par exemple au Capitole en ne soutenant pas une élection, en soutenant en tout cas en laissant faire des gens violents, il y a quand même eu des morts. »
- 8:34Invité politiqueFait
« Non, parce que Marine Le Pen s'estime parfaitement innocente des faits qui lui sont reprochés et par ailleurs, il n'y a aucun enrichissement personnel, ce qui était quand même la critique essentielle pour pas dire exclusive de la campagne du Rassemblement National. »
- 9:47Invité politiqueFait
« parce que vous savez que le Rassemblement National, le premier parti de France, cherche un prêt pour être financé comme dans toutes les démocraties, et on parle beaucoup de l'État de droit, mais personne ne parle du fait que le principal parti d'opposition n'a pas accès aux crédits bancaires et aux lobbies bancaires. »
- 10:24Invité politiqueFait
« Son rôle, c'est d'être, si les Français nous font confiance, Premier ministre, d'une France ruinée, d'une France en grande difficulté sur l'éducation, la santé, les services publics. »
- 16:47Invité politiqueFait
« Non, absolument pas. Moi, je suis très fier de cette loi qui provient effectivement du programme de Marine Le Pen directement. »
- 16:54Invité politiqueFait
« Le gouvernement a préféré défendre son propre texte plutôt que d'accepter les textes que nous proposions. »
Temps de parole
- Jean-Philippe Tanguy54 %
- Présentateur20 %
- Locuteur non identifié15 %
- Locuteur non identifié 22 %
- Locuteur non identifié 32 %
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Vous prenez ce risque-là, un feuilleton judiciaire ? C'est ce qui provoque cette décision de se pourvoir en cassation qui écrase la campagne présidentielle et de voir par ailleurs les manifestations comme celles de ce matin dans la sorte se reproduire.
Non, moi je ne pense pas du tout que ça va écraser la présidentielle. Je pense qu'on va avoir des débats de fond, que ce sera très intéressant par rapport aux enjeux du pays. De toute façon, vous savez, le fait que quelques énergumènes de gauche radicale viennent perturber nos manifestations, c'est tout le temps, depuis 25 ans, même à Debout la France, on avait moins d'influence politique, on était aussi perturbés par quelques énergumènes. D'ailleurs, il faut le dire, crachés sur des policiers qui ont utilisé des violences. Et puis c'est très étrange parce que beaucoup étaient membres des insoumis, il y avait des drapeaux d'insoumis.
Je rappelle qu'il y a un candidat qui est définitivement condamné aujourd'hui, c'est M. Mélenchon, qui est condamné pour révolte, outrage. Vous savez, quand il avait hurlé à la République, c'est moi, il est condamné. Donc c'est bizarre, ils sont un peu à géométrie variable. Enfin, c'est bizarre, ça ne m'étonne pas vraiment de ces gens.
Les manifestations soient de quelques énergumènes. Enfin, il y a un sondage, il est là pour BFMTV, qui explique que 59% des Français désapprouvent la décision de Marine Le Pen.
Et il y en a un autre, donc ça, qui dit strictement l'inverse.
Non, non, il ne dit pas strictement l'inverse, il est à 51%.
Donc c'est l'inverse.
Non, c'est moins élevé, il y a 8 points de moins.
Non, 51% qui sont en faveur de Marine Le Pen. Oui, enfin, qui disent qu'elle a eu raison. Oui, donc l'inverse. Oui, en fait, ça fait 10 points d'écart, voilà, c'est tout. Donc ça veut dire que l'opinion est très partagée sur la décision de Marine Le Pen.
Et compris au sein de votre base.
Non, non, notre base, elle est très favorable à Marine Le Pen. Il y a 20% qui désapprouvent au sein des électeurs. Oui, donc ça fait 65% qui approuvent. Mais pourquoi vous n'avez pas montré les deux sondages ? De quoi ?
Ce n'est pas une malhonnêteté de ma part en l'enturance.
Mais surtout, il y a un autre sondage, c'est deux sondages sur l'intention de vote qui vont sortir ce soir. Oui, embargo 19h, donc je peux en parler maintenant. Le Figaro. Le Figaro, oui, et aussi Harris. Donc il y a l'IFOP et Harris. Et les deux font une montée de Marine Le Pen de 4 points à 36% au premier tour, quelle que soit la configuration, et qui gagnent aussi tous les deuxièmes tours avec des ampleurs très différentes. Ce qui prouve que notre électorat est parfaitement mobilisé derrière Marine Le Pen. Elle ne l'a jamais été aussi haute.
Et donc le risque valait le coup d'être pris ?
Bien sûr, mais vous savez, de l'audace, encore de l'audace, et la France sera sauvée. C'était Danton et ça correspond parfaitement à celle qui peut devenir la première présidente de la République. Et puis il y avait aussi beaucoup de gens qui étaient très contents d'accueillir Marine Le Pen parce qu'on n'a vu que des images hostiles. Il y avait aussi des gens très heureux. Il y avait le maire de La Flèche qui l'a accueilli. Et je me permets de tordre le cou d'un canard comme quoi ils ont écourté à cause de la gauche. Ils n'ont pas écourté la visite à cause de la gauche.
Elle devait durer une heure et demie. Elle a duré un peu plus d'une demi-heure.
Non, mais il y avait un verre après à la mairie de La Flèche. D'accord. Écoutez, tous les journalistes sur place ont vu que cette déambulation sur le marché avait été écourtée. Écoutez, j'étais avec Marielle. Je lui ai demandé parce que quand je venais dans votre émission, je voulais avoir les bonnes informations. Et donc elle a dit que ça n'avait pas été écourté ? Non.
Que c'était prévu mais qu'on n'était pas au courant qu'il y avait un pot qui était prêt à la mairie.
Ils étaient au courant les journalistes puisqu'ils étaient devant les grilles de la mairie. Mais peut-être qu'ils auraient préféré prendre un pot avec nous.
Bon, Patrick l'a rappelé. La Cour de cassation a indiqué qu'elle pourrait se prononcer au plus tard, début avril 2027. C'est trop tard ou c'est trop tôt ?
C'est la procédure judiciaire. Donc la Cour de cassation, les magistrats font ce qu'ils veulent. Ils sont totalement libres. D'ailleurs, j'ai écouté parce qu'il se trouve que ce matin, j'ai croisé M. Attal dans une chaîne du service public qui parlait de guérillage judiciaire. Alors si utiliser la Cour de cassation pour injusticiable, c'est faire un guérillage judiciaire, la M. Attal a un vrai problème avec l'État de droit. Non, non, ce n'est pas le pourvoi.
C'est le fait que vous-même, d'autres porte-parole ainsi que les avocats de Marine Le Pen, ici même sur ce plateau, Rodolphe Vossu était là. Oui, j'ai bien écouté hier, oui. C'était là hier soir. Disait qu'il fallait que la Cour de cassation ralentisse le rythme qu'elle avait prévu pour rendre sa décision sur le pourvoi de Marine Le Pen. C'est une manière de faire pression sur les juges, sur l'institution judiciaire et en particulier sur les magistrats de la Cour de cassation.
M. Cohen, heureusement pour vous et pour nous tous que vous n'avez pas fait la guérilla parce que si c'est ça la guérilla, alors là, dis donc, ça existe la guérilla.
Écoutez, on peut discuter des termes.
Bah non, c'est-à-dire que quand on utilise un recours de l'État de droit et qu'on dit c'est la guérilla, la guérilla c'est ce qu'a fait M. Trump par exemple au Capitole en ne soutenant pas une élection, en soutenant en tout cas en laissant faire des gens violents, il y a quand même eu des morts. Voilà, donc comparez le fait que, c'est pas ce que vous avez fait vous, mais c'est ce que font un certain nombre d'opposants politiques. Dire que c'est Trumpien d'utiliser la Cour de cassation, je ne joue pas trop le rapport.
Voilà, donc il y a peut-être un moment aussi, il faut juste que tout le monde accepte que Marine Le Pen, c'était pas le plan de certains opposants politiques qui ont l'air très désolés. Moi, j'ai assisté hier à quelques scènes assez drôles à l'Assemblée nationale où j'ai eu un certain nombre de députés insoumis et favorables à M. Attal pleurnichés sur le fait qu'ils étaient très déçus que Marine Le Pen soit candidat. Eh bien écoutez, ça me renforce dans ma conviction que je suis très content qu'elle soit candidat.
Quand Gilles Boulot, hier soir sur TF1, demande à Marine Le Pen ce qu'elle fera si la Cour de cassation valide l'arrêt de la Cour d'appel et si elle fera campagne sous brassée électronique et qu'elle répond « les Français seront juges », c'est une façon de dire que les Français, la souveraineté populaire, est plus forte que l'institution judiciaire.
Les Français sont le meilleur juge que les juges.
Il y a des accents Trumpiennes. Nigel Farage a employé exactement la même phrase, la même expression pour justifier sa candidature alors qu'il est cerné par un scandale financier en Angleterre. Il démissionne du Parlement britannique et provoque une élection anticipée. Les Anglais, les électeurs sont juges. C'est vrai ? Quel est le problème ? Eh bien ça veut dire que les... Non, ils seront... Les Français sont électeurs, ils ne sont pas juges.
Ils ne seront pas juges à la place des juges. Ils sont juges en français, être juges, ça ne veut pas dire juste...
Ce n'est pas eux qui vont considérer que Marine Le Pen est coupable ou non coupable. Mais Marine Le Pen n'a pas dit que... Peut-être décider de vouloir voter pour elle ou pas voter pour elle.
Il y a des gens...
Est-ce que vous dites que les mots ont une importance ? Absolument. Il ne faut pas dire guérilla, judiciaire...
Oui, mais dire que les Français seront juges, c'est qu'ils seront juges par leur vote de savoir si Marine Le Pen peut être présidente de la République ou pas. Elle n'a pas dit que les Français remplaceront les juges. Je ne comprends pas. J'ai l'impression qu'on cherche un peu une mauvaise querelle, là, sincèrement. Vous savez, Marine Le Pen, vous la connaissez un peu. Je pense qu'on peut lui faire ce crédit. Si elle a envie de dire quelque chose, bon, elle le dit. Donc si elle avait envie de dire que les Français savent mieux que les juges, elle aurait dit que les Français savent mieux que les juges.
On a encore dans l'oreille ce qu'elle disait après le jugement de première instance lors d'un rassemblement qui se tenait pas très loin d'ici.
Vous avez raison. L'institution judiciaire a été plus que vivement critiquée et vilipendée. Ça existait. Donc si Marine Le Pen avait voulu dire ce que vous pensez qu'elle avait voulu dire, elle l'aurait dit. Elle l'a pas dit. Donc c'est pas ce que vous pensez qu'elle pense. Donc elle a changé de point de vue sur l'institution judiciaire. Non, mais sur le jugement, là, oui. Sur la procédure en cours, oui.
Elle a pas changé de point de vue. Elle pense qu'il y a toujours un système qui veut l'abattre et qui veut l'empêcher de se présenter. C'est ce qu'elle disait en mars 2025.
Oui, mais là, c'est pas du tout passé de la même façon. D'ailleurs, c'est pas le même jugement. Et d'ailleurs, ça lui a rendu son légibilité. Donc il n'y a pas de système contre le FN. Il y en avait peut-être un avant, mais là, il n'y en a pas. Il n'y en a plus.
Et si la cour de cassation lui donne tort, Marine Le Pen fera avec. Oui, bien sûr. Il fera campagne sous bracelet électronique.
Bien sûr, si la procédure suit ce cours-là.
Il fera avec.
Mais elle sera peut-être aussi... Enfin, en tout cas, le jugement sera peut-être cassé.
Quelques réactions politiques qui montrent que ce ne sont pas seulement des énergumènes de la flèche qui... Là, c'était ça quand même. Je pense que vous n'allez pas soutenir des gens qui crachent sur les policiers et qui tapent avec les pancartes. Je dis justement, ce ne sont pas seulement des énergumènes qui protestent contre la candidature de Marine Le Pen et qui pensent qu'elle n'est pas exactement légitime à se présenter devant les électeurs. On a une responsable politique condamnée deux fois pour détournement de fonds publics qui engage une forme de guérilla judiciaire et juridique pour se présenter. Qui prend par là même en plus en otage toute la campagne présidentielle.
Elle avait indiqué qu'en gros, elle ne miserait pas sur la cassation. Je crois que ça en dit long sur le fait qu'il ne faut pas croire ce que dit Marine Le Pen puisqu'elle dit des choses et ensuite elle fait l'inverse. En dix minutes à la télé hier, Marine Le Pen, qui est quand même très lourdement condamnée, est allée s'asseoir et s'essuyer les pieds sur 40 ans de leçons de morale qu'elle a données absolument à tout le monde sur le fait que la classe politique était malhonnête et qu'elle incarnerait les mains propres, la tête haute.
Il n'y a pas une contradiction, pour reprendre ce que dit Jean-François Copé, dans ce qui a été le fondement du Front National puis du Rassemblement National dans ses campagnes pour la probité, contre une classe politique dévoyée et son attitude d'aujourd'hui ?
Non, parce que Marine Le Pen s'estime parfaitement innocente des faits qui lui sont reprochés et par ailleurs, il n'y a aucun enrichissement personnel, ce qui était quand même la critique essentielle pour pas dire exclusive de la campagne du Rassemblement National. Donc il n'y a pas de contradiction ? Non. Mais par contre, dans ce pauvre M. Copé, il y a beaucoup de contradictions, mais la liste serait trop longue et on passe une bonne émission, donc on ne va pas parler des contradictions de M. Copé.
Vous êtes libre de parler de ce dont vous souhaitez ?
Si vous voulez, M. Copé, je veux dire, c'est quand même quelqu'un qui a truqué le vote pour sa propre élection, détruisant son propre parti politique et finissant avec l'affaire Big Malion.
Bon, ce matin sur France à Pau, voilà comment votre collègue dépuisé du Rassemblement National, Sébastien Cheneur, résumé la campagne présidentielle, quant à Marine Le Pen.
Aujourd'hui, Marine Le Pen, tel Edmond Dantès, dans le compte de Monte Cristo, ressuscité 100 fois, libéré 100 fois, évadé 100 fois, la revoilà candidate devant les Français.
Vous auriez la même comparaison, Edmond Dantès ?
Oui, sauf que Marine Le Pen n'est pas vengeresse, donc tout le monde s'en sortira vivant. Pardon, Dantès n'est muet que par la vengeance, l'esprit d'urgence. Non, mais je pense que c'était une allusion à un film qui a été très populaire et qui est dans l'esprit des Françaises et des Français, et nous n'avons pas non plus trouvé de trésor.
Et d'ailleurs, nous cherchons un prêt bancaire pour financer notre campagne, parce que vous savez que le Rassemblement National, le premier parti de France, cherche un prêt pour être financé comme dans toutes les démocraties, et on parle beaucoup de l'État de droit, mais personne ne parle du fait que le principal parti d'opposition n'a pas accès aux crédits bancaires et aux lobbies bancaires.
Si Marine Le Pen voulait peut-être se venger, c'est contre ceux qui disaient que sa candidature risquait d'handicaper le parti et que Jordan Bardella était un meilleur candidat qu'il a devancé d'ailleurs dans les sondages.
Oui, mais ces gens étaient anonymes.
Et Jordan Bardella, effectivement, tout le monde a remarqué le fait qu'il était en retrait et plus fermé qu'habituellement. Dans quel état d'esprit est-il ?
Moi, je pense que Jordan Bardella, comme l'a dit d'ailleurs Sébastien Chenu, a parfaitement conscience de son rôle. Son rôle, c'est d'être, si les Français nous font confiance, Premier ministre, d'une France ruinée, d'une France en grande difficulté sur l'éducation, la santé, les services publics. Enfin, la liste est malheureusement innombrable. Et donc, il y a une forme de gravité. Et par ailleurs, pour avoir fait campagne auprès de Marine Le Pen à de nombreuses reprises, à une autre échelle et à un autre rôle que celui de Jordan Bardella, quand vous avez la candidate, vous n'avez pas la même attitude, évidemment, que quand vous êtes vous-même le candidat.
On se passe facilement d'un potentiel présidentiable à un Premier Ministrable, du jour au lendemain ?
Oui, mais comme Marine Le Pen, vous savez, dimanche, samedi, ils étaient ensemble à Liévin pour une fête populaire, à côté de la circonscription de Marine Le Pen. Et puis, à ce moment-là, Marine Le Pen était moins favorite, entre guillemets, pour être notre candidate à la présidentielle que Jordan Bardella. Et c'était aussi un moment où elle se préparait peut-être à lui laisser la place. Vous savez, donc, on a la force de ce binôme, de ce binôme solide. Vous savez, je pense qu'il n'y a pas beaucoup de familles politiques qui auraient affronté cette longue année de péripéties judiciaires en étant aussi soudées.
Regardez les autres, ils n'ont même pas les problèmes qu'on a eus, les difficultés qu'on a eus. Et soit ils n'ont pas de candidats, soit ils ont plusieurs candidats et ils s'aiment pas entre eux et ils passent leur propre campagne à s'affronter plutôt que de se rassembler et de faire des propositions. Donc nous, ça y est, on est parfaitement, non seulement prêts, mais surtout prêts à proposer des choses aux Français, des éléments, des solutions.
Vous êtes prêts avec déjà une affiche et, on va la voir, et ce slogan, le slogan pour la France, la Renaissance, l'emploi du mot Renaissance, ça n'a pas fait tiquer Gabriel Attal ?
Non, je pense que lui-même avait oublié que c'était le nom de son parti, parce que ça n'a pas prospéré. Donc la Renaissance, comme la France, appartiennent à l'histoire de notre civilisation, à notre continent, et on décide de s'en saisir, parce que c'est un message d'espoir, évidemment, à savoir que, bon, même si le Moyen-Âge a été parfois, souvent caricaturé, c'était une période de lumière après des temps obscurs, un réveil des sciences, du savoir, de la volonté de découvrir, de l'ambition humaine, des humanités, d'une certaine vision des femmes aussi, qui, à la Renaissance, est meilleure que ce qu'elle sera au XIXe siècle, par exemple.
Mais, voilà, donc c'est vraiment, moi, je suis très fière de cette campagne, je la trouve belle, je trouve qu'elle donne de l'espoir, elle donne de l'envie, puis Marine Le Pen est très belle, et ça fait plaisir aussi de la voir heureuse, parce que, moi, je pense à elle, parce que c'était pas facile, aussi, cette période, quand même.
– L'affiche a été dévoilée hier en fin d'après-midi, l'autre, celle du plan B, était prête ? – Bien sûr, oui. – Avec Bardella ?
– Oui, bien sûr, il y avait… – Avec le même, je crois qu'on… – Oui, non, mais il y avait, il y avait effectivement un commandé… J'aime pas le plan B, parce que c'est pas… Il y a un côté, c'est pas ce que vous voulez faire. Non, mais moi, si vous voulez, c'était pas un plan B dans le sens… Mais c'est pas une critique, M. Cohen, c'est juste que nous, on l'envisageait pas comme ça. C'est-à-dire, comme l'a dit Marine Le Pen, si elle tombait, il y avait quelqu'un qui était prêt à monter au front à sa place. Et donc, oui, c'était prêt, parce que quand vous avez la responsabilité…
– Que je voulais faire de ces affiches ? Elles deviennent collecteurs, alors ?
– Mais écoutez, non, parce que… – Elles n'ont pas été imprimées ? – Non, elles n'ont pas été imprimées, effectivement, parce qu'on avait une capacité d'impression dans la soirée. Mais vous voyez, on est le principal parti d'opposition, au-delà de l'anecdote, Mme Lemoyne. Donc, c'était normal d'être prêt. Non, mais l'anecdote, les presses n'auraient pas été responsables par rapport aux Françaises et aux Français qui nous font confiance. Donc, oui, c'était prêt.
Et moi, sincèrement, je suis fier d'appartenir à une famille qui a été capable d'avoir ces deux candidats qui pouvaient être candidats à la présidentielle, aujourd'hui, qui sont dans ce binôme, et qui se présentent aujourd'hui aux Français en bonne intelligence et en très bonne entente, avec amitié. Et franchement, quand on regarde les autres parties, c'est quand même un sentiment qui n'est quand même pas souvent partagé.
– Vous restez avec nous, le 7h de Réagir d'Agathe Nombray. – Avec plaisir.
– Aujourd'hui,
la gauche dénonce un permis de tuer. Alors, de quoi parle-t-on exactement ? On parle d'une loi adoptée hier à l'Assemblée avec les voix du Rassemblement national, de LR et des macronistes. Cette loi prévoit que lorsqu'ils font usage de leurs armes, policiers et gendarmes sont présumés avoir agi légalement dans certains cas. Par exemple, si leur vie ou celle d'autrui est menacée dans certaines hypothèses de délits de fuite ou de périples meurtriers, un texte adopté à l'Assemblée dans une ambiance extrêmement tendue.
– La France deviendrait dès lors un pays où une mort par tir policier ne donnerait lieu à aucune enquête automatique. L'impunité sera totale et l'injustice absolue. – Cette proposition, elle vise à engager une présomption d'usage légitime des forces qui peut être levée à tout moment. ça n'organise aucune irresponsabilité pénale. – Aucune irresponsabilité,
dit Laurent Nunez. C'est justement ce qui inquiète les opposants au texte au-delà du fait que cette idée est une vieille rengaine d'extrême droite. Elle figurait dans le programme de Jean-Marie Le Pen en 2007. Ce qui trouble, c'est notamment l'inversion de la charge
de la preuve qui figure dans cette loi. – On sera aux victimes, parfois à la famille des victimes quand ils ne seront plus en état d'expliquer ce qui s'est passé de rapporter la charge de la preuve de ce que les policiers n'étaient pas en état de légitime défense. Ce sera très compliqué puisqu'ils n'auront pas les moyens nécessaires, ils n'auront pas les éléments matériels que le parquet aujourd'hui récolte, ils n'auront pas les vidéosurveillances. – Mais cette mesure, elle est aussi réclamée depuis longtemps
par les syndicats de policiers qui expliquent que les forces de l'ordre ont besoin de ne pas être automatiquement suspectées quand elles utilisent leur arme.
– Le texte, en fait, permet aujourd'hui de ne plus considérer comme un suspect le policier qui va faire un usage, je dirais, régulier, scrupuleusement par rapport au texte de son arme. Ce n'est pas un permis tué, il y a toujours une enquête qui est en cours, l'agent, il devra respecter les 5 cas d'usage des armes.
– Syndicat de police, donc, qui salue une avancée, mais ce texte suscite une réelle émotion. Un homme dont le fils avait été tué par un tir policier a déposé une pétition contre cette loi. Ce soir, plus de 400 000 signatures ont déjà été recueillies. Jean-Philippe Tanguy, votre parti a soutenu ce texte. Est-ce que vous ne redoutez pas que cela augmente les tirs policiers, qu'il y a un sentiment d'impunité et surtout que cela risque d'augmenter, voire de multiplier les bavures ?
– Non, absolument pas. Moi, je suis très fier de cette loi qui provient effectivement du programme de Marine Le Pen directement. C'est un texte que nous avons inspiré, que nous avons soutenu. Le gouvernement a préféré défendre son propre texte plutôt que d'accepter les textes que nous proposions. Soit, ce qui compte, c'est que les policiers disposent de cette légitimité de défiance.
– Vous vouliez aller encore plus loin, c'est ça ?
– Non, pas spécialement. Là, je crois que c'est un texte qui est équilibré. On regardera ensuite comment il atterrit définitivement. Mais non, au contraire, il y a beaucoup de policiers malheureusement qui se sont tombés. Il y a beaucoup de familles qui pleurent, des policiers qui n'ont pas pu se défendre parce que la doctrine les empêchait de se défendre. Alors qu'ils sont formés. Nous avons une police parfaitement républicaine, parfaitement formée. sans-il faut-il l'améliorer, notamment leur donner plus de moyens pour s'entraîner. Mais je ne suis pas du tout inquiet. Je suis plutôt fier aujourd'hui.
On n'aura plus à dire à des enfants, à des femmes ou à des maris qu'un policier est tombé parce que la doctrine était mauvaise.
– Merci beaucoup. Vous restez avec nous à la Story Louis Amard. – Sous-titrage Société Radio-Canada
Jean-Philippe Tanguy