Trump-Musk : la guerre est déclarée - C à Vous l’intégrale - 06/06/2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.
Très heureuse de vous retrouver. On est en direct jusqu'à 21h avec Pierre, Mohamed, Patrick et Lorrain. Mohamed, votre Story, ce soir? - M.Bouhafsi: Polémique au coeur des docks de Marseille. - A.-E.Lemoine: Patrick, Pas un Edito, ce soir, mais un... - P.Cohen: Un petit compte-rendu de scène de ménage entre l'homme le plus puissant du monde et l'homme le plus riche du monde, mais un peu moins riche parce que la valeur boursière de son entreprise a perdu beaucoup hier après les menaces réciproques que se sont adressées D.Trump et E.Musk. - A.-E.Lemoine: On en parle avec 2 spécialistes des Etats-Unis et de la politique internationale, G.Philipps, et F.Beaudonnet, chroniqueur international et rédacteur de la rédaction européenne de France TV, qui est passée sur le canal 16.
On a réuni 2 voisins sur le plateau de "C à vous". - L.Sénéchal: Je vais parler du baccalauréat avec les chiffres qui viennent de sortir pour la prochaine édition.
Je vous dirai quel âge a le plus jeune tout à l'heure. - A.-E.Lemoine: Dites-le nous.
Il a moins de 10 ans. - P.Cohen: On est un peu émus, ce soir, pour les 1ers abonnés de Canal+, qui ont appuyé pour la 1re fois sur la touche "4" de leur télécommande et qui vont chercher...
Je vous raconterai cette histoire tout à l'heure. - A.-E.Lemoine: Nos invités après 20h, C.Sallette et D.Bonnard, à l'affiche d'une série disponible sur la plateforme Max, "Malditos", qui nous plonge dans l'univers gitan en France, en Camargue, sous forme de western et de remake à la Roméo et Juliette.
C'est très réussi. On parle évidemment du sommet qui va réunir les chefs d'Etat à partir de lundi à Nice, sur l'océan. L.Salamé y consacre une émission spéciale qui s'intitule "Urgence océan: un sommet pour tout changer".
Elle sera notre invitée aux côtés de M.Fontenoy, une infatigable défenseuse des océans. Le dîner est assuré par R.Beaufour, qui nous a fait le plaisir d'être là ce soir.
C'est la cheffe du restaurant Dante. - B.Chameroy: Je n'ai devant les yeux que 2 cuillères à soupe.
Visiblement, Rébecca fait le pont en avance. A l'occasion du sommet des océans, du poisson ce soir, issu de pêche intensive avec d'immenses chalutiers. - R.Beaufour: Mais non, péché à la ligne.
Les poissons sont dans le frigidaire. - B.Chameroy: Bonne émission. - A.-E.Lemoine: Merci.
A tout à l'heure pour le dîner. Patrick, on part aux Etats-Unis avec cette scène de ménage au sommet. - P.Cohen: Oui, entre l'homme le plus puissant du monde et le plus riche.
C'est une alliance qui, depuis des mois, depuis qu'E.Musk a rejoint la campagne et l'intimité de D.Trump, évoque la fascination et des questions, à commencer par la nature de leur alliance.
Sincère affinité ou intérêts convergents? A écouter D.Trump hier, c'est plutôt la 1re option qui l'emporte.
On est frappés par l'indulgence du président de la République américain à l'égard de son ex-partenaire de pouvoir. Lui qui a pourtant l'insulte facile a des allures de sincérité. ... - P.Cohen: Il a parlé aussi merveilleusement de moi!
Après plusieurs jours de silence sans répliquer aux critiques de Musk sur son projet de budget, un texte qui projette des baisses et des déficits...
Il ne se trouve pas ça raisonnable. Il a posté ceci sur X. C'est à cela que répond Trump hier, interrogé par un journaliste. - A.-E.Lemoine: C'est ce qui fait dégoupiller Musk. - P.Cohen: Avec une rafale de tweets pendant que Trump continue de soliloquer dans le bureau Ovale.
Avec "ingratitude", il pense aux centaines de millions de dollars qu'il a dépensés pour la campagne de Trump. Il fait ensuite un sondage à ses abonnés. Pendant ce temps, l'action Tesla s'effondre à New York. 14 % de perdus.
Musk s'excite encore plus. ... "DJT", c'est les initiales de D.Trump.
Il a posté ces images, avec le financier condamné pour trafic de mineurs. ... - P.Cohen: Voilà pour ce passé, ces images embarrassantes qui remontent à la surface.
D.Trump hausse le ton. "Elon est devenu fou." Musk le met au défi de le faire.
Il annonce mettre hors service son vaisseau spatial Dragon. Aujourd'hui, la rupture semble bien consommée. Pas de rabibochage en vue, d'après ce que dit la Maison-Blanche.
Trump et Musk n'ont pas prévu de se parler. Comme dans tous les divorces, on se rend les cadeaux ou on les bazarde. Trump a fait savoir qu'il pouvait se débarrasser de la Tesla rouge qu'il avait achetée il y a 2 mois pour soutenir celui qui passait pour son ami.
On se demande maintenant qui a le plus à perdre. - A.-E.Lemoine: Si ça n'a pas des conséquences économiques bien plus larges que la relation qui les unit ou pas.
C'est la question qu'on se pose. Le récit nous fait sourire. - G.Philipps: Et nous hallucine un peu. - A.-E.Lemoine: On a une fascination et une inquiétude à les voir se déchirer comme ça. - G.Philipps: Il ne faudra pas dire qu'on ne vous avait pas prévenus.
Quand Musk a rejoint Trump, tous les observateurs disaient que ça n'allait pas durer, bataille d'ego...
La mission Doge, censée couper dans les fonds fédéraux...
On ne savait pas que ça se terminerait comme ça, dans le cri, les larmes et le sang, ce à quoi on a assisté hier. Les échanges sont d'une violence qu'on ne pouvait pas imaginer. - A.-E.Lemoine: Si on nous avait prévenus, si tout le monde savait Que cette alliance ne durerait pas, c'est parce qu'il n'était pas si sincère, trop intéressé? - F.Beaudonnet: Même si les 2 hommes ont une partie de l'opinion en commun, c'était un peu l'alliance de la carpe et du lapin.
E.Musk est absolument contre les droits de douane. Son usine de Tesla est en Chine.
Il a besoin de la main-d'oeuvre immigrée. Sur le fond, il y avait ça. Vraisemblablement, il y avait une espèce de fascination réciproque.
Patrick parlait d'amoureux éconduits...
Il y a un peu de ça, mais peut-être plus du côté de Trump que de Musk. On le voit dans la réaction...
Trump dit que c'est Musk qui a eu des mots gentils pour lui...
Chez Musk, il n'y a pas d'affect. - A.-E.Lemoine: On revient sur l'affaire Epstein dans un instant.
On les a traités tous les 2 de cow-boys du clavier. Le dialogue agréable qu'ils ont eu sur les réseaux sociaux amplifie cette scène de ménage. - G.Philipps: Réseau social qui appartient à Musk...
On le sait, mais rappelons-le, il a acheté X. Truth Social est le réseau de Trump. Si cette engueulade se poursuivait, Musk a quand même un pouvoir d'influence avec ce réseau social de 220 millions de followers.
Avec le sondage sur la création d'un parti politique...
Est-ce qu'il va aller plus loin dans ce projet? On verra bien. E.Musk ne peut pas être président des Etats-Unis.
Il est né en Afrique du Sud. - A.-E.Lemoine: 5 millions de personnes avaient répondu "oui" à 80 % sur ce sondage. - G.Philipps: Est-ce qu'il va pouvoir bouleverser le champ politique américain?
C'est une question qui se pose, avec ce sondage. Il avait mis 200 millions de dollars sur la table pour la campagne de Trump. S'il décidait de financer d'autres candidats anti-Trump dans 18 mois, aux élections de mi-mandat...
Si sa colère ne retombe pas, il peut dire qu'il va financer la campagne de tel ou tel sénateur. - P.Cohen: Il peut faire monter des idées à travers les algorithmes de son réseau. - G.Philipps: On dit que Trump a le pouvoir, mais que Musk a la puissance. - A.-E.Lemoine: Il est en train de défendre son business. - F.Beaudonnet: Je pense qu'il est un peu douché de son expérience en politique qui n'aura duré que 4 mois et qui se termine comme on vient de le voir.
S'il ne se présente pas lui-même pour les raisons évoquées, c'est parce qu'il ne peut pas puisqu'il n'est pas né aux Etats-Unis. Il peut pousser avec son réseau, ses millions de dollars. Je crois qu'il a très envie...
Ce sondage, ce n'est sûrement pas seulement une façon de provoquer. Je pense qu'il a vraiment envie de rester dans la politique, mais pas directement comme il l'a fait jusqu'à présent. - P.Cohen: Ce qui est dingue dans cette opposition, c'est que Trump passe pour le raisonnable, dans l'histoire.
On est en train de parler de Trump, pour la 1re fois depuis longtemps, comme le type à peu près sensé, qui calme le truc...
C'est fou. - A.-E.Lemoine: Quand leur relation était au beau fixe, ils pratiquaient sans aucun complexe le mélange des genres.
E.Musk transformait la Maison-Blanche en showroom de Tesla. ... - A.-E.Lemoine: Ca a choqué les Américains, ce mélange des genres, ce conflit d'intérêts évident? - G.Philipps: Je crois que la voiture, pas tant que ça.
Ce qui est plus choquant, c'est tous les contrats fédéraux donnés à l'ami Elon, notamment à la collaboration entre SpaceX et la Nasa. Quand Trump disait...
Quand il disait qu'il allait arrêter de travailler avec SpaceX, bon courage. La Nasa n'est pas capable d'envoyer des hommes et des femmes dans l'espace et de les ramener. Il n'y a que SpaceX qui peut le faire, à ce stade.
Est-ce que Trump peut se passer des entreprises de Musk? C'est une vraie question. Je ne crois pas. - A.-E.Lemoine: Musk peut se lancer dans une guerre économique avec la Maison-Blanche? - F.Beaudonnet: Non.
SpaceX est dépendant des financements de la Maison-Blanche. On voit que la Nasa ne peut pas se passer de SpaceX et, réciproquement, SpaceX, sans l'argent public de la Nasa, ne peut pas vivre. - A.-E.Lemoine: Ils se tiennent par la barbichette. - G.Philipps: Je ne sais pas comment on dit ça en anglais, mais je trouverai l'expression.
Comme vous disiez, on sourit presque de ces échanges mais il y a quand même, au fond, un désaccord politique. Pourquoi Musk met le feu aux poudres? C'est parce qu'il est opposé à ce projet de budget qui prévoit de creuser encore plus la dette de milliards de dollars.
C'est un républicain libertarien. Il veut moins d'Etat, pas de dépenses fédérales. Trump reste D.Trump, mais un républicain un peu old school, avec le protectionnisme, des aides publiques.
Au fond, il y a un vrai désaccord politique entre les 2 hommes. Ils auraient pu s'en apercevoir avant. - P.Cohen: Musk devrait approuver les baisses d'impôts.
Le problème, c'est que ces baisses massives aboutissent à l'accroissement de la dette. - A.-E.Lemoine: Quelles conséquences économiques ça peut engendrer? - F.Beaudonnet: C'est dur à dire.
D'un côté, on a l'homme le plus puissant du monde. De l'autre, l'homme le plus riche. Il faut voir comment ça va évoluer.
Ils n'ont pas intérêt à continuer...
Ca a été tellement loin qu'on voit difficilement comment ça peut aller encore plus loin, sauf s'il y avait la création d'un parti politique. On va voir si ça aura des conséquences économiques. S'ils mettent leurs menaces à exécution, ils sont morts.
Tout le monde est mort. On verra. - A.-E.Lemoine: C'est allé loin avec les révélations sur l'affaire Epstein. - P.Cohen: Le nom de Trump se trouve dans ce dossier.
Aux Etats-Unis, il y a une grande interrogation chez les partisans de Trump et dans le moment mouvement Maga sur pourquoi l'affaire Epstein n'est pas rendue publique intégralement. Seule une partie a été déclassifiée. Il surfe sur ça.
Ca peut avoir un effet, ces accusations? Ca peut jouer sur l'image de Trump? - F.Beaudonnet: Ca va sûrement remettre une pièce dans la machine.
Il parle de "bombe", E.Musk. C'est la bombe atomique.
Le nom de Trump avait déjà circulé, mais le fait que ce soit E.Musk qui le mette sur le devant de la scène...
Les complotistes vont être confortés dans ça. - P.Cohen: A propos de complotistes, l'ancien conseiller spécial de Trump, S.Bannon, qui reste une personnalité importante, ne s'est pas trompé sur le danger pour le président américain. ... - P.Cohen: Là, c'est une menace XXL. "Expulsons E.Musk." C'est un message?
On pourrait déterrer des dossiers gênants? - G.Philipps: Il fait allusion Au fait que quand il était plus jeune, il avait un visa de travail qui avait expiré.
Il est resté sur le sol américain de manière illégale. - A.-E.Lemoine: C'est connu. - G.Philipps: Oui.
Dans les biographies de Musk, c'est indiqué. Ce qui est intéressant...
Du côté de Moscou, des députés russes ont proposé l'asile à E.Musk. On serait dans une situation folle, ubuesque.
Si les Russes récupéraient Musk, il pourrait en profiter pour vendre des Tesla à Moscou. Il n'est pas farouche à cette idée. - P.Lescure: Hier soir, les démocrates se réjouissaient du spectacle de cette dispute.
Il a fallu attendre plus tard dans la soirée pour retrouver la farandole des animateurs de late shows, souvent proches des démocrates, hilares. ... - P.Lescure: Plus sérieusement, c'est vraiment trop tôt pour penser que les démocrates puissent en profiter vu l'état qui est le leur. - G.Philipps: On est à 18 mois des élections de mi-mandat.
Il n'y a pas de figure démocrate qui se soit imposée. C'est étonnant. Il y a du grain à moudre, pour un parti d'opposition.
Comme au judo, ils n'arrivent pas à voir comment attraper le kimono de l'adversaire Trump. Personne en face de lui n'émerge pour porter la voix de ce parti. Les midterms vont être un peu compliqués. - A.-E.Lemoine: D.Trump n'a pas fait que se disputer avec E.Musk, hier.
Il recevait le chancelier allemand qui, à la veille de la date anniversaire du 6 juin 1944, a subi cette remarque du président américain. ... - A.-E.Lemoine: Ca fait rire autant que ça fait pleurer.
Ce n'est même pas une gaffe, c'est... - G.Philipps: Il le prend pour Papa Schultz. - L.Sénéchal: Il faut noter l'élégance de Merz. - G.Philipps: On a vu le président sud-africain dans le même bureau il y a quelques temps.
Il ne s'était pas démonté. C'est compliqué, quand c'est dans le bureau Ovale. Là, Merz réagit très bien. - A.-E.Lemoine: Il est quasiment en direct depuis le bureau Ovale tous les jours, D.Trump?
C'est une habitude qu'il a prise. - P.Cohen: Sauf le week-end.
Il est au golf. - A.-E.Lemoine: Aucun président n'avait fait ça avant lui? - G.Philipps: Non.
C'est une émission de téléréalité tous les jours. Tous les matins, on reçoit l'agenda de Trump. Les rendez-vous qui devraient être fermés à la presse s'ouvrent d'un coup.
Trump vient de là. Souvenez-vous l'engueulade avec Zelensky. Il avait dit ensuite qu'il avait fait de la bonne télévision. - A.-E.Lemoine: G.Philipps, vous parlez d'actualité internationale.
Pour écouter F.Beaudonnet, c'est maintenant le canal 16 sur lequel il faut zapper. Ne zappez pas.
Restez avec nous pour le reste de l'actualité et la Story de M.Bouhafsi. - Cette polémique qui enfle.
La France fournit-elle des armes de guerre à Israël? - Les employés du port Marseille Fos-sur-Mer refusent d'embarquer des armes. - M.Bouhafsi: C'est l'histoire d'une polémique qui fait tache aux Affaires étrangères.
Le média Disclose a révélé ces dernières heures qu'un navire devait partir hier soir vers Israël depuis le port de Fos-sur-Mer. On explique que c'est la 3e expédition de ce type depuis le début de l'année 2025. Après ces révélations, les dockers de la CGT ont décidé de ne pas charger le bateau. - Les dockers et les douaniers sont scandalisés.
Ces cargaisons étaient maquillées. Il n'y a même pas écrit "cargaisons militaires" comme c'est l'usage. Ca passait pour les cargaisons agroalimentaires.
Il y a d'abord de la colère, de ce que j'ai pu apercevoir, mais aussi une volonté de stopper et ne pas être complice d'un possible génocide. S'ils laissent passer ces armements, les dockers considèrent qu'ils pourront aussi être tenus responsables, d'un point de vue éthique et moral. - M.Bouhafsi: Selon Disclose, ces pièces détachées sont des maillons fabriqués à Marseille, destinés à relier des balles automatiques dans les chargeurs.
Une 2e cargaison a été bloquée par les dockers aujourd'hui. Ca contenait des tubes en acier censés équiper des canons. La polémique enfle.
Le ministre des Affaires étrangères s'est expliqué ce matin. - J.-N.Barrot: Il faut raison garder.
Nous ne livrons pas de matériel militaire utilisé à Gaza. Il y a 2 exceptions: les composantes qui permettent à Israël de se défendre, avec le Dôme de fer, et nous reconnaissons leur droit à se défendre...
Par ailleurs, il y a le matériel assemblé en Israël, qui a vocation à être exporté. - M.Bouhafsi: Le matériel d'armement devrait être renvoyé par l'expéditeur marseillais.
A plusieurs milliers de kilomètres, une autre polémique autour des armes touche l'Etat israélien. Tout part d'une interview de l'ancien ministre de la Défense diffusée hier. ... - M.Bouhafsi: Après cette sortie de Liberman, plusieurs médias israéliens ont confirmé que les kalachnikovs avaient été fournies à Daech. ... - M.Bouhafsi: Le groupe en question serait celui du chef de gang Y.Abu Shabab.
Il est à la tête d'une milice locale. Ce gang aurait organisé des pillages de convois humanitaires alors que l'aide humanitaire n'arrivait plus à Gaza depuis début mars. - J.-Y.Le Drian: On a dépassé les limites de l'inacceptable.
Le fait d'utiliser l'arme humanitaire, l'arme de la famine comme un outil d'action militaire est dramatique. Je pense que B.Nétanyahou, par sa politique, aboutit au fait qu'Israël aujourd'hui est un peu au bord de l'abîme.
Ce pays est en faillite morale. Il est en train de devenir, du fait de l'action de B.Nétanyahou, une espèce d'Etat paria.
On va vers un nettoyage ethnique. Le côté un peu inacceptable, c'est le fait que, lorsqu'on critique la politique du gouvernement de B.Nétanyahou, on est accusé immédiatement d'antisémitisme. - M.Bouhafsi: G.Philipps, êtes-vous surpris par la coopération entre B.Nétanyahou et ce groupe djihadiste mené par quelqu'un qu'on dit proche de Daech? - G.Philipps: Je suis surpris qu'il le reconnaisse aussi franchement. "On travaille avec eux, effectivement." C'est assez frappant.
Ce que dit Liberman, qui est un ancien ministre nationaliste, c'est que c'est la même logique cynique qu'à l'époque où le gouvernement israélien a favorisé le Hamas au détriment de l'Autorité palestinienne, à l'époque de Y.Arafat. A l'époque, B.Nétanyahou avait joué avec le Hamas, avec les conséquences qu'on a vues le 7 octobre 2023.
C'est à peu près le même schéma cynique. - A.-E.Lemoine: Mais cette fois-ci, c'est assumé publiquement. - G.Philipps: Il faut préciser qu'à Gaza, à l'époque où je m'y suis rendu, les groupes djihadistes proches de Daech ou d'autres mouvements étaient minoritaires et muselés par le Hamas.
Maintenant, on est dans un chaos. La bande de Gaza est quasiment entièrement détruite. On est à plus de 50 000 morts.
Peuvent proliférer sur ces kilomètres carrés de destruction des groupes comme celui-là. - P.Lescure: L'armée ukrainienne a affirmé avoir bombardé pendant la nuit avec succès 2 bases aériennes en Russie, moins d'une semaine après la fameuse attaque de drones.
Réplique de l'armée russe, qui déclare avoir lancé une frappe massive avec 407 drones qui ont aussi atteint des civils. ... - P.Lescure: En dépit des coups réussis de manière spectaculaire par l'Ukraine et les répliques soviétiques, le front de la guerre ne bouge quand même pratiquement pas. - F.Beaudonnet: On voit que l'Ukraine est en train d'essayer de montrer qu'elle n'a pas perdu la guerre, avec les coups d'éclat qu'il y a eus ces derniers jours.
Ce qui se passe aujourd'hui, c'est la réponse de la Russie. D'un côté, on a une guerre asymétrique. L'Ukraine utilise ses drones pour taper les bombardiers sur leur base.
De l'autre, la Russie, c'est une guerre plus conventionnelle, qui a malheureusement beaucoup d'efficacité. L'objectif, c'est de faire peur aux civils ukrainiens, de continuer à les terroriser. Alors que les discussions sont au point mort, des deux côtés, les 2 belligérants essaient de montrer qu'ils sont encore très forts. - A.-E.Lemoine: Dans la nuit de mercredi à jeudi, C.Beaugrand a été victime d'un cambriolage hyper violent. 2 individus qui s'introduisent armés de clubs de golf dans son domicile des Hauts-de-Seine, alors que le journaliste, son conjoint et leurs fils de 5 ans dorment au premier étage.
Réveillé par des bruits, le premier s'est réfugié avec son enfant sur le toit du pavillon. Le second s'est retrouvé nez à nez avec les cambrioleurs. - C.Beaugrand: Il a compris ce qu'il se passait.
Il est resté au 1er étage, au niveau de la chambre. Il est descendu par la fenêtre. Il voulait partir pour alerter, en passant par le balcon et en descendant dans le jardin.
Manque de pot, ils l'ont vu. Ils sont sortis sur le balcon. Il essayait de grimper pour descendre dans le jardin.
Ils lui ont balancé un coup de...
Ghislain dit que c'était un club de golf. Il est tombé de 3 m sur le sol, sur la terrasse en dessous. Il ne s'est pas évanoui, mais il a eu un étourdissement.
Par instinct de survie, il est parti en courant. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, F.Ploquin, journaliste spécialiste du grand banditisme. "Braqueur, mercenaire, aventurier: de l'OAS au grand banditisme", c'est disponible.
On évoque avec vous cette affaire. Une enquête a été ouverte pour vol et violence aggravée. Ce qui frappe, c'est la nature de ces cambrioleurs déterminés au point de pousser leur victime à tomber de plus de 3 m de haut. - F.Ploquin: Il y a 2 sortes de cambriolage.
Il y a celui quand vous n'êtes pas chez vous et celui où vous êtes chez vous. Dans le premier, tout a été renversé chez vous. C'est déjà une atteinte psychologique et morale.
Mais là, on est dans un autre registre. Il y a atteinte aux biens et atteinte aux personnes. L'idée de ceux qui débarquent chez vous, c'est d'y débarquer quand vous y êtes.
Pourquoi? Parce qu'on vous soupçonne, parce que vous passez à la télé et que vous êtes une star, parce que vous êtes K.Kardashian et que vous avez exposé votre diamant, parce que vous êtes juif et qu'on se dit que vous avez un coffre...
J'ai déjà vu des cas comme ça. On suppose des choses sur vous. Ou bien vous êtes le plus grand commerçant de la région.
Ca ne se passe pas qu'à Paris et ça ne vise pas que les stars de la télé. Là, à partir du moment où vous êtes chez vous, vous allez pouvoir donner les clés d'un coffre ou de la voiture...
Hier, il y a eu un cas en province concernant des gens lambda qui vivaient dans une maison cossue, dans une zone résidentielle cossue. Ils voulaient sa Mercedes. Malheureusement pour eux, il n'y avait pas la clé.
La Mercedes ne pouvait pas démarrer sans la personne. Ils s'en prennent à vous. Si vous refusez de dire où est cachée l'argenterie, où sont cachés les bijoux, là commence la violence, qui n'a pas de limite.
Ils veulent repartir avec le butin. Le traumatisme est double. Il ne faut pas le sous-estimer.
Des gens se disent qu'il s'est cassé le poignet et que ce n'est qu'un...
Non. Des faits comme ça...
On peut se mettre 2 secondes à la place des victimes. Vous prenez le petit-déjeuner, vous avez 2 ou 3 individus cagoulés qui arrivent. "Les clés de la voiture, les papiers...
Tu as un coffre?" Et après, on sort des battes de base-ball, des armes à feu, des couteaux. On peut aller jusqu'à la torture. - P.Cohen: Il y a eu des cas de torture à la perceuse il n'y a pas longtemps. - F.Ploquin: C'est une extension à toute la société des défauts et des techniques des trafiquants de stupéfiants.
Entre eux, ils passent leur temps à s'enlever, à se martyriser, à se péter les genoux, à se voler, etc. - A.-E.Lemoine: Ca s'applique maintenant aux particuliers. - F.Ploquin: Cette culture, cette violence est dans les gènes des trafiquants de stupéfiants.
Aujourd'hui, on découvre les enlèvements à travers la cryptomonnaie, mais les enlèvements sont quasiment quotidiens dans un certain nombre de quartiers français. Ils ont cette habitude. Ils débarquent chez vous.
Tout d'un coup, ça surgit...
Ca touche un entrepreneur en cryptomonnaie. Ca surgit en dehors de la sphère. - G.Philipps: Dans le cas de Christophe, il y a un enfant.
Imaginez la peur terrible que vous devez avoir. - F.Ploquin: Je connais des gens, que j'ai rencontrés il y a 4 ou 5 ans, victimes de faits similaires, qui ne s'en sont jamais remis.
Le monsieur dont je parle en Seine-Saint-Denis, un patron de la communauté juive, a fini par mourir. Ca vous laisse des traces...
Chez vous, c'est quoi? Il y a un sentiment de viol. Vous êtes chez vous.
On vous atteint physiquement. Le domicile, c'est le dernier lieu où vous pensez être tranquille. Si vous n'êtes pas tranquille au domicile, où allez-vous l'être? - A.-E.Lemoine: Ils n'ont trouvé que 50 euros dans le portefeuille.
Leur butin, c'était 50 euros! Ca décuple la violence, ça? - F.Ploquin: Oui.
Quand ils sont supposés...
Ils sont à l'affût. C'est une nouvelle génération. Ce n'est plus le grand banditisme d'autrefois, mais c'est le néo-grand banditisme.
Ils sont supposés repartir avec un butin. Ils ont fait des repérages. Là, c'est "on l'a vu à la télé, donc"...
C'est comme quand ils s'attaquent aux footballeurs. Là, ils le font pendant les matchs, donc il n'y a personne à la maison. Quoique...
Ca peut être l'épouse. On sous-estime les cambriolages, mais il y a une hausse formidable des cambriolages en France. Depuis 4 ou 5 ans, la courbe monte. - M.Bouhafsi: Il y a une baisse des home-jackings. - F.Ploquin: Mais c'est récurrent, même s'ils baissent en nombre.
Même s'il en reste 1000...
Ce n'est pas juste la perte d'un bien matériel. - M.Bouhafsi: Des pôles spéciaux ont été créés.
La sûreté territoriale travaille là-dessus. - F.Ploquin: Il y a des volontaires.
Beaucoup de gens se laissent aspirer par ça parce que c'est facile. - A.-E.Lemoine: Ils ont été recrutés? - F.Ploquin: Attaquer un fourgon blindé, ça demande de connaître des gens... - P.Cohen: Là, c'est primaire.
J'ai vécu outre-mer. Il y a 25 ou 30 ans, j'ai vu débarquer ce phénomène d'immigrés aux pieds nus qui débarquaient avec des machettes dans les villas. Ca paraissait complètement fou.
C'est le même mode opératoire aujourd'hui. - F.Ploquin: C'est un mélange.
C'est assez primaire, mais quand on parle des attaques des entrepreneurs de la cryptomonnaie, c'est un mélange de professionnalisme...
La police judiciaire vient d'arrêter le commanditaire présumé de ces attaques au Maroc. Il a 24 ans. Le mode de recrutement...
Lui, il est à distance. Il ne se mouille pas les mains. C'est pour ça que je pense au trafic de stupéfiants.
Les boss ne sont pas en France. Ils ne risquent rien. Ils sont à l'extérieur.
Via Telegram...
C'est la Telegram-criminalité. On va trouver un autre gars qui va lui mettre un coup de pression, un autre gars qui va le garder...
C'est ça, ce à quoi on assiste. Et ils ont 24 ans. Le commanditaire présumé était passé par le trafic de stupéfiants.
Donc ce sont ces méthodes qui sont à l'oeuvre. Dans le trafic de stupéfiants, on envoie des jeunes à l'abattoir. On les met guetteurs alors qu'on sait qu'il va y avoir un règlement de compte et qu'ils vont mourir.
Là, c'est la même chose. On envoie les gars au casse-pipe pour récupérer l'argent. Et on ne les paie pas grand-chose. - M.Bouhafsi: Le monde de la cryptomonnaie a connu une série d'enlèvements très importante.
Il y a eu celui de D.Balland, enlevé avec sa compagne, mutilée avant d'être libérée. Son associé a témoigné de la peur du kidnapping qui règne dans le secteur. - On vit dans un pays où on peut se faire enlever, mutiler, parce qu'on a gagné de l'argent.
On a une cible dans le dos. La menace est avérée. On est obligés d'avoir une protection rapprochée, que ce soit pour moi, ma famille ou d'autres entrepreneurs dans l'univers des cryptoactifs.
On se demande qui sera la prochaine cible. - M.Bouhafsi: C'est tout un secteur qui est visé.
Les gens les attaquent sans la moindre information. On ne peut pas transférer de l'argent comme ça, de la cryptomonnaie. - F.Ploquin: Il y a un grand fantasme.
Ils savent qu'ils brassent des millions, donc ils se disent...
Que faisait J.Mesrine il y a 40 ans? Il regardait le "Who's Who", les gens célèbres.
Ca recensait toutes les personnalités. Il y avait les adresses personnelles. J.Mesrine faisait ça.
Il embarquait la personne en province. Il la kidnappait. Il y avait déjà cette histoire de petit doigt coupé pour menacer...
Là, c'est un peu le même principe un demi-siècle plus tard. Il y a ce fantasme. Vous travaillez à la télé, vous avez forcément de l'argent!
Là, c'est pareil. "Vous êtes dans la cryptomonnaie, donc vous allez pouvoir verser des fonds." Je ne suis pas sûr que ce soit transparent. - M.Bouhafsi: L'argent a été récupéré, là. - F.Ploquin: Il y a un darkweb sur lequel il peut y avoir de la cryptomonnaie et vous pouvez faire des virements à l'étranger. - A.-E.Lemoine: Merci, F.Ploquin.
Je rappelle votre livre. Dimanche à 21h sur France 5, votre documentaire sera diffusé. Il s'intéresse au trafic de drogue en milieu rural.
Maintenant, ça concerne absolument toutes les régions. - F.Ploquin: Dimanche à 21h07, avec un débat derrière, avec le patron de l'office des stups. - A.-E.Lemoine: Merci.
C'est le 5/5. Les socialistes reconduisent de justesse O.Faure à la tête de leur parti. - L.Sénéchal: 50,9 % des voix pour lui contre 49,1 % pour N.Mayer-Rossignol.
Seulement 200 voix séparent les 2 hommes. On n'a pas encore les résultats définitifs. Pour autant, pas de pugilat, contrairement à 2023.
N.Mayer-Rossignol a félicité son concurrent. Les tractations ne sont pas terminées.
O.Faure tend la main au perdant, mais sur la base de ses lignes. Il reste des inconnues.
C.Delga quittera-t-elle le PS comme elle comptait le faire en cas de victoire d'O.Faure?
C'était l'artisan des alliances avec LFI. "Alliance morte", disait hier M.Bompard.
O.Faure voudrait une candidature de la gauche non-mélenchoniste pour 2027. O.Faure reste aux manettes et J.-P.Tanguy pense qu'il y a un enseignement à tirer. - J.-P.Tanguy: Il ne faut jamais sous-estimer ses adversaires.
O.Faure, toujours sous-estimé, toujours gagnant. Il a sauvé le PS.
Dieu sait qu'ils ont fait beaucoup de mal à la France, mais de 0,1 %, il grignote. Rassurez-vous, le RN est à 35. - L.Sénéchal: O.Faure a-t-il sauvé le PS?
A voir. Le nombre de votants pour ce congrès est moins de 25 000. Ils étaient près de 100 000 pour la présidence des Républicains.
En 2008, il y avait plus de 130 000 votants pour départager M.Aubry et S.Royal. - A.-E.Lemoine: La mafia soupçonnée d'une série d'incendies en Corse. - L.Sénéchal: Des incendies criminels qui se multiplient depuis des mois à Calvi.
La nuit dernière, une agence de location de voitures a été visée. 7 véhicules touchés. Mardi, toujours à Calvi, 5 bateaux ont été incendiés.
Des dégradations que ne s'expliquent pas les propriétaires et les gestionnaires. - Comment les bateaux sont réparables? Il y a beaucoup de questions qu'on se pose. - On a vu le fruit de nos efforts partir en fumée. - L.Sénéchal: Ces incendies sont criminels.
Les caméras de surveillance ont capté ces images. De l'essence a été aspergée sur les bateaux avant d'y mettre le feu. Evidemment, on ne voit pas la personne.
Un lien est fait entre 2 incendies et une équipe criminelle bien connue. La mafia est soupçonnée. Ces incendies coïncident avec le déplacement du garde des Sceaux en Corse.
G.Darmanin annonce la création d'un pôle judiciaire régional antimafia. - G.Darmanin: On fait un travail considérable avec des renforts de magistrats.
On va faire venir des magistrats, des greffiers en Corse. C'est un message de dire qu'on doit juger en Corse. L'Etat n'a pas peur. - L.Sénéchal: 17 magistrats supplémentaires à Bastia d'ici 2027.
Pourquoi la mafia s'attaquerait à des agences de location de voitures ou d'excursions de bateaux pour touristes? - F.Ploquin: Pour les bateaux, on a une idée.
Les promenades en mer rapportent beaucoup d'argent. On emmène le touriste. On approche de l'été.
Beaucoup d'argent est en jeu. Différentes sociétés se bagarrent. Elles ne sont pas forcément détenues par des Corses.
Il y a des Italiens, des Espagnols...
Là, il y a bataille navale. "On coule tes bateaux pour placer les nôtres." C'est pour promener les touristes dans des lieux magiques et magnifiques. - L.Sénéchal: C'est pour récupérer le business. - A.-E.Lemoine: Des géants de la pornographie quittent la France. - L.Sénéchal: Youporn, Pornhub et RedTube sont inaccessibles.
Ils protestent contre l'obligation qui leur est faite de vérifier l'âge de l'utilisateur. Si vous allez sur Pornhub, vous avez un tableau de Delacroix et un long texte. Il y a un message.
Ca met en colère C.Chappaz. - C.Chappaz: La boite de nuit, c'est un espace interdit aux enfants.
C'est un peu ce qui se passe sur Internet, sur ces sites pornographiques. C'est comme si les patrons disaient: "Les enfants n'ont qu'à pas pousser la porte." - L.Sénéchal: Ces sites sont des poids lourds d'Internet qui revendiquent 7 millions de visites chaque jour en France.
L'utilisation des VPN a bondi. - A.-E.Lemoine: Il fallait tout de suite contourner!
Ca ne pouvait pas attendre 2 minutes. - L.Sénéchal: L'histoire de la pornographie est ancienne en France. - Dans les petits villages, on a du sens pratique et on s'organise comme on peut. - Vous en voyez souvent? - De temps en temps, quand des amis viennent à la maison. - C'est rigolo, ces vidéos dans la boucherie. - C'est pratique.
On passe un coup de fil pour commander la viande et en même temps, on demande s'il a des films nouveaux... - L.Sénéchal: C'était la boucherie qui faisait aussi location de cassettes X.
Le monde a changé, et malheureusement pour le pire. Dès 12 ans, plus de la moitié des garçons se rendent aujourd'hui sur des sites pornographiques. Il y avait urgence à vérifier l'identité des utilisateurs. - A.-E.Lemoine: Dès 12 ans?
OK...
L'ordre de certaines chaînes de la TNT a changé ce matin. - L.Sénéchal: On reste sur la 5, mais il y a eu du changement.
On va faire un petit quiz. Si je vais sur la 8? - P.Cohen: LCP!
J'ai fait une émission spéciale hier soir. - L.Sénéchal: Avant, c'était J.De Luxe.
Maintenant, c'est P.Cohen. Sur la 27?
Avant, j'avais franceinfo. Aujourd'hui? - P.Cohen: Gulli. - L.Sénéchal: Non, il n'y a rien.
Pour franceinfo, c'est sur la 16. Si je vais sur la 4? - M.Bouhafsi: France 4! - L.Sénéchal: Ca ne sera plus Canal+.
Ce sera France 4. Attention, ne dites rien. Je m'adresse aux téléspectateurs.
Si je vais sur la 15, je tombe sur ça. C'est une chaîne qui a fait peau neuve. - G.Philipps: Je sais: LCI. - L.Sénéchal: L'habillage ressemble un peu à BFM, je trouve. - A.-E.Lemoine: C'est pas du tout fait exprès! - G.Philipps: Il est très beau et il marche bien. - A.-E.Lemoine: Il n'y avait pas des micro-trottoirs? - L.Sénéchal: Je n'ai plus le temps.
On passe au baccalauréat. - A.-E.Lemoine: Un record. - L.Sénéchal: Record de précocité.
L'Education nationale a dévoilé des chiffres-clés. 725 000 candidats. Le plus âgé a 78 ans.
Le plus jeune a 8 ans seulement. A cet âge, on est censé être au CE1. - Vouloir la paix, est-ce vouloir la justice? - Je sais pas. - Quand on est en paix, l'Etat est juste. - Le bonheur est-il affaire de raison? - Pas forcément.
Quand on est parfois trop joyeux, trop ambitieux, on n'a pas forcément raison. On peut se laisser emporter. - L'Etat nous doit-il quelque chose? - Aucune idée. - Bah, de l'argent, du travail... - A.-E.Lemoine: C'est bien. - L.Sénéchal: Ils avaient entre 8 et 12 ans.
On a un peu triché. A 8 ans, c'est impossible de passer le bac. - Je pense que l'Etat est la plus haute forme humaine qui existe.
C'est peut-être aux concitoyens de devoir à l'Etat quelque chose. Si Lorrain pouvait arrêter avec ses quiz, ça arrangerait tout le monde. "Casse-couillus", comme on dit en latin. - A.-E.Lemoine: La vérité sort de la bouche des enfants. - L.Sénéchal: La précocité n'est pas forcément gage de réussite.
L'an dernier, la plus jeune candidate avait 9 ans et elle a été recalée. - A.-E.Lemoine: On dirait que ça vous fait plaisir.
Il a le seum parce qu'il a eu son bac à 25 ans, lui! Un peu en retard. On se réjouit de la bérézina des Bleus hier soir. - L.Sénéchal: Défaite 5-4 contre l'Espagne.
Les 5 Bleus parisiens qui ont gagné la Ligue des champions étaient peut-être fatigués. L.Enrique était sur son petit nuage. - L.Enrique: Paris SG, tous ensemble, on chantera cet amour qu'on a pour toi, qui ne cessera jamais.
Un petit message pour tous les supporters parisiens: le meilleur reste à venir. - L.Sénéchal: La finale de Ligue des nations, Espagne-Portugal, dimanche. - A.-E.Lemoine: Merci à tous.
G.Philipps, sur la 15, et F.Beaudonnet, sur la 16.
Dans un instant, L.Salamé, M.Fontenoy, C.Sallette, D.Bonnard.
Olivier Faure