Face à Philippe de Villiers (Émission du 04/09/2026)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:42OuverteRéponse directe
Quel est votre diagnostic sur l'État du monde ?
- 17:22OuverteRéponse directe
La liberté d'expression existe-t-elle encore en France ?
- 20:51OuverteRéponse directe
Quelle leçon tirez-vous de l'arrivée de 80 000 migrants à Ceuta ?
- 33:51OuverteRéponse directe
Faut-il interdire le voile islamique dans l'espace public ?
- 40:42OuverteRéponse directe
Que pensez-vous des parcs saoudiens en Île-de-France ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:32Fait
« Nous sommes en train d'entrer dans un nouveau statut, la cobelligérance. »
- 9:09Fait
« Nous sommes le dernier pays communiste qui a réussi. »
- 11:50Chiffre
« Il y a 52 % des Français qui échappent à l'économie de marché. »
- 13:14Fait
« Le droit européen est supérieur au droit national, fut-il constitutionnel. »
- 21:30Fait
« Cette fois-ci, ça y est, ça bascule. C'est le début de la fin de Schengen. »
- 40:42Fait
« Il faut être naïf pour ne pas comprendre que là où l'islam finance, l'islam commande. »
- 46:52Fait
« La France, tu l'aimes ou tu la quittes. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Il est quasiment 19h sur C News et c'est un plaisir de retrouver Philippe de Villier en direct sur C News. Philippe, bonsoir. Bonsoir Elliot, bonsoir Geofroid. Vous avez sourire Philippe Devilier. Geoffroid le jeune là également. Geoffroid ravi de vous retrouver. Moi aussi. Bon ça nous fait plaisir Philippe Devilier. Il y a des centaines voir des milliers de français qui m'ont interpellé mais quand est-ce qu'il revient ? Quand est-ce qu'il revient ? Vous êtes là en cher et en vous allez bien Philippe ? Ça va. J'ai en fait coïncider mon retour avec celui de Séine Dion au Royal. C'était plus correct. Vous chantez aussi bien ? Un jour où on pourrait faire un karaoké. Je fais je fais chanter. Bon et ben écoutez on va essayer de voir
ça. Bon bah écoutez on va peut-être chanter et danser dans cette émission. Cher Philippe de Villier, on a on est très heureux de vous retrouver pour une nouvelle saison. On va vivre évidemment une année absolument formidable à vos côtés et c'est un honneur et un bonheur de vous retrouver cher Philippe Devilier. Commençons euh notre émission par l'actualité internationale. À l'occasion de cette première émission, je le disais, beaucoup de Français sont inquiets par la situation internationale. 6 mois de guerre en Iran, 4 ans et demi de guerre en Ukraine et nombreux sont ceux qui aimeraient vous poser cette question vertigineuse. Dans quel état est le monde ? Philippe Deviler ? Je pense que l'été que nous venons de
traverser peut-être caractérisé par une expression, c'est le changement de l'architecture de sécurité du monde avec d'abord ce qui s'est passé au Moyen-Orient. En fait, le temps du Moyen-Orient américain est révolu. Le l'Amérique a perdu pied. Elle a perdu pied parce que d'abord aucun des objectifs de cette guerre n'a été atteint. Parler du programme nucléaire n'en parle plus. Les missiles balistiques sont toujours là. Les proxy sont toujours là. Les outistes ont fait parler d'eux sur la mer rouge cet été. Ensuite, la crédibilité militaire des États-Unis, elle est aujourd'hui entamée et puis surtout il y a cette affaire du détroit d'Ormouse. Il était question d'une bombe atomique, il est question maintenant d'une autre bombe atomique à la fin de l'été. La première on en parle plus et je dis la deuxième on en parle c'est Hormouse. Et en fait l'impression que j'ai moi pour prendre une image que les États-Unis sont en train de vivre
leur leur aventure du canal de Suède. Il y a 70 ans, les Anglais et les Français se sont mis ensemble pour faire entendre raison à Nasser qui voulait nationaliser le canal de Suè. pour pouvoir euh payer la construction du barrage d'assoin sauf erreur de ma part. Et là, on est dans la même situation, c'estàdire qu'en fait le détour d'ormous, il échappe complètement à l'Amérique, ce qui était pas le cas avant avant la guerre. Et puis surtout, il y a un élément qui est passé inaperçu, sauf pour les spécialistes,
c'est le pacte de la Mecque signé entre l'Arabie Saoudite, euh le Pakistan et la Turquie. Et ce pacte de la Mec, c'est quoi ? et finalement l'expression d'une défiance de l'ancien allié, de l'ancien protecteur, l'Amérique. C'est un peu traité de Rapalo en 1922 où on a vu deux nations secondes, la Russie soviétique et l'Allemagne de Valmar de Malar signer un traité pour sortir du système de Versailles. C'est un peu le traité de rapalo, mais ça fait mal et ça veut dire qu'en fait l'Amérique ne maîtrise plus le Moyen-Orient. Et un deuxième élément, c'est l'escalade dans l'Ukraine qui est inquiétante, de plus en plus inquiétante. Pendant les vacances, j'ai beaucoup lu et j'ai lu notamment un livre de Christopher Clark euh sur les somes nambules. Les somnambules, c'était les États en 1914 qui sont allés à la guerre comme
des somnambules. Ils ont marché vers la guerre comme des somnambul sleep walkers. Et là, en lisant ce livre, je me suis dit mais on est exactement dans cette situation et on a une Europe, une Union européenne qui nous emmène à la guerre euh par une escalade insensée et illégitime. Pourquoi illégitime ? Parce que l'Ukraine n'est pas dans l'Union européenne et n'est pas dans le périmètre de l'Union européenne que c'est une guerre entre peuples slave qui ne nous concerne pas. Or, nous sommes en train
d'entrer dans un nouveau statut, la cobelligérance, en livrant des armes qui attaquent en profondeur la Russie et qui font de nous finalement des comparses, qui font de nous des c belligérants. Et pourquoi ça ? Il faut le dire en français parce que madame Varienne veut avec tous les commissaires et tous les européistes transformer l'Union européenne en un état. Il lui manque une seule compétence pour fabriquer un état, c'est la compétence défense. Donc faut faire la guerre. C'est l'option bismarine. Hm hm. Et deuxièmement, les gouvernements faibles, c'est le
gouvernement français, le gouvernement allemand, le gouvernement anglais euh comme à chaque époque où il y a eu un gouvernement faible dans tous les pays du monde gouverne par la peur en essayant d'inspirer la peur. Et donc on se prépare à la guerre, on se prépare à faire la guerre pour tenir des peuples. Cette escalade, elle est dangereuse. Pourquoi ? Parce que la Russie est un pays détenteur de l'arme atomique. Et qu'est-ce qu'on attend pour ouvrir une voie de sagesse qui serait une voix de la paix, une voix de
dialogue ? Pourquoi la France ne le ferait-elle pas plutôt que de jouer les bouts de feu ? Enfin, dernier point, je conclai par là ma réponse. Il y a un pays qui monte douxement, lentement, silencieusement. Il est partout dans le monde. C'est la Chine. Le président chinois va rencontrer fin septembre, dans quelques jours aux États-Unis le président américain. Là, il est en Égypte. Bientôt, il va présider en Inde les Bricks, c'est d'ailleurs le sud global. Le su global, c'est quoi ? Ce sont des pays qui se
sont associés les uns aux autres pour euh en finir avec l'ordre international occidental pour imposer un nouvel ordre international dédolarisé. Euh et au cœur de ce dispositif, il y a quand même des pays comme le Brésil, comme la Russie, comme la Chine, comme l'Inde. Et donc en réalité, faut pas croire que l'Occident est encore le centre du monde. Je me souviens d'Hlè Car qui m'a dit un jour à la à la sortie de la sépulture de François Léotard, ancien ministre de la défense, cher Philippe, je crois lorsque le moment de l'Occident est passé. Je froid le jeune. Alors cher Philippe, on vous pose, je crois que c'est notre 4e saison qu'on
est en train de commencer ensemble et on vous pose chaque année dans la première émission la même question. Quel est votre diagnostic sur l'État de la France ?
Le pronostic vital est engagé prévenir la famille. Big Mother, vous avez un ami, j'ai un ami, un ami commun, s'appelle Laurent Andrieux qui a fait un un édito absolument fulgurant où il dit "Nous sommes le dernier pays communiste." Corbatchev raison, avait raison. Gorbatchev disait il y a un pays communiste qui a réussi, c'est la France. Et il prenait deux exemples. Ça m'a beaucoup frappé. Le premier que j'ai vécu, j'entendais les protestations autour de moi. Mais pourquoi l'État ne fournit pas les lunettes de carton ? Ah bon ? Parce que
c'est à l'état de fournir les lunettes de carton pour l'éclipse et j'essayais de raisonner les gens autour de moi en disant "Ton est du calme, c'est pas à l'état." Voilà, Big Mozer. Et ensuite euh le grand débat partout partout partout sur l'héritage. Il faut les droits de succession, il faut des nouveaux droits de succession, il faut taxer l'héritage. Qu'est-ce que ça veut dire taxer l'héritage ? Ça veut dire en fait taxer la vie, taxer l'affiliation, taxer la transmission, tax taxer le pays qui dure à travers les enfants et surtout taxer la propriété. Qu'est-ce que c'est le communisme ?
C'est la toute puuissance de l'État, l'État nous. Et deuxièmement, c'est la fin de la propriété. Nous sommes le dernier pays communiste qui a réussi. Alors, on a le Jet SK qui me le fait au lac 1300 milliards de dettes supplémentaires pendant que la la le PIB augmente de 800 milliards, il manque 500 milliards. Et surtout moi ce qui me frappe en fait en parlant cet été avec beaucoup de gens, c'est que le travail salarié ne permet plus de s'enrichir. Pendant les 30 glorieuses, il fallait 15 ans pour doubler son pouvoir d'achat. Je m'en souviens très bien. Aujourd'hui, j'ai fait le calcul, il faut 80 ans. Et donc en fait, pour répondre à votre question sur l'État de la France, pour moi il y a deux urgences absolues. La première, c'est de renverser le modèle économique français. Le modèle économique français, il a été
façonné par l'État profond. il y a 50 ans euh établi sur deux paradigmes. Le premier paradigme, c'est l'extension indéfinie de la sphère publique et de la dépense improductive. Et le deuxième paradigme, c'est le primat de la consommation sur la production. Résultat, la spirale du déficit, la spirale de la dette, la spirale de la métropolisation, la spirale de la désindustrialisation et cetera. Il faut donc renverser ce modèle et faire en sorte que on assure demain le primat de la production sur la consommation. Ça veut dire qu'il faut
sortir d'économie administrée. J'ai fait un petit calcul dont on parlait juste avant entré dans le studio avec Pascal pro. Euh calculer 18 millions de retraités plus 4 millions de bénéficiaires de d'allocation sociale plus euh 2006 de chômeurs plus 6 millions de fonctionnaires. En fait, il y a 52 % des Français qui échappent à l'économie de marché. Donc en fait, c'est la perfusion. C'est la grande perfusion. Il faut sortir de la grande perfusion. Mais il y a un deuxième enjeu, c'est que
il faut que le peuple français recouvre sa souveraineté. J'essai j'essaierai à travers les émissions successives de le faire comprendre. Et pourquoi c'est queon peut pas continuer à dépendre de Schengen qui plombe notre sécurité, on peut pas continuer à dépendre du pacte vert qui plombe nos entreprises et notre croissance. On peut pas continuer à dépendre du marché d'électricité, du marché européen d'électricité qui plombe nos budgets familiaux. On peut pas continuer à dépendre du mercour qui tue notre agriculture. On peut pas dépendre on peut pas continuer à dépendre du droit européen supérieur au droit national. Et à cet égard, je fais une petite parenthèse sur le la proposition
de Retailloto, c'est que c'est c'est de c'est de l'enfumage. Pourquoi ? il le sait très bien parce qu'il veut pas toucher à la sortie de l'Union européenne. Et donc ça donne quoi ? Ça donne qu' on on fin d'ignorer et on fait croire aux Français qu'on va pouvoir résoudre le problème par un référendum qui va modifier la Constitution. Non, on n'y arrivera pas. Mais je veux dire, comment on peut y arriver ? On n'y arrivera pas. Pourquoi ? Parce que écoutez-moi bien, selon les traités et la jurisprudence des cours suprêmes, jurisprudence reprise par nos cours suprêmes à nous qui deviennent les bras séculiers des
cours suprêmes de Bruxelles, le droit européen est supérieur au droit national fut-il constitutionnel. Vous m'avez bien entendu. Et donc, imaginons qu'on change la Constitution pour que le droit national devienne supérieur au droit européen. C'est impossible. Pourquoi ? Parce que on a signé des traités. C'est impossible parce qu'il y a le traité Nice, parce qu'il y a le traité d'Amsterdad, parce qu'il y a le traité de Lisbonne, parce qu'il y a toute la jurisprudence et que la commission s'entend avec les cours suprêmes pour rendre impossible toute forme de réforme. Il y a qu'une
solution, c'est de sortir du dispositif. Et donc si on sort pas de Schengen, on pourra pas protéger notre frontière. Si on sort pas euh de l'Union européenne en tant que telle, je le dis avec gravité, on pourra pas résoudre le problème. Pourquoi ? Parce que la souveraineté nationale qui est en même temps la souveraineté populaire ne peut être rétablie que si on sort de la souveraineté européenne. On peut pas être à moitié souverain. Un homme, une femme peut pas être à moitié enceinte. Et donc ou bien on retrouve la souveraineté nationale
ou bien on est plus souverain. Je prends un exemple. On veut par exemple expulser un Tchenen. C'est un cas qui s'est produit d'Armanin. C'est très bien de quoi je parle. Impossible. Pourquoi ? Parce que la Cour européenne des droits de l'homme a une jurisprudence qui l'empêche à cause de l'éventualité de mauvais traitement et puis le regroupement familial et cetera. Je pourrais prendre je pourrais passer la soirée à prendre des exemples parce que l'Union européenne elle fait le mercour. demain fera un autre traité de dire on n plus le pouvoir. Et d'ailleurs Bruno Retaillot qui a été bien formé reprend une expression que vous avez déjà entendu dans ma bouche et qui date pas d'aujourd'hui qui date de Maiche. Le pouvoir n'a plus le pouvoir et quand le
pouvoir n'a plus le pouvoir, il ne peut plus rien pour vous. Voilà. Enfin, je dirais une chose plus grave encore qui m'est apparu cet été en réfléchissant et en en regardant les paysages autour de moi, je me suis dit en fait ce qu'on est en train de vivre c'est quoi ? C'est une éclipse de la constance nationale. On a l'impression qu'il y a deux pays dans le même. Il y a deux pays qui ne se parlent plus, qui ne se regardent plus, qui ne se comprennent plus, qui coexistent, qui cohabitent, mais qui qui ont pas la même vision du monde, qui qui n'habitent plus la même manière d'habiter la France, n'ont plus la même manière d'habiter la France. Il y a plus de sol moral commun. Je l'avais dit, je le répète, il y a
plus de sol moral commun. Et en fait, il faut retrouver une amitié supérieure. Qu'est-ce que c'est l'amitié supérieure ? une mise en image allégorique de nos tendresses enfoui. On parle du diagnostic, c'est le premier diagnostic que vous faites de cette rentrée. Philippe Devilier, je voudrais quand même qu'on s'arrête un instant sur la liberté d'expression. Il a beaucoup été question d'ingérence intérieure extérieure tout au long de l'été. Et finalement la question qu'on peut se poser c'est est-ce que aujourd'hui la liberté d'expression existe encore en France ? Est-ce qu'elle est menacée ? Alors vous avez raison.
J'aurais dû en parler mais vous avez raison de me reprendre et je vais compléter mon propos. Euh la liberté d'expression c'est une peau de chagrin. Il y a quelqu'un qui dit ça très bien d'ailleurs. Tous les soir, c'est Mathieu Beaucoté qui veille. La liberté d'expression. Oui, vous l'avez dit, ils ont inventé un nouveau truc. Maintenant, il y a les ingérences étrangères. Donc si par exemple vous dites qu'il faut la paix en Ukraine, ah vous êtes prousse. Et il y a les ingérences intérieure. Alors là c'est plus subtil et j'ai parlé avec mes proches pendant
l'été parce qu'ils me disaient "C'est quoi les ingérences intérieures ?" Je dis "C'est moi." Ah bon ? Alors c'est quoi les ingences ? C'est en quoi ? Ben c'est parce que par exemple quand on a un point de vue différent sur l'euthanasie, sur sur la famille, sur sur la souveraineté, sur l'Europe, euh il y a un danger d'ingérence intérieure. En fait, tout opposant est en situation d'ingérence. Et je voudrais à ce moment de l'émission avoir une pensée pour Jean Noël Barreau,
le ministre des affaires étrangères, le talérant de poche, notre ministre. Il était ce matin sur France Interre et face à Benjamin du Hamel qui lui tendait la perche moi on dit tendre la pierre. Euh, on a vu Jean-Noël Barreau qui est devenu écarlate, euh, un démocrate chrétien qui fait exploser le bénitier et qui dit "C'est pas possible, vous rendez compte, un grand groupe et cetera de médias." Voilà, c'est cet agent, cet agent russe Xenia Federova qui va revenir en vision, nous dit-on.
Ouais. Alors qu'elle a été expulsée, elle mettait en danger la paix mondiale. Alors moi, je voudrais adresser deux messages en ce moment. Le premier message à Jean-Noël Barreau pour lui dire ma compassion. C'est pas marrant pour vous. C'est vrai ce que vous allez vivre parce que vous allez revoir Xenia Federova. J'en ai l'intuition en visio et oui, elle va revenir. Voilà. Et je voudrais adresser à Xenia qui est une bonne camarade, qui est une journaliste remarquable au nom de toute la rédaction. Je je prends cette liberté mais je suis sûr que je me fais le pas le porte-parole légitime de tous. Et
bien Xenia, vous nous manquez. Nous vous aimons beaucoup et nous aimons beaucoup ce que vous dites parce que vous avez un point de vue qui est le vôtre et qui se défend. En France, on n'entend qu'un seul point de vue sur toutes les chaînes. C'est bien qu'on entende une voix un peu différente. Voilà. Et donc la liberté d'expression, ça consiste à laisser à ceux qui pensent pas comme vous le droit de s'exprimer. Voilà. Alors, je vois bien ce qui est en train de se présenter, ce que de se préparer. Ils veulent fermer ces news. Voilà. Et donc, je dis à tous les téléspectateurs et à tous les auditeurs d'Europin, à tous les spectateurs de ces news, préparez-vous.
On laissera pas faire. Autre sujet à présent, Philippe Devilier, un événement a défrayé la chronique cet été. Il se poursuit encore aujourd'hui. C'est l'arrivée de 80000 migrants à Seouta dans l'enclave espagnol le 30 juillet dernier. Depuis la situation n'est pas fixée. Bien au contraire, les manifestations en Espagne appelant à défendre leur terre se multiplient. Philippe Devilet, quelle leçon tirez-vous de cet événement ? Et ben quand j'ai lu la presse euh cet été, je me suis dit "Ah, cette fois-ci, ça y est, ça bascule. C'est le début de la fin de Schengen."
Ils ont tenu mais là, ils peuvent plus parce que les gens décrochent parce que c'est un spectacle qui n'a pas besoin de sous-titre. Euh, alors en fait, quelles sont les leçons de Seouta ? Première leçon, c'est la puissance de l'appel d'air. On a le premier ministre espagnol, souvenez-vous, qui en janvier dernier décide de régulariser 500000 migrants. Résultat, le 30 juin, on apprend que 1200000 dossiers ont été déposés. Donc la brèche est ouverte et puis ensuite les migrants arrivent, ils sont 70000 800, on sait pas trop. On devrait se poser la question pour nous, la question de la puissance de l'appel d'air parce que nous on a l'aide médicale d'État 1 milliard d'euros. C'est c'est beaucoup plus facile pour un étranger clandestin de se faire soigner gratuitement en France que pour un français. C'est que le clandestin, il est logé gratuitement, le débout du droit d'asile est logé et cetera, le blanchi et cetera. Vous rendez compte que les prestations sociales non contributives
en France, c'est entre 15 et 20 milliards d'euros. Donc on a ce problème de l'appel d'air. Et Nicolas Pouvre Monanti qui est un garçon remarquable a dit récemment "La différence entre l'Espagne et la France, c'est que eux ils font une régularisation. D'un coup, nous on fait au compte goutte en fait 30000 par an. Donc 30000 par an en 10 ans ça fait 300000. En 20 ans, ça fait 600000. C'est pas très sérieux. Ensuite deè deuxème élément deè leçon, c'est l'extraordinaire précarité de la frontière unique. Parce que quand il y a la frontière
unique, celui qui a une seule brèche, c'est une seule défaillance d'un seul pays et tout le monde en pâtie. Madame Méloni, il pourrait en témoigner. Elle a protesté comme les Danois, comme les et cetera comme les autres. Et euh je vous raconter une une anecdote personnelle. Euh quand on a décidé pour le premier vent des globes de définir le règlement de la course, le président de la Fédération de la voile, un homme remarquable qui m'a dit "Attention au principe du Titanic, la construction des bateaux doit intégrer l'idée du Titanic." Pourquoi l'idée du Titanic ? C'est quoi ? C'est
qu'il y a une seule coque. Il suffit d'un glaçon qui rentre dans la coque et le bateau coule. Si en revanche il y a des compartiment à ce moment le bateau coule pas. Et donc on a instauré la règle cinq compartiments, je crois. Cinq compartiments. Alors je vois que vous êtes surpris par ma métaphore mais je vais vous donner la conclusion et vous allez la comprendre. Les nations sont les compartiments étanches de la mondialisation. Voilà. Et donc plutôt que la frontière unique pour 20 pays, 25 pays et que sais-je encore, il vaut mieux avoir sa propre frontière, c'est plus sûr. Troisièmement, l'arme migratoire.
L'arme migratoire. Alors, on la connaît l'arme migratoire, l'Algérie qui nous fait le chantage au visa au consulaire au à l'acceptation d'avoir chez elle des EQTF. Ensuite, la Turquie. Vous savez que la Turquie a reçu 6 milliards d'euros depuis 2016 pour garder notre frontière, pour garder la sublime porte, pour retenir les flux migratoires. Et là entre 2025 2027 encore 1 milliard 100 millions. Qui le sait ? Est-ce que les Français sachent que l'argent du contribuable, parce que c'est notre
argent sert à à à protéger une Europe défaillante en passant par la Turquie. Et puis il y a l'Union des Comores. Le président de l'Union des Comor a dit euh notre indépendance ne sera jamais garantie tant qu'il y aura Mayotte. Et donc il envoie des des migrants à Mayotte pour mettre la pagaille à Mayotte. L'arme migratoire, c'est une arme moderne dont il faut tenir compte. C'est pour ça qu'il faut tenir sa frontière. Et la question que je pose, c'est pourquoi je dis c'est la fin de Schengen ? Parce que c'est la faillite de Schengen en fait. C'est la faillite de l'idée d'une Europe postterritoriale,
postorique, postnational, postidentitaire. Je me souviens de Pierre Jocs qui m'avait dit un jour Shengen ça consiste il était pas d'accord avec Schengen Pierre Jancien ministre de l'intérieur de Man, il dit Schengen ça consiste à mettre notre frontière au piret donc protégé par les Grecs. On s'en remet au Grecs pour nous protéger. Et euh je me souviens le 12 mars 1980 euh 15 au moment où Shaengen a été appliqué, j'ai fait une conférence de presse avec mon ami George Bertu, député français au
Parlement européen et et on avait dit tous les deux, j'avais conclu en disant ceux en pensant à Chirak Imiteran parce que c'est eux les responsables, ceux qui aujourd'hui mettent en œuvre Schengen, qui abattent les frontières auront bientôt du sang sur les mains. Hélas, j'avais dit la vérité. Et aujourd'hui, ce que les députés français au Parlement européen ne veulent pas dire, moi je vais les forcer à parler, est-ce qu'ils ont entendu le 25 octobre 2025 madame Van Derleyenne expliquait il faut multiplier les voies d'accès à l'immigration parce qu'on a besoin de l'immigration parce qu'en fait ce que veut faire l'Union européenne, c'est une
société multiculturelle. Il faut que les Français le sachent. Ils veulent une immigration supplémentaire. Le migrationnisme est inscrit dans le projet européen de madame Van Derleyenne et naturellement de son acolyte le diacre Macron. Et ben, puisque vous parlez de 95, je voudrais qu'on remonte encore un peu plus loin. 92, c'est une séquence qu'on a passé à de nombreuses reprises. On l'a même passé la semaine dernière lorsque vous étiez absent. Faut-il le rappeler Philippe Villier. Et on est le 13 septembre 1992. Et c'est vrai que c'est une séquence qui est peut-être l'une des séquences les plus importantes puisque on est en plein débat sur le traité de Mastrich et vous
êtes face à Jacques Lang et Alain Jupé. C'était déjà l'UMPS. Regarde un libyen qui entre en Sicile le 2 janvier 1993. C'est comme s'il était en France. Mais avant Mastrich frontière n'a pas de visa. Après Matri, il lui faut un visa. Il faut dire la vérité. C'estàdire que à partir de du 2 janvier 1993, il se passera rien parce que 2 janvier 93 ma ne sera pas d'accord. Alors alors vous êtes en train de nous dire que Matrix s'appliquera pas plus tard mais pas du tout. Attendez, attendez pas tout mélanger. C'est vraent c'est vraiment
l'amalgame de l'amalgame l'amalgame c'est malhonnête intellectuellement. C'est malhonnête moralement que de mélanger tout et de tromper. Vous cherchez à tromper et à faire peur. Mais non parce que vous manipulez les textes, vous trompez, vous dites des choses qui sont fausses. Ce n'est pas acceptable que sur une affaire aussi grave vous puissiez jouer avec monsieur faut pas vous énerver. Alain Jupen ne nous a pas dit s'il était pour le démantellèlement au-delà des querelles juridiques tunchengen et cetera, s'il était pour le démantèlement des contrôles aux frontières internes ou non. Mais moi ce que je je ce que j'ai sous les yeux si je l'ai dit je peux vous répondre monsieur Bélier parce que je vais vous dire vous m'avez interpellé sur ce point je vais vous dire moi je suis pour
l'application des accords de Schengen négociés par le gouvernement de Jacques Chirac et pour l'application du traité de Myrich qui nous permettra d'avoir des moyens supplémentaires de lutter contre l'immigration irrégulière en provenance de l'extérieur de la communauté. Le malheur c'est que les accords de Schengen que j'ai ici disent ceci accord de Schengen libre circulation les frontières intérieures peuvent être franchies en tout lieu sans qu'un contrôle des personnes soit effectué c'est la fin des contrôles aux frontières et la circulaire le le le projet de directive le projet de directive qui va être discuté par le conseil dans quelques jours dit ceci l'abolition de tous les contrôles, formalités procédure vérification examen
inspection appeléci après contrôle contrô aux frontières intérieures à l'instard de l'absence des contrôles au frontières entre les régions à l'intérieur d'un marché national. En d'autres termes, pour m'adresser aux téléspectateurs, vous prenez un quartier et puis on vous dit voilà, à partir de ce soir, on va boucler le quartier. Il y aura des îotiers en vélo moteur qui font le tour et qui contrôleront que vraiment les gens qui viennent sont des gens sans problème. Et puis vous et ben vous défaites vos serrures, il y a aucun problème. J'offre le jeune. Bon déjà Iliot, au nom des dizaines et des centaines de personnes que j'ai croisé cet été, je salue le retour des archives dans l'émission. C'est un moment fort. Vous êtes le barron noir sur les
archives. C'est vous qui appuyez cela. Et et Philippe, on est plus de 35 ans après. Qu'est-ce qu'elle vous inspire ces ces images ? Alors, je souriais des explicateurs de le voir pour une raison que je vais expliquer et que vous ne savez pas, c'est qu'en fait en en cet été, j'ai j'ai passé un été studio, j'ai écrit un livre donc j'ai fouillé dans les archives. Ça c'est un coup déjà. Ah oui, les archives personnels. Je suis tombé sur un document extraordinaire. Je suis tombé sur le livre d'Alain Jupet qui s'appelle La tentation de Venise
qui a été publié quelques quelques temps après ce débat qui a eu lieu le 13 septembre 1992 juste avant Mastrich. J'ai ouvert la tentation de jeunis. J'ai retrouvé une page que j'avais souligné dans laquelle Alain Jupé fait une confession avec un peu de ventardiste d'ailleurs. Il dit voilà quand on a su que notre ami Anne Saintcler, notre ami Anne Saintcler, donc ils étaient pas deux, ils étaient trois contre moi. À trois quand même, normalement on y arrive.
Et et quand on a su que Anne Saint-Clac souhaitait nous inviter tous les deux, Jacques Lang et moi, nous nous sommes appelés et nous nous sommes vu pendant une demi-journée le mardi pour préparer nos attaques et faire un véritable duo à l'offensive contre Philippe Deville. Voilà, vous pouvez je vous renvoie la tentation de Venise de Alain Jupé. Voilà ce que raconte Jupé dans la totation de Venise. C'est-à-dire qu'en fait les mastrichiens, les européistes, les eurofédéralistes
ont eu besoin d'être trois pour me cartonner. Il ils y sont pas parvenus et et ils racontent que ils se sont vu les uns les autres. Donc en fait, c'est encore comme ça aujourd'hui. Le bloc central, tous les naïfs qui nous regardent là, ils se voient entre eux, ils se parle, il dit ensemble. Mais cette émission sert à faire des révélations. Alors je vous en faire, on a sous les yeux les pères fondateurs de l'UMPS. J'en fais pas aujourd'hui mais je vais en faire parce que moi je connais tout ça, tous ces dîners et c je connais les endroits tout. Je sais où ils vont. Bah écoutez, je sais ce qu'ils se disent. Vous savez pourquoi ? Parce qu'après il m'appelle. Ah bah dis donc.
Ouai. Ouais. Donc en fait toute cette gende politicienne qui fémine de se combattre, ils sont tous d'accord en fait. Est-ce qu'il y en a un qui veut plus de Sheng ? Écoutez, tendez l'oreille. Silence. Philippe Deviller. Autre sujet à présent et c'est un sujet vraiment j'avais hâte d'avoir votre regard sur celui-ci. Emmanuel Macron a a reçu à l'Élysée le prince Ben Salman et il a annoncé la création en Île-de-France de trois parcs saoudien. Ça a été l'une des grandes informations de la rentrée. L'un des parcs pourrait, je vais être très prudent parce que même les détenteurs des droits ont démenti, s'inspirer d'un
manga japonais. J'imagine que vous adorez Dragon Ball Z bien sûr. Mais ce qui m'intéresse c'est que pense le le créateur depuis du fou ? Réjouissez-vous de cette nouvelle comme beaucoup de Français Philippe Devilier, vous me demandez si vous me demandez si je l'adore. Il y a un tweet là, je suis tombé de l'armoire en le voyant de de Macron, vous pouvez le retrouver euh qui dit "Vous connaissez mon intérêt pour les mangas." Oh pardon. Ah ouais, commencez pas. Ça c'est fort hein. Oui. Oui. L'arcom. L'arcom. L'arcom. L'arcom. Ah bah là, normalement. Vous savez qu'ils ont ils ont ils ont investi dans
des stagiaires là. Ça rigole pas. Il y a une armée de stagiaire sur le dos. Attention. Dommage tomber quand même. Ah oui. Euh bon, allons en font des choses, en prenant de la hauteur à tous les Français d'adoption ou d'héritage qui veulent connaître la France et apprendre à l'aimer. Nos élites dévoyées donnent à voir une France des feux éteints gouverné par des âmes mortes. J'ai compris ça en 1986 quand je suis devenu secrétaire d'état à la culture. J'ai fait tout de suite un constat. Le loisir de nos jeunes est imprégné de symboles et de mythes qui sont puisés aux sources d'un imaginaire qui n'est plus le nôtre. Et c'est à ce moment-là, après avoir fait ce constat que je reçois une convocation pour un comuni interministérial à Matignon. Pourquoi ? Parce que j'apprends qu'en fait le gouvernement d'alternance veut livrer la France au softpware américain.
J'appelle le ministre d'État Édouard Baladur, je dis c'est pas possible, il me dit "Je suis d'accord avec vous. En plus, ça sera en anglais. Même pas demandé à sous-titrer en français. Et j'arrive là, il y a un étroit avec le premier ministre et il s'agit de l'ordre du jour est simple, il s'agit de dire oui ou non à Michael Heisner qui est le PDG de Disney Monde. La réponse sur Disney, euro Disney en Europe à Marne la Vallée. Et donc évidemment la réponse va être oui
puisqu'il y a 12000 emplois à la clé. Mais il y a un incident qui est le suivant. À un moment donné Chirac dit bon je suis pressé, je suis pressé. Allez hop c'est bon. Euh, j'ai dit "Vous êtes pressés ? Pourquoi ?" lui dit "Baladur, Jacques, il dit parce que je fais une photo là euh avec Bernadette, on fait une photo avec Mickey euh à la sortie d'ailleurs. Tiens, il faudrait retrouver cette cette photo parce que c'est extraordinaire." Regardez. Voilà. Et donc à ce moment, la baladure lui dit "Jacques Jacques ce n'est pas convenable." Et Chac répond, c'est peut-être pas convenable mais on fait de la politique.
Et là, en fait, je m'engouffe dans cette brèche et je dis à Chirak, monsieur le premier ministre, j'avais des très bonnes relations avec lui parce que j'avais été son stagiaire de l'ENAT en Corè, donc il m'aimait bien, donc il me passait tout, donc je pouvais tout me permettre. Là, je suis allé donc je lui dis "Monsieur le premier ministre, pourquoi on fait pas des parcs à la française plutôt que de faire venir le soft power américain ?" Il me dit "Mais on n pas le on n pas leurs moyens, on n pas leur savoir-faire." Dit oui, eux ils ont les manèges mais nous on a l'histoire. Eux ils ont une petite souris mais nous on a Jeune d'arc. Euh pensez que Walt Disney, il est venu
en Europe chercher les comptes de P, les comptes d'Andersen. Dit, "Vous voulez dire quoi ?" Je dis "Bah, je veux dire que si Walt Disney avait été français, il aurait choisi euh Duclin plutôt que le capitaine Crochet et Bayard plutôt que Donald." dit "Oui, mais on n pas on n pas les moyens, on a pas il y a un gap technologique et cetera." On en est resté là, je suis sorti, j'étais j'étais furieux, exaspéré parce que je me suis dit "Mais alors, on est en train de livrer notre imaginaire ou ce qu'il en reste aux Américains."
et j'ai décidé de soutenir un projet euh conçu par Anne Fourcade, une architecte tout à fait remarquable qui me dit "Mais moi j'ai une idée de parc à la française Gargantois, Pantagruel et cetera. Malheureusement la guerre picoine a été perdue. Et voilà la réplique sismique qui arrive avec les parcs saoudiens. Donc parc américain, parc saoudien. Donc donc là, c'est plus l'imaginaire américain, c'est l'imaginaire japonais. Ah ! Alors là, on progresse. Voilà. Et et donc en fait, on a l'imaginaire japonais qui va s'installer en Île-de-France porté par des fonds
saoudiens. Il faut être naïf pour ne pas comprendre que là où l'islam finance, l'islam commande. Et je pense que derrière tout ça, il y a la Takia et que l'Arabie Saoudite, le lieu de par excellence des lieux saints, l'Arabie Saoudite sait ce qu'elle fait. Si elle vient en France, c'est pour prendre le loisir comme le Qatar a pris le sport. Écoutez bien ce que je vous dis. et les informations que j'ai euh et qui je délivrerai en son temps me laisse penser que c'est une évidemment c'est
une manœuvre de pénétration, d'infiltration euh de l'Arabie Saoudite et donc pour faire de la France chaque jour davantage une terre d'islam. Alors Macron avait dit il y a pas de culture française. Il avait dit aussi Alexandre de Vio l'a rappelé récemment il faut que les Français déconstruisent leur histoire. Chapeau à l'artiste. Allons sur le terrain politique. Philippe Devilier, le Rassemblement national vient de remettre au cœur de la campagne la question du voile islamique. La plupart des leaders du bloc central
et de la gauche ont contesté cette proposition. C'était d'ailleurs au cœur des débats tout au long de la semaine. Question qui d'ailleurs a été posée euh au téléspectateur aux français via un sondage publié dans les colones du JDD de Rain et de C News et à cette question : "Êt-vous pour ou contre une amende pour sanctionner le port du voile dans l'espace public ? 53 % des Français sont favorables contre 47 et plus de 60 % des Français sont favorables à l'interdiction du port du voile islamique dans l'espace public. Permettez-moi également de préciser que dès les années 90 et la semaine dernière, on avait retrouvé cette
archive où dès 94 vous appelez à l'interdiction du port, du voile islamique dans l'espace public. 30 ans plus tard, qu'en pensez-vous ? Est-ce une bonne ou une mauvaise idée ? Philippe Deviler ? Ben moi, je félicite Jean-Philippe Tangy d'avoir ouvert ce débat. parce que c'est un bas un débat absolument nécessaire et même fondateur incontournable. Quel est ce débat ? C'est pas le voile ? Non, c'est beaucoup plus large que ça. C'est c'est la question de la France, de sa survie et de la manière de vivre en France. Qu'est-ce que la France ? La France, c'est une La France, c'est une mémoire qu'on chérit et qu'on transmet. Sinon, c'est plus la France. La France est un art de vivre, une civilité, une manière d'être ensemble. Sinon, c'est plus la France. Et la France, c'est une langue qu'on protège contre l'écriture inclusive, qu'on ne défigure pas, sinon c'est plus la France.
Et vivre en France, c'est vivre à la française comme Saint-Augustin le Kabille qui évêque d'pon qui pour venir à Rome et qui dit à Rome on vit comme les Romains. On vit à la française et en harmonie avec des coutumes, avec des traditions, avec une civilité. Qu'est-ce que le voile islamique ? C'est pas le foulard de nos grand-mères ? Non, pas du tout. Ça n'a rien à voir. C'est pas un atour, c'est pas une coquetterie, c'est un marqueur. C'est le marqueur de la soumission de la femme. Et c'est un étendard. C'est l'étendard
de la conquête, du djihad. nos progressistes islamo collabo qui font du tapinage électoral avec l'islamisme dénonce le patriarcat occidental. Ils n'ont pas honte et ils font l'apologie d'un autre patriarcat beaucoup plus rétrograde que le patriarcat islamique. Quant à nos élus, à nos élites qui ont fait la fine bouche sur l'ouverture de ce débat, je leur dirai ceci, elles sont fascinées par l'exotisme de leur propre disparition. Alors en fait, qu'est-ce qu'il faut faire ? Il faut affirmer, imposer en France notre manière de vivre, notre art de vivre. En France, on sert la main des femmes, on ne les frappe pas, on les emmène au bistro, boire un coup et peut-être même de l'alcool. On ne les force pas à porter leab. En France, on ne porte pas des tenues du 7e siècle, la tenue du prophète. On ne porte pas des gandouras, des turbans, des burnousses. En France, on s'habille à la française.
En France, on ne mange pas halal. En France, on met pas le halal sur la littérature comme j'ai vu cette semaine. Un site qui trie la littérature française pour savoir si on garde la littérature halal ou si on rejette la littérature harame. Vous vous rendez compte où on en est. En France, on n'égorge pas les animaux sans les avoir étourdis. En France, il y a des clochers, pas des minarés. En France, on sonne les cloches et on met par des haut-parleurs dans la rue pour appeler la prière de rue. Alors, la question clé est la suivante. Qu'est-ce qu'il y a derrière tout ça ? Florence Berge Blacker a très bien répondu. Il y a le
frèisme d'atmosphère comme elle dit. Le frérisme d'atmosphère, c'est un projet intellectuel et politico-religieux visant à instaurer une société islamique mondiale. Les frères musulmans mènent en France une guerre de basse intensité qui sont en train de gagner. Une guerre de basse intensité pour acclimater chez nous la société Charia compatible. Alors que faire ? Il y a deux voies possibles pour résumer. Premièrement, ceux qui sont pas contents chez nous, ceux qui sont pas heureux chez nous, ceux qui veulent nous combattre,
combattre notre mode de vie et imposer un mode de vie qui n'est pas celui de notre civilisation qui repartent chez eux. Ça s'appelle la remigration. Beaucoup de pays le font et il faudra le faire. la France, tu l'aimes ou tu la quittes. Et pour ceux qui voudraient aimer la France, qui sont nombreux, qui sont les plus nombreux, bah il faut qu'il ait une rencontre entre celui qui arrive et qui exprime son désir de nous aimer et celui qui accueille qui doit avoir quelque chose à dire d'autre que les droits de l'homme, les valeurs de la République et la laïcité.
parce qu'il faut irradier avec le feu. Sinon, on ne convainc personne de devenir français. Je terminerai par une petite note personnelle euh un peu lyrique sur l'assimilation, remigration ou assimilation. L'assimilation, c'est faire de l'autre un autre soi. Il y a quelque chose qui m'avait touché au larme. Un jour, j'ai entendu Sylvian Agazinski d'origine polonaise qui racontait comment son père est arrivé en France et qu'il a adopté la France, c'est-à-dire l'histoire de France. Et elle a eu ce
mot que je laisse à votre réflexion. Mon père a échangé les rois de Pologne contre les rois de France. l'assimilation. On accepte d'être français en France et on impose à ceux qui sont français d'aimer la France pour la faire aimer. Je vous propose une réaction politique, du moins deux. C'est la même personne mais euh quasiment 9 ans sépare les deux déclarations. Jean-Luc Mélenchon euh est invité de France 2, on n'est pas couché si mes souvenirs sont bon, en 2017 euh
et il est il va parler de la Burka 2010, pardonnez-moi, ça a plus de de 10 ans. 2010, il parle de la Burkaa et puis ce qu'il a dit très récemment cette semaine sur le port du voil. Écoutez, moi je considère que c'est un traitement dégradant primo. Segundo, je considère que c'est une provocation d'un certain nombre de milieux intégristes contre la République et par conséquent la République a gagné. elle va gagner encore une fois, ça sera interdit et on le fera non seulement pour empêcher une absurdité qui consiste à accepter l'idée qu'une femme considère qu'elle est un enjeu, un gibier, hein, que un homme ne peut la regarder qu'avec un œil de prédateur, première chose. Et deuxièmement, parce que c'est obsè cette histoire de Burka, ça part de l'idée que
les hommes ne sont que des prédateurs. Et deuxième idée, c'est qu'on donnera un signal au monde entier et aux femmes du monde entier qui se battent contre cette histoire là. Par conséquent, on interdra et peu chaud qui propose l'interdiction. Écoutez moi, je vais pas faire le malin. Il y a 20 ans aussi, j'étais pas d'accord avec cette histoire de voile. J'avais pas compris. Mais que fait une personne sensée au bout d'un moment ? Bah vous parlez, j'ai rencontré des femmes qui portaient le voile ou des femmes très croyantes et qui ne portaient pas le voile et des femmes qui n'étaient pas croyantes mais qui disaient chacun fait comme il veut. Et on a parlé, j'ai donné mes arguments que j'avais à l'époque et bien j'ai été convaincu et j'ai changé d'avis. Je me
suis dit j'ai fait une erreur terrible. C'est pas la seule fois hein. Jeffre le jeune. Alors cher Philippe, comment vous expliquez ce revirement incroyable de la part de de Jean-Luc Mélenchon ? Ben je vous raconter une anecdote personnelle. J'étais au Parlement d'abord, j'avais des très bonnes relations avec Mélenchon quand on était tous les deux au Parlement européen. On se croisait souvent et il était toujours aimable avec moi. Il m'appelait son meilleur ennemi. Sympathique. Et un jour je lui je lui dis "Tu en es où toi ?" parce que il y avait des rumeurs qui circulaient sur ces changements de d'humeur. Il me dit "Ah ben moi c'est simple, quand j'étais petit, j'étais enfant de cœur
et maintenant je suis devenu un gros laïcar." Et là je me souviens qu'il avait cité Paul Ber qui avait dit "Le christianisme c'est le filox de l'esprit." Donc ça y allait. Et donc maintenant, il est revenu à une nouvelle dévotion. Je crois que c'est Éric Nolo a eu un mot merveilleux. Il a dit "Il était jadice bouffeur de curé et maintenant lécheur de babouche d'imégriste." Et bah c'est très simple. Qu'est-ce qui s'est passé ? Bon, c'est un trosquist
et donc un troskquist quelqu'un qui qui pense à la vérité de l'instant, celle qui fait gagner et qui peut contredire la vérité d'hier. C'est plus l'adéquation ray tous. On est dans autre chose de trotquisme. Et là en fait, qu'est-ce qui s'est passé ? Bah à partir de 1983, il a supporté SOS racisme, il a vu, il a lu Teranoa, un rapport qui disait "Vous avez abandonné les ouvriers, vous les socialistes, donc il faut trouver un nouvel électorat, sinon vous allez disparaître." Le nouvel électorat, ce sont les minorités. Il faut donc aller dans les banlieux plutôt que d'aller
dans les usines. Et donc au lieu d'aller dans les usines, il va dans les banlieux. C'est le nouveau Mélenchon. Euh, il a compris que la démocratie pouvait triomphé par le cynisme, c'est par le nombre. Autre sujet à présent, je voudrais qu'on parle littérature, rentrée littéraire parce que vous n'avez pas été le seul à prendre la plume cet été. Je voudrais qu'on parle d'un livre événement, celui de Sara Knafo le cas du siècle. Un livre qui est déjà un carton aux éditions Faillard. Euh mais euh ce qui m'a marqué cette semaine au-delà de sa publication, c'est que Sarah Knafo est allé jusqu'à
publier euh et a envoyé le livre, son livre au président de la République. Vous avez vu ça ? Elle lui a mis "Monsieur, elle a même dédicacé monsieur le président de la République le 15 du siècle. Vous aviez dit quoi qu'il en coûte ?" En citant Emmanuel Macron, "Voici combien ça nous a coûté." Si joint la facture faux. Vous souhaitiez et vous l'avez lu ce livre et vous souhaitiez nous en dire un mot Philippe Devilier. Oui, parce que c'est un livre très original. Tiens, il y a des romans, il y a des romans policiers mais un roman policier fiscal, c'est la première fois que je vois ça. Et donc c'est écrit comme un roman. On y entre comme un roman et tout
est dans la fin. Donc c'est vraiment très singulier et l'écriture est toujours altante. Elle plonge la plume acerrée dans l'enciller de de toutes les amertumes françaises. Ce qui m'a beaucoup intéressé, c'est que en fait elle connaît Sarah connaît la maison de l'intérieur par la cour des comptes. Donc elle dit elle-même, "J'ai suivi l'argent. Et donc le corps du délit. Voilà, elle elle a un passage remarquable sur l'héritage où elle raconte comment Mirabo a dit il
faut déshériter les gens parce que les déshérités c'est coupé tout le lien avec l'autorité du père et et l'affiliation et cetera. Donc c'est un livre brillant, exubérant, euh positif on apprend beaucoup de choses. Euh Sarah Knafo est une personne remarquable que je connais bien et je lui souhaite un grand succès pour ce livre parce que c'est vraiment un très Moi, je lis beaucoup de livres, vous savez. Souvent je m'arrête à la page 30, vous voyez parce que je peux plus. Là, je suis allé jusqu'au bout tout de suite en une nuit.
Et vous voyez donc à l'antenne donc le livre dédicacé et adressé au au président de la République, le président du quoi qu'il en coûte, au Mozart de la finance qui a participé visiblement selon Sara Knafo au cas du siècle. Il reste encore quelques minutes, 4 minutes très précisément et on ne peut pas euh euh mettre un terme à cette première émission, cette émission de rentrée, sans euh se plonger dans l'histoire, à voir parfois euh revenir sur des grands personnages qui ont marqué notre temps. C'est un moment qui est cher à des centaines de milliers de téléspectateurs, mais également à Geofroid Leune. Le barron noir de cette émission. Euh Philippe Devilier, vous souhaitiez rendre hommage à Charles
Peggy parce qu'il ne meurt pas simplement le 5 septembre 1914. Il tombe au seuil d'une guerre qui allait bouleverser le monde. Écrivain de conviction, poète de l'espérance et homme profondément attaché à sa patrie à trouver la mort dans les premières heures. Le combat de la grande guerre. Philippe Devilier, c'est quelqu'un que vous citez souvent. Peggy ? Ouais. J'aime beaucoup Charles Peggy. Euh j'ai beaucoup de tendresse pour lui et d'admiration. C'est un un très grand écrivain français qui avait dit la République, notre royaume de France magnifique. Et en fait, il y a quelque chose de fascinant dans sa disparition que je voudrais vous raconter en deux phrases, c'est que
donc il revait son sa vareuse bleu foncé, son pantalon rouge garance, il enfile ses gants, il est devant sa section, il invite sa section à le suivre. Il reçoit une balle en pleine tête. Il s'effondre. Il s'effondre où ? Dans un champ de blé de l'abri, la tête contre l'argile, contre la terre en plein été. Et ce qu'il a de fascinant, c'est qu'en fait il a écrit 3 mois avant sa mort. En décrivant sa mort à travers des verres. où il dit tout ça. Heureux ceux qui sont morts, car ils sont retournés dans la première argile et la première terre. Heureux ceux qui sont morts dans une juste guerre. Heureux les épisures et les blé moissonnés. C'est lui, il est mort comme un blé qu'on moissonne. Je retiens de Charles Peggy par ces temps difficiles où on se demande si la France va survivre. Une phrase où il définit la France. En ces termes, c'est embêtant dit Dieu.
S'il n'y avait plus ces français. Il y a des choses que je fais, il n'y aurait plus personne pour les comprendre. Un dernier mot, Philippe Devilier. Un dernier mot puisque à 21h et je sais que vous êtes attaché au cinéma, aux grands acteurs, aux grands comédiens également à 21h vous allez pouvoir découvrir un documentaire hommage puisque nous allons rendre hommage à à Bébel, à Belmundo, 5 ans déjà. Nous en parlerons dans l'ir des pros dans quelques instants, mais là aussi vous souhaitiez vraiment en quelques secondes dire un mot sur Belmondo. On passe de Peggy à Belmondo, c'est la littérature et là pour le coup alors laissez-moi un peu de temps. Ah ! 40 secondes.
Ah non non une minute pas plus. Alors j'ai bien connu Jean-Paul Bemando. Il était me voir venu me voir une Valois pour que je l'aide à faire une exposition sur son père sur les sculptures de son père et cetera. On était on s'était lié à d'amitié et il m'a invité à la première de Kin en 1987 qui était une pièce extraordinaire où il faisait où le il accomplissait une performance physique étonnante. À ma gauche, il y avait Ain Delon au premier rang et la pièce était mise euh en scène par Robert Rossen qui m'avait beaucoup aidé au P du fou et que j'aime beaucoup. Et puis après la pièce, c'est ça que je voulais vous raconter, on s'est retrouvé tout près à 100 à 100 m chez mon ami
Jimmy Gold Smith chez chez Laurent, le restaurant chez Laurent, tout près du Marinier. Et là, on était tous les quatre et à un moment donné, ils se sont pris le bec enfin gentiment mais comme il faisait tout le temps. Deux concurrents, deux compétiteurs. Il y avait de long euh le le profil félin avec ses yeux de glace et puis il y avait la tête cabossée et puis Robert de de Benmondo et puis Robert Hossen avec ses lourds sourcils presque bibliques toujours tourmenté et cetera et le conversation s'engage et tout à coup il
y a il y a Deon qui dit à à Belmond toi de toute façon toi tu es un comédien et don on lui et Belmando lui dit "Et toi ? Ah moi je suis un acteur. Ah bon ? Quelle est la différence ? Toi tu as appris à jouer, tu as appris conservatoire, tu as appris à jouer. C'est un métier. Dis et toi ? Ah moi moi c'est pas non moi c'est je joue pas. Moi c'est un c'est un état. Ah bon ? Et là on les regarde avec euh et ils continuent à jouer en fait en mangeant leurs huîtres. Donc il y a Deon qui joue à de long, il y a Belmando qui joue à Belmando et
c'est moi all jusqu'au bout, vous allez voir. Et là tout à coup, je dis mais il continue à jouer. Ah oui, qui les connaît bien tous les deux. Ah mais il joue tout le temps. Il y en a un qui ne quitte pas les planches Bondo et l'autre qui quitte pas la caméra. Il regarde, il cherche la caméra. Je dis "Ouais, mais un jour ça pourrait s'arrêter." Et à ce moment-là, Belmando dit "Oui, je quitterai jamais les planches, ça sera quatre planches." Et à ce moment-là, de l'on dit "Et moi, je quitterai la caméra pour un petit coin de ciel." Et les deux reprennent en 10 an et on jouera éternellement.
Un grand merci Philippe Devilier pour cette première émission de la saison. Merci également à J le Jeune. Ça m'a fait plaisir de vous retrouver tous les deux. Je voudrais remercier Martin Mature qui a préparé cette émission et avoir un petit coucou chaleureux et tend pour Benjamin N qui vog vers d'autres horizons et qui était avec nous. C'était un peu notre ange gardien de cette émission et donc on l'embrasse également. Et on l'embrasse à la semaine prochaine Philippe. Il est de retour en pleine forme. J'ai reçu un nombre de messages. Oh là là, j'ai reçu solide. Est-ce que j'étais Macron ? Sais ce que je dirais ? Bah là, il y en a un qui va danser. V. Allez, rendez-vous dans un instant pour l'heure des pros. M.
Philippe de Villiers