Meeting pour la Justice et la Paix
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Alors, bonsoir à toutes et à tous et bienvenue à la salle Jacques Brel à Pantin. Merci aux techniciens de la salle pour leur accueil et l'installation. Merci aux équipes du siège de la France Insoumise. Et merci aux militants pour l'organisation de ce meeting pour la paix et pour la justice sociale. Un meeting en compagnie des députés de Seine-Saint-Denis, Aurélie Trouvé derrière moi, Bastien Lachaud. On salue également la présence d'une autre députée de Seine-Saint-Denis, Nadej Abomangoli. Et la présidente du groupe Insoumis à l'Assemblée, Mathilde Panot.
Alors, ce meeting pour la paix, car la montée des tensions au Proche-Orient, dont le massacre du peuple palestinien en est le point de départ, amplifie les risques d'une guerre généralisée. Et dans tout ce massacre, un espoir. La Cour internationale de justice a reconnu un risque génocidaire à Gaza et a indiqué des mesures de prévention pour cesser le massacre. Cette décision est très importante. Elle permet une issue pacifique. C'est-à-dire qu'au milieu du massacre, c'est cette décision qui a été prise. Une décision de droit au-dessus de la violence et de la loi du plus fort. Une position que nous défendons et tenons, nous, les Insoumis, depuis le début.
Depuis le début, nous réclamons le cessez-le-feu immédiat. Et Jean-Luc Mélenchon nous représentera demain à Genève lors d'une marche pour le respect du cessez-le-feu du droit international devant l'ONU. Ce meeting pour la paix est une occasion de plus de montrer notre soutien à toutes les victimes de la guerre et de défendre le cessez-le-feu et la faim du régime d'arpartheid. Notre porte-parole depuis le 7 octobre et les attaques meurtrières du Hamas n'ont rien cédé, malgré les insultes. Merci à nos députés insoumises et insoumis dont nous sommes toutes et tous très fiers. Ce meeting porte aussi sur la justice sociale.
Macron, lors de son monologue télévisé de 2h le 16 janvier, a consacré 5 secondes aux agriculteurs. Et bam, quel flair ! Deux jours après, éclatait l'une des plus importantes révoltes agricoles des dernières décennies. Pourtant, les signes annonciateurs de cette colère paysanne s'étaient multipliés. Dans le monde agricole, c'est un suicide tous les deux jours. L'inflation alimentaire qui a augmenté de 14% en un an. Les prix payés aux agriculteurs ont baissé de 10% pendant que l'industrie agroalimentaire a augmenté son taux de marge de 71%.
Voilà bien longtemps que les agriculteurs en Europe se trouvent sur la corde raide, endettés et pressurisés par la grande distribution et menés en bateau par le gouvernement qui vient leur dire « On est avec vous » tout en signant des accords de libre-échange. En tout cas, comme pendant la réforme des retraites où on s'était tous calés d'un coup sur tous les articles de la Constitution, en ce moment, on vit un formidable moment d'éducation populaire. On commence tous à savoir de quoi il s'agit quand on parle de traités de libre-échange européens type Mercosur et autres. La colère des agriculteurs est la nôtre. Et j'en viens à mon dernier point.
La campagne d'inscription sur les listes électorales que nous avons lancées aujourd'hui. Vous pouvez, à partir de maintenant, aller sur le site lafranceinsoumise.fr, retrouver le matériel pour des porte-à-porte géants et des collages partout. Si vous n'avez pas déjà vu passer les affiches, c'est « Les riches, les racistes, les golfeurs, Volt » et vous. Ne les laissons pas décider à notre place. Inscrivez-vous et faites inscrire les gens autour de vous. On s'inscrit, on vote insoumis. Tout de suite, j'invite au pupitre pour commencer ce meeting Thomas Bardou, jeune militant insoumis. A toi, Thomas.
Bonjour à tous et à toutes. C'est un immense plaisir de vous accueillir ici, à Pantin, dans notre ville. Je voudrais tout d'abord vous remercier d'être venus aussi nombreux et nombreux ce soir. Également, je voudrais remercier tous nos camarades qui ont permis cet événement. En tant que membre du groupe d'action de Pantin, accueillir un événement aussi important de la France insoumise est un honneur pour nous. De mon côté, c'est un plaisir d'être devant vous. Ici, à la salle Jacques Brel, où je me rappelle, à mes dix ans, pour la première fois, je montais sur scène pour un spectacle scolaire. Onze ans plus tard, l'heure n'est plus au spectacle.
L'heure n'est plus au spectacle, mais bien à la lutte et à l'esprit d'insoumission. Je suis insoumis parce que j'ai grandi dans une ville, Pantin, et dans un département, la Seine-Saint-Denis, systématiquement pointé du doigt, stigmatisé, discriminé. Un département où on nous demande systématiquement notre origine, notre religion, notre adresse. Où on nous accuse d'avoir constitué une République autonome. En nous regardant de travers, en nous faisant un procès en appartenance à la République, à la France. Je suis insoumis parce que je suis un enfant de l'école publique, gratuite, laïque et républicaine.
L'école publique, où en Seine-Saint-Denis, nous perdons un an de scolarité à cause des heures non remplacées. L'école publique, où à Pantin, on ferme des classes année après année. Je suis insoumis parce que je suis étudiant. Parce que des milliers de jeunes de mon âge n'ont pas la chance d'y être. Parce que des milliers d'entre eux se sont fait fermer la porte par Parcoursup. Parce que des milliers d'autres font la queue à la banque alimentaire. Je suis insoumis parce qu'autour de moi, mes amis, mes proches, mes voisins, souffrent des politiques de casse sociale de Macron. De casse du service public, du chômage et des bas salaires.
Et surtout, à Pantin, où un tiers des habitants vivent sous le seuil de pauvreté. Je suis insoumis parce qu'un autre monde est possible. Parce que je ne supporte pas les discours islamophobes et racistes qui se répandent partout dans la société. Parce qu'un autre monde est nécessaire. Parce qu'à Pantin, nous sommes nombreux et nombreuses à le penser. Ici, le peuple s'est déjà exprimé. La candidature de Jean-Luc Mélenchon obtient plus de 55% des voix à l'élection présidentielle. Celle de notre député, Bastien Lachaud. Près de 75% au second tour de l'élection législative. Oui, mes amis, l'union populaire peut l'emporter. Pour un monde plus juste, pour une vie meilleure, pour toutes et tous.
Je dis oui, un autre monde est possible. Merci beaucoup.
Merci et tout de suite, j'accueille Amel Dogman, présidente de l'association Alliance Citoyenne Justice Ensemble, qui lutte pour des logements dignes sur tout le territoire.
Bonsoir, merci. Bonsoir, bonsoir à tous et à tous. Donc voilà, elle m'a présenté. Je suis Amel, présidente de l'Alliance Citoyenne Justice Ensemble. Une association où se rassemblent et s'organisent des habitants qui refusent toutes les formes d'injustice et partout en France. À Aubervilliers, nous fédérons des locataires qui se mettent ensemble face au mépris de l'Office HLM. Comme des habitants de copropriété, debout face à la violence des pouvoirs publics. Depuis plusieurs années maintenant, nous nous battons pour vivre dans des logements dignes. Logements dignes, c'est-à-dire des logements sans humidité qui rangent nos murs.
Des logements isolés à l'abri du froid en hiver et des fortes chaleurs en été. Des logements sans nuisibles, sans rats, sans cafards, ni même des punaises de lits. Des logements sans augmentation de loyers ni charges abusives. Depuis 2020 et l'arrivée de la droite au pouvoir à Aubervilliers, nos combats se sont durcis. La maire Karine Franklin n'en finit plus d'étaler son mépris des classes populaires et des syndicats. Elle s'est récemment attaquée aux habitants en augmentant deux années constructives de loyers. 3,5. 3,5, il s'agit du taux maximal autorisé par la loi. Sachant que les foyers du parc social d'Aubervilliers sont généralement des gens modestes.
Et elle n'envisage pas de s'arrêter en si bon chemin, puisque de toute façon, elle décide d'augmenter les loyers jusqu'à 2030, apparemment. Voilà, ça ne la gêne pas. La dernière attaque en date, l'envoi entre Noël et le jour de l'an de la régule de charge 2020, pouvant atteindre 2700 euros de régule de charge. Dans la même logique, et on pourrait parler aussi de la bourse de travail qu'elle essaie à tout prix de fermer. En face, nous, nous organisons et nous nous battons. Ainsi, les locataires se lancent dans une grève des loyers généralisés, pour dénoncer le mépris de la mairie et du directeur de l'office HLM.
Nous réclamons l'annulation des régules de charge 2020, mais aussi l'annulation des hausses de loyers. Nous demandons la réhabilitation des logements qui sont parfois à la limite de l'insalubrité. La réparation des ascenseurs et leur entretien, bien entendu. Le nettoyage des parties communes. Nous réclamons surtout du respect et une vie digne. Dans ces combats, nous avons besoin de l'Union populaire. Depuis des mois, des militants insoumis et les locataires se battent ensemble contre les politiques injustes. Je tiens d'ailleurs à les remercier de leur soutien. Comme évidemment, je remercie notre député Bastien Lachaud. Toutes les mobilisations.
J'en profite pour lancer un appel à toutes les organisations syndicales et politiques de gauche à rejoindre le mouvement derrière les locataires. Sachez enfin que d'autres combats arrivent. Parce que la politique de Dratte à Aubervilliers, c'est la même que la politique de Matron au national. Ça ne change pas. Le collectif national de lutte contre les projets de démolition et de rénovation urbaine, mené par l'Agence nationale de la rénovation urbaine, il dénonce notamment les conséquences de ces projets sur les habitants des quartiers populaires, tels que la gentrification, l'augmentation des loyers et des expulsions.
La mobilisation vise à sensibiliser l'opinion publique et à demander l'arrêt de ces projets destructeurs pour les habitants. Alors vous êtes tous invités à joindre cette mobilisation pour défendre les droits des habitants des quartiers populaires et de lutte contre les politiques d'aménagement urbain qui marginalisent finalement tous les habitants des quartiers populaires. Donc rendez-vous est donc pris ce mercredi 7 février à 10h devant le siège social qui n'est pas très loin. Il est là à Pantin. On vous y attend nombreuses et nombreuses. Et pensez aussi au syndicat de la Bourse du Travail à Aubervilliers qui se mobilise ce jeudi devant le conseil municipal à 18h30. Allons les soutenir.
Franchement, allons les soutenir parce que c'est un combat dur. Ils ont besoin de vous. Ils ont besoin de nous. Et je terminerai, l'union fait la force. Et ça c'est pas juste un mot. Voilà.
Et tout de suite j'accueille Aurélie Trouvé, députée LFI à l'Assemblée.
Bonsoir à toutes et à tous. D'abord merci d'être là avec nous. Alors moi je vais vous parler ce soir de pain. D'abord on va vous parler tous je crois de pain, de paix et de liberté. Pour ma part je vous parlerai plutôt de pain, d'alimentation et de bouffe. Mais voilà vous allez voir le lien. Vous savez que c'est un slogan qui vient du Front populaire de 1936. C'était aussi un mot d'ordre du syndicalisme international. C'est aussi le nom d'un poème d'un ouvrier, Gaston de Louvière. Pain, liberté, dignité c'était aussi le slogan des printemps arabes, 65 ans après en 2011.
Et à chaque fois on peut se rendre compte que dans les grandes révolutions, ou presque à chaque fois, et bien en fait derrière il y a l'augmentation des prix de l'alimentation. Et même en 1789 vous savez, voilà ça avait aussi, une des raisons avait été le prix de l'augmentation du pain. Le pain finalement, clé de beaucoup de révolutions citoyennes, des grands moments de l'histoire populaire, parce que manger est un droit humain fondamental et permet tout le reste de la vie en fait. Manger donc, et donc l'augmentation du prix de pain est aussi la plus profonde sans doute des injustices.
Et j'en arrive maintenant à la question, et bien de l'envolée des prix de l'alimentation que l'on connaît depuis deux ans, et qui nous touche particulièrement en Seine-Saint-Denis, et vous verrez, je ferai le lien aussi avec la colère des agriculteurs actuellement. L'envolée des prix du pain, des prix de l'alimentation, aujourd'hui en France il y a une personne sur trois qui a faim. On est passé, ça c'est des chiffres du Crédoc, de tout ce qu'il y a de plus officiel, on est passé de 6 millions de personnes en France qui déclarent avoir faim, à 11 millions de personnes. On a quasiment, en 7 ans de présidence Macron, en 7 ans, Macron a plongé ce pays dans la faim.
Avec maintenant une personne sur six qui dit souffrir de la faim dans ce pays, une personne sur trois qui dit sauter un repas faute d'argent, une personne sur deux qui dit qu'elle réduit son alimentation, ou qu'elle la modifie parce qu'elle n'a pas assez pour s'acheter à manger convenablement. Une personne sur trois qui a faim dans ce pays, mais aussi, je vais faire le lien après avec cela, un agriculteur sur cinq qui dit qu'il est pauvre.
Et finalement, on se rend compte qu'entre les deux, il y a une profonde injustice, parce que ce qu'on a pu montrer aussi, et c'est les Insoumis qui l'ont montré peut-être le plus rapidement et avant tout le monde, c'est qu'entre les deux, et alors avec l'Institut de la Boétie, je fais un peu de publicité, ce qu'on a montré, c'est qu'en fait, entre les deux, entre les prix de l'alimentation qui en un an ont augmenté de 10%, et les prix des agriculteurs qui en un an ont diminué de 10%, entre les deux, il y a quoi ? Il y a les multinationales de la transformation et de la distribution. Il y a des marges des grands industriels agroalimentaires qui ont flambé, flambé de 70%. 70%.
Leur taux de marge a explosé. Voilà la grande injustice qui est en train de se produire, c'est-à-dire que cette flambée des profits, évidemment, ça va directement dans la poche des grands actionnaires de ces firmes, pas dans la poche des salariés, évidemment. Ça va dans la poche des grands actionnaires de ces firmes, et finalement, ça augmente encore la richesse des ultra-riches.
Profonde injustice, en particulier en Seine-Saint-Denis, évidemment, mes collègues députés Nadège et Bastien le savent bien, profonde injustice en Seine-Saint-Denis, parce qu'on est aussi le département le plus pauvre de l'Hexagone, et que quand les prix de l'alimentation flambent de 20%, en vrai, ça flambe surtout, et ça pèse surtout sur les ménages aux revenus les plus modestes. Parce qu'évidemment, ce sont toutes les classes populaires qui sont impactées par ça.
C'est évidemment pas celui qui gagne 5 ou 10 000 euros par mois qui est directement touché, c'est celui qui gagne le SMIC, ou à peine le SMIC, ou à peine plus, puisque de toute façon, il y a, vous le savez, une grande SMICardisation de la France. L'autre, il appelle à désmicardiser la France. En l'occurrence, ils l'ont quand même sacrément SMICardisé. Et donc, évidemment, c'est en Seine-Saint-Denis aussi que...
Alors évidemment, dans bien d'autres départements, mais en Seine-Saint-Denis, où l'on voit en particulier, eh bien, c'est qu'eux qui ne cessent d'augmenter, et ça a été dit tout à l'heure, qui ne cessent d'augmenter devant les associations d'aide alimentaire, les maraudent, et on sait qu'il y en a de plus en plus, et tant mieux. C'est là aussi où on voit que finalement, heureusement, qu'il y a la solidarité en Seine-Saint-Denis qui s'organise quand l'État est défaillant.
C'est ici aussi où les profs nous disent, les profs, moi, d'un lycée pro à Nois-Ile-Sec, qui disent « Mais écoutez, Madame la députée, nous, en fait, on a de plus en plus d'élèves qui ne mangent pas à midi, la cantine est trop chère, ils n'ont rien dans le bide, ils n'ont rien mangé le matin, ils n'ont rien mangé le midi. On en est, nous, les profs, à prendre des pommes dans nos sacs à dos pour pouvoir enfiler à ceux qui ont le plus faim. » Voilà ce qu'on a entendu, voilà ce qu'on entend. Et ce que vous entendez, j'imagine, vous aussi.
Ce qu'on entend aussi, et que les macronistes, évidemment, ne voient jamais, ce que l'on entend aussi, c'est sur les marchés, les mamans qui nous disent « Moi, j'ai faim, Madame la députée, j'ai faim parce que, en fait, pour nourrir correctement mes gosses, moi, j'ai faim. » Et sinon, c'est mes gosses qui ont faim. Ça aussi, j'imagine, vous l'entendez. Ou même des retraités pauvres qui vous disent « En fait, j'ai faim. » Tout simplement, j'ai faim. Et nous sommes ici dans la septième puissance économique du monde. Particulièrement en Seine-Saint-Denis aussi, parce qu'on fait partie de ces départements où le logement, le prix du logement a explosé.
Et évidemment, comme le logement, c'est une dépense contrainte, qu'est-ce qui fait variable ? C'est l'alimentation. Donc on paye le loyer. Le loyer qui a encore augmenté de 3,5 % évidemment et que la Macronie a décidé d'augmenter de 3,5 %. Et bien du coup, c'est sur l'alimentation que je vais diminuer mes dépenses. En deux ans, pardon, on a observé, nous, les économistes, un truc qu'on n'avait jamais observé depuis des dizaines d'années, il y a une diminution de 10 % du volume de consommation alimentaire. Je ne vous parle même pas de la valeur, mais du volume de consommation alimentaire. Donc les gens mangent 10 % de moins en volume d'aliments, quoi, si vous voulez. D'accord ?
Mais ce n'est pas seulement ça qui est touché. C'est aussi la qualité de l'alimentation. Et je voudrais arriver là-dessus. En ce moment, il y a un effondrement du bio. Un effondrement du bio. C'est-à-dire que tous les petits progrès qui avaient été réalisés depuis quelques années sur l'alimentation et la production bio, tout est en train de s'effondrer. Il y a des agriculteurs qui sont en train de se déconvertir. Pour se convertir en bio, c'est 5 ans. Il y a eu plein d'argent public qui a été filé aux agriculteurs, à juste titre, pour qu'ils se convertissent en bio. Eh bien, en ce moment, les agriculteurs sont en train de se déconvertir en masse. Même chose pour tous les labels de qualité.
C'est une ferme sur trois en France, les labels de qualité, le bio, etc. Et alors, vous voyez, moi, j'étais avec des macronistes et des responsables de multinationales, tout ça, qui nous disent, ou la FNSEA, qui nous disent « Oui, mais c'est parce que le bio ne fait pas assez de communication. » Ah oui, c'est peut-être parce que les gens, en fait, ont de moins en moins de fric, y compris dans les dites classes moyennes, en fait. Il n'y a plus de fric. Donc ils n'achètent plus de bio, ils n'achètent plus de labels de qualité.
Même un fromage comme le comté, je vais vous dire, je suis allée les voir récemment, les producteurs de comté, la production de comté est en chute libre parce que la consommation d'un fromage comme le comté est en chute libre. Les gens, vous savez ce qu'ils nous ont dit ? Les gens n'achètent plus de comté, ils achètent du gruyère. Quand ils ont, évidemment, quand ils peuvent acheter du gruyère, sinon ils n'achètent plus rien.
Voilà ce qui est en train de se passer, un déclassement, en fait, mais qui est en train, et je vais faire le lien avec l'agriculture, parce qu'évidemment, quand les gens ont moins les moyens d'acheter du bio, de la qualité, etc., et bien, du coup, dans les campagnes, c'est aussi un très grave recul de toute cette agriculture de qualité qui préserve mieux la nature, qui préserve mieux les animaux, etc. Vous voyez, c'est tout ce lien qui est en train, qui se fait.
Et alors, en Seine-Saint-Denis en particulier, on est touchés parce que déjà, en Seine-Saint-Denis, et déjà les classes sociales les plus défavorisées sont celles qui, entre guillemets, il n'y a aucune culpabilisation là-dedans, mais qui mangent le plus mal parce qu'elles sont obligées de manger mal. C'est dans les classes les plus défavorisées qu'on mange le moins de fruits et légumes parce que c'est cher. C'est dans les classes défavorisées, dans les classes populaires, qu'on mange le moins, par exemple, de protéines.
C'est dans les classes sociales les plus populaires qu'on mange, par contre, le plus de plats transformés, parce qu'évidemment, quand vous rentrez à 20h, 21h, et que vous n'avez pas le temps de faire la cuisine pour vos gosses parce que vous cumulez de boulot, qu'est-ce que vous faites ? Vous mettez la pizza dans le micro-ondes et puis basta. Et manger bien, ça demande du temps. Ça demande les 35 heures. Ça demande les 35 heures. Et voyez le lien. Si on veut mieux manger, il faut plafonner les prix du logement. Si on veut mieux manger, il faut les 35 heures. Vous voyez comme quoi toute notre politique, en fait, est liée.
Et comment, à partir de l'alimentation, en fait, on tire le fil et on a obligatoirement un programme de rupture. Si demain, on veut manger mieux, sain et suffisamment, nous sommes obligés de porter une politique de rupture. Là, les petits mar... Pardon. Voilà. Alors, nous, ce qu'on porte notamment, c'est que dans toutes les cantines de France, tout enfant, tout malade aussi à l'hôpital public, puisse manger bio, sans pesticides. Donc ça, si nous, on était au pouvoir, croyez-moi, on aurait un budget spécifique très fort pour faire en sorte qu'une aide conditionnée à toutes les collectivités locales qui fassent qu'il y ait des cantines 80-90% bio-locales.
Parce que tout enfant en France a le droit de manger sans pesticides. Et je vais faire le lien aussi avec la colère des agriculteurs parce que c'est vrai qu'en Seine-Saint-Denis, on n'a pas beaucoup d'agriculteurs. On en a très peu. On a surtout des gros céréaliers, d'ailleurs, soit dit en passant, qui n'ont pas forcément à demander de vivre dignement de leur travail. Bon, c'est pas aller plus... Voilà. Mais vous savez, il se trouve qu'en Seine-Saint-Denis, ou en tout cas aux confins de la Seine-Saint-Denis, vers le Val-d'Oise, on a une bataille, celle des terres de Gonesse. Vous le savez.
Les dernières terres céréalières, quelque part à côté d'ici, avec tout un projet de relocalisation de l'agriculture, fait par la région et par la Macronie et par les Républicains, enfin par la droite, quoi, voilà. Mais ça a aussi son importance. Parce que vous savez que la droite et l'extrême droite, d'ailleurs, nous disent « Mais vous savez, il faut absolument faire du productivisme si on veut nourrir suffisamment les gens. » Eh bien, avec les terres de Gonesse, ce qu'on leur répond, c'est qu'avant tout, pour nourrir les gens, il faut cesser d'artificialiser toutes nos terres. Le premier problème de la sécurité alimentaire, c'est l'artificialisation des terres.
Et ici, en Seine-Saint-Denis, on le sait. Et je vais finir avec le lien, avec la colère des agriculteurs, puisque depuis dix jours, évidemment, c'est ça qui occupe, et je trouve ça très bien, toute l'actualité. Les agriculteurs, je ne vous parle pas des gros céréaliers, mais les agriculteurs, beaucoup d'agriculteurs, ont la même revendication que beaucoup ici, que nous, ici, vivent dignement de son travail. C'est la raison pour laquelle, d'ailleurs, des dizaines de députés de la France Insoumise ont été sur les mobilisations, les blocages. C'est la raison pour laquelle Mathilde Panot est partie avec Mathilde Ignier, qui est travailleuse agricole.
Elles sont parties en Bretagne rencontrer les agriculteurs qui se mobilisent, la Confédération Paysanne, tous les agriculteurs qui se sont mobilisés. Nous avons été à leur côté. Et Bruno Le Maire ou Marc Fénaud ont beau dire que nous ne connaissons pas le terrain, c'est ce qu'ils ont dit à Mathilde Ignier, travailleuse agricole, ils m'ont dit que je ne connaissais pas. Pour ma part, Bruno Le Maire a dit que je découvrais les paysans. En tout cas, ce qui est certain, c'est qu'en réalité, nous avons des convergences avec eux qui est simplement de demander de vivre dignement de son travail. Et je finirai là-dessus. Nous avons une bataille en commun avec ces agriculteurs.
En plus que de vivre dignement de son travail, de mettre à bas le néolibéralisme économique qui fait que les multinationales dominent tout, et ces agriculteurs-là sont dominés par les multinationales, les multinationales de l'agroalimentaire, les multinationales de l'agrofourniture. Et croyez-nous, nous sommes les seuls à dire aujourd'hui qu'il faut une rupture globale avec le néolibéralisme, une rupture globale avec le productivisme. La réponse actuelle du gouvernement, c'est néolibéralisme, celle d'Atal, qui date d'hier midi, c'est à fond néolibéralisme, on ne touche rien à la régulation des marchés, etc.
Et à fond productivisme, il y a un très grave recul du droit de l'environnement qui a été décidé hier. Nous, c'est précisément l'inverse que l'on pense. C'est que nous nous en sortirons, les agriculteurs, les consommateurs et la population en général, qu'avec une rupture globale et avec le néolibéralisme et avec le productivisme, oui, nous pouvons aujourd'hui produire mieux, produire de qualité, nous pouvons en même temps faire une bifurcation écologique globale à condition de transformer globalement notre système économique et de rompre avec les fondamentaux du capitalisme. Alors, on se bat. Voilà. Ah oui. Bastien. Alors, je passe maintenant le relais à votre député, Bastien Lachaud.
Merci Aurélie. Bonsoir à toutes et à tous. Quel plaisir de vous retrouver aussi nombreux ce soir à Pantin. Alors, j'espère que vous allez bien en ce début d'année. Enfin, je ne sais pas exactement comment vous allez, mais en tout cas, il y a des gens qui vont bien. Macron et ses amis, les très riches et leurs petits copains, les journalistes des plateaux télé. Parfois, d'ailleurs, ce sont leurs compagnons, leurs cousins, leurs frères. On ne sait plus trop bien parce que forcément, à un moment donné, le piston, ça aide. Mais en tout cas, vous les avez sûrement entendus. Depuis le début de l'année, ils se sont trouvés un nouveau... Ils sont tous en extase.
Attal, Attal, Attal, un nouveau Premier ministre. Jeune, brillant, comme ils disent. Alors, audace, espoir, action, régénération, réarmement. Tu parles du pipeau et une triste blague. Parce que la vérité, tout le monde la connaît. Ce sont des mots creux, de la com. Dans leur petit monde doré, ils se fichent pas mal du peuple. Tenez, le meilleur exemple. Sa ministre de l'Éducation nationale, Amélie Oudea Castera. La voilà qui arrive. Prend ses fonctions au ministère. Et promet la bouche en cœur qu'elle veut redonner à notre école tous les lans qu'elle mérite. Elle est gonflée, quand même. Depuis des années, les macronistes cassent l'école publique.
Réformes insensées, postes supprimés, absence non remplacée. Classe fermée. Tenez, l'école maternelle Jean-Lolive, juste à côté. Ils veulent fermer une nouvelle classe l'an prochain. Encore une. Mais ça, c'est pour les enfants des autres. Parce que Mme Oudea Castera et ses amis, ils ont l'école privée pour le super-rich. Stanislas, vous avez découvert, hein ? Il contourne Parcoursup, là où nos enfants, les enfants de nos quartiers sont rejetés de tous leurs vœux. Les privilèges, pour eux, c'est dès la maternelle. Rien pour le peuple. Tout pour les riches. La triche, l'injustice. C'est leur politique depuis 2017. Et ce que nous a dit Attal, c'est qu'il compte continuer à faire de même.
Il l'a dit clairement mardi dernier à l'Assemblée nationale. Parce que deux semaines après avoir été nommé, il faisait ce que l'on appelle son discours de politique générale. Alors, c'était une comédie. Parce qu'un discours de politique générale, quand le président Macron a fait le même discours quelques jours avant et qu'il fait des annonces politiques aux médias quelques minutes avant même son Premier ministre, les choses sont claires. Attal n'est pas le vrai Premier ministre d'Emmanuel Macron. C'est juste son porte-parole. Alors, il a été faire un discours devant l'Assemblée nationale. Ça, c'est sûr. Mais sans vote.
Parce que normalement, quand un Premier ministre se présente devant l'Assemblée nationale, il demande la confiance. Donc, il y a un vote des députés pour lui donner ou non leur confiance. Seulement, voilà. Attal, comme borne avant lui, il n'a pas la confiance. Il a juste la confiance de Macron qui l'a nommée. Mais il n'a pas la majorité des députés. Alors, il aurait pu perdre le vote. Alors, qu'à cela ne tienne, pas de vote. Il va gouverner tout seul à coup de 49-3 ou alors par décret. Ça n'existe dans aucune autre démocratie. Mais c'est comme ça en Macronie. Ils font ce qu'ils veulent. Par la grâce du Président. Et le peuple et ses représentants, ils s'en fichent complètement.
Alors, les macronistes s'en fichent. Et Attal l'a bien fait comprendre dans son discours. On pourrait croire qu'ils nous ont fait la totale en 2023. La réforme des retraites, une régression sociale inouïe pour voler deux ans de vie de l'ensemble des travailleurs du pays. La répression des manifestants et des jeunes des quartiers populaires, les yeux crevés par les LBD, les crânes enfoncés, les jeunes assassinés comme le jeune Naël. Et pour finir l'année, la loi Asile-Immigration, qu'on pourrait appeler la loi Darmanin-Le Pen, vu qu'elle est une copie totale du programme du Rassemblement national. Bref, 2023, c'était le best-of de la casse sociale, de l'islamophobie, du racisme.
Mais ça ne suffit pas. Ils repartent à l'offensif en 2024 avec un programme de guerre sociale contre le peuple. Alors, comme toujours, ils savent communiquer, comme ils disent, les grands mots. Liberté. Attal l'a répété 15 fois dans son discours. Seulement, si on y écoute attentivement, liberté, dans sa bouche, ça ne veut dire qu'une chose, toujours la même, la liberté pour les plus riches de s'enrichir encore plus. Ils veulent déverrouiller, ils veulent débureaucratiser. La philosophie est toujours la même. S'attaquer aux droits du travail, à toutes les normes, baisser les impôts des plus riches pour les laisser faire.
Et comme par magie, ils investiront, créeront de l'activité et leur richesse ruissellera sur le peuple. Ça fait 20 ans qu'ils font ça. Et maintenant, 7 ans que Macron y va encore plus que ses prédécesseurs. Ils veulent libérer les énergies et le résultat, on le connaît. La richesse s'accumule d'un côté, le patrimoine des milliardaires a augmenté de près de 500% dans les dix dernières années. 500%. Et de l'autre côté, il n'y a rien qui ruisselle. Un tiers de nos concitoyens ne font plus trois repas par jour. 330 000 sont sans abri. 9 millions de gens sont dans la grande précarité. Et ici, aux quatre chemins, c'est presque la moitié des habitants qui vivent sous le seuil de pauvreté.
Vous les voyez, vous reçuez-les, les milliards ? Je ne crois pas vraiment. Alors non, la liberté avec eux, ce n'est pas pour le peuple. Où est-elle, la liberté, quand on n'a pas de quoi vivre dignement ? Pas de travail, pas de salaire, pas de quoi payer ses cours sous son loyer. D'ailleurs, Attal refuse toujours d'augmenter le SMIC ou de bloquer les prix des produits de première nécessité. Et quand on n'a pas de logement, non plus. D'ailleurs, Attal a aussi annoncé une nouvelle attaque sans précédent contre le logement social. Alors, pas de service public, non plus. Parce que, vous comprenez, il faut bien trouver quelque part l'argent à donner aux plus riches.
Alors, Attal a annoncé une nouvelle cure d'austérité inouïe. Il n'y aura pas un centime de plus pour nos écoles où l'on manque pourtant de tout. Pas un centime de plus pour la santé, pour l'hôpital où pourtant les patients sont en train de mourir dans les couloirs des urgences. Mais Attal a trouvé autre chose. L'uniforme obligatoire dans toutes les écoles à la rentrée 2026. Et c'est les familles qui devront le payer. Et ils veulent aussi vous faire payer quand vous ratez un rendez-vous chez le médecin. Alors, les ultra-riches, on leur donne tout. Mais quand c'est pour le peuple, il n'y a pas de petites économies. Vous la voyez, la liberté ? Je ne crois pas vraiment.
Le peuple, le peuple, lui, il n'a droit qu'à l'autorité. Partout, dans les classes, dans les familles, dans les rues, a dit Attal. Mais qu'est-ce que c'est que l'autorité ? Alors, évidemment, il y a une forme d'autorité que l'on accepte parce qu'elle est juste, parce que l'on a confiance, parce qu'elle est légitime. Cette autorité-là, les macronistes l'ont perdue depuis bien longtemps. Les gens n'en peuvent plus de leur politique injuste. Tout craque. En ce moment, Aurélie l'a très bien décrit, ce sont les agriculteurs qui se mobilisent. Les enseignants étaient en grève hier. Le pouvoir est chaque jour un peu plus illégitime.
Alors, Macron, Attal et leurs amis utilisent l'autre forme d'autorité, la domination brute, la matraque, tout simplement. Punir les chômeurs en rognant sur leurs droits pour les forcer à accepter n'importe quel emploi. Punir les plus pauvres avec un RSA conditionné à 15 heures d'activité obligatoire par semaine. Punir les jeunes avec des travaux d'intérêt éducatif avant 16 ans. Punir évidemment les parents avec des travaux d'intérêt général si leurs enfants commettent un délit. Et puis, punir ceux que les macronistes stigmatisent et désignent comme les mauvais citoyens par excellence.
Alors, ils inventeront de nouvelles lois à l'immigration, de nouvelles chasses à la baillard pour pointer toujours du doigt les mêmes. Ceux qui n'ont pas la bonne origine, la bonne religion, la bonne adresse. Et une fois encore en Seine-Saint-Denis, ce sont les habitantes et les habitants de nos villes populaires qui seront les premières victimes de cette violence sociale et de cette stigmatisation. De l'ordre, de l'ordre, de l'ordre, a dit Macron. Ça sent bon pétain. Travail, famille, patrie. En somme, c'est ça, Gabriel Attal. La liberté pour les très riches, la matraque pour les autres. Une politique toujours plus néolibérale.
et pour faire passer la pilule de force des mesures autoritaires et réactionnaires. Le chaos social et la reprise et la validation du discours de l'extrême droite. Toujours. Parce que les macronistes votent déjà avec le Rassemblement national à l'Assemblée nationale. Ils votent avec eux contre toutes les mesures sociales que nous proposons. Le blocage des prix, la hausse du SMIC, la hausse des salaires. Et de la même manière, ils votent avec eux pour toutes leurs mesures xénophobes et racistes. Ils sont en train de constituer un seul et même bloc. Ils appellent ça l'arc républicain. C'est plutôt l'arc réactionnaire de Zemmour à Macron.
Un bloc qui partage la même politique antisociale et qui veut, pour la faire passer, faire marcher les gens au pas et organiser la division du peuple sur la base du racisme, de l'islamophobie et de la xénophobie. D'une distinction entre les bons français qui pourraient encore prétendre à quelque chose et les autres. En fait, ils déroulent le tapis rouge à Marine Le Pen. Alors, évidemment, nous ne devons pas les laisser faire. Et ensemble, nous pouvons leur faire obstacle parce que face à leur politique de guerre sociale, un bloc populaire existe. Il a un programme, la sixième république, pour en finir avec la caste qui nous gouverne et rendre le pouvoir au peuple.
Le partage des richesses pour vivre mieux avec la hausse du SMIC et des salaires, la diminution du temps de travail, la retraite à 60 ans, la bifurcation écologique pour préserver notre écosystème et garantir l'harmonie entre l'être humain et la nature. Et avec la candidature de Jean-Luc Mélenchon en 2017 et en 2022, nous sommes passés à quelques milliers de voix seulement du deuxième tour. Parce que, parce que nous sommes la force du peuple, la force du nombre, celui des millions de travailleuses et de travailleurs, c'est nous. La force de la diversité et de la France créolisée qui se nourrit et se renouvelle de toutes les origines, c'est nous.
La force de la jeunesse qui ne veut plus d'un monde qui court à sa destruction, c'est nous. La force des idéaux, liberté, égalité, fraternité, l'émancipation individuelle et collective, c'est nous. Et avec cette force, nous pouvons gagner. Dans son discours, Gabriel Attal a lâché, tu casses, tu répares, tu salis, tu nettoies, tu défies l'autorité, tu apprends à la respecter. Il est tout fier de sa formule, de son arrogance, de son mépris du peuple, de sa provocation. Alors, on va le prendre au mot. Ce sont eux, les macronistes et les autres, qui cassent la France avec leur politique antisociale. Ce sont eux qui salissent la République avec leur dérive réactionnaire islamophobe et raciste.
Ce sont eux qui défient l'autorité du peuple qui est pourtant le seul souverain. Alors, on va leur apprendre à la respecter. On va les combattre et on va les battre pour ce qu'ils dégagent tous. Et maintenant, je suis ravi d'accueillir ici, à Pantin, en Seine-Saint-Denis, la présidente du groupe France Insoumise à l'Assemblée nationale, la députée insoumise de Vienne de Marne, Mathilde Pannot.
Merci à toutes et à tous. Merci d'être si nombreux et nombreux ce soir parce que c'est dans ces moments de retrouvailles et de joie partagée que nous puisons la force pour continuer nos combats communs. Alors, je voudrais commencer évidemment par remercier infiniment Bastien Lachaud, sans qui ce meeting ne serait pas possible. Alors, Bastien Lachaud, figurez-vous que le mouvement insoumis lui doit beaucoup puisque Bastien Lachaud, nous étions bien souvent deux en 2016 à construire le mouvement insoumis et vous voyez jusqu'à où on a été.
Nous étions ensemble pour les 17 députés, puis maintenant avec les 75 députés et ça doit aussi beaucoup au travail de Bastien Lachaud qui par ailleurs à l'Assemblée a porté beaucoup de textes, notamment celui sur le référendum d'initiative citoyenne porté dans notre programme mais aussi par les Gilets jaunes pour redire à tout moment que le seul souverain dans notre pays n'est pas le roi Emmanuel Macron, c'est le peuple et lui seul.
Bon et puis il a réussi même comme le bien-être animal avec notamment il a lancé des alertes sur cette question-là ou même et c'est bien que ça l'intéresse parce que ça nous sert beaucoup dans le groupe de la défense nationale donc qui a apporté beaucoup de voix de notre programme. De même que je veux saluer évidemment Aurélie Trouvé qui nous fait l'honneur de faire partie de notre groupe parce qu'Aurélie Trouvé c'est pas n'importe qui.
Aurélie Trouvé a été pendant 15 ans porte-parole d'attaque et je vous assure qu'à l'Assemblée quand ils ont une ingénieure agronome en phase 2 et bien ils en rabattent un peu parce qu'ils n'ont pas l'habitude d'avoir des arguments sérieux comme ça donc ils n'ont à chaque fois rien à répondre lorsque Aurélie Trouvé porte notamment la question de la lutte contre la vie chère parce que je le redis il n'y a aucune fatalité dans ce que nous vivons si nous mettions en place l'encadrement des marges si nous mettions en place la hausse des salaires et des minimas sociaux alors nous pourrions faire en sorte que tout le monde puisse vivre dignement dans ce pays et puis et je veux lui rendre particulièrement hommage Aurélie Trouvé est aussi celle qui organise pour le mouvement et pour le groupe parlementaire insoumis souvent les initiatives unitaires et donc c'est grâce à elle que samedi après samedi il y a eu des initiatives de centaines d'organisations associatives syndicales politiques qui marchaient pour la paix et pour le cesser le feu immédiat et inconditionnel en palestine de même que c'est grâce à elle que le 23 septembre si je me rappelle bien de la date nous marchions contre les violences policières suite au meurtre de Naël là aussi avec une centaine d'organisations et puis je veux évidemment aussi saluer Nadej Abouangoli qui est avec nous ce soir donc Nadej Nadej Abouangoli j'ai le plaisir d'être avec elle dans la commission des affaires étrangères donc elle suit beaucoup les dossiers parce qu'être insoumis c'est aussi l'internationalisme et la solidarité entre les peuples et Nadej Abouangoli et aussi celle qui avait porté dans notre niche parlementaire un texte de loi très important que nous continuerons de porter jusqu'à qu'on ait victoire sur cette question c'était celle des accompagnants d'élèves en situation de handicap vous savez ces AESH qui sont extrêmement mal payés c'est à dire 700 euros qui doivent souvent faire 2, 3 boulots pour pouvoir juste s'en sortir au SMIG et sortir la tête de l'eau et qui font un travail admirable pour notre société faire en sorte que les enfants en situation de handicap puissent apprendre correctement dans notre pays nous demandions à ce qu'elles soient titularisées c'est à dire qu'elles soient fonctionnaires avec un vrai salaire une vraie formation alors qu'un enfant sur quatre en situation de handicap a toutes ses heures de cours et que la plupart ont moins de 12 heures par semaine de cours voire même sont complètement déscolarisées ce qui est une honte totale dans un pays aussi riche que le nôtre on continue ce combat notamment avec Nadej Abomangoli et puis et j'en terminerai avec les remerciements mais ça me tient beaucoup à cœur je voulais remercier tous les militants les militantes qui ont organisé ce meeting que nous faisons ce soir parce que à chaque fois que j'allais sur des réseaux sociaux je voyais les copains et les copines qui ici tractaient un endroit collés à un autre endroit et je veux redire à quel point notre force politique n'existe que parce qu'il y a des femmes et des hommes qui prennent de leur temps pour aller convaincre autour de nos idées et se rappeler toujours que notre force politique est d'abord un collectif humain et je voudrais dire merci à ces militants et à ces militantes tout comme tout comme je voudrais dire un remerciement infini de notre part à tous les militants syndicalistes associatifs politiques qui partout dans le pays se battent pour les autres et qui rappellent à chaque instant que la politique n'est pas faite pour un petit nombre qui en serait en quelque sorte ceux pour qui ça serait réservé mais que la politique est faite pour tout le monde parce que la politique c'est la manière dont on vit ensemble et que chacun a son mot à dire dedans alors nous sentons comme le pays peut basculer d'un moment ou à un autre nous sentons comme le moment politique que nous vivons est dangereux et je veux le dire d'autant plus que nous sommes face à un pouvoir qui est minoritaire à l'Assemblée minoritaire dans la société au point que ce pouvoir a emmené le pays dans une forme de déclin qui est insupportable comment est-ce possible que dans la septième puissance économique au monde nous sommes le septième pays le plus riche au monde ils aient ramené la France à l'état d'un pays qui a faim avec les chiffres ont été donnés par Aurélie Trouvé un français sur trois qui déclare ne pas pouvoir manger à sa faim avec 8 millions de personnes qui bénéficient de l'aide alimentaire c'est une multiplication de 3 en 10 ans du nombre de gens qui ont besoin de l'aide alimentaire et 11,5 millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté et bien je le dis ceci non plus n'est pas une fatalité nous ferons le blocage des prix à la baisse avec l'encadrement des marges qui a été raté à si petite voix à l'Assemblée nationale notamment par la mobilisation des macronistes mais si nous faisions l'encadrement des marges les prix planchers pour les agriculteurs et une augmentation des salaires alors tout le monde doit pouvoir manger sainement dans ce pays et vivre dignement de même ils ont ramené la France au pays en Europe où on meurt le plus du travail la France est championne d'Europe sur le nombre de morts au travail et bien je le dis ceci est notamment dû à la disparition des CHSCT et à la destruction du code du travail nous remettrons tout ça sur pied comment ont-ils pu ramener notre pays aussi riche que nous sommes à un pays qui laisse mourir ses nourrissons et je voudrais m'attarder dessus nous sommes un pays dans lequel depuis 2015 la mortalité infantile réaugmente la mortalité infantile vous savez dans toutes les instances internationales quand on regarde comment va l'état d'une société et d'un pays on regarde le nombre d'enfants qui meurent il se trouve qu'en France en 2021 2700 enfants sont morts avant leur premier anniversaire et qu'on estime et ça ce sont les spécialistes qui le disent les différents rapports que si on remettait juste de l'argent dans les systèmes de santé et notamment de néonatologie vous savez pour les enfants de moins de 28 jours on pourrait éviter entre 700 et 800 morts par an et bien nous nous réinvestirons massivement dans les services publics de ce pays enfin comment est-il possible qu'ils aient ramené notre pays à un pays où les gens meurent dans une indifférence quasi généralisée de froid sur des trottoirs je parle des 330 000 personnes sans abri dans ce pays ce chiffre a doublé en 10 ans triplé en 20 ans voilà le bilan du macronisme et hier c'était la fondation Abbé Pierre qui rendait son rapport ils en rendent un tous les ans sur le mal logement dans ce pays et il disait la bombe sociale du logement a explosé 4,2 millions de personnes sont mal ou non logées dans ce pays avec honte absolue un nombre d'enfants qui n'a jamais été aussi grand qui vivent à la rue qui sont sans abri et notamment sur les 3000 enfants sans abri 1390 enfants au moins ont leurs parents qui appellent le 115 et qui ne trouvent aucune solution toutes les nuits dans ce pays je le dis nous au pouvoir comme mesure d'urgence nous réquisitionnerons immédiatement les 3,1 millions de logements pour faire en sorte que tout le monde ait un toit immédiatement dans ce pays et que plus personne ne puisse mourir de la rue
alors hier
c'était aussi l'anniversaire des 70 ans de l'appel de l'abbé Pierre rappelez-vous peut-être cet appel de l'abbé Pierre qui disait au secours les amis cette nuit une femme est morte gelée cet appel 70 ans après nous le ressentons comme d'une immédiate actualité et 70 ans après la France se retrouve toujours dans cette situation honteuse je crois que au vu des annonces que Bastien Lachaud vous a redites sur la question du logement social l'abbé Pierre doit probablement se retourner dans sa tombe et je vais vous redire ce qu'il disait sur ce qu'est la politique la politique disait l'abbé Pierre consiste à savoir à qui on prend l'argent et à qui on va le donner pour que les gens évitent de crever et bien je vais vous dire nous nous savons où nous devons prendre l'argent dans les poches des 5 milliardaires qui possèdent autant que 27 millions de personnes dans les poches des actionnaires du 440 qui ont vu leurs dividendes multipliés par 5 en 40 ans au point qu'ils se sont distribués l'année dernière 97 milliards d'euros de dividendes et bien nous irons chercher dans leur poche pour faire en sorte là aussi de faire respecter la dignité des gens alors face à ce pouvoir qui s'écroule nous savons jusqu'à où ils sont prêts à aller pour ne pas accepter d'être minoritaire et jusqu'à où c'est très simple jusqu'à accepter de voter avec les voix de l'extrême droite et du Rassemblement National une loi qui contient les dispositions et les idées du Rassemblement National alors le Conseil constitutionnel est passé par là et a censuré fort heureusement 40% de la loi ce qui montre qu'Emmanuel Macron ne respecte absolument pas l'état de droit mais il reste des choses absolument horribles dans ce texte par exemple je vais vous en citer une vous savez les enfants qui sont placés à l'aide sociale à l'enfance et bien maintenant il y aura une différence entre les enfants placés à l'aide sociale à l'enfance qui auront des papiers français et des enfants placés à l'aide sociale à l'enfance qui auront des papiers étrangers quelle va être la différence lorsqu'ils ont 18 ans tout pile et bien les enfants qui n'ont pas de papier français seront jetés directement à la rue or je ne sais pas si vous connaissez ce chiffre mais je veux que vous compreniez à quel point ces mesures est horrible nous comptons sur le nombre de sans-abri en France un quart des sans-abri de ce pays qui sont d'anciens enfants placés et si vous prenez les sans-abri de 18 à 25 ans donc les plus jeunes qui dorment à la rue dans notre pays alors c'est un tiers qui sont des anciens enfants placés donc cette loi très concrètement veut dire que nous disons à des enfants parce qu'ils n'auraient pas les bons papiers qu'ils deviennent tout juste majeurs qu'ils pourraient là encore je reparle des mots de l'abbé Pierre crever à la rue et bien au pouvoir nous abrogerons cette loi et je le dis avec la responsabilité que nous devons toutes et tous avoir parce qu'aujourd'hui il faut bien avoir conscience que nous sommes les seuls remparts face à l'extrême droite et nous sommes les seuls qui peint notre énergie et pouvant faire basculer la France vers l'histoire de progrès et d'émancipation humaine je le dis avec d'autant plus de solennité qu'Emmanuel Macron devrait avoir honte d'avoir fait voter une telle loi raciste et xénophobe alors qu'ils s'apprêtent à panthéoniser c'est-à-dire à rendre hommage pour la République à Missa Kéméliné Manouchian qui sont des hautes figures de la résistance qui sont des étrangers qui ont combattu et qui sont morts pour la France aux côtés des tirailleurs sénégalais aux côtés des Italiens des Polonais des Arméniens aux côtés des Tabors marocains et de beaucoup d'autres oui les étrangers ont combattu pour la France les étrangers ont construit ce pays n'en déplaise à tous les racistes et fascistes de tous bords la France ne sera jamais une nation ethnique la France n'est pas une langue puisque nous partageons le français avec 29 autres pays la France n'est pas une couleur de peau la France n'est pas une religion la France est d'abord et avant tout une nation politique autour de la devise liberté égalité fraternité je vous dis pour que vous ayez conscience pour que vous ayez conscience de l'histoire longue dans laquelle nous nous plaçons savez-vous ce que disait la première constitution de notre pays en 1793 je vous relis ce qu'il était marqué sur les personnes étrangères à ce pays cela disait tout étranger âgé de 21 ans accompli qui était la majorité à l'époque si on disait aujourd'hui ça serait de 18 ans accompli qui domicilia en France depuis une année une seule année il vit de son travail ou acquiert une propriété ou épouse une française ou adopte un enfant ou nourrit un vieillard tout étranger enfin qui sera jugé par le corps législatif d'avoir bien mérité de l'humanité et admis à l'exercice des droits de citoyens français voici l'idée de la France que nous défendons encore aujourd'hui bon mais pour vous rendre compte quand même à quel point la Macronie est arrivée dans une crise de pouvoir qui est une crise profonde c'est une crise évidemment du pouvoir actuel de la Macronie mais une crise aussi de la 5ème République où à force de décider tout le temps contre le peuple on est obligé de sortir 23-49-3 de sortir la matraque et je ne sais quoi mais je voulais vous lire un tweet qu'a fait un député macroniste au moment de la loi immigration pour vous rendre compte quand même où est-ce qu'ils en sont alors je vous lis ce tweet il dit j'ai longtemps hésité pour mon vote j'ai envisagé de voter contre car le texte ouvre la porte à la préférence nationale c'est vrai et comporte des dispositions inacceptables qui vont ajouter de la misère à la misère en discriminant les immigrés alors tout va bien et il rajoute finalement j'ai voté en faveur de ce texte tenez-vous bien par solidarité avec un gouvernement et un président en difficulté donc c'est pas nous qui disons qu'ils sont en difficulté c'est eux-mêmes qui le disent donc déjà vous admirez la force de conviction de cet homme qui est impressionnante et incroyable mais surtout ça montre quelque chose de profond chez les macronistes ils ne savent plus où ils vont ils sont en train de s'écrouler devant nos yeux et cette déperdition totale on l'a observé pendant le mouvement paysan parce que quand même il faut regarder ce que les uns et aux autres ont dit parce que alors d'habitude dès qu'il y a un mouvement de colère ils tapent sur tout le monde là comme ils tapaient pas sur tout le monde il fallait quand même qu'ils justifient pourquoi ils tapaient pas sur tout le monde alors je vous lis ce que disait le président des républicains qui souvent fait figure d'appoint pour les macronistes monsieur Marlex qui disait parce que le journaliste l'interrogeait en disant mais d'habitude vous êtes pour l'ordre pourquoi vous soutenez des blocages d'autoroutes alors plutôt que de dire comme nous parce qu'il n'y a que ça que le gouvernement entend alors du coup il est obligé d'expliquer et il finit par dire l'ordre doit être juste économiquement on ne peut pas accepter que des français soient mis au banc il y a un ras-le-bol ça c'est monsieur Marlex et puis monsieur Darmanin un peu de temps après dit face à la souffrance on n'en voit pas les CRS alors là un éclair de lucidité incroyable j'espère que monsieur Darmanin ira le dire par exemple aux gilets jaunes notamment aux personnes qui ont perdu un oeil à cause de la répression aux personnes qui ont perdu une main les cinq personnes qui ont perdu une main pendant le mouvement des gilets jaunes à la famille de Zineb Redouane qui est morte du fait de la répression j'espère qu'il ira le dire aux soignantes qu'ils ont réprimé de manière extrêmement forte quand ils manifestaient pour l'hôpital public aux manifestants pour les retraites qui ont été là aussi nassés, gazés je ne sais quoi aux défenseurs du climat et notamment ceux qui étaient à Sainte-Sauline avec une grenade jetée toutes les secondes à Sainte-Sauline contre les militants mais qu'est-ce que ça dit d'autre et c'est ça qui est intéressant c'est que s'ils doivent continuer leurs propos qu'est-ce qu'ils doivent dire monsieur Darmanin et monsieur Marlex vous les en soumiez vous aviez raison et oui nous avons eu raison de porter à tout moment le fait qu'il fallait effectivement répondre à de la colère non pas par de la matraque non pas par de la prison mais avec des réponses politiques et nous avons eu raison parce que nous nous sommes là aussi alignés sur le droit je vous redis quand même depuis 2018 la honte dans laquelle nous a enfermés Emmanuel Macron 2019 alors le Parlement européen le Conseil de l'Europe l'ONU Amnesty International qui tous condamnent la France pour la répression sur les gilets jaunes 2020 l'ONU qui s'inquiète de la loi sécurité globale et des atteintes aux droits de manifester en France 2021 Conseil de l'Europe s'inquiète de la loi séparatisme encore une loi qu'il faudra abroger 2023 Conseil de l'Europe Amnesty International et ONU s'inquiètent sur les atteintes aux droits de manifester là aussi notamment sur la question des retraites et sur les méga-bassines donc le droit international les instances internationales et nous les insoumis nous avons eu raison de dire à tout moment il faut des réponses politiques et pas de la répression à la colère qui s'exprime justement et légitimement de même et je veux insister là-dessus alors que tout le monde nous pointait du doigt sur ce que nous avions dit suite au meurtre de Naël c'est à dire qu'il n'y aurait pas de paix qu'il n'y aurait pas de retour à la normale s'il n'y avait pas de réponse politique qui était apportée et bien nous avons eu raison parce que depuis le meurtre de Naël qu'est-ce qui a été fait en France ?
Rien ou plutôt si du très grave aucune décision politique n'a été prise pour que plus jamais ne puisse se reproduire le meurtre de Naël je rappelle que la France a 16 morts pour refus d'obtempérer en un an et demi quand notre voisin l'Allemagne a un mort pour refus d'obtempérer en 10 ans voilà les chiffres que nous avons sur le fait que nous pourrions faire tout autrement et bien qu'a fait le pouvoir non seulement ils n'ont pris aucune décision politique mais ils n'ont rien dit quand deux syndicats policiers ont traité de nuisibles les jeunes des quartiers populaires de même qu'ils n'ont rien dit quand des centaines de policiers se sont mis en arrêt maladie pour défendre leurs collègues qui étaient en détention provisoire pour avoir défiguré un jeune homme qui s'appelle Eddy qui se retrouve avec un bout de crâne en moins à vie et bien je vous le dis nous avons raison de dire que nous voulons une police républicaine une police bien formée et que nous nous abrogerons la loi Cazeneuve qui a fait exploser le nombre de morts pour refus d'obtempérer de même alors que la peine de mort a été interdite depuis 1981 dans notre pays nous interdirons les armes létales c'est à dire les armes qui tuent de même que les pratiques qui tuent je pense notamment au pliage ventral et nous mettrons en place un récipicé contre l'eau contre l'eau faciès parce qu'il est insupportable qu'on apprenne aux jeunes gens de ce pays dès 10, 11, 12 ans qu'ils seraient étrangers à notre république nous avons eu raison de tenir bon parce que laisser l'impunité policière c'est détruire la république et que si nous n'avions pas tenu bon alors il n'y aurait plus d'alternative dans ce pays comme cela se voit malheureusement chez beaucoup de nos voisins européens où il n'y a plus d'alternative ou ce que nous nous constituons dans l'histoire longue n'existe plus alors je le dis d'autant plus fort n'ayez jamais peur de défendre vos convictions parce que c'est grâce à ces convictions que la république sociale vit toujours dans ce pays et je veux le dire avec d'autant plus de force que nous particulièrement les insoumis mais toutes les voix qui se sont levées pour la Palestine se sont retrouvées face à un torrent de haine médiatico-politique contre nous vous aviez par exemple ces news qui en toute finesse a organisé un plateau qui s'intitulait LFI deux points le nazisme est-il passé à l'extrême gauche tout en finesse comme vous le voyez et bien je le dis ici je suis fier de présider un groupe qui n'a jamais cessé de parler la langue de la paix je suis fier de présider un groupe qui a dit à tout moment qu'une vie humaine valait une vie humaine toutes les vies humaines sans exception je suis fier de présider un groupe qui a là aussi n'a eu de cesse de dire qu'aucun crime de guerre ne justifiait aucun autre crime de guerre et de même que je suis fier de présider le seul groupe qui a refusé d'applaudir lorsque la présidente de l'Assemblée nationale voulait nous faire applaudir le soutien conditionnel au gouvernement d'extrême droite de Netanyahou alors le droit international nous a donné raison c'est la décision de la Cour internationale de justice qui est une décision historique historique parce que grâce à l'Afrique du Sud et je veux ici que nous remercions collectivement l'Afrique du Sud pour avoir fait surgir de la lumière des ténèbres et bien grâce à cette décision la Cour internationale de justice a reconnu qu'il y avait un risque génocidaire à Gaza et cette décision historique va avec des mesures préventives qui doivent être appliquées par le gouvernement d'extrême droite de Netanyahou mais qui obligent aussi tous les pays qui ont ratifié la convention de 1948 sur la prévention et l'interdiction des génocides et je le dis haut et fort à celles et ceux qui essayent de nous intimider nous ne nous tairons pas face à ce qui peut être le premier génocide du 21e siècle et nous continuerons les initiatives pour la paix que les insoumis ont toujours pris depuis octobre le groupe parlementaire n'a pas eu une semaine où il n'y avait pas de questions au gouvernement sur la manière dont la France devait avoir une voix forte pour le cesser le feu immédiat et inconditionnel de même Jean-Luc Mélenchon et c'est notre honneur s'est rendu à la haie sur invitation d'une association en lien avec l'Afrique du Sud pour suivre la plaidoirie de l'Afrique du Sud et ainsi mettre en lumière ce qui était en train de se passer ensuite c'est Jean-Luc Mélenchon accompagné notamment de Bastien Lachaud et de Younous Omarji qui sont allés au Liban pour alerter sur le risque d'expansion du conflit qui serait l'horreur dans l'horreur la catastrophe dans la catastrophe et cette semaine nous avons deux initiatives importantes en fin de semaine Jean-Luc Mélenchon Jean-François Coulom et d'autres députés insoumis seront à Genève devant le siège de l'ONU pour alerter de nouveau et dire que comme voix pour la paix nous exigeons toujours le cesser le feu immédiat et inconditionnel de même une délégation d'insoumis qui est celle-ci menée par Éric Coquerel député insoumis et président de la commission des finances sera lui à Rafa pour là aussi faire acte de paix et dire que beaucoup des parlementaires sont engagés pour que cessent les massacres sur le peuple palestinien ces initiatives sont importantes parce que je voudrais vous alerter sur ce qu'ils sont en train de faire sur l'agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens peut-être avez-vous vu cela mais plusieurs pays ont annoncé qu'ils suspendaient qu'ils arrêtaient les financements à l'agence des réfugiés l'agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens Israël a accusé 12 ou peut-être 8 des 30 000 salariés de l'agence d'avoir participé au crime de guerre du Hamas nous sommes très clairs sur cette question tous ceux qui ont participé au crime de guerre que ce soit ceux du 7 octobre ou ceux sur le peuple palestinien devront être punis mais je le dis avec une forme de gravité si les états enlèvent leur financement ce qui met en danger même pour février les activités de l'agence cela veut dire mettre en danger de morts quasi certaines 2 millions de palestiniens à Gaza qui ne dépendent que de cette aide alimentaire pour pouvoir manger boire ou juste avoir accès à des choses élémentaires de santé donc il ne faut absolument pas que la France et les autres pays arrêtent de subventionner l'agence des Nations Unies parce que je le dis gloire à celles et ceux qui font ce travail humanitaire incroyable alors que les Nations Unies ont eu le plus de pertes de vie humaines dans ce conflit qu'ils n'en ont jamais eu dans toute leur histoire d'autant que la Cour internationale de justice dit dans sa décision qu'il faut impérativement que le peuple palestinien puisse avoir accès à une aide humanitaire qui n'est permise évidemment que par cette agence des Nations Unies alors en ce moment plane une rumeur je ne sais pas dont certains parlent qui dit que peut-être une trêve pourrait arriver avec un échange des otages des prisonniers palestiniens et qui pourrait arriver à la fin des bombardements sur Gaza j'espère de toutes mes forces de quelque endroit que ça vienne que cette solution puisse enfin arriver pour que les bombes de Netanyahou cessent de hanter les nuits palestiniennes et qu'enfin on ouvre la solution politique celle qui est sur les accords notamment internationaux des résolutions de l'ONU celle de la solution à deux États et nous avons demandé maintes fois à la France de faire ce que 139 pays ont d'ores et déjà fait dans le monde de dire dès immédiatement s'ils veulent envoyer un signal pour la paix ils doivent reconnaître l'État de Palestine rougir de nos positions devant l'histoire parce que grâce aux positions que nous avons prises à tout moment la voix de la France indépendante au service de la paix a existé et cette voix a été entendue dans le monde entier alors je voudrais vous dire trois choses pour conclure la première c'est la responsabilité immense que nous avons évidemment vis-à-vis de celles et ceux dans le pays qui souffrent et qui n'espèrent qu'une chose c'est qu'enfin l'alternative arrive au pouvoir mais aussi pour les peuples du monde qui nous regardent et qui espèrent que depuis la France la brèche va pouvoir s'ouvrir pour qu'à partir de là ils aient des points d'appui dans les luttes là aussi pour la vie d'une pour des vraies politiques écologiques et pour des politiques démocratiques à la hauteur du moment qu'ils puissent là aussi avoir des points d'appui sur ce que nous faisons rappelez-vous toujours que nous avons la force nécessaire pour faire advenir cet autre monde rappelez-vous qu'il n'aura manqué que 420 000 petites voix à Jean-Luc Mélenchon et à notre programme l'avenir en commun pour arriver au second tour des élections présidentielles ce qui aurait changé l'histoire de notre pays de même rappelez-vous toujours que la NUPES était la première force et a gagné le premier tour des élections législatives il n'y a aucune fatalité dans ce que nous vivons nous pouvons à tout moment faire autrement que de temps que nos idées sont majoritaires pour augmenter les salaires et les minima sociaux pour regagner la retraite à 60 ans pour toutes et tous pour gagner une sixième semaine de congés payés pour instaurer le 100% reboursement de la sécurité sociale pour investir massivement dans les services publics ou encore pour convoquer une constituante pour que le peuple enfin puisse reprendre en main son destin et cette semaine comme un encouragement je voudrais vous parler de deux victoires importantes que nous fêtons la première a été gagnée à l'Assemblée nationale elle n'est pas tout à fait gagnée nous avons encore un peu de chemin à faire mais c'est celle d'inscrire le droit à l'avortement c'est à dire le droit pour toutes les femmes de pouvoir choisir si elles veulent continuer ou non une grossesse de l'inscrire dans la constitution ce qui fera de la France le premier pays au monde à inscrire cette liberté fondamentale celle à tout moment de disposer de son corps dans la norme suprême de même dimanche nous allons fêter quelque chose de très important dimanche c'est le 231ème 231ème pardon pas 31ème ça sera l'année prochaine 230ème anniversaire de l'abolition de l'esclavage de la première abolition de l'esclavage qui était le 4 février 1794 elle nous rappelle d'abord à quel point l'esclavage et l'exploitation de l'homme par l'homme dans son expression la plus atroce elle nous rappelle aussi que l'opulence des riches se construit dans le sang et des larmes de ceux qu'ils oppriment quelles que soient les périodes c'est surtout une victoire de l'humanité sur la servitude contre l'esclavage nous continuons d'être ce mouvement pour la dignité des êtres humains l'égalité des êtres humains entre eux et la défense infaillible des droits humains fondamentaux alors je veux vous redire à quel point l'esclavage n'a pas été aboli en étant donné comme ça ou offert à celles et ceux qui se battaient pour son abolition l'esclavage a été aboli par une lutte d'abord des esclaves eux-mêmes qui ont réussi à s'en libérer et je veux vous rappeler ça parce que à l'époque ceux qui étaient contre l'abolition de l'esclavage je disais mais si on libère les esclaves combien va coûter le sucre ça va coûter extrêmement cher je vous le dis parce que c'est la même réponse de tout temps quel que soit le sujet mais combien ça va coûter ce que vous proposez si on fait la sixième semaine de congé payé si on fait la retraite à 60 ans si on fait je ne sais quoi et bien à chaque fois qu'il nous explique que c'est impossible nous l'avons fait et nous réussirons à changer l'avenir de ce pays parce que l'avenir n'est pas ce qui va arriver mais ce que nous allons en faire il y a une chose que jamais les puissants n'arriveront à nous enlever c'est la joie d'être ensemble c'est la joie de nos luttes c'est la joie du monde que nous avons à inventer alors je voudrais terminer par les mots d'un poète que j'aime beaucoup en ce moment qui s'appelle Abdelatif Labi qui est un poète marocain exilé en France et qui nous parle de la joie il dit petite vague de joie pure soit la bienvenue au milieu de l'océan des peines grâce à toi je sais qu'il n'est pas vain d'espérer une trêve dans le cycle de l'horreur que dans le cahier de l'amour il me reste des pages blanches qu'un ami perdu de vue me fera le plus inattendu des signes qu'une autre vie à la flamme brève mais inouïe m'attend encore dans cette vie petite vague de joie pure puisses-tu éclairer d'un sourire le visage esquissé de chaque dessinataire de Céline nous gagnerons les amis force à vous
Mathilde Panot