"À Gaza, le seul avenir qu’on propose c’est la Riviera de Donald Trump" (Jean-François Corty)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'il y a un espoir de reprise des négociations israélo-palestiniennes après un éventuel changement de majorité en Israël ?
- 0:42OuverteRéponse partielle
Pensez-vous qu'il y a un espoir de reprise du processus de paix dans les mois ou années à venir ?
- 2:09OuverteRéponse directe
Est-ce que les Palestiniens ont rejeté toutes les propositions de paix depuis 1947 ?
- 3:31OuverteRéponse directe
Combien de camions d'aide humanitaire entrent à Gaza chaque jour et quel est le besoin réel ?
- 4:15RelanceRéponse directe
Pourquoi seulement 300 camions d'aide entrent-ils à Gaza alors que 600 seraient nécessaires ?
- 4:55OuverteRéponse directe
Le Hamas empêche-t-il la reconstruction et la mise en œuvre des 21 points du président Trump ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:09Fait
« Nous avions proposé la création d'un état palestinien sur tout 98,5 % plus exactement de du territoire Judé Samarie et la bande de Gaza avec une armée palestinienne avec le contrôle de la bande de Gaza. »
- 2:53Jean-François CortyFait
« À Gaza, c'est 80 % de la population qui vit encore sous des bâches en plastique qui sont en insécurité en lien avec un problème d'habitat. »
- 4:15Jean-François CortyChiffre
« Il y a plus de 1000 morts depuis octobre 2025 alors même qu'on est censé être dans un contexte de cesser le feu. »
- 7:51Jean-François CortyChiffre
« Près de 60 à 66 % de Gaza est occupé par l'armée israélienne. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Non mais je je je crois que chacun a parfaitement bien entendu que vous n'étiez pas favorable et même que vous condamniez en votre fort intérieur les violences des colons les plus extrémistes. Vous n'êtes pas le seul d'ailleurs en Israël à le faire. Plus de la moitié de la population le fait. Mais non, plus que plus de la moitié de la population. Beaucoup plus que plus de la moitié de la population. C'est beaucoup plus que la moitié de la population. Je vous dis plus de la moitié de la population. Grande majorité. Non non différent je vous le confirme. Nous ne sommes pas encore une fois. Nous ne sommes pas en désaccord là-dessus. Mais d'où ma question si il y a on verra euh à la fin du mois s'il y a un changement de majorité en Israël, est-ce que vous pensez que dans les mois
qui suivront ou dans les une ou deux années qui suivront, il y a un espoir d'une reprise de négociation israélo-palestinienne, d'une reprise du processus de paix ou est-ce que tout est bloqué ? Alors alors franchement là c'est une question où je je fais si on a le temps mais parce que je voudrais y répondre comme il le faut hein. Euh vous savez Israël à quatre différentes occasions à proposer la création d'un état palestinien hein. Et un état la création d'un état palestinien entre la mer et le Jourdain a été proposé encore une fois par le Trump par le président Trump et a été rejeté encore une fois par les Palestiniens. Alors, vous savez, c'est vrai que c'est de mode dernièrement,
surtout en France, d'accuser Israël de d'empêcher le processus de paix, un processus diplomatique avec les Palestiniens. Mais il faut dire que les Palestiniens, eux, sont ceux qui ont rejeté les différentes propositions à travers les années. Vous savez, ils ont même une tradition d'avoir rejeté toutes les propositions de paix qui ont été fait avec eux depuis l'avant avant la création de l'État, c'est-à-dire en 1947, c'est-à-dire avec la la fameuse résolution 181 de l'assemblée générale. Jusqu'à présent, hein, jusqu'à présent à chaque fois ce sont les Palestiniens qui ont rejeté les propositions de pête. Vous savez, nous avions proposé la création d'un état palestinien sur tout 98,5 % plus
exactement de du territoire Judé Samarie et la bande de Gaza avec une armée palestinienne avec le contrôle de la bande de Gaza. Alors vous savez, il y a il y a ceux qui proposent encore une fois, il faut aujourd'hui avoir une solution de deux États immédiatement. Prend il faut je voudrais que vous vraiment soyez honnête et essayez de me répondre justement. Je suis désolé. Non mais il faut il faut que je vous interrompe et et c'est et c'est on a envie de poursuivre cette discussion mais je vois le chrono qui passe et on a Jean-François Jean-François Corti qui nous a rejoint qui est qui est président de médecin du monde et j'aimerais qu'il puisse vous répondre euh à ce que vous disiez il y a un instant. Jean-François Corti, on interrogait Joshua Zarka sur l'aide
humanitaire et il nous disait "Mais il y a pas de problème aujourd'hui, toute l'aide humanitaire, elle rentre à Gazin." Écoutez, je pense qu'on a pas forcément le même constat sur le terrain. Moi, je suis président de l'organisation qui a des équipes de Palestiniens, une centaine à Gaza et aussi en 6 Jordanie. La réalité aujourd'hui, c'est que à Gaza, c'est 80 % de la population qui vit encore sous des bâches en plastique qui sont en insécurité en lien avec un problème d'habitat. C'est 80 % de la population qui est en insécurité hydrique, c'est qu'il y a des difficultés pour accéder à de l'eau potable avec des maladies de la grande précarité qui qui se développe, des diarrées et autres. C'est une insécurité alimentaire qui reste importante. Et ce que l'on documente,
c'est qu'il y a environ 300 camions qui rentrent chaque jour. Il en faudrait 600 he pour pouvoir être au niveau des besoins de la population. Et parmi ces 300 camions, il y en a qu'une minorité pour l'aide internationale notamment. Pourquoi il y en a que 300 sur 600 ? parce qu'il y a toujours des human siège qui continue. La population ne peut pas se déplacer normalement. Les humanitaires ne peuvent pas rentrer toute l'aide qu'ils souhaitent. En tout cas à la hauteur des besoins, c'est notre point de vue. Il y a toujours 20000 malades et blessés dont une majorité d'enfants qui ne peuvent pas être évacués du fait du siège. Il y a plus de 1000 morts depuis octobre 2025 alors même qu'on est censé être dans un contexte de cesser le feu. C'est ça la réalité. humaine sur le terrain avec des
difficultés opérationnelles pour nos organisations de pouvoir être à la hauteur des besoins. Joshua Azarka, vous avez entendu Jean-François Corti, j'ai l'impression que vous partagez pas forcément la même la même réalité, la même vision de la réalité. Non, je Non, d'abord il faut il faudrait quand même un peu d'honnêteté. C'est il y a un état de siège. Ce je ce monsieur qui vient de parler oublie ou bien ne parle pas du fait que la bande de Gaza est contrôlée par le Hamas et que le Hamas n'accepte pas non seulement le désarmement mais essaie de se réarmer. Alors oui, nous faisons rentrer les camions, tous les camions qui veulent rentrer, mais seulement après avoir vérifié qu'il n'y a pas d'armes dans ces camions, qui n'a pas de munition, qui n'a pas d'explosif et
malheureusement le Khamas n'arrête pas d'essayer de se réarmer et de ne pas permettre justement la reconstruction ou la mise en œuvre des 21 points du président Trump. Alors, il faudrait quand même il il faut regarder les choses comme ell le sont un peu de netteté, hein. Et plutôt, je parlais du fait que on parlait de la je je je terminais la la réponse à la à la question à la question de des deux États. Imaginez aujourd'hui qu'Israël accepte [raclement de gorge] de se retirer entièrement de si Jordanie, hein, de la Judée Samarie et créer un état palestinien sans aucune condition. Combien de temps, en combien de jours ? En combien d'heures En combien d'heures il y aura-t-il une guerre qui sera pile pire que celle qu'il y a eu après le 7 octobre ? Soyons un peu honnête.
Monsieur l'ambassadeur, personne ne propose ça. Personne ne propose la création d'un état palestinien du jour au lendemain sans condition. Non. Si si justement justement la reconnaissance la reconnaissance de votre président a été faite sans condition hein. La reconnaissance n'implique pas la création, vous le savez bien. Mais c'est elle appelle à la création immédiate d'un état palestinien. Non mais alors écoutez vous il y a une énorme différence entre ceux qui font il y a une énorme différence entre ceux qui font la diplomatie qui négocient et ceux qui en parlent. Je peux vous dire que la position aujourd'hui est qu'il y a une volonté de créer immédiatement dans l'immédiat et quand je dis dans l'immédiat dans une année ou deux la un
état palestinien et cela si ça se fait dans les conditions que c'était demandé créerait plus de violence qu'autre chose. Merci merci d'avoir été notre notre invité ce soir. Juste Bernard Guetta la reconnaissance de l'État de Palestine par la France finalement elle a servi à quelque chose ? Bien sûr qu'elle a servi à quelque chose. Elle a servi d'abord à entraîner d'autres états et deuxièmement à remettre sur la table la solution à deux états qui étaient complètement oubliés ou presque complètement oublié il y a un an. Et remarquez que depuis un an, on recommence à parler de cette solution. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'il n'y en a pas d'autres et que chacun le sait. Et quand l'ambassadeur d'Israël
disait à l'instant euh mais on peut on ne peut pas envisager la création du jour au lendemain sans condition. Bien sûr qu'il a raison. Bien sûr qu'il a raison. Il faut des négociations. Il faut des négociations. Il faut des conditions. Il faut des conditions des deux côtés. Du côté palestinien comme du côté israélien. Mais pas une immédiaté. Mais il faut en revanche dire que tout processus de paix, toute négociation doit mener dans des conditions à voir et à négocier à la création d'un état palestinien car autrement on est reparti pour un nouveau siècle de guerre. Jean-François Corti, vous avez écouté l'intégralité de de cette interview de de Joshua Zarka. Qu'est-ce que qu'est-ce
que ça vous inspire ? Écoutez, je trouve qu'il y a il y a un décalage entre le discours politique voilà tenu par ce monsieur qui défend un gouvernement et une réalité humaine humanitaire. Aujourd'hui, lorsqu'on on annonce la possibilité d'un état palestinien, je suis d'accord avec monsieur Guetta sur le fait que c'était important de l'annoncer. Dans la réalité aujourd'hui près de 60 à 66 % de Gaza est occupé par l'armée israélienne. Il y a une accélération la colonisation en 6 Jordanie avec des milliers de déplacés de villes qui sont assiégées, des destructions massives des centres de santé d'humanitaire qui sont empêchés de travailler. Par exemple pour médecin du monde, il faut faire 6 he pour faire 5 25 km pour aller travailler dans des centres de santé.
Ce que dit Joska, il se défend, il dit toutes les violences recensées en 6 Jordanie, ce sont des extrémistes israéliens. Nous on condamne, on participe pas du tout à ça. Il y a pas de soutien de l'armée israélienne qui d'abord il y avait 700000 colons en si Jordanie à Jérusalem Est avant les atrocité du 7 octobre 2023. Donc c'est pas nouveau comme dynamique sauf ce que l'on voit sur le terrain, c'est que ça s'accélère avec des violences qui sont passées qui ont augmenté de 130 % ces derniers mois en 6 Jordanie. Donc c'est une réalité objectivée et les médias en parlent de plus en plus parce que la situation est intenable. Ça a induit des déplacements de population massif. Ça induit des besoins en terme de santé parce que c'est mon domaine qui sont conséquents avec une crise en matière
d'accès aux soins. Les salaires sont plus payés pour la plupart des soignants y compris palestiniens. La plupart des centres de santé sont fermés. Ils fonctionnent un jour par semaine. Donc on est dans ce contexte là avec des opérations militaires qui entraînent des destructions massives avec des populations par milliers qui se sont déplacées et qui ne peuront plus revenir chez elle. Donc c'est ça la réalité. Et peut-être un point intéressant, c'est que monsieur Macron disait hier qu'effectivement la sécurité d'Israël ne pouvait pas se faire en euh ne respectant pas la souveraineté des pays voisins, que ce soit le Liban, la Syrie ou la Palestine. Euh la sécurité de chacun, elle passe par la la le respect de la dignité de chacun. Et aujourd'hui, ce que l'on observe lorsqu'on est un
témoin de ce qui relève du respect des droits fondamentaux de droit international humanitaire, c'est que à Gaza, on a tous les déterminants aujourd'hui et je suis désolé de le dire. qui renvoie à la définition de génocide, le fait que les populations ne puissent pas avoir l'aide humanitaire nécessaire, qui a les créations de conditions de vie insupportables, qui a des un impact sur les natalités, que l'on empêche les malades de pouvoir sortir avec une dynamique potentiellement et c'est pas moi qui le dit, c'est Besraélienne, c'est Vision for Human Rights, de aussi de déplacement massif de population qui relèvent des purations ethniques en 6 Jordanie. C'est ça la réalité. Alors d'un côté vous avez un ambassadeur qui défend et c'est normal le la posture de
son gouvernement et des acteurs comme nous de terrain qui sommes là pour essayer de faire en sorte qu'il y a juste un peu d'humanité que les gens puissent être soignés puissent avoir accès aux soins, à de la nourriture accès à de l'eau potable. C'est juste ces niveaux de base là ne sont pas respectés et on crée les conditions de vie insupportables à Gaza notamment pour que il y ait deux solutions. Soit vous mourrez quand vous êtes palestinien soit vous partez, ce qui est aujourd'hui difficile à faire. Le seul avenir qu'on vous propose, c'est potentiellement une rivière de monsieur Trump où vous irez bosser dans ces hôtels en étant totalement dépolitisé et en ayant aucun avenir sur votre sur votre sur votre futur. Donc un état palestinien, c'est bien. Monsieur Macron, ce qu'il a fait,
c'est bien. Le problème, c'est qu'aujourd'hui, c'est une fiction territoriale. Il y a de moins en moins de situations concrètes où cet état pourrait exister. M.