La surprise Yannick Jadot - C à Vous - 03/06/2019
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:46OuverteRéponse directe
La loi mobilité prévoit la fin de la vente des voitures thermiques d'ici 2040. Est-ce une bonne mesure, un bon rythme et un bon objectif ?
- 2:45OuverteRéponse directe
Les syndicats s'inquiètent de 340 000 emplois menacés dans l'industrie automobile. Comment y répondre ?
- 4:27OuverteRéponse directe
François Ruffin propose d'interdire l'avion pour les courtes distances. Vous êtes d'accord ?
- 5:35OuverteRéponse directe
Le TGV est très cher. Comment rétablir sa compétitivité face à l'avion ?
- 6:47OuverteRéponse directe
L'homéopathie : vous êtes contre son déremboursement ?
- 8:53OuverteRéponse directe
Isabelle Saporta dénonce le lobby des pesticides. Vous confirmez ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:10Invité politiqueFait
« On a tous les scientifiques qui nous alertent en disant qu'on a 10 ans, pas 20 ans, 10 ans pour agir, pour régler ou éviter le chaos climatique. »
- 1:20Invité politiqueChiffre
« On a 67 000 morts prématurées par an liées à la pollution de l'air. »
- 1:43Invité politiqueFait
« Je dis 10 ans parce que vous militez pour 2030 au lieu de 2040. »
- 2:58Invité politiqueChiffre
« C'est énorme, vous avez raison, c'est 12 millions en Europe, c'est énorme. »
- 7:59Invité politiqueChiffre
« Une centaine de millions d'euros à peu près. »
- 13:24Invité politiqueChiffre
« On a 13,47, mais on fait 200 000 voix de plus qu'en 2009. »
Temps de parole
- Yannick Jadot64 %
- Intervenant18 %
- Présentateur9 %
- Invité4 %
- Invité 22 %
- Locuteur non identifié2 %
≈ 8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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la Bérezina des Républicains, la vague verte. Voilà les deux surprises de ce scrutin européen. La surprise Jadot, titrée d'ailleurs par image qui montrait le candidat écologiste main dans la main avec sa compagne, la journaliste Dertel, Isabelle Saporta, officialisant leur relation dans l'euphorie de la victoire. Yannick Jadot, qui s'est depuis envolé dans les sondages au point de devenir le nouvel homme politique préféré des Français en route pour 2022. On lui pose la question, il se sent à notre invité.
– Bonsoir, bonsoir madame, vous êtes la seule femme à table. – Bonsoir, bonsoir. – Ah ben oui, qu'est-ce qu'on fait ?
– Heureusement que vous êtes la patronne. – Vous avez failli ne pas venir. – Elle compte triple, c'est la chef.
– Elle compte triple.
– Alors, je ne vais pas vous interroger sur les sondages, mais d'abord la première actualité c'est la loi mobilité qui est débattue depuis quelques heures à l'Assemblée nationale et qui prévoit d'ici à 2040 la fin de la vente des voitures utilisant des énergies fossiles, autrement dit, plus aucun moteur diesel ou essence à la vente d'ici 20 ans. Est-ce que c'est une bonne mesure, un bon rythme et un bon objectif ? – C'est une bonne mesure, ce n'est pas un bon rythme.
On a… – On peut faire mieux. – On a tous les scientifiques qui nous alertent en disant qu'on a 10 ans, pas 20 ans, 10 ans pour agir, pour régler ou éviter le chaos climatique. On a 67 000 morts prématurées par an liées à la pollution de l'air. On a des enfants qui étouffent dans les écoles, des anciens et des malins. Et on a la capacité, les ingénieurs, les industriels, les salariés, de transformer notre industrie automobile pour que ça devienne une industrie des transports propres. – 10 ans, c'est court quand même. – Non, regardez. – Je dis 10 ans parce que vous militez pour 2030 au lieu de 2040. – Exactement, 2030. On va fêter dans les jours qui viennent le débarquement.
Souvenez-vous, toute l'industrie automobile américaine, en un an, se transforme totalement pour l'effort de guerre. Est-ce qu'on n'est pas du tout dans le même contexte ? Mais on a totalement les capacités, notamment si l'Europe s'investit, si on mobilise nos chercheurs, c'est une mobilisation générale pour sauver le climat, pour sauver le vivant. Et on est dans ce moment où tout le monde réalise quelle est l'ampleur de la crise écologique, de la crise sanitaire. De plus en plus, on réalise à quel point lutter contre le dérèglement climatique, contre l'anéantissement de la biodiversité, ça peut être une incroyable source d'enthousiasme, d'inspiration, d'innovation de nouvelles industries.
Et donc, maintenant, il faut le décider, il faut agir. – Sur l'industrie automobile, je vous en parle aussi parce que les syndicats de cette industrie s'inquiètent. Force Ouvrière, il n'y a pas très longtemps, a dit que c'est 340 000 emplois qui risquent de disparaître dans cette histoire si on n'en tient pas la bonne transition.
– C'est énorme, vous avez raison, c'est 12 millions en Europe, c'est énorme. Il y a quelques années, j'avais soutenu la conversion du site industriel de Bosch à Vénissieux. Site totalement exemplaire du point de vue de sa recherche, de ses compétences, du travail des salariés. Et d'un seul coup, parce que le diesel est en réduction, il se retrouve potentiellement en train de fermer l'usine. Les salariés se mobilisent, ils construisent un projet de conversion industrielle. Ils vont en vélo au comité d'entreprise européen. Ils vont à Bosch en Allemagne. Et Bosch soutient la conversion totale du site sur du photovoltaïque.
Et ce site, malheureusement, est à moitié mort parce que la France n'a pas pris la main sur les énergies renouvelables. Ce que je veux dire, c'est que sur les transports propres, et les syndicats européens disent qu'on crée plus d'emplois dans les transports collectifs que dans les transports individuels. Et en plus, avec toutes les industries qu'on doit créer, moi, je pense qu'il y a un espace extraordinaire de mobilisation. Parce que sinon, juste pour finir, qu'est-ce qui va se passer ? Qu'est-ce qui va se passer si on ne fait pas ça ? La bagnole propre, elle viendra de Chine.
Et nos 350 000 salariés à qui on dit « Continuons un peu plus loin le diesel » alors que plus personne n'en veut et qu'il faut sortir et les automobilistes piégés et les salariés piégés, eh bien moi, je n'ai pas envie que ce soit l'industrie chinoise qui nous fournissent les bagnoles de demain. Comme les panneaux solaires.
Les transports, ce n'est pas seulement la route. Yannick Jadot, c'est aussi l'aérien. D'où la proposition de François Ruffin d'interdire l'avion. Interdire, l'avion pour les courtes distances. Il l'a présenté ce matin, cette proposition, devant Nelson Jetten.
La philosophie générale, c'est que l'avion doit être un transport d'exception. Et que la norme, notamment en intérieur, c'est le train. En matière d'aviation, on sait qu'il n'y a pas de solution autre que politique. La solution technique, elle n'existe pas, elle n'est pas amenée à exister. Il ne va pas y avoir d'avion vert. Ce n'est pas vrai. C'est démontré que ça n'existe pas.
L'avion vert, ça n'existera pas, donc il faut interdire. Il a raison ?
Quand on va à Strasbourg aujourd'hui, j'y vis régulièrement, c'est le siège du Parlement européen. C'est 1h48 aujourd'hui. Paris, Strasbourg. En TGV. En TGV. C'est totalement aberrant de prendre l'avion. Moi, ce que je veux, surtout à travers la taxation qui est nécessaire du kérosène, vu l'ampleur de la pollution, c'est de rétablir totalement la compétitivité du TGV. Quand en Bordeaux aujourd'hui, c'est 2h. Centre-ville à centre-ville. Marseille, 3h20.
Oui, mais c'est très cher.
Oui, mais c'est pour ça qu'il faut rétablir la compétitivité. Mais c'est très cher parce que l'avion, d'une certaine façon, est beaucoup plus subventionné. Vous savez que la plupart des aéroports qu'on a chez nous, ils touchent beaucoup d'argent public pour faire tourner les avions et les compagnies aériennes.
Enfin, juste pour vous dire, le secteur des transports est le premier émetteur de gaz à effet de serre en France. Il faut agir. C'est 30%. Mais l'aérien, là-dedans, le trafic aérien intérieur, c'est seulement 1% des émissions de CO2. Alors, on est… Alors, le trafic intérieur. Intérieur, c'est 1%. Mais vous avez raison.
C'est dans le rapport parlementaire. Tout à fait. L'enjeu, c'est… Vous savez, au niveau international, on a beaucoup de mal à faire payer à l'aérien sa contribution à l'effort climatique. Ce qu'il faut, c'est que comme les États-Unis, le Canada, le Japon et d'autres pays, on mette en place une taxation sur les vols intérieurs. D'ailleurs, c'est ce que réclamaient largement les Gilets jaunes en disant, nous, on paye 60% de taxes sur un plein, c'est zéro sur le kérosène. C'est totalement aberrant. Et sur le fuel du transport maritime. Mais pour, y compris, financer cette transition, à un moment donné, il faut des moyens.
Et il faut faire contribuer l'aérien au juste coût qu'il a pour la communauté.
– Autre sujet d'actualité, Yannick Jadot. Ça vient de votre passage ce matin à France Inter. C'est l'homéopathie. On attend un avis de la Haute Autorité de Santé. En fin d'émission, un auditeur se présentant comme un militant écolo toujours vous a expliqué, apparemment, il n'était pas le seul qui n'a pas pu voter pour vous, à cause de votre numéro 2, Michel Rivasi, qui a pourtant été très, très discrète dans cette campagne. Vous avez répondu que ses positions étaient les vôtres, y compris sur la défense de l'homéopathie. Et effectivement, dans le programme de votre liste, j'ai trouvé la promotion des médecines alternatives.
Vous ne faites pas entièrement confiance à la science et à la médecine officielle.
– C'est pas… Quand vous avez l'homéopathie, il y a des millions et des millions de Français qui utilisent l'homéopathie. – Oui. – Je le fais. Des millions de Français. Et beaucoup considèrent que l'homéopathie participe de leur traitement. À partir du moment où ça marche… – Non. – Non, mais attendez. Mais si les gens sont soignés, ça marche. Quand vous mettez un clown dans un hôpital pour enfants, quand vous mettez un clown dans un hôpital pour enfants, c'est pas la dose… – Non, mais attendez.
– Pour les agriculteurs, les pesticides, ça marche aussi. – Non, non, mais… – Si vous suivez ce raisonnement-là, puisque ça marche pour les gens, il faut continuer à le financer.
– Mais à partir… – Un, ça coûte vraiment, ça coûte que dalle, l'homéopathie. – Une centaine de millions d'euros à peu près. – C'est par rapport aux milliards de la sécu, ça coûte que dalle. Mais ce que je veux dire, c'est qu'à partir du moment où des millions de Français l'utilisent, que ça participe de se soigner et qu'ils le ressentent comme ça, et que ça marche, pourquoi empêcher que les gens se soignent avec un système… – Mais la science dit que ça n'a aucun effet. – Non, parce que la science analyse uniquement les doses en matière curative, et qu'on le sait, toute la recherche qui est faite aujourd'hui sur, par exemple, la question du cancer. – Non, mais on n'a pas le temps.
– Non, non, mais ce que je veux dire, c'est que… – Non, mais lisez l'avis de la Haute Autorité de Santé, il y a eu mille études étudiées, aucune n'a montré l'efficacité de l'homéopathie. – Ce que je vous dis, c'est qu'il y a un effet psychologique dans les traitements qui est extraordinairement important.
– Donc vous êtes contre le déremboursement ? – Oui. – Ok. À propos de… pourquoi j'ai dit à propos de lobby ? On n'a pas parlé de lobby, mais voilà. Isabelle Saporta, votre compagne journaliste chroniqueuse à RTL jusqu'à il y a quelques jours, dénonce le lobby des pesticides qui auraient fait campagne contre elle. Elle a évoqué hier soir une émission de BFM TV de 2017, un plateau au cours duquel vous vous êtes rencontrés.
– À cette émission, il y avait un lobbyiste pro-pesticides et que j'ai déglingué sur votre plateau et c'est de lui que vient la fronde sur les réseaux sociaux. C'est-à-dire que, si vous voulez, il y a un moment quand, comme moi, depuis 15 ans, on enquiquine le lobby des pesticides, quand, comme moi, depuis 15 ans, on a un procès à chaque fois qu'on fait une enquête. Je veux dire, le lobby des pesticides, les grands du bord de lait, etc., etc. C'est vrai qu'il n'y a qu'une chose que ces gens-là ont envie de faire, c'est de m'abattre. Et le meilleur moyen qu'ils ont choisi pour m'abattre, c'est de m'attaquer sur ma vie privée.
– Elle a été abattue par le lobby des pesticides ? – Non, mais les premiers sur les réseaux sociaux qui ont dénoncé une forme de duplicité des conflits d'intérêts à tous les étages chez ma compagne Isabelle Saporta, c'est effectivement, dès un certain nombre de lobbyistes… – Ça veut dire que sans ça, elle aurait continué ses chroniques à RTL ? – Ça veut dire que c'est comme ça que la pression est montée. Parce que, dans ses chroniques à RTL, Isabelle Saporta, nous sommes ensemble depuis deux ans. Ça fait 15 ans qu'elle milite. 15 ans qu'elle milite, qu'elle défend les mêmes combats.
– 15 ans, ces chroniques sur RTL, vous ne la prendrez jamais en défaut par rapport à ma campagne et par rapport à ses engagements précédents.
– Elle aurait pu continuer à ce moment à chroniquer sur RTL ?
– Écoutez, à partir du…
– Ça aurait été une façon de montrer qu'il n'y avait pas de conflit d'intérêts ?
– Oui, mais à partir du moment où vous avez la pression sur une rédaction, il ne faut pas se raconter l'histoire, ça tangue un peu.
– On avait cru comprendre que dès dimanche soir, au moment où vous montrez, vous êtes en photo pour Paris Match, la décision est prise de sa part d'arrêter ces chroniques. – Non, parce que nous, on n'a jamais choisi de pipoliser pour gagner des voix.
Nous sommes ensemble, on a les mêmes combats, on partage la même passion de ce qu'on défend et de la politique, et donc on a travaillé évidemment ensemble dans cette campagne. On est à 13 ennemis, on avait envie de partager cette joie ensemble, et puis ça commençait à se savoir, quelle était ma compagne ? Et bien à un moment donné, pour la protéger dans notre relation, tous les journalistes ont pu faire la photo. Paris Match a fait une photo, mais tous les photographes ont pu faire une photo. Et bien nous avons décidé, comme ça, de manière totalement désorganisée, un peu improvisée, d'assumer, parce qu'on était heureux ensemble ce soir-là, tout simplement.
– Donc ce n'est pas la faute des pesticides, si elle arrête. – Non, mais à partir du moment où vous avez une campagne… – Pardon, mais… – Non, mais je sais que vous avez un petit truc avec les pesticides, mais à partir du moment où… – Ah non, c'est plus vous que moi. – Non, je sais que vous aimez ça, mais à un moment on va en sortir, donc on va finir par gagner.
– Moi j'adore cette photo-là. C'est une photo de candidat à la présidence, non ça ?
– Elle est un petit peu… bon, c'est le style de l'exercice. – Vous pouvez le dire, vous pouvez le dire. – Non, mais il y a plein de photos où on se regarde.
– Yannick Jadot.
– Il y a plein de photos où on se regarde. Là, c'est un peu la femme qui regarde l'homme qui regarde au loin. – Non, non, mais non, c'est une photo de candidat à la présidentielle, ça. – Non, mais on ne l'a pas construit de ça, vraiment.
– Vous n'y pensez pas du tout, Yannick Jadot ?
– De temps en temps.
– Vous êtes devenu le nouvel homme politique préféré des Français, un bond de 20 points dans les sondages.
– Oui, il faut être très modeste par rapport à cette situation-là. – C'est pareil. – Un, on a fait une belle campagne. Deux, on a fait une belle campagne parce qu'on a voulu être constructifs. On a voulu dire qu'il y a un projet enthousiaste autour de l'Europe. Et ma responsabilité aujourd'hui, avec toute l'équipe qui a fait cette campagne, c'est de transformer l'Europe. Ma responsabilité, si je dois avoir un leadership, c'est d'emmener tous les écologistes à la conquête du pouvoir, dans les villes, dans les régions. – Et à l'Élysée !
– Et de rassembler la famille écologiste, avez-vous dit ce matin ? – Oui, tout à fait.
– Vous vouliez dire que je ne serais jamais candidat à l'élection présidentielle ?
– Mais ce n'est pas comme ça que ça se… – Je viens d'être élu. – Jean-Michel Apati, vous connaissez trop la politique pour me tendre ce petit piège.
– Gérard Davet. – La vraie question, c'est aussi, il y a 10 ans, vous faisiez partie aussi de la campagne victorieuse de Danny Cohn-Mendit, où vous aviez fait un score aussi incroyable. Et après, les verres ont explosé, voire implosé plutôt. Qu'est-ce qui va changer là ? Qu'est-ce qui va changer concrètement ?
– Un, les écolos n'ont jamais été aussi unis, et on l'a vu dans cette campagne. – Vous êtes tout petit ? – Si, on l'a vu. – Non, non, non. – Dany, comme il y a eu…
– Il n'y a jamais eu aussi peu militants dans l'Europe écologie des verres. Gérard Davet et moi, on a couvert les verres il y a longtemps.
– Je sais, mais regardez là, en fait, on a 13,47, mais on fait 200 000 voix de plus qu'en 2009.
– Parce qu'il y a une plus grosse participation.
– Parce qu'il y a une plus grosse participation. C'est le plus gros score, et ces 3 millions d'électrices et d'électeurs, ils nous obligent à continuer ce chemin, à la fois, je l'ai dit, transformer l'Europe, faire de l'Europe le leader de l'écologie. Deux, du global, j'allais dire, au local. – Les municipales, c'est la vie locale, c'est la vie quotidienne. Il faut des écologistes qui dirigent les villes avec ce même enthousiasme, ce même projet partagé. Il n'y a plus que ça, il n'y a plus que ça. Il n'y a plus que l'écologie et le futur.
Et puis… – Il faut conclure.
– J'ai juste à te dire un truc.
– Vraiment.
– On a été le premier vote des jeunes. Et là aussi, ça nous oblige sacrément. On est passé devant le Rassemblement national, qui reste y compris très puissant chez les jeunes. Eh bien, notre objectif, c'est de sauver la jeunesse, de sauver la planète et d'avoir ce grand projet pour qu'on y arrive.
– Pour 2022. Merci beaucoup Yannick Jadot, vous restez avec nous. – Mais si, mais si, mais parce que si on sauve les jeunes… – On continue à remonter la solidité. Je pique Jean-Michel parce que ce n'est pas le moment. C'est l'heure du 5 sur 5 de Maxine Sweet Tech. – Sous-titrage ST' 501
Yannick Jadot