Marine Tondelier lance son manifeste pour la primaire à Villepinte (CE QUE NOUS VOUS DEVONS)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:58Mélissa YoussoufChiffre
« J'ai été largement élu, presque 67 % »
- 38:00RaniaFait
« Un enfant est violé toutes les 3 minutes. »
- 38:36RaniaFait
« Un enfant meurt sous les coups de ses parents tous les 5 jours. »
- 55:30Chiffre
« un enfant sur deux qui relève de l'azux, donc c'est déjà des enfants qu'on a mis à l'aide sociale à l'enfance pour les protéger parce qu'ils avaient besoin d'être protéger et un enfant sur deux dans la et victime de maltrés au sein de la ZU par l'institution qui était censée la protéger. »
- 56:04Chiffre
« 35 enfants qui sont morts dans la rue en France en 2024. En août 2025, il y avait plus de 2000 enfants qui dormaient dans la rue malgré les appels au 115. »
- 59:32Chiffre
« chez les personnes qui gagnent le SMIC ou moins, il y en a 42 % qui sautent régulièrement des repas pour des raisons financières, 53 % qui réduisent les récions alimentaires. »
- 1:00:09Chiffre
« Il y a 35 enfants qui sont morts dans la rue en France en 2024. En août 2025, il y avait plus de 2000 enfants qui dormaient dans la rue malgré les appels au 115. »
- 1:01:15Fait
« La politique féministe du vivant, c'est se dire qu'est-ce qui marche à la fin ? Ça a été dit tout à l'heure dans les pays qui ont des politiques réactionnaires, en fait les la natalité, elle chute encore plus. »
- 1:03:42Fait
« Les gauches sont peut-être irréconciliables, on en reparlera. Certains ont décidé de l'être. En tout cas, les chefs surtout, mais les électeurs eux, ils sont d'accord. »
- 1:04:59Fait
« ça fait deux fois deux fois que la gauche n'est pas présente au deuxème tour de la présidentielle. C'est pas juste qu'on perd, c'est qu'on n'est même pas là au 2e tour pour que l'un d'entre nous puisse porter nos couleurs »
- 1:09:47Chiffre
« J'ai été désigné à plus de 86 % pour par mon parti politique, les écologistes. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonsoir tout le monde. Je suis hyper heureuse d'être ici à Ville-Pinte. Ville peinte, c'est une ville importante pour les écologistes. Ça l'était déjà mais c'est là encore plus depuis quelques jours puisque nous avons une mer écologiste. On est ici à Ville-Pinte pour parler d'écologie mais surtout pour parler d'union de la gauche et d'espoir avec un manifeste que Marine Tondelier sort et qu'elle vous présente ce soir et on a envie de vous entendre pour parler de tout ça. Ce que nous vous devons, c'est l'engagement que nous prenons devant vous ce soir, un engagement de pouvoir vous écouter et surtout porter votre aspiration à l'unité. votre aspiration pour une primaire de la gauche et des écologistes pour qu'en 2027, on ait non seulement la perspective d'arriver au second tour
mais de gagner. Et pour ça, on va aller voir Marine Tondolier. Alors Marine, bonjour, on est ici à Villeinte. Je sais que c'était important pour toi qu'on fasse cette soirée à Villeinte et je suis très heureuse de pouvoir te proposer de prendre la parole en premier. Alors, j'espère que tout le monde est bien installé. On va pouvoir commencer la soirée et peut-être commencer la soirée pour vous dire pourquoi on n'est pas dans une salle de réunion dans voilà comme se font les réunions politiques traditionnelles. Pourquoi on est dans un café en l'occurrence en terrasse ? Il fait plutôt beau là à Villepinte. On va peut-être avoir un coucher de soleil Mélissa dans ta magnifique ville. Et bien on est dans un café parce qu'on va passer beaucoup de temps dans les bars
et dans les cafés pendant cette campagne. C'est une revendication de ma part. Alors vous savez que j'ai pas trop l'habitude de boire et que là en ce moment je vais encore moins boire. Donc c'est pas voilà, c'est pas c'est pas un truc d'addiction de ma part, c'est un truc de solidarité, de convivialité, de chalu humaine. Je trouve que les cafés, les bistro, les barres sont des lieux précieux pour notre pays et que il se trouve que 80 % des cafés ont disparu dans ce pays. Il y en avait 200000 dans les années 60. Il y en a aujourd'hui entre 35 et 40000. Et donc c'est un vrai sujet. C'est un vrai sujet déjà parce que les cafés font partie du ce qu'on appelle en France le patrimoine immatériel français. Ils sont classés tous nos cafés français. et ils sont en
passe de devenir classé au niveau de l'UNESCO. Donc c'est c'est vraiment un processus qui est en cours pour classer nos cafés. Et ces cafés, ce sont des lieux de sociabilité. Je l'ai dit, moi je me bats beaucoup contre la solitude. Il y a une étude là que je que je lisais cet après-midi qui montre que déjà les personnes âgées meurent plus de solitude que de l'alcool ou du tabac. C'est une cause de mortalité plus importante que l'alcool et le tabac. Se sentir seul, c'est le cas d'un français sur quatre dans ce pays. Donc c'est énorme. Et en plus, tu es seul dans ta solitude parce qu'on en parle jamais dans les médias. C'est pas un sujet très populaire dans les débats politiques. Et bien c'est l'équivalent de 15 cigarettes par jour pour la santé. C'est l'OMS qui le
démontre. Et il y a aussi des études qui montrent que il y a un lien direct de causalité. Alors, c'est direct, c'est c'est c'est pas la il y a un lien de cause à effet, mais il y a il y a a y il y a d'autres causes liées. Mais en fait, la fermeture des cafés dans les territoires, tu peux faire un lien direct statistique avec la montée du rassemblement national. En général, il y a pas que le café qui ferme, mais on voit bien que ce sont des lieux où on peut se retrouver, moi je le vois un beaumon, c'est c'est lieu, tu vas tu viens prendre ton café après le travail ou quand tu seul après le marché au lieu de de rentrer tout seul chez toi car il y a vraiment un truc qui est important et les gens qui tiennent des cafés, ce sont des commerçants mais c'est pas un
commerce comme les autres déjà, on salue tous les commerçants, il il y a un truc en plus quoi avec avec les cafés qu'on a envie de défendre. Donc on va passer beaucoup beaucoup de temps dans les cafés dans cette campagne. On va revendiquer de les aider. Et puis ce soir, on est dans une réunion inversée. Donc moi, je parlerai à la fin. On est venu pour écouter des invités. Tu l'as souligné Léa, on sort le manifeste ce que nous vous devons. Donc c'est euh c'est c'est l'occasion en fait de cette réunion ce soir. On vous en dira plus tout à l'heure mais avant que moi je m'engage sur ce que je pense que nous vous devons, les écologistes, la gauche, tout le monde, on va vous écouter, nous interpeller sur qu'est-ce que vous vous allez nous dire. Bah nous, on pense que
vous nous devez ça. Voilà. Donc il y a pas mal d'invités ce soir qui vont nous parler de tout ça et c'est toi Léa qui anime cette soirée. Et j'en profite pour annoncer au public mondial qui nous regarde que Léa Ballage a accepter de devenir porte-parole de campagne. On se connaît depuis longtemps, on est en confiance, on se connaît bien. Je connais tes talents et d'animatrice d'oratrice et de conviction et de persuasion et je connais aussi la détermination. On va en avoir besoin dans cette campagne. Et donc mesdames et messieurs, je vous présente Léa Ballage, nouvelle porte-parole de campagne et je lui passe la parole pour animer cette soirée. Merci beaucoup Marine. Alors tu peux garder le micro et passer directement à Mélissa. Alors Mélissa, on est ici dans
un café mais c'est surtout on est à Ville Peinte dans ta ville, la ville que tu as gagné. Mélissa Youssou donc qui est la la mère de ville peinte depuis le 22 mars 2026 et ça a été je crois une fierté collective pour les écologistes aussi une fierté collective pour l'ensemble des habitants de Ville Painte qui t'ont fait largement confiance. Quand on est une nouvelle mère, qu'on a suscité autant d'espoir, qu'est-ce que nous nous te devons ? Qu'est-ce que la gauche ? Les écologistes réunit pour une primaire pour et bien que notre pays ne bascule pas à l'extrême droite ? Qu'est-ce qu'on te doit et qu'est-ce qu'on doit surtout aux habitants de ta ville ? Merci. Alors oui, Mélissa Youssouf, je suis la nouvelle mère de Ville-Pinte.
Euh je suis j'ai été largement élu, presque 67 % et ce chiffre, il est important pour expliquer ce qui s'est passé. Euh les gens avaient besoin ici dans dans une ville dans une ville dortoir, une ville qui est ni une ville euh très euh très urbaine, ni une ville très rurale. C'est important pour euh pour la suite de mon propos. Et euh euh nous on fait une campagne sur la convivialité, sur la festivité, euh sur certes l'éducation, sur les mais euh la fête prend une place importante dans dans la campagne. La fête, le sport, tous ces tous ces le commerce aussi
parce qu'on est dans une ville qui qui a perdu ses commerces de plus en plus. On est une des villes qui est le plus les plus les la plus mal notée du département sur les commerces de bouche notamment. Donc euh pour que ça puisse fonctionner, pour que pour susciter de l'espoir euh et ben on a été naturellement sur ces sujets-là. Ce que la gauche doit à une ville comme la mienne, je dirais que c'est de la considération. la considération parce que je le disais, on est on connaît les défenseurs des du monde rural, on connaît les défenseurs du des du monde urbain, mais nos zones à nous, elles sont souvent un peu malmenées, beaucoup moquées,
on on se déplace mal, on mange mal alors que on subit énormément les décisions nationales. Euh on est globalement une ville de de travailleurs pauvres. on on travaille beaucoup, on a du mal quand même à s'en sortir et euh du coup, je je dois le dire, le désintérêt de la chose politique vient du fait queon qu'on a l'impression que les gens s'amusent un peu à faire de la politique sans se rendre compte des conséquences directes que qu'une absence d'alliance par exemple peut coûter à des à des habitants comme les nôtres. on a subi sur ce territoire là, par exemple la désindustrialisation,
on a perdu l'usine PSA, on a perdu l'usine de CODAC, bon il y a un peu plus longtemps, mais la désindustrialisation nous a énormément euh coûté sur ce territoire là. Et donc, je moi ce que j'aimerais c'est que et en tout cas euh je tué le porte-parole, tuer la porte-parole de Marine Tendelier, je serai la porte-parole de ces territoires là. Euh je veux porter cette parole-là euh les faire davantage respecter dans le dans le dans le débat politique les qu'ils existent tout cours parce que ils n'existent on parle très peu, on parle très peu de nous euh finalement et et alors bah je suis contente que que
Marine fasse fasse cette soirée ici parce que je pense qu'elle a compris que nos territoires comptés c'est des territoires qui sont pas très différent en plus de celui que tu connais des d'un beaumon. Donc on il y a pas le erreur, il y a pas le erreur le erreur en moins. Mais on a besoin d'élent nos territoires, des lieus qui qui se qui se rendent compte que qu'ici une partie de l'avenir de la France qui se joue dans des territoires aussi très jeunes et et donc donc voilà, c'est ce qu'on nous doit c'est ça un peu de un peu de de considération, beaucoup de respect et et le sentiment d'exister et de compter. Voilà.
Merci beaucoup. Merci beaucoup Mélissa. Euh tu as tu as parlé de sport euh dans ton introduction, la manière dont tu voulais faire campagne, c'était aussi autour du sport. Le sport qui doit être un lieu où on se rassemble plutôt qu'on se divise ou un lieu où on célèbre des victoires plutôt qu'on se discrimine. Et c'est votre combat. Julien Pontes, vous êtes porte-parole du collectif Rouge Direct, un collectif qui alerte depuis 10 ans sur l'homophobie, notamment dans un des sports les plus populaires en France, peut-être même le plus populaire, le football, où vous dénoncez non seulement des propos homophobes qui peuvent être tenus dans les stades, mais aussi par les joueurs eux-mêmes. Vous l'avez fait parfois avec beaucoup de solitude. Les écologistes ont toujours
été en soutien de vos actions, mais qu'est-ce que vous attendez spécifiquement de la gauche des écologistes et pourquoi est-ce que c'est si important que nous puissions gagner ? Oui, merci de cette invitation. Vous nous posez la question de ce que vous nous devez et c'est une très bonne question. Je vais vous répondre. Nous, on pense que ce qu'on nous doit, c'est la garantie du respect de toutes les personnes, quel que soit leur orientation sexuelle, queles que soient leurs origines, queles que soient leurs conditions sociales. Le football, c'est le sport le plus populaire de France. Ça devrait être une fête pour tout le monde, mais il se trouve que l'injure homophobe est totalement banalisé euh dans le football à chaque semaine du
championnat de de France et aussi dans le football amateur. Euh l'injur homophobe, c'est quand même un délit, hein, d'un an qui est puni, d'un an de prison et de 45000 € d'amende. Et nous ce qu'on constate c'est que l'injure homophobe est totalement banalisé et sa banalisation dans le sport le plus populaire de France qui sature l'actualité médiatique qui a un sujet de conversation dans tous les foyers dans les établissements scolaires et cetera. Euh cette banalisation de l'homophobie dans le football, elle infuse l'homophobie dans l'ensemble de la société et ça ça doit cesser. Euh et sur ce champ-là, euh comme sur beaucoup d'autres champs, la parole politique, elle a été très discréditée euh ces dernières années. Euh on a pu compter, hein, sur le soutien des parlementaires
euh écologistes. Ils étaient bien les seuls à signaler les délits d'homophobie dans les stades de football ces dernières années. On a été reçu par les ministres des sports ces dernières années. Il nous jurait sur le cœur que les choses allaient changer, que ce serait une tolérance zéro contre l'effet discriminatoire dans le football. Mais il s'est rien passé. Il s'est rien passé. Alors qu'est-ce qui se passe ? La colère, elle monte. La colère, elle monte. Quand on n'est pas respecté, la colère monte et y compris parmi les LGBT. Et on sait aussi que l'extrême droite instrumentalise toutes les colères, y compris les nôtres. Elle stigmatise les personnes. Soit-disant, les classes populaires seraient homophobes, les joueurs de confession musulmane serait plus homophobe. Enfin,
qu'est-ce que qu'est-ce qui permet de dire ou de penser des choses pareilles ? Est-ce que c'est pas d'abord un problème de masculinisme ? On pourrait poser la question et on pourrait essayer d'y d'y répondre. C'est un peu la comme dirait Descartes, c'est un peu la chose du monde la mieux partagée. Le masculinisme, hein, c'est interclasse sociale, c'est interculture. Donc prenons euh les choses en face. C'est ce que nous demandons à la gauche. Prenons les problèmes en face. Ne cessons de mettre les choses sous le tapis. Euh nous attendons euh que les paroles soient tenue, que les engagements soient clairs et qu'il soient euh tenu. Euh ça me rappelle une phrase d'Albert Camu que que j'ai lu dans le livre de Salomé Saké he qui s'appelle Résister que je conseille beaucoup. Albert Camu qui
était un grand amateur de football a dit "La démocratie ce n'est pas la loi de la majorité, c'est la protection de la minorité. Cette phrase là, j'aimerais aussi la mettre dans le débat à gauche et que cette phrase soit entendue et qu'elle donne lieu à des actions concrètes. Merci. Merci. Merci beaucoup Julien. Je crois que Marine a envie de réagir. Bah oui, parce que vous tenez des propos forts qui me touchent beaucoup. C'est d'ailleurs aussi pour ça que vous avez été invité ce soir. On a mis des causes à l'honneur qui nous tiennent à cœur. Juste dire à Mélissa que le combat que tu as porté et que tu vas la endosser maintenant de mère d'une ville populaire, d'une ville pour laquelle on a besoin d'élinte d'ailleurs, mais sur tout le territoire. Je je suis hyper fière de ça. Je suis
hyper fière que tu sois chez nous. Je suis hyper fière que tu es gagné. J'y croyais depuis longtemps mais maintenant tu l'as fait. Et euh la campagne présidentielle doit aussi servir à mettre à l'honneur ces territoires méprisés de la République. On a un livret de doctrines et de propositions qui sortira dédié au territoire méprisé de la République. Les quartiers populaires, les villes de banlieu mais aussi les ruralités, les moi le bassin mier du patcalé, c'est encore une autre spécificité mais c'est un peu la même chose. Les territoires de montagne, enfin il y a plein de choses à dire. Les territoires d'outreem aussi évidemment et donc on va se parler de tout ça bientôt et on sortira des propositions concrètes et répondre à Julien. On a souvent échangé à l'issue de match de
foot d'ailleurs auquel je j'assistais parfois. Euh moi j'ai vu pour être supportrice de foot depuis très longtemps, depuis 1998, c'est normal, je soutiens lance et c l'année où j'étais en 6e à lance. J'étais au stade il y a pas longtemps et quelqu'un a dit dans la tribune une insulte homophobe. Donc moi tout de suite je me dis bon bah ça y est, c'est encore le moment où ça recommence. Et là il y a trois personnes qui sont retournées en disant pas dans cette tribune, pas en en de la cour mais en fait dans aucune tribune. Et le mec a dit non pardon, c'est bon, je savais pas. Et je me suis dit ça, je suis fière de ça. C'est quand même qu'on se bat pas pour rien parce que il y a 20 ans tout le monde aurait repris en cœur sans dire au mec qu'est-ce que tu es en train de
faire ? Ça va pas la tête. Et donc je me suis dit bah je suis fier de ça et au-delà de l'homophobie dans le foot, dans les champs, dans les stades et cetera, je pense qu'on doit se battre pour du sport inclusif parce que moi je croise beaucoup de de de parents d'enfit en situation du handicap. Par exemple, bah ils arrivent pas à avoir d'activité sportives parce qu'ils sont en situation de handicap. J'ai rencontré là la Fédération des centres LGBT. Il y a beaucoup de gens qui font du sport dans des clubs LGBT parce qu'ils disent "Bah nous on se sent pas on se sent pas des fois dans dans d'autres clubs." Donc il faut que tout le monde se sente à l'aise de faire du sport et puisse en faire sur tous les territoires, ce qui est encore un autre sujet. Et ça, on va se battre
là-dessus aussi. Merci à vous deux pour vos interventions. Merci. Merci beaucoup. Je le garde. Je le garde. Et ben, je vais aller ensuite à une autre table. Merci à vous trois. Euh je crois que Marine en fait tu viens avec moi. Exactement. Merci. Alors Marine, on parlait des territoires ultramarins, de la considération. Il y a des combats qui sont importants, notamment celui de Lilite qu'on va rencontrer là juste au comptoir. Lilite, c'est une militante antique lors d'éconne. C'est une militante aussi pour la visibilité des femmes dans ce combat. Ça a été tout le sens de votre marche que vous avez entamé pendant plus de 20 jours et je l'embrasse parce que je l'ai pas vu. Entre Saint-Brieux et Versailles ou Versailles Saint-Brieux en tout cas plus
de 20 jours, vous avez marché et vous avez aussi porté bien cette invisibilisation de la position et en tout cas de la situation des femmes dans le combat contre le clore d'écon. Vous le faites de votre place de diaspora, mais vous le faites aussi en solidarité avec les femmes qui sont touchées et qui ont été très très peu entendus par le gouvernement français et en réalité très très peu entendu aussi dans les modalités de réparation et elles le sont encore pas du tout actuellement et donc on a envie de vous entendre et de savoir en fait qu'est-ce que nous on vous doit parce que vous on vous doit tellement déjà dans votre combat mais qu'est-ce qu'on peut vous donner encore plus comme force comme audience mais aussi certainement comme engagement concret.
Alors merci. Alors ce qu'on nous doit en tant qu'ultramarin, je pense que c'est une réelle santé publique qui soit mise en place pour les pour les personnes ultramarines. Comme vous l'avez dit, oui, on est tué par le chlore déconne. C'est une pollution qui dure depuis très longtemps et en fait qui va durer plus de 4000 ans. Ce qu'on nous doit, c'est une dépollution de nos sols. Ce qu'on nous doit, c'est de pouvoir avoir une agriculture saine biologique qui nous permett de manger sainement. Ce qu'on nous doit, c'est de d'accompagner les hommes, les femmes et les enfants qui sont empoisonnés par le chlore déconne. Euh c'est quand même un produit qui reste qui est délétaire et qui détruit les eaux, qui détruit le sol, qui détruit tout l'écosystème. Et justement, je suis avec aussi mon binôme
André qui a marché avec moi cet été et il a aussi beaucoup beaucoup de choses à dire. Il reste énormément de choses à faire effectivement dans les territoires, la Martinique et la Guadeloupe particulièrement avec des problématiques liées au clor descones qui ont été épendues, répandues au pied des bananéis et du coup on a des sols contaminés certes, mais l'eau est contaminée et par le biais du ruissellement, on arrive à la mer, les poissons sont contaminés. Donc tout ce qui pourrait nous servir pour avoir une forme de d'autonomie ou d'autosuffisance alimentaire, on est incapable de l'avoir correctement. Tout est obligé de passer par la France et il y a une forme de captivité qui n'a plus lieu d'être. Il faut vraiment penser à
basculer dans le vrai siècle dans lequel nous sommes et ne pas rester enfermés dans un passé qui n'a pas lieu d'être. Et pour le coup, on se dit il y a des choses qui sont bien tombées. La charte sociale, ça commence déjà à réparer un certain nombre de choses, mais on attend encore l'application. mais avec quel budget, quel moyen pour pouvoir justement permettre que ces choses-là puissent être réparées. Donc il y a une histoire aussi de réparation qui est importante et que visiblement euh jusqu'à présent, je pense que la gauche peut porter ça, des réparations qui sont nécessaires justement pour que cette citoyenneté ne soit pas à deux vitesses, voir à quadruple vitesse puisque nous sommes vraiment la route de secours si on peut dire. Quand il s'agit des
élections, on arrive au dernier moment pour dire on fera la bascule sans doute où on est content de venir chez nous. Mais on aimerait bien que le regard qui soit porté sur les ultramarins, ce n'est pas uniquement parce qu'il y a des victoires, des belles courses et des combats qui sont gagnés sur l'État, mais nous sommes un apport substantiel à l'économie nationale, donc il y a pas de raison qu'on soit regardé différemment. Vas-y, vas-y. Et justement, si je peux rajouter aussi par rapport à tout ce que tu as dit André, quand on parle de santé publique, c'est aussi accompagner les malades réellement. Euh un rendez-vous au diéticien, c'est parce qu'il suffit à guérir du chlore déconne. On a besoin nous ici aussi de maison des malades pour accueillir les gens quand ils
viennent se faire soigner en hexagone. Il y a pas de de réel cordon sanitaire pour les personnes ici. Il y a très peu de lieux d'accueil. Il y en a six à ma connaissance et je remercie les femmes d'Amazon Paris qui portent le combat. Mais nous voilà, on a besoin de ça et ce que nous doit l'État, c'est comme dit André et on le dit avec diaspora solidaire, une réparation vraiment concrète, une réparation des corps, une réparation des cœurs des personnes, une réparation du mental aussi parce que vivre avec une épée de damoclè de la tête en se demandant si un jour on va développer un cancer pour de la monoculture, de la banane et de la canne à sucre, ça paraît indécent dans en 2026 de se dire qu'on en est encore à là. Donc voilà, arrêter aussi la monoculture, c'est un vrai combat pour nous.
Et je pense qu'on vous voit aussi des excuses. Donc je vais le dire parce que moi je j'ai découvert ce sujet quand je travaillais au Sénat. C'était mon premier boulot. Je bossais sur les question santé sociale pour les élus écolos et la chef pour qui je bossé qui était sénatrice de scène Saint-Ni d'ailleurs était la délégation Outreemire. Et donc on se met pour les écolos à suivre tous les sujets et je découvre le scandale du clore déconne où on comprend quand même que ces substances pour des raisons sanitaires parce que c'était dangereux on a fini par les interdire en hexagone mais que on a en fait liquidé tous les stocks en Outreem où c'est resté bien plus longtemps permis et ce qui a empoisonné vos sols tu l'as dit pour des milliers d'années. C'est scandale. J'étais il y a
c'était pendant les en 2024 je suis allée en Martinique en Guadeloupe et en Guyane. en Guadeloupe et en Martinique, j'ai vu à quel point le sujet était encore omniprésent et à quel point les élus sont démunis. D'ailleurs, Harry Rimel qui était l'avocat du clore d'écon à l'époque et maintenant le maire de point d'apre, il vient d'être réélu briamment au premier tour et d'adhérer chez chez les écologistes. Donc on est très fier de ça. On va pouvoir mener ce combat ensemble. En tout cas, on sera de votre côté et si je deviens président de la République, les excuses qu'on vous doit, elles vous seront données officiellement parce que c'est quand même assez scandaleux qui s'est passé. Et je dis aussi que j'ai rencontré Lilite, on se connaissait pas hein, dans un super colloque sur les cancers
pédiatriques avec voilà plein de parents de familles engagé en lutte pour avoir la vérité, la justice, la transparence et la protection des suivants quoi. Des trucs assez simples sur lequel devra l'État devrait s'engager. Et tu as tenu un plédoyer hyper vibrant. Tu disais "Mais vous avez sur la loi du plomb, vous avez 2 millions de signatures et nous qui a signé pour coup qui s'intéresse Tu te rappelles que tu étais très en colère et je suis allée de voir à la fin en disant mais je suis tellement d'accord, on va en parler, on va travailler et ce soir n'est qu'une étape. Donc je te dis à très vite Lile. Merci beaucoup. À très vite, merci beaucoup à vous deux. Je le micro. Exactement, c'est ta mission. Et alors Virginie Riot, alors oui, pardon. Alors, d'abord on va
parler aussi de biodiversité. Alors, avec exactement avec une vidéo Alain Bougin du Bourg qui et d'abord on le connaît par la LPO qui protège les oiseaux mais de protection des oiseaux. Exactement. Mais d'abord, mais c'est aussi la protection de l'ensemble de la biodiversité. Commencé par les oiseaux, les hérissons, les macarux et puis maintenant c'est toute la biodiversité. Exactement. Et alors moi, il y a un truc dans une dernière interview qui je me suis dit bon si celles et ceux qui sont les tenants de la croissance et du macronisme, ils écoutent pas trop l'avenir de la biodiversité, il y a peut-être un argument qui va les faire changer d'avis, c'est qu'il y a 60 % de l'économie mondiale qui dépend de la nature, de sa bonne santé. Donc en réalité, Macronist tenant de la de la
croissance et bien écoutez Alain parce qu'il a beaucoup de choses à vous apprendre. Bonjour à toutes, bonjour à tous. Tout d'abord, je dois rappeler que la LPO est à partisane à politique. Donc bah je suis là pour vous apporter le message de notre association singulièrement en matière de biodiversité. On fête cette année les 50 ans d'une loi fameuse, la loi de 1976 qui a permis de reconstruire un vivant qui était dans un état déplorable. À l'époque, il restait moins de 10 couples de gagognes blanches en France. Aujourd'hui, il y en a plus de 6500. À
l'époque, il restait 30 malheureux castors dans la vallée du Rô. Aujourd'hui, il y en a plus de 30000 et ils ont gagné quasiment le sud de la Bretagne ou l'Alsace. À l'époque, les faucons pèlerins agonisés, victime du DDT. Aujourd'hui, il nifient en plein Paris. Donc on a progressé. Donc ça démontre qu'on peut progresser encore. Sauf que depuis quelques années, il y a eu une stabilisation dans cette progression et même pire on voit un désengagement aussi bien en France qu'en Europe. Alors la recommandation de la LPO, elle est finalement elle assez simple. Nous vous demandons, nous vous
prions d'écouter la science. Elle est là pour nous éclairer et on a la chance d'avoir deux plateformes essentielles. Le GEC pour le climat et la IPBS pour la biodiversité. Ces plateformes sont passionnantes parce que non seulement elles font un état des lieux mais elles recommandent à l'exécutif des stratégies pour rétablir un équilibre sur cette fragile planète. Premièrement, on écoute la science. Deuxièmement, on écoute le droit et le droit ne pas ne doit pas reculer comme on le constate aujourd'hui où il y a des élus qui tout simplement maîprisent
publiquement des textes votés au parlement. Comment on peut s'accommoder du zéro artificialisation net ? On est en train de de perdre 20000 hectares chaque année et certains nous disent que ben non, on va continuer à dérouler le béton et l'asphalt. Alors nous on n'est pas rétrograde. On peut comprendre qu'il faut continuer de construire mais pas n'importe où, pas n'importe comment. Donc le droit et la science. Et puis euh la priorité, c'est évidemment une agriculture intensive avec son cortège chimique dont on connaît les effets pervers. Il faut en
finir avec ce système. C'est la recommandation de l'PO. Il faut retrouver des eaux buvables. C'est quand même la moindre des choses. Et puis euh Zane, je viens d'en parler mais je pourrais vous parler des on perd près euh de 20000 km par an de malgré tous les engagements. Et enfin et surtout parmi tant d'autres choses, il faut reconquérir des espaces à protéger. La protection forte en France n'est pas de niveau. On a un engagement au niveau européen qui est de 10 % minimum, on est à moins de 5 %. Il faut en finir avec
ça. Il faut en finir avec la capacité de d'avoir des activités préjudiciables à la biodiversité dans des réserves naturelles nationales. Les civels qui sont à l'agonie actuellement, qui figurent sur la liste rouge de lè on peut les pêcher dans une réserve naturelle nationale. Est-ce que on marche pas sur la tête ? Voilà, tant de choses à vous dire. Euh globalement pour conclure, je voudrais dire que la prise de conscience est avérée euh sur la question climatique, elle ne l'est pas du tout sur la biodiversité qui reste sur le bord du chemin. Il y a peut-être une explication euh pour le climat. On voit les effets de terre qui
s'accélère, qui s'intensifient pour la biodiversité. Est-ce que ça va changer notre quotidien s'il disparaisse l'out 4è, le vison d'Europe ou la tortue d'Herman ? Voilà, on a un regard égoïste utilitaire et c'est pour ça que on met prise le vivant qui nous entoure. Est-ce qu'on pourra vivre longtemps hors sol ? Voilà, merci de faire au maximum pour essayer de redonner du souffle au vivant. Alors avec Alain, on a parlé de la biodiversité et en fait en réalité on a une seule santé, celle de notre planète. Elle a aussi une incidence très concrète sur la santé des femmes souvent, mais aussi la santé des hommes sur les
questions de fertilité. Quand on a plus de pest pesticides dans notre agriculture, c'est aussi des effets sur la fertilité des couples et c'est important pour Marine mais c'est aussi important pour vous. Virginie Riot, vous avez fondé il y a en 2013, il me semble, le collectif MBAM. Oui. Et qui euh bien permet d'accompagner non seulement des familles qui sont concernées par l'infertilité euh dans leur parcours, mais aussi dans leur plaidoyer. Est-ce que vous pouvez nous en parler ? Et qu'est-ce que nous nous pouvons faire pour aller encore plus loin, pour vous accompagner ? tout donner de la parole aux personnes concernées, c'est important lorsqu'on parle de fertilité plutôt que d'avoir des injonctions martiales au réarmement démographique d'écouter les personnes
qui souhaitent avoir des enfants ou ne le souhaitent pas en tout cas celles et ceux qui ont envie de parler de fertilité en France. Bah je vous remercie. Alors vous avez oublié des gens c'est les bébés en fait parce que on fait des enfants, on fait des bébés pour l'avenir de l'humanité et on espère que l'avenir soit meilleur pour les bébés qu'on porte et qu'on va faire naître. Donc c'est vrai que nous notre thème c'est la la question de l'infertilité et malheureusement on constate bah qu'il y a une augmentation globale et mondiale de l'infertilité et que l'impact environnemental il est très important. On a du mal à l'évaluer scientifiquement parce que les chercheurs ont besoin de groupes témoins et de groupes qui ne soient plus enfin qui sont qu'on va pouvoir étudier. Sauf
que il y a plus de groupe témoins parce qu'on est tous épargné de la pollution. Non, on est tous pollués et les bébés naissent déjà préplués parce que il y a des bah par exemple les plastiques passent la barrière du placenta et on retrouve des plastiques dans le placenta des des enfants. qui a pour nous qui essayent qui voulons avoir des enfants et qui essayons d'en avoir et voilà, on on est confronté que ça soit l'infertilité masculine ou l'infertilité féminine à cette cette espèce de de vie un peu étrange où on sait qu'il faut qu'on change plein de choses et en même temps en face on la politique, le social, la manière dont on produit l'économie ne vont pas dans ce sens-là.
Ça tout va dans le sens de d'augmenter d'aggraver les difficultés. Alors qu'on est presque les témoins de la réalité, c'est que bah l'espèce humaine, elle est menacée par le tout ce qui impacte la fertilité et que il y a une seule planète, une seule espèce humaine et il faudrait qu'on en prenne beaucoup plus soin et c'est quelque chose qui est compliqué pour nous parce que on essaie d'avoir des enfants. En même temps, c'est on est dans une période où ce sujet n'est pas forcément très bien vu pour différentes raisons. Parce que justement, on nous dit on est trop sur la terre. Bah non, on n pas on n'est pas trop trop sur la terre parce qu'à un moment donné les courbes épidémologiques faisaient qu'on allait sur beaucoup
d'humains. Et là maintenant, les courbes sont en train de s'inverser parce qu'on fait moins d'enfants et les personnes qui veulent avoir des enfants ont des difficultés à en avoir. Donc nous ce qu'on attend des politiques, on attend beaucoup de choses en France. On est dans le dans le concernant la prise en charge médicale de l'AMP, on est dans le top 4 de au niveau européen. On est pris en charge à 100 %. Euh les femmes seules peuvent accéder à la MP, les couples de femmes. On peut faire des fivix, des insiminations, du don de gamette. Mais aujourd'hui en France, on transfère des embryons à des femmes qui ont fait des injections, qui sont passés au bloc pour qu'on aille chercher leurs ovosites. On leur transfère des des embryons qui n'ont pas de potentiel
implantatoire parce qu'en 2021, les parlementaires n'ont pas les parlementaires, le gouvernement n'a pas voulu ouvrir un peu plus et autoriser par exemple le diagnostic pré-implantatoire des embryons à neïdes. n'a pas voulu autoriser l'AMP postmem, n'a pas voulu moderniser en fait l'AMP en France. On est sur une AMP qui existe depuis les années 80, mais on est sur un système qui qui a besoin d'être modernisé, amélioré, qui a besoin de de permettre que les diagnostics se fassent mieux, que les thérapeutiques soient différentes. parce que il y a quelque chose qui est un peu fou, c'est qu'on est infertile. On prend des hormones, sauf que les hormones, on les relargue dans nos urine et donc on est dans dans
un espèce de cercle complètement fou où on pour essayer de faire des bébés, on doit prendre des hormones. Et l'action même cette action là, elle produit aussi des une problématique hormonale. Donc il y a vraiment pour nous une urgence de considérer que c'est voilà une seule santé, la fertilité, la santé environnementale et les politiques ont un grand rôle à jouer pour moderniser tout ça. pour les conditions de prise en charge, on s'est vu cet après-midi en rendez-vous parce que connaissais pas, on s'est contacté dans l'actualité récente et donc il faut savoir en Guyan par exemple, je fais le lien avec les territoires du Vutremer, il y a pas de de parcours possible. Donc c'est imaginez les gens, ils doivent venir quasiment un mois 2 mois à Paris en hexagone pour se faire suivre. C'est
c'est pas accessible à tout le monde. Faut prendre des congés, même parfois arrêter son travail. On sait aussi que il manque de don de gamette. Donc on en profite pour faire la pub. Oui, messieurs mesdames, donnez vos gamettes. Il manque aussi beaucoup de gamettes pour les personnes racisées où les listes d'attentes sont encore plus longues et il y a des endroits sur le territoire où les gens font tr heures de voiture où on 18 mois d'attente pour avoir accès au parcours. Donc on va se battre pour améliorer tout ça. OK. Merci. Et surtout on va en parler, c'est déjà pas mal pour lutter contre la solitude des personnes concernées. Merci beaucoup. Merci beaucoup. Merci. Merci. On va poursuivre et aller vers une autre table. une table si j'arrive à l'atteindre où ils sont installés, je
crois déjà assis en train de discuter, en train de manger. Alors, on va échanger. Voilà Marine, tu t'assois ici, je m'assois là. Ça nous fait une petite pause. Et alors, on va on va commencer par Marianne et Clément. Vous êtes les responsables des jeunes écologistes. Et alors moi j'ai un truc à vous dire, c'est que les jeunes écologistes, vous êtes peut-être alors je sais pas si vous le savez, donc les partis politiques ont l'habitude d'avoir des organisations de jeunesse et moi je trouve que vous êtes souvent plus intelligents que les organisations des partis eux-mêmes, notamment en regard de l'Union de la gauche et des écologistes. En fait, vous le faites vachement mieux que nous. Donc peut-être que ce qu'on vous doit, c'est vous laisser la place pour organiser la primaire. En tout cas,
qu'est-ce que vous avez envie de nous dire ? Euh peut-être bougez-vous, faites-le vraiment. euh aller le dire aux copains et puis aussi il y a la parole de de la jeunesse mais on n' pas envie de vous entendre que sur les politiques de jeunesse parce qu'en fait cette planète elle vous concerne et c'est vous allez l'habiter plus longtemps que nous. Donc c'est à vous aussi d'être au centre du jeu. Tout à fait. Est-ce qu'on m'entend bien ? Oui, je pense nous on est là effectivement pour parler de jeunesse, mais pas que parce que la jeunesse, c'est une génération qui a des loyers impossibles à payer. On sait que quasiment un étudiant sur qu a moins de 100 € pour vivre après avoir payé son loyer. C'est une jeunesse qui ne peut pas étudier parce que c'est trop cher,
parce que c'est trop sélectif. C'est une jeunesse qui aussi va vivre le réchauffement climatique pour la première, on est la première génération qui va vivre le réchauffement climatique pour de vrai, la dégradation des services publics. Alors que nous les jeunes, en fait, on est une génération comme les autres. C'est-à-dire que on étudie, on travaille, on s'engage pour notre société. Une société qui nous le rend pas forcément, une société qui nous dit "Bah, vous allez moins bien vivre que vos parents." Alors derrière ça, notre aspiration, elle est assez claire, assez simple. On veut une société durable, on veut une société juste. On veut une société stable qui pense à nous, qui pense aussi à ce qu'il y aura après ceux qui sont au pouvoir. Quand on regarde les politiques
actuelles à gauche, on y répond plutôt bien individuellement, mais on voit que sans union, on n'y arrive pas. Alors moi, j'ai pas vécu 2002, j'étais pas né, mais par contre je me souviens très bien de 2017, je me souviens très bien de 2022 et donc il y a une solution, c'est l'union et la primaire. Bah c'est vrai que la responsabilité de notre génération, elle est claire, c'est empêcher l'arrivée au pouvoir de l'extrême droite. Et pour ça, il y a une seule solution, ça on le sait et on le porte, c'est l'union de la gauche la plus large possible. Cette question là justement de l'Union de la gauche avec les jeunes écologistes, on la porte depuis longtemps et on la porte pour de vrai sur le terrain en créant vraiment du dialogue avec nos partenaires que ce soit justement les organisations
politiques mais aussi associatives ou encore syndicales qui elles aussi demandent l'arrivée en fait au pouvoir de la gauche. Notre génération n'a jamais pu faire une choix de cœur justement à ce second tour que ce soit en 2017 ou en 2022. Pour la majorité on a fait barrage. Il y en a marre. C'est aussi ça qui a fait s'éloigner des yeux. On aussi une bonne partie aussi bah de personnes de notre âge. Nous avec les jeunes écologiste, on va continuer à porter cette question là de la primaire parce que on le doit aussi pour des questions démocratiques. Faire la primaire, c'est aussi montrer que concrètement, on sait mettre en place un moyen démocratique justement de choisir qui va porter la voie de la gauche au sein de ces élections là. Il faut sortir justement de ce carcange
de quelqu'un qui arriverait comme ça à tomber du ciel et qui pourrait comme ça nous tous nous incarner d'un coup d'un seul. Le peuple de gauche a le droit de choisir. La jeunesse a le droit de choisir. Pour ça, faut pas mettre la jeunesse de côté. On doit pas juste se dire "On va faire à côté de la jeunesse ou la jeunesse va suivre." Il faut faire avec la jeunesse concrètement, lui donner droit à la parole que ce soit sur les questions justement jeunesse forcément mais comme tu disais Léa aussi sur les questions autres que ce soit climatique, environnemental ou encore sécuritaire. En bref, le droit à la parole à tout. Pour ça, nous on se tiendra évidemment au côté de Marine justement pour cette primaire mais on sera aussi à côté pour pouvoir faire en sorte pour pousser justement à avoir
quelque chose de plus large possible avec tous les partenaires associatifs et syndicaux. C'est très très clair comme méthode aussi. Euh alors Rania, tu vas prendre le micro. Alors Rania qui c'est un peu la famille et je sais et je sais que c'est important pour toi aussi ce mot famille parce qu'en fait tu as créé une famille politique qui défend les enfants placés, une famille politique qui les protège, qui leur donne la parole et c'est ça a été le sens de ton engagement, de ton premier engagement. tu l'as fait avec voilà tes combats, ta conviction, ta participation à tous les collectifs et maintenant tu le fais aussi avec ton écharpe de conseillère de Paris depuis le 22 mars dernier. C'est une immense fierté que tu puisses porter cet écharpe pour non seulement porter
ces sujets mais tous les autres sujets que tu as envie de porter parce que quand on rejoint la famille écologiste, en fait, on est bienvenu pour faire tout ce qu'on a envie de faire et mais d'abord qu'est-ce qu'on qu c'est ce qu'on peut faire pour porter justement cette question de la protection des enfants ? Tu étais à la fin de la trêve hivernale déjà avec ton écharpe sur le terrain pour empêcher que des enfants soient mis à la rue. Tu l'as fait très concrètement. On voit cette action mais qu'est-ce qu'on peut faire pour être véritablement à la hauteur ? Merci beaucoup. Bonsoir à tous. D'abord moi je suis ravie de rejoindre cette famille. Moi qui en ai peu eu dans dans ma vie donc c'est aussi l'honneur de ma vie. Et plus concrètement on doit protéger les enfants. Pour protéger les
enfants, il y a il y a un mot qui est très simple qui s'appelle le service public. Euh moi je le dis souvent que je suis l'enfant du service public, mais il y a beaucoup de petits frères et petites sœurs qu'on qu'on a laissé. Et puis j'ai envie de dire aussi à ces responsable de gauche qui aujourd'hui viennent nous dire que la gauche, elle est irréconciliable. Euh c'est peut-être vos qui le sont. La gauche, elle elle l'est pas d'abord. Ça c'est le premier élément que je voulais que que je voulais leur dire. Et puis plus concrètement, on n pas le temps. L'urgence est là, on doit protéger les enfants. En fait, la réalité, elle est très simple. c'est qu'un enfant est violé toutes les 3 minutes. Est-ce que ces enfants-là ont le temps d'attendre que les égos de tout
à chacun se se mettent en place ? La réponse est non. Plus concrètement, un enfant meurt sous les coups de ses parents tous les 5 jours. Les enfants, les anciens enfants placés à l'âge de 18 ans se retrouvent à la rue. Je pense qu'avec ces trois éléments-l et ben, je suis désolée, on n pas le temps. Et puis tous ceux qui viennent aujourd'hui de me dire "Moi, je je ne suis pas de cette gauche là". Bah écris un livre, écris un livre, fais des conférences et puis tu nous fous la paix. Et et franchement moi je et bien sûr d'abord on l'achètera pas et en fait ici c'est l'action c'est la vie de tous les jours en fait juste il faut se rendre compte et tu as raison de le dire. Moi mes sujets c'est d'abord les enfants mais pas que il y a aussi le service public l'importance de de le
garantir. Je ne serais jamais là s'il y avait pas eu ce service public. Et pour aller plus loin juste que ces hommes pardon mais c'est beaucoup d'hommes aujourd'hui en politique qui veulent pas de de cette union. En fait il faut juste leur dire qu'il y a des gamins qui mangent un seul repas et c'est souvent celui de la cantine. Donc qu'est-ce qu'on fait ? on se regarde et puis et si eux c'est des losers qui ont accepté l'idée qu'on soit plus au deuxième tour depuis quelques années, c'est leur problème. Mais moi je vais être très clair dès aujourd'hui si d'ici 1 an on n pas un candidat pour la gauche, le lendemain tous les responsables politiques à gauche, ils dégagent et il laissent la place à ma génération pour travailler. Parce que moi, je suis désolée, j'aime pas tout le monde. Je
suis au conseil de Paris. Est-ce que j'apprécie tout le monde ? La réponse est non. Pour autant, je m'assois. Mais mais la réponse en fait, on n'est pas en politique pour se faire des amis. On est en politique pour changer la vie des gens. Et si on n pas conscience de ça et ben on part et on et et en fait on la gauche doit revenir. C'est pas un mot juste comme ça en fait. La gauche elle elle défend la dignité des gens. Elle défend le service public. Elle défend à ce que les gens puissent juste vivre parce qu'en fait beaucoup de français aujourd'hui survivent et donc en fait c'est pas juste un mot unin comme ça. Donc au travail un un candidat ou une candidate pour ma part et puis il faut y aller il faut travailler et et puis de toute façon en vrai là on essaie de vous
le dire gentiment à un moment donné on va vous forcer. Merci beaucoup. Ou là là ! Ou là là ! Alors, je crois que ça serait pas mal en porte-parole aussi. Porte-parole de la nécessité de de l'Union de la gauche. On a une vidéo que vous allez pouvoir regarder. Alors, je monte là mais enfin je ne sais pas dans quel sens ce sera. Voilà, pour nous elle est là. C'est Nassurd Naidari qui est qui est le responsable président. Merci du cran. Le le CR c'est le conseil représentatif des associations noires et en fait il porte un plédoyer pour la représentativité des personnes noires. On l'a vu la question de la négrophobie, elle a bousculé juste après l'élection municipale. On a vu et bien une négrophobie sans limite être exposé dans
le débat public avec des fake news, la reprise sur les médias de Boloré et donc si on n pas des personnes qui défendent les personnes noires et qui luttent contre la négrophobie et bien je crois qu'on n'est pas à la bonne hauteur du combat qui est le nôtre et c'est la raison pour laquelle on avait très envie de l'écouter et je vais lui laisser la parole. Nassurdine Aidari, président du conseil représentatif des associations noires de France. Comme vous le savez, ces dernières semaines ont été très difficiles pour les populations noires de France. Ce que j'attends pour 2027, c'est que nous soyons à la hauteur de nos espérances et que plus jamais en France un maire ou une mer noire ne puisse être
comparé à un singe ou à une guan. Nous vivons malheureusement des moments très difficiles, mais ces moments très difficiles ont été emmenés, accompagné par des médias qui jour après jour nous ont tendu des pièges collectifs pour diviser et séparer la population française. Ce que nous voulons, c'est un large rassemblement. Ce que nous voulons, c'est faire revenir l'espoir et à travers les écologistes et l'ensemble de la gauche et Marine Tondelier travailler pour qu'enfin cet espoir renaisse. Oui,
nous dans les quartiers populaires, nous n'avons pas deux ou trois vies. Nos vies sont comme vous. Elles sont courtes et elles sont aussi précieuses. Alors, débrouillez-vous, débrouillez-vous et créer les conditions du rassemblement pour gagner l'élection présidentielle de 2027. Et ben je crois que avec cette exigeante exigence je crois qu'avec cette exigence hyper forte qu'on vient d'entendre, j'ai envie de me tourner vers toi Laura. Laura Slimali, tu es une ancienne adjointe écolo à Rouan. Tu es
une militante féministe. Tu as été porte-parole de la campagne de Benoît Amont. Peut-être que tu pourras me donner des conseils de porte-parola également. et et tu travailles pour la fondation des femmes dans les droits qui reculent. Il y a bien sûr la question des personnes racisées en France parce qu'on le voit le débat public est horrible mais il y a aussi la question du droit des femmes. Ce droit des femmes, il est il est menacé quand l'extrême droite arrive au pouvoir. On l'a vu en Italie avec Georgia Méloni. C'est pas parce qu'on a une femme présidente que les femmes sont défendues. On l'a vu en Hongrie avec Victor Orban où par ailleurs, ils ont jamais eu un plan de fertilité aussi important et la fertilité n'a jamais été aussi basse que depuis 1945 en Hongrie. vous dire que
quand on laisse la fertilité à l'extrême droite, ça se passe pas bien non plus. Et tu portes l'ambition d'une politique féministe. Alors, qu'est-ce que la primaire peut faire ? Qu'est-ce que une candidature, celle de Marine peut faire pour l'ensemble des droits des femmes ? En fait, ce que je voudrais peut-être commencer par dire, c'est que je trouve qu'il y a une forme de privilège aujourd'hui dans la posture qui consiste à se dire qu'on peut se permettre d'avoir une démultiplication de candidature à gauche en 2000 en 2027 parce que ceux qui aujourd'hui font cette stratégie, c'est pas ceux qui vont subir les conséquences d'avoir soit la reconduction de ce pouvoir macroniste,
soit ou autre ou de droite, soit l'arrivée du RN au pouvoir qui est quand même effectivement une vraie menace. Euh et donc oui, je pense que c'est une forme de privilège que de se permettre ce voilà cette division qui va mener forcément à une défaite collective parce que effectivement les femmes et c'est elles que j'ai envie de parler parce que c'est le le combat que je porte depuis des années que j'ai porté à la ville de Roman et et que je porte aussi aujourd'hui dans mon travail. Elle d'abord c'est certain et tu l'as dit en Hongrie et dans tous les pays où l'extrême droite a été au pouvoir, les droits des femmes ont reculé. On peut parler des États-Unis aussi, on peut parler de l'Argentine. Euh c'est c'est consubstantiel à leur matrice qui est celle de hiérarchiser les personnes
selon leur nature supposée euh et de leur attribuer voilà des caractéristiques et cetera et notamment une hiérarchisation entre les hommes et les femmes. Et donc même si aujourd'hui évidemment il se cache parce qu'il faut pas oublier que la population française elle se dit majoritairement féministe et ça c'est une chance et encore plus la jeune génération mais derrière et on voit bien tout ce qui se passe en ce moment sur les réseaux sociaux et ailleurs. Il y a une vraie stratégie de reprise en main justement de cette société qui devient de plus en plus égalitaire et qui les dérange beaucoup et contre laquelle évidemment ils vont se battre. Et puis je pense aussi à toutes ces femmes étrangères en France ou à ces femmes racisées, à ces femmes musulmanes qui subissent déjà beaucoup
de racisme et qui demain risque de subir une forme de racisme d'état à exacerbé avec bah voilà en étant privé de l'accès aux droits sociaux, de l'accès à une protection quand elles ont été victimes de violence, de l'accès à la santé pour se reconstruire si elles ont été victimes d'excision par exemple. Et voilà, ça c'est des quat très concrets qui demain vont se poser avec aussi tous les enfants qui sont dans ces familles parce queil faut pas oublier que aujourd'hui les les les familles monoparentales, quand on dit famille monoparentale, on parle à 85 % de femmes seules avec enfant. Euh et donc pour celles qui sont étrangères, ben ça sera aussi moins de droit pour leurs enfants, pour leur famille et pour ell et et voilà. et et une vie qui va être qui va des vies en tout cas qui vont être
brisées et ça moi je peux pas l'entendre et je peux pas entendre qu'on mette ces vieslà dans la balance avec les égos de de certains qui ne veut pas veulent pas à un moment donné essayer à minima essayer de se rassembler et de rendre autre chose possible. Et puis l'autre truc que que je voudrais dire c'est que en plus on peut pas non plus se permettre de se maintenir dans la situation actuelle. Euh il y a enfin là je regardais juste avant euh entre le 28 mars et le 31 mars, il y a eu quatre il y a eu cinq féminicides en France. C'estàd que c'est plus d'un par jour. Euh et donc c'est Olivia, Delphine et trois autres femmes dont on connaît pas le nom, elles ont perdu la vie parce que on n pas mis les moyens que ça soit sur le plan financier, que ça soit sur le
plan politique institutionnel pour juste leur permettre de vivre en fait et de et de se et de quitter une situation de violence dans laquelle elles étaient. Et en fait, on n pas le droit de voilà, on n pas le droit de laisser de côté ces enjeux. On n pas le droit de nous, on n pas le temps ni le luxe. Et c'est ce que disait bah la la copine juste avant qui parlait des enfants placés. Bah c'est pareil en fait les femmes, les femmes victimes de violence et toutes les femmes. On n pas on peut pas se payer le luxe d'attendre de voilà d'avoir un un pouvoir peut-être dans 5 ans, peut-être dans 7 ans, peut-être on sait pas quand en fait. C'est maintenant en fait, c'est maintenant on a cette possibilité-là et il faut la il faut absolument la saisir quoi. Donc euh voilà, c'est ça que j'ai
envie de de dire ce soir et c'est pour ça que ouais, il faut cette il faut s'être primaire. Et peut-être si j'ai juste une minute pour dire un autre truc. On a beaucoup parlé ces derniers temps de du racisme qu'on subit des des maires noires élus suite à cette élection élu justement et on a on a besoin de se réjouir et on doit se réjouir que enfin il y a un peu plus de représentativité parmi les les maires de France notamment dans des quartiers où cette représentativité pour le coup cette diversité cette représentativité elle est là dans la population et elle était pas dans les mairies et par contre on parle assez peu du fait qu'il y a beaucoup moins de femmes qui sont mères de grandes villes après cette élection en France. Et moi ça m'inquiète. Il y a beaucoup aussi d'élus qui comme moi
décident de quitter la politique parce que c'est un monde qui en tout cas en ce qui me concerne et je pense que ça concerne aussi les femmes dans le monde politique aujourd'hui. C'est un monde qui est de plus en plus violent, qui est de plus d'en plus polarisé, dans lequel même à gauche l'objectif aujourd'hui c'est de se distinguer de l'autre voir bah de s'opposer à l'autre en fait. et et je pense que cette violence, elle s'abat plus violemment sur les femmes euh parce que ces violences ça existent, elles existent dans le monde politique, elles structure le débat politique et que les femmes elles sont aussi en tout cas moi je m' je parce que de la manière dont on a été socialisé, ces violences-là, elles elles sont euh elles sont pas moi en tout cas je les je les
refuse en fait et je veux pas les accepter dans ma vie politique en plus que dans l'ensemble de ma vie et dans la vie quotidienne. Et je pense que cette politique, la primaire, ça peut être aussi un acte de réconciliation, de rassemblement, de faire un peu de la politique autrement et de se dire en fait on est dans le même camp, on veut voilà, on veut un monde qui soit plus juste, un monde qui soit vivant, qui reste vivant et dans lequel on s'occupe des gens et et ça bah ça devrait nous rassembler et ça pourrait aussi peut-être amener des femmes et plein de monde à la politique parce que en fait on en a un petit peu marre de voilà cette violence dans le débat politique aujourd'hui. Merci. On en a marre mais on a de l'espoir. Mais on a plein d'espoir sinon on serait pas là.
Exactement. Marine, c'est à toi de de prendre la parole désormais et peut-être que on va inviter toutes celles et ceux qui sont dans ce bar de pouvoir nous rejoindre. Alors non, attendez, on m'a dit on me dit qu'il y a une dernière vidéo. Ouais, il y a une vidéo. Et ben oui, bien sûr. Bien sûr. Alors voilà, une dernière vidéo. C'est c'est Amine. C'est Amine. Et ben écoutez, ben pour moi c'est important de me lever pour que pour la vidéo d'Aine. Oui. D'Amine Kessassi. Donc Amine Kessassi. Beaucoup ont entendu tragiquement l'histoire de sa famille, se connaissent peut-être son
visage et son nom. C'est un nouvel élu écologiste. Il a failli devenir député européen, député et là, je crois qu'on est très très fier qu'il porte les charpes dans la ville de Marseille pour porter ses combats, celle de la lutte contre le narcotrafic, de la justice pour l'ensemble des familles et je suis très très heureuse queon puisse aussi faire entendre sa voix. Je me lève parce qu'en fait c'est aussi quelqu'un pour lequel nous devons un une personne pour laquelle nous devons énormément de respect. La République lui doit beaucoup, les écologistes lui doivent beaucoup et je suis très heureuse qu'il puisse conclure cette première série de prises de parole. La sécurité est un sujet dont beaucoup veulent parler, dont beaucoup de
politiques veulent se saisir, que la droite essaie d'instrumentaliser, que l'exemple droite essaie de faire peur, de faire peur aux gens pour justement gagner des élections sur l'insécurité. Et face à cela, nous la gauche, les écologistes, on devrait avoir une réponse forte, une réponse une parce que il y a des gens aujourd'hui qui dépendent de ça. Des gens aujourd'hui qui dans les quartiers populaires voient leurs enfants, leurs proches, leurs frères tomber sous les balles parce que ce pays s'est endormi, endormi face à une vague brune et aujourd'hui il se réveille et ce pays est envahi. Envahi partout par les ravages du narcotrafic, partout par ses enjeux d'insécurité. Et pour cela, il va falloir que la gauche se ressaisisse, se ressaisisse de ces sujets de sécurité. que nous n'ayons pas
peur d'affirmer qu'en pied d'immeuble dans les cités, il faut faire de la prévention, il faut faire de la médiation, il faut de la justice sociale, il faut de la justice. et que par contre au sommet du spectre du grand banditisme, chez ceux qui sont à Dubaï, aux Émirats Arabes Unis, en Thaïlande, ces personnes, il va falloir faire preuve de la plus grande fermeté, de la plus grande répression parce que ces personnes sont celles et ceux qui commanditent les meurtres, sont celles et ceux qui depuis l'étranger vivent très bien des milliards queraineent le narcotrafic et donc pour ça, on a besoin d'avoir des actions de justice sociale, des actions de médiation, des actions de prévention. On a besoin d'avoir le retour des services publics. On a besoin d'avoir des politiques de transport. On
a besoin de réparer ce qui est cassé. Et pour réparer ce qui est cassé, on a besoin d'allier la justice sociale et la sécurité. Et il faut que nous à gauche et les écologistes, nous n'ayons pas peur. Pas peur de prononcer ces mots de sécurité, pas peur de travailler avec la police, pas peur de prener le retour de la police de la police de proximité parce que nous n'avons aucune et je dis bien aucune leçon de morale à recevoir de celles et ceux qui sont les amis de Nicolas Sarkozy qui a détruit la police de proximité, qui est celui qui a conduit la situation que nous connaissons aujourd'hui dans nos quartiers. Enfin, en bref, il faut agir. Il faut agir sérieusement. Il faut agir vite. Les vies humaines dépendent de cette action. Et pour l'élection présidentielle, je serai au côté de
celles et ceux qui prendront la parole sur ces sujets, de celles et ceux qui auront des réponses, des réponses sérieuses, des réponses faites avec les gens en matière de sécurité parce qu'il y a un grand enjeu, un grand enjeu d'action, d'action immédiate. Et donc je veux vous dire merci. Merci pour votre engagement, merci pour vos travaux ce soir et travaillez bien. Et bien merci beaucoup Amine. Merci à toutes et celles et ceux qui ont participé à cette belle soirée. C'est intéressant ou pas ? Tout à fait. Voilà. Alors cette soirée, elle s'appelle Ce que nous vous devons. Donc on a entendu plein de gens qui disent "Vous nous devez c, vous nous devez ça". Et vous avez parfaitement raison et on aurait pu en entendre des centaines de plus, des milliers de plus parce que il y a dans
ce pays des personnes qui parce qu'elle vote pour nous ou parce queon se bat pour elle attendre une seule chose c'est qu'on soit à la hauteur en 2027. Est-ce que c'est bien parti ? Alors là, on a le côté optimiste de la salle. Je vous dirais pas vraiment. Je pense qu'il faut quand même qu'on se dise que c'est dur en ce moment. Alors vous vous êtes à Villepte, vous venez de gagner la ville, vous êtes à fond, super pour vous. Mais la réalité c'est que quand on voit ce qui se passe dans le monde, quand tu vois ce qui se passe en France, quand on voit ce qui se passe dans la gauche, quel enfer quoi ? Quel enfer ! Est-ce qu'on va se résigner ? Ça c'est bien mal de nous connaître. Donc on a un plan et avant de vous parler de la méthode, moi j'en peux plus de la gauche qui parle de la gauche à la
gauche toute la journée. On a l'impression qu'on doit parler que de méthode tout le temps. Je vais d'abord vous parler des idées de ce qu'on va faire parce que dans ce pays, on n'en peut plus du mépris. Du mépris. Moi, c'est ça que je ressens depuis que Macron est au pouvoir. Et petite confidence, je le sentais aussi avant. Je viens d'un territoire où le jour de ma naissance, j'avais déjà 5 ans d'espérance de vie de moins qu'un Parisien juste parce que j'étais né là. Voilà. Et et c'est vrai que ce le parisien, l'élitise, il y a un truc qu'on sent quand même dans ce pays qui est méprisant, il faut le dire. Et donc nous, au mépris de ces dirigeants, vint leur opposer de l'empathie, de l'insympathie. Et euh je pense que c'est l'état d'esprit qu'attendent les Français qui habitent sur des
territoires qui se sentent méprisés, qui se sentent parfois seuls eux-mêmes. Euh des enfants, on dit parfois la société elle est abîmée, mais derrière beaucoup d'adultes abîmés, il y a des enfants qui ont été maltraités. En fait, euh il y a des chiffres terribles qui ont été donnés. On va en donner un autre, c'est que un enfant sur deux qui relève de l'azux, donc c'est déjà des enfants qu'on a mis à l'aide sociale à l'enfance pour les protéger parce qu'ils avaient besoin d'être protéger et un enfant sur deux dans la et victime de maltrés au sein de la ZU par l'institution qui était censée la protéger. Voilà. Et donc quand j'entends les politiques dire oui, on va retirer les allocations familiales au aux parents voilà dont les enfants sont délinquants parce que ça veut dire
qu'ils s'en occupent pas bien. Moi je me rappelle avoir dit un jour à Gabriel Atal qui était dans son bureau de premier ministre qui recevait les forces politiques en prenant ses fonctions. J'avais dit "Mais alors vous vous êtes en charge de la Zu dis donc il va plus vous rester beaucoup sur votre compte quand on va vous reprendre tout ce que vous devez parce que vous vous occupez mal enfants si on suit votre théorie." Je me rappelle d'en avoir parlé avec Amine Kessassi aussi. Amine me disait "Moi typiquement j'ai un frère qui a déconné. Ma mère, elle appelait la police en disant "Mon fils Brahimi, il est là-bas, vous allez le chercher. Il est tombé dans la drogue." Et la police dit "Ben non, on va pas aller chercher votre fils comme ça." Et donc elle
disait "Faites quelque chose, mon fils." Et typiquement la maman d'Amine, si on lui avait repris les allocations familiales, bah est-ce que Amine aurait pu faire des études de droit pour être avocat ? Est-ce que son deuxième fils aurait vou pu être aspiré être policier ? Est-ce que sa fille serait militaire dans l'armée ? Je ne pense pas. Mais mais lui, il me dit, "Tu vois, moi je suis l'exemple du fait que j'aurais été puni par un état qui stigmatisait toute la famille alors que l'un d'entre nous, voilà, avait déconné." Mais avait déconné. Peut-être que c'est plus facile de déconner. On a plus de de chance, de risque de déconner quand on est né et quand on vit dans ce quartier abandonner la République queon en est dans les beaux quartiers comme beaucoup de gens
qui nous gouvernent. Donc ça, on va se battre là-dessus. Donc solitude, enfance, territoire méprisé de la République, c'est des combats qu'on va mener et puis plus largement voilà, on veut une primaire, je vais en parler mais on veut pas une primaire pour vouloir une primaire. On veut y porter des idées forts. Moi aussi j'ai un cap et moi aussi il est très très clair. Et ce cap c'est l'écologie. C'est l'écologie parce qu'on a besoin d'une politique féministe. Laur Slimani l'a dit, une politique féministe du vivant. C'estàd que vous savez, on dit parfois le Front populaire, on a fait le Front populaire mais le Front populaire c'est aussi un front des mèes. Voilà. Et quand je dis en front des maes, je parle pas que des mères biologiques, je parle de toutes celles et ceux qui prennent soin
du vivant. Alors, il y a des mamans, il y a des papas aussi. Euh que qu'il soit parent biologique ou pas n'est pas le sujet. Il y a des gens qui élèvent des enfants. Il y a des gens qui prennent soin des enfants, qui travaillent dans l'éducation, qui travaillent dans le soin, dans la santé, qui prennent soin de nos aînés aussi, qui travaillent dans les hôpitaux. Tous ces gens se pour moi, ils participent au Front des mèes. Et puis il y a aussi les gens qui prennent soin du vivant. On a vu monsieur Bougin Dubourg. Je je connais des bénévoles qui du soir au matin s'occupent d'animaux domestiques, s'occupent de la faune, s'occupe de la flore, s'occupe des écosystèmes, s'occupe du fait que la vie reste possible sur cette planète. Et la politique féministe du vivant, c'est
aussi dire "Lâchez-nous la graple avec les leçons de réarmement démographique." Je n'en peux plus de voir parfois des émissions avec des vieux mecs en gros qui nous expliquent des leçons de démographie en expliquant en creux parce que c'est toujours très culpabilisant pour les femmes qu'en fait s'il y avait une guerre on la perdrait. C'est à cause des femmes. Si le système des retraites s'effondre, c'est à cause des femmes qui veulent pas d'enfants. Et on n'écoute jamais une femme expliquer bah pourquoi elle en veut pas peut-être peut-être pourquoi elle en a pas. Et en fait la réalité c'est j'ai d'ailleurs il y a un un monsieur des grandes gueules là vous avez entendu dit oui Marine Tondolier elle se plaint qu'elle arrive pas à avoir d'enfant en même temps elle essaie
à 39 ans c'est normal que ça marche pas elle aurait dû s'y prendre plus tôt merci merci donc déjà ben j'en avais déjà un qui avait 7 ans et en plus c'est méconnaître la situation pourquoi les femmes font des enfants de plus en plus tard parce que l'entrée dans la vie active n'a jamais été aussi dure. Je vous parlais de solitude la tranche d'âge qui se sent le plus seul ce sont les 25 39 ans. Et pourquoi à votre avis ? Moi, mes parents m'ont eu à 24 ans. Ils travaillaient, ils avaient une maison dans laquelle on habite encore. Ils étaient installés. Aujourd'hui, je sais pas combien de jeunes à cet âge là sont installés. Il y a beaucoup de gens qui aimeraient des enfants qui disent "Mais comment je vais les loger ?" Il y a chez les personnes qui gagnent le SMIC
ou moins, chez les personnes qui gagnent le SMIC ou moins, il y en a 42 % qui sautent régulièrement des repas pour des raisons financières, 53 % qui réduisent les récions alimentaires. Vous pensez que dans ces cas-là, c'est instinctif de dire "Mais bien sûr, je vais faire un enfant Évidemment que plein de gens se posent la question, certains se la posent pas et et étant moi je juge pas ça, je dis juste que s'il y a des gens qui veulent pas d'enfance, c'est aussi pour ça qui ont peur de pas y arriver. Il y a aussi le fait que on sait que ces enfants-là, ils vont pas être bien traités par la société. Il y a 35 enfants qui sont morts dans la rue en France en 2024. En août 2025, il y avait plus de 2000 enfants qui dormaient dans la rue malgré les appels au 115. Et dans
ces 2000 enfants, on compte même pas ceux qui dorment dans leur voiture. Ils sont pas considérés comme à la rue. Et on ne compte pas non plus les mineurs étrangers isolés. Vous imaginez comment ce pays prend soin de ses enfants. Vous regardez la télé ce qui se passe dans le monde, vous regardez ce qui se passe sur le climat, sur la biodiversité, sur l'eau potable, sur la santé environnementale, sur la prise en charge de la santé mentale des jeunes. Vous vous dites en fait bah si j'ai un enfant en situation de handicap, il pourra pas aller à l'école. J'aurai pas de structure pour s'en occuper. Si j'ai un enfant qui a des soucis de santé mentale, il pourra pas être pris en charge sur mon territoire. Bien sûr qu'on se pose des questions et puis après, il y a tous les sujets
d'infertilité que vous connaissez qui sont aussi pas seulement mais aussi liés à la santé environnementale et donc des problèmes, il n'y a que ça. Et donc la politique féministe du vivant, c'est se dire qu'est-ce qui marche à la fin ? Ça a été dit tout à l'heure dans les pays qui ont des politiques réactionnaires, en fait les la natalité, elle chute encore plus. Vous limitez le le droit à l'avortement, vous dites "Allez, vous perrez moins d'impôts." Si vous faites des enfants, c'est pas ça qui marche. Ce qui marche, c'est l'égalité. Si vous dites "Dans mon couple, il y aura l'égalité." Si vous dites au travail je serai pas discriminé, si vous vous dites cet enfant il vivra bien dans une planète où on prendra soin de lui, alors là je dis pas que toutes les femmes vont
dire alors là du coup je fais des enfants. Mais elles feront ce qu'elles veulent et elles seront libres ce qu'elles veulent en faire d'en faire parce qu'elles se sentiront en confiance. Et c'est ça notre travail et c'est toute la différence entre notre projet écologiste et le projet de celles et ceux qui veulent toute la journée nous culpabiliser. Est-ce que ça vous va ? Voilà. Et puis parce que je suis persuadée qu'il faut remettre de de la joie, de l'espoir, de l'enthousiasme, de l'émancipation, je vais vous parler aussi de prospérité écologiste. La maman de la mère fait son apparition. Elle est toujours très discrète, très discrète. Donc on va vous parler de prospérité écologique. Justement, vous arrivez à ce moment-là comme par hasard, la prospérité écologique, qu'est-ce que ça
veut dire ? On me dit souvent madame Tolelier, est-ce que vous croyez dans la décroissance, dans la post-croissance, dans la frugalité, dans la sobriété, dans la croissance ? Moi tous ces mots me vont, mais on va se le dire et on se le dit depuis ville peinte. Il y a plein de gens quand on leur dit "Tu veux la décroissance, la post-croissance ?" "Attends, mais moi j'ai déjà pas beaucoup, tu me parles de sobriété, j'ai l'impression que je suis déjà très sobre." Et donc, il y a un truc un peu qui donne pas envie quoi. Enfin, on se projette pas forcément tout le monde dans cette notion. Et donc nous, on cherchait un mot qui remplace ça et qui donne envie. On a trouvé le mot de prospérité écologique parce que non, l'écologie c'est pas triste. Et donc on est en train de travailler à ça.
C'est-à-dire que quand on parle de prospérité écologique, ça soutend un modèle économique, ça soutend un ça ça soutend un modèle de protection sociale. Nous, on veut une sécurité sociale écologique, on veut une sécurité sociale alimentaire et puis ça soutend la notion de bien-être, de bonheur sur laquelle on doit travailler aussi. Je peux pas vous faire tout le programme ce soir en plus parce qu'il est en construction mais vous pouvez aller vous pouvez aller sur projet.fr, frfr. Vous avez déjà 500 propositions que vous pouvez chacune aimer, ne pas aimer. Vous avez le droit aussi, c'est la démocratie. Vous pouvez les amender, les commenter, faire d'autres propositions et vous avez tout le mois d'avril pour le faire parce qu'après en mai, on va faire la synthèse. Donc venez chacun sur vos
codes, chacun sur vos envies, ce que vous connaissez, ce que vous maîtrisez, votre expertise quotidienne, vous exprimez, on va prendre tout ça en compte et puis on est en train de préparer des livrés de doctrines sur l'international, sur l'état de droit, sur le numérique, sur les territoires. Mais président de la République, tout ça va sortir régulièrement. Donc oui, on a des idées et alors pour les gens que j'entends dire g les gens qui veulent faire la primaire, ils n'ont pas d'idée pour qu'on travaille pas sur le programme, bah excusez-moi, nous chez les écologistes, on travaille donc vous je sais pas ce que vous faites mais nous chez les écologistes, on travaille et c'est pas vrai que ça va nous prendre beaucoup de temps, que ça va être impossible de se mettre d'accord. Vous
savez quoi ? Les gauches sont peut-être irréconciliables, on en reparlera. Certains ont décidé de l'être. En tout cas, les chefs surtout, mais les électeurs eux, ils sont d'accord. Vous faites un sondage chez les électeurs communistes, chez les électeurs insoumis, chez les électeurs écologistes, les électeurs socialistes. C'est les mêmes sujets qui vont revenir. Peut-être pas dans le même ordre, mais enfin, on est tous d'accord pour dire qu'on veut des services publics, qu'on veut de l'école, qu'on veut de la santé, qu'on veut du respect, qu'on veut le respect du droit international et en finir avec les doubles standards, qu'on veut voilà la protection de l'environnement, qu'on veut la protection de nos enfants, qu'on veut un plan contre la solitude. Il y a des gens
qui vont pas être d'accord là-dessus mais s'ils sont pas d'accord, ils viennent me voir, je leur expliquerai pourquoi il faut faire ça. Donc il y a chez les électeurs de gauche et écologistes Il y a chez les électeurs de gauche et écologiste une convergence des buts des buts et ça ça existe. On va partir de là ensuite. Ah ben madame est d'accord. Elle converge déjà madame au fond du baréo. En vélo. Elle converge à vélo. C'est parfait. Elle a compris. Alors ce que nous vous devons, c'est aussi un manifeste pour la primaire. Pourquoi ? parce que ça fait deux fois deux fois que la gauche n'est pas présente au deuxème tour de la présidentielle. C'est pas juste qu'on perd, c'est qu'on n'est même pas là au 2e tour pour que l'un d'entre nous puisse porter nos couleurs
et puisse peut-être gagner pour qu'on puisse avoir un bulletin de vote à mettre dans l'urne. Alors euh moi j'en ai marre qu'on dise la gauche est responsable parce que les électeurs de gauche ils sont très responsables. Les électeurs même quand on a fait n'importe quoi au premier tour et que du coup personne d'entre nous n'est au deuxième ils vont quand même voter nos électeurs. Nos électeurs c'est pas un problème, c'est une boussole. Il nous montre comment il faut faire. Et donc, j'entends certains dire qu'ils veulent pas leur faire confiance pour choisir le meilleur candidat. Bah pourquoi ? Alors, il y a des gens qui veulent être à l'Élysée, ils veulent faire la 6e République, mais ils veulent surtout pas que ce soit des électeurs qui décident, des électeurs de notre
camp, qui est la personne la mieux placée pour les représenter la présidentielle et qui nous emmènera au deuxème tour parce que si nous nous rassemblons, peut-être qu'il y en aura qu'une, peut-être qu'il y en aura deux. À deux, ça peut marcher aussi parce que les gens diront "Bah moi, je vais aller sur celui qui représente tous les autres, celui qui a décidé d'être tout seul. il est tout seul, on a compris, c'est pas du respect pour nous, c'est pas du respect pour nos causes et c'est pas du respect pour nos valeurs. C'est peut-être des gens d'ailleurs ceux qui veulent rester tout seul qui ne souffriront pas en première ligne si l'extrême droite arrive au pouvoir. Mais pour tous les autres, nous on va se battre. Et donc oui, il faut une seule candidature. Je pense qu'il faut qu'on
ait le courage de la confiance. Et on peut pas dire je suis pour la 6e République mais le renouveau démocratique va commencer quand j'aurai mes fesses sur le fauteuil confortable de l'Élysée. Cette méthode, cette démocratie, cette confiance, elle doit se montrer avant. Les gens, ils nous font plus confiance dire "Bah la gauche, il y a ce qu'ils disent et il y a ce qu'ils font." On doit leur montrer que notre transformation, elle est en cours. On doit leur prouver par ces méthodesl. J'avais noté aussi le fait, alors attendez, c'est pas la bonne fiche. Hop hop. Je voulais vous parler des gauches irréconciliables aussi parce que ce concept, on l'a beaucoup entendu he dans l'histoire politique mais dans l'histoire politique contemporaine, est-ce que vous savez qui remet sur la
table le concept de gauche irréconciliable ? Emmanuel Vals. Il remet dans l'histoire contemporaine l'histoire sur la table. Alors, il était effectivement pas réconciliable avec la gauche, mais il s'est bien réconcilié avec la droite. Donc, ça montre déjà d'où vient le problème. Et à l'époque, quand il parlait de gauche irréconciliable, il parlait de Mélenchon et Mélenchon a repris ce concept au vol. Il se l' réapproprié en disant "Oui, moi aussi je suis réconciliable avec eux, c'est très bien." Et donc, il répétait, "On est inconciliable, on est réconciliable." Et je pense que ça produit au pire ça produit par exemple Jean-Luc Mélenchon à produire des positions bancales sur l'international à faire des jeux de mots sur des non juif pour dire après provoquer un scandale.
Les gens disent "Ah on veut pas bosser avec lui." Il dit "Bah moi tant mieux, je voulais pas bosser avec vous." Et il y a comme ça une dialectique qui s'installe où le ton monte, où les mots montent et il y a des des gestes et des actes irrémédiables qui sont posés. Le problème de gauche irréconciliabl et de ce concept c'est que ça consiste en fait à miner un champ de bataille. Ça existe dans les conflits. Vous minez le champ de bataille et le problème quand vous faites ça, c'est que même si un jour la guerre se termine, les mines restent. Les mines restent. Et donc il y a un côté irréversible dans ce qui est en train de se mettre en place. Et je pense que notre rôle est de le démontrer et encore une fois les chefs ont peut-être décidé d'être irréconciliables, mais les
électeurs, les électrices ne le sont pas. Et je rappelle à ces messieurs car oui, ça a été dit, ce sont souvent des messieurs que les électeurs qui ont voté pour Yannick Jadu en 2019, ce sont les mêmes qui ont voté pour Jean-Luc Mélenchon en 2022 et sont les mêmes qui ont voté pour Raphaël Guxman en 2024. Pas tous, mais en partie. C'est les électeurs qui veulent juste qu'on gagne, qui disent "Attendez, moi, j'ai même pas le temps de comprendre les détails, j'ai un avis sur la question, mais entre vous tous réunis ou séparés et l'extrême droite ou entre vous tous réuni séparé et Édouard Philippe, je préférais quand même que ce soit nous." Et ces gens-là, ont leur doit de trouver une solution. En l'occurrence, la primaire a le mérite d'être une solution démocratique et qui
vous fera confiance. Que je ne supporte plus. Applaudissez la primaire. C'est très bien. La primaire. Après le bébé miracle, on va faire une primaire miracle, vous allez voir. Mais il y a quand même un truc incroyable, c'est que tous les gens qui disent pas de primaire, pas de primaire, vous les avez entendu faire le début d'une proposition de comment on pourrait faire autrement ? Non. Non. Alors moi j'entends tout le monde à droite dit il faudra une seule candidature. La droite a bien compris hein. Au 2ème tour de la présidentielle de 2027, il y aura Marine Le Pen ou Jordan Bardella ou celui des deux qui sera pas en prison. Et comme au deuxième tour il y a que deux places, il restera une seule place. Et cette autre place, elle ira à qui ? Elle ira au camp qui
aura été le plus rassemblée. Et c'est pas parti pour être nous. C'est pas foutu mais c'est maintenant que ça se joue. Et donc celles et ceux qui ont décidé là maintenant de se donner en spectacle pendant 3 mois pour régler leur compte interne qui dure depuis 10 ans, je suis pas sûr que ce soit le bon moment. Je suis pas sûr que ce soit une marque de respect. Pour moi, c'est de la condescendance envers toutes les causes qu'on porte et on ne va pas se laisser faire. Alors euh dans ce petit guide, hop, je reprends mes notes. Il y a euh tout ce que je vous ai euh euh expliqué, mais ce que je voulais vous dire, c'est que cet acte de confiance, cette primaire qui incarne une nouvelle méthode de gouvernement pour la France devra aussi parler des idées. Je vous ai
parlé de celles que moi je comptais bien porter et je vais finir par une chose très très simple et très très claire. Vous allez voir que quand on a décidé d'être simple et d'être clair, c'est très facile. Moi, je suis candidate à la présidentielle. J'ai été désigné à plus de 86 % pour par mon parti politique, les écologistes. Je suis candidate à la présidentielle et j'ai dit que cette candidature s'inscrirait dans dans le cadre d'une primaire et je ne dérogerai pas de ça parce que c'est ce que nous vous devons. Les choses sont simples, soit je la gagne et j'en serai honoré et je mettrai toutes mes forces dans la bataille et que ces messieurs ne s'imaginent pas parce que j'attendrai un enfant que ce serait plus compliqué. Tout d'un coup, je me dire mais je vais
plutôt rester chez moi finalement abandonner toutes mes causes, je serai là jusqu'au bout, n'est-ce pas mesdames ? Voilà, elles sont d'accord et les hommes applaudissent aussi dans la salle. Donc si je gagne, j'en serai honoré. Je mettrai toutes les forces dans la bataille. Cette bataille qui s'annonce comme la plus importante et la plus difficile de notre vie, j'en ai bien conscience et j'y suis prête. Si je ne gagne pas, ben les choses sont simples. Dans la minute qui suit, je soutiendrai la personne qui aura remporté cette primaire. Et pourquoi ? parce que les électeurs de gauche et écologistes l'auront choisi et donc cette personne sera légitime. Moi, est-ce que vous pensez que j'ai envie de soutenir François Hollande dans la présidentielle ? Non, je vous le dis
comme ça, c'est non. Si François Hollande gagne la primaire, il est pas encore passé écolo d'ailleurs. Non, il est pas encore passé écolo, c'est pas tout de suite. Mais je suis pas non plus passé socialiste. Mais si François Hollande gagnait la primaire, je pense pas queil va la gagner. Mais s'il a gagné, je dirais d'accord, il a un retour de hype, il a convaincu totalement l'électorat de gauche et écologie. Je m'incline, j'avais pas perçu ce potentiel mais les gens le réclament. Voilà. Et et les gens le réclament donc je pense pas que ça arrive mais si ça arriverait, ce serait une forme de boussole. Et donc à un moment, je ne vois pas comment on peut se réclamer démocrate de gauche, 6e République et ne pas vouloir écouter les électeurs de son propre camp qui qui ont
forcément raison, qui sont forcément légitimes. C'est eux qui votent à la fin. on n'est pas plus intelligent queeux, on aurait tout mieux compris que tout le monde. Donc donc voilà et j'entends certains parler de conclave ou de conciliabulle. Mais excusez-moi si ça se termine comme ça, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que on se met à qu dans une dans un sous-sol et on sort, on dit "Bon alors on n pas voulu vous faire confiance. Je ne sais même pas comment on se met d'accord à 4 sous un sous-sol dans un sous-sol sur une candidature où chacun est candidat et enfin ça n'existe pas en fait. Donc j'en veux énormément et je le dis, j'en veux énormément. Je trouve ça indécent, irresponsable et déplacé à celles et ceux qui essayent de casser cette primaire qui la débine
depuis des mois dans une prophétie autoralisatrice, hein. Ça fait des mois qu'ils disent du mal et après ils disent "Regardez, la primaire ça prend pas, les articles sont pas hyper ditambique." Bah c'est normal, les articles te citent en train de dire que c'est n'importe quoi tout le temps. Tu sabordes le truc depuis le départ pour dire après je comprends pas ça, il y a pas un enthousiasme complètement unanime autour du sujet. Bah non, merci de ta contribution à ce ce truc qui déprime tout le monde quoi. Et donc si seulement ils avaient autre chose à nous présenter, à nous proposer un truc qui marche, moi je regarderai peut-être que je suis pas très intelligente et peut-être qu'il y a des choses que j'ai pas compris, j'avais pas vu un plan possible mais ils n'en ont pas. Donc il
va falloir mettre un petit peu de pression. Il va falloir leur dire, leur redire, leur reedire et on va avoir besoin nous de détermination. La mienne est intacte. J'ai désormais une porte-parole de campagne que vous avez découvert ce soir qui s'appelle les aballages. Nos propositions vont sortir et en attendant, j'ai besoin de vous. Pour une chose, on va applaudir cette démarche. Je sais pas vous dans le reste de la France mais à Villepinte, ils sont là. Et donc je vous présente ce manifeste, ce que nous vous devons. Vous allez sur ce que nousvouddeons.fr. Vous pouvez le télécharger pour le lire sur votre ordinateur, votre téléphone. Vous pouvez aussi le commander pour qu'on vous le pour qu'on vous l'offre gratuitement en version papier. On l'enverra chez vous. Vous pouvez même en
commander si vous dites "Moi, je suis à fond, je veux en distribuer dans tout mon village." Vous commandez, vous enverrez un carton, vous pouvez vous un petit carnet, hop sous le manteau, tac tac tac dans le métro, la sortie de l'école en faisant ses courses, on le diffuse partout. Regardez comme elle elle le montre. Vous êtes super les filles, franchement incroyable. On avait pas préparé mais c'est une très bonne idée. Et donc dans ce que nous vous devons, vous avez une sorte de manuel de défense de la primaire avec des arguments pour vous convaincre si vous ne l'êtes pas encore et pour aller convaincre autour de vous ce que nous vous devons. C'était de tout faire pour qu'il y ait cette primaire. C'est exactement ce qu'on va faire mais on a besoin de vous. Alors ce
queenousveddevons.fr pour télécharger ce manuel pour le commander. Et puis vous pouvez aussi venir me soutenir marinetondolier.fr. f avoir besoin d'aide, un peu de chaleur, un peu de participation au débat, au travail sur le programme, de la détermination sur tous les territoires et je vous l'annonce aussi là, il va se passer plein de choses, mais je vous dis que cet été, il y aura un grand Tour de France aussi sur tous vos territoires. Et oui, donc les gens disent "Comment ça, elle va être enceinte, comment elle va faire ?" Et ben vous verrez, je serai là sur vos territoires. Ce sera la surprise ce concept et j'ai pas fini de vous croiser et ça me fait plaisir. Alors à très vite ce queodevo.fr et merci ville.
Il y a le Merci. Et maintenant et maintenant on va voir un verre pour faire tourner le commerce.
Marine Tondelier